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samedi, juillet 01, 2017

Macron, le coup d’Etat et la tentation de l’Aventin

Macron, le coup d’Etat et la tentation de l’Aventin

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A travers cette interview [du 14 juillet que Macron refuse de donner], le Président s’adressait directement au peuple et non à ses représentants, au peuple qui est le dépositaire de la souveraineté nationale. Il est vrai que le Président Emmanuel Macron ne fait pas grand cas de la souveraineté. Et c’est peut-être là qu’il faut chercher la véritable raison de l’abandon de cette « tradition » et de la création de cette « innovation » que représente le message au Congrès. Car, quand on ne reconnaît plus la souveraineté du peuple, peu importe le mépris dans lequel on tient que ce soit ses adversaires ou ses propres amis.

En fait, tel est bien le fond du problème. Emmanuel Macron élu par surprise, et en un sens contre la volonté de la majorité des Français, ne peut s’appuyer sur une quelconque souveraineté populaire. Il doit donc saccager tous les symboles de cette dernière. Nous l’avons vu lors du Conseil européen des 22 et 23 juin dernier. Nous le voyons avec cette imitation aussi grossière que grotesque du « message sur l’état de l’Union » auquel se livre le Président des Etats-Unis, mais dans un contexte et dans des traditions politiques complètement différentes.
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Je suis d'accord avec Jacques Sapir, sauf sur un point fondamental: il est mélenchoniste. Pour moi, être partisan d'un nostalgique des paires horreurs du XXème siècle est un faute politique et une honte personnelle.

C'est pourquoi il m'arrive de partager des bouts d'analyse avec Sapir, comme celle ci-dessus, mais aucun cas je ne peux approuver ses idées politiques.

Je préfère ça :






jeudi, juin 08, 2017

L’escroquerie Macron

Le truc fondamental de l’escroc est de vous vendre une illusion que vous avez êtes prédisposé à croire.

Le maire du petit village breton escroqué par un type qui leur a fait croire que Johnny Hallyday viendrait faire un concert l’expliquait très bien : « Avec le recul, c’est facile de dire que nous avons été idiots mais nous avions tellement envie de croire que Johnny s’intéressait à notre trou perdu ».

Emmanuel Macron a été un super-escroc. Il y a de ma part un jugement moral très négatif (escroc, c’est mal), mais une certaine admiration pour sa capacité de séduction et son intelligence. Il a su exploiter au mieux l'attente de l'homme providentiel en laissant les gens se faire un film, s'imaginer que c'était lui.

Les Français ont choisi (mais avaient-ils vraiment le choix ?) de voter Macron, c’est-à-dire de croire au conte de fées qui dit que l’histoire n’est pas tragique, que la politique n’est pas conflictuelle, que nous avons pas d’ennemis, que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil (sauf les méchants « fachisses racisses »), que les problèmes politiques se résolvent à coup de « compétence », qu’un grand sourire et un certain air de jeunesse valent brevet d’autorité et de bonne politique, que « penser printemps » supplée à tout.

Hélas, les réalités méprisées ont la désagréable habitude de rappeler par surprise leur existence. Et violemment.

Face à cette irruption inévitable des réalités dérangeantes, Emmanuel Macron réagira avec une idéologie, des conceptions, qui auront été fort peu débattues durant la campagne électorale. Les questions essentielles semblaient de connaître le travail effectué par Pénélope Fillon il y a quinze ans et de vérifier qu’Emmanuel Macron pouvait recracher un polycopié de l’ENA mieux que Marine Le Pen.

Les Français ont été pusillanimes face à cette escroquerie. Comment disait Bossuet déjà ? Dieu rit des prières qu’on lui fait pour écarter des maux dont on chérit les causes.


jeudi, juin 01, 2017

Les pauvres plaisirs de l’île désenchantée

Les plaisirs de l’île enchantée sont la plus célèbre fête versaillaise, celle qui est restée dans les mémoires.

Du 7 au 13 mai 1664, Louis XIV organise en l’honneur d’Anne d’Autriche, sa mère, et de la reine Marie-Thérèse, une fête sur le thème romanesque de la magicienne Alcine tenant prisonniers en son palais Roger et ses preux chevaliers. Amour, action et magie invitent la Cour au rêve. Inspirée de l’Arioste, la fête est dédiée en réalité à Mlle de La Vallière, maîtresse du roi. C'est l'ordonnateur de ses ballets, le duc de Saint-Aignan, qui a choisi le sujet tandis que Carlo Vigarani a retenu le lieu. Originaire de Modène, ce dernier est, depuis 1659, le grand metteur en scène des divertissements royaux où il a introduit machineries et décors italiens.

