Pour une fois que je vois une série télé.
L'histoire d'un village français de la ligne de démarcation entre 1940 et 1945.
C'est dommage, c'est plutôt une bonne série, assez nuancée (autant qu'on peut l'être à la télévision française), sauf que tous les catholiques y sont antipathiques et caricaturaux (et témoignent de l'ignorance des auteurs). Bien entendu, le rôle majeur des catholiques dans la Résistance (ils furent les premiers Résistants, à commencer par De Gaulle, puis Rémy, Duclos, Loustanau-Lacau, Fourcade, d'Estienne d'Orves, Michelet, Ripoche, Renouvin, Chaillet, Riquet ...) n'est absolument pas mentionné.
Bien sûr, le scénario penche nettement à gauche (qu'attendre d'autre à la télévision française ?), mais les communistes sont tout de même assez ridicules. Il y a même des collabos plutôt sympathiques.
L'anti-catholicisme est la seule faute historique flagrante de cette série. Faut-il que la haine du catholicisme des auteurs soit grande.
Je plains ceux qui ne connaissent du catholicisme que ces caricatures venimeuses et je plains aussi (moins, évidemment) ceux finissent par découvrir la vérité et s'aperçoivent qu'on n'a cessé de leur mentir.
Le faux village français de France 3
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samedi, novembre 25, 2017
dimanche, mai 10, 2015
Arletty, une passion coupable
Le DVD de ce téléfilm (1) a atterri chez moi par hasard.
Arletty, Une Passion Coupable - extrait 2 par flachfilm
La réflexion que cela suscite est évidemment celle de la responsabilité de l'artiste par rapport à son époque. J'incline à l'indulgence avec Arletty.
Il faut être prudent dans les jugements rétrospectifs (les antifascistes avec 70 ans de retard ont la férocité d'autant plus facile qu'elle est sans risques. Ma tendance est à l'inverse, sauf avec quelques politiciens, qui eux n'ont pas d'excuses), mais nous pouvons remarquer que les condamnations d'Arletty furent légères. Mon jugement s'accorde avec celui des contemporains.
A mon sens, trois choses ont sauvé Arletty :
Entretien avec une dame :
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(1) : moyen : Laetitia Casta est quelquefois maladroite mais sa tentative est méritoire. En revanche, les dialogues sont souvent anachroniques. Cependant, un film qui a déplu à Télérama (pas assez manichéen et pas assez antifasciste, pas assez «conscientisé») ne saurait être entièrement mauvais. Les costumes d'Arletty sont superbes, rien à voir avec les horreurs d'aujourd'hui (Christian Lacroix à part).
Arletty, Une Passion Coupable - extrait 2 par flachfilm
La réflexion que cela suscite est évidemment celle de la responsabilité de l'artiste par rapport à son époque. J'incline à l'indulgence avec Arletty.
Il faut être prudent dans les jugements rétrospectifs (les antifascistes avec 70 ans de retard ont la férocité d'autant plus facile qu'elle est sans risques. Ma tendance est à l'inverse, sauf avec quelques politiciens, qui eux n'ont pas d'excuses), mais nous pouvons remarquer que les condamnations d'Arletty furent légères. Mon jugement s'accorde avec celui des contemporains.
A mon sens, trois choses ont sauvé Arletty :
- elle s'est prudemment tenue à l'écart de tout ce qui aurait pu ressembler, même de loin, à un signal idéologique. Contrairement à Suzy Delair et à Danielle Darrieux (toujours vivantes), elle a évité de participer au voyage de propagande à Berlin de mars 1942 (date intéressante : printemps 42, ce sont les derniers mois où on peut encore croire à une victoire de l'Allemagne sans trop se raconter d'histoires).
- elle a été cohérente. Quand elle affirmait qu'elle ne choisissait pas entre la France et son amant germain parce que choisir, c'est accepter la guerre, on peut trouver cette position illusoire (la guerre s'impose, prétendre la refuser, c'est malgré tout prendre position) mais elle s'y est accrochée, fréquentant avec la même indifférence à la politique des nazis et des juifs, des résistants et des collaborationnistes.
- Arletty représente un type disparu, la titi parisienne, fort sympathique. A l'inverse de Mireille Balin, son destin a sans doute été influencé positif par l'image que ses rôles lui ont donnée.
Entretien avec une dame :
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(1) : moyen : Laetitia Casta est quelquefois maladroite mais sa tentative est méritoire. En revanche, les dialogues sont souvent anachroniques. Cependant, un film qui a déplu à Télérama (pas assez manichéen et pas assez antifasciste, pas assez «conscientisé») ne saurait être entièrement mauvais. Les costumes d'Arletty sont superbes, rien à voir avec les horreurs d'aujourd'hui (Christian Lacroix à part).
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