Il y a dix ans, je vous avais parlé d’un livre, The bottomless well, dont la conclusion était que les deux énergies d’avenir, capables de répondre aux besoins, étaient le charbon et le nucléaire. On peut élargir, grâce au gaz de schiste, aux hydrocarbures.
Mais, à cette nuance près, la conclusion tient. De plus, nouveauté depuis la publication, la malheureuse expérience allemande l’a prouvé in vivo : le choix est bien entre nucléaire et charbon. Eolien, solaire et compagnie n’intéressent que les imbéciles et les escrocs.
Mais l’idéologie (écolo ou autre) est, par définition, imperméable aux faits. On va donc fermer la centrale de Fessenheim et, pire, se détourner du nucléaire, alors que des voies nouvelles, moins dangereuses, pourraient être étudiées.
ENERGIE : LES PIÈGES DE L’IDÉOLOGIE
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A vouloir professer une certaine idéologie écologiste, le débat sur l’énergie se retrouve depuis quelques années dans un déni de réalité désarmant. La loi sur la « transition énergétique » se révèle inapplicable tandis que chaque coup de froid fait trembler les responsables du réseau électrique. On se gargarise d’avoir voté une autre loi sur l’arrêt de l’exploration des fossiles et de vouloir réduire la part du nucléaire dans la production française tandis que l’on prépare mondialement une augmentation de la production de gaz et que nous nous réjouissons de voir notre industrie nucléaire en Chine et peut-être bientôt en Inde. L’écologie politique et ses histrions a perdu le gout pour l’écologie tout court et pour le concret . On a droit de rêver, on se doit d’avoir une vision de l’avenir surtout quand on veut faire de la politique, mais le diagnostic de la situation de la France, de l’Europe et du monde est un préalable à la prise de position sur les orientations à donner et donc les investissements à réaliser. Les mauvaises décisions conduisent à une augmentation des couts et donc de la charge sur tous les contribuables et les consommateurs.
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Il n’y a pas de pays qui n’ait fini par payer très cher d’avoir laissé la barre à des idéologues. Quand les coûts restent seulement économiques, même désastreux, on peut estimer que c'est un moindre mal par rapport aux génocides, famines et guerres que provoquent d'habitude les idéologies. Mais l'un n'empêche pas l'autre, les désastres peuvent se cumuler, c'est généralement le cas.
Comme disait Jacques Bainville en ces circonstances, « vous aurez les conséquences ».
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mercredi, mars 14, 2018
mercredi, novembre 29, 2017
L'islamisation de laFrance, c'est concret : aujourd'hui, la conquête des universités
Les étudiants musulmans arrivent 3e aux élections du conseil d’administration des universités du Nord de la France
Beaucoup de signes montrent que les penseurs de la conquête musulmane visent aujourd'hui l'université, et, pour le pays qui nous préoccupe, l'université française. Ils sont cohérents dans leur stratégie : après avoir encouragé l'invasion par les ventres des femmes, il est tout naturel que l'étape suivante soit l'invasion de l'enseignement supérieur par tous ces jeunes musulmans, après viendra celle des lieux de pouvoir.
Dans ces cas là, je pense à Jacques Bainville : vous aurez les conséquences. Il est dans l'ordre des choses que quarante ans de politiques idiotes aient pour conséquence un désastre.
Beaucoup de signes montrent que les penseurs de la conquête musulmane visent aujourd'hui l'université, et, pour le pays qui nous préoccupe, l'université française. Ils sont cohérents dans leur stratégie : après avoir encouragé l'invasion par les ventres des femmes, il est tout naturel que l'étape suivante soit l'invasion de l'enseignement supérieur par tous ces jeunes musulmans, après viendra celle des lieux de pouvoir.
Dans ces cas là, je pense à Jacques Bainville : vous aurez les conséquences. Il est dans l'ordre des choses que quarante ans de politiques idiotes aient pour conséquence un désastre.
vendredi, septembre 11, 2015
Nous avons les conséquences
Jacques Bainville avait coutume d'écrire, à propos des politiques idiotes : «Vous aurez les conséquences».
Hé bien voilà, après cinquante ans de politiques toutes plus connes les unes que les autres, nous avons les conséquences.
Nous avons laissé se développer le socialisme comme un cancer moral et économique : nous avons un population d'assistés et une économie dévastée.
Nous avons laissé croitre et embellir le nihilisme des beaux parleurs : nous avons François, Najat et Christiane.
