jeudi, octobre 03, 2019
Texte intégral du discours d’Eric Zemmour à la Convention de la Droite
En lisant ce discours de haute tenue, encore plus qu'en l'entendant, je comprends pourquoi les maitres censeurs veulent faire taire Eric Zemmour : le talent de cet homme est dangereux.
Le reproche que je lui fais, moi qui l'apprécie, est l'exhaustivité de son désespoir : le désespoir n'est pas français. Jeanne d'Arc n'a pas désespéré, De Gaulle n'a pas désespéré. Certes, leur situation était moins grave qu'aujourd'hui : le peuple français n'était pas menacé de disparition, seulement de servitude.
L'espoir français, c'est le christianisme. La France est chrétienne jusqu'au fond des tripes, elle ne redeviendra elle-même qu'en redécouvrant le Christ. Bien sûr, ce n'est pas avec l'Eglise du pape franc-maçon Bergoglio et des bourgeois cathos du XVIème qui votent Macron que cette conversion arrivera, c'est un autre motif de désespoir. Mais l'espérance est une flamme qui ne s'éteint pas.
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« Bonjour. Ah oui, vous êtes nombreux quand même ! Je… je ne m’y attendais pas, on m’avait prévenu mais je n’y croyais pas. Tous ces gens qui viennent quand on leur parle de convention des droites, d’union des droites, de rassemblement de toutes les droites, de rassemblement populaire et même – qui sait ? – populiste, d’alliance entre le Rassemblement National et les Républicains et même de rassemblement des populistes avec des dissidents de France Insoumise, donc tous ces mots interdits, impossibles. On m’avait dit que les gens aimaient les chimères, mais je ne croyais pas que ce fût à ce point.
Non, vous vous croyez où franchement ? Aux États-Unis ? En Hongrie ? En Pologne ? En Italie ? En Autriche ? Non mais vous croyez vraiment que vous allez échapper au second tour Marine-Macron et à la réélection de Macron ?
Vous n’êtes pas sérieux, pas raisonnables, vous n’y croyez pas quand même ? Je sais que Joseph de Mestre disait que le peuple français était le plus facile à tromper, le plus difficile à détromper, le plus puissant à tromper les autres, mais enfin quand même ! C’est réglé, c’est plié, vous êtes venus pour rien. Circulez, il n’y a rien à voir ! Vous savez que vous êtes en France quand même et qu’en France on a la droite la plus bête du monde. Vous savez quand même que c’est breveté dans le monde entier. On est le pays des droits de l’homme et la droite la plus bête du monde. Ça va ensemble.
Non, vraiment, vous n’êtes pas raisonnables. Et puis, j’ai bien lu le thème de la Convention : « Comment trouver une alternative au progressisme ? » Comment et pourquoi chercher une alternative au progressisme ? N’entendez-vous pas dans ce terme doux le nom de progrès ? Songez-vous au sort de nos ancêtres paysans qui souffraient de la famine et à Louis XIV martyrisé par les médecins de Molière ?
Non, vous n’êtes pas sérieux, pas raisonnables. Le progrès, c’est la grande affaire de notre temps, la grande religion de notre temps. Autre chose que Jésus Christ ou Moïse. Et depuis deux siècles, vous vous rendez compte ? Comment refuser le progrès qui nous tend les bras ? Comment ne pas louer cette magnifique révolution industrielle qui a permis la boucherie de Verdun ? Comment ne pas louer cette science qui nous a donné la bombe atomique ? Comment ne pas s’extasier devant la sublime Révolution française qui a donné la Terreur et ces lendemains qui chantent communistes qui ont donné le goulag ? Oui, franchement, comment ne pas être progressiste ?
Ah, il faut dire qu’on a longtemps hésité. Il y avait de quoi. À côté de ces massacres, si progressistes, il y avait aussi les antibiotiques, la pénicilline, la sécurité sociale et la cortisone pour la voix.
Mais depuis quelques décennies, la moindre hésitation n’est plus possible. Le progressisme n’est plus discutable. Le règne de l’individu libre a abattu les vieilles barrières entre les humains et les anciens préjugés. Le patriarcat est mort et les femmes sont libérées de millénaires d’oppression. Les esclaves ont été sortis de leurs fers, Caroline de Haas et Rokhaya Diallo sont reines du monde. C’est quand même autre chose que Bonaparte et Victor Hugo.
La mondialisation heureuse a fait sortir des centaines de millions de Chinois ou d’Africains de la misère. Et tant pis si elle a fait plonger des dizaines de millions d’Occidentaux dans la pauvreté et le chômage. Chacun son tour. Après tout, les ouvriers blancs ont bien profité de la colonisation et de l’échange inégal. Il n’est que justice qu’ils paient.
Les beautés du progrès le plus récent me laissent chaque jour plus ébahi.
Comment ne pas être séduits par ce vent de liberté qui règne sur la France et sur l’Occident ? Comment ne pas approuver toutes ces lois qui sanctionnent la pensée et la parole car on est bien plus libre en pensant bien et en taisant des pensées mauvaises ?
Comment ne pas être heureux de voir ces hommes au système pileux abondant qui peuvent enfin avouer leur vraie nature de femme, de voir ces femmes qui n’ont plus besoin du contact dégoûtant des hommes pour faire des bébés, de voir ces mères qui n’ont plus besoin d’accoucher pour être mère ? Comme dit la magnifique Agnès Buzyn, « une femme peut être un père ».
Comment ne pas être emporté par le niveau brillant des copies de ces innombrables bacheliers qui s’amoncellent chaque année ?
Comment repousser le charme entêtant de ce langage inclusif avec tous ces petits points qui ressemble au petit train de notre enfance ?
Comment ne pas goûter l’inventivité verbale de nos maîtres : « féminicide », « préjugé genré », « lutte intersectionnelle », « femme racisée » ? Ce sabir magnifique que seuls des ringards refusent d’adopter.
Comment ne pas être ébloui par l’élégance des tenues de notre ministre préférée, Sibeth N’Diaye, sommet de la distinction française ?
Comment ne pas se pâmer devant un art contemporain dont la beauté renvoie aux poubelles de l’histoire tous nos grands peintres du passé ?
Et comment ne pas s’extasier devant la plume si élégante d’une Christine Angot qui fait passer Voltaire et Stendhal pour d’obscurs tâcherons ?
Oui, sans oublier le génie de nos architectes d’aujourd’hui à côté de qui Gabriel ou Lebrun sont des besogneux académiques.
Non, vraiment, vous n’êtes pas raisonnables. Mais, parce que je me suis déplacé et que vous êtes nombreux, je peux quand même essayer de vous aider.
Pour trouver une alternative au progressisme, il faudrait d’abord le définir. Enfin, c’est ainsi qu’on nous apprenait jadis à travailler. Je vous propose une définition :
Progressisme : la religion du progrès, un millénarisme qui fait de l’individu un dieu et de ses volontés jusqu’aux caprices un droit sacré et divin.
Le progressisme est un matérialisme divinisé qui croit que les hommes sont des êtres indifférenciés, interchangeables, sans sexes ni racines, des êtres entièrement construits comme des Lego et qui peuvent être donc déconstruits par des démiurges.
Le progressisme est un messianisme sécularisé, comme le furent le jacobinisme, le communisme, le fascisme, le nazisme, le néolibéralisme ou le droit-de-l’hommisme.
Le progressisme est une révolution. D’ailleurs, souvenez-vous, le livre de campagne de notre cher Président s’appelait Révolution. Une révolution ne supporte aucun obstacle, aucun retard, aucun état d’âme. Robespierre nous a appris qu’il fallait tuer les méchants. Lénine et Staline ont rajouté qu’il fallait aussi tuer les gentils.
La société progressiste au nom de la liberté est une société liberticide. Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Le cri de Saint-Just est toujours à son programme. Depuis les Lumières, depuis la Révolution française, depuis la révolution de 17, jusqu’à même la IIIe République avec ses radicaux franc-macs, jusqu’à aujourd’hui, c’est toujours le même progressisme : la liberté, c’est pour eux, pas pour les autres. La liberté, eux seuls peuvent l’apprécier et en user. La liberté, eux seuls en sont dignes.
Nous croyons être sortis de cet engrenage funeste, alors que nous y sommes rentrés. C’est que notre dictature a pris des couleurs inusitées et que nos maîtres ont eu l’habileté de conserver les formes de la démocratie pour mieux les vider de l’intérieur.
Pour servir ce pouvoir tyrannique et nous imposer cette idéologie diversitaire, comme l’appelle joliment mon ami Bock-Côté, on a mis en place un appareil de propagande qui réunit la télévision, la radio, le cinéma, la publicité, sans oublier les chiens de garde d’Internet. Son efficacité fait passer Goebbels pour un modeste artisan et Joseph Staline pour un débutant timoré.
Le progressisme, c’est l’omniprésence de la parole soi-disant libre, servie par une technologie d’une puissance de diffusion jamais vue dans l’histoire mais en même temps, comme ils aiment dire, un appareil répressif de plus en plus sophistiqué pour la canaliser et la censurer.
D’un côté, les libéraux et le marché ont ouvert nos pays aux grands vents du libre-échange mondialisé, abattant frontières et petits commerces, transformant les anciens citoyens en consommateurs individualistes et quasi hystériques, soumis aux injonctions des publicitaires et des grandes entreprises.
De l’autre, l’extrême-gauche a troqué son marxisme et son bréviaire de la lutte des classes pour la sainte cause des minorités, qu’elles soient sexuelles ou ethniques, et a remplacé la rue et les barricades par les prétoires.
Les juges, conditionnés par la propagande de gauche dès l’école de la magistrature, sont devenus les relais et souvent les complices des associations diverses à qui ils servent de bras armés pour racketter les dissidents et terroriser la majorité autrefois silencieuse et aujourd’hui tétanisée.
Tous ceux qui se sentaient à l’étroit dans l’ancienne société régie par le catholicisme et le Code civil, tous ceux à qui on avait fait miroiter une libération et qui y avaient légitimement cru, les femmes, les jeunes, les homosexuels, les basanés, les juifs, les protestants, les athées, tous ceux qui se sentaient une minorité mal vue au sein de la majorité des mâles blancs hétérosexuels catholiques et qui ont joyeusement déboulonné la statue au rythme saccadé des déhanchements de Mick Jagger, tous ceux-là ont été les idiots utiles d’une guerre d’extermination de l’homme blanc hétérosexuel.
Non pas un mouvement de libération des femmes. Non pas un combat pour l’égalité entre hommes et femmes. Non pas même un abaissement de tous les mâles au nom d’une revanche universelle contre le patriarcat. Rien de tout cela.
Le seul ennemi à abattre, c’était l’homme blanc hétérosexuel catholique.
Le seul à qui on fait porter le poids du péché mortel de la colonisation, de l’esclavage, de la pédophilie, du capitalisme, du saccage de la planète, le seul à qui on interdit les comportements les plus naturels de la virilité depuis la nuit des temps au nom de la nécessaire lutte contre les préjugés de genre, le seul à qui on arrache son rôle de père, le seul qu’on transforme au mieux en seconde mère ou au pire en gamète, le seul qu’on accuse de violences conjugales, le seul qu’on balance comme un porc.
On voue aux gémonies un Bernard Pivot parce qu’il évoque sa jeunesse éprise de jolies Suédoises et on pardonne tout au rappeur qui insulte et appelle au viol, voire au meurtre des femmes blanches.
