mercredi, mai 23, 2012

Non au mariage homosexuel

Je vous recopie cette opinion parce que, au-delà de cette question du «mariage» homosexuel, je suis convaincu que les réformes dites sociétales (en réalité, très politiques) qu'on nous propose sont inspirées par un nihilisme profond. Tout se vaut, rien n'engage, n'héritons rien et ne léguons rien. Ni passé, ni futur, un éternel présent. Aucune responsabilité, aucune contrainte, que des désirs, que des droits, une éternelle enfance.

Non au mariage homosexuel

Par Chantal Delsol


Dans un pays très affecté par la crise économique, où beaucoup craignent pour leur emploi et celui de leurs enfants, les débats électoraux ont porté ­largement sur les dites «questions de société» - et tant mieux, car il est au moins aussi important de se demander: «Comment allons-nous vivre?» que de se demander: «Combien aurons-nous pour vivre?»

Ainsi, un certain nombre de citoyens n'ont pas voté Hollande, parce qu'il était entendu qu'il légitimerait aussitôt le mariage homosexuel (mesure qui ne coûte pas un sou et qui fait plaisir aux journalistes). Mais chacun savait bien que Sarkozy, lui, aurait fait la même chose quelque temps ou quelques années plus tard. On dirait bien que ce genre de mesure nous attend comme un destin grec! Un futur inéluctable, et cela est corroboré par la déclaration récente du président Obama. Dire le contraire ne serait pas moderne, et jetterait aussitôt un président dans les marges du populisme.

Pourquoi inéluctable? Parce que, dans nos sociétés, tous les arguments susceptibles de s'opposer à ces mesures sont d'ordre ­religieux. Et nos concitoyens n'ont plus de religion. Alors, on ne voit pas à quel titre on les empêcherait de faire n'importe quoi. Et tous les combats contre le mariage homosexuel ou l'euthanasie (pour ­prendre ces deux exemples récents) sont des combats le dos au mur, obsidionaux, et évidemment perdus d'avance: leur justification n'est comprise et partagée que par quelques arriérés dans mon genre.

Des chrétiens vont me répondre que le mariage homosexuel heurte la nature, et que la religion à cet égard ne fait qu'écouter la nature. Mais la nature a bon dos. Avec ce même argument, les catholiques prétendaient, il y a un siècle, que les femmes devaient souffrir pendant l'accouchement parce que c'était naturel… L'homme est un être de culture. Nous distançons et nous ­dominons sans cesse la nature, et c'est tant mieux. La difficulté consiste à savoir quelles limites il faut se garder de ­franchir, à partir de quand les dégâts dépasseront les avantages, et finalement, à partir de quand le progrès coûte trop cher.

On pourrait dire les choses ainsi:  c'est dans notre nature de dépasser la nature, et nous sommes vraiment humains quand nous le faisons ; mais c'est notre devoir de nous poser la question des limites, et nous sommes irresponsables et insensés si nous ne le faisons pas.

Ainsi, dans toutes les sociétés, les limites sont définies et précisées, chez nous jusque-là par la religion monothéiste qui a irrigué notre continent, ailleurs par les traditions, religieuses ou non. En Chine, la récusation du clonage s'appuie sur les traditions et sur la valeur consacrée de la famille et de la filiation. Seulement, chez nous, toutes les valeurs traditionnelles sont chrétiennes, et quand la chrétienté s'efface, c'est comme si on nous retirait le sol sous les pieds - plus rien ne reste. C'est à dessein que je dis «rien». Car l'exigence du mariage ­homosexuel, et de l'adoption des enfants qui va avec, est un dessein nihiliste. Non parce qu'il va contre la «nature». Mais parce que, par principe, il refuse de ­débattre sur la question des limites: tout ce que je veux, et tout de suite, et quelles qu'en soient plus tard les conséquences. Deux facteurs suscitent ce nihilisme.

