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mercredi, juin 15, 2016

L'islam vu par Bob Marchenoir

Trouvé ici.

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J'ai oublié une chose dans les causes [du déni de l'islamisme] : la peur et l'incompréhension.

Et une autre dans les remèdes : la vérité. La vérité me paraît être la grande victime de ce temps.

Les musulmans sont pires pour une raison très simple : l'islam est à l'origine une religion de bandits. C'est pour cela qu'il a été créé. Pour servir d'idéologie à une bande de malfaiteurs militarisés. Toutes les obligations de l'islam se comprennent très bien dans cette optique : il s'agit d'obtenir la soumission sans conditions au chef, d'endurcir les troupes pour supporter les rigueurs du désert, de les exciter au combat, de faire miroiter l'espoir du butin et des captives, et de terroriser les clans rivaux. Le moins qu'on puisse dire est que cela marche, encore aujourd'hui...

L'islam n'est pas une religion, c'est une anti-religion. Les religions gomment les mauvais penchants de l'homme ; l'islam les sanctifie et les excite. On comprend l'attrait qu'il a toujours exercé. Un religion qui non seulement permet, mais encourage le vol, le viol, le meurtre, l'intimidation, les menaces, le mensonge, la paresse... Une religion qui permet au dernier des derniers, au plus pauvre, au plus idiot, au plus laid, au plus malhonnête, au plus paresseux, d'exercer sa domination sur des millions d'hommes, et surtout de satisfaire à bon compte ses penchants sexuels... C'est une offre qu'on ne peut pas refuser ! C'est trop beau pour être vrai !
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Cela m' a amusé car, style Marchenoir à part, c'est très proche de l'analyse de l'islam par Saint Thomas d'Aquin. Nihil novi sub sole.

lundi, mai 02, 2016

A propos de Géraldine Smith

Je vous ai parlé deux fois de Géraldine Smith récemment (dans Mathieu Bock-Côté : « L'homme sans civilisation est nu et condamné au désespoir » et Natacha Polony : s'aveugler à en mourir ). Ca fait beaucoup et je ne voudrais pas laisser s'installer un malentendu.

Je vous reproduis donc deux commentaires péchés chez Ivan Rioufol qui traduisent bien mon opinion de la dame (et on retrouve le bouillant Bob Marchenoir) :


Exilé | 1 mai 2016 16h34 |

Le Monde du 27 avril accorde une place de choix au livre de Géraldine Smith dans lequel, femme de gauche, elle déplore son propre aveuglement volontaire face à l’emprise islamiste de la rue Jean-Pierre Timbaud, à Paris.

Que Géraldine Smith ait fait -partiellement- repentance de son aveuglement volontaire, est à porter à son crédit.

Toutefois, cet aveuglement nous oblige à nous poser les questions suivantes :

- Est-il normal qu'une personne supposée diplômée dont le journalisme est la profession ait ignoré des faits, des situations, des bouleversements d'ordre sociologique aussi importants voire graves alors que tant de Français lambda à qui l'on ne demande jamais rien mais plongés dans la vraie vie auraient pu lui faire un topo détaillé de la question ?

- Que dire de la formation (ou déformation?) dispensée par les écoles de journalisme, souvent aux mains de gauchistes forcenés ? Comment un tel sujet a-t-il pu être volontairement évacué du corpus des études, occulté, voire traité de façon caricaturalement hostile aux personnes qui en sont pourtant les victimes ?

- Que dire de la complaisance du monde journalistique -en violation de sa propre charte de déontologie- pour les milieux politiques indignes ayant imposé en catimini aux Français sous le couvert de prétextes tordus une immigration de masse qu'ils n'ont jamais approuvée en dépit de l'importance vitale de la question (alors que par exemple le passage à la monnaie unique a fait l'objet d'un référendum) ?


Robert Marchenoir | 1 mai 2016 17h43 |

Géraldine Smith, la gauchiste repentie de la rue Jean-Pierre Timbaud à Paris, n'est pas repentie du tout et n'a toujours rien compris.