Nous n'avons pas ri au nez du multiculturalisme, aussi absurde que le racisme hitlérien : nous avons la guerre raciale et religieuse qui couve à petit feu.
Nous n'avons pas combattu l'européisme : nous avons Merkel aux commandes.
Mais l'essentiel est sauf : une génération a «joui sans entraves», s'étant dispensée de son propre chef de son devoir d'héritage et de transmission.
Tirons nous les leçons des erreurs du passé ? Pas sûr.
Hé bien voilà, après cinquante ans de politiques toutes plus connes les unes que les autres, nous avons les conséquences.
Nous avons laissé se développer le socialisme comme un cancer moral et économique : nous avons un population d'assistés et une économie dévastée.
Nous avons laissé croitre et embellir le nihilisme des beaux parleurs : nous avons François, Najat et Christiane.
Nous n'avons pas ri au nez du multiculturalisme, aussi absurde que le racisme hitlérien : nous avons la guerre raciale et religieuse qui couve à petit feu.
Nous n'avons pas combattu l'européisme : nous avons Merkel aux commandes.
Mais l'essentiel est sauf : une génération a «joui sans entraves», s'étant dispensée de son propre chef de son devoir d'héritage et de transmission.
Tirons nous les leçons des erreurs du passé ? Pas sûr.
mercredi, août 05, 2015
Doit-on le dire ? (J. Bainville)
Recueil des chroniques de Jacques Bainville dans Candide.
Bainville écrit la langue de tout le monde comme personne (ce n'est pas de moi !).
Je vous cadre tout de suite le personnage.
Fin 1918, il écrit : «L'Allemagne sera sociale et nationale. D'ailleurs cette république des Allemands unis, productive et deux fois plus peuplée que la France, restera-t-elle une république ?» Bref, nos chroniqueurs peuvent aller se rhabiller, même Zemmour, le moins mauvais d'entre eux, ne lui arrive pas à la cheville.
Bien sûr, certains propos sont datés. Mais d'autres sont un délice d'actualité. L'article sur socialiste, qui est à la fois une religion et un métier, paraît écrit pour Peillon, Belkacem, Valls, Hollande, Rebsamen et compagnie. Zemmour cite d'ailleurs ce court passage :
«On se moquait autrefois du paysan qui disait avec naïveté lorsqu'on lui demandait ce que faisait son fils:
- Mon fils, il a une bonne place de curé.
- Il y a maintenant des bonnes places de socialistes.»
Mais plutôt qu'un long discours je vous laisse avec cette chronique de 1924 :
LE VEAU D'OR DÉMOCRATIQUE
On chante à l'Opéra que le Veau d' or est toujours debout. Le Veau d'or de l'Histoire sainte, c'est ce qu'on appelle aujourd'hui la finance internationale. Or, la finance tout court est abhorrée par les socialistes qui se respectent, comme une forme de l'odieux capital. Mais lorsqu'elle devient internationale, le culte en est imposé par les prolétaires conscients.
S'il y a dans le monde des suppôts du capitalisme, ce sont les banquiers qu'on a réunis à l'hôtel Astoria sous le nom d'experts. Ces gaillards-là représentent les plus gros établissements de crédit du monde entier. Ils remuent à la pelle non de vulgaires monnaies de papier, mais d'authentiques dollars. Leurs usages sont ceux du prêt à intérêts. Enfin, ce sont de véritables requins. Quant à leurs opinions, il n'y a même pas besoin de leur demander ce qu'ils pensent du bolchevisme.
Cependant, plus on est de gauche et plus on admire l'oeuvre des experts. Pierpont Morgan est arrivé à Paris pour négocier l'emprunt de la Reichsbank. Voilà la bonne doctrine socialiste ! Le cartel des gauches le couvre de fleurs et l'invoque contre Poincaré et le Bloc national. En somme, toute cette affaire prouve que l'argent est roi. On ne médit du vil métal que pour l'adorer. C'est comme l'épargne qu'on recommande aux citoyens ainsi qu'une vertu louable et nécessaire, que tous les candidats promettent d'encourager et de défendre, et qu'on persécute d'autre part sous le nom de richesse acquise, comme si, pour acquérir de la richesse, il ne fallait pas d'abord épargner. Nietzsche disait que la liberté est une idée d'esclaves. Tout se passe comme si le respect de la ploutocratie était une conception de socialistes. Le résultat, c'est qu'on charge maintenant les banquiers de décider du sort des peuples par dessus la tête de leurs gouvernements. C'est ce qu'on appelle la démocratie et l'on est un réactionnaire quand on se permet de douter que ce soit un progrès.
