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mercredi, novembre 24, 2010

La voiture électrique a l'avenir devant elle, pour encore longtemps

Voiture électrique, non, non, rien n'a changé

La voiture électrique n'est pas un moyen de transport de masse et n'est pas près de l'être. Tout le reste, c'est vaudou écologiste et fariboles.

Les obstacles techniques sont à ce point résistants que je pense que la lente progression de la voiture électrique viendra plus d'un changement de mode de consommation (le Vélib de la bagnole ?) que d'améliorations du confort d'utilisation.

mercredi, janvier 06, 2010

Jeunesses climatiques et quand les bouseux se rebellent

Jeunesses climatiques

Jacquerie catholique à Thiberville


Il m'a plu de juxtaposer ces deux nouvelles. D'un coté, le progressisme dans ce qu'il a de plus néfaste ; de l'autre, le bon sens traditionnel paysan contre la technocratie (car il peut arriver qu'un évêque comme un énarque -ce n'est pas un compliment).

vendredi, décembre 07, 2007

Vive la protection du climat !

Je vois de plus en plus fréquemment fleurir, dans les journaux et les discours, l'expression «protection du climat».

Quelqu'un pourrait-il m'expliquer de quoi il s'agit ? Protéger le panda, je comprends à peu près, mais protéger le climat ? C'est protéger l'hiver ? L'été ? L'inter-saison ? Ni l'un ni l'autre ?

Vous me direz que, de toute façon, ça n'est pas grave : il n'est pas besoin que les mots aient un sens pour les employer. Après tout, le concept de «lutte des classes» a été anéanti dès 1886 par Boehm-Bawerk. Ca n'empêche pas certains de croire encore en 2007 que cette expression a une signification !

vendredi, novembre 23, 2007

Décidément le «Grenelle de l'environnement», ça pue

Le diable se niche dans les détails, comme on dit.

Les ONGs écologistes ont demandé lors du «Grenelle de l'environnement» à pouvoir censurer les publicités dont le discours ayant trait à l'écologie, genre EDF, GDF ou Total, ne leur convenait pas.

Les lecteurs réguliers de ce blog, prévenus contre le fond férocement liberticide des écolos, ne seront pas surpris.

vendredi, novembre 09, 2007

Fonte des glaces du pôle nord : les écolos sont vraiment des guignols !

Je sais que je ne devrais pas tant mépriser les écolos que je rencontre, car ils ont beau me faire rire, ils n'en sont pas moins néfastes par les décisions mal venues qu'ils provoquent.

Je vous raconte : un écolo plus que convaincu, proche de l'endoctriné (vous voyez le genre : qui n'écoute ni n'entend rien), m'explique que la fonte des glaces du pôle nord va faire monter le niveau des océans.

Interloqué, ayant entendu parler du principe d'Archimède, j'insiste : «Les glaces du pôle nord sont flottantes. En vertu du principe d'Archimède, leur fonte (très hypothétique) ne changera pas le niveau des océans d'un millimètre. Tu es sûr que tu ne confonds pas avec le pôle sud ?»

Non, non, j'ai tort, je n'ai rien compris, il ne me traite pas de négationniste ou de «pire qu'Hitler», mais le ton y est. Je dois aussi manger des enfants au petit déjeuner.

Pas encore découragé, j'essaie une subtile analogie : «Quand tu mets un glaçon dans ton Martini, est-ce que le niveau de liquide a changé quand le glaçon a fondu ?"

Réponse : «Je n'attends jamais que le glaçon fonde.» J'aurais du m'en douter.

Découragé, je passe à autre chose.

Un peu plus tard, par quelqu'un d'autre, j'en ai entendu une excellente : «La dioxine, même à dose zéro, c'est toxique.» Un rien abattu par mon expérience précédente, j'ai aussitôt détourné la conversation en me disant que, vu le nombre de gogos qui croient aux vertus de l'homéopathie, j'allais encore m'embarquer dans une histoire sans fin.

Ca fait quand même deux capitulations face à l'obscurantisme en quelques heures, j'ai un peu honte.