Durant trois jours, les courtisans assistent au défilé équestre du roi dans le rôle de Roger, revêtu de somptueux habits de feu sur un harnais d’or, d’argent et de pierreries. Il est accompagné de cavaliers, tout aussi somptueux, qui descendent l’allée royale – Tapis vert –, suivis du char d’Apollon. Tous se dirigent vers le palais d’Alcine dressé sur le Rond-d’eau, futur bassin d’Apollon. Suit une course de bague dans laquelle les cavaliers doivent décocher de leurs lances un anneau relié à une potence. La nuit tombée, le Parc (et la du Parc) s’illumine de mille feux. Commence un ballet sur le thème des saisons tandis qu’un magnifique festin est servi par des serviteurs masqués et costumés.

Le deuxième jour, la nuit venue, Louis XIV, costumé en Roger, donne à ses dames, sur la scène dressée dans l’allée, la comédie-ballet spécialement conçue par Molière et Lully : La Princesse d’Élide. Pour la première fois en France, théâtre et opéra, comique et romanesque sont associés. Bergers et bergères, entourés de faunes, dansent et chantent au son des flûtes et des violons. Le troisième jour voit l’embrasement du palais d’Alcine dans un fabuleux feu d’artifice orchestré par Vigarani. Une étonnante baleine flottante et ses deux baleineaux au-devant portent Alcine et ses servantes.

Les festivités se poursuivent avec courses de chevaux, loterie, visite de la Ménagerie et représentations théâtrales : Molière donne pour la première fois, le soir du 12 mai, son célèbre Tartuffe. Malgré le soutien du roi, la pièce fait scandale et se voit interdite. La Cour retourne à Fontainebleau le dès le lendemain : un merveilleux songe prend fin.

Bien sûr, comme toujours à Versailles, le symbole est très politique. Les rôles sont distribués avec précision pour manifester les hiérarchies et la singularité du pouvoir royal.

L’avènement d’Emmanuel Macron, entouré de ses courtisans, qu’on appelle par une bizarrerie comique « journalistes » (1), me fait regretter une telle fête. La soirée du Louvre fut bien pauvre en comparaison des fêtes de Versailles et les courtisans manquent singulièrement de ce bel esprit français tant vanté. Ils sont lourds, grossiers, incultes et ne comprennent pas grand chose. Quant à avoir du style … mieux vaut n’en point parler.

Il est vrai que notre roi est de pacotille. C’est une marionnette, dont on doute qu’elle ait envie de couper les fils qui la gouvernent. Au contraire, elle donne des gages à ses commanditaires et continuera probablement à en donner. Ceci explique sans doute cela : la comédie du pouvoir et sa mise en scène symbolique sont vite limitées lorsqu’on n’a qu’un pouvoir en carton-pâte.

En fait d’île enchantée, la présidence Macron (2) m’évoque plutôt celle-ci :



Qui se terminera comme ça (3) :




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(1) : au fait, pour ceux qui douteraient de la manipulation médiatique des élections. En ce moment, le sondage à la mode est « Souhaitez vous qu’Emmanuel Macron ait une majorité parlementaire ? ». Si ça, ce n’est pas une question orientée …

(2) : c’est marrant, je sais qu’Emmanuel Macron est une imposture, je trouve ses admirateurs ridicules, des naïfs, des gogos ou des cyniques (ou pire : Macronistes : c’est jeune et ça sait tout ? ), mais je n’arrive pas à le détester comme François Hollande. Signe que le Système a bien choisi son candidat.

(3) : J’apprends que Marlène Schiappa demande à rencontrer Cyril Hanouna pour « dialoguer » suite à un « dérapage ». Ca ne me plaît pas du tout. Depuis quand et au nom de quoi les ministres convoquent-ils les amuseurs publics (même, pas très amusants) pour qu’ils rendent compte de leurs propos (car le « dialogue » avec un ministre, ça n’existe pas) et pourquoi l’amuseur en question se rend-il à cette convocation ? On imagine les hurlements des professionnels du chocage avec un ministre de droite ou Poutine. Mais, au camp du Bien, à Jupiter souriant, tout est permis. On imagine aussi, avec délice cette fois, le dialogue de haute tenue entre ces deux personnalités qui brillent au ciel de l’intelligence française et de la morale universelle.

vendredi, mai 19, 2017

La dernière chance de la droite ? Mon espoir et ma crainte

La dernière chance de la droite ?

Je suis pour l'union des droites et je pense qu'il faut y travailler d'arrache-pied, mais, au fond, je n'y crois pas. Les différences, voire les oppositions, sociologiques et idéologiques entre les droites sont bien réelles. Il ne faut pas les exagérer, mais elles existent.

Ce n'est pas seulement une question de programmes, les intellectuels qui trainent sur internet surestiment la puissance des idée désincarnées. Emmanuel Macron vient encore de le prouver : une incarnation réussie dénoue bien des contradictions.