Pour s'en assurer, il suffit de lire son interview dans Le Figaro :

"Ce n'est pas forcément dans la nature de l'islam de devenir ainsi un rouleau compresseur civilisationnel. La religion agressive n'est pas un archaïsme, une survivance ancestrale qui renaîtrait de ses cendres au beau milieu de Paris. Au contraire, c'est une production moderne, made in France, qui sert d'exutoire à ce qui ne va pas chez nous pour trop de gens depuis trop longtemps. Pour certains, c'est la seule issue quand l'ascenseur social est cassé."

Donc, après nous avoir narré par le menu les intimidations et les menaces perpétrées par les musulmans dans sa rue, elle nous explique... qu'elles n'ont rien à voir avec l'islam, et que c'est la faute des Français racistes -- et insuffisamment communistes : le fameux "ascenseur social cassé".

Soit exactement la thèse des musulmans eux-mêmes : quand un musulman est au chômage ou même quand il massacre 130 personnes à Paris, ce n'est jamais sa faute, c'est toujours la faute des non-musulmans et de leur société pervertie, qui ont détourné les musulmans de leur vertu naturelle.
Sous ses dehors de "born-again fasciste" qui la rendent si sympathique, Géraldine Smith est restée une islamo-gauchiste comme avant.

Au fait, j'aimerais bien qu'on me montre une photo d'ascenseur social en marche, celui qui était censé exister dans le bon vieux temps. La France est le seul pays au monde où existe un tel équipement, ou plus exactement où les gens s'imaginent qu'il a jadis existé.

Telle peuplade arriérée sur telle île du bout du monde entretient le culte de l'avion-cargo, celui du dieu blanc venu d'ailleurs d'où viennent toutes les richesses et tous les bienfaits. En effet, jadis, un explorateur s'est posé sur l'île et a offert aux indigènes des cadeaux jamais vus auparavant. Un jour, espère-t-on, le grand avion d'argent viendra à nouveau, et le dieu nous inondera de ses richesses...

Les Français, eux, croient dur comme fer à la religion de l'ascenseur social. Jadis, au bon vieux temps, quand les communistes étaient au pouvoir et que la CGT tenait la rue, il suffisait de rentrer dans la machine et d'appuyer sur le bouton pour passer d'ouvrier à patron du CAC 40.
Et d'ailleurs, si cet ascenseur n'existait pas, il devrait exister : c'est un drouadlôm.

La relation entre le travail et la richesse (y compris au niveau collectif) a entièrement disparu dans l'esprit des Français. Ce n'est pas le travail qui produit les richesses, c'est l'ascenseur social.

Même Jules Verne n'a jamais inventé une machine aussi invraisemblable... Heureusement que nous sommes "au pays de Descartes".








jeudi, juillet 12, 2012

samedi, avril 28, 2012

Captain Bob ne s'abstient pas

Commentaire de notre camarade Bob Marchenoir que j'ai piqué chez l'Amiral :

Je suis une fois de plus abasourdi par la préférence des Français pour le rêve.

Le rêve, c’est de :

- Faire ce qu’on imagine être de la haute stratégie : je vote pour mon ennemi parce que j’ai un plan savant sous le coude qui prouve par A + B que ça sert mes intérêts, etc.

- Se prétendre intellectuellement évolué tout en prenant ses décisions sur la base de critères uniquement affectifs (Sarkozy vous a pas assez baisés comme ça, votre idole Sarkozy, pas question de voter pour quelqu’un qui s’est foutu de nous, etc).


- Vivre dans l’espoir de “tout faire péter” (il y a quelque part en France un mystérieux bouton dissimulé qui déclenche la révolution, le tout est de le trouver, après quoi tout ira bien). 

Que l’on veuille s’abstenir par lassitude, par désintérêt, par conviction que le vote ne sert à rien, je veux bien. Faire, par là-dessus, de longs raisonnements aussi filandreux que tordus, c’est de trop. C’est la marque d’un usage dévoyé de l’intelligence. C’est accorder une confiance imméritée à ses capacités intellectuelles. Nous n’avons pas tant de prise que cela sur la réalité.