Quand je vois le niveau de méconnaissance des mécanismes biologiques et écologiques les plus élémentaires de la population française, je suis terrifié par la démocratie d'opinion qui se met en place par l'intermédiaire des sondages (1). Ce sont donc les sondeurs (et les clients des sondeurs) qui orientent la politique en décidant ce qui mérite sondage et ce qui ne mérite pas sondage.

Je rappelle pour mémoire la base de la démocratie représentative : le peuple n'a ni compétence ni vocation à donner son avis sur tout, c'est pourquoi il élit des représentants qui, eux, ont la responsabilité de prendre les décisions, éventuellement en s'entourant de l'avis d'experts.

A l'inverse, la démocratie d'opinion favorise la démagogie et les peurs collectives.

Le cas des OGMs est lumineux : il y en a des millions d'hectares cultivés dans le monde, aucune toxicité sur l'homme n'a été démontrée jusqu'à maintenant, les OGMs ont des vertus certaines concernant les carences alimentaires dans les pays pauvres et l'emploi de pesticides dans les pays riches tandis que leurs dangers sont hypothétiques. De plus, on sait qu'on va importer de plus en plus de produits contenant des OGMs.

La décision rationnelle consisterait donc à en autoriser la culture et la commercialisation éventuellement avec un suivi particulier.

Il est probable qu'au fur et à mesure de leur emploi, certains dangers de OGMs apparaitront (2) et pourront être traités. Mais, au moins, nous profiterons des avantages des OGMs.

Mais, non, pas du tout. On repousse la culture des OGMs en France aux calendes grecques sur des bases purement émotionnelles.

Nota : vous me direz que le titre est un peu fort, je prends tous les écolos pour des guignols alors que je n'en cite que deux. Mais comme j'ai rarement rencontré un écolo dont les propos tenaient la route, je dois soit en conclure que je n'ai pas de chance et que j'attire les guignols, soit que les écolos ne sont pas très sérieux.

Au fait, je rassure les amis des ours, leurs problèmes n'ont pas grand rapport avec un quelconque réchauffement climatique.

(1) : 40 % des sondés ont répondu qu'ils ingèreraient des gènes de tomates si ils mangeaient des tomates OGM mais n'en ingèrent pas en mangeant des tomates "naturelles" (concept étrange puisque que toutes les tomates commercialisées sont issues de processus de sélection absolument artificiels). Je rappelle que l'on ingère des gènes chaque fois que l'on mange (sauf alimentation très particulière).

(2) : en effet, tout, absolument tout, ce que nous mangeons est dangereux, c'est une question de dose : essayer donc de boire 50 litres d'eau ou de manger 20 kg de sucre en une journée et une question de population : un kilo de sucre sera toxique pour un diabétique et bienvenu pour un hypoglicémique. Il doit donc bien se trouver une dose, un cas d'emploi et une population pour lesquels les OGMs sont toxiques. Le tout est, une fois cela découvert, de juger si c'est grave ou non.

samedi, novembre 03, 2007

«La catastrophe de Seveso n'a tué que le directeur de l'usine : il a été assassiné par les Brigades Rouges»

La phrase titre de ce message introduit Les Prêcheurs de l'apocalypse (Pour en finir avec les délires écologiques et sanitaires), de Jean de Kervasdoué.

Je vous fais le compte-rendu quand je l'ai lu.

Je n'en suis qu'au début, mais ce que demande l'auteur n'est qu'un peu plus de raison pour ne pas dire d'intelligence. Il prend l'exemple de la circulation à Paris :

> les travaux delanoesques n'ont pas permis à Paris d'améliorer sa qualité de l'air plus que les grandes métropoles comparables. On peut même se demander si le bilan global de ces travaux n'est pas négatif.

> Les sommes ainsi consacrées pour des profits très incertains auraient permis à coup sûr de transformer l'accès à cette ville pour les handicapés.

> on a peut-être remplacé des morts statistiques par pollution par des morts réelles par accidents de la route.

> la consommation d'énergie d'une ville étant inversement proportionnelle à sa densité de population, il est plus cohérent de travailler sur l'habitat que sur le plan de circulation, d'où l'idée de Delanoe des tours à Paris (1), rejetées par ses bobos ayatollahs verts, qui sont pires que des cons, qui sont profondément néfastes.

