mercredi, février 27, 2019

Politique des banques centrales et politique tout court.

Bertez et la politique des banques centrales

Je synthétise :

1) Jusqu’à maintenant les banques centrales soutenaient à bout de bras les banques privées pour qu’elles fassent rouler les dettes étatiques (principalement détenues par des riches de toute nature) devant elles et, incidemment, prêtent (essentiellement aux riches, là encore). Ce système accroit les inégalités de manière considérable (ce n’est pas pour rien que le marché de l’immobilier de luxe et celui des voitures de collection ont flambé) et est la cause profonde du Brexit, de Trump, de Salvini, des GJ.

2) Avec les taux négatifs, ce système arrive à bout de souffle : les banques privées gardent encore trop d’argent pour elles.

3) Plutôt que d’organiser la banqueroute et de liquider l’océan de dettes détenues par les riches (terme générique, pas le temps d’être plus précis), ce qui serait une manière de remettre les pendules à zéro, les banques centrales vont, à la japonaise, directement acheter des dettes étatiques (vous remarquerez que tout un tas de barrière légales est censé empêcher cela et qu’on va s’asseoir joyeusement dessus). Cela va gagner du temps, beaucoup de temps. On serre encore plus fort le couvercle sur la marmite.

4)  Ce système va encore accroitre les inégalités. Vont en profiter ceux qui sont près du robinet étatique : fonctionnaires, subventionnés de toutes sortes, et, comme d’habitude, les riches bien connectés (ceux qui doivent leur réussite à leur carnet d’adresses). C’est, tout simplement, l’étatisation communiste de l’économie et, par ricochet, de la société. Avec les mêmes conséquences (et les mêmes hommes : quelle est la différence entre un énarque de 2019 et un apparatchik brejnévien de 1979 ?).

Ceux qui soutenaient que les banques centrales sont, par principe, anti-démocratiques, vont être justifiés.

5) Puis, un jour lointain, tout cela explosera, façon Venezuela. Mais en attendant, « on en aura bien profité ».

Petit rappel  : la création de la Fed (digression au milieu du billet).

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