Je vous invite à lire la prose des indigénistes, des féministes racisées, des luttes intersectionnelles qui gangrènent nos facs après avoir pourri les plus grandes universités américaines. Que disent-elles ? Qu’elles sont d’abord noires ou arabes ou musulmanes. Qu’elles appartiennent à leur race – oui, oui, elles, elles ont le droit d’employer le mot -, à leur religion – l’islam -, à leur pays – en tout cas celui de leurs parents. Qu’elles n’ont que faire d’une solidarité avec des femmes qui sont d’abord pour elles des femmes françaises, des bourgeoises et surtout des Blanches. Que leurs hommes sont ce qu’ils sont, avec leurs défauts, leurs énormes préjugés de genre, et même leurs violences. Mais qu’ils sont ainsi non parce qu’ils sont des hommes, mais parce qu’ils ont été dominés et asservis par l’homme blanc. Que leur seul ennemi est l’homme blanc. Et qu’elles ont besoin de leurs hommes pour l’abattre.
Celles-là ont compris l’évolution du rapport de force. L’homme blanc hétérosexuel catholique n’est pas attaqué parce qu’il est trop fort, mais parce qu’il est trop faible, non parce qu’il est assez tolérant, mais parce qu’il l’est trop. C’est le faible et humaniste Louis XVI qu’on guillotine, pas l’inflexible et puissant Louis XIV.
Il faut donc sonner l’hallali, achever la bête blessée. Cioran nous avait prévenus : « Tant qu’une nation a conscience de sa supériorité, elle est farouche et respectée. Dès qu’elle ne l’a plus, elle s’humanise et ne compte plus. »
Tant que les féministes blanches continuent de les rejoindre dans ce seul combat contre l’homme blanc hétérosexuel, elles sont les bienvenues. De même pour les mouvements homosexuels, LGBTQ et autres XYZ. Dès que tous ceux-là ne veulent plus se cantonner à cette seule lutte à mort entre les races et les religions, ils redeviennent, tels le carrosse de Cendrillon redevenant citrouille, que des sales Blanches bourgeoises.
Formidable, exceptionnelle réussite ! Nos progressistes, si brillants, si arrogants, si férus d’avenir et se souciant du passé comme de leur dernier iPhone, qui croyaient avoir dépassé le stade archaïque de la guerre des nations et de la guerre des classes, nous ont ramenés à la guerre des races et à la guerre des religions. Ils ont ramené l’avenir à Charles Martel et au siège de Vienne de 1683, ils ont ramené l’avenir à la guerre du feu.
Nous sommes ainsi pris entre l’enclume et le marteau de deux universalismes qui écrasent nos nations, nos peuples, nos territoires, nos traditions, nos modes de vie, nos cultures : d’un côté, l’universalisme marchand qui, au nom des droits de l’homme, asservit nos cerveaux pour les transformer en zombies déracinés ; de l’autre, l’universalisme islamique qui tire profit très habilement de notre religion des droits de l’homme pour protéger son opération d’occupation et de colonisation de portions du territoire français qu’il transforme peu à peu, grâce au poids du nombre et de la loi religieuse, en enclaves étrangères, en ce que l’écrivain algérien Boualem Sansal, qui a vu les islamistes en Algérie opérer ainsi dans les années 80, appelle des « Républiques islamiques en herbe ».
L’universalisme droits-de-l’hommiste nous empêche de nous défendre au nom d’un individualisme borné qui ne voit pas que ce ne sont pas des individus qui sont en cause mais des grandes masses, que ce sont des civilisations qui s’affrontent sur notre sol dans un combat millénaire et non pas des individus qui se côtoient dans le court laps de leur vie sur terre. Ces soi-disant libéraux ont oublié la leçon d’un de leurs maîtres les plus réputés, Benjamin Constant, qui disait : « Tout est moral chez les individus, tout est physique dans les masses. Un individu est libre parce qu’il n’a en face de lui que d’autres individus de même force. Dès qu’il entre dans une masse, il n’est plus libre. »
Ces deux universalismes sont à la fois rivaux et complices. Le marché s’adapte à tout tant qu’il peut faire du profit. Il a placé ses hommes à la tête de l’État pour utiliser son monopole de la contrainte légitime comme bras armé. Ainsi l’État français, qui fut le génie bienveillant des populations françaises, qui le protégeait des féodaux et des prédateurs étrangers, qui fit de ce peuple rassemblé sur le territoire entre la Méditerranée et l’Atlantique la grande nation crainte dans toute l’Europe et le monde entier, est devenu, par un retournement incroyable, l’arme de destruction de la nation et l’asservissement de son peuple, du remplacement de son peuple par un autre peuple, une autre civilisation.
Ces deux universalismes, ces deux mondialismes, sont deux totalitarismes.
Puisque nos grandes consciences progressistes, puisque nos médias et jusqu’à notre président de la République lui-même aime tant les années 30, on va leur en donner. On va faire une comparaison avec cette époque.
Nous vivons sous le règne d’un nouveau pacte germano-soviétique. Nos deux totalitarismes s’allient pour nous détruire avant de s’entre-déchirer ensuite. C’est leur objectif commun, leur Graal. Aux libéralistes droits-de-l’hommistes, les métropoles. À l’islam, les banlieues.
Les uns servent pour l’instant de domestiques aux autres : livreurs de pizza, taxis, nounous, cuisines de restaurant et drogues. Les autres protègent leurs domestiques de leurs pouvoirs médiatique et judiciaire contre la détestation sourde de ce peuple français qu’ils vomissent, les uns et les autres, les uns parce qu’ils sont français et pas américains, les autres parce qu’ils sont de culture catholique et pas musulmane.
De nombreux bons esprits ont comparé ces dernières années l’Union européenne à la défunte Union soviétique et l’arme monétaire de la BCE aux chars du Pacte de Varsovie lancés au service de la doctrine Brejnev de la souveraineté limitée. On voit actuellement en Italie, en Angleterre comment les parlements et les juges combattent avec une rare efficacité la volonté des peuples. Le droit et les procédures soi-disant constitutionnels contre la liberté des peuples. On est revenu en plein dans les régimes qui se prétendaient eux aussi démocraties populaires.
Quant à l’islam, nous avons l’embarras du choix. Dans les années 30, les auteurs les plus lucides qui dénonçaient le danger allemand comparaient le nazisme à l’islam. Oui, l’islam, ils disaient l’islam et personne ne leur reprochait de stigmatiser l’islam. À la limite, beaucoup trouvaient qu’ils exagéraient un petit peu. Bien sûr, disaient-ils, le nazisme est parfois un peu raide et intolérant, mais de là à le comparer à l’islam…
Quelques années plus tard, après-guerre, un autre totalitarisme, le communisme, menaçait. Et la même comparaison revint au goût du jour. Maxime Rodinson, un des plus grands spécialistes de l’islam, disait : « C’est un communisme avec Dieu. » Toujours cette même comparaison, cette même obsession, diront certains.
Alors, je sais, on va m’accuser d’islamophobie, j’ai l’habitude. On sait tous que ce concept fumeux d’islamophobie a été inventé pour rendre impossible la critique de l’islam, pour rétablir la notion de blasphème au profit de la seule religion musulmane. Une notion de blasphème abolie, je le rappelle, en 1789. Mais les progressistes qui sacralisent la Révolution ne sont pas à une contradiction près et sont prêts à bazarder un de ses acquis pour protéger leur cher islam.
Ce que nos progressistes ne parviennent pas à comprendre, c’est que l’avenir n’est pas régi par des courbes économiques, mais par des courbes démographiques. Celles-ci sont implacables.
L’Afrique, qui était une terre vide de 100 millions d’habitants en 1900, sera une terre pleine à ras bord de 2 milliards et plus en 2050. L’Europe, qui était alors une terre pleine de 400 millions d’habitants – quatre fois plus – n’est montée qu’à 500 millions – un pour quatre. Le rapport s’est exactement inversé.
À l’époque, le dynamisme démographique de notre continent a permis aux Blancs de coloniser le monde. Ils ont exterminé les Indiens et les Aborigènes, asservi les Africains. Aujourd’hui, nous vivons une inversion démographique qui entraîne une inversion des courants migratoires qui entraîne une inversion de la colonisation. Je vous laisse deviner qui seront leurs Indiens et leurs esclaves. C’est vous.
À chaque vague démographique correspond son drapeau idéologique. La France du XVIIIe siècle – on l’appelle à l’époque la Chine de l’Europe – conquiert le continent avec les droits de l’homme. L’Angleterre du XIXe siècle victorien et ses neuf enfants par famille légitime son impérialisme par la supériorité raciale du Wasp (White Anglo-Saxon Protestant). Les Allemands de la fin du XIXe siècle inventent le pangermanisme – déjà racialiste – puis le nazisme pour légitimer leur poussée vitale vers l’Est.
Cette fois-ci, le vitalisme démographique africain a un drapeau tout trouvé : l’islam. L’islam qui avait déjà été le drapeau de l’Orient contre la Grèce de l’Antiquité, le christianisme, reprend du service. Ah, il n’a pas changé depuis le Moyen Âge, il est prêt à l’emploi pour nous vaincre avec nos droits de l’homme et nous dominer avec sa charia, comme disait le prédicateur al-Qaradawi.
« Nous sommes arrivés aujourd’hui au temps des conséquences et de l’irréparable », disait Drieu la Rochelle dans les années 30. En France, comme dans toute l’Europe, tous nos problèmes sont aggravés – je ne dis pas « créés » mais « aggravés » – par l’immigration : école, logement, chômage, déficits sociaux, dette publique, ordre public, prisons, qualifications professionnelles, urgences aux hôpitaux, drogues ; et tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam. C’est la double peine.
Tous les économistes nous expliquent doctement que l’économie est d’abord une affaire de confiance. Or le grand sociologue américain Robert Putnam a démontré que la confiance entre les gens diminuait au fur et à mesure que la société était moins homogène ethniquement et culturellement. Mais on continue à nous seriner que l’immigration est une richesse. Cherchez l’erreur.
La question qui se pose donc à nous est la suivante : les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? Si oui, ils méritent leur colonisation. Si non, ils devront se battre pour leur libération. Mais comment se battre ? Où se battre ? Sur quoi se battre ?
Se battre comme certains l’ont fait depuis des années, courageusement, avec les vieux mots de la République – la laïcité, l’intégration, l’ordre républicain ? Malheureusement, ces mots n’ont plus de sens. Immigration, intégration, délinquance, incivilité, vivre-ensemble, et même assimilation, République, valeurs républicaines, État de droit, tout cela ne veut plus rien dire. Tout a été retourné, dévoyé, vidé de son sens. Les vieux socialistes comme Jaurès ou Blum n’appelleraient plus République ce que nous appelons aujourd’hui République. Tous ceux qui s’accrochent encore à ce vieux langage républicain sont aussi désuets que le fut Charles X lorsqu’il voulut à l’aube de son règne rétablir le sacre d’antan à la manière de ses ancêtres rois absolus. Il fut ridicule car entre-temps la Révolution et l’Empire avait tout balayé.
Les débats idéologiques contemporains sont comme les chansons d’aujourd’hui : des reprises des tubes des années 80. Laïcité ou liberté, intégration ou assimilation, droit d’asile, ouverture ou fermeture, ils ne correspondent plus à notre époque. Ces questions, ces débats sont dépassés, désuets, obsolètes. Des questions mortes qui errent encore comme les âmes mortes de Gogol.
L’immigration, c’était naguère venir d’un pays étranger pour donner à ses enfants un destin français. Aujourd’hui, les immigrés viennent en France pour continuer à vivre comme au pays. Ils gardent leur histoire, leurs héros, leurs mœurs, leurs prénoms, leurs femmes qu’ils font venir de là-bas, leurs lois qu’ils imposent de gré ou de force aux Français de souche qui doivent se soumettre ou se démettre, c’est-à-dire vivre sous la domination des mœurs islamiques et du halal ou fuir.