> l'électricité française étant produite à 95 % sans pollution atmosphérique (barrages + nucléaire), il aurait été plus judicieux de promouvoir à Paris scooters et voiturettes électriques, qui sont plus pratiques que les vélos et auraient donc été plus utilisés, que Vélib. Mais voilà, l'idéologie, la verte comme les autres, consiste justement à nier les faits et les raisonnements.

(1) : je précise que j'ai vécu dans une tour de Beaugrenelle, dans le 15ème, et que c'est tout ce qu'il y a d'agréable, j'y retournerais avec plaisir. Paris n'est pas Sarcelles.

vendredi, novembre 02, 2007

Ecologie : quand on voit ce qu'on voit ...


Vu sur les commentaires du journal Le Monde, «Le nucléaire est le plus grand danger qui menace l'humanité. Souvenons nous de Tchernobyl.»

Très bonne idée, souvenons nous en : les bilans sont très variés, les estimations les plus raisonnables font état de quelques milliers de morts et les plus catastrophistes de quelques dizaines de milliers de morts. La pollution des centrales au charbon fait sans doute plus de morts annuelles en Chine.

De plus, Tchernobyl est le pire cas possible : technologie du réacteur dangereuse et absence d'enceinte de confinement.

Si le plus grand danger qui menace l'humanité fait quelques dizaines de milliers de morts en 50 ans, je signe des deux mains.

J'ai une nette tendance à prendre les écolos pour des cons (je vous prie de m'en excuser), mais il faut avouer qu'ils le cherchent !

Ajout du 3/11 : Kervasdoué (voir message suivant) évalue le nombre de décès directs dus à la catastrophe de Tchernobyl à 56 et le nombre de décès indirects, avec toutes les précautions que cette notion nécessite, au pire à quelques centaines.

Puisque Tchernobyl est la plus grosse catastrophe nucléaire à ce jour, on est très loin du «nucléaire, le plus grand danger qui menace l'humanité».

Il faudrait des milliers de Tchernobyl pour que le nucléaire prenne rang au sein des fléaux de l'humanité. Le paludisme (mais il est vrai que c'est une maladie de pauvres, donc sans intérêt) fait des millions de morts tous les ans, pas des morts statistiques ou fantasmés par des calculs bidons, mais des vrais morts, qui ne se relèvent pas à la fin du spectacle (1).

Je ne dis d'ailleurs pas que le nucléaire est sans danger.

Je dis juste, mais c'est primordial, que quand on verse dans le fantasme, il n'y a plus d'évaluations des risques possibles ni de décisions rationnelles.

La hiérarchie des peurs remplace la hiérarchie des rapports gains/risques mesurés, c'est le retour au moyen-âge.

(1) : c'est ce qui me fait penser quelquefois que les écolos sont des salauds : le DDT, qui éradiquait le paludisme et sauvait des millions de vies (de pauvres), a été interdit sous la pression des (riches) ornithologues de Long Island. Ca ne vous donne pas envie de vomir ?

Les OGMs, c'est la même histoire : si un certain niveau de toxicité à des doses absorbées réalistes était prouvée (ce qui n'est même pas le cas), faudrait-il les interdire si ils permettent de sauver des millions d'hommes de la malnutrition ?

Les écolos sont trop souvent des nombrilistes.

vendredi, octobre 26, 2007

Dans 20 ans, la fin de l'agriculture française ?


Le «Grenelle» de l'environnement, dont les proposition sont reprises par Nicolas Sarkozy, vient d'annoncer deux objectifs dont la contradiction porte en elle la fin de l'agriculture française, ni plus ni moins :

> une diminution de l'emploi des pesticides

> un moratoire sur la commercialisation des OGMs

Les paysans n'emploient pas les pesticides pour le plaisir mais parce que c'est utile. Sans les pesticides, il n'y aurait pas eu de pommes de terre en France en 2007, fini le steak-frites.

Or, les OGMs sont le meilleur moyen de diminuer l'emploi de pesticides, là est la contradiction. Si on ne commercialise pas les OGMS, on ne peut diminuer les pesticides significativement.