Le premier est la détestation de la religion, de ses dogmes et de ses interdits: et les adeptes de ces mesures sont clairement prêts à tout, et même à tout casser, pour briser définitivement des croyances ennemies. D'où la haine qui les porte, d'où une telle hargne qui les a portés (contre toute légalité ­démocratique, à force de menaces et de lobbying) à rendre illégale toute opinion contraire à la leur. De la même façon l'apologie de l'euthanasie atteint une hargne qui dépasse largement la compassion qu'on invoque: il s'agit bien d'une volonté fanatique de revenir au paganisme ordinaire - dans toutes les sociétés du monde, depuis la Grèce ancienne jusqu'à l'Inde moderne, on tue l'enfant-fille qui gêne, pour ne prendre que cet exemple.

Le deuxième facteur, c'est le remplacement des valeurs morales par l'unique critère de la souffrance et du désir individuels: empêcher deux homosexuels de se marier est inhumain, car enfin ils en souffrent.

Pourquoi les en empêcher puisqu'ils s'aiment? Avec ce raisonnement, on justifie n'importe quoi. Des Hollandais ont contracté un mariage à trois. Un jeune Australien s'est marié l'année dernière avec son chien. Des enfants de 10 ans pourraient se marier, s'ils s'aiment. Et aussi un père avec sa fille de 10 ans, s'ils s'aiment.

Lorsque plus rien n'arrête le désir, ni la religion ni la tradition, ni aucune sagesse plus haute, alors les dégâts ne sont pas loin. Nos contemporains, d'ailleurs, le savent bien, puisque dans tous les autres domaines ils militent contre la loi du désir tout-puissant:  face à l'environnement, face à l'économie. Dans ces domaines, ils sont conservateurs au bon sens du terme: au sens où nous devons conserver l'avenir. Pourquoi faudrait-il limiter nos caprices dans le but de protéger l'avenir des forêts ou celui des salariés, et non de protéger l'avenir de la famille et de la filiation?

mardi, mai 22, 2012

Hollande, les conneries commencent (3) : le bouclier anti-missiles

Otan : François Hollande ne s'est pas opposé au bouclier antimissile

Les Français s'en foutent, les journalistes du tout-venant sont trop cons pour s'y intéresser, et pourtant, je pense que c'est première grosse bourde de Guimauve le conquérant.

lundi, mai 21, 2012

La presse française de qualité telle qu'elle va

Je tombe sur cet article du Figaro à propos des grèves étudiantes au Québec. Passons sur le fait que le concept de grèves pour des gens qui n'ont pas d'activité professionnelle m'a toujours paru étrange.

La journaliste française décrit la «dénonciation unanime» de la loi destinée à briser ces grèves. Comme l'article dit aussi que la loi a été votée à une forte majorité, je m'interroge sur la réalité de cette «dénonciation unanime». En moins de trois minutes de recherche, je tombe sur un un sondage canadien disant que le public sondé approuve cette loi à 66 %.

Autant pour la «dénonciation unanime» !

On a vraiment l'impression que les journalistes vivent dans un univers parallèle au nôtre où les mots n'ont pas la même signification, seuls comptent les avis de ceux qui causent dans le poste et les règles de la logique diffèrent.

samedi, mai 19, 2012

Et si François l'embrouille sauvait la France ?

Mon analyse me conduit à penser que François Hollande peut, au mieux, prolonger l'agonie sans trop de douleur et passer le bâton merdeux à son successeur. Au pire, il accélérera la décadence.

Mais la politique n'est pas forcément rationnelle et, en tout cas, elle n'est certainement pas linéaire. Les cinq ans qui viennent vont être très longs.

François Hollande est un embrouilleur, comme on dit chez les divers. De louvoiements en petits arrangements, de magouilles en refus de décider, il a réussi à passer entre les gouttes jusqu'au poste suprême.

Imaginons que, sous la pression de la nécessité, il mette ses qualités d'embrouilleur non plus au service de la procrastination, mais au service de véritables réformes. S'il mettait son talent d'apparatchik à envenimer les relations entre syndicats, à paralyser les privilégiés et les protégés, il pourrait s'ouvrir une fenêtre pour de vraies réformes.

Bien sûr, vu son parcours, c'est hautement improbable, mais il arrive que le hautement improbable survienne. Paul VI était présenté comme un pape de transition, il a fait vatican II. Alors ? L'espoir fait vivre.


La Grèce aujourd'hui, la France dans cinq ans

La France va suivre le chemin financier de la Grèce. Une fois que le taux français à 10 ans aura atteint 6 %, le Crépuscule des Dieux (socialistes) sera enclenché.

Cela ne va pas se faire tout de suite. En effet, les taux d'intérêt dépendent de l'inflation, donc de la croisssance. Plus le socialisme euthanasie la croissance, moins il y a de risques d'inflation, plus les taux baissent. La mauvaise gestion est récompensée.

Mais à cet effet mécanique se superpose un deuxième facteur : la peur. Un jour, toujours trop tard, les créanciers se réveillent et prennent peur devant l'énorme dette accumulée par le socialisme, ils veulent être payés plus cher pour prêter : bien que la croissance continue à mourir, les taux ne baissent plus.

La charge de la dette devient insupportable, c'est la banqueroute. Puis arrive le discrédit des partis dits de gouvernement, qui vraiment de gauche ou faussement de droite, se sont entendus depuis trente ans pour amener cette catastrophe (pour payer par l'endettement des services «gratuits» à leurs clientèles électorales).

Et ensuite, l'aventure politique.

En France, nous n'en sommes toujours qu'à la première phase : accumulation irresponsable de dettes grâce à des taux bas. Mais nous sommes bien dans le mécanisme infernal des dettes insoutenables, puisque les taux d'intérêt à 10 ans sont environ 1,5 % (estimation optimiste) au-dessus de notre croissance.

Certains pourraient estimer que nous sommes au tout début de la deuxième phase : décorrélation de la croissance et des taux. Je ne sais pas.

Les premières phases étant lentes et cumulatives, il est difficile de les situer dans le temps : on a beau voir l'eau monter derrière la barrage et être certain qu'il craquera un jour, il est toujours ardu de deviner quand. Les cinq ans dont je parle dans le titre de ce billet sont un peu au hasard.

Simplement, la France devient de plus en plus fragile, vulnérable à l'inattendu.

Il est minuit moins une et les mesures à prendre sont de plus en plus pénibles, ce qui augmentent la probabilité que nous ne les prendrons pas et que nous boirons le calice de la banqueroute jusqu'à la lie.

Le dernier qui avait une chance de nous sortir de la merde sans de trop grandes douleurs était Chirac en 1995. Vous savez ce qu'il en a été.

Mais, au fond, bien que l'économie soit la science du sordide, tout cela est presque moral :

 > des politiciens ont acheté des électeurs en faisant reposer, dans la pire dégueulasserie, le fardeau sur les générations futures, qui, bien entendu, ne pouvaient pas protester. Les électeurs ont accepté cette corruption. Maintenant, il faut payer ces saloperies.

Seul problème : ce ne sont pas ceux qui nous ont mis dans la mouise qui vont payer. Les Giscard, les Mitterrand, les Chirac et leurs électeurs, tout va bien pour eux. Ils ont eu une  retraite précoce (les électeurs) et paisible, avec plusieurs voyages à l'étranger par an, et, pour ceux que ça concerne, une mort avec des services de santé «gratuits» encore en état de marche.

Ce sont ceux qui suivent qui vont trinquer. Mais, eux aussi, cela fait un certain temps qu'ils ont le droit de vote et ils ne se sont pas battus farouchement contre les fossoyeurs. Quand on voit des crétins de lycéens qui n'ont pas encore le droit de vote manifester pour la retraite à 60 ans, on se dit qu'eux et les générations qui les précèdent de peu ont bien mérité ce qui va leur arriver.

jeudi, mai 17, 2012

Que peut-espérer du gouvernement Ayrault ?

Puisque j'ai écrit Que peut-on espérer de la présidence Hollande ?, voyons ce qu'on peut espérer du gouvernement Ayrault.

Prendra-t-il des décisions économiques catastrophiques ? Non.

Il prendra de mauvaises ou de très mauvaises décisions pour des raisons idéologiques assorties de mesures techniques réparatrices. Comme d'habitude, une taxe idiote sera compensée par une aide imbécile, au lieu de supprimer et la taxe et l'aide. Tout cela accroitra la complexité ambiante et brouillera l'action.

Cette politique bureaucratique de la médiocrité tranquille serait supportable si la situation n'était pas si grave.

On peut donc espérer du gouvernement Ayrault qu'il ne fasse pas trop de conneries économiques. Quant aux vraies réformes, il faudra au moins attendre la conversion type 1983 et le nouveau gouvernement (à l'automne ?).

Pour le reste, les questions «sociétales» et la politique non-économique en général, le pire étant à craindre, toute promesse  non tenue sera un soulagement.

Pas bien réjouissant, tout cela.

Allo, Solferino ? On a un problème : Sarkozy n'est plus au pouvoir



À entendre les slogans hurlés hier par les jeunes militants socialistes, on s’est dit que la victoire de François Hollande n’était pas vraiment synonyme de la fameuse «France apaisée» dont on nous rebat les oreilles
Ce mardi matin devant les grilles de l’Elysée, les deux camps s’affrontaient en lançant des slogans ayant tous pour destinataire un seul homme, Nicolas Sarkozy. Pendant que les sympathisants et militants UMP exprimaient leur dernier hommage au Président sortant avec des « Nicolas merci », des jeunes socialistes hurlaient leurs délicieux «Nicolas c’est fini!», «Sarkozy dégage!» ou encore, pourquoi se gêner, «Sarkozy en prison!»
Pour ces esprits obsédés par une seule tête et ces cœurs animés par un seul ressentiment, le rassemblement, ce n’était pas vraiment maintenant, ça pouvait attendre demain.
Au lieu d’assister à un mouvement de liesse et à des acclamations joyeuses, qui auraient été en accord avec la nature du discours de François Hollande, on aura eu droit au lynchage symbolique du vaincu. Un seul slogan a été paresseusement concocté pour saluer l’investiture de François Hollande: « Hollande président », comme si tout était à recommencer, que le 6 mai 2012 n’avait pas encore eu lieu ou était frappé d’une étrange irréalité.
Mais derrière cette originalité désopilante, se cache l’incapacité à manifester des affects positifs ce qui incite à penser que ces militants ont tellement aimé détester Nicolas Sarkozy que finalement ils ne savent pas comment aimer le Président qui les a les a émancipés du joug sarkosyste.
Au final, ces militants sont à l’image de François Hollande qui lui non plus n’aura pas eu, hier, l’élégance des vainqueurs. Ne pas raccompagner son prédécesseur plus loin que le perron, et l’évincer comme un malpropre des hommages rendus aux précédents chefs d’Etat de la Vème République, augure assurément d’une présidence petit bras.

Parité - égalité - mixité, etc. : mais où sont les garçons?


Piqué sur le Salon Beige 

A lire, cette étude de Claire de Gatellier qui a le mérite de mettre les pieds dans le plat de l'idéologie ambiante alors même qu'il semble que plus ses échecs sont patents, plus elle semble paradoxalement inattaquable :

"Les statistiques tombent et enfoncent le clou. Quelques chiffres au hasard : les 2/3 des jeunes sortant du système éducatif sans aucune qualification sont des garçons. En médecine 62% des titres de doctorat ont été accordés à des filles (2008), à l’Ecole Nationale de la Magistrature 82% sont des filles. L’Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort compte, en 2012 80% d’étudiantes. Dans l’ensemble de l’enseignement supérieur, 56% de filles. 86% des femmes contre 80% des hommes âgés de 20-24 ans sont titulaires d'un diplôme de second cycle de l'enseignement secondaire .

Il n’y a plus que dans les écoles d’ingénieur, de technologie ou d’informatique que les garçons soient largement majoritaires…pour combien de temps ?

Les rapports internationaux Pisa et Eurydice soulignent le retard des garçons par rapport aux filles. Eurydice parle même de crise de la masculinité".

Des chiffres qui devraient nous alarmer

Dans le parcours scolaire, dès le début les garçons sont en retard en lecture et écriture et forment l’essentiel des effectifs des structures pour enfants en difficulté ou au comportement violent. Plus souvent que les filles, ils font l’objet d’une « orientation » en cycle professionnel. Meilleures en français, les filles sont pratiquement à égalité avec les garçons en mathématiques. Bref. Quoiqu’on en dise, l’échec scolaire, c’est majoritairement un problème de garçons (...)