Ainsi se comportent-ils comme en terre conquise, comme se sont comportés les Pieds-noirs en Algérie ou les Anglais en Inde : ils se comportent en colonisateurs. Les caïds et leurs bandes s’allient à l’imam pour faire régner l’ordre dans la rue et dans les consciences selon la vieille alliance du sabre et du goupillon, en l’occurrence la kalach et la djellaba. Il y a une continuité entre les viols, vols, trafics jusqu’aux attentats de 2015 en passant par les innombrables attaques au couteau dans les rues de France. Ce sont les mêmes qui les commettent, qui passent sans difficulté de l’un à l’autre pour punir les kouffars, les infidèles. C’est le djihad partout et le djihad pour tous et par tous.
Tous les ministres de l’Intérieur depuis trente ans jouent les matamores pour combattre les trafics de drogue dans les banlieues et prétendent restaurer l’ordre républicain. Ils ne comprennent pas que pour restaurer l’ordre républicain dans les quartiers, il faut d’abord ramener la France dans ces enclaves étrangères.
Dans la rue, les femmes voilées et les hommes en djellaba sont une propagande par le fait, une islamisation de la rue, comme les uniformes d’une armée d’occupation rappellent aux vaincus leur soumission.
Au triptyque d’antan « immigration, intégration, assimilation » s’est substitué « invasion, colonisation, occupation ».
J’aime la formule de Renaud Camus : « Entre vivre et vivre ensemble il faut choisir ». La question est donc aujourd’hui celle du peuple. Le peuple pour refaire une nation. Le peuple français contre les universalismes qu’ils soient marchands ou islamiques. Le peuple français contre les cosmopolites citoyens du monde qui se sentent plus proches des habitants de New York ou de Londres que de leurs compatriotes de Montélimar ou de Béziers et le peuple français contre l’universalisme islamique qui transforme Bobigny, Roubaix, Marseille en autant de Républiques islamiques et qui brandit les drapeaux algériens ou palestiniens lorsque son équipe de football gagne, enfin son équipe de cœur, l’équipe du pays de leurs parents, pas l’équipe de leur carte d’identité ou de leur carte vitale.
Nous devons tout remettre sur pied.
Nous devons nous affranchir de la religion des droits de l’homme puisqu’elle a oublié qu’elle s’adressait aussi aux citoyens. Lamartine écrivait dans l’Histoire des Girondins : « Quand il y a contradiction entre des principes et la survie de la société, c’est que ces principes sont faux car la société est la vérité suprême. »
Nous devons nous affranchir des pouvoirs de nos maîtres : médias, universités, juges.
Nous devons restaurer la démocratie qui est le pouvoir du peuple contre la démocratie libérale qui est devenue le moyen au nom de l’État de droit d’entraver la volonté populaire.
Nous devons abolir les lois liberticides qui au nom de la non-discrimination nous rendent étrangers dans nos propres pays.
Nous devons au contraire partout remettre à l’honneur le principe de la préférence nationale qui n’est rien d’autre que le fondement d’une nation qui n’a de raison d’être que si elle privilégie les siens au détriment des autres.
Nous devons assumer notre conception de l’écologie, celle qui défend d’abord la beauté de nos paysages, de nos sites, de notre art de vivre, de notre culture, de notre civilisation.
Bien sûr, nous devons être conservateurs, et conservateurs de notre identité, mais que pouvons-nous conserver puisque tout a été détruit ? Notre tâche est plus immense, presque désespérée : nous devons restaurer.
Je ne dis pas que la question de l’identité est la seule question qui nous soit posée, je ne dis pas que l’économie n’existe pas, que la désindustrialisation n’existe pas, que les fins de mois difficiles n’existent pas, que les petites retraites n’existent pas, que le Code du travail n’existe pas, que les délocalisations n’existent pas, que les contraintes et défauts de l’euro n’existent pas.
Je prétends seulement que la question identitaire du peuple français les précède toutes, qu’elle préexiste à toutes, même à celle de la souveraineté. C’est une question de vie ou de mort. Une République islamique française pourrait être souveraine, en quoi serait-elle française ?
Cette question de l’identité est aussi la plus rassembleuse, car elle réunit les classes populaires et les classes moyennes, et même une partie de la bourgeoisie qui est restée attachée à son pays. Oui, elle réunit toutes les droites, jusqu’à une gauche restée près du peuple français, sauf la gauche internationaliste et la droite mondialiste, qui est déjà passée chez les progressistes macronistes et pour qui la France n’existe plus et pour qui importent seulement les villes dans le monde où sont localisées les banques qui gèrent son argent.
Nous devons savoir que la question du peuple français est existentielle quand les autres relèvent des moyens d’existence. Les jeunes Français seront-ils majoritaires sur la terre de leurs ancêtres ?
Je répète cette question car jamais elle n’avait été posée avec une telle acuité. Dans le passé, la France a été menacée de dislocation, de polonisation comme on disait en référence au partage de la Pologne, elle a été occupée, rançonnée, asservie, mais jamais son peuple n’a été menacé de remplacement sur son propre sol.
Ne croyez pas ceux qui vous mentent depuis 50 ans. Ne croyez pas ceux qui, comme Macron aujourd’hui, reprennent les mêmes mots que Hollande, Sarkozy, Chirac et Giscard. Quand vous entendez que notre politique d’immigration doit être ferme et humaine à la fois, vous pouvez être sûrs qu’elle ne sera pas ferme et qu’elle sera humaine pour les immigrés mais pas pour les Français.
Ne croyez pas les démographes et leurs porteurs médiatiques de bonnes nouvelles. Souvenez-vous de la phrase de Churchill qui disait : « Je ne crois qu’aux statistiques que j’ai trafiquées moi-même. »
Ne croyez pas les optimistes qui vous disent que vous avez tort d’avoir peur. Vous avez raison d’avoir peur : c’est votre vie en tant que peuple qui est en jeu.
Ne croyez pas ces optimistes qui sont comme les pacifistes de toutes les époques. Ils s’aveuglent volontairement, ils sont comme Aristide Briand, ce grand pacifiste d’après la Première Guerre mondiale qui criait « Guerre à la guerre » et écrivait au chancelier allemand Streisemann : « Je jette au panier tous les jours des rapports de mon état-major qui me montrent des preuves du réarmement de l’Allemagne. »
De même nos Briand d’aujourd’hui mettent au panier toutes les collections de Coran qu’on leur apporte remplies de sourates qui donnent l’ordre d’égorger tous les mécréants, les infidèles, les juifs et les chrétiens.
Ne croyez pas les optimistes. Récitez-vous la célèbre phrase de Bernanos que beaucoup connaissent déjà : « L’optimisme est la fausse espérance des lâches et des imbéciles, la vraie espérance est le désespoir surmonté ».
Mais je sais que si vous êtes ici aujourd’hui, c’est que vous surmontez.
Libellés :
conservateur à la française,
zemmour
mercredi, octobre 02, 2019
Zemmour, l'homme à abattre
La chasse anti-Zemmour lancée par les medias est terrifiante.
Terrifiante, mais pas surprenante : on sait (la guerrilla anti-Trump et le sabotage anti-Brexit le prouvent aussi) que la classe dominante n'a aucune morale ou, plus exactement, que sa seule morale est de garder le pouvoir à tout prix, vraiment à tout prix.
Matraquer, emprisonner, psychiatriser, bâillonner, licencier, lyncher les dissidents ne les gênent pas un instant.
Et nous ? Hé bien, c'est à l'épreuve qu'on peut juger ce que nous valons.
Terrifiante, mais pas surprenante : on sait (la guerrilla anti-Trump et le sabotage anti-Brexit le prouvent aussi) que la classe dominante n'a aucune morale ou, plus exactement, que sa seule morale est de garder le pouvoir à tout prix, vraiment à tout prix.
Matraquer, emprisonner, psychiatriser, bâillonner, licencier, lyncher les dissidents ne les gênent pas un instant.
Et nous ? Hé bien, c'est à l'épreuve qu'on peut juger ce que nous valons.
Libellés :
La lie,
liberté chérie,
trahison de la classe dirigeante,
zemmour
lundi, septembre 30, 2019
Convention de la droite … américaine.
Voici le discours d’Eric Zemmour à la convention de la droite :
C'est un excellent discours. Ca change du style ampoulé du macronide.
En contrepoint, le point de vue d’Aldo Sterone, un peu décousu, et en partie erroné :
On me dit que cette convention de la droite était sponsorisée par le Boston Consulting Group, le même qui a embauché le « grand patriote » de Villiers. Mais ce n’est qu’une rumeur, avez-vous des informations ?
En revanche, les accointances américaines de Marion Maréchal ne sont pas un secret.
La présence de Raphaël Enthoven et de Gilles-William Goldnadel, qui ne sont pas des anti-américains farouches, c’est le moins qu’on puisse dire, est aussi une certitude, et aussi une invitée américaine fort bien placée.
Mon interprétation ? Les maitres du monde américains se sont repositionnés et autorisent désormais la démondialisation, pourvu que nous ne prenions pas notre indépendance du magistère yankee (cela fait voir à quel point les Remainers britanniques mènent un combat d’arrière-garde).
Tout cela est bel et bon, mais imagine-t-on le général De Gaulle sponsorisé par le Boston Consulting Group ?
Comment pouvons-nous espérer recouvrer notre souveraineté avec des gens poussés par une puissance impérialiste qui n’est pas notre ami ?
Certes, on me citera avec raison De Gaulle à Londres en 1940, vous me permettrez cependant de penser que ni Marion Maréchal ni Eric Zemmour n'ont la stature de Mongénéral, et aussi que la Grande-Bretagne d"hier n'était pas l'Amérique d'aujourd'hui.
Mais la politique est l'art des possibles. Faute de grives, on mange des merles.
C'est un excellent discours. Ca change du style ampoulé du macronide.
En contrepoint, le point de vue d’Aldo Sterone, un peu décousu, et en partie erroné :
On me dit que cette convention de la droite était sponsorisée par le Boston Consulting Group, le même qui a embauché le « grand patriote » de Villiers. Mais ce n’est qu’une rumeur, avez-vous des informations ?
En revanche, les accointances américaines de Marion Maréchal ne sont pas un secret.
La présence de Raphaël Enthoven et de Gilles-William Goldnadel, qui ne sont pas des anti-américains farouches, c’est le moins qu’on puisse dire, est aussi une certitude, et aussi une invitée américaine fort bien placée.
Mon interprétation ? Les maitres du monde américains se sont repositionnés et autorisent désormais la démondialisation, pourvu que nous ne prenions pas notre indépendance du magistère yankee (cela fait voir à quel point les Remainers britanniques mènent un combat d’arrière-garde).
Tout cela est bel et bon, mais imagine-t-on le général De Gaulle sponsorisé par le Boston Consulting Group ?
Comment pouvons-nous espérer recouvrer notre souveraineté avec des gens poussés par une puissance impérialiste qui n’est pas notre ami ?
Certes, on me citera avec raison De Gaulle à Londres en 1940, vous me permettrez cependant de penser que ni Marion Maréchal ni Eric Zemmour n'ont la stature de Mongénéral, et aussi que la Grande-Bretagne d"hier n'était pas l'Amérique d'aujourd'hui.
Mais la politique est l'art des possibles. Faute de grives, on mange des merles.
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dimanche, septembre 29, 2019
samedi, septembre 28, 2019
Lubrizol : la vérité de la macronie
Explosion de l’usine Lubrizol : énorme erreur de communication des autorités publiques ?