Les gens de droite, à la Zemmour, citent souvent l'exemple du RPF gaulliste. Or, il n'y a aucun De Gaulle à l'horizon. De plus, Mongénéral lui-même s'est fait bouffer par ce qu'on n'appelait pas encore le Système et a échoué. Nous sommes, mutatis mutandis, dans une configuration très proche :

« La loi des apparentements est une loi électorale mise en place en France à partir du 7 mai 1951 par les partis de la Troisième Force [Macron]pour réduire l'influence du Parti communiste français [FN] et du Rassemblement du peuple français (gaulliste) [LR] à l'Assemblée nationale. À cette fin, elle introduisait une faculté d'apparentement dans le mode de scrutin.

[...]

Pour les élections législatives du 17 juin 1951, la France était découpée en 103 circonscriptions électorales. Les apparentements étaient autorisés dans 95 d'entre elles et ont été utilisés dans 87 cas (dont 36 apparentements intégraux SFIO + MRP + RGR + Modérés, les autres apparentements étant doubles ou triples). La Troisième Force l'a finalement largement emporté (51,3 % des suffrages exprimés et 61,9 % des sièges en grande partie grâce aux apparentements), le PCF fut laminé (79 sièges en moins par rapport aux élections précédentes) et le Rassemblement du peuple français n'atteignit pas les 200 sièges, comme l'avait souhaité Charles de Gaulle. » (source Wikipedia)

Emmanuel Macron sera assez malin pour empêcher l'union des droites, d'autant plus qu'il n'aura pas d'adversaire assez fort et assez intelligent pour le contrarier.

Donc, l'union des droites est un espoir, une flamme, qu'il faut maintenir pour plus tard, parce que l'avenir est toujours riche de possibilités, mais il ne faut pas se faire trop d'illusions.

Il y a un point sur lequel je n'arrive pas à me faire un opinion. Macron a remporté une victoire politique, c'est certain. Mais peut-être a-t-il aussi remporté une victoire idéologique ? On se rassure en disant qu'il n'a fait que 16 % des inscrits au premier tour, c'est gentil, mais la droite, elle, n'a fait que 43 % (Le Pen + Fillon + Dupont-Aignan) des votants, donc elle n'a même pas la majorité des votants. C'est le doute qui me taraude depuis un moment : c'est une sagesse admise que les opinions de droite sont majoritaires en France. Seulement, quand on regarde le résultat des élections, même en tenant compte des divisions de la droite, le moins que l'on puisse dire est que cette évidence ne saute pas aux yeux.

J'ai l'impression que les Français sont ambigus : ils veulent le résultat d'une politique conservatrice (sécurité, protection, entre-soi, etc.) mais sans encourir l'étiquette infamante de conservateurs. Entre la réalité et le qu'en-dira-t'on, ils choisissent encore le qu'en-dira-t'on. Ils n'ont pas encore assez souffert.

J'écris souvent que la France n'a plus son destin en mains. Je pense tout aussi fort, mais je l'écris moins souvent, que le sursaut, si sursaut il y a, viendra après une phase de décomposition. Nous sommes en plein dedans, mais elle est loin d'être achevée. Il faudra sans doute que les Français soient menacés physiquement pour qu'ils prennent conscience des vertus de la solidarité ethnique et culturelle, c'est déjà le cas dans beaucoup de quartiers (d'où les 34 % de Marine Le Pen) mais nous n'en sommes qu'au début.

Pendant ce temps, il faut continuer sans faiblir à propager nos idées et à aller à la rencontre des gens.





Contre le césarisme technocratique de Macron, par Sébastien Laye


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Jacques Sapir n'est pas un imbécile, mais ... ça y ressemble fort. Encore un de ces intellos qui savent tout et ne comprennent rien.

Comme tous les cocos plus ou moins repentis (plutôt moins que plus), il ne veut pas assumer que les nécessités identitaires et démographiques sont prioritaires. Il verse dans un économisme étroit.

Ce qui fait que ses analyses ne sont pas vraiment fausses, il y manque juste l'essentiel. Je vous laisse faire le tri et boucher les trous.

Macron : l’hiver vient …

Rectificatif : sur le site du Figaro ce jour 19 mai, Jacques Sapir donne un entretien où le journaliste insiste sur l'identité et il ne botte pas en touche. Ce n'est pas encore ça, mais il y a un progrès évident. Mais a-t-on besoin des progrès des gauchistes, qui viennent toujours trop tard ? Comme dit en rigolant Zemmour citant Coluche : « Sylvie Vartan progresse ? Bon, alors j'attendrai la fin des progrès ».

jeudi, mai 18, 2017

Que voter aux législatives ?

J’étais parti sur l’idée qu’il fallait donner une majorité à Macron pour qu’il soit obligé d’assumer ses conneries, mais c’est trop dangereux pour la France. La durée du mandat m’a fait changer d’avis : cinq ans de majorité macroniste, c’est trop long pour notre pauvre pays. J’ai mis de côté mes aigreurs, mes envies de vengeance et mes stratégies à deux balles.

J’aimerais trouver le solution miracle qui aurait la double vertu de favoriser la recomposition de la droite et de gêner Macron.

Si j’étais sentimental, je voterais Dupont-Aignan.

