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mardi, février 27, 2018
Intellectuel Néanmoins Idiot : Peterson sur la même longueur d'onde que Taleb
Peterson dit la même chose que Taleb sur les Intellectuels Néanmoins Idiots.
Mais nous n'avons pas besoin d'Anglo-Saxons : Delbecque, avec ses mots de Français, le dit très bien.
Delbecque définit nos politiciens comme des « carencés en tout », qui « sont restés à l’école jusqu’à ce qu’elle ferme », qu’ « on place dans l’Etat et à qui on dit ‘Maintenant, c’est toi le chef’ ; c’est comme donner un flingue à un enfant de cinq ans en lui disant ‘Maintenant, fais toi plaisir’. »
Lui aussi comprend que le développement intellectuel ne va pas de pair avec le développement affectif et psychologique.
Si vous voulez que ça n'arrive pas à vos enfants s'ils sont doués pour les études, offrez leur une mobylette à traficoter et mettez les au jardinage.
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NN Taleb
samedi, février 24, 2018
Voies en berne
Voies sur berges : et l’Etat de droit ?
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Voilà qui est plus qu’étrange : le tribunal administratif de Paris a annulé, pour de multiples raisons, la fermeture à la circulation automobile des voies sur berges par la mairie de Paris. Cette dernière a indiqué, grosso modo, qu’elle n’appliquerait pas une décision de justice pourtant sans caractère suspensif (obligation de l’appliquer). Un nouvel arrêté sera pris pour couvrir le maintien de la mesure annulée par le TA et la mairie fera appel. Tout cela se passe le plus banalement possible. N’importe quel citoyen qui refusera d’appliquer une décision de justice se verra sévèrement sanctionné. La mairie de Paris peut se permettre de piétiner une décision de justice, mieux, le proclamer haut et fort, mais tout est normal. Ni le pouvoir politique, ni les partis, ni les médias, ni la presse, ni les associations ne s’en offusquent. Circulez braves gens… Tous les signaux sont au rouge : dans un climat indifférent, résigné, imprégné d’une bonne dose de lâcheté, l’idéologie l’emporte sur le droit, et la France renonce subrepticement à son Etat de droit et à ses libertés.
***********
La fermeture des voies sur berges est idéologique.
L'idéologie est une combinaison de paresse intellectuelle et d'atonie spirituelle. Elle a ceci de particulier qu'elle est ennemie du bon sens, des faits et de la vérité. Elle peuple le cerveau des cons. Spécialement des demi-intellectuels : les profs, les journalistes, les zartistes zubventionnés et les inspectrices du travail à la retraite ... Raymond Boudon, avec d'autres, l'a largement expliqué.
Les demi-intellectuels prolifèrent comme le chiendent, il n'y a donc rien d'étonnant à ce que notre société devienne plus idéologique, c'est-à-dire à la fois plus liberticide, plus sectaire et plus stupide.
Nous ne sommes pas seuls : les autres pays occidentaux sont mazoutés de la tête par l'idéologie. Mais ça ne console pas.
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Voilà qui est plus qu’étrange : le tribunal administratif de Paris a annulé, pour de multiples raisons, la fermeture à la circulation automobile des voies sur berges par la mairie de Paris. Cette dernière a indiqué, grosso modo, qu’elle n’appliquerait pas une décision de justice pourtant sans caractère suspensif (obligation de l’appliquer). Un nouvel arrêté sera pris pour couvrir le maintien de la mesure annulée par le TA et la mairie fera appel. Tout cela se passe le plus banalement possible. N’importe quel citoyen qui refusera d’appliquer une décision de justice se verra sévèrement sanctionné. La mairie de Paris peut se permettre de piétiner une décision de justice, mieux, le proclamer haut et fort, mais tout est normal. Ni le pouvoir politique, ni les partis, ni les médias, ni la presse, ni les associations ne s’en offusquent. Circulez braves gens… Tous les signaux sont au rouge : dans un climat indifférent, résigné, imprégné d’une bonne dose de lâcheté, l’idéologie l’emporte sur le droit, et la France renonce subrepticement à son Etat de droit et à ses libertés.
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La fermeture des voies sur berges est idéologique.
L'idéologie est une combinaison de paresse intellectuelle et d'atonie spirituelle. Elle a ceci de particulier qu'elle est ennemie du bon sens, des faits et de la vérité. Elle peuple le cerveau des cons. Spécialement des demi-intellectuels : les profs, les journalistes, les zartistes zubventionnés et les inspectrices du travail à la retraite ... Raymond Boudon, avec d'autres, l'a largement expliqué.