Bainville écrit la langue de tout le monde comme personne (ce n'est pas de moi !).
Je vous cadre tout de suite le personnage.
Fin 1918, il écrit : «L'Allemagne sera sociale et nationale. D'ailleurs cette république des Allemands unis, productive et deux fois plus peuplée que la France, restera-t-elle une république ?» Bref, nos chroniqueurs peuvent aller se rhabiller, même Zemmour, le moins mauvais d'entre eux, ne lui arrive pas à la cheville.
Bien sûr, certains propos sont datés. Mais d'autres sont un délice d'actualité. L'article sur socialiste, qui est à la fois une religion et un métier, paraît écrit pour Peillon, Belkacem, Valls, Hollande, Rebsamen et compagnie. Zemmour cite d'ailleurs ce court passage :
«On se moquait autrefois du paysan qui disait avec naïveté lorsqu'on lui demandait ce que faisait son fils:
- Mon fils, il a une bonne place de curé.
- Il y a maintenant des bonnes places de socialistes.»
Mais plutôt qu'un long discours je vous laisse avec cette chronique de 1924 :
LE VEAU D'OR DÉMOCRATIQUE
On chante à l'Opéra que le Veau d' or est toujours debout. Le Veau d'or de l'Histoire sainte, c'est ce qu'on appelle aujourd'hui la finance internationale. Or, la finance tout court est abhorrée par les socialistes qui se respectent, comme une forme de l'odieux capital. Mais lorsqu'elle devient internationale, le culte en est imposé par les prolétaires conscients.
S'il y a dans le monde des suppôts du capitalisme, ce sont les banquiers qu'on a réunis à l'hôtel Astoria sous le nom d'experts. Ces gaillards-là représentent les plus gros établissements de crédit du monde entier. Ils remuent à la pelle non de vulgaires monnaies de papier, mais d'authentiques dollars. Leurs usages sont ceux du prêt à intérêts. Enfin, ce sont de véritables requins. Quant à leurs opinions, il n'y a même pas besoin de leur demander ce qu'ils pensent du bolchevisme.
Cependant, plus on est de gauche et plus on admire l'oeuvre des experts. Pierpont Morgan est arrivé à Paris pour négocier l'emprunt de la Reichsbank. Voilà la bonne doctrine socialiste ! Le cartel des gauches le couvre de fleurs et l'invoque contre Poincaré et le Bloc national. En somme, toute cette affaire prouve que l'argent est roi. On ne médit du vil métal que pour l'adorer. C'est comme l'épargne qu'on recommande aux citoyens ainsi qu'une vertu louable et nécessaire, que tous les candidats promettent d'encourager et de défendre, et qu'on persécute d'autre part sous le nom de richesse acquise, comme si, pour acquérir de la richesse, il ne fallait pas d'abord épargner. Nietzsche disait que la liberté est une idée d'esclaves. Tout se passe comme si le respect de la ploutocratie était une conception de socialistes. Le résultat, c'est qu'on charge maintenant les banquiers de décider du sort des peuples par dessus la tête de leurs gouvernements. C'est ce qu'on appelle la démocratie et l'on est un réactionnaire quand on se permet de douter que ce soit un progrès.
mardi, juin 23, 2015
Pêle-mêle : Zemmour, Bainville, Besançon et compagnie
Qu'il est triste d'avoir raison
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«Nietzsche disait que la liberté est une idée d'esclaves. Tout se passe comme si le respect de la ploutocratie était une conception des socialistes. Le résultat, c'est qu'on charge maintenant les banquiers de décider du sort des peuples par-dessus la tête de leurs gouvernements. C'est ce qu'on appelle la démocratie. Et l'on est un réactionnaire quand on se permet de douter que ce soit un progrès.»
On lit ces phrases plusieurs fois. On sourit, incrédule, en regardant la date de publication: 1924.
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Le Sisyphe grec va-t-il continuer à rouler l’Euro ?
Pourquoi le boycott d'Israël est inacceptable
Thibault de Montbrial : «Une fraction de la jeunesse française combat son propre pays»
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Dans votre livre, vous comparez la situation à celle de 1914 «lorsque les dirigeants et les peuples marchaient vers la guerre sans prendre la pleine mesure de ce qui se préparait». Faisons-nous preuve de naïveté ?
Notre continent a bénéficié d'une situation tout à fait exceptionnelle sur le plan historique : 70 ans de paix.