Je ne sais pas encore pour qui je vais voter, mais je suis désormais sûr de ne pas voter Macron.


mercredi, mai 17, 2017

A propos du gouvernement Macron

Gouvernement Macron : « La droite conservatrice a un boulevard devant elle, mais pas de leader »

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On s'y attendait. L'unanimité avec laquelle les ténors de la droite ont entonné le soir du premier tour l'hymne du ralliement au futur président, sans aucune des réserves qui auraient pu l'accompagner et éviter qu'il soit interprété comme une ruée sur la gamelle, préparait une drôle de pagaille.

[…]

En tous les cas, le nouveau président, après avoir mis KO debout le Parti socialiste, est en train de faire éclater la droite. Nul n'ignore que la nomination d'Edouard Philippe, que l'on présente en un saisissant oxymore comme un « héritier spirituel d'Alain Juppé » [effectivement, je ne connais rien en politique de moins spirituel qu'Alain Juppé !], vient habilement redonner au camp du centre-droit désavoué par les électeurs des primaires, de nouvelles perspectives.

[…]

En réalité, ce centre-droit est cohérent : rien, absolument rien, ne le distingue du centre-gauche que Macron a miraculeusement sorti du bourbier dans lequel le désastreux quinquennat de François Hollande l'avait enlisé. Un même libéralisme économique doctrinaire et rigide, soumis aux injonctions de Bruxelles, un même refus de remettre en question le dévoiement d'une construction européenne qui est allée dans le mur, une même volonté de progressisme sociétal, un même manque d'imagination et de volonté pour réduire la fracture sociale.

[…]

Cette situation serait pain bénit pour le Front national, si le débat du 3 mai n'avait fait éclater la grande supercherie en faisant la démonstration de l'incompétence et de la vulgarité de Marine Le Pen.


[…] 

A côté de ce centre-droit logiquement rallié (si ce n'est aujourd'hui, ce sera demain) à la majorité présidentielle, une droite au discours résolument patriote, décidée à refonder l'Europe sur le respect des nations, faisant de la réduction de la fracture sociale une priorité, conservatrice sur les valeurs qui fondent notre société (amour de la France, défense de la famille, refondation de l'école) a un boulevard théorique devant elle: entre, d'un côté, le sentiment des électeurs de droite d'avoir été volés de «leur élection» avec l'explosion en plein vol de la fusée Fillon, d'avoir été trahis par ses élites, et, de l'autre, la décrédibilisation du Front National, la marge de manœuvre est réelle. C'est ce qu'a bien compris par exemple Laurent Wauquiez.

Mais c'est là où le bât blesse. A part ce dernier, dont la sincérité politique manque de crédibilité, aucune grande voix à droite ne vient porter un projet de rupture. 

[…] 

Il faut bien le reconnaître: depuis la disparition de Philippe Séguin, plus personne n'incarne cette droite gaulliste, patriote et sociale. Pour se recomposer, la droite doit avoir de vrais leaders. Elle en manque cruellement. Le scénario catastrophe pour elle serait d'être aspirée dans le sillage de la nouvelle donne imposée par Macron. Soit elle échouera avec lui, et elle sera d'autant plus affaiblie qu'elle hérite de la responsabilité de l'économie dans le gouvernement Philippe ; et alors, la route sera réellement ouverte aux extrêmes de droite et de gauche. Soit le président réussira et il se pourrait qu'il en recueille toute la gloire. Dans les deux cas, ce pourrait être une recomposition manquée et une décomposition plus ou moins complète.

[…] 

Réussir pour la France signifierait rien moins que de restaurer le sens du politique, le souci du bien commun, l'amour du pays, la protection des plus fragiles ; reprendre sur de nouvelles bases la construction européenne, au service des nations ; avoir le courage de réformer l'Etat en reconstruisant et en préservant les plus pauvres. L'ancien banquier le voudra-t-il ? En aura-t-il le désir et la volonté ? On peut légitimement émettre des doutes à ce sujet, mais on ne peut pas décider a priori que c'est impossible. Il est certain qu'il a la main, alors que la droite, promise au pouvoir il y a six mois, semble profondément désemparée, comme privée de toute énergie vitale, de toute capacité d'invention, et surtout de convictions fortes. C'est le plus inquiétant pour elle. Mais ce qui compte est bien, plus que jamais, la situation de la France.
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Gouvernement: l’europhilie enfin légalisée ! Macron et Philippe enterrent le souverainisme.

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L’Europe d’abord

In fine, ce gouvernement de centristes des deux rives rassemble une bonne part de spécialistes, de la ministre de la Culture éditrice à l’escrimeuse Laura Flessel aux Sports en passant par Nicolas Hulot à la Comm… pardon à l’Ecologie. Ce gouvernement serait aussi placé sous le signe du « renouvellement » comme a osé le souligner BFM TV, expliquant que… Gérard Collomb n’avait jusqu’à présent jamais été ministre.