Et l'agriculture biologique ? C'est un marché de niche. Elle ne peut nourrir une population en quantité suffisante, à un prix raisonnable et à une qualité donnée. J'ai pris l'exemple des pommes de terre. Sans pesticides, on n'en aurait pas eu cette année, mais on peut tout aussi bien se référer à l'histoire : quand l'agriculture «biologique» arrivait à nourrir le pays, 90 % de la population était rurale (ce fantasme champêtre est celui plus ou moins avoué de nombre d'écolos (1) ).

Bien sûr, des techniques biologiques modernes permettent d'améliorer les rendements par rapport au XIXème siècle, mais, au fond, la problématique reste, car on ne peut espérer de miracles.

Il y a une issue : c'est l'importation à cette contradiction. C'est déjà le cas des OGMs. On ne peut en cultiver à des fins commerciales en France, mais on peut en importer.

Mais c'est là aussi contradictoire : on ne peut pas vérifier à l'étranger si il n'y a ni pesticides ni OGMs (2). Bref, loin des yeux, loin de la peur ; on aura juste exporté notre pollution.

Bref, on réussira à tuer notre agriculture sans améliorer significativement la qualité des produits. Bel exemple d'intelligence à la française.

Vous me direz qu'on trouvera bien un moyen terme : moins de pesticides, un peu plus d'OGMs. Certes, il n'y a pas que des imbéciles et des démagogues en France, et il y aussi quelques groupes de pression opposés aux écolos. Mais le temps perdu ne se rattrape pas et les parts de marché perdues non plus (du moins à court terme).

Et maintenant, que faudrait-il faire à mon avis ? C'est simple : lever le moratoire sur la commercialisation des OGMs. Et c'est tout, vraiment tout, pas de nouvelles taxes, pas de nouvelles lois, rien.

(1) : certains ignorent à quel point la vie du temps de l'agriculture "biologique" était plus dure, d'autres le savent mais s'en foutent. Pourtant, tout ce que ce retour à la terre, qui, elle, ne ment pas, c'est bien connu, a de relents devrait inciter à la prudence, même les plus irréfléchis.

(2) : de plus, comme les OGMs ont aussi des applications médicales, il est possible que l'industrie pharmaceutique en prenne un coup au passage.

Ecologisme : je suis cerné mais je ne me rends pas !

Depuis ce matin, je n'entends parler à la radio que du «Grenelle de l'environnement », et qu'il est urgent de taxer, et qu'il est important de règlementer, et qu'il faut obliger à ceci, inciter à cela , prendre des mesures pour ci, légiférer contre ça, etc.

Hé bien, je suis désolé : je persiste. Je n'ai aucun élément m'amenant à juger que l'écologie est un problème national prioritaire et urgent.

Il y a bien quelques problèmes locaux. Mais pas de quoi fouetter un chat au niveau national.

Il est vrai que, pendant que l'on parle de ces fadaises, on ne parle pas d'autre chose.

jeudi, octobre 25, 2007

La constitutionnalisation du principe de précaution est-elle irréversible ? J'en ai bien peur

Le fameux principe de précaution m'a toujours heurté comme réactionnaire et rétrograde. Je suis d'accord avec l'article de Claude Bébéar (lire aussi les commentaires).

Mais c'est assez difficile à expliquer : la plupart des gens confondent la nécessité de prévenir et le fait de donner valeur constitutionnelle à l'immobilisme.

On dit souvent, pour défendre ce principe : «Il ne faut pas faire n'importe quoi». Comme si avant l'instauration du principe de précaution, on pouvait faire n'importe quoi ! Bien sûr que non, toutes les lois sur la responsabilités et les dommages sont là pour empêcher de «faire n'importe quoi».

Quoiqu'en disent certains, il n'y a pas aujourd'hui de rupture qui nécessiterait l'édiction de nouveaux principes.

Ce que dit le principe de précaution, c'est qu'en cas de risques non évalués, il ne faut rien faire (car faire des études supplémentaires, c'est dans la plupart des cas simplement repousser l'action aux calendes grecques) ; mais comme ne rien faire comporte aussi des risques non évalués, c'est totalement idiot et contradictoire.

D'ailleurs, si le principe de précaution avait été appliqué au principe de précaution, il ne serait pas dans le constitution.

