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samedi, avril 02, 2011

Le monde du spectacle : une serre à bêtise

Je suis en train de lire Le journal impoli de Christian Millau.

A propos des déclarations de Mlle Cotillard sur les attentats du 11 septembre, il remarque que le monde du spectacle est une serre à bêtise, qu'il n'y a aucune raison que l'avis d'un artiste sur des questions hors de son domaine soit particulièrement intelligent (et il y a quelques raisons, vivant dans ce milieu étrange, qu'il soit plus mal informé) mais que le drame vient que, pourtant, les medias demandent l'avis de ces gens sur tout et n'importe quoi à tout bout de champ.

Les artistes feraient mieux de se taire : ils ont le droit comme tout le monde d'avoir un avis mais pas d'en faire la publicité plus qu'un inconnu. Si ils veulent faire peser publiquement leurs avis, qu'ils assument jusqu'au bout : qu'ils fassent de la politique et se présentent aux élections.

Je ne regarde plus Catherine Deneuve, Juliette Binoche et Fanny Ardant avec autant d'allégresse depuis que je connais leurs opinions politiques. De déesses, elles se sont de leur propre fait muées en gourdes tout à fait banales.

lundi, août 09, 2010

La médiocre obsession anti-fasciste

Les anti-sarkozystes croient tenir un argument fort avec leurs sempiternels parallèles entre «les heures les plus sombres de notre histoire» et Nicolas Sarkozy, son gouvernement, sa politique.

Pour ceux qui sont assez vieux (1) pour ne pas avoir subi le matraquage d'antifascisme de pacotille, promu par notre beau système éducatif, qui a pris son essor dans les années 80 (rappelons tout de même pour rire que De Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac ont tour à tour été qualifiés de fascistes, mais bizarrement, pas Mitterrand, qui avait le plus de titres pour cela), bien loin d'être un argument-massue, c'est un procédé rhétorique outrancier qui ridiculise l'ensemble du discours. De plus, c'est une insulte aux vraies victimes.

Et utiliser la caution de quelques anciens résistants, je pense à Stéphane Hessel, ajoute à l'indignité du procédé.

Il m'est arrivé d'écrire que les méthodes de manipulation des foules d'Obama, de Royal et de Sarkozy héritaient du fascisme, mais il ne faut pas exagérer le parallèle. S'il fallait absolument faire ce parallèle, il serait d'ailleurs plus dans les manipulations de la langue par le «politiquement correct» que dans le discours de matamore de Sarkozy.

Il est parfaitement légitime dans un Etat de droit de de décider qui est citoyen et qui est étranger, d'expulser les indésirables et de durcir la répression des crimes et délits si l'existante est jugée insuffisante.

Le respect du passé commence par le fait de ne pas l'utiliser à tort et à travers pour des amalgames douteux.

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(1) : ou qui sont jeunes mais assez intelligents pour se faire leur propre opinion

mercredi, juillet 28, 2010

Le sociologisme

Visiblement, je ne suis pas le seul à penser pis que pendre de la sociologie «à la française», ou, plutôt, à la mode EHESS.

Criminalité et la sociologie du malheur

La sociologie n'est pas une science.

(Nota : Thomas, Bob et ribellu vous pouvez vous étripez sur ce fil).

jeudi, juin 24, 2010

Les pétitionneurs compulsifs ont encore frappé

Pour les cinq de Villiers Le Bel

Tout serait à détailler dans cette pétition grotesque. Je crois que le plus comique consiste à qualifier de «gamins» des voyous qui tirent à kalachnikov contre la police. Pourquoi pas «galopins», pendant qu'on y est ? Tout cela est si renversant qu'on se prend à se demander si il ne s'agit pas d'un canular. D'ailleurs, j'ai bien ri.

La gôche telle qu'en elle-même l'irréalité la change.

Petite consolation : même sur un site aussi gauchiste que Libé, cette pétition choque les commentateurs.

samedi, mars 20, 2010

Katyn et le journal l'Immmonde

C'est vieux mais ça me revient à l'esprit parce que je vois que le DVD de Katyn est sorti.

Jean-Luc Douin avait écrit un article critique particulièrement tendancieux, pour ne pas dire dégueulasse.


Vingt ans après la chute du mur, les sympathies rouges de l'Immonde ne sont pas mortes. C'est toujours la même histoire : les vrais communistes sont allés au bout et, quand ils ont renoncé, ils l'ont fait à fond (voir Jacques Marseille et François Furet).

Mais les «compagnons de route», n'étant pas allés à fond dans l'engagement, en restent aux demi-mesures dans la répudiation.