Par la grâce d’un second tour contre Marine Le Pen avec les moulinets antifascistes de rigueur, le souverainisme majoritaire dans les esprits et dans les cœurs est enterré. C’est aussi cela, le supplément d’âme de Macron : contrairement à ses prédécesseurs Hollande et Sarkozy, ce jeune homme pressé n’attend pas un an pour faire passer la pilule européiste et complaire à Angela Merkel. Le projet d’une Europe politiquement et économiquement intégrée autour d’une monnaie unique n’ayant rien de neuf, Emmanuel Macron et ses équipes pensent pouvoir poursuivre la même politique en mieux et en plus malin. Comment dit-on « bon courage » en esperanto ?
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Macron : le Reich de mille ans ?

L’électorat de Macron a un noyau dur (16 % des inscrits au premier tour) fait des gagnants de la mondialisation et un halo (total 43 % des inscrits au deuxième tour) de ceux qui n’ont pas encore compris qu’ils sont les prochains perdants de la mondialisation.

Ces chiffres électoraux recoupent à peu près les chiffres donnés par les sociologues.

Par quelque bout qu’on prenne les choses, Emmanuel Macron et son centre collabo sont minoritaires dans l’opinion française.

Cependant, comme il est peu probable que l’opposition éclatée arrive à s’unir, ils sont au pouvoir pour longtemps. C’est ce qui s’est passé en Italie au XIXème siècle. Sauf si un événement extérieur bouscule ce joli montage.

On peut aussi imaginer, dans la tradition française, un déblocage contournant les institutions bloquées, autrement dit une révolution ou un coup d’Etat. Je n’y crois absolument pas : on sent dans le pays une morne résignation, une colère stérile, pas un de ces bouillonnements d’où sortent les grandes choses.

Au fond, l’élection d’Emmanuel Macron confirme mon opinion de longtemps : la France n’a plus son destin en mains. Et elle refuse de le reprendre quand l’occasion se présente.

Mais cela n’empêche pas de persévérer. Après tout, l’histoire n’est jamais écrite d’avance, non ?

dimanche, mai 14, 2017

Laisser sa chance à Emmanuel Macron ...

François Hollande était un minable. Un minable de génie, comme il y a des génies de la musique ou de la peinture. Un minable qui a ridiculisé toutes les droites. Mais un minable tout de même.

Je ne dirais pas cela d'Emmanuel Macron. Il a des qualités. Mais je redoute qu'il les utilise pour nuire à la France. Cependant, pour son premier jour, laissons lui le bénéfice du doute.

De toute façon, Emmanuel Macron a déjà accompli quelque chose pour la France : il a ringardisé tous les vieux cons qui nous ont amenés là où nous en sommes.

Ces derniers temps, la France n'a pas eu beaucoup de chance avec ses présidents. Ils ont rarement surpris positivement. Alors si, pour changer, le hasard faisait bien les choses ...

Après tout, l'histoire ne manque pas d'élus par défaut (notamment des papes) qui se sont révélés surprenants et excellents. Les probabilités sont contre nous, mais quoi ! L'espoir fait vivre.

Natacha Polony: « Macron, l'espoir est permis si … »


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Emmanuel Macron mérite sans doute mieux que ces concerts de louanges niaiseuses, ces empressements de courtisans, ces documentaires en forme de dithyrambe qui nous démontrent que, plus l'objectif s'approche du sujet, moins il le donne à voir. L'homme est intelligent, à l'évidence. Courageux, aussi. Cultivé, sans doute.

[…]

Dans Le Monde, Tony Blair, ancien premier ministre britannique « progressiste » devenu conférencier de luxe, réjoui de cette victoire «au centre», dispense ses conseils à notre jeune président. « Comme je le soutiens depuis longtemps, écrit-il,la seule façon de faire reculer le mécontentement et la colère populaires est d'apporter des solutions réelles aux problèmes que pose la mondialisation. » La politique qu'il a menée, faite de dérégulation et de financiarisation accélérée de l'économie, a tellement apporté de solutions réelles que le peuple britannique a voté le Brexit.

Peut-être Emmanuel Macron a-t-il compris tout cela. Peut-être est-il plus intelligent encore qu'il ne veut bien le montrer. Plus indépendant, surtout. Plus révolutionnaire, enfin. Il serait réjouissant - et salutaire - d'être surpris.
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samedi, mai 13, 2017

Et si les macronistes avaient raison ?

Je reprends ici un mien commentaire chez P. Bilger, un peu corrigé, et directement issu de ma réflexion sur TV Lobotomie.

Qu’est-ce que le macronisme, une fois qu’on a enlevé toutes les couches de communication ?

C’est l’idée que la France d’en bas est devenue incapable d’assumer sa souveraineté politique (« le peuple souverain »). Notamment, incapable de se révolter et incapable de choisir la bonne politique.

 En conséquence, la politique que l’on connaissait, où des thèses s’affrontent sur la place publique, c’est fini. D’où la notion assumée par Emmanuel Macron disant qu’il faut l’élire sur sa belle tronche et pas sur son programme. La France d’en haut, constituée des sachants, de la bourgeoisie intellectuelle et des possédants, la bourgeoisie d’argent (1) a le devoir de choisir à la place du peuple et de manipuler celui-ci pour l’amener à choisir ce que l’oligarchie (qui se prend pour une aristocratie) pense souhaitable.

Autrement dit, le macronisme, c’est le remplacement de la démocratie par la ploutocratie (l'oligarchie de l'argent), tout en maintenant l’illusion démocratique grâce à la puissance des techniques de manipulation médiatique. C’est la vieille thèse de Bernays (2) réactualisée.

Rien de nouveau, sauf que les conditions ont évolué :

1) Le public sous-estime de plusieurs ordres de grandeur la puissance des techniques de manipulation de masse issues de la publicité auxquelles il est exposé et c’est normal puisque leur efficacité tient justement à ce que l‘effet est inconscient. On en est tout de même à faire passer des personnes à l’IRM pour mesurer les zones du cerveau activées par telle ou telle publicité. Un exemple simple de la puissance de la publicité (on dit « la publicité, ça ne marche pas », c’te bonne blague !), on fait goûter deux frites provenant de la même cuisson, l’une posée sur une feuille blanche, l’autre posée sur un sigle McDonald’s : la seconde est trouvée meilleure par 95 % des goûteurs et l’IRM montre que c’est la zone de la mémoire visuelle qui est activée et non celle du goût.

Revenons à la politique. Pourquoi tous les politiciens sont-ils en costume bleu marine légèrement trop grand avec une cravate bleu ou rouge sur une chemise blanche ? Tout simplement, parce qu’inconsciemment, c’est un gage de sérieux. Mélenchon perd des points avec son originalité vestimentaire même si, consciemment, les gens l’en félicitent.

Il semble bien qu’Emmanuel Macron ait utilisé massivement les techniques de manipulation actuelles. La technique la plus puissante, déjà utilisée par Hollande, est celle de l’écran blanc : dire tout et son contraire de façon à ce que chacun puisse trouver et projeter ce qu’il veut. On est passé au stade industriel avec les algorithmes de sélection des mots à prononcer et à ne pas prononcer. C’est pourquoi les macron-béats me font bien rire (les actuels admirateurs de Macron sont des imbéciles. En revanche, ceux qui ont organisé tout cela sont loin de l'être) : toutes les qualités qu’ils trouvent à Emmanuel Macron sont en réalité celles qu’ils aimeraient y trouver et qu’ils projettent sur lui. En revanche, il a l’intelligence certaine de savoir rester cet écran blanc, ce qui est un tour de force.

2) L’intelligence (3) des Occidentaux s’effondre, et, dans le cas qui nous intéresse, celle des Français. Les causes de cet effondrement font débat (certaines hypothèses ne sont pas du tout politiquement correctes) mais la chose elle-même n’est guère contestée. Eric Zemmour a déclaré qu’Emmanuel Macron a été élu parce que les Français ne sont plus ceux de Chateaubriand et qu’ils ont la télé. C’est vrai, mais je me demande s’il sait à quel point.

Donc les macronistes n’ont peut-être pas tort : le peuple peut être manipulé pour l’amener là où ils veulent. C’est une erreur catastrophique de François Fillon de s’être adressé à l’intelligence des Français à travers un programme.

En résumé, Hollande et Macron prennent les Français pour des cons et il faut bien admettre que les événements leur ont donné raison sans aucun doute possible.

Mais tout cela se heurte à un obstacle : pour que les veaux continuent à bien veauter, il faut qu’ils aient un minimum de confort et de sécurité. Il faut leur laisser quelques miettes (c’est ce que Hamon a compris avec son revenu universel), or les macronistes ne semblent pas en être conscients, très centrés sur leurs intérêts et aveuglés par leur vision de classe, et, il faut bien le dire, leur mépris de classe. Il n’est pas impossible qu’Emmanuel Macron soit plus fin que ses partisans mais aura-t-il les moyens matériels d’endormir les veaux ?

Le plus gros ennemi d’Emmanuel Macron, c’est la réalité et il se pourrait que celle-ci se manifeste sous sa forme financière et économique. Flotter dans l’irréalité, ça va durer un certain temps. Après, ça risque de se finir dans le sang. Mais, pour l’instant, les médias nous vendent le fils prodigue, joie et bonheur et les Français sont toujours aussi cons. Alors, pourvou que ça doure…

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(1) les macronistes unissent donc les deux libéralismes de Michea, libéralisme de gauche et libéralisme de droite.

(2) Bernays a publié Crystallizing Public Opinion, Propaganda et The Engineering of Consent.