Alors quoi ? C'est en réalité fort simple : comme toute existence humaine induit des risques, tant dans l'action que dans l'inaction, qu'il est impossible la plupart du temps d'évaluer et donc de hiérarchiser, on est dans l'impasse si on est rationnel.

Pour sortir de l'impasse, il suffit très simplement d'être irrationnel. Les risques sont non plus hiérarchisés par l'analyse, mais par les émotions, les images chocs, le discours le plus émouvant, le groupe de pression le plus efficace.

En ce sens, le principe de précaution est une défaite de la pensée, et très lourde.

Je connais suffisamment l'histoire de l'aviation pour avoir une certitude : si le principe de précaution avait existé du temps des frères Wright et de Blériot, on en serait encore aux avions en papier.

Car les risques n'étaient pas là où on les croyait, et ils étaient aussi là où on ne les croyait pas. Et il n'y avait qu'un seul moyen de savoir, qui est toujours la devise des pilotes d'essai "Y aller voir".

Mais finalement, à l'échelle de l'humanité, ce n'est pas grave : les découvertes dont la France se privera seront faites par d'autres qui n'auront pas nos lubies. Par contre, s'agissant de la France ...

Mais, après tout, pourquoi vouloir à tout prix que ce pays ait un avenir ?

mercredi, octobre 24, 2007

Le boniment durable

Le "Grenelle" de l'environnement prend fin : encore une grand'messe étatiste (aux frais du contribuable) achevée.

Je n'attache pas une haute priorité à l'écologie : la nature, c'est bien, mais l'homme premier servi.

L'écologie est un problème de pays riches. C'est d'ailleurs ainsi que le voient les pays pauvres.

Comme nous sommes dans un pays riche, discutons-en :

> le concept de développement durable (sous-entendu contraint) ne repose pas sur grand'chose : dans une société de marché libre, le développement est spontanément durable (contrairement à ce qui s'est passé en URSS), puisque la raréfaction d'un produit entraine une hausse de son prix qui diminue son utilisation (le pétrole est un excellent exemple : si il n'est pas plus cher et très employé, c'est tout simplement qu'il est abondant).

> Quant à la pollution, soit elle dérange et un bon procès règle le problème ; soit elle ne dérange pas, et il n'y a pas de problème.

Bien sûr, mon raisonnement ne tient la route que si marchés, producteurs et consommateurs sont en constante évolution, si ils s'adaptent. Et, justement, c'est ce que montre l'expérience.

On m'accusera, je vois ça d'ici, de simplisme et d'idéalisme.

Mais il est extrêmement facile de retourner l'accusation : n'est-ce pas plutôt les malthusiens qui croient tout fixe, ressources, techniques, croissance de la population, et dont les prédictions catastrophistes se sont toujours révélées fausses, qui font preuve de simplisme et de manque de pragmatisme ?

Bref, je suis opposé à toute politique publique à caractère écologiste.

Par contre, ça ne m'empêche pas à titre individuel de préférer ne pas polluer. Mais vous comprenez bien que c'est totalement différent d'un règlement qui m'imposerait de ne pas polluer.

lundi, septembre 03, 2007

Le bio en difficulté : je me marre

Le bio en difficulté qui fait appel à la chimie : je me marre, mais, alors là, je me marre ... Je sais, c'est un peu puéril, mais ça soulage, parce que, franchement, des fois, y en ras la casquette de tous ces cons qui nous expliquent que c'était mieux avant (1), qu'il faut faire confiance à Mère Nature, et que les inventions de l'homme sont méchantes, méchantes, méchantes ...

Alors, je me marre. Je me marre mais pas trop quand même : parce que ce n'est pas à Mère Nature que les cocus du bio vont réclamer des subventions, vous devinez bien à qui.

(1) : 'il faut vraiment ne rien connaître à rien pour croire que l'agriculture était mieux avant l'invention des produits chimiques, mais quand on est con, on est con.


