Après Georges Charpak (dont je n'ai malheureusement pas parlé), Benoit Mandelbrot est mort.
La modestie n'était pas sa principale qualité, comme Jules César et Charles De Gaulle, il lui arrivait de parler de lui à la troisième personne. Mais, comme les deux autres, il avait quelques raisons pour cela.
Encore un Français parti travailler aux USA parce qu'il est plus facile d'y travailler en liberté qu'ici, qu'on n'y est moins jaloux des têtes qui dépassent. Et encore un Français plus connu là-bas qu'ici.
Il est difficile de surestimer l'importance des travaux de Mandelbrot : il a donné une traduction mathématique à une intuition présente depuis les philosophes de l'Antiquité, à savoir que le hasard est sauvage, qu'il n'est pas linéaire.
Il a travaillé sur la finance pour une raison simple : l'abondance de données.
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samedi, octobre 16, 2010
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