Nos élites (politiques, administratives, économiques, médiatiques…) sont aujourd'hui constituées par la troisième génération de citoyens qui n'ont pas connu de guerre.
Petit à petit, la nécessité de se défendre, le rapport à la violence et à la mort, l'idée même que l'on puisse s'en prendre à un système politique dont nous nous sommes persuadés que sa suprématie morale nous protégerait, nous ont conduit à perdre de vue l'idée que nous pouvions être attaqués. En ce sens, oui, notre société a fait preuve d'une naïveté considérable.
[Ajout personnel ,extrait de l'article Julien Freund de Wikipedia :
Pierre-André Taguieff dans son ouvrage sur Julien Freund rapporte un dialogue entre Jean Hyppolite et Julien Freund lors de la soutenance de thèse en 1965 de ce dernier. Hyppolite dit :
« Sur la question de la catégorie de l'ami-ennemi, si vous avez vraiment raison, il ne me reste plus qu'à aller cultiver mon jardin. »
Freund répliqua :
« Écoutez, Monsieur Hyppolite, vous avez dit […] que vous aviez commis une erreur à propos de Kelsen. Je crois que vous êtes en train de commettre une autre erreur, car vous pensez que c'est vous qui désignez l'ennemi, comme tous les pacifistes. Du moment que nous ne voulons pas d'ennemis, nous n'en aurons pas, raisonnez-vous. Or c'est l'ennemi qui vous désigne. Et s'il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d'amitiés. Du moment qu'il veut que vous soyez son ennemi, vous l'êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin. »
Hyppolite répondit :
« Dans ce cas, il ne me reste plus qu'à me suicider. »
P.-A. Taguieff cite ensuite le commentaire critique fait par Raymond Aron à propos de Jean Hyppolite et rapporté par Julien Freund :
« Votre position est dramatique et typique de nombreux professeurs. Vous préférez vous anéantir plutôt que de reconnaître que la politique réelle obéit à des règles qui ne correspondent pas à vos normes idéales. » ]
************
Mon grand-père ce héros : François Hollande au Mont Valérien
************
Mais voilà que la dame [Julie Gayet] aide un vieillard chenu tout sourire, à sortir d’une voiture pour l’installer sur une chaise roulante qu’elle va se mettre à pousser. Le commentateur nous dit qu’il s’agit de son grand-père, ancien résistant de 93 ans. La presse du lendemain, un peu goguenarde, qualifiera la séquence d’alibi pour justifier la présence de Madame Gayet à la cérémonie.
Le problème c’est qu’il a une sacrée gueule l’alibi. Alain Gayet, encore écolier, a rejoint Londres pour s’engager dans la France Libre le 1er juillet 1940, il avait 17 ans. Il fera absolument toutes les campagnes de la France Libre de Dakar à Berchtesgaden.
Compagnon de la Libération par décret du 17 novembre 1945. Ils étaient 1038 Compagnons comme lui. Il en reste 9 aujourd’hui, le dernier d’entre eux à quitter ce monde reposera dans la crypte du Mont-Valérien. Alain Gayet est de cet ultime carré.
[...]
Alors ravalant ricanements et quolibets, on rectifie la position et on salue. Normal.
Laissons quand même le dernier mot à cet ami jamais en retard d’une méchanceté : « Bien sûr, la présence de Julie Gayet était légitime, mais François Hollande qu’est-ce qu’il foutait là ? »
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«Catholiques et musulmans, la même humanité, pas la même religion»
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Faut-il donner au culte musulman les églises désaffectées ?
J'ai lu une phrase extraordinaire de Mgr Dubost, évêque d'Évry. Il a dit: «Dans le principe, je préférerais que des églises désaffectées soient transformées en mosquée plutôt qu'en restaurants.» Cet évêque catholique considère donc qu'il n'est pas bon que les gens puissent se réjouir en se retrouvant ensemble au restaurant. Il trouve plus beau, plus sublime et plus digne que des personnes rendent un culte à une religion qu'en principe, comme évêque catholique, il considère comme fausse. Cette phrase gomme l'incompatibilité entre islam et catholicisme. Elle témoigne d'une sorte de malveillance à l'encontre d'une population qui choisirait de transformer son ancien lieu de culte pour se réjouir innocemment au restaurant plutôt que de le confier aux musulmans. Cette phrase est prodigieuse.
Les catholiques sont naïfs sur l'islam ?
