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jeudi, décembre 20, 2018

samedi, février 24, 2018

Voies en berne

Voies sur berges : et l’Etat de droit ?

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Voilà qui est plus qu’étrange : le tribunal administratif de Paris a annulé, pour de multiples raisons, la fermeture à la circulation automobile des voies sur berges par la mairie de Paris. Cette dernière a indiqué, grosso modo, qu’elle n’appliquerait pas une décision de justice pourtant sans caractère suspensif (obligation de l’appliquer). Un nouvel arrêté sera pris pour couvrir le maintien de la mesure annulée par le TA et la mairie fera appel. Tout cela se passe le plus banalement possible. N’importe quel citoyen qui refusera d’appliquer une décision de justice se verra sévèrement sanctionné. La mairie de Paris peut se permettre de piétiner une décision de justice, mieux, le proclamer haut et fort, mais tout est normal. Ni le pouvoir politique, ni les partis, ni les médias, ni la presse, ni les associations ne s’en offusquent. Circulez braves gens… Tous les signaux sont au rouge : dans un climat indifférent, résigné, imprégné d’une bonne dose de lâcheté, l’idéologie l’emporte sur le droit, et la France renonce subrepticement à son Etat de droit et à ses libertés.
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La fermeture des voies sur berges est idéologique.

L'idéologie est une combinaison de paresse intellectuelle et d'atonie spirituelle. Elle a ceci de particulier qu'elle est ennemie du bon sens, des faits et de la vérité. Elle peuple le cerveau des cons. Spécialement des demi-intellectuels : les profs, les journalistes, les zartistes zubventionnés et les inspectrices du travail à la retraite ... Raymond Boudon, avec d'autres, l'a largement expliqué.

Les demi-intellectuels prolifèrent comme le chiendent, il n'y a donc rien d'étonnant à ce que notre société devienne plus idéologique, c'est-à-dire à la fois plus liberticide, plus sectaire et plus stupide.

Nous ne sommes pas seuls : les autres pays occidentaux sont mazoutés de la tête par l'idéologie. Mais ça ne console pas.

dimanche, juillet 15, 2012

Métronome (L. Deutsch)

J'ai acheté et lu ce livre à la suite de la polémique.

Je suis surpris : il n'y a vraiment pas de quoi fouetter un chat rouge. Je sais lire un texte : je comprends bien que Lorant Deutsch n'est ni un gauchiste ni un fervent révolutionnaire, mais c'est très insuffisant pour se rouler par terre avec des cris de hamster écrasé par un semi-remorque, comme le font les cocos.

Il n'y a pas chez Deutsch le centième du vicieux parti-pris de n'importe quel manuel scolaire distribué gratuitement par l'Etat. Il est vrai que, dans ce dernier cas, c'est le parti du Bien, ce qui justifie toutes les indulgences.

Pour en finir avec la politique, je trouve réconfortant que le public se soit complètement foutu de l'avis des «milieux autorisés» et de l'oligarchie.

Je savoure comme un bonbon la moue dégoutée des historiens officiels estampillés par l'université qui nous expliquent qu'historien, c'est un métier et que les amateurs seront toujours des inférieurs (ils ne le disent pas ainsi, mais on le devine). C'est précisément l'inverse qui est vrai : il y a d'excellents historiens amateurs et nombre de monographies (la majorité ?) n'auraient pas vu le jour sans eux. Bien sûr, la jalousie perce sous les propos des mandarins.

Revenons au livre.

J'ai aimé Paris, j'y ai habité, j'ai parcouru bien des kilomètres à pied dans tous ses quartiers. Je ne supporte plus le Disneyland à bobos qu'il est devenu. Le seul Paris que j'aime désormais, c'est celui du passé, ce temps où Paris était vivant, et non une nécropole de zombies déjà morts sans le savoir.

Deutsch m'a appris quelques anecdotes, mais j'ai souffert de son style très relâché (qui, sans doute, a contribué à son succès). C'est un bon livre de plage (il n'y a dans cette qualification aucune intention péjorative).

dimanche, décembre 11, 2011

Racines

Racines : j'ai une réelle affection pour ce restaurant.

Pourtant, je ne vous cache pas qu'il a des inconvénients : il est outrageusement cher (plus de 100 € à deux dans un petit resto, c'est de l'attaque à main armée, mais ce n'est pas pire que le fisc et c'est plus plaisant), il est serré et bruyant, fermé le week-end.

Et pourtant, je vous le recommande : il est situé passage des Panoramas à Paris, c'est déjà le début du bonheur. Ensuite, c'est un vrai restaurant, avec de la vraie cuisine, pas un piège à touristes. Deux entrées, deux plats, deux desserts : ce choix limité est une garantie de fraicheur. D'ailleurs, si vous voulez avoir le choix, il vaut mieux arriver tôt.

Ensuite, sans être de la haute gastronomie, la cuisine y a de la personnalité : je me souviens d'avoir mangé des couteaux, coquillages rarissimes à Paris et une cocotte de porc aux vieux légumes croquants, eux aussi originaux dans notre moderne Babylone.

Le mieux est de vous organiser un après-midi de semaine (les RTT, c'est fait pour ça) : déjeuner aux Racines, puis visite du musée Grévin ou film au Max Linder ou au Grand Rex (je préfère le Max Linder, mais les goûts les couleurs ...).

samedi, mars 05, 2011

Visite du métro


Visite du métro


Je vous conseille cette visite, qui dure plutôt 4h que 3 comme indiqué dans le prospectus.


Porte blindée étanche aux gaz pour transformer la station Place des fêtes en abri anti-aérien (1939).


Un escalier fermé depuis 1945 de la station Place des fêtes. Cet escalier servait d'accès à l'abri anti-aérien, ce qui explique que, encore de nos jours, l'entrée de la station est en béton.



Entrée Place des fêtes.


Réclame en faïence de l'immédiat après-guerre, dans une station fermée en 1939(la station est gardée «secrète» pour ne pas attirer les vandales) qui a servi jusqu'en 1950 pour des tests de publicité. On perçoit mal sur la photo que cette publicité superbe est en bas relief.


Réclame raciste ;- ) en faïence de l'immédiat après-guerre, dans une station fermée en 1939.