La viticulture bio mise en échec par le mildiou et un été maussade
LE MONDE | 03.09.07 | 15h00 • Mis à jour le 03.09.07 | 15h00

empératures douces, pluies abondantes à partir de mai... les conditions météorologiques de 2007 ont fait apparaître dans les vignes, ainsi que sur les tomates et les pommes de terre, un mildiou particulièrement ravageur, que viticulteurs et maraîchers bio ont eu beaucoup de mal à maîtriser. Au point que certains ont dû se résigner, pour assurer leur revenu, à traiter leurs vignes contre ce champignon avec des produits chimiques de synthèse, une pratique strictement interdite par la réglementation européenne sur l'agriculture biologique, car elle pollue les sols.


En quinze ans, "je n'ai jamais, quelles que soient les difficultés, utilisé un produit qui ne soit biologique", a écrit, en juillet, un viticulteur dans une lettre ouverte au président d'Ecocert, l'organisme qui délivre les certificats d'agriculture biologique. En haut à gauche de sa missive, ce Bordelais bien connu pour son engagement pour la viticulture bio, a inscrit : "objet : retrait de la certification". Puis il informe que, "dans une situation aussi sensible, où l'éventualité d'une perte totale de récolte se posait directement, seule l'application d'un produit non autorisé (lui) permettait de sauver (sa) récolte". Sa décision est lourde de sens : sa production va être déclassée, et il lui faudra désormais trois ans, s'il le souhaite, pour convertir de nouveau son vignoble à l'agriculture biologique.

Selon Ecocert, quelques agriculteurs bio ("moins d'une dizaine"), uniquement des viticulteurs, se sont résignés à prendre cette douloureuse décision cet été, mais d'autres ont préféré perdre tout ou partie de leur récolte annuelle et rester en bio. "Beaucoup de gens nous ont alertés sur les attaques fongiques auxquelles ils étaient confrontés. Ceux qui ont traité juste au bon moment s'en sont sortis, pour les autres, les traitements utilisés en bio n'ont pas été efficaces", explique Antoine Faure, responsable de la certification chez Ecocert. L'organisme a décidé de réaliser 40 % de contrôles supplémentaires pour vérifier qu'il n'y avait pas eu, à son insu, de traitements chimiques dans les vignobles bio. Ceux qui cèdent à la tentation sont rares : une vingtaine de cas par an, sur 8 000 producteurs bio, précise M. Faure, ajoutant que les viticulteurs non bio "ont dû utiliser beaucoup de pesticides" pour cette récolte.

PAS DE TRAITEMENT CURATIF

Face aux attaques de mildiou, les agriculteurs bio ne peuvent avoir recours qu'aux moyens de lutte préventifs, et à aucun traitement curatif. Ils sont autorisés, selon la réglementation européenne, à utiliser quelques produits, principalement le sulfate de cuivre, plus communément appelé "bouillie bordelaise", avec lequel ils traitent fréquemment leur vigne, tout comme les viticulteurs conventionnels. Si le produit est naturel, il n'est pas totalement inoffensif : son utilisation en bio est donc limitée, afin de préserver la vie du sol, à 6 kilos de cuivre-métal par hectare, sur une moyenne de cinq ans. Cette année, beaucoup auront poussé jusqu'à 8, voire 10 kilos, traitant exceptionnellement chaque semaine en juillet et en août sans toujours que cela suffise à sauver leur récolte.

"Une fois que les taches sont là, la maladie est difficile à stopper en bio. On y a donc moins droit à l'erreur qu'en agriculture conventionnelle", explique Monique Jonis, chargée des fruits et légumes et de la viticulture à l'Institut technique de l'agriculture biologique (ITAB). "C'était particulièrement dur cette année", ajoute-t-elle, rappelant, que comme le mildiou est arrivé tardivement en Europe, au XIXe siècle, les cépages n'ont pas de moyens de défense naturels contre lui.

Certains viticulteurs bio réclament que l'accent soit mis davantage sur la recherche, et non seulement sur les normes et les contrôles, pour permettre à ceux qui font le choix d'une agriculture plus respectueuse de l'environnement d'être moins démunis face au champignon. Sur 840 000 hectares de vignes en France, 20 000 ont été convertis au bio, un chiffre en progression de 40 % sur cinq ans.