Il est normal que les catholiques aient le plus grand respect pour les musulmans comme ils doivent en avoir pour tout un chacun. Vis-àvis de l'islam comme religion, il y a des formulations un peu étranges. «Nous respectons la religion musulmane», entend-on souvent. Qu'on respecte les hommes oui, c'est normal, mais autre chose est de respecter une religion qui nie le christianisme et qui le fait très franchement et qui a le droit de le faire. C'est le droit des musulmans de penser que l'Église nous trompe et se trompe mais que l'Église loue et respecte l'islam pour cela c'est un peu déroutant. Cela ne date pas d'hier. Durant le concile Vatican II la déclaration Nostra Aetate semble déjà donner une préférence à l'islam par rapport aux autres religions non chrétiennes et aux agnostiques de notre monde. Cela est paradoxal parce que les autres religions non chrétiennes ont une chance de devenir chrétiennes un jour. C'est ce qu'on appelle la praeparatio evangelica.
La religion gréco-romaine est devenue chrétienne. Les religions germaniques et certaines religions asiatiques sont dans ce cas. Mais l'islam n'est pas une praeparatio evangelica. Au contraire, l'expérience de quinze siècles montre que les conversions de l'islam vers le christianisme n'ont pas été faciles. On a vu d'innombrables conversions du christianisme vers l'islam, mais l'inverse est très rare. Ce qu'on a surtout vu c'étaient des affrontements très violents où les musulmans chassaient de chez eux les chrétiens et où les chrétiens expulsaient les musulmans. On a expulsé les musulmans d'Espagne, de Malte, des Balkans, et de leur côté les musulmans ont converti l'Afrique du Nord et aujourd'hui ils expulsent les chrétiens des régions qui sont les plus vieilles de la chrétienté.
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«Nietzsche disait que la liberté est une idée d'esclaves. Tout se passe comme si le respect de la ploutocratie était une conception des socialistes. Le résultat, c'est qu'on charge maintenant les banquiers de décider du sort des peuples par-dessus la tête de leurs gouvernements. C'est ce qu'on appelle la démocratie. Et l'on est un réactionnaire quand on se permet de douter que ce soit un progrès.»
On lit ces phrases plusieurs fois. On sourit, incrédule, en regardant la date de publication: 1924.
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Le Sisyphe grec va-t-il continuer à rouler l’Euro ?
Pourquoi le boycott d'Israël est inacceptable
Thibault de Montbrial : «Une fraction de la jeunesse française combat son propre pays»
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Dans votre livre, vous comparez la situation à celle de 1914 «lorsque les dirigeants et les peuples marchaient vers la guerre sans prendre la pleine mesure de ce qui se préparait». Faisons-nous preuve de naïveté ?
Notre continent a bénéficié d'une situation tout à fait exceptionnelle sur le plan historique : 70 ans de paix.
Nos élites (politiques, administratives, économiques, médiatiques…) sont aujourd'hui constituées par la troisième génération de citoyens qui n'ont pas connu de guerre.
Petit à petit, la nécessité de se défendre, le rapport à la violence et à la mort, l'idée même que l'on puisse s'en prendre à un système politique dont nous nous sommes persuadés que sa suprématie morale nous protégerait, nous ont conduit à perdre de vue l'idée que nous pouvions être attaqués. En ce sens, oui, notre société a fait preuve d'une naïveté considérable.
[Ajout personnel ,extrait de l'article Julien Freund de Wikipedia :
Pierre-André Taguieff dans son ouvrage sur Julien Freund rapporte un dialogue entre Jean Hyppolite et Julien Freund lors de la soutenance de thèse en 1965 de ce dernier. Hyppolite dit :
« Sur la question de la catégorie de l'ami-ennemi, si vous avez vraiment raison, il ne me reste plus qu'à aller cultiver mon jardin. »
Freund répliqua :
« Écoutez, Monsieur Hyppolite, vous avez dit […] que vous aviez commis une erreur à propos de Kelsen. Je crois que vous êtes en train de commettre une autre erreur, car vous pensez que c'est vous qui désignez l'ennemi, comme tous les pacifistes. Du moment que nous ne voulons pas d'ennemis, nous n'en aurons pas, raisonnez-vous. Or c'est l'ennemi qui vous désigne. Et s'il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d'amitiés. Du moment qu'il veut que vous soyez son ennemi, vous l'êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin. »
Hyppolite répondit :
« Dans ce cas, il ne me reste plus qu'à me suicider. »
P.-A. Taguieff cite ensuite le commentaire critique fait par Raymond Aron à propos de Jean Hyppolite et rapporté par Julien Freund :
« Votre position est dramatique et typique de nombreux professeurs. Vous préférez vous anéantir plutôt que de reconnaître que la politique réelle obéit à des règles qui ne correspondent pas à vos normes idéales. » ]
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Mon grand-père ce héros : François Hollande au Mont Valérien
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Mais voilà que la dame [Julie Gayet] aide un vieillard chenu tout sourire, à sortir d’une voiture pour l’installer sur une chaise roulante qu’elle va se mettre à pousser. Le commentateur nous dit qu’il s’agit de son grand-père, ancien résistant de 93 ans. La presse du lendemain, un peu goguenarde, qualifiera la séquence d’alibi pour justifier la présence de Madame Gayet à la cérémonie.