Si vous voulez vous abstenir, OK, dites-le, et puis parlez-nous de choses plus intéressantes : la recette du koala grillé, le dernier livre que vous avez lu, les mots d’enfant de vos enfants, les bêtises de vos animaux de compagnie, que sais-je encore…

Je suis quand même ahuri qu’on puisse considérer l’abstention comme un acte héroïque, qui justifie que l’on s’en vante sur des dizaines de pages, et qu’on en expose les conséquences politiques supposées dans d’interminables dissertations futurologiques.

Si vous vous abstenez, ça n’aura aucune conséquence, sinon de vous exclure du vote et de confier la décision aux autres. Il n’y a vraiment pas de quoi tartiner là-dessus. Par ailleurs, si vous votez à gauche, eh bien ça mettra la gauche au pouvoir, et si vous votez à droite, eh bien ça mettra la droite au pouvoir, avec tous les qualificatifs qui s’imposent, concernant cette droite française, et qui ont été exposés ici mille fois par mille personnes différentes. 

C’est bien simple.



J'introduis une nuance. Il arrive qu'en politique, les stratégies multi-bandes fonctionnent. C'est le cas, par exemple, d'Hitler, dont l'accession au pouvoir doit beaucoup à ce genre de pratiques, de schémas à douze bandes. Mais, d'une part, Hitler était un génie de la duplicité politique, d'autre part, il bénéficiait de circonstances exceptionnelles. Marine Le Pen n'a pas ce talent et les circonstances sont assez ordinaires. Bref, s'abstenir, c'est voter Hollande et porter la gauche au pouvoir. Point barre.

mercredi, avril 11, 2012

Socialisme : Bob en pleine forme

Notre ami Bob Marchenoir est en pleine forme :


La stupidité socialiste se résume en une phrase : les socialistes sont contre la pauvreté (c'est du moins ce qu'ils prétendent), mais il sont aussi contre la richesse (ils n'arrêtent pas de nous le dire).


Ca va pas être possible. Il va falloir choisir.



Allons, allons, Bob. Vous connaissez la réponse : les socialistes aiment tellement les pauvres qu'ils en créent par millions.

samedi, février 18, 2012

A propos de l'affaire Vanneste (2)

Si ça continue, il va falloir que j'ouvre une rubrique dédiée !

Un excellent article, limpide et pédagogique, de notre ami Bob Marchenoir :

"Pouvoir", par Robert Marchenoir

Et celui-là qui vaut surtout par les commentaires de Bob Marchenoir, décidément très en verve :

Vous demandez qui ? La vérité ? C'est pas ici !

vendredi, octobre 29, 2010

La responsabilité du communiste Freinet dans le désastre éducatif français

Une contribution de Robert Marchenoir

Un certain mouvement de gauche tente de nous convaincre aujourd'hui que les désastreuses performances de l'Education nationale (pourtant bastion de la gauche s'il en est) seraient dûes à la droite et au libéralisme.

Il en irait ainsi de cet énième projet de suppression des notes à l'école, qui serait le résultat d'une tentative délibérée du "capitalisme" pour dégrader la qualité de l'enseignement.

Le "patronat" et les "libéraux" seraient ainsi complices d'une stratégie destinée à former des abrutis, simplement intéressés à "consommer", que l'on pourrait ensuite employer à des salaires dérisoires sans qu'ils songent à "contester".

Je ne perdrai pas de temps à démontrer en détail l'absurdité intrinsèque de cette hypothèse, qui suppose, à rebours de toute vraisemblance et de toute expérience, qu'un patron cherche à embaucher les candidats les plus bêtes et les plus malhabiles possibles ; hypothèse qui est contradictoire par elle-même (s'il existait un complot des "patrons" et des "libéraux" pour susciter un peuple de "consommateurs" à peine humains dans l'unique but d'écouler leur "camelote", ils ne s'emploieraient pas à comprimer les salaires, mais à les augmenter).