La virulence du champignon, cette année, aura mis en exergue la technicité que demande ce mode de production. "Ce n'est pas une agriculture d'arrière-garde, bien au contraire. Ce sont les meilleurs en conventionnel qui se mettent en bio, car cela demande un professionnalisme qui n'est pas à la portée de tous", plaide Antoine Faure. Avec les traitements préventifs, la disponibilité doit aussi être supérieure : "J'ai été trop absent", raconte le président de la Fédération nationale de l'agriculture biologique, Henri Thépaut, maraîcher en Bretagne. "Ma production de pommes de terre de conservation sera égale à zéro, mais d'autres, plus présents et techniciens que moi, auront réussi à en faire tout de même", conclut-il.

jeudi, août 16, 2007

José Bové est-il OGM ?


Les OGMs

Je me suis renseigné sur les OGMs puisque j'ai récemment évoqué la question dans un commentaire.

Je vais essayer d'exposer ce que j'ai compris de manière claire.

> Qu'est-ce qu'un OGM ? C'est un organisme génétiquement modifié, c'est-à-dire un organisme dans le génome duquel on a introduit, par le moyen des techniques du génie génétique, une séquence de génome d'un autre organisme pour lui conférer certaines propriétés. Par exemple, on fait produire de l'insuline à des bactéries, parce qu'elle est meilleure que celle qu'on extrayait des pancreas de porcs.

> "Les OGMs sont nocifs pour la santé" ou, plus subtil, "on ne sait pas si les OGMs ne sont pas dangereux pour la santé" : la non-dangerosité de n'importe quoi est par essence impossible à prouver, on peut juste, à force de tests, abaisser la probabilité que ça soit dangereux dans certaines conditions.

C'est d'ailleurs ce qui fait que le trop fameux principe de précaution est idiot. L'argument "on ne peut pas prouver que ce n'est pas dangereux" est malhonnête puisqu'on ne peut JAMAIS prouver que quoi que ce soit n'est pas dangereux. D'ailleurs, tout est dangereux, c'est une question de dose.

Concernant les OGMs, tout ce qu'on peut dire, c'est qu'ils sont soumis aux mêmes tests que les autres aliments et que, malgré les milliers de tonnes d'OGMs consommés dans le monde, on n'a jamais relevé de problèmes. Par contre, en laboratoire, on a déjà produit des OGMS qui avaient des effets allergènes. Ils n'ont, bien entendu, pas été commercialisés.

> "on ne connaît pas les effets à long terme des OGMs." : oui, puisque les OGMs sont récents, mais il n'y a aucune raison théorique que les OGMs soient plus nocifs que les autres aliments. Les plantes hybrides existent depuis des décennies sans histoires. De plus, c'est une lapalissade, plus le temps passe, plus on connaît les effets à long terme, et, pour l'instant, il n'y en a aucun nocif connu.

> "la dissémination des OGMs fait peser un risque sur la biodiversité / fait peser un risque de transfert de propriétés indésirables (résistance aux antibiotiques par exemple)" : oui c'est vrai, il y a un risque, mais encore faut-il ne pas l'exagérer : la dissémination ne se fait pas sur des milliers de kilomètre et les caractères transmis ont de plus tendance à disparaître en quelques générations. A noter que les champs d'OGMs détruits par les vandales qui se proclament "faucheurs" sont souvent destinés à étudier la dissémination.

>"manipuler le vivant, c'est mal", "c'est de la science frankenstein", etc ... : quand on introduit un gène humain dans un cochon, on ne transforme pas le cochon en homme, il faudrait qu'il y ait toutes les séquences, qu'elles soient dans l'ordre, etc ... On donne juste au cochon la faculté de produire une protéine humaine. Cet argument "frankenstein" est pernicieux car il joue sur l'ignorance et les fantasmes. En fait, si les techniques sont nouvelles, la philosophie ne l'est pas : quand on fait monter un âne sur une jument pour obtenir un mulet, on transfère des milliers de gènes d'âne dans un génome de cheval.

> "breveter le vivant, c'est scandaleux" : en réalité, c'est un procédé pour un usage qui est breveté, pas une séquence génétique. Là aussi, l'argument est fallacieux, ceux qui utilisent cet argument remettent en réalité en cause l'existence des brevets, car il n'y a pas de différence juridique, ni philosophique, ni éthique, entre breveter un procédé électronique, par exemple, et breveter un procédé biologique.