Le problème c’est qu’il a une sacrée gueule l’alibi. Alain Gayet, encore écolier, a rejoint Londres pour s’engager dans la France Libre le 1er juillet 1940, il avait 17 ans. Il fera absolument toutes les campagnes de la France Libre de Dakar à Berchtesgaden.
Compagnon de la Libération par décret du 17 novembre 1945. Ils étaient 1038 Compagnons comme lui. Il en reste 9 aujourd’hui, le dernier d’entre eux à quitter ce monde reposera dans la crypte du Mont-Valérien. Alain Gayet est de cet ultime carré.
[...]
Alors ravalant ricanements et quolibets, on rectifie la position et on salue. Normal.
Laissons quand même le dernier mot à cet ami jamais en retard d’une méchanceté : « Bien sûr, la présence de Julie Gayet était légitime, mais François Hollande qu’est-ce qu’il foutait là ? »
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«Catholiques et musulmans, la même humanité, pas la même religion»
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Faut-il donner au culte musulman les églises désaffectées ?
J'ai lu une phrase extraordinaire de Mgr Dubost, évêque d'Évry. Il a dit: «Dans le principe, je préférerais que des églises désaffectées soient transformées en mosquée plutôt qu'en restaurants.» Cet évêque catholique considère donc qu'il n'est pas bon que les gens puissent se réjouir en se retrouvant ensemble au restaurant. Il trouve plus beau, plus sublime et plus digne que des personnes rendent un culte à une religion qu'en principe, comme évêque catholique, il considère comme fausse. Cette phrase gomme l'incompatibilité entre islam et catholicisme. Elle témoigne d'une sorte de malveillance à l'encontre d'une population qui choisirait de transformer son ancien lieu de culte pour se réjouir innocemment au restaurant plutôt que de le confier aux musulmans. Cette phrase est prodigieuse.
Les catholiques sont naïfs sur l'islam ?
Il est normal que les catholiques aient le plus grand respect pour les musulmans comme ils doivent en avoir pour tout un chacun. Vis-àvis de l'islam comme religion, il y a des formulations un peu étranges. «Nous respectons la religion musulmane», entend-on souvent. Qu'on respecte les hommes oui, c'est normal, mais autre chose est de respecter une religion qui nie le christianisme et qui le fait très franchement et qui a le droit de le faire. C'est le droit des musulmans de penser que l'Église nous trompe et se trompe mais que l'Église loue et respecte l'islam pour cela c'est un peu déroutant. Cela ne date pas d'hier. Durant le concile Vatican II la déclaration Nostra Aetate semble déjà donner une préférence à l'islam par rapport aux autres religions non chrétiennes et aux agnostiques de notre monde. Cela est paradoxal parce que les autres religions non chrétiennes ont une chance de devenir chrétiennes un jour. C'est ce qu'on appelle la praeparatio evangelica.
La religion gréco-romaine est devenue chrétienne. Les religions germaniques et certaines religions asiatiques sont dans ce cas. Mais l'islam n'est pas une praeparatio evangelica. Au contraire, l'expérience de quinze siècles montre que les conversions de l'islam vers le christianisme n'ont pas été faciles. On a vu d'innombrables conversions du christianisme vers l'islam, mais l'inverse est très rare. Ce qu'on a surtout vu c'étaient des affrontements très violents où les musulmans chassaient de chez eux les chrétiens et où les chrétiens expulsaient les musulmans. On a expulsé les musulmans d'Espagne, de Malte, des Balkans, et de leur côté les musulmans ont converti l'Afrique du Nord et aujourd'hui ils expulsent les chrétiens des régions qui sont les plus vieilles de la chrétienté.
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