jeudi, mars 19, 2020

Taleb avait raison. Hommage bien mérité.

Le coronavirus m'apporte de vives satisfactions intellectuelles. C'est toute ma vision du monde qui est validée, dans des conditions hélas dramatiques.

J'en connais un autre qui doit éprouver les mêmes satisfactions : NN Taleb. Depuis des années, il peste contre les fragilista, ces optimisateurs homogénisateurs d'un monde hyper-connecté qui le rende hyper-fragile, sans marges de manoeuvre, sans redondances, sans refuges.

Il citait nommément Nicolas Sarkozy (l'homme qui n'a pas renouvelé le stock de masques. C'est bien connu, on ne s'en sert jamais de ces machins, optimisons) dans sa liste de fragilista !

Face à la crise du coronavirus, Taleb a été clair et juste : la panique est bonne conseillère face à l'inconnu. Si tu as tort, tu es ridicule ; si tu as raison, tu sauves ta vie. Les enjeux ne sont pas symétriques.

Aujourd'hui, nous devrions sortir du mode « panique » parce que nous sommes de moins en moins devant l'inconnu : le virus, sa transmission, sa mortalité, ses remèdes et les méthodes pour le combattre sont de mieux en mieux connus.

C'est le moment que nos gouvernants choisissent pour entrer en mode « panique », avec un confinement qui apparaît chaque jour un peu plus à coté de la plaque. Ils auront vraiment tout raté.

Taleb, comme Raoult, comme tant d'autres qui n'étaient pas intelligents au sens technocratique, a été moqué. Il est juste de lui rendre aujourd'hui hommage.


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