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L’opinion publique attend en effet deux choses : de l’empathie face à ses inquiétudes légitimes, et des mesures sérieuses de précaution. Sur ces deux points, la réponse des pouvoirs publics se résume à un refus méprisant. Aucune mesure à long terme n’est prise pour suivre une éventuelle crise sanitaire qui se développerait dans le temps, et aucune évaluation sérieuse de l’état sanitaire de la population n’est décidée. Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas que la population ne ressente l’impression que les édiles sont plus occupés à de débarrasser d’un problème qui les ennuie qu’à servir l’intérêt général.
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L’opinion publique attend en effet deux choses : de l’empathie face à ses inquiétudes légitimes, et des mesures sérieuses de précaution. Sur ces deux points, la réponse des pouvoirs publics se résume à un refus méprisant. Aucune mesure à long terme n’est prise pour suivre une éventuelle crise sanitaire qui se développerait dans le temps, et aucune évaluation sérieuse de l’état sanitaire de la population n’est décidée. Dans ces conditions, on ne s’étonnera pas que la population ne ressente l’impression que les édiles sont plus occupés à de débarrasser d’un problème qui les ennuie qu’à servir l’intérêt général.
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Libellés :
La lie,
mépris de classe,
trahison de la classe dirigeante
vendredi, septembre 27, 2019
Il paraît qu'il faut que je dise un mot de Chirac.
C'était une ignoble ordure qui ne croyait en rien, même pas en lui-même. Il a fait beaucoup de mal à la France par son cynisme.
Quant à sa fameuse sympathie, et alors ? Est-ce le problème en politique d'être « sympa » ou non ? C'est un pur rideau de fumée médiatique.
Jacques Chirac : le plus détestable et le plus nocif des présidents de la Ve République ?
Réaction d’un trentenaire patriote à la mort du Président Chirac
Quant à sa fameuse sympathie, et alors ? Est-ce le problème en politique d'être « sympa » ou non ? C'est un pur rideau de fumée médiatique.
Jacques Chirac : le plus détestable et le plus nocif des présidents de la Ve République ?
Réaction d’un trentenaire patriote à la mort du Président Chirac
Stéphane loves Greta
Gretapocalypse
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Dans une société saine, l'adolescente mineure aurait été renvoyée à l'école (obligatoire en Suède de 7 à 16 ans), les parents réprimandés pour leur laxisme, et l'histoire aurait au mieux fait l'objet d'un entrefilet dans la rubrique Insolite de la presse locale.
Mais ça, c'était avant.
**************
J'introduis une rubrique « pet-au-casque collectif », mais, à vrai dire, je ne sais comment décrire notre folie collective. Le fait que nous mettons cul par dessus tête tout ce qui normal, sain, humain.
Le meilleur mot que j'ai trouvé pour qualifier notre société est « satanique ». Mais ce n'est pas très opérationnel. Nous vivons dans la nef des fous, qu'y faire ?
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Dans une société saine, l'adolescente mineure aurait été renvoyée à l'école (obligatoire en Suède de 7 à 16 ans), les parents réprimandés pour leur laxisme, et l'histoire aurait au mieux fait l'objet d'un entrefilet dans la rubrique Insolite de la presse locale.
Mais ça, c'était avant.
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J'introduis une rubrique « pet-au-casque collectif », mais, à vrai dire, je ne sais comment décrire notre folie collective. Le fait que nous mettons cul par dessus tête tout ce qui normal, sain, humain.
Le meilleur mot que j'ai trouvé pour qualifier notre société est « satanique ». Mais ce n'est pas très opérationnel. Nous vivons dans la nef des fous, qu'y faire ?
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mardi, septembre 24, 2019
lundi, septembre 23, 2019
Le climat est peut-être fou, mais il n'est pas tout seul.
Cette conne est complètement cinglée, mais les plus fous sont ceux qui l’écoutent au lieu de lui foutre la fessée qu'elle mérite.

Pour ceux que cette pauvre gosse intéresse : THE MANUFACTURING OF GRETA THUNBERG. COMMENT ON A FABRIQUÉ GRETA.

Pour ceux que cette pauvre gosse intéresse : THE MANUFACTURING OF GRETA THUNBERG. COMMENT ON A FABRIQUÉ GRETA.
dimanche, septembre 22, 2019
Un jour de pluie à New-York
Un peu trop bavard, comme tous les films de Woody Allen, surtout au début (si vous ratez le premier quart d'heure, ce n'est vraiment pas grave).
Mais c'est un film charmant, plaisant, intelligent. Faut dire qu'il n'y a pas d'immigré clandestin, pas de noir en révolte, pas de rappeur, pas de transexuel persécuté, pas de féministe hystérique ...
Bref, on est entre gens bien, d'avant le naufrage civilisationnel. Peut-être que les ennuis de Woody ont effacé les aspects les plus irritants de son progressisme grand bourgeois.
Nota : la critique anglo-saxonne est assez mauvaise, mais bon, vous savez comment sont ces gens : ils savaient qu'ils allaient écrire du mal de ce film avant même d'entrer dans la salle de projection.
Addendum : « Un jour de pluie à New-York »: l’hymne remarquable de Woody Allen à la ville qui ne dort jamais.
Mais c'est un film charmant, plaisant, intelligent. Faut dire qu'il n'y a pas d'immigré clandestin, pas de noir en révolte, pas de rappeur, pas de transexuel persécuté, pas de féministe hystérique ...
Bref, on est entre gens bien, d'avant le naufrage civilisationnel. Peut-être que les ennuis de Woody ont effacé les aspects les plus irritants de son progressisme grand bourgeois.
Nota : la critique anglo-saxonne est assez mauvaise, mais bon, vous savez comment sont ces gens : ils savaient qu'ils allaient écrire du mal de ce film avant même d'entrer dans la salle de projection.
Addendum : « Un jour de pluie à New-York »: l’hymne remarquable de Woody Allen à la ville qui ne dort jamais.
samedi, septembre 21, 2019
Papes
A Wojtyla, presque en larmes parce qu’il ne parvenait pas à recoudre le schisme lefebvriste, un prélat dit, essayant de le consoler, que cela ne valait pas la peine de s’en faire autant. Il paraît que lui, en colère répliqua: « Mais vous savez ce qu’est un schisme pour un Pape? ».
Interrogé il y a quelques jours, Bergoglio, plus séraphique, déclarait : « Le schisme ? Je n’en ai pas peur ».
Interrogé il y a quelques jours, Bergoglio, plus séraphique, déclarait : « Le schisme ? Je n’en ai pas peur ».
Eh!! mort un pape, on en fait un autre…
Rino Cammilleri
Libellés :
Catholicisme,
François Zéro,
hérésie catholique
jeudi, septembre 19, 2019
mardi, septembre 17, 2019
Le tourisme est vulgaire et catastrophique.
Olivier Babeau : « Sus au tourisme de masse ! »
**************
Venise, le Parthénon, Versailles, Barcelone : de nombreuses destinations prisées des touristes s’inquiètent des foules sans cesse plus denses qui viennent les envahir. Dégradation et usure des sites, exclusion des populations locales : la manne financière apportée par ces hordes de visiteurs ne suffit plus à calmer les mécontents. La sensibilité croissante au gâchis énergétique allonge l’acte d’accusation. Le tourisme de masse avait accompagné et symbolisé la démocratisation des loisirs et le rapprochement des peuples. Il en représente désormais l’impasse.
Le tourisme prend désormais la forme de monstrueuses migrations dont le principe n’est plus de découvrir et de s’ouvrir, mais de se désennuyer.
Jean Clair décrit avec une mordante justesse les hordes déferlant dans les musées. Les touristes défilent en hâte devant des tableaux auxquels ils ne comprennent rien, dépourvus de toutes les clés culturelles qui leur permettraient d’avoir accès à leur signification. « Le pèlerin moderne (…) que cherche-t-il ? Quel salut de la contemplation d’oeuvres qui seraient, à elles seules, la récompense de ces migrations ? (…) On croit découvrir là, dans la chaleur et dans le bruit de la foule, ce qu’offrait autrefois la communauté d’une foi ou d’une Patrie. On y découvre un désarroi commun, une solitude augmentée, quand la croyance a disparu ».
Les voyages à répétition ne sont au fond que les nouveaux signes de distinction sociale.
**************
Tout est dit.
Plus je vieillis, plus je trouve le tourisme vulgaire.
Certes, à vingt ans, j'avais plus voyagé que la plupart de mes connaissances. Mais ce n'était déjà plus le cas à trente. Peut-être que mes voyages précoces ont désamorcé l'attrait du tourisme.
Avec mon épouse, nous avons encore quelques projets de voyages touristiques, mais ils sont peu nombreux et ça sera pour plus tard.
Depuis des années, par choix délibéré, nous ne sommes pas partis en vacances à l'étranger, sauf pour une occasion familiale. Et quand nous sommes en vacances en France, nous évitons soigneusement les hordes (1). Par exemple, nous préférons Hasparren à Biarritz ou à Saint Jean de Luz, Bayeux à Deauville, Cancale au Mont Saint Michel etc. Nous sommes à chaque fois frappés de la différence de fréquentation que fait une distance de quelques kilomètres.
De toute façon, il n'y a plus aucun lieu à découvrir : il y a juste à comparer la réalité avec ce qu'on en sait déjà, les dix mille photos et videos déjà vues. La plupart des gens passent d'ailleurs leur temps à comparer l'image qu'ils s'étaient faite à la réalité, qu'ils trouvent décevante.
On voit mille fois mieux la Joconde en photo qu'en vrai. Pas la peine d'aller au Louvre, à part la vanité médiocre de dire « Je l'ai vue ».
En revanche, on peut encore découvrir une région, des gens, des coutumes (mais pas pour conforter un sentiment colonial de supériorité, comme beaucoup de voyageurs en Afrique).
Nous essayons autant que faire se peut de nous fondre dans la population, de ne pas déranger, de nous adapter aux coutumes locales. Restons honnêtes : nous sommes néanmoins des touristes, mais pas trop insupportables j'espère.
*************
(1) : théorème de Boizard (je vous le démontre quand vous voulez) : « Si tu fais la même chose que tout le monde, en même temps que tout le monde, tu te retrouves avec tout le monde. Comme un con ».
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Venise, le Parthénon, Versailles, Barcelone : de nombreuses destinations prisées des touristes s’inquiètent des foules sans cesse plus denses qui viennent les envahir. Dégradation et usure des sites, exclusion des populations locales : la manne financière apportée par ces hordes de visiteurs ne suffit plus à calmer les mécontents. La sensibilité croissante au gâchis énergétique allonge l’acte d’accusation. Le tourisme de masse avait accompagné et symbolisé la démocratisation des loisirs et le rapprochement des peuples. Il en représente désormais l’impasse.
Le tourisme prend désormais la forme de monstrueuses migrations dont le principe n’est plus de découvrir et de s’ouvrir, mais de se désennuyer.
Jean Clair décrit avec une mordante justesse les hordes déferlant dans les musées. Les touristes défilent en hâte devant des tableaux auxquels ils ne comprennent rien, dépourvus de toutes les clés culturelles qui leur permettraient d’avoir accès à leur signification. « Le pèlerin moderne (…) que cherche-t-il ? Quel salut de la contemplation d’oeuvres qui seraient, à elles seules, la récompense de ces migrations ? (…) On croit découvrir là, dans la chaleur et dans le bruit de la foule, ce qu’offrait autrefois la communauté d’une foi ou d’une Patrie. On y découvre un désarroi commun, une solitude augmentée, quand la croyance a disparu ».
