mardi, février 12, 2019

La violence « gratuite » des policiers : une inquiétante dérive milicienne

Rappelons une vérité élémentaire (que beaucoup autour de moi semblent avoir oubliée) : la mission théorique de la police n’est pas de défendre un pouvoir, une classe sociale ou une politique.

Dis encore plus précisément : la mission de la police n’est pas de défendre la bourgeoisie contre le peuple (je connais beaucoup de bourgeois que les blessures des Gilets jaunes font bander). Les textes légaux et réglementaires le rappellent sans ambiguïté. Par exemple, un policier doit porter secours à un manifestant blessé. Ces dernières semaines, des policiers blessant des manifestants, on en a vu une fouletitude ; des policiers portant secours, c’est beaucoup plus rare.

La police manque à ses devoirs. Et très gravement.

Et comme, par hasard, la BAC a beaucoup plus tiré au flashball, cet arme qui éborgne, que les unités spécialisées dans le maintien de l’ordre dans la proportion de 3 pour 1 (statistiques officielles).

Quand on connait la composition ethnique des BAC, la conclusion est facile à tirer.

Par exemple, dans cette courte video de violence on ne peut plus gratuite (je rappelle qu’il n’est pas interdit de filmer un policier, même si ça l’emmerde), l’accent du policier est sans ambiguïté (le contraste entre l’accent zyva du policier et celui très versaillais d’une des passantes est même assez comique) :



Zemmour : « les forces de l’ordre se vengent de leurs frustrations banlieusardes sur les Gilets jaunes »

Bon, OK, l’affaire est entendue : les policiers issus de notre riante diversité se font des blancs. Comme le dit PY Rougeyron, la BAC s’est hybridée avec la racaille (comme le gouvernement d'en haut : Mimi Marchand, Benalla, ... C'est le signe des systèmes tyranniques), parce qu’il n’y a que les violents qui vont dans la BAC, les autres policiers font tout ce qu’ils peuvent pour éviter ces unités.

Et on retombe sur le problème politique : comment se fait-il que le pouvoir politique emploie contre les Gilets jaunes ces unités franchement dangereuses dans ce contexte ? Le problème est bien politique : on emploie plus de violence contre des Français honnêtes (GJ arrêtés : casiers vierges) que contre des racailles homologuées (il y a aussi une part de lâcheté : quand Mouloud perd un oeil, ses copains n'ont pas la même réaction que quand c'est Jérôme).

J’entends de cruels crétins contents qu’on tape sur les Gilets jaunes. Je connais aussi des gens qui ont bien compris ce que signifie que des Gilets jaunes prennent plus lourd pour des manifestations interdites que des violeurs.

Pourquoi tout ça ? C’est simple : parce qu’à l’inverse de ce que j’écris au début de ce billet sur la police théorique, la police de 2019 est devenue une police politique : elle défend un pouvoir, une certaine ligne politique, et non l’ordre du pays (pour être juste, cette dérive a commencé sous Nicolas Sarkozy. Patrick Buisson s'en vante dans La cause du peuple). C’est ce qu’on appelle couramment une milice.

J’espère que Macron et Castaner auront à en répondre en Haute Cour.

Aucun commentaire: