En tant que vieux réac de droite, j'ai toujours été opposé à la licence sexuelle soixante-huitarde. Ne me faites pas le sketch de « tu défends un pédophile ».
Dans l'affaire Polanski, plusieurs choses me gênent :
1) Même si Polanski est toujours considéré comme en fuite, la seule affaire dans laquelle il a été impliqué et qui a été jugé est réglée.
2) Je suis contre l'imprescriptibilité, y compris des crimes contre l'humanité. L'homme est faillible et changeant, juger 40 ans et plus après les faits est injuste.
3) La concentration des attaques sur cet homme en particulier est malsaine. On sait tous que certains ministres roses sont des pédophiles notoires qui allaient (vont) faire leurs courses au Maroc. C'est le principe du bouc-émissaire, pas la justice.
4) Le jury populaire, ce n'est vraiment pas mon truc. Même pour nos politiciens que je veux faire fusiller dans les fossés de Vincennes, j'attends un procès dans les règles, alors pour Polanski ... Le lynchage par la foule déchainée (tout le monde sommé d'être unanime sinon lynché aussi), pas mon style.
Et puis, il faut voir qui compose ce tribunal populaire : un cinéaste, c'est un demi-maquereau et une actrice, c'est une demi-pute. Et, dans la plupart de cas, le « demi » est une gentillesse excessive qui devrait être ôtée par souci de la vérité.
Le jury est donc plus que douteux. Ils ont d'ailleurs prouvé qu'ils étaient des minables par leur attitude fuyante. Darroussin écorchant volontairement le nom de Polanski remportant la palme de la bassesse.
Lâches, veules, vindicatifs, incultes aussi, ils ont bonne mine les justiciers.
C'est de la putasserie à l'état brut. On vilipende le vieux mâle blanc, maitre d'hier, et on encense le jeune coloré, maitre de de demain (croient-ils). Mon cul est au vainqueur. On en revient toujours à ça : le cinéma, c'est un milieu de putes.
Alexandre Devecchio : « César, le cinéma victime de la tyrannie des minorités »
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« Si vous gagnez un prix ce soir, ne faites pas un discours politique, vous n’êtes pas bien placé pour donner des leçons à la population. Vous ne connaissez rien au monde réel, (…) donc si vous gagnez, venez prendre votre prix, remerciez Dieu et votre agent et barrez-vous! », lançait l’humoriste britannique, Ricky Gervais, lors de l’ouverture de la cérémonie des Golden Globes en janvier dernier, devant un parterre de stars hollywoodiennes, riant jaune. On aurait aimé qu’un Ricky Gervais français se livre à un pareil dynamitage en règle lors de la 45e cérémonie des César. Hélas, Florence Foresti n’était pas Ricky Gervais.
[…]
Ce fut la bonne surprise d’une soirée pénible à regarder: le palmarès vint contredire les discours. Par leur vote à bulletin secret en faveur de Polanski, mais aussi à travers les trois prix accordés à La Belle Époque, ode nostalgique à la liberté des années 60-70, la majorité des membres de l’Académie ont semblé vouloir résister silencieusement à ce nouveau maccarthysme et signifier que l’art devait l’emporter sur l’idéologie.
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Violences à la gare de Lyon : « Une société multiculturelle est une société de conflits multiples ».
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Les personnes qui ont regardé la soirée des César à la télévision n’ont peut-être pas compris les propos tenus par la comédienne noire Aïssa Maïga: « À chaque fois que je me retrouve comme ça, dans une grande réunion du métier, je ne peux pas m’empêcher de compter le nombre de noirs dans la salle. » Sauf qu’Aïssa Maïga n’était pas «dans une grande réunion du métier», mais à la télévision, devant toute la population française. Comme les Congolais de la gare de Lyon ou les migrants d’Ouistreham, elle a réglé en public un conflit racial, le sien. Aïssa Maïga a tenu à dénoncer la société française et le milieu du cinéma comme outrageusement racistes. Elle n’a pas dit combien de noirs il aurait dû y en avoir dans la salle pour que le secteur professionnel qui est le sien et qui l’emploie et la fait tourner sans discontinuer ne soit pas considéré comme raciste. Il s’est trouvé des gens dans la salle pour applaudir Aïssa Maïga. Les mêmes sans doute qui se sont levés et sont partis quand le film du juif Roman Polanski, J’accuse, a été primé.
Bienvenue dans la société multiculturelle.
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Cérémonie des César: « On a refusé de dire le nom de Roman Polanski, comme si celui-ci n’avait plus le droit d’exister ».
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Comment en est-on arrivé là ? Comment, dans la France de 2020, Florence Foresti peut-elle trouver drôle de dire que J’accuse est « un film sur la pédophilie dans les années 70 » ? Et l’ensemble de l’assistance rire de bon cœur comme à une bonne blague, alors qu’elle est en train, tout simplement, de nier l’importance de l’Affaire Dreyfus ?
J’avoue que cette soirée m’a fait peur et que, quelles que soient les justifications de celles qui ont accusé, souvent à juste raison, des hommes d’avoir eu des comportements honteux, rien n’excuse ces agissements. Rien n’excuse de contester un vote parfaitement démocratique - d’un panel de votants certes particuliers, mais c’est ainsi - de gens qui, à bulletins secrets, ont choisi de nommer « Meilleur Réalisateur » Roman Polanski.
Il y avait vendredi soir, salle Pleyel, comme lauréats des César les plus prestigieux, deux « repris de justice », l’un, Ladj Ly, à qui rien ne fut reproché et qui fut même acclamé, l’autre, Roman Polanski, qui n’a même pas pu venir recevoir son César et dont le nom a été nié. Deux poids, deux mesures.
Le cinéma français va mal. La crise qu’ont déclenchée celles qui en sont à l’origine ne l’entraîne pas dans le bon sens. C’est le moins que l’on puisse dire.
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Olivier Babeau me rejoint sur la critique du cinéma subventionné :
Babeau : Du cinéma étatisé et subventionné... au puritanisme à l’américaine.
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Le cinéma devait être la célébration d’une certaine idée de la France, d’une fierté de ce que nous sommes, il est en passe de se transformer en rite piaculaire au cours duquel, quels que soient les efforts et les progrès réalisés, les coupables désignés sont tenus de faire acte de contrition. L’actrice Rosanna Arquette écrivait dans un tweet: « Je suis désolé, je suis née blanche et privilégiée ; cela me dégoûte. Et je ressens tellement de honte. » Peu nombreux sont ceux qui relèvent les contradictions de ces combattants de la justice sociale : indignations à géométrie variable, censure au nom de la liberté, exclusion au nom de l’inclusion, discrimination au nom de la lutte contre la discrimination... Par un retournement stupéfiant, la dénonciation de « l’essentialisation » dont se rendait coupable la société d’hier (cataloguer des gens en fonction de leur race, de leur sexe, de leur sexualité) se mue en une essentialisation permanente, radicale et revendiquée avec violence. Chaque locuteur est désormais renvoyé à son statut supposé dans l’architecture sociale victimaire. Il doit d’abord déclarer «d’où il parle», annoncer son appartenance à telle ou telle catégorie qui fera de lui une victime patentée ou au contraire un coupable par construction. En fonction de ce classement a priori seront définis précisément les discours que l’on peut tenir, l’attitude que l’on peut avoir.
[…]
Le prochain stade n’est que trop prévisible : l’État, qui tient les cordons de la bourse, va réformer son système pour complaire aux plus enragés. Nous allons bientôt voir fleurir quotas, critères moraux dans les choix des thèmes et commissions de censures. Sombre futur pour les salles obscures.
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lundi, mars 02, 2020
Le virus et le proviseur
Il est impossible qu'un proviseur français de 2020 écrive ainsi : le recrutement est catastrophique.
Les autorités italiennes ont fermé les écoles, mais le virus le plus dangereux ne s’appelle pas Covid-19: c’est celui qui, porté par la peur, empoisonne les rapports humains. Prenant appui sur Manzoni, Domenico Squillace, directeur du lycée technique Volta à Milan, a écrit à ses élèves. Sa lettre a fait le buzz. Un délicieux antidote à la panique.
Traduit par Anna Lietti
Aux élèves du lycée Volta.
«La peste, que le tribunal de la santé avait craint de voir entrer dans le Milanais avec les bandes allemandes, y avait en effet pénétré avec elles, comme le lecteur en est instruit; et il sait également qu’elle ne s’y arrêta pas, mais qu’elle envahit et ravagea une grande partie de l’Italie…»
Avec ces mots s’ouvre le chapitre 31 des Fiancés [roman d’Alessandro Manzoni et grand classique scolaire, NDLR], un chapitre, avec le suivant, entièrement consacré à l’épidémie de peste qui s’abattit sur Milan en 1630. C’est un texte lumineux et d’une extraordinaire modernité que je vous conseille de lire avec attention, tout spécialement en ces jours de confusion. Il y a déjà tout dans ces pages: la certitude que les étrangers sont dangereux, les dissensions au sein des autorités, la recherche spasmodique dudit patient zéro, le mépris pour les experts, la chasse aux graisseurs [accusés, durant l’épidémie milanaise, de diffuser la maladie via des onguents infectés, NDLR], les rumeurs sauvages, les remèdes les plus absurdes, la razzia sur les biens de première nécessité, l’urgence sanitaire... Dans ces pages, vous tomberez entre autres sur des noms que vous connaissez sûrement puisque vous fréquentez les rues voisines de notre lycée et que ce dernier s’érige, ne l’oublions pas, au milieu de ce qui fut le lazaret de Milan: Ludovico Settala, Alessandro Tadino, Felice Casati entre autres. Tout ceci pour dire que ces pages semblent tout droit sorties d’un journal d’aujourd’hui, plus encore que du roman de Manzoni.
Les Fiancés, l'histoire milanaise du XVIIe siècle.
Chers élèves, rien de nouveau sous le soleil pourrais-je me contenter de penser, et pourtant, notre établissement est fermé et je dois vous parler. Notre institution est une de celles qui, avec ses rythmes et ses rites, ponctue le cours du temps et de la vie harmonieuse en société; ce n’est pas un hasard si l’obligation de fermer les écoles n’est décidée par les autorités que dans des cas très rares et vraiment exceptionnels. Il ne m’appartient pas de juger de l’opportunité de la mesure présente, je ne suis pas un expert, je respecte les autorités, je leur fais confiance et j’observe scrupuleusement les conseils à la population. Mais aussi je tiens à vous dire: gardez votre sang-froid, évitez de vous laisser entraîner dans le délire collectif, continuez — avec les précautions d’usage — de mener une vie normale. Profitez de ces journées pour faire des promenades, pour lire un bon livre; il n’y a aucune raison — si vous vous sentez bien — de rester enfermés à la maison. Il n’y a aucune raison de prendre d’assaut supermarchés et pharmacies, laissez les masques à ceux qui sont malades – il n’y a qu’à eux qu’ils soient utiles. La vitesse à laquelle la maladie peut gagner l’autre bout du monde est fille de notre époque, il n’existe aucun mur qui puisse l’arrêter, il y a quelques siècles elle voyageait aussi, seulement un peu plus lentement. Un des risques majeurs en de telles situations, nous apprennent Manzoni et aussi Boccace, c’est l’empoisonnement de la vie sociale, des rapports humains. C’est la barbarie qui gagne la vie en société. Lorsque nous nous sentons menacés par un ennemi invisible, notre instinct atavique est de voir l’ennemi partout et nous courons le danger de considérer chacun de nos semblables comme une menace, un agresseur potentiel. Depuis les épidémies du XIVe et au XVIIe siècle, nous avons développé l’arme puissante qu’est la médecine moderne, ce n’est pas rien, croyez-moi. Faisons appel à l’esprit rationnel qui l’a engendrée pour préserver notre bien le plus précieux: nos liens sociaux, notre humanité. Si nous n’y parvenons pas, la peste aura gagné pour de bon.
Je me réjouis de vous accueillir à l’école,
Domenico Squillace
Le cinéma français zombie
Le fond de l'histoire est que, depuis des décennies, le cinéma français vit de subventions.— Franck Boizard (@fboizard) March 2, 2020
Les gens du cinéma ont donc appris à plaire aux distributeurs de subventions, qui forment un monde très fermé d'idéologues.
D'où le cuisant ridicule qui les frappe, exposés à la lumière. https://t.co/R116ySX5Sf
C'est à vérifier, mais il me semble qu'un rapport de la cour des comptes disait que la moitié des films tournés ne sortent jamais en salle et sont quand même rentables grâce aux subventions. Ca explique bien des choses.
Le plus gros risque du coronavirus : la panique gouvernementale.
A part les plus de 70 ans qui ont des raisons réelles et sérieuses de s'inquiéter du coronavirus, les autres doivent surtout s'inquiéter d'un blocage de l'économie, dont une possible pénurie de médicaments (qui toucherait aussi les plus de 70 ans, double raison de s'inquiéter. Il y en a un qui n'est pas inquiet, c'est le déficit de la Sécu et des caisses de retraites).
Mon commentaire sur le blog de Stéphane Montabert (Coronavirus: nouvelles du front) :
L'analyse du pharmacologue Bernard Dugué est intéressante parce qu'il est un l'un des rares à avoir prédit que la panique autour du H1N1 était injustifiée (je pense que la panique est bonne conseillère en première instance. Pas ensuite) :
Il y a bien une pandémie de COVID-19 mais c'est la pandémie de la peur.
*************
Pour finir, une bonne nouvelle. Une partie du corps médical a compris la situation et s’emploie à diffuser des messages incitant à rester calme et à ne pas paniquer. Il serait bon que les médias fassent de même plutôt que livrer aux esprits animaux des informations brutes, comme ce nouveau décès consécutif à une embolie pulmonaire développée par un homme de 60 ans testé positif.
*************
Une analyse sociologico-politique anglaise :
Coronavirus and the madness of elites. Their panicked response stems from their fear of the masses.
*************
The contrast between the responses to coronavirus from the elites and ordinary people has been stark. Even as the level of panic in the mainstream reporting around coronavirus has risen, ordinary people have just gotten on with their lives. The supposedly well-informed elites, who often accuse the ‘dumb’ masses of being vulnerable to hysteria and ‘fake news’, have themselves been prodded into panic. Meanwhile, where they are not in lockdowns, ordinary people are still going to work, commuting, going to bars… They’re simply getting on with their lives, while taking note of the potential risks.
The elites are in free-falling panic ; like a herd of wildebeest, panicked by the sight of a predator and rushing blindly across crocodile-infested waters, they have sparked a potential global economic meltdown. Meanwhile, we see stoic common sense, simple but profound wisdom, on the part of the ‘great unwashed’.
[…]
Human creativity and our capacity to solve problems can and will contain coronavirus. People are not the problem. But the global elites certainly are. Their behaviour is fuelling more panic, and now threatens billions with economic recession. We need to embrace the calm and wisdom of the masses, not the madness of elites.
*************
Mais bon, la meilleure analyse, c'est celle de Bigard :
Le plus gros risque, c'est quand même le coranovirus :
Mon commentaire sur le blog de Stéphane Montabert (Coronavirus: nouvelles du front) :
L'analyse du pharmacologue Bernard Dugué est intéressante parce qu'il est un l'un des rares à avoir prédit que la panique autour du H1N1 était injustifiée (je pense que la panique est bonne conseillère en première instance. Pas ensuite) :
Il y a bien une pandémie de COVID-19 mais c'est la pandémie de la peur.
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Pour finir, une bonne nouvelle. Une partie du corps médical a compris la situation et s’emploie à diffuser des messages incitant à rester calme et à ne pas paniquer. Il serait bon que les médias fassent de même plutôt que livrer aux esprits animaux des informations brutes, comme ce nouveau décès consécutif à une embolie pulmonaire développée par un homme de 60 ans testé positif.
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Une analyse sociologico-politique anglaise :
Coronavirus and the madness of elites. Their panicked response stems from their fear of the masses.
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The contrast between the responses to coronavirus from the elites and ordinary people has been stark. Even as the level of panic in the mainstream reporting around coronavirus has risen, ordinary people have just gotten on with their lives. The supposedly well-informed elites, who often accuse the ‘dumb’ masses of being vulnerable to hysteria and ‘fake news’, have themselves been prodded into panic. Meanwhile, where they are not in lockdowns, ordinary people are still going to work, commuting, going to bars… They’re simply getting on with their lives, while taking note of the potential risks.
The elites are in free-falling panic ; like a herd of wildebeest, panicked by the sight of a predator and rushing blindly across crocodile-infested waters, they have sparked a potential global economic meltdown. Meanwhile, we see stoic common sense, simple but profound wisdom, on the part of the ‘great unwashed’.
[…]
Human creativity and our capacity to solve problems can and will contain coronavirus. People are not the problem. But the global elites certainly are. Their behaviour is fuelling more panic, and now threatens billions with economic recession. We need to embrace the calm and wisdom of the masses, not the madness of elites.
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Mais bon, la meilleure analyse, c'est celle de Bigard :
Le plus gros risque, c'est quand même le coranovirus :
Libellés :
coronavirus,
Grand Remplacement,
l'imposture Macron,
Turquie
dimanche, mars 01, 2020
Pensée du matin
Un maçon peut-il être vegan ? Bien sûr que non. Un travailleur de force ne peut pas être vegan.— Franck Boizard (@fboizard) March 1, 2020
Le veganisme, comme l'écologisme et le sans-frontiérisme, est une distinction de classe de la bourgeoisie, une arme sociale pour faire culpabiliser le prolo et garder le pouvoir.
samedi, février 29, 2020
Les maquisards (F. Grenard)
C'est écrit dans un style très plat. C'est un peu la suite du livre sur les premiers Résistants.
Les réfractaires du STO, sans expérience militaire du fait de la disparition du service militaire, montent au maquis à partir de l'été 1942 et mènent une vie assez dure et très ennuyeuse de boy-scouts mal nourris, mal logés et mal équipés.
Les officiels de la Résistance sont embarrassés par un phénomène qu'ils jugent, à raison, sans valeur militaire.
Les choses sérieuses commencent en janvier 44.
Les Allemands sont égaux à eux-mêmes, tout en finesse germanique : appuyés par les traitres français de la Milice, ils se lancent dans une vague de répression en commettant nombre d'atrocités contre les civils, dans l'espoir de les détacher des maquis. C'est, bien entendu, l'inverse qui se produit.
Au printemps, les rapports des préfets de Vichy sont sans équivoque. Les maquis qui ont su soigner leurs relations avec le voisinage (c'est un peu plus difficile pour les autres) sont considérés comme la légitimité en devenir.
En quelques jours, après le débarquement allié en Normandie, entre 50 000 et 100 000 hommes prennent le maquis, c'est pas mal quand on tient compte du fait que 2 millions de hommes en âge de se battre sont prisonniers en Allemagne.
Avec cette arrivée, la physionomie du maquis change : il y a des bourgeois et des anciens combattants. Le maquis résout enfin son problème d'encadrement.
De plus, les alliés parachutent des équipes Jedburghs, composées de militaires, un Français, un Anglais, un Américain, chargés des liaisons et de l'armement.
Il ne faut pas s'exagérer l'efficacité du maquis. Ce n'est que de l'infanterie inexpérimentée et très légère. Des piqures de moustiques à un éléphant. Dix Sten contre une MG42, c'est la mitrailleuse allemande qui gagne.
C'est le drame des maquis et des villages martyrs. Trop voyants pour passer inaperçus, trop faibles pour résister à une armée professionnelle d’une cruauté toute nazie (la Wehrmacht propre, c’est une légende de la guerre froide). Il y avait une brigade nord-africaine particulièrement féroce dans les rangs de la Milice.
Le drame de Tulle illustre tout le manque de jugement de certains chefs maquisards. S'emparant avec difficulté de la ville (franchement, quel était l'intérêt de prendre une ville ? C'est totalement con) les 7 et 8 juin, les maquisards FTP la perdent en quelques minutes dans un vent de panique lorsque la division blindée Das Reich, venue de Montauban, à 200 km (personne n'y avait pensé ?), fait son apparition. 99 hommes sont pendus aux balcons, 200 déportés dont 101 ne reviendront pas. Ces malheureux événements ont suscité après-guerre des rancoeurs bien compréhensibles.
A contrario, Costa de Beauregard, avec les restes du maquis du Vercors, fait une guerre d'embuscades, qui certes ne bouleverse pas la donne stratégique, mais a le mérite de ne provoquer ni pertes ni représailles.
Néanmoins, le maquis a deux effets positifs :
🐗 : la fierté d'un peuple de s'être battu. Parce que des maquisards sont bien morts les armes à la main.
🐗 : après le départ des Allemands, il n'y a pas eu trop de vide légal, les maquis ont maintenu l'ordre, même si certains maquis, notamment communistes, en ont pris un peu à leur aise.
Les réfractaires du STO, sans expérience militaire du fait de la disparition du service militaire, montent au maquis à partir de l'été 1942 et mènent une vie assez dure et très ennuyeuse de boy-scouts mal nourris, mal logés et mal équipés.
Les officiels de la Résistance sont embarrassés par un phénomène qu'ils jugent, à raison, sans valeur militaire.
Les choses sérieuses commencent en janvier 44.
Les Allemands sont égaux à eux-mêmes, tout en finesse germanique : appuyés par les traitres français de la Milice, ils se lancent dans une vague de répression en commettant nombre d'atrocités contre les civils, dans l'espoir de les détacher des maquis. C'est, bien entendu, l'inverse qui se produit.
Au printemps, les rapports des préfets de Vichy sont sans équivoque. Les maquis qui ont su soigner leurs relations avec le voisinage (c'est un peu plus difficile pour les autres) sont considérés comme la légitimité en devenir.
En quelques jours, après le débarquement allié en Normandie, entre 50 000 et 100 000 hommes prennent le maquis, c'est pas mal quand on tient compte du fait que 2 millions de hommes en âge de se battre sont prisonniers en Allemagne.
Avec cette arrivée, la physionomie du maquis change : il y a des bourgeois et des anciens combattants. Le maquis résout enfin son problème d'encadrement.
De plus, les alliés parachutent des équipes Jedburghs, composées de militaires, un Français, un Anglais, un Américain, chargés des liaisons et de l'armement.
Il ne faut pas s'exagérer l'efficacité du maquis. Ce n'est que de l'infanterie inexpérimentée et très légère. Des piqures de moustiques à un éléphant. Dix Sten contre une MG42, c'est la mitrailleuse allemande qui gagne.
C'est le drame des maquis et des villages martyrs. Trop voyants pour passer inaperçus, trop faibles pour résister à une armée professionnelle d’une cruauté toute nazie (la Wehrmacht propre, c’est une légende de la guerre froide). Il y avait une brigade nord-africaine particulièrement féroce dans les rangs de la Milice.
Le drame de Tulle illustre tout le manque de jugement de certains chefs maquisards. S'emparant avec difficulté de la ville (franchement, quel était l'intérêt de prendre une ville ? C'est totalement con) les 7 et 8 juin, les maquisards FTP la perdent en quelques minutes dans un vent de panique lorsque la division blindée Das Reich, venue de Montauban, à 200 km (personne n'y avait pensé ?), fait son apparition. 99 hommes sont pendus aux balcons, 200 déportés dont 101 ne reviendront pas. Ces malheureux événements ont suscité après-guerre des rancoeurs bien compréhensibles.
A contrario, Costa de Beauregard, avec les restes du maquis du Vercors, fait une guerre d'embuscades, qui certes ne bouleverse pas la donne stratégique, mais a le mérite de ne provoquer ni pertes ni représailles.
Néanmoins, le maquis a deux effets positifs :
🐗 : la fierté d'un peuple de s'être battu. Parce que des maquisards sont bien morts les armes à la main.
🐗 : après le départ des Allemands, il n'y a pas eu trop de vide légal, les maquis ont maintenu l'ordre, même si certains maquis, notamment communistes, en ont pris un peu à leur aise.
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résistance,
Seconde guerre mondiale
Décadence
« Toute sa vie, Simone Weil se refuse à toute doctrine : elle n’est que du côté de la vérité ».
Au milieu d'une foule de commentaires relativistes totalement cons :


On trouve cette perle :

Et celle-ci :

Au milieu d'une foule de commentaires relativistes totalement cons :


On trouve cette perle :

Et celle-ci :

Libellés :
déclin de l'intelligence des occidentaux,
la décadence
Parlons de l'affaire Polanski
Voici ce qu'en dit la victime. C'est autrement impressionnant et intelligent que le mauvais cinéma (c'est leur spécialité, le mauvais cinéma. Netflix a de belles perspectives) de la vertu outragée des connasses des Césars.
Samantha Geimer: «Personne n'est en droit de dire à une victime ce qu'elle doit pense »
Temps de lecture : 10 min Peggy Sastre — 28 février 2020 à 8h45 — mis à jour le 28 février 2020 à 9h38
Alors que l'«affaire Polanski» resurgit à l'occasion de la cérémonie des César, Samantha Geimer, violée par le réalisateur en 1977, s'élève contre l'emballement médiatique autour de son histoire
Samantha Geimer: «Personne n'est en droit de dire à une victime ce qu'elle doit pense »
Temps de lecture : 10 min Peggy Sastre — 28 février 2020 à 8h45 — mis à jour le 28 février 2020 à 9h38
Alors que l'«affaire Polanski» resurgit à l'occasion de la cérémonie des César, Samantha Geimer, violée par le réalisateur en 1977, s'élève contre l'emballement médiatique autour de son histoire
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lubies et fariboles féministes
Les jeunes sont des cons.
Divided millennials are driving the world towards an even more bitter culture war
La jeunesse est un naufrage.
Comme Woody Allen, je ne crois pas les jeunes d'occident (disons entre 10 et 30 ans) capables de prendre en charge le monde.
Ils me font peur : très convaincus mais très peu convaincants, ils se butent dès qu'on résiste un peu. Ils sont souvent cons comme des balais, même instruits, incapables de prendre en compte des objections, le réel et de bâtir un raisonnement. Incapables aussi de prendre de la distance par rapport à leurs inquiétudes.
De la graine de fanatiques, prêts à me pourrir personnellement la vie, en détruisant mon pays, mon mode de vie et, peut-être un jour, ma personne.
Et ce qu'ils croient est faux, archi-faux : non, « la planète » n'est pas en danger, non le racisme et « la discrimination » , ne sont pas des problèmes (sauf ceux générés par les écolos, les anti-racistes et par les anti-discriminations !).
Terrifiant, ce vide intellectuel et spirituel.
Oh, bien sûr, je sais, il y a des exceptions. Mais que pèsent-elles ?
Les coupables sont évidemment les vieux qui ont refusé de les éduquer ou, pire, les ont endoctrinés.
Alfred Sauvy nous avait prévenus que la plus grande catastrophe de la dénatalité et du vieillissement de la population serait le changement de mentalité, tournant suicidaire à force de peurs et d'immobilisme, et que les jeunes élevés dans une société vieille seraient déjà vieux dans leurs tête. Mais ça fait un choc de voir la prédiction réalisée.
Et surtout, Sauvy n'avait pas prévu que le changement de mentalité irait de pair avec une progression de la bêtise.
La jeunesse est un naufrage.
Comme Woody Allen, je ne crois pas les jeunes d'occident (disons entre 10 et 30 ans) capables de prendre en charge le monde.
Ils me font peur : très convaincus mais très peu convaincants, ils se butent dès qu'on résiste un peu. Ils sont souvent cons comme des balais, même instruits, incapables de prendre en compte des objections, le réel et de bâtir un raisonnement. Incapables aussi de prendre de la distance par rapport à leurs inquiétudes.
De la graine de fanatiques, prêts à me pourrir personnellement la vie, en détruisant mon pays, mon mode de vie et, peut-être un jour, ma personne.
Et ce qu'ils croient est faux, archi-faux : non, « la planète » n'est pas en danger, non le racisme et « la discrimination » , ne sont pas des problèmes (sauf ceux générés par les écolos, les anti-racistes et par les anti-discriminations !).
Terrifiant, ce vide intellectuel et spirituel.
Oh, bien sûr, je sais, il y a des exceptions. Mais que pèsent-elles ?
Les coupables sont évidemment les vieux qui ont refusé de les éduquer ou, pire, les ont endoctrinés.
Alfred Sauvy nous avait prévenus que la plus grande catastrophe de la dénatalité et du vieillissement de la population serait le changement de mentalité, tournant suicidaire à force de peurs et d'immobilisme, et que les jeunes élevés dans une société vieille seraient déjà vieux dans leurs tête. Mais ça fait un choc de voir la prédiction réalisée.
Et surtout, Sauvy n'avait pas prévu que le changement de mentalité irait de pair avec une progression de la bêtise.
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la jeunesse est un naufrage,
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vendredi, février 28, 2020
Futur politique : pas réjouissant.
On me dit : « Si 2ème tour Macron Le Pen en 2022. C’est encore Macron qui gagne ». Bien sûr !
Mon analyse sur ce point n’a pas varié (elle a varié sur d’autres points), depuis le Chirac-Le Pen de 2002 : les Français ne seront jamais assez audacieux et patriotes (car ça revient à ça) pour voter Le Pen juste pour virer le candidat du Système qui nous tue.
Les castoristes disent « Entre Le Pen et une chèvre, je vote pour la chèvre ». Je fais le raisonnement inverse « Entre le candidat du Système et une chèvre, je vote pour la chèvre ». Et je peux ajouter « Ca tombe bien, parce que Marine Le Pen est assez proche de la chèvre » .
Macron, Baroin, Pécresse, Larcher, Mélenchon, tous les connards « brillants » qui envoient le pays dans le mur depuis 40 ans, paf, je vote Le Pen.
La limite de mon raisonnement, c’est que, contrairement aux castoristes qui jouent à se faire peur, je ne pense pas que la Marine soit vraiment dangereuse pour le Système. Elle n’a pas assez de qualités intellectuelles pour cela. Elle n’est ni Trump ni Johnson. Le mieux que je puisse espérer, c’est que son incompétence contribue à détruire un Système de plus en plus fragile.
Mais comme elle ne sera jamais élue, cette discussion est oiseuse.
Les Français ne se résolvant pas à se débarrasser par n'importe quel moyen, même si ce moyen s'appelle Le Pen, d’une politique qui les tue, le choc, salvateur ou destructeur (les probabilités sont fortes pour « destructeur »), viendra de l’extérieur (Cortes et les Aztèques, Hitler au Trocadéro).
Mon analyse sur ce point n’a pas varié (elle a varié sur d’autres points), depuis le Chirac-Le Pen de 2002 : les Français ne seront jamais assez audacieux et patriotes (car ça revient à ça) pour voter Le Pen juste pour virer le candidat du Système qui nous tue.
Les castoristes disent « Entre Le Pen et une chèvre, je vote pour la chèvre ». Je fais le raisonnement inverse « Entre le candidat du Système et une chèvre, je vote pour la chèvre ». Et je peux ajouter « Ca tombe bien, parce que Marine Le Pen est assez proche de la chèvre » .
Macron, Baroin, Pécresse, Larcher, Mélenchon, tous les connards « brillants » qui envoient le pays dans le mur depuis 40 ans, paf, je vote Le Pen.
La limite de mon raisonnement, c’est que, contrairement aux castoristes qui jouent à se faire peur, je ne pense pas que la Marine soit vraiment dangereuse pour le Système. Elle n’a pas assez de qualités intellectuelles pour cela. Elle n’est ni Trump ni Johnson. Le mieux que je puisse espérer, c’est que son incompétence contribue à détruire un Système de plus en plus fragile.
Mais comme elle ne sera jamais élue, cette discussion est oiseuse.
Les Français ne se résolvant pas à se débarrasser par n'importe quel moyen, même si ce moyen s'appelle Le Pen, d’une politique qui les tue, le choc, salvateur ou destructeur (les probabilités sont fortes pour « destructeur »), viendra de l’extérieur (Cortes et les Aztèques, Hitler au Trocadéro).
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Le Raoult du jour (ces histoires de virus commencent à me péter les rouleaux).
Cette histoire de virus commence à me péter les rouleaux :
1) Beaucoup, notamment dans les opposants au gouvernement, éprouvent une Schadenfreude, une joie malsaine, à mettre en avant systématiquement le scénario du pire, à privilégier les informations alarmantes, à agiter le fantasme du « ça va péter ». C'est irresponsable (il faut essayer de traiter les informations avec impartialité, les bonnes nouvelles et les mauvaises) et idiot (non, il n'y aura pas de Grand Soir. Le Système s'écroule, mais très lentement. La décadence de l'empire romain n'a pas eu de Grand Soir).
En l'état actuel des connaissances, le machin-bidule-virus n'est pas exceptionnel.
2) Toute psychose collective fournit un prétexte à l'autoritarisme gouvernemental. Il se peut aussi qu'elle mette en danger le gouvernement si celui-ci se révèle incapable au point que les rouages de l'Etat ne lui obéissent plus mais nous en sommes très loin, la première hypothèse est de loin la plus probable.
3) Néanmoins, ce virus aura eu l'effet de bénéfique de lézarder un peu plus l'idéologie mondialiste. C'est toujours ça.
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mercredi, février 26, 2020
Suis-je le seul à considérer que les voitures à batteries sont une impasse ?
Sur un blog auto (ici et là), donc censé attirer les passionnés ou, au moins, les intéressés par l'automobile, je suis étonné d'être quasiment le seul à considérer que la voiture à batteries est une impasse.
Certes, tous (sauf moi) communient dans la croyance hystérique que l'humanité court un danger écologique grave et imminent, ce que je prends comme une pure foutaise. Alors, nous n'avons pas le même point de départ.
La voiture à batteries résolvant un problème imaginaire, ça ne m'aide pas à m'enthousiasmer.
Je suis très inquiet du progrès fulgurant de l'irrationalité et du fanatisme liberticide qui l'accompagne. Nous ne pouvons pas vivre comme nous l'entendons dans notre coin, on nous impose des trucs débiles (par exemple, l'interdiction du moteur thermique, des éoliennes qui détruisent nos paysages séculaires, etc.).
Aujourd'hui, les voitures à batteries sont :
> pénibles au possible (poids, recharge, autonomie, froid, vieillissement).
> chères.
> polluantes (production, recyclage, voire recharge suivant l'origine de l'électricité).
Contrairement à d'autres, je considère qu'il n'y a pas de raison de croire que ces inconvénients vont reculer de manière significative, d'où l'impasse. De plus, si elles se généralisaient quand même, il faudrait produire l'électricité. Couvrir la France d'éoliennes, non merci. Double impasse.
L'avenir du transport individuel tel que je le souhaite ? Le moteur thermique pendant 20 ou 30 ans puis hydrogène et nucléaire. Ensuite, la téléportation !
Bref, la voiture à batteries, une technologie d'avenir et qui le restera (1).
*************
(1) : ce qui est tout à fait normal dans le processus d'essais et d'erreurs de la recherche, le cimetière est vaste et bien rempli. Ce qui est idiot, c'est l'acharnement thérapeutique.
Certes, tous (sauf moi) communient dans la croyance hystérique que l'humanité court un danger écologique grave et imminent, ce que je prends comme une pure foutaise. Alors, nous n'avons pas le même point de départ.
La voiture à batteries résolvant un problème imaginaire, ça ne m'aide pas à m'enthousiasmer.
Je suis très inquiet du progrès fulgurant de l'irrationalité et du fanatisme liberticide qui l'accompagne. Nous ne pouvons pas vivre comme nous l'entendons dans notre coin, on nous impose des trucs débiles (par exemple, l'interdiction du moteur thermique, des éoliennes qui détruisent nos paysages séculaires, etc.).
Aujourd'hui, les voitures à batteries sont :
> pénibles au possible (poids, recharge, autonomie, froid, vieillissement).
> chères.
> polluantes (production, recyclage, voire recharge suivant l'origine de l'électricité).
Contrairement à d'autres, je considère qu'il n'y a pas de raison de croire que ces inconvénients vont reculer de manière significative, d'où l'impasse. De plus, si elles se généralisaient quand même, il faudrait produire l'électricité. Couvrir la France d'éoliennes, non merci. Double impasse.
L'avenir du transport individuel tel que je le souhaite ? Le moteur thermique pendant 20 ou 30 ans puis hydrogène et nucléaire. Ensuite, la téléportation !
Bref, la voiture à batteries, une technologie d'avenir et qui le restera (1).
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(1) : ce qui est tout à fait normal dans le processus d'essais et d'erreurs de la recherche, le cimetière est vaste et bien rempli. Ce qui est idiot, c'est l'acharnement thérapeutique.
mardi, février 25, 2020
Le 25 février 1429
Jeanne d'Arc rencontre le roi Charles VII au château de Chinon
Par Riches Heures le samedi, 27 novembre 2010, 11:33 - Histoire - Lien permanent
La rencontre entre le roi Charles VII et Jeanne d'Arc dans la grande salle du palais de Chinon, figure parmi les scènes les plus fameuses de l'Histoire de France. Nous avons réuni ici quelques-uns des plus savoureux récits contemporains.Dans la Chronique de la Pucelle, attribuée à Cousinot de Montreuil, on relève une tentative de tromper la Pucelle sur l'identité de son interlocuteur. La supercherie est aussi évoquée brièvement dans le Journal du siège d'Orléans et dans la Chronique de Jean Chartier, dont voici un extrait (légèrement modernisé) :
Et celle-ci venue devant le roy fist les inclinations et révérences acoustumées de faire aux roys comme si elle eust esté nourrie en sa cour. Et en sa soumission et salutation dist, en adressant sa parolle au roy : "Dieu vous donne bonne vie, gentil roy." Malgré qu'elle ne le congnoissoit pas et qu'elle ne l'avoit jamais veu, et qu'il y avoit plussieurs seigneurs pompeusement et richement vestuz et mieux que ne l'estoit le roy. C'est pourquoi il respondit à ladite Jehanne : "Je ne suys pas celui qui suys roys, Jehanne." Et en luy monstrant l'un des seigneurs, dit : "Voilà le roy !" A quoy elle respondi : "A ! non ! gentil prince, c'estes vous, et non autres".
Une image d'Epinal
La version la plus colorée, celle dont nous avons tous lu ou entendu un jour ou l'autre une adaptation, est l'œuvre d'un greffier de l'hôtel de ville de La Rochelle. Il ne fut pas le témoin oculaire des faits qu'il rapporte, mais il en était indubitablement contemporain :
L'an de grâce mil quatre cent vingt et neuf fut maire de La Rochelle honorable homme sire Hugues Guibert. Item le XXIIIe jour dudit mois de febvrier, vint devers le Roy nostre seigr, qui estoit à Chinon, une Pucelle de l'âge de XVI à XVII ans, née de Vaucouleur en la duché de Laurraine, laquelle avoit nom Jehanne et estoit en habit d'homme : c'est assavoir qu'elle avoit pourpoint noir, chausses estachées, robbe courte de gros gris noir, cheveux ronds et noirs, et un chappeau noir sur la teste. Et avoit en sa compagnie quatre escuiers qui la conduisoyent. Et quant elle fut arrivée au lieu dit de Chinon où le Roy estoit, comme dist est, elle demanda parler à luy. Et alors on luy monstra Monsgr Charles de bourbon, feignant que ce fust le Roy. Mais elle dit tantost que ce n'estoit pas le Roy, qu'elle le recognoitroit bien si elle le voyait, malgré qu'elle ne l'eût jamais vu. Après on luy fit venir un escuier, feignant que c'estoit le Roy. Mais elle devina bien qu'il ne l'estoit pas. Et tantost après, le Roy saillit d'une chambre, et dès qu'elle le vit, elle dit que c'estoit luy et luy dit qu'elle estoit venue à luy de par le Roy du Ciel, et qu'elle vouloit parler à luy. Et dit-on qu'elle luy dit certaines choses en secret, dont le Roy fut bien esmerveillé.