Les demi-intellectuels prolifèrent comme le chiendent, il n'y a donc rien d'étonnant à ce que notre société devienne plus idéologique, c'est-à-dire à la fois plus liberticide, plus sectaire et plus stupide.
Nous ne sommes pas seuls : les autres pays occidentaux sont mazoutés de la tête par l'idéologie. Mais ça ne console pas.
jeudi, janvier 11, 2018
Ecouter le peuple français ? Ca serait-y pas ça la démocratie ?
Et l’Autorité des marchés financiers éprouva le besoin de recadrer Nabilla ... mais les Français ont-il vraiment plus besoin qu’avant qu’on les (ré)éduque ?
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Ce n’est pas un phénomène [le mépris du peuple] uniquement français. Il est général en Occident.
Michael Young l’avait pressenti dans un livre paru en 1958, « The Rise of meritocracy » (La montée de la méritocratie), un livre bien plus intéressant que l’ouvrage tant de fois cité et totalement surestimé de Bourdieu sur la reproduction des élites.
Young, sous la forme d’une fiction satirique, montre comment, après des décennies d’homogénéisation sociale sous l’effet de l’accès de plus en plus généralisé à l’enseignement secondaire, une société inégalitaire est en train de renaître, sous l’effet de l’accès croissant à l’enseignement supérieur d’un groupe qui reste malgré tout une minorité.
Le livre est prémonitoire parce qu’il annonce ce que nous vivons. L’émergence d’un groupe important, mais ne représentant guère plus d’un tiers d’une génération, de diplômés de l’enseignement supérieur, est contemporain de la révolution néo-libérale et de la mise en place d’une société de plus en plus inégalitaire. Pour être plus précis, il existe un moment, le milieu des années 1960 aux USA, le début des années 1990 en France où l’accès à l’enseignement supérieur se met à stagner, comme si le corps social avait cessé de faire un effort pour élargir le groupe concerné.
Dans les années qui suivent, une mentalité inégalitaire reprend le dessus: aux Etats-Unis, c’est le début de la remise en cause du Welfare State (le rejet du Fair State de Johnson); en France, au début des années 1990, c’est le vote sur Maastricht, qui est un vote opposant les sachants, les diplômés de l’enseignement supérieur, d’un côté, et les catégories moins ou pas diplômées de l’autre.
Remarquez que la carrière des Clinton suit cette ascension de la « méritocratie », à partir de la fin des années 1960, moment de leur diplome. Qu’est-ce que l’élection de Trump sinon l’expression d’une révolte aboutie de tous les non-experts, non-sachants qui ont trouvé un porte-parole? D’ailleurs Hillary Clinton en campagne les qualifie de « déplorables ». Qu’est-ce que la dénonciation des « fake news » sinon l’opposition entre le savoir des experts et le méprisable niveau d’information des ploucs qui votent sans comprendre? Le vote du Brexit relève de la même répartition entre « sachants » et « non-sachants ».
Donc le comportement de l’AMF vis-à-vis de Nabilla est somme toute banal dans l’Occident actuel.
Au lieu de passer de 10% à 80% de vrais savants et «d’honnêtes hommes » dans nos sociétés, on a fabriqué 50% ou un peu plus de « demi-savants » qui abandonnent largement le pouvoir aux experts parce qu’ils n’ont pas reçu l’esprit critique qui leur permettrait de résister au despotisme éclairé des 1% les plus riches et de leurs valets académiques. On n’a jamais autant lu et brassé d’informations que dans nos sociétés mais on observe aussi comme la société dans son ensemble a du mal à défendre une authentique démocratie.
**********
« Laurent Wauquiez doit écouter le peuple ! »
**********
Mais pour gagner le peuple, une opposition de reconquête doit savoir abandonner les oripeaux d'une droite uniquement bourgeoise: autant que l'insécurité, il lui faut dénoncer les hausses invraisemblables des tarifs publics de ce début d'année: 36 % pour le fuel domestique, 17 % pour l'électricité, 13 % pour les frais bancaires qui pèsent sur le niveau de vie populaire, déjà écorné par la hausse de la CSG. Sur tous les sujets où il faut se positionner, Laurent Wauquiez doit choisir résolument de défendre les intérêts du peuple.