Les voyages à répétition ne sont au fond que les nouveaux signes de distinction sociale.
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Tout est dit.
Plus je vieillis, plus je trouve le tourisme vulgaire.
Certes, à vingt ans, j'avais plus voyagé que la plupart de mes connaissances. Mais ce n'était déjà plus le cas à trente. Peut-être que mes voyages précoces ont désamorcé l'attrait du tourisme.
Avec mon épouse, nous avons encore quelques projets de voyages touristiques, mais ils sont peu nombreux et ça sera pour plus tard.
Depuis des années, par choix délibéré, nous ne sommes pas partis en vacances à l'étranger, sauf pour une occasion familiale. Et quand nous sommes en vacances en France, nous évitons soigneusement les hordes (1). Par exemple, nous préférons Hasparren à Biarritz ou à Saint Jean de Luz, Bayeux à Deauville, Cancale au Mont Saint Michel etc. Nous sommes à chaque fois frappés de la différence de fréquentation que fait une distance de quelques kilomètres.
De toute façon, il n'y a plus aucun lieu à découvrir : il y a juste à comparer la réalité avec ce qu'on en sait déjà, les dix mille photos et videos déjà vues. La plupart des gens passent d'ailleurs leur temps à comparer l'image qu'ils s'étaient faite à la réalité, qu'ils trouvent décevante.
On voit mille fois mieux la Joconde en photo qu'en vrai. Pas la peine d'aller au Louvre, à part la vanité médiocre de dire « Je l'ai vue ».
En revanche, on peut encore découvrir une région, des gens, des coutumes (mais pas pour conforter un sentiment colonial de supériorité, comme beaucoup de voyageurs en Afrique).
Nous essayons autant que faire se peut de nous fondre dans la population, de ne pas déranger, de nous adapter aux coutumes locales. Restons honnêtes : nous sommes néanmoins des touristes, mais pas trop insupportables j'espère.
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(1) : théorème de Boizard (je vous le démontre quand vous voulez) : « Si tu fais la même chose que tout le monde, en même temps que tout le monde, tu te retrouves avec tout le monde. Comme un con ».
lundi, septembre 16, 2019
Valls se remarie avec une riche héritière : ces gens sont vraiment des raclures.
Oubliée la violoniste, oubliée la France. Vive l'héritière ! Vive l'Espagne !
Ces gens-là sont vraiment des raclures de bidet. Aucune fidélité, aucune parole.
Ils sont le digne pendant en haut des racailles en bas.
Ces gens-là sont vraiment des raclures de bidet. Aucune fidélité, aucune parole.
Ils sont le digne pendant en haut des racailles en bas.
29-30 septembre 1938 : la conférence de Munich vue par Shirer.
Hitler a fait monter la tension autour de la question des Sudètes (les populations d'origine autrichienne -et non allemande- peuplant les frontières de la Tchécoslovaquie) et le 28 septembre 1938, le « mercredi noir », la guerre semble inévitable, en vertu des accords d'assistance de la Tchécoslovaquie par la France, par la Grande-Bretagne et par la Russie.
La France a décrété la mobilisation partielle et le président du conseil Daladier s'apprête à faire dans la soirée une allocution radiophonique expliquant que la guerre est inévitable.
Soudain (là, Shirer me semble bien naïf de tomber dans le panneau de la comédie hitlérienne), Hitler est pris d'un remords avant de déclencher la guerre et accepte une conférence à quatre : Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie. Déjà, le fait d'exclure la Russie (co-garante des accords d'assistance) et la Tchécoslovaquie (tout de même la première concernée) est une grande victoire pour Hitler (1).
L'Allemagne et l'Italie se sont concertées alors que Chamberlain, bien décidé à tout lâcher sans aucune retenue, n'a pas parlé avec Daladier.
La proposition « italienne » est en réalité une proposition de Berlin reprise par Rome. Les alliés cèdent tout, ils sont foireux comme des pets. Ils se déculottent autant qu'ils peuvent. Après la tension savamment orchestrée par Hitler, le « lâche soulagement », évoqué par Léon Blum, ouvre les vannes de l'abandon. C'est une honte sans circonstances atténuantes.
La lecture de Shirer fait entrer dans les détails de cette conférence et, loin d'atténuer cette impression générale, augmente le sentiment de bassesse et de couardise. Par exemple, lorsque les Français et les Anglais délivrent aux envoyés tchécoslovaques la sentence de mort de leur pays, Chamberlain (2) baille ostensiblement (même des diplomates anglais en sont choqués). Et il signe un bout de papier avec Hitler (celui qu’il agite à l’aéroport) dans le dos de ses alliés français. Le type franc comme un âne qui recule.
J'ai longtemps eu une autre analyse. A savoir que les accords de Munich étaient un mal nécessaire, que la France et la Grande-Bretagne n'étaient pas prêtes pour la guerre et qu'elles devaient gagner du temps. Que le seul tournant raté était la remilitarisation de la Rhénanie.
Je me trompais. Le 7 mars 1936 est bien l'occasion la plus importante d'arrêter le programme hitlérien mais pas la seule. En septembre 1938, l'Allemagne non plus n'était pas prête pour la guerre. Des politiciens avec des couilles auraient pu résister et dévoiler le bluff hitlérien.
Aujourd'hui, dans la vulgate, c'est plutôt mon interprétation erronée qui l'emporte (chez Zemmour, par exemple), tout simplement parce qu'elle correspond mieux à notre époque, où les vannes de l'abandon sont grandes ouvertes en permanence (Zemmour est plus prisonnier de l'esprit de notre époque qu'il ne le croit).
Churchill a, comme souvent, trouvé une formule lapidaire et géniale : « Ils devaient choisir entre le déshonneur et la guerre. Ils ont choisi le déshonneur, et ils auront la guerre. » (3)
La photo de la honte, Chamberlain à Croydon brandissant un chiffon de papier (Hitler devait bien se marrer) :
L'équivalent français au Bourget :
Au moins, Daladier a le bon goût, voyant les imbéciles venus l'acclamer au lieu de le lyncher, de s'exclamer : « Ah, les cons ! ».

Les dirigeants britanniques et français n'ont pas su comprendre et contrebattre les vicieuses manoeuvres d'Hitler. C'est rageant.
Début octobre 1938, Shirer fuit Paris (ce sont ses mots), écoeuré par la veulerie d'un pays qu'il aime. Maintenant que l'adjectif munichois est passé dans le vocabulaire courant, on a oublié quel choc de honte ce fut pour une minorité.
Quand j'entends à propos de ceci ou cela que tout le monde est anti-munichois, je me méfie : une des leçons des accords de Munich est que les anti-munichois sont très minoritaires.
*************
(1) : après la conférence, les Russes font remarquer avec clairvoyance aux Français que leur imbécilité conjointe avec les Britanniques de s'être laissés berner par Hitler ouvre la voie à la quatrième partition de la Pologne. Le pacte germano-soviétique est déjà dans les têtes.
(2) : c'est un mystère (hélas, pas si mystérieux quand on connaît les hommes) que ce politicien minable, mais présentant « raisonnable » (paraître raisonnable -pas nécessairement l'être- compte beaucoup pour les imbéciles), soit resté populaire dans son parti jusqu'à sa mort en novembre 1940 (si il n'avait fallu compter que sur le parti conservateur, Churchill ne serait pas devenu Premier Ministre).
(3) : cette phrase est intéressante car on la trouve dans une lettre du 13 août 1938, autrement dit, avant la conférence de Munich. Signe que Churchill avait bien saisi ce qui se passait. Dans son discours au parlement, sous les huées de son propre parti, Churchill parle de « total and unmitigated defeat ».
Libellés :
Collapse Shirer,
Histoire
Christine Lagarde vue par Charles Gave
François Henrot, bras droit de David Rotschild, qui a lancé la carrière de Macron, fait partie du vrai cercle. Minc, Attali et Lagarde ne sont que des alibis, le faux cercle, payés fort cher pour leur servilité sans faille et pour leur acceptation inconditionnelle de servir de bouc-émissaire mutique le cas échéant.
Monsieur Draghi s’en va : Histoire résumée d’une réussite
européenne éclatante.
Par Charles Gave
16 septembre, 2019
16 septembre, 2019
Mr. Draghi s’en va, mais hélas, le mal qu’il a fait aux pays européens va perdurer. Mais avant d’en arriver à une analyse de ce qu’il a détruit, j’aimerais rappeler les grands traits de sa carrière.
Mr. Draghi apparait dans l’Histoire comme de directeur général du ministère des finances Italiens de 1992 à 2001, au moment des négociations qui précédaient la création de l’Euro.
Les textes, acceptés par tous les pays prévoyaient entre autres que le déficit budgétaire ne pouvait être supérieur à 3 % du Pib.
Or, peu avant d’entrer dans l’Euro, ce déficit était supérieur à 7 %, ce qui aurait dû interdire à l’Italie de faire partie de la nouvelle monnaie.
Qu’à cela ne tienne.
Monsieur Draghi passe avec JP Morgan un accord de « swap « par lequel ces derniers achètent pour 35 milliards d’Euro.de produits dérivés issus par l’Italie qui comptablement et miraculeusement font baisser le déficit de 7.5 % à 2.5 % en deux ans.
La Commission Européenne saluera comme il se doit les efforts « héroïques » faits par l’Italie. Que le lecteur ne se fasse pas trop d’illusions, le déficit est réapparu une fois l’Italie dans l’Euro…
Cette opération a été l’objet d’une enquête de la Cour des Comptes Italienne dont les résultats semblent indiquer que le Trésor Italien a beaucoup perdu à la suite de cette manipulation. On parle de plusieurs milliards d’euros. Et comme les produits dérivés sont un jeu à somme nulle, les milliards d’euros perdus par l’Italie ont été gagnés par quelqu’un d’autre, mais j’ai du mal à deviner qui et qui aurait pu toucher des commissions sur une opération aussi profitable (pour JPM)
La Grèce, qui avait le même problème passe un accord similaire en 1997 avec Goldman-Sachs pour maquiller ses comptes et cette deuxième opération aurait rapporté à GS 300 millions d’Euros et sera dénoncée ensuite au moment de la faillite de la Grèce.
A noter que personne ne fut inquiété ni à JP Morgan ni à GS puisque ces opérations étaient « légales « à l’époque.
Mission accomplie, l’Italie est dans l’Euro et Mario Draghi prend sa retraite et devient vice-président de… Goldman-Sachs Europe, où il est le responsable de 2002 à 2006 des négociations avec les Etats européens.
En 2006, sur proposition de Berlusconi, il devient le gouverneur de la banque centrale Italienne et le Président du forum de la stabilité financière pour l’Europe, en charge de prévenir les crises systémiques et comme de bien entendu il ne voit rien arriver de la crise de 2009 -2011.
Inutile de souligner qu’un homme d’une telle envergure fait partie du groupe des trente, de Bilderberg, est titulaire de nombreuses distinctions européennes et que sais -je encore…
Toutes ces réussites éclatantes le qualifient sans doute aucun pour le poste de patron de la BCE, ou il est promu le 1 Novembre 2011 pour succéder à Jean-Claude Trichet, de sinistre mémoire.
Et c’est bien sûr à la BCE que monsieur Draghi va donner la pleine mesure de son talent.
Je ne reviendrai pas sur les détails de son action en tant que Président de la BCE mais sur l’esprit qui a prévalu lors de son mandat.
Monsieur Draghi est un idéologue europeen acharné, un homme de Davos s’il en fut. Son but est de créer un Etat Europeen envers et contre tout et seul cela l’intéresse.