La "consommation effrénée" que dénoncent les anti-libéraux nécessite un peuple de riches. Sinon, avec quoi les "abrutis" achèteraient-ils la "camelote consumériste" des "ultra-libéraux" ?

Comme d'habitude, les Degauche sont tellement pressés d'asséner leur idéologie qu'ils ne s'arrêtent pas à des incohérences aussi énormes.

En revanche, mon propos ici consistera à rappeler quelques points de l'histoire des idées. On peut toujours essayer de soutenir n'importe quoi, mais enfin les faits existent.

Le pédagogisme, terme sous lequel on désigne l'idéologie égalitariste et anti-autoritaire qui se traduit, par exemple, par la haine des notes, et qui est la doctrine en vigueur à l'Education nationale, est un mouvement de gauche.
Il est présent dans de nombreux pays occidentaux, y compris à tendance libérale, y compris "anglo-saxons". Les doctrines de gauche ne sont nullement absentes des Etats-Unis et du Royaume-Uni, bien au contraire. L'école et l'université, dans de nombreux pays, sont, de façon disproportionnée, aux mains de la gauche.

La suppression des notes est une vieille revendication. Elle était mise en avant dès les années 1930 par le mouvement pédagogique Freinet, nommé d'après son fondateur, l'instituteur français Célestin Freinet (1886-1966). Ce mouvement a aujourd'hui des ramifications dans le monde entier.

Dans Les Invariants pédagogiques, Code pratique d'Ecole Moderne, l'un des textes de doctrine de Freinet, on lit en effet :

" Toute la technique de l'Ecole traditionnelle est basée sur l'échec. Les premiers de la classe réussissent certes parce qu'ils ont des aptitudes particulières, mais aussi parce qu'ils ont toujours de bonnes notes, des Bien et des Très bien, et qu'ils réussissent aux examens. Mais l'Ecole accable les autres sous l'avalanche des échecs : excès de rouge dans les devoirs, mauvaises notes […]."

On notera la stupidité du raisonnement qui consiste à prétendre que "les premiers de la classe" réussissent parce qu'ils ont des bonnes notes. Certes, la bonne note favorise la réussite en ce qu'elle constitue un encouragement, mais cet effet rétroactif n'a d'efficacité que parce que la relation causale fondamentale va dans l'autre sens : c'est le bon travail qui fait la bonne note.

" INVARIANT n° 19 : Les notes et les classements sont toujours une erreur. […]"
" C'est là, manifestement, la plus fausse des mathématiques, la plus inhumaine des statistiques. […]"

" Voilà la situation actuelle. Nous y pallions : […]

-en mettant au point un système de graphiques et de brevets qui remplaceront un jour prochain l'usage abusif des notes et des classements."

"(Nous notons avec satisfaction que les récentes circulaires ministérielles des classes de transition préconisent justement la suppression des notes et du classement)."


http://tinyurl.com/2a5dy9t


Ce texte figure dans une brochure du mouvement Freinet éditée en 1964, à deux ans de la mort de son auteur. Il serait intéressant de retrouver la date de sa rédaction, qui peut être très antérieure. En 1964, en pleine période gaullienne, "l'ultra-libéralisme" n'existait pas, même dans la loghorrée de la gauche…

Le système de "graphiques et de brevets" préconisé ici par Freinet est très exactement ce par quoi certains des prétendus "ultra-libéraux", au pouvoir aujourd'hui, voudraient remplacer les notes… Quarante-six ans plus tard (et peut-être beaucoup plus), nous en sommes exactement au même point…

S'agit-il d'élucubrations théoriques, complètement oubliées sous la poussière des ans par les héritiers mêmes de Freinet ? Pas du tout ! Dans la rubrique "Comment démarrer en pédagogie Freinet", sur l'un des sites du mouvement, on trouve les conseils suivants d'authentiques instituteurs contemporains (pardon, de professeurs des écoles) :

