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mardi, juillet 10, 2012

Un Anglais à propos de la taxation des résidences secondaires des étrangers

Dalrymple et Simon Leys sont des petits Montaigne : ils parlent de choses et d'autres, batifolent, et, mine de rien, lâchent une remarque profonde.

In cauda venenum : la dernière phrase de Dalrymple, sur les journalistes français, est, avec son air de ne pas y toucher, dévastatrice.

That holiday home in France just got costlier

mercredi, mars 07, 2012

La fiscalité spectacle

Alain Madelin parle souvent de fiscalité spectacle.

Son explication est la suivante : pour les minables qui nous servent, hélas, de politiciens, exister, c'est dépenser. Or, il n'y a plus de sous dans les caisses. Pour habiller Pierre, il faut déshabiller Paul, qui proteste, donc on déshabille Jacques, qui proteste, etc. D'où les TOCF (troubles obsessionnels compulsifs fiscaux) dont sont atteints nos politocards (14 lois de budget ou correctifs budgétaires en cinq ans, un tiers du code des impôts changé tous les ans).

Évidemment, tout cela ne peut se faire sans désigner les bons ( les entrepreneurs, forcément petits) et les méchants (les patrons, férocement grands). Ce qui est ridicule : soit l'argent est légalement détenu par son propriétaire et il n'y a pas de bon ni de mauvais argent, soit l'argent est détenu illégalement et il faut faire un procès et remplir les prisons. Et il faut être cohérent : la France serait un pays de cocagne si tous les petits entrepreneurs devenaient des grands patrons.

L'impôt est fait pour procurer des ressources à l'Etat, pas pour distribuer des pénitences. L'Etat n'est pas un directeur de conscience ; en tout cas, dans une démocratie (justement, est-on encore en démocratie ?). C'est pourquoi on peut juger l'impôt progressif inconstitutionnel dans son principe, alors à des taux confiscatoires ...

Mais je crains que ce souci de justice pèse bien peu face à la tentation électoraliste d'user du levier de la jalousie et de l'envie. Prendre les hommes par ce qu'ils ont de plus bas, c'est le visage le plus laid de la démocratie.

CPEF

dimanche, mars 04, 2012

Voter Hollande pour dire merde aux réalités

Trois dirigeants européens refuseraient de recevoir François Hollande en raison de son opposition déclarée au pacte signé dernièrement.

Passons sur la tendance de nos politocards à chercher des cautions étrangères et sur les pulsions anti-démocratiques que révèle cette initiative.

Ces dirigeants se trompent radicalement sur les électeurs potentiels de Hollande. Ils les croient accessibles à des calculs rationnels basés sur des réalités. Or, c'est précisément le contraire : ils votent Hollande, à ce que j'ai compris à travers mes conversations, pour nier les réalités, non pas pour des réalités supérieures, comme la rébellion en apparence irrationnelle d'un De Gaulle, mais par pure bêtise, pour ne pas déranger leur petit confort.

Ils votent Hollande pour nier que la retraite à 60 ans pour tous est impossible, pour nier que nous allons droit à la banqueroute, pour nier que nous ne nous en sortirons pas en taxant les riches, pour nier que nous avons essayé le socialisme et qu'il a échoué ...

Ils participent de cette paresse de l'esprit qui refuse de voir les réalités de ce monde pour ne pas avoir à y faire d'efforts. L'utopie n'est pas un merveilleux rêve mais le refuge des paresseux. "Encore un instant, M. le bourreau".

Cette bêtise nous a déjà conduits à 1789 et à 1940, elle est en train de nous conduire à la banqueroute de 2015. La France est une cause perdue par la faute des Français. Elle n'en est que plus belle.

jeudi, mars 01, 2012

75 % de d'envie

Le taux marginal de 75 % que propose François Hollande découle de la conception suivante : d'un point de vue économique, tous les hommes se valent et, si certains gagnent plus que les autres, c'est nécessairement le fruit d'une injustice.

Or, c'est le contraire qui est vrai : les disparités en talents, en inventivité et, aussi, en chance, sont énormes. Un homme peut contribuer plus à la prospérité de son pays qu'un million d'autres. Que seraient les USA sans Bill Gates, Steve Jobs et Larry Ellison ?

Mais on peut chercher ici : l'aéronautique française serait-elle ce qu'elle est sans deux personnes, Louis Blériot et Marcel Dassault ? L'automobile sans Louis Renault et François Michelin ? Etc.

Et croyez vous que Bill Gates, Steve jobs, Louis Renault auraient fait tout ce qu'ils ont fait, pendant des années, s'ils avaient vécu une imposition spoliatrice ? S'ils avaient eu l'impression de travailler d'abord pour leur percepteur ? Ils n'étaient certes pas motivés uniquement, ni même principalement, par l'argent, mais il ne faut pas trop prendre les riches moutontribuables pour des pigeons.

Ce que dit la fiscalité française , l'ISF, la tranche supérieure de IRPP à 75 %, la CSG, etc est simple. Elle nous dit : «Faites moi confiance. Je vous garantis que jamais plus vous n'aurez un Louis Blériot ou un André Citroën.»

Même les footeux trouvent que Taxator en fait trop

Footeux contre Taxator

Les footeux gagnent beaucoup mais, sur dix ans de carrière, ils doivent mettre de coté de quoi vivre encore soixante ans.

On en revient toujours au même problème : ce n'est pas aux hommes de l'Etat de décider si tel revenu est mérité ou immérité, juste ou injuste. Tout ce qui est au-delà de l'impôt proportionnel est inutilement complexe et moralement infondé.

Les hommes de l'Etat doivent faire des lois simples, générales, justes et peu nombreuses. On en est loin donc leurs salaires sont immérités (je peux le dire puisque c'est moi leur employeur à travers mes impôts).

"Avec un taux d’imposition à 75%, on est en train de réinventer l’esclavage"

"Avec un taux d’imposition à 75%, on est en train de réinventer l’esclavage"

Margaret parle à François