Normalement, le but d’un bon banquier central est de créer les conditions monétaires pour que le système crée le maximum de richesse avec le minimum d’inflation. Et la meilleure façon de faire est d’essayer d’avoir des prix de marché aussi bien pour le taux de change que pour les taux d’intérêts.
Le premier « prix », celui des taux d’intérêts étant devenu fixe à l’intérieur de l’euro, le blocage des taux de change vis-à-vis de l’Allemagne de tous les taux de change dans la zone euro interdit que la plus grande productivité de l’Allemagne soit compensée par une variation des taux de changes comme cela se pratiquait depuis 1950.
Et donc, le seul endroit dans les marchés où cette différence pouvait s’exprimer était le marché obligataire, substitut imparfait au marché des changes. Et c’est par les marchés obligataires qu’arrive la crise de l’euro de 2009, ce qui était parfaitement prévisible mais semble surprendre tout le monde.
L’écart entre les taux allemands et Italiens ou Espagnols à partir de 2009 se met à monter, monter, monter…
Et a la place de reconnaitre que l’Euro ne fonctionnait pas et ne pouvait pas fonctionner, monsieur Draghi décida de casser ce second thermomètre en ordonnant à la BCE d’acheter directement les obligations des pays mal gérés.
Et du coup, la zone Euro s’est retrouvée avec des faux prix, non seulement sur le taux de change mais aussi sur les taux d’intérêts.
Un système de jeu à somme nulle où l’une des parties crée de la richesse tandis que l’autre s’appauvrit continûment diverge naturellement et donc ne peut qu’exploser à terme et je suis bien sûr que monsieur Draghi, en bon élève de Solow et Modigliani qu’il fût au MIT est parfaitement au courant du phénomène que je décris.
Et pourtant sa solution fut de remplacer la création de richesse par la création de dettes étatiques encourues par ceux qui ne pouvaient plus produire de la richesse de façon efficace et cela bien que cette solution eût été strictement interdite par les traités.
Normalement, cette avalanche de nouvelles dettes aurait dû amener à une explosion des taux d’intérêts, qui aurait mis fin au désastre de l’euro, mais pour empêcher le marché de faire sauter l’euro, la décision fut prise que la BCE achèterait cette dette et la porterait dans son bilan comme un « actif » alors qu’aucune vraie richesse n’avait été créée en contrepartie.
Le résultat est que l’économie de la zone euro est en train de rentrer en récession et que ni la BCE ni les gouvernements n’ont plus aucun moyen de lutter contre ce qui pourrait bien être un cataclysme, le plus étonnant pour la plupart des observateurs étant que l’Allemagne elle-même soit en train de plonger ce qui est pourtant parfaitement normal puisque un taux de change sous-évalué et des taux d’ intérêts trop bas ont littéralement forcé les entreprises allemandes à continuer à investir dans le secteur automobile, en train de rentrer en crise de surproduction structurelle.
Mais le pire est ailleurs.
Depuis la nuit des temps, il existe des charlatans qui expliquent que faire croitre la quantité de monnaie c’est faire croitre la quantité de richesse. L’un d’entre eux fut John Law qui vers 1720 réussit à convaincre le Regent et la bourgeoisie française de cette foutaise.
Quelque temps après, Cantillon, un économiste et banquier Irlandais établi à Paris qui avait fort justement vendu à découvert des papiers français qui ne valaient rien publia un petit livre « Traité sur le Commerce » dans lequel pour la première fois dans l’Histoire un intellectuel expliquait la différence entre la création de monnaie et la création de richesse, qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre.
Cela va faire donc trois cent ans que cette distinction a été mise en lumière, et pourtant monsieur Draghi a encore une fois essayé de faire croire au public que créer de la monnaie à partir de rien allait créer de la richesse, ce qui est de sa part à la fois une lâcheté, une abomination intellectuelle et de la démagogie pure et simple.
Recommander une politique dont vous SAVEZ qu’elle va échouer simplement pour rester dans les cercles de pouvoir est ce que je peux imaginer de plus sordide et pourtant c’est ce que monsieur Draghi a fait et sans aucun remords puisque cette semaine encore il a essayé de renforcer la politique qu’il suivait depuis sa nomination alors même que cette politique avait déjà échoué misérablement. Et des rumeurs courent que le Conseil de la BCE a dû le bloquer dans cette course a l’abime avant qu’il ne quitte son poste pour être remplacé par madame Lagarde.
Ce qui m’amène a parler de madame Lagarde.
Je ne m’attends pas à être « déçu en bien » par cette personne qui a déjà échoué au ministère des finances français, avant de laisser une ardoise de $ 55 milliards au FMI.
Ma première impression est que madame Lagarde ne faisant pas partie des vrais cercles de pouvoir fera un merveilleux bouc émissaire si l’Euro venait à sauter, et que lui faire porter le chapeau ne devrait pas être trop difficile.
Les « hommes de Davos », à mon avis, ne verraient aucun inconvénient à ce qu’une « femme de Davos » soit rendue responsable d’un désastre qu’eux seuls auraient créé.
En 1939, toutes nos élites supportaient la ligne Maginot.
En 1945, seul Gamelin l’avait soutenu.
Je verrai bien madame Lagarde en nouveau Gamelin.
Les cocus ...
dimanche 8 septembre 2019
Afrique du Sud : les cocus ayant cru à la fable de la nation arc-en-ciel peuvent sortir des rangs et avancer de trois pas…
Communiqué de Bernard Lugan
En Afrique du Sud, pays de Nelson Mandela, des Noirs massacrent d'autres Noirs. Qui plus est, des Noirs immigrés, des frères migrants venus de pays ayant jadis soutenu leur lutte contre le régime blanc...
Comme en 2016, un peu partout, notamment au Natal et dans la région de Johannesburg, les étrangers noirs, qu'ils soient Malawites, Mozambicains, Somaliens, Zimbabwéens, Soudanais ou Nigérians, sont ainsi de nouveau pris pour cible, lynchés, brûlés vifs, cependant que leurs pauvres biens sont systématiquement pillés par des foules ayant échappé à tout contrôle policier.
Voilà de quoi déstabiliser ces cocus idéologiques qui, croyant au mythe-guimauve de la « nation arc-en-ciel », prétendaient que les maux du pays découlant de la domination blanche, une fois la majorité noire au pouvoir, les fontaines de la démocratie laisseraient couler le lait et le miel de la fraternité...
La réalité est évidemment autre car ces tueries xénophobes illustrent l’échec de la « Nouvelle Afrique du Sud » dont les dirigeants ont dilapidé le colossal héritage reçu de l’ancien régime blanc. Résultat :
- Le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994 ;
- 17 millions de Noirs vivent essentiellement des prestations sociales et 14 millions ne survivent que grâce au versement d’une allocation (Social Grant) qui leur assure le minimum vital ;
- Le taux réel de chômage est de près de 35%, et celui des jeunes âgés de 15 à 34 ans de plus de 50%.
En 25 années de pouvoir, l'ANC - le parti de Nelson Mandela -, a donc transformé la prospère Afrique du Sud en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences, réalité en partie masquée par les derniers secteurs ultraperformants encore tenus par des Blancs. Un naufrage économique qui tient en trois points :
1) La production minière nécessite une énorme modernisation et donc de gros investissements ; or, la main d’œuvre noire revendiquant des salaires plombant la compétitivité, les investisseurs ont délocalisé.
2) Les cadres blancs continuent à quitter le pays, chassés par la discrimination inversée, l’incroyable insécurité et le surfiscalisme.
3) Le secteur agricole, le seul à être excédentaire a été littéralement assassiné par la décision de spoliation des fermiers blancs.
Dans ce pays où un abîme s'est creusé entre une infime minorité de profiteurs noirs et des millions de chômeurs, d’assistés et de travailleurs sous-payés qui paralysent le pays avec de continuels mouvements de revendication, l’abyssal échec économique et social de l’ANC a donc débouché sur des violences xénophobes, les étrangers étant accusés de prendre le travail des plus pauvres.
Au pied du mur, acculé par le bilan de ses détournements et de son incompétence, l’Etat-parti ANC n’a désormais plus que trois options :
1) Chercher à redresser l’économie en empruntant une voie libérale, mais il provoquera alors une révolution.
2) Accuser le bouc-émissaire blanc en tentant de faire croire que la situation est un héritage de l’apartheid et en nationalisant les mines et la terre. La « poule aux œufs d’or » sera alors définitivement tuée, comme au Zimbabwe, et le pays sombrera encore davantage dans la misère.
3) Recourir à la « planche à billets », ce qui, comme au Zimbabwe, provoquera d’abord l’inflation, puis une hyperinflation et la ruine totale du pays.
Pour en savoir plus sur les raisons du naufrage sud-africain : inscrivez-vous au cours de Bernard Lugan
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samedi, septembre 14, 2019
jeudi, septembre 12, 2019
Comment reconnaître un parisien en vacances ?
1) il s’agglutine comme un con dans les parcs à bourges qui lui rappellent son XVIème natal (Biarritz, Ciboure, Saint Jean de Luz, Arcachon, Carantec, Deauville, etc) où il peut retrouver ses collègues de bureau. Il évite ainsi tout contact (qu’il craint comme la peste) avec un non-bourge.
2) il a un véhicule de merde (4x4 de gros con, scooter de gros con) qu’il conduit comme un parisien.
3) il fait la gueule et il est odieux comme s’il n’était pas en vacances.
2) il a un véhicule de merde (4x4 de gros con, scooter de gros con) qu’il conduit comme un parisien.
3) il fait la gueule et il est odieux comme s’il n’était pas en vacances.
mercredi, septembre 11, 2019
Indépendantisme = modernisme ?
Je me pose beaucoup de questions sur les mouvements indépendantistes en Europe.
Je trouve que ce sont des caprices ridicules de bobos endoctrinés. Que l’Ecosse et la Catalogne indépendantes seraient les proies de toutes les mafias et de toutes les oppressions (c’est inscrit dans l’intolérance et le dogmatisme que montrent aujourd’hui les indépendantistes).
Mais la Grande-Bretagne débarrassée de l’Ecosse et l’Espagne débarrassée de la Catalogne (et la France de la Corse) ne seraient-elles pas mieux ?
Je trouve que ce sont des caprices ridicules de bobos endoctrinés. Que l’Ecosse et la Catalogne indépendantes seraient les proies de toutes les mafias et de toutes les oppressions (c’est inscrit dans l’intolérance et le dogmatisme que montrent aujourd’hui les indépendantistes).
Mais la Grande-Bretagne débarrassée de l’Ecosse et l’Espagne débarrassée de la Catalogne (et la France de la Corse) ne seraient-elles pas mieux ?
mardi, septembre 10, 2019
Les deux erreurs stratégiques de la France des années 30.
Les Français des années 30 ont mieux perçu que beaucoup d’autres, notamment les Anglais et les Américains, les dangers du revanchisme allemand, même s’ils n’ont pour la plupart pas compris vraiment la particularité d’Hitler.
Mais ils ont fait deux erreurs stratégiques qui aboutissent à la défaite de 1940 :
1) sous-estimer l’appui militaire que pouvait apporter l’Armée Rouge. Gamelin l’a reconnu un peu tard, dans ses mémoires. L’alliance soviétique n’a pas été poursuivie avec l’ardeur nécessaire et l’anti-communisme a trop souvent pris le dessus sur les considérations bassement militaires.
Ni Hitler ni Churchill n’ont fait, chacun à leur manière, cette faute.
2) sur-estimer la dépendance de la France vis-à-vis de la Grande-Bretagne. A mesure que les dirigeants français pestaient plus fort contre la cécité britannique, ils osaient moins s’écarter, ne serait-ce que d’un ongle, du magistère de la nurse anglaise. Ils n’ont nullement utilisé toutes les latitudes qu’ils avaient. C’est toujours la même histoire : pour mener une politique d’indépendance, il faut croire en son pays.