Le meilleur moyen de perdre a toujours été de se laisser définir par ses adversaires: trop longtemps la gauche a enraciné dans les esprits l'idée que la droite était le parti des bourgeois, et elle, celui des travailleurs. Trop de politiciens de la droite modérée reprennent encore à leur compte ce clivage obsolète , ce qui les conduit à saluer par exemple, par réflexe, tout projet antipopulaire du présent gouvernement. Ne nous laissons pas prendre à ce jeu. La droite de papa est morte: le macronisme l'a tuée.
Au-delà des questions dites «de société», les Républicains peuvent marquer leur différence dans le sens de l'opinion populaire sur de nombreux sujets, sans encourir les foudres de la bien-pensance. Il leur faut pour cela cesser de tenir la logique technocratique pour la référence suprême et délester leur programme de certains projets absurdes, comme par exemple celui d'éliminer 30.000 communes, aussi inhumain qu'inutile et coûteux, ou encore les lois d'urbanisme étouffantes, les stupides éoliennes, l'abaissement à 80 km/h de la vitesse limite sur la route, etc. Un tel travail critique vis-à-vis de ces logiques que le peuple ressent comme absurdes n'a malheureusement pas été fait dans le programme de François Fillon. Pourtant, il sera d'autant plus rentable que, faute d'idées et de vrais contacts avec le terrain, le mouvement En Marche! s'éloigne durablement des intérêts des couches populaires. Si ce travail de remise en question n'est pas pris très au sérieux par LR, comment s'étonner que les Français jugent avec autant de sévérité l'opposition? Revenez au peuple et au réel, M. Wauquiez.
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Ce n’est pas un phénomène [le mépris du peuple] uniquement français. Il est général en Occident.
Michael Young l’avait pressenti dans un livre paru en 1958, « The Rise of meritocracy » (La montée de la méritocratie), un livre bien plus intéressant que l’ouvrage tant de fois cité et totalement surestimé de Bourdieu sur la reproduction des élites.
Young, sous la forme d’une fiction satirique, montre comment, après des décennies d’homogénéisation sociale sous l’effet de l’accès de plus en plus généralisé à l’enseignement secondaire, une société inégalitaire est en train de renaître, sous l’effet de l’accès croissant à l’enseignement supérieur d’un groupe qui reste malgré tout une minorité.
Le livre est prémonitoire parce qu’il annonce ce que nous vivons. L’émergence d’un groupe important, mais ne représentant guère plus d’un tiers d’une génération, de diplômés de l’enseignement supérieur, est contemporain de la révolution néo-libérale et de la mise en place d’une société de plus en plus inégalitaire. Pour être plus précis, il existe un moment, le milieu des années 1960 aux USA, le début des années 1990 en France où l’accès à l’enseignement supérieur se met à stagner, comme si le corps social avait cessé de faire un effort pour élargir le groupe concerné.
Dans les années qui suivent, une mentalité inégalitaire reprend le dessus: aux Etats-Unis, c’est le début de la remise en cause du Welfare State (le rejet du Fair State de Johnson); en France, au début des années 1990, c’est le vote sur Maastricht, qui est un vote opposant les sachants, les diplômés de l’enseignement supérieur, d’un côté, et les catégories moins ou pas diplômées de l’autre.
Remarquez que la carrière des Clinton suit cette ascension de la « méritocratie », à partir de la fin des années 1960, moment de leur diplome. Qu’est-ce que l’élection de Trump sinon l’expression d’une révolte aboutie de tous les non-experts, non-sachants qui ont trouvé un porte-parole? D’ailleurs Hillary Clinton en campagne les qualifie de « déplorables ». Qu’est-ce que la dénonciation des « fake news » sinon l’opposition entre le savoir des experts et le méprisable niveau d’information des ploucs qui votent sans comprendre? Le vote du Brexit relève de la même répartition entre « sachants » et « non-sachants ».
Donc le comportement de l’AMF vis-à-vis de Nabilla est somme toute banal dans l’Occident actuel.
Au lieu de passer de 10% à 80% de vrais savants et «d’honnêtes hommes » dans nos sociétés, on a fabriqué 50% ou un peu plus de « demi-savants » qui abandonnent largement le pouvoir aux experts parce qu’ils n’ont pas reçu l’esprit critique qui leur permettrait de résister au despotisme éclairé des 1% les plus riches et de leurs valets académiques. On n’a jamais autant lu et brassé d’informations que dans nos sociétés mais on observe aussi comme la société dans son ensemble a du mal à défendre une authentique démocratie.