" Les enfants ne peuvent pas s'entraider tant qu'ils n'ont pas accepté qu'il n'y a plus de classement, plus de note... […] Si on diminue les contraintes (suppression des notes, des punitions, des images...), il faut trouver d'autres stratégies pour que les enfants fassent quelque chose d'efficace. (Patrice Ducrou)"

http://tinyurl.com/2apg3cy

Mais qui était donc Célestin Freinet ? Né en 1886 dans les Alpes-Maritimes, il était membre actif du parti communiste (qu'il a quitté en 1948). Freinet s'est rendu en Union soviétique avec une délégation syndicale en 1925. Il y a rencontré la femme de Lénine, ministre de l'Education à l'époque.

Voici comment Perspectives, revue trimestrielle d’éducation comparée éditée par l'Unesco, relate, dans un article de 1993, la vie de Célestin Freinet, et replace son œuvre dans son contexte politique :

"Il trouve également le temps de s’intéresser au développement de son village natal où il fonde une coopérative de travailleurs pour l’électrification de sa commune."

"De 1929 à 1933, le couple Freinet va approfondir et développer le mouvement lancé. Mais Saint Paul de Vence n’est pas Bar sur Loup. La petite ville est déjà un centre touristique réputé, et l’installation d’un couple d’instituteurs communistes est d’autant moins tolérée que son action nationale et internationale se poursuit et s’amplifie."

"De sombres et sordides histoires de toilettes bouchées et non nettoyées sont le prétexte, pour la municipalité de droite, de demander et d’obtenir la mutation d’office de ces instituteurs encombrants : pensez-donc, les textes rédigés en toute spontanéité par les enfants mettent en cause des notables ! L’année 1933 verra la montée en France, comme en Allemagne, en Italie et en Espagne des mouvements d’extrême droite."

"C’est ainsi qu’est née l’idée d’une école libre expérimentale. En 1934 et 1935 Freinet réussit, avec l’appui du mouvement, d’amis politiques et de la presse de gauche, à bâtir son école à Vence."

"1939-1940. La seconde guerre mondiale s’annonce et éclate. Freinet, communiste connu, est jugé dangereux pour les éventuelles menées de son organisation. L’U.R.S.S. s’est alliée aux Nazis. Freinet est arrêté et placé en camp de concentration, puis en liberté surveillée."

"On peut tenter de mieux comprendre cette personnalité exceptionnelle en rappelant quelques-uns de ses traits fondamentaux : [...] son dévouement à la cause du peuple et son sens de la justice sociale qui l’avaient amené à concevoir son action pédagogique comme d’une libération intellectuelle de la classe ouvrière et l’avaient conduit à adhérer au Parti communiste."


http://tinyurl.com/25t3wl9

Donc, il n'y a aucun doute : Freinet était un homme de gauche et un communiste proclamé, militant et influent. Quelle est l'idéologie de son mouvement aujourd'hui ? La Charte de Pau, rédigée en 1968 par l'ICEM, branche française du mouvement Freinet, dit ceci :

"L'éducation est épanouissement et élévation et non accumulation de connaissances, dressage ou mise en condition."

C'est ce qui a abouti à la doctrine officielle de l'Education nationale aujourd'hui: l'interdiction de la transmission des connaissances. Des professeurs sont sanctionnés par des inspecteurs pour avoir voulu transmettre des connaissances.

"Soutenus par l'oeuvre de Célestin Freinet et forts de notre expérience, nous avons la certitude d'influer sur le comportement des enfants qui seront les hommes de demain, mais également sur le comportement des éducateurs appelés à jouer dans la société un rôle nouveau."

L'école comme fabrique de l'homme nouveau -- l'homme de gauche, bien entendu. On fustige le "dressage" et la "mise en condition", mais c'est pour mieux revendiquer, quelques lignes plus loin, "l'influence sur le comportement des enfants". Eternelle malhonnêteté de la réthorique Degauche.

"Nous sommes opposés à tout endoctrinement."