(3) mesurée par les tests de QI, mais pas seulement.







vendredi, mai 12, 2017

En attendant, je lis René Cassin (homme libre, toujours tu chériras la mer)

En attendant que la politique reprenne ses droits après le culte de la personnalité macronien, je lis René Cassin Les hommes partis de rien, sur les premiers gaullistes.

En trois pages, il décrit le lâche soulagement, à l’annonce de la cessation des combats, de la grande bourgeoisie française réunie à Bordeaux. Leur joie de la défaite française. La description est écœurante, à vomir. Les sourires radieux, les femmes qui papotent. Chez les plus hypocrites, la fausse commisération … Ce n'est pas sans me rappeler le comportement des macronistes victorieux.

Mais il décrit aussi autre chose. Quelques hommes révoltés. Après, ils réfléchissent, ils conceptualisent, mais la première réaction est viscérale, le fameux « Ah ! C’est trop bête ! » (1) de De Gaulle. Conséquence directe, leur résolution de « faire quelque chose ». Chez Cassin, comme chez De Gaulle, l’idée s’impose immédiatement, il faut commencer par s’extraire de ce cloaque (ce que n’a pas su faire Paul Reynaud).

On nous dit que la politique, c’est super-vachetement compliqué et qu’il faut laisser cela aux experts. C’est un rideau de fumée pour justifier qu’on préfère tenir le peuple à l’écart. Certes, dans son exécution, il y a des complexités mais pas dans son dessein.

Le chemin de l’honneur et du devoir est simple à discerner et peu encombré (2). Ensuite, d’autres considérations, personnelles, familiales, peuvent entrer en conflit avec la politique pour expliquer les comportement individuels, mais cela ne signifie pas que le devoir est caché.

Quelquefois, il faut savoir s’écarter physiquement, prendre le bateau, comme René Cassin. La France, parce qu’elle a le deuxième territoire maritime du monde, peut s’évader de l’étroit, et mortifère, carcan européen. Ce n’est bien entendu pas un hasard si l’UE exerce une forte pression pour que la France se débarrasse de ses confettis d’empire.

Je me souviens du discours de Mme Tabarly engueulant les politiciens présents lors de l'hommage national à son mari. Elle les accusait, au nom de celui-ci, de négliger les atouts maritimes de notre pays. Une femme de caractère.

Une conférence de PY Rougeyron sur la France et la mer :





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(1) : « Alors, au spectacle de ce peuple éperdu et de cette déroute militaire, au récit de cette insolence méprisante de l’adversaire, je me sens soulevé d’une fureur sans bornes. Ah ! C’est trop bête ! ».

(2) : il est de bon ton d’en faire des tonnes sur les cas de conscience de certains officiers de Vichy. C’est juste parce qu’ayant fait le mauvais choix au départ, ils se sont retrouvés face aux conséquences de leur mauvaise décision initiale. Les officiers qui ont refusé de servir le régime de Vichy ont eu la conscience tout à fait claire.


Que faire face à la vague médiatique macroniste ?

Que faire face à la vague médiatique macroniste ?

C’est très simple : rien … pour l’instant.

Il ne sert à rien de s’opposer aux vagues médiatiques. L’opposition est même contre-productive, elle les renforce. Vous pouvez, si cela vous amuse, les accompagner en les détournant, du genre « Macron est super-maxi-génial, je suis entièrement d’accord avec toi. J’en rêve même la nuit. J’ ai juste un petit doute sur … ». Le mieux est cependant de vous reposer et de prendre des forces.

En revanche, quand elles commencent à redescendre (elles ne durent jamais très longtemps), il faut taper dessus comme un sourd.

Ce matin, j’apprends que ma station-service, qui n’est pourtant pas dans un quartier pauvre, est en prépaiement parce qu’il y a eu trop de gens qui sont partis sans payer. Ces petits coups d’épingle de la réalité vont dégonfler la baudruche macroniste bien plus vite que tous les discours.

Macron (ou un de ses clones) sera peut-être réélu en 2022 (s’il y a une certitude dans la vie, à part que la mort est au bout du chemin et que les impôts augmentent sans cesse, c’est que la droite française est la plus bête du monde).

Mais, sauf s'il se révèle exceptionnel (après tout, il est surprenant), Emmanuel Macron aura dans six mois la popularité de François Hollande.

Macron est le banco de la politique suivie depuis trente ans : pour la première fois, la classe dominante, qui jouait habilement la fausse alternance droite-gauche, a mis tous ses œufs dans le même panier. Si Macron perd, c’est elle qui perd. C’est pourquoi la puissance apparente de Macron cache une grande faiblesse. Y aura-t-il une opposition pour exploiter cette faiblesse ou, au contraire, l’opposition jouera-t-elle les idiots utiles du macronisme ? C’est toute la question de l’union des droites et je ne suis pas très optimiste (voir supra ce que je pense de la droite française).

DE QUOI L’ÉLECTION D’EMMANUEL MACRON EST-ELLE LE FRUIT ?

dimanche, mai 07, 2017

Qu'est-ce qu'un hypocrite ? Qu'est-ce qu'un imbécile ?