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« Laurent Wauquiez doit écouter le peuple ! »
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Mais pour gagner le peuple, une opposition de reconquête doit savoir abandonner les oripeaux d'une droite uniquement bourgeoise: autant que l'insécurité, il lui faut dénoncer les hausses invraisemblables des tarifs publics de ce début d'année: 36 % pour le fuel domestique, 17 % pour l'électricité, 13 % pour les frais bancaires qui pèsent sur le niveau de vie populaire, déjà écorné par la hausse de la CSG. Sur tous les sujets où il faut se positionner, Laurent Wauquiez doit choisir résolument de défendre les intérêts du peuple.
Le meilleur moyen de perdre a toujours été de se laisser définir par ses adversaires: trop longtemps la gauche a enraciné dans les esprits l'idée que la droite était le parti des bourgeois, et elle, celui des travailleurs. Trop de politiciens de la droite modérée reprennent encore à leur compte ce clivage obsolète , ce qui les conduit à saluer par exemple, par réflexe, tout projet antipopulaire du présent gouvernement. Ne nous laissons pas prendre à ce jeu. La droite de papa est morte: le macronisme l'a tuée.
Au-delà des questions dites «de société», les Républicains peuvent marquer leur différence dans le sens de l'opinion populaire sur de nombreux sujets, sans encourir les foudres de la bien-pensance. Il leur faut pour cela cesser de tenir la logique technocratique pour la référence suprême et délester leur programme de certains projets absurdes, comme par exemple celui d'éliminer 30.000 communes, aussi inhumain qu'inutile et coûteux, ou encore les lois d'urbanisme étouffantes, les stupides éoliennes, l'abaissement à 80 km/h de la vitesse limite sur la route, etc. Un tel travail critique vis-à-vis de ces logiques que le peuple ressent comme absurdes n'a malheureusement pas été fait dans le programme de François Fillon. Pourtant, il sera d'autant plus rentable que, faute d'idées et de vrais contacts avec le terrain, le mouvement En Marche! s'éloigne durablement des intérêts des couches populaires. Si ce travail de remise en question n'est pas pris très au sérieux par LR, comment s'étonner que les Français jugent avec autant de sévérité l'opposition? Revenez au peuple et au réel, M. Wauquiez.
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lundi, mars 18, 2013
L'opium des demi-intellectuels
En titrant son livre sur la folie gauchiste des intellectuels, L'opium des intellectuels, Raymond Aron faisait évidemment allusion à «la religion, opium du peuple» (1).
Un collègue normalien, maintenant retraité, m'expliquait son effarement de jeunesse devant les absurdes (et criminelles) théories maoïstes soutenues par ses condisciples de la rue d'Ulm dans les années 70.
Mais c'est l'étonnement devant les erreurs quasi-systématiques des intellectuels qui m'étonne.
Qu'est-ce qu'un intellectuel ? C'est quelqu'un qui est entré à l'école à six ans et n'a pas réussi à en sortir (du moins, dans sa tête). Pas étonnant que ces gens-là se trompent. On devrait plutôt se réjouir comme d'un miracle chaque fois qu'ils disent des choses presque sensées.
Sans être anti-intellectuel, je ne communie pas dans la révérence moderne aux intellectuels.
Le sommet de bêtise est évidemment atteint dès qu'ils abordent la politique et l'économie.
Ce sont, suivant le mot d'Alfred Sauvy, les sciences du sordide. Nous sommes aux antipodes du cerveau bien rangé du premier de la classe, et vous voudriez qu'il y comprenne quelque chose ? Allons, un peu de réalisme.
Revenons à notre sujet : l'homme est religieux et l'est de manière d'autant plus violente et pernicieuse qu'il vit dans l'illusion de s'être détaché de toute religion.
Aujourd'hui, les pseudo-religions sont le socialisme et l'écologisme. Elles ont leurs rites, leur vocabulaire, leurs tabous, leurs sacrilèges et leurs diables. Inutile de vous en faire l'inventaire, nous le vivons chaque jour et, pour les mécréants dans mon genre, c'est un sujet perpétuel d'ébaudissement (et de crainte d'être victime d'un procès en sorcellerie).