Tout endoctrinement de droite, bien entendu, car :

"Nous nous appliquons à faire de nos élèves des adultes conscients et responsables qui bâtiront un monde d'où seront proscrits la guerre, le racisme et toutes les formes de discrimination et d'exploitation de l'homme."

Ce qui n'est en aucune manière un endoctrinement, bien entendu : prôner le pacifisme, l'anti-racisme et le marxisme en classe ("un monde d'où sera bannie l'exploitation de l'homme"), ce n'est pas de la propagande, c'est de la Vérité Degauche...

"Nous rejetons l'illusion d'une éducation qui se suffirait à elle-même hors des grands courants sociaux et politiques qui la conditionnent."

Mais à part ça, toujours pas d'endoctrinement...

"L'éducation est un élément mais n'est qu'un élément d'une révolution sociale indispensable."

Le mouvement Freinet fait de la pédagogie une simple brique de la révolution, mais à ce détail près, il est opposé à tout endoctrinement… Le culot et l'aptitude au mensonge de la gauche ne datent pas d'hier…

"L'école sera centrée sur l'enfant. C'est l'enfant qui, avec notre aide, construit lui-même sa personnalité."

Cela a donné le fameux "l'enfant au centre de l'école" des pédagogistes. De plus, l'école n'est pas destinée simplement à instruire. L'éducation est soustraite aux parents pour être confiée aux professeurs, armés de la Bonnepensée.

"La Pédagogie Freinet est, par essence, internationale."

Une branche de l'internationalisme communiste, donc.

Mais, me direz-vous, ce sont des âneries soixante-huitardes, sûrement reniées par les héritiers de Freinet ? Pas du tout :

"Même si la rédaction de la charte de l'Ecole Moderne date un peu (1968), sa philosophie reste tout à fait d'actualité. Elle constitue un texte de base auquel les membres de l'ICEM et ceux de la FIMEM (Fédération Internationale des Mouvements de l'école Moderne) adhèrent toujours."

Je n'invente rien : ils le disent eux-mêmes.

http://freinet.org/pef/charte.htm

Donc, il n'y a aucun doute : un communiste revendiqué, militant, influent, lié à l'Union soviétique, a défini une idéologie et mis sur pied une organisation internationale pour l'appliquer à travers les écoles du monde entier. Cette idéologie a pour héritière directe celle de Mai 68.

Philippe Meirieu, chef de file du mouvement dit pédagogiste en France, inscrit Célestin Freinet en bonne place dans son panthéon personnel des théoriciens de la pédagogie, présenté sur son site. Y figure notamment l'article de Jacques Pain pour l'Encyclopaedia Universalis de 2007.

L'auteur, clairement favorable à Freinet, écrit :

"L'hypothèse est que des enfants 'instruits" et éduqués différement feront une société différente."

Voilà qui contredit directement la charte des écoles Freinet : le but est clairement d'endoctriner politiquement les enfants. Il est vrai que pour la gauche, les mots n'ont pas le sens qu'ils ont en français.

"Dès la mort de Freinet, le 8 octobre 1966, [les techniques Freinet] sont le canevas des Instructions Officielles françaises, et le resteront."

La mainmise communiste sur l'école a réussi. La méthode gramsciste a fonctionné.

Sous une appellation anodine ("Institut coopératif de l'école moderne" : qui peut être contre la coopération ? qui peut être contre la modernité ?), une poignée de militants résolus a imposé silencieusement sa loi, sans débat démocratique, sans vote, à l'ensemble du pays. Le mouvement Freinet est implanté dans une cinquantaine de pays aujourd'hui.

"Michel Barré nous donne, dans sa proximité avec Freinet, ses indicateurs : […]

- Le savoir n'est pas hiérarchique nous 'faisons ensemble'.

- Rompre avec la scolastique 'médiévale' : le 'par cœur', le commentaire des textes, sans retour au terrain, la 'glose' en université, loin du monde…"


http://tinyurl.com/2aehk6w

Nous somme en plein pédagogisme. Nous sommes au cœur de l'idéologie de l'Education nationale.