Aujourd’hui, nous recommençons la même erreur avec l’Allemagne : nos dirigeants sont collés à l’Allemagne comme des enfants handicapés mentaux à leur maman. Cette alliance idiote n’est ni nécessaire ni judicieuse.
Il faut commencer par partir du principe que la France peut se débrouiller seule (sinon, c’est la porte ouverte à toutes les bassesses), faire ce qu’il faut pour qu’il en soit ainsi, et ensuite, se demander si éventuellement, il n’y aurait pas des alliances qui nous arrangeraient.
Nos politiciens, ces enfoirés, font tout le contraire : ils bradent les instruments de l’indépendance et ensuite se raccrochent à la première main teutonne qui passe.
Mais ils ont fait deux erreurs stratégiques qui aboutissent à la défaite de 1940 :
1) sous-estimer l’appui militaire que pouvait apporter l’Armée Rouge. Gamelin l’a reconnu un peu tard, dans ses mémoires. L’alliance soviétique n’a pas été poursuivie avec l’ardeur nécessaire et l’anti-communisme a trop souvent pris le dessus sur les considérations bassement militaires.
Ni Hitler ni Churchill n’ont fait, chacun à leur manière, cette faute.
2) sur-estimer la dépendance de la France vis-à-vis de la Grande-Bretagne. A mesure que les dirigeants français pestaient plus fort contre la cécité britannique, ils osaient moins s’écarter, ne serait-ce que d’un ongle, du magistère de la nurse anglaise. Ils n’ont nullement utilisé toutes les latitudes qu’ils avaient. C’est toujours la même histoire : pour mener une politique d’indépendance, il faut croire en son pays.
Aujourd’hui, nous recommençons la même erreur avec l’Allemagne : nos dirigeants sont collés à l’Allemagne comme des enfants handicapés mentaux à leur maman. Cette alliance idiote n’est ni nécessaire ni judicieuse.
Il faut commencer par partir du principe que la France peut se débrouiller seule (sinon, c’est la porte ouverte à toutes les bassesses), faire ce qu’il faut pour qu’il en soit ainsi, et ensuite, se demander si éventuellement, il n’y aurait pas des alliances qui nous arrangeraient.
Nos politiciens, ces enfoirés, font tout le contraire : ils bradent les instruments de l’indépendance et ensuite se raccrochent à la première main teutonne qui passe.
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dimanche, septembre 08, 2019
Le 29 avril 1938
Le 29 avril 1938 n’est pas une grande date de l’histoire. Juste un assemblage de petits faits révélateurs.
A Londres (significatif que ça soit le Français qui fasse le déplacement), Edouard Daladier, président du conseil, rencontre pour la première fois Neville Chamberlain, premier ministre.
Avec perplexité, il s’entend dire que la Tchécoslovaquie est perdue mais qu’il ne faut pas trop s’en faire, Hitler n’a peut-être pas des intentions si agressives.
Aussitôt le Français parti, lord Halifax, ministre des affaires étrangères, convoque l’ambassadeur allemand pour lui dire que la paix doit être garantie à trois, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Sous-entendu, c’est la France le fauteur de guerre. Comme on l’imagine, son excellence retourne à son ambassade absolument ravie.
Lord Halifax a fait ce qu’on appelle une belle guerre. Preuve, une fois de plus, que le courage intellectuel et moral est plus rare que le courage physique.
A Londres (significatif que ça soit le Français qui fasse le déplacement), Edouard Daladier, président du conseil, rencontre pour la première fois Neville Chamberlain, premier ministre.
Avec perplexité, il s’entend dire que la Tchécoslovaquie est perdue mais qu’il ne faut pas trop s’en faire, Hitler n’a peut-être pas des intentions si agressives.
Aussitôt le Français parti, lord Halifax, ministre des affaires étrangères, convoque l’ambassadeur allemand pour lui dire que la paix doit être garantie à trois, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Sous-entendu, c’est la France le fauteur de guerre. Comme on l’imagine, son excellence retourne à son ambassade absolument ravie.
Lord Halifax a fait ce qu’on appelle une belle guerre. Preuve, une fois de plus, que le courage intellectuel et moral est plus rare que le courage physique.
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samedi, septembre 07, 2019
Brexit : le combat exemplaire
La bataille du Brexit synthétise tous les maux des pays occidentaux.
D’un côté, des élites révoltées qui font sécession et crachent sur leurs pays et sur leurs peuples. Elles sont, au sens propre, immorales, car elles se considèrent au-dessus de la morale commune. Elles n’ont aucun scrupule, aucune retenue, puisque ce qu’elles veulent est automatiquement considéré comme juste par le le simple fait qu’elles le veulent. Elles sont unis par une morgue de classe inconnue dans l’histoire de ces derniers siècles. Comme disait Philippe Muray, le terme « élites » leur convient fort peu parce qu’elles ne se sentent aucun devoir, que des droits. Elles n’ont qu’une arme, qu’elles emploient à fond : la maîtrise du débat public, dans son vocabulaire, dans son contenu, dans son tempo.
Je suis persuadé que Thérèse a toujours été une Remainer de combat et que la manière dont elle a pourri, retardé, embrouillé le processus du Brexit, pour fatiguer et démobiliser le citoyen britannique, est délibérée.
Dès qu’on parvient à leur faire perdre la maîtrise du débat public, comme Trump, elles perdent les pédales.
D’un autre côté, des peuples grands-remplacés, atomisés, déséduqués, folklorisés, abrutis par les écrans, abrutis aussi par la décomposition familiale, stériles, obèses, matraqués par des peurs et des injonctions bas de gamme. Ils ont encore un instinct de survie, faible, mais ils n’ont plus les instruments intellectuels et sociaux de la révolte. C’est pourquoi ils font des jacqueries et non des révolutions.
Le Brexit a ceci de particulier qu’une partie (hélas très minoritaire) des élites assume toujours ses devoirs et se tient aux côtés du peuple. En France, la classe dirigeante est passée en totalité du côté de la guerre contre son peuple.
La mère de toutes les batailles, dans le cas du Brexit comme dans d’autres, c’est la frontière : casser le lien cosmopolite qui fait qu’un bobo français se sent plus à l’aise à New-York qu’à Montluçon.
Si le Brexit réussit, ça sera une bonne nouvelle pour tous les peuples qui ne veulent pas mourir (donc ça exclut les Suédois).
D’un côté, des élites révoltées qui font sécession et crachent sur leurs pays et sur leurs peuples. Elles sont, au sens propre, immorales, car elles se considèrent au-dessus de la morale commune. Elles n’ont aucun scrupule, aucune retenue, puisque ce qu’elles veulent est automatiquement considéré comme juste par le le simple fait qu’elles le veulent. Elles sont unis par une morgue de classe inconnue dans l’histoire de ces derniers siècles. Comme disait Philippe Muray, le terme « élites » leur convient fort peu parce qu’elles ne se sentent aucun devoir, que des droits. Elles n’ont qu’une arme, qu’elles emploient à fond : la maîtrise du débat public, dans son vocabulaire, dans son contenu, dans son tempo.
Je suis persuadé que Thérèse a toujours été une Remainer de combat et que la manière dont elle a pourri, retardé, embrouillé le processus du Brexit, pour fatiguer et démobiliser le citoyen britannique, est délibérée.
Dès qu’on parvient à leur faire perdre la maîtrise du débat public, comme Trump, elles perdent les pédales.
D’un autre côté, des peuples grands-remplacés, atomisés, déséduqués, folklorisés, abrutis par les écrans, abrutis aussi par la décomposition familiale, stériles, obèses, matraqués par des peurs et des injonctions bas de gamme. Ils ont encore un instinct de survie, faible, mais ils n’ont plus les instruments intellectuels et sociaux de la révolte. C’est pourquoi ils font des jacqueries et non des révolutions.
Le Brexit a ceci de particulier qu’une partie (hélas très minoritaire) des élites assume toujours ses devoirs et se tient aux côtés du peuple. En France, la classe dirigeante est passée en totalité du côté de la guerre contre son peuple.
La mère de toutes les batailles, dans le cas du Brexit comme dans d’autres, c’est la frontière : casser le lien cosmopolite qui fait qu’un bobo français se sent plus à l’aise à New-York qu’à Montluçon.
Si le Brexit réussit, ça sera une bonne nouvelle pour tous les peuples qui ne veulent pas mourir (donc ça exclut les Suédois).
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vendredi, septembre 06, 2019
12 mars 1938 : annexion de l’Autriche par l’Allemagne
Je vous ai déjà parlé de la remilitarisation de la Rhénanie. Ce coup ci, le billet va être beaucoup plus court puisqu’il s’agit de la suite attendue de l’inaction française en 1936.
Le 12 mars 1938, Hitler annexe l’Autriche. La France perd mécaniquement son allié tchécoslovaque, désormais exposé à une attaque sur trois côtés (perte concrétisée quelques mois plus tard par les accords de Munich).
Le coup est si peu inattendu que le gouvernement Chautemps (Chatemps, l’enculé mondain qui, deux ans plus tard, fera le premier pas sur la route infamante de l’armistice) a démissionné pour ne pas avoir à y faire face.
Quand Hitler passe à l’action, la France n’a pas de gouvernement !
Que fait la France ?
1) elle attend le soutien de la Grande-Bretagne, qui ne viendra jamais (on ne saurait trop insister sur l’énorme responsabilité des Anglais et des Américains dans la liberté d’action d’Hitler).
2) elle suspend les permissions du week-end !
Sans excuser les trahisons de 1940, les événements des années précédentes aident à comprendre la défiance des Français vis-à-vis de leur régime et de leur pays. On peut prendre les choses dans n’importe quel sens : la chronique de la période 1919-1940 est l’histoire d’un échec collectif.
Le 12 mars 1938, Hitler annexe l’Autriche. La France perd mécaniquement son allié tchécoslovaque, désormais exposé à une attaque sur trois côtés (perte concrétisée quelques mois plus tard par les accords de Munich).
Le coup est si peu inattendu que le gouvernement Chautemps (Chatemps, l’enculé mondain qui, deux ans plus tard, fera le premier pas sur la route infamante de l’armistice) a démissionné pour ne pas avoir à y faire face.
Quand Hitler passe à l’action, la France n’a pas de gouvernement !
Que fait la France ?
1) elle attend le soutien de la Grande-Bretagne, qui ne viendra jamais (on ne saurait trop insister sur l’énorme responsabilité des Anglais et des Américains dans la liberté d’action d’Hitler).
2) elle suspend les permissions du week-end !
Sans excuser les trahisons de 1940, les événements des années précédentes aident à comprendre la défiance des Français vis-à-vis de leur régime et de leur pays. On peut prendre les choses dans n’importe quel sens : la chronique de la période 1919-1940 est l’histoire d’un échec collectif.
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mercredi, septembre 04, 2019
France, Grande-Bretagne, Italie : la contre-attaque du côté obscur
Élection de Macron, difficultés du Brexit, éjection de Salvini : nous assistons à la contre-attaque de l’hyper-classe mondialisée contre les peuples. Remarquez que les deux derniers cas reposent sur le refus assumé de retourner aux urnes.
Ces victoires sont-elles durables ?
Oui, parce que le Système contrôle plus que jamais le débat public.
Non, parce que les problèmes non résolus s’aggravent.
Il n’est pas impossible que les peuples se soumettent et tombent dans la dépression. Après tout, c’est leur position par défaut depuis trente ans.