Ce sont des religions particulièrement adaptées aux demi-intellectuels qui pourrissent notre monde : simplistes, sentimentales, réclamant des pénitences à la portée du moindre pédaleur de Vélib sous la pluie froide d'hiver.
Mais ces religions séculières ont deux caractéristiques qui me mettent hors de moi :
> elles sont prétentieuses. Discuter avec un con qui tente de vous démontrer l'absconse théorie réchauffiste (qu'un quart d'heure de méditation suffit à démonter de fond en comble) donne une idée assez précise de l'enfer.
> elles sont coercitives. Les prosélytes des religions séculières me rappellent ces sales mioches qui veulent absolument forcer leurs petits camarades à jouer à leur jeu préféré. Généralement, cela se termine par une mandale bien méritée.
C'est pourquoi je pense qu'il est préférable d'avoir affaire à un vrai croyant, d'une vraie religion, bien établie depuis des siècles, c'est plus clair et plus franc. Au moins, lui, il ne se ment pas. Evidemment, si le vrai croyant est barbu et porte une ceinture d'explosifs (mais pour ne pas être franc, ça n'est pas franc !), cette dilection se discute.
***************
(1) : «Cherchant à expliquer l'attitude des intellectuels, impitoyables aux défaillances des démocraties, indulgents aux plus grands crimes, pourvu qu'ils soient commis au nom des bonnes doctrines, je rencontrai d'abord les mots sacrés : gauche, Révolution, prolétariat».
Un collègue normalien, maintenant retraité, m'expliquait son effarement de jeunesse devant les absurdes (et criminelles) théories maoïstes soutenues par ses condisciples de la rue d'Ulm dans les années 70.
Mais c'est l'étonnement devant les erreurs quasi-systématiques des intellectuels qui m'étonne.
Qu'est-ce qu'un intellectuel ? C'est quelqu'un qui est entré à l'école à six ans et n'a pas réussi à en sortir (du moins, dans sa tête). Pas étonnant que ces gens-là se trompent. On devrait plutôt se réjouir comme d'un miracle chaque fois qu'ils disent des choses presque sensées.
Sans être anti-intellectuel, je ne communie pas dans la révérence moderne aux intellectuels.
Le sommet de bêtise est évidemment atteint dès qu'ils abordent la politique et l'économie.
Ce sont, suivant le mot d'Alfred Sauvy, les sciences du sordide. Nous sommes aux antipodes du cerveau bien rangé du premier de la classe, et vous voudriez qu'il y comprenne quelque chose ? Allons, un peu de réalisme.
Revenons à notre sujet : l'homme est religieux et l'est de manière d'autant plus violente et pernicieuse qu'il vit dans l'illusion de s'être détaché de toute religion.
Aujourd'hui, les pseudo-religions sont le socialisme et l'écologisme. Elles ont leurs rites, leur vocabulaire, leurs tabous, leurs sacrilèges et leurs diables. Inutile de vous en faire l'inventaire, nous le vivons chaque jour et, pour les mécréants dans mon genre, c'est un sujet perpétuel d'ébaudissement (et de crainte d'être victime d'un procès en sorcellerie).
Ce sont des religions particulièrement adaptées aux demi-intellectuels qui pourrissent notre monde : simplistes, sentimentales, réclamant des pénitences à la portée du moindre pédaleur de Vélib sous la pluie froide d'hiver.
Mais ces religions séculières ont deux caractéristiques qui me mettent hors de moi :
> elles sont prétentieuses. Discuter avec un con qui tente de vous démontrer l'absconse théorie réchauffiste (qu'un quart d'heure de méditation suffit à démonter de fond en comble) donne une idée assez précise de l'enfer.
> elles sont coercitives. Les prosélytes des religions séculières me rappellent ces sales mioches qui veulent absolument forcer leurs petits camarades à jouer à leur jeu préféré. Généralement, cela se termine par une mandale bien méritée.
C'est pourquoi je pense qu'il est préférable d'avoir affaire à un vrai croyant, d'une vraie religion, bien établie depuis des siècles, c'est plus clair et plus franc. Au moins, lui, il ne se ment pas. Evidemment, si le vrai croyant est barbu et porte une ceinture d'explosifs (mais pour ne pas être franc, ça n'est pas franc !), cette dilection se discute.