On sait que l'un des exploits du pédagogisme a été de supprimer, dans les faits, l'enseignement de la grammaire à l'école (avec les résultats prévisibles que l'on constate).

C'était une revendication de Célestin Freinet, exprimée dès 1937 dans ce texte, figurant en bonne place sur l'un des sites du mouvement :

"Aujourd'hui, nous vous disons :

PLUS DE LEÇONS DE GRAMMAIRE.

La rédaction vivante et joyeuse
chemin royal vers la perfection grammaticale"


Notons aussi ce titre :

"Désankyloser la grammaire"

Aujourd'hui, l'obsession demeure, seul le mot a changé : on parle plutôt de "dépoussiérer". Je suppose que personne ne comprend plus le verbe désankyloser – ce qui montre que la désankylose est en bonne voie, et que la poussière n'est plus qu'un souvenir.

http://tinyurl.com/2fkl7fl

Phlippe Meirieu, toujours dans son panthéon Internet de textes pédagogiques, publie cet article de Freinet, datant de 1959, où ce dernier prend la défense de la méthode globale d'apprentissage de la lecture, avec des arguments que l'on retrouve mot pour mot aujourd'hui dans la bouche des Degauche, dès que le sujet revient sur le tapis :

"La méthode globale n'est employée dans aucune école français comme méthode de base, mais elle n'est pas moins déclarée responsable d'un désordre et d'une carence […]"

Ouvrez n'importe quel journal, aujourd'hui, un jour de débat sur la méthode globale, et vous aurez des professionnels de la profession issus de l'Educ' nat' qui vous expliqueront que personne ne l'utilise. On se demande bien, alors, pourquoi les parents s'en plaignent. Si elle a disparu depuis 1959, les familles ne devraient même pas être au courant de son existence…

Si vous lisez l'article en entier, vous noterez, une fois de plus, le mécanisme typique de la mauvaise foi Degauche : la méthode globale n'existe pas, personne ne l'utilise, elle ne peut donc créer de dégâts –- et d'ailleurs c'est la meilleure, il faut l'employer, elle a d'excellents résultats, nous le savons puisque nous l'utilisons.

"Il fallait un exutoire à la crise actuelle de l'Ecole. La classe est surchargée, les locaux trop étroits […], les éducateurs en nombre insuffisant."

Vous aurez reconnu l'argument inoxydable du "manque de moyens". Un demi-siècle plus tard, l'Education nationale française est devenue l'un des premiers employeurs du monde, mais ses salariés et leurs défenseurs dégainent toujours le même joker dès qu'on prétend mettre en cause leurs méthodes : le "manque de moyens".

"Et on ne sait par quel miracle, ce ne sont pas les instituteurs eux-mêmes qui portent cete accusation, mais des pères de famille, des ouvriers, des artisans, des chefs d'entrerprise fort peu soucieux d'ordinaire des choses de l'Ecole."

http://tinyurl.com/25h2bjd

Aujourd'hui encore, les blogs et les médias sont pleins de profs qui se plaignent que les parents prétendent se mêler de ce qui se passe à l'école. Les parents, disent-il, ne connaissent rien à l'éducation ; c'est aux professeurs et à eux seuls de décider des méthodes d'enseignement, et d'ailleurs les parents ne sont jamais là quand les profs ont besoin d'eux (ce qui paraît pour le moins contradictoire – mais les Degauche ne sont pas à une contradiction près…).

Rien n'a changé. L'Education nationale pense toujours comme l'instituteur communiste de 1925 qui allait prendre des leçons chez la femme de Lénine, ministre de l'Education de l'URSS.

Alors le libéralisme, hein…

Les Degauche, qui ont fait de l'irresponsabilité un élément de doctrine, commencent à s'apercevoir du désastre que leur idéologie a provoqué à l'école et à l'université, depuis un demi-siècle qu'ils l'appliquent avec obstination et férocité. Maintenant que le réel se venge, il leur faut bien trouver un coupable.