> "les OGMs, c'est se mettre aux mains des multinationales américaines." On va reprocher aux Américains de vouloir exporter ce qu'ils mangent ? Il ne tient qu'à nous de promouvoir la recherche et l'exportations d'OGMs français.

> "on n'a pas besoin des OGMs" : tout dépend de qui est "on".

Si "on", ce sont les occidentaux, les premiers parmi nous à avoir besoin des OGMs sont ... les écologistes ! En effet, il existe des OGMs conçus pour économiser l'eau, les pesticides et les engrais. Cet argument est très important car c'est un de ceux qui révèlent que les anti-OGMs sont de faux écologistes ou des écologistes malhonnêtes, le but qu'ils proclament n'est pas le véritable but qu'ils poursuivent.

Si "on", ce sont les paysans du tiers-monde, il est clair que tout ce qui peut améliorer leurs rendements est souhaitable.

Que conclus-je de tout cela ?

> le moratoire contre la commercialisation des aliments contenant des OGMs adopté par la France est scientifiquement infondé. Que ce moratoire ait un fondement politico-économique (protectionnisme à peine dissimulé), c'est une autre histoire.

> Les anti-OGMs, comme les réchauffistes, ce sont d'ailleurs souvent les mêmes, ne sont pas de véritables écologistes, leurs priorités sont ailleurs que dans l'écologie, puisque les OGMs constituent une solution pour résoudre certains problèmes écologiques. Il s'agit d'anti-libéralisme, de lutte contre la commerce libre (il est vrai que, si ils avouaient de but en blanc "Les OGMs, on s'en fout, ce qui nous gêne, c'est la liberté de commerce.", ils feraient hurler de rire la France entière.). Pourquoi pas ? Mais c'est malhonnête d'avancer masqué.

Bref, ce sont des pastèques, verts dehors, rouges dedans, d'où la photo qui illustre ce message : c'est une pastèque sans grains, mais qui n'est pas un vrai OGMs puisqu'elle a été obtenue par une technique classique d'hybridation.

> en résumé, les OGMs constituent un progrès intéressant qu'il faut utiliser avec précaution mais c'est justement ce qui est fait, y compris aux Etats-Unis.

Puis-je, à propos, conclure par une digression ? Je sais que les Etats-Unis sont le pays du malheur libéral et que rien ne vaut pour le bonheur des peuples l'étatisme à l'européenne.

C'est probablement un pur hasard que les USA n'aient eu ni scandale du sang contaminé ni affaires de vache folle. Moi, je dis ça, comme ça, au passage.

mercredi, février 28, 2007

Bannisons le monoxyde de dihydrogène

Cette video très marrante :

Bannissons le monoxyde de dihydrogène


Je résume comme c'est en anglais : la dame fait signer une pétition pour interdire le monoxyde de dihydrogène, qu'on trouve dans les centrales nucléaires et chez les fabricants de pesticides mais aussi dans les biberons des bébés. Et les gens signent. Sauf que le monoxyde de dihydrogène, c'est H20, l'eau.

Depuis longtemps, je suis persuadé que l'écologisme est la doctrine politique qui fait la part la plus belle à l'irrationnel :

> le religieux païen : la généreuse mais colérique mère Nature perturbée, blessée, par le présomptueux homme industriel.

> le conformisme, la pose : c'est intrinsèquement bien, sans réflexion, sans recul, de se montrer préoccupé par l'écologie, de s'afficher écolo. Ce phénomène grégaire de conformisme se retrouve bien entendu dans toutes les opinions politiques (on pense ce qu'on pense, mais on réfléchit aussi à l'image de soi que projette le fait d'affirmer telle ou telle opinion). Mais il me semble particulièrement fort dans le cas écologiste.

> la peur. Ce phénomène est relié à la religion païenne, l'homme a peur de sa propre puissance et s'imagine les catastrophes qu'il va déclencher.

Les préoccupations écologiques sont légitimes, mais je conteste que l'écologisme ait un rapport avec l'écologie autre que faux, mensonger et trompeur.

Bien sûr, il y a des gens qui s'y laissent prendre de bonne foi, mais sont-ils si nombreux ?