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(1) : «Cherchant à expliquer l'attitude des intellectuels, impitoyables aux défaillances des démocraties, indulgents aux plus grands crimes, pourvu qu'ils soient commis au nom des bonnes doctrines, je rencontrai d'abord les mots sacrés : gauche, Révolution, prolétariat».
samedi, octobre 27, 2012
Gave, Petit, Saubot
Cette émission est excellente :
Les experts 26 octobre 2012
Le passage le plus important est Charles Gave disant qu'il faut cesser de raisonner l'économie en termes moraux, «le méchant patron contre le gentil pauvre», pour réfléchir en termes d'efficacité «Qu'est-ce qui marche ?».
Là est le noeud du problème.
Si l'on raisonne en termes d'efficacité, le socialisme et son cortège de misères disparaissent aussitôt, remplacés par le libéralisme (passons sur le fait que, en plus d'être efficace, le libéralisme est plus moral que le socialisme, en vraie morale).
Or, l'inflation scolaire fait qu'une nouvelle plaie d'Egypte ravage nos démocraties : les demi-habiles. Assez instruits pour avoir perdu le bon sens paysan, pas assez intelligents pour penser le monde dans sa complexité.
Pour ceux-là, raisonner l'économie en termes de bons et de méchants est parfaitement adapté à leurs moyennes capacités. C'est d'autant plus facile que, l'économie n'étant pas le domaine de la morale, on peut y dire n'importe quoi : le rusé politicien laisse toujours entendre aux demi-habiles qui votent pour lui qu'ils sont du coté des gentils.
Ce sont les gros bataillons du socialisme. D'ailleurs, François Hollande lui-même et tout son gouvernement font partie de ces demi-habiles (je pense qu'on pourrait aisément y ajouter Lénine, Staline et Pol-Pot).
Maintenant, comment renverser le règne des demi-habiles ?
Les experts 26 octobre 2012
Le passage le plus important est Charles Gave disant qu'il faut cesser de raisonner l'économie en termes moraux, «le méchant patron contre le gentil pauvre», pour réfléchir en termes d'efficacité «Qu'est-ce qui marche ?».
Là est le noeud du problème.
Si l'on raisonne en termes d'efficacité, le socialisme et son cortège de misères disparaissent aussitôt, remplacés par le libéralisme (passons sur le fait que, en plus d'être efficace, le libéralisme est plus moral que le socialisme, en vraie morale).
Or, l'inflation scolaire fait qu'une nouvelle plaie d'Egypte ravage nos démocraties : les demi-habiles. Assez instruits pour avoir perdu le bon sens paysan, pas assez intelligents pour penser le monde dans sa complexité.
Pour ceux-là, raisonner l'économie en termes de bons et de méchants est parfaitement adapté à leurs moyennes capacités. C'est d'autant plus facile que, l'économie n'étant pas le domaine de la morale, on peut y dire n'importe quoi : le rusé politicien laisse toujours entendre aux demi-habiles qui votent pour lui qu'ils sont du coté des gentils.
Ce sont les gros bataillons du socialisme. D'ailleurs, François Hollande lui-même et tout son gouvernement font partie de ces demi-habiles (je pense qu'on pourrait aisément y ajouter Lénine, Staline et Pol-Pot).
Maintenant, comment renverser le règne des demi-habiles ?
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Jean-Pierre Petit
samedi, août 04, 2012
Repos ! Vous pouvez fumer ...
Quiconque fréquente internet sait que les cons, sous-espèce demi-habiles, y sont en masses compactes à toute heure du jour et de la nuit : c'est normal, les demi-habiles recrutent beaucoup dans les professions demi-oisives, chez les gens qui ont beaucoup de temps libre. Pas la peine de vous faire un dessin.
Les demi-habiles, aussi dits gardiens de vaches diplômés, sont une catégorie de cons pernicieuse et épuisante à combattre. De plus, comme dit Montaigne, discuter avec des sots ne corrompt pas seulement mon jugement, mais aussi ma conscience.
C'est pourquoi je vais faire quelques temps la grève des commentaires hors de ce blog. Retour à la maison, repos du guerrier.
Les demi-habiles, aussi dits gardiens de vaches diplômés, sont une catégorie de cons pernicieuse et épuisante à combattre. De plus, comme dit Montaigne, discuter avec des sots ne corrompt pas seulement mon jugement, mais aussi ma conscience.
C'est pourquoi je vais faire quelques temps la grève des commentaires hors de ce blog. Retour à la maison, repos du guerrier.
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