Ca y est. Lolito, le fifils à sa maman qui a épousé sa mère et qui a n'a rien fait d'autre de sa vie que fayoter auprès des profs et des simili-profs est maitre de l'arme nucléaire.

Qu'est-ce qu'un hypocrite ? C'est un Français qui dit : « Emmanuel Macron est le président de tous les Français ».

Qu'est-ce qu'un imbécile ? C'est un Français qui dit : « J'ai confiance dans la justice de mon pays ».

C'est un jour de deuil pour la France, je le dis sans emphase.

Mais voyons le bon coté des choses. Lors du naufrage du Sheffield coulé par un excellent missile français lancé d'un excellent avion français, les Anglais  chantaient Always look on the bright of life (j'aime les Anglais pour ça) :



Alors, quelques motifs d'espoir : le PS est mort, LR agonise, Le Pen est atteinte et Macron est fort mal élu. La place s'éclaire pour un authentique renouvellement.




Un peu de sérieux :



Finalement, je ne me sens nettement moins abattu que je n'aurais cru. Et la raison en est fort simple : je sens que Macron est l'apogée du Système, qu'à partir de là, il va dévaler.


jeudi, mai 04, 2017

Comment peut-on vivre dans une tyrannie ?

Quand on vit dans un pays libre, il arrive qu’on se demande, voyant les pays lointains, comment on peut vivre en tyrannie.

En France, nous sommes en train de ré-apprendre la réponse vieille comme le monde : par habitude.

Depuis des décennies, nos libertés publiques, et spécialement nos libertés politiques, sont grignotées par des lois scélérates attentant à la liberté d’expression, condition première de la liberté politique.

La campagne électorale qui s’achève, toute en manipulation, en vice, en excommunications et en injonctions, représente une descente supplémentaire. Nous respectons encore les formes de la démocratie mais nous sommes de plus en plus éloignés de son esprit. C’était le génie d’Auguste d’avoir tué l’esprit de la république romaine tout en conservant les formes.

Et je n’ai aucun doute que le premier acte anti-musulman qui se produira pendant le quinquennat Macron servira de prétexte à un tour de vis de plus. Cela passera comme une lettre à la poste car cela ne sera qu’un tour de vis, précédé de cent autres, et suivi de quelques autres.

L’habitude …





mercredi, mai 03, 2017

Le Figaro vote Macron

Bernard Lugan a coutume de dire que ses adversaires les plus acharnés de la droite patriote ne sont pas la gauche mais la droite bourgeoise.

Le Figaro de ce jour confirme une fois de plus cette assertion. Il fait campagne à fond pour Macron à cause « du projet fou du FN de sortie de l’Euro » et parce que « Projet Le Pen : pourquoi la cohabitation du franc avec l'euro est dénuée de sens ».

Pour le Figaro et ses amis, le portefeuille est donc l’organe le plus près du cœur. Pas une grosse surprise.

A cela, deux objections :

1) la peur de l’éclatement de l’Euro est une erreur de calcul. L’Euro tue l’économie française au profit de l’Allemagne. Une sortie de l’Euro, après des turbulences de court terme, serait une bonne nouvelle pour notre économie, y compris pour les possédants. Ceux qui croient le contraire manquent, tout simplement, de sens de l’observation. Ils n’ont pas observé les dégâts de l’Euro sur notre économie. Il se peut que les rentiers du système actuel y perdent transitoirement, mais on s’en fout, au global, on y gagnerait. C’est une noire ironie que des gens obsédés par leurs intérêts se trompent sur leur intérêt.

2) Il n’y a pas que l’économie dans la vie. Certes, les possédants sont possédés par ce qu’ils possèdent. Mais tout de même : tout le monde meurt un jour et on ne lègue pas, ou on ne devrait pas léguer, que des biens matériels. Vivre dans un pays fort et libre, ça compte. Je souffre de voir notre pays soumis à l’Allemagne qui n’est elle-même qu’un relais de l’idéologie euro-atlantique. Un des plus grands maillons de nos chaines est l’Euro et c’est un bien en soi de s’en délivrer.

Allez une petite video sur Macron :



La fin sur le réchauffement climatique est idiote, mais le reste tient.


lundi, mai 01, 2017

Le fascisme est à nos portes ...

C'est marrant comme ceux qui font profession d'anti-fascisme sont volontairement aveugles à celui de Macron. Bon, c'est vrai, le fascisme de droite, c'est mal, mais s'il est de gauche, c'est bien.

Culte de la personnalité, exaltation, discours creux et fantasmatiques, manipulation de l'opinion, collusion avec la haute ...

Et puis, vu comment il disjoncte, le gamin à sa maman Brigitte ne carbure pas qu'à l'eau de Vichy.

Quand on a encore l'esprit critique et un reste d'humour noir, on savoure le comique de cette campagne présidentielle.