Cette version n'est cependant pas systématiquement confirmée par les témoins de la rencontre interrogés à l'occasion du procès en réhabilitation, tels Maître Réginald Thierry, chirurgien du roi, ou le sire Raoul de Gaucourt. Voici une partie de la déposition de ce dernier :
Il la vit quand elle se présenta à la vue de la majesté royale avec grande humilité et simplicité, comme une pauvre petite bergère, et il entendit les paroles suivantes qu'elle adressa au roi en ces termes : "Très illustre sire dauphin, je suis venue envoyée par Dieu, pour porter secours à vous et au royaume".
Simon Charles, président de la Chambre des Comptes à l'époque de l'enquête, était ambassadeur à Venise au moment des faits. Il a toutefois bénéficié du récit de Jean de Metz, qui avait selon ses dires "conduit cette Jeanne au roi". Voici ce qu'il raconte :
Lorsqu'elle entra au château de Chinon, pour venir devant le roi, celui-ci hésitait encore, suivant l'avis des grands de sa cour, à s'entretenir avec elle ; mais alors on annonça au roi que Robert de Baudricourt lui avait écrit qu'il envoyait cette femme, et que celle-ci avait passé par les territoires des ennemis du roi, qu'elle avait traversé à des gués beaucoup de rivières, presque miraculeusement, pour arriver jusqu'au roi. Pour cette raison le roi fut poussé à l'entendre, et donna audience à Jeanne. Lorsque le roi sut qu'elle venait, il se tira à part, en s'écartant des autres ; mais Jeanne le reconnut bien et lui fit sa révérence. Elle s'entretint avec lui pendant un long espace de temps. Après l'avoir entendue, le roi paraissait joyeux.
Ainsi débuta la fulgurante carrière de Jeanne d'Arc.
L'an de grâce mil quatre cent vingt et neuf fut maire de La Rochelle honorable homme sire Hugues Guibert. Item le XXIIIe jour dudit mois de febvrier, vint devers le Roy nostre seigr, qui estoit à Chinon, une Pucelle de l'âge de XVI à XVII ans, née de Vaucouleur en la duché de Laurraine, laquelle avoit nom Jehanne et estoit en habit d'homme : c'est assavoir qu'elle avoit pourpoint noir, chausses estachées, robbe courte de gros gris noir, cheveux ronds et noirs, et un chappeau noir sur la teste. Et avoit en sa compagnie quatre escuiers qui la conduisoyent. Et quant elle fut arrivée au lieu dit de Chinon où le Roy estoit, comme dist est, elle demanda parler à luy. Et alors on luy monstra Monsgr Charles de bourbon, feignant que ce fust le Roy. Mais elle dit tantost que ce n'estoit pas le Roy, qu'elle le recognoitroit bien si elle le voyait, malgré qu'elle ne l'eût jamais vu. Après on luy fit venir un escuier, feignant que c'estoit le Roy. Mais elle devina bien qu'il ne l'estoit pas. Et tantost après, le Roy saillit d'une chambre, et dès qu'elle le vit, elle dit que c'estoit luy et luy dit qu'elle estoit venue à luy de par le Roy du Ciel, et qu'elle vouloit parler à luy. Et dit-on qu'elle luy dit certaines choses en secret, dont le Roy fut bien esmerveillé.Cette version n'est cependant pas systématiquement confirmée par les témoins de la rencontre interrogés à l'occasion du procès en réhabilitation, tels Maître Réginald Thierry, chirurgien du roi, ou le sire Raoul de Gaucourt. Voici une partie de la déposition de ce dernier :
Il la vit quand elle se présenta à la vue de la majesté royale avec grande humilité et simplicité, comme une pauvre petite bergère, et il entendit les paroles suivantes qu'elle adressa au roi en ces termes : "Très illustre sire dauphin, je suis venue envoyée par Dieu, pour porter secours à vous et au royaume".
Simon Charles, président de la Chambre des Comptes à l'époque de l'enquête, était ambassadeur à Venise au moment des faits. Il a toutefois bénéficié du récit de Jean de Metz, qui avait selon ses dires "conduit cette Jeanne au roi". Voici ce qu'il raconte :
Lorsqu'elle entra au château de Chinon, pour venir devant le roi, celui-ci hésitait encore, suivant l'avis des grands de sa cour, à s'entretenir avec elle ; mais alors on annonça au roi que Robert de Baudricourt lui avait écrit qu'il envoyait cette femme, et que celle-ci avait passé par les territoires des ennemis du roi, qu'elle avait traversé à des gués beaucoup de rivières, presque miraculeusement, pour arriver jusqu'au roi. Pour cette raison le roi fut poussé à l'entendre, et donna audience à Jeanne. Lorsque le roi sut qu'elle venait, il se tira à part, en s'écartant des autres ; mais Jeanne le reconnut bien et lui fit sa révérence. Elle s'entretint avec lui pendant un long espace de temps. Après l'avoir entendue, le roi paraissait joyeux.Ainsi débuta la fulgurante carrière de Jeanne d'Arc.
Le Rougeyron de janvier.
Il est bien quand il ne nous fait pas son trip bolchévique immigrationiste (le gros dérapage du mois, c'est Souleymani « brave type»).
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