Ces victoires sont-elles durables ?
Oui, parce que le Système contrôle plus que jamais le débat public.
Non, parce que les problèmes non résolus s’aggravent.
Il n’est pas impossible que les peuples se soumettent et tombent dans la dépression. Après tout, c’est leur position par défaut depuis trente ans.
Brexit : l’extraordinaire leçon de choses
Le Brexit a le mérite de montrer à tous (en tout cas, à ceux qui ont le courage de regarder les choses en face) ce que les plus lucides, isolés et désespérés, savaient déjà :
1) la popularité de l’archéo-socialiste Corbyn monte à la City. Et la bouse monte chaque fois qu’il y a une mauvaise nouvelle pour Johnson et descend aux bonnes nouvelles. Plutôt Corbyn que le Brexit, quelle meilleure illustration du capitalisme de connivence ?
2) l’arch-Remainer Hammond négocie des accords avec Corbyn. C’est une trahison du parti conservateur. Mais, en plus, il prend conseil auprès de Barnier. Si les mots ont encore un sens (après deux siècles de journalisme, j’en doute), c’est un crime de haute trahison. Comment mieux montrer l’absence de patriotisme de la caste mondialiste ?
3) les parlementaires Remainers ont tordu le règlement du parlement dans tous les sens pour s’opposer au résultat sans ambiguïté d’un référendum. Aucune retenue, aucun scrupule. Le mépris sans frein de la démocratie.
4) tout cela avec un discours mielleux sur la démocratie et l’intérêt national. Cela confirme qu’il ne faut pas écouter ce que ces gens disent, il faut regarder ce qu’ils font.
5) la solution de sortie de crise qui se dessine est un retour aux urnes. Un rappel que la légitimité se forge, entre autres, dans l’élection sincère et non faussée, avec des choix clairs.
Je suis persuadé que Theresa May a sciemment saboté le Brexit et fait tout ce qu’elle pouvait pour le rendre impossible. Jusqu’à maintenant, réussite exemplaire. Mais c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses.
Rappelons l’enjeu pour tous les Européens : il s’agit de faire mentir Jean-Claude Juncker et son « Il n’y a pas de vote démocratique possible contre les traités européens ».
1) la popularité de l’archéo-socialiste Corbyn monte à la City. Et la bouse monte chaque fois qu’il y a une mauvaise nouvelle pour Johnson et descend aux bonnes nouvelles. Plutôt Corbyn que le Brexit, quelle meilleure illustration du capitalisme de connivence ?
2) l’arch-Remainer Hammond négocie des accords avec Corbyn. C’est une trahison du parti conservateur. Mais, en plus, il prend conseil auprès de Barnier. Si les mots ont encore un sens (après deux siècles de journalisme, j’en doute), c’est un crime de haute trahison. Comment mieux montrer l’absence de patriotisme de la caste mondialiste ?
3) les parlementaires Remainers ont tordu le règlement du parlement dans tous les sens pour s’opposer au résultat sans ambiguïté d’un référendum. Aucune retenue, aucun scrupule. Le mépris sans frein de la démocratie.
4) tout cela avec un discours mielleux sur la démocratie et l’intérêt national. Cela confirme qu’il ne faut pas écouter ce que ces gens disent, il faut regarder ce qu’ils font.
5) la solution de sortie de crise qui se dessine est un retour aux urnes. Un rappel que la légitimité se forge, entre autres, dans l’élection sincère et non faussée, avec des choix clairs.
Je suis persuadé que Theresa May a sciemment saboté le Brexit et fait tout ce qu’elle pouvait pour le rendre impossible. Jusqu’à maintenant, réussite exemplaire. Mais c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses.
Rappelons l’enjeu pour tous les Européens : il s’agit de faire mentir Jean-Claude Juncker et son « Il n’y a pas de vote démocratique possible contre les traités européens ».
lundi, septembre 02, 2019
Suivant que vous serez blanc ou noir ...
Col de l’Échelle : une justice politique .

La décision rendue par le tribunal correctionnel de Gap à l’encontre de trois militants de « génération identitaire » est un pur et simple scandale judiciaire, juridique, et démocratique. Le fonctionnement de l’appareil judiciaire depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir ne peut que susciter la consternation de quiconque est attaché aux libertés publiques fondamentales.
Nous avons fréquemment soulevé ici ces dérives et cetteconnivence idéologique, sociologique et politique avec le pouvoir une magistrature qui n’a plus besoin de recevoir d’ordres, pour se mettre spontanément à son service. Mais cette fois-ci, il se trouve que ce jugement incompréhensible tant en ce qui concerne la manipulation du droit que la sévérité sidérante des sanctions, s’est télescopé avec l’annonce de l’annulation par la Cour de cassation de la condamnation d’un trafiquant d’êtres humains et la tragédie de Villeurbanne où un demandeur d’asile afghan a tué un jeune homme à coup de couteau et blessé six autres personnes parce que ses victimes « ne lisaient pas le Coran ». Dans l’affaire dite du « Col de l’Échelle », les magistrats qui ont joué à ce petit jeu mesurent-ils à quel point leurs manipulations et leur partialité politique, disqualifient l’institution judiciaire, et mettent l’opinion publique majoritaire en rage ?
De quoi s’agit-il ? Les militants d’un groupuscule d’extrême droite appelé « génération identitaire » ont décidé l’organisation d’une manifestation à la frontière franco-italienne au lieu-dit « Col de l’Échelle » pour protester contre ce qu’ils qualifient de laxisme dans le contrôle de l’immigration clandestine empruntant le passage en France par les Alpes. On peut ne pas partager cette analyse, et même la contester, ne pas avoir la moindre sympathie pour le groupuscule et ses orientations, mais on rappellera que la liberté de manifestation est jusqu’à nouvel ordre une liberté fondamentale et un droit constitutionnel. Deux ou trois cent personnes se sont donc rendues sur le site, y ont déployé quelques banderoles, scandé force slogans, la manifestation se terminant sans violence ni dégradation.
Les antifascistes de pacotille, ceux dont l’engagement est comme le dit Christophe Guilluy un signe extérieur de richesse, ont poussé des hurlements. Dont les échos, arrivés dans les enceintes judiciaires ont été reçus par quelques oreilles complaisantes. Leurs propriétaires se demandant comment faire pour empêcher le retour des heures sombres et terrasser la bête immonde.
Premier problème il n’y avait à l’évidence aucune infraction justifiant des poursuites pénales, ce qu’un premier classement sans suite avait été contraint de constater. Ah oui mais non, des magistrats oublieux qu’ils sont là pour rendre la justice et non pas pour faire valoir leurs engagements politiques, se sont dit qu’en grattant un peu c’était bien le diable si on ne trouvait pas quelque chose. En regardant bien les photos de la manifestation paisible, on pouvait constater que les 200 participants portaient, probablement pour éviter la fraîcheur montagnarde, des anoraks tous de la même couleur, un bleu ciel pâle. Eurêka ! Pourquoi ne pas utiliser le port illégal d’uniformes ? Ah non, faisons plus fort, allons carrément sur « l’usurpation de fonctions » celle de l’article 433–13 du code pénal. On a donc considéré que ces jeunes gens avaient décidé de se faire passer pour des douaniers qui contrôlaient les passages aux frontières. Le simple examen des photos, le caractère à la fois public et pacifique de la manifestation démontre l’inanité de cette incrimination. Rappelons que c’est celle qui a été utilisée pour Alexandre Benalla portant un casque de policier et affublé d’un brassard lors de ses rodéos du 1er mai 2018 (À propos comment va-t-il Alexandre Benalla, la vie est belle ? Le business ? L’argent ça va ? Et l’instruction, toujours paisible ?)
Au tribunal de Gap, cette manipulation n’a gêné personne, au contraire. Le procureur a pris des réquisitions invraisemblables de sévérité. Il a été suivi au millimètre par la collégialité qui a prononcé une décision qui se caractérise par une violence tous azimuts. D’abord six mois de prison ferme pour trois dirigeants du groupuscule, quand on connaît la jurisprudence habituelle des tribunaux français, il y a de quoi être estomaqué. Ensuite l’ampleur des peines d’amende, histoire de ruiner les militants et leur organisation puisque l’association « génération identitaire » a été condamnée en tant que personne morale à 75 000 € d’amende (!) pour avoir organisé l’abominable pogrom. Enfin le maximum de privation des droits civiques, c’est-à-dire d’éligibilité et de droit de vote, pendant cinq ans ! Dites donc Monsieur Macron lorsque vous dites à Vladimir Poutine qu’en France les opposants ont le droit de se présenter aux élections, vous racontez n’importe quoi, vos magistrats ne sont pas d’accord.
Soyons clair, cette décision est un véritable scandale judiciaire, sa partialité politique étant plus qu’une évidence, tant en ce qui concerne l’incrimination choisie, le déroulement de la procédure et la décision elle-même. Les magistrats ont le droit d’avoir des opinions politiques, mais celles-ci ne doivent en aucun cas être à l’origine de leurs décisions. Celle du tribunal correctionnel de Gap est une décision militante, et il est quand même déplorable qu’il faille rappeler que juger ou militer, il faut choisir. Et qu’un jugement rendu au nom du peuple français ne doit pas prendre la forme d’un tract politique.
Aussi, on peut légitimement être inquiet, lorsque l’on entend les organisations syndicales de magistrats psalmodier le mantra de l’indépendance de la justice, pour ne voir aucun inconvénient à ce qu’elle devienne au contraire de sa vocation, l’outil de la partialité politique.
Et ce d’autant que la triste affaire du « mur des cons » avait été l’occasion pour les mêmes de théoriser une partialité désormais revendiquée : « Une fois de plus, cette affaire va servir à défendre une conception abstraite et surannée de l’impartialité du juge. »
On rappellera également la magouille initiée par Christiane Taubira alors Garde des Sceaux (!) pour faire condamner par le tribunal correctionnel de Cayenne en Guyane une militante du FN habitant dans les Ardennes, à neuf mois de prison ferme pour la publication pendant quelques jours sur Facebook d’une photo insultante. La décision déshonorante foulait aux pieds tous les principes du droit pénal et du débat contradictoire. Ce scandale qui aurait justifié la démission immédiate de Taubira et la saisine du Conseil Supérieur de la Magistrature n’a jamais eu la moindre suite, évidemment. Et plus récemment encore le déroulement de l’audience et la condamnation excessive dont a été l’objet Esteban Morillo, jugé non pas pour ce qu’il avait fait mais pour les idées qui furent les siennes quelques années auparavant.
Ce qui est très grave dans cette affaire, au-delà de cette politisation militante de certains magistrats dans l’exercice de leurs fonctions, c’est que ce genre de décisions est l’occasion de porter atteinte aux libertés fondamentales., et en la circonstance celle de manifestation. Et il est tout à fait lamentable de voir les petits-bourgeois « de gauche », ceux que Jean-Claude Michéa appelle « la gauche du Capital » rejouer no pasaran et applaudir à tout rompre. Témoignant que l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques ne leur pose aucun problème. Jusqu’au jour où c’est sur eux que ça tombera, comme l’a montré la mésaventure de Jean-Luc Mélenchon, se réjouissant plutôt des rodéos judiciaires contre François Fillon et Marine Le Pen avant que cela ne lui tombe sur la figure. Souvenons nous de ce que disait le pasteur Niemoller.
Une justice au service du pouvoir exécutif dans la répression de masse des gilets jaunes, une justice protégeant l’entourage du pouvoir en lui épargnant le souci de procédures pénales pourtant méritées, une justice revendiquant sa partialité politique, comment en est-on arrivé là ?
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