Une société féminisée

Quelle place reste-t-il aujourd’hui pour les garçons, et même plus généralement pour les hommes ? Quand tout est jugé, pensé, pesé à l’aulne du compassionnel et du sentiment, quand le principe de précaution est devenu la norme et qu’on a le risque zéro pour toute ambition, quand les femmes se veulent identiques aux hommes et que les mères font un procès pour leurs fils tombés au champ d’honneur, bref, dans une société féminisée et castratrice, on peut comprendre que des hommes se sentent un peu de trop et se réfugient les uns dans l’homosexualité, les autres dans l’affirmation de soi par la violence gratuite ou encore dans la fascination d’un Islam viril et dominateur (...)

Absence de Pères

Dans cette société féminisée, quelles sont les figures du Père auquel ces adolescents vont pouvoir s’identifier ou être confrontés pour « grandir » ? 90% du corps enseignant est féminin, assistantes sociales et magistrats représentant la Loi, ce qui est traditionnellement le rôle du père, sont pour la plupart des femmes ; dans leur famille, bien souvent le père est absent, ou remplacé par un beau-père ; quand le père existe, ce n’est pas lui qui s’intéresse le soir au travail scolaire et il est plutôt assimilé aux loisirs du week-end (...)

L’école faite pour les filles

La mixité, qui n’est pas forcément une mauvaise chose en soi, a été introduite précipitamment et pour de mauvaises raisons. Il s’agissait alors de problèmes de gestion et de démographie scolaire. L’impact pédagogique d’une éducation indifférenciée n’a pas du tout été seulement envisagé. Or, il semble qu’elle se soit faite à l’avantage des filles par rapport aux garçons (...)

Le refus de la différence sexuée se fait au détriment des garçons

A vouloir l’égalité des sexes entendue au sens faussé de « l’un peut-être à la place de l’autre et vice-versa (ou bien : interchangeabilité), peu à peu les hommes s’effacent discrètement, disparaissent et laissent complètement la place aux femmes. C’est un fait dans les petites choses comme dans les grandes. Mgr Anatrella donne l’exemple de la mode : naguère, les hommes portaient des jabots de dentelle, les femmes ornaient leurs toilettes de rubans et autres colifichets. Puis les femmes se sont mises à copier les hommes et à porter de la dentelle. Assez vite, les hommes ont renoncé à la dentelle et ça a été la naissance de la cravate (...)

Rendre l’école aux garçons

Que faire alors ? Faut-il se résigner et se contenter de calmer le ressentiment, la déprime ou l’agressivité (refoulée ou non) de nos fils à coup de Ritaline dont l’usage en France commence à se banaliser ? Continuer à constituer des « cours de soutien » et structures ad hoc presque uniquement peuplés de garçons ce qui renforce encore leur sentiment d’infériorité ?

Ou alors, dire avec J.L. Auduc que si les garçons ne sont pas adaptés à l’école, il faut adapter l’école aux garçons ?

C’est -à-dire accepter de remettre en cause un certain nombre d’idées reçues sur le rapport entre la mixité ou la différence des sexes et l’égalité ? (...)

Accepter les différences sexuées

Le premier remède serait de reconnaître une bonne fois pour toutes qu’un garçon et une fille, un homme et une femme, c’est peut-être égal mais ça n’est pas semblable. Et foin de la théorie du gender ! Si, une fois adultes, les hommes veulent jouer aux femmes et les femmes se croire des hommes, c’est leur affaire, mais laissons au moins leur chance à nos enfants et adolescents (...)

Revaloriser l’image du père et de l’autorité

Le rôle du père n’est plus à démontrer. Tous les Aldo Naouri, Michel Fize, Tony Anatrella, P-F Paoli et autres sociologues, pédiatres, psychiatres, philosophes, psychanalystes ont démontré comment le père, en étant présent à côté de la mère, détache l’enfant des jupes de celle-ci et lui fait prendre conscience, à la fois de ses limites et de son individualité. Le père incarne ensuite la Loi, ce qui est extérieur et ce qui s’impose, par rapport à l’affectivité subjective de la mère (...)

Permettre aux garçons d’être des garçons

Dans ce monde asexué, que reste-t-il aux garçons taraudés par le besoin d’affirmation de leur virilité ? Les expériences sexuelles et la violence ou délinquance.
Les garçons, par nature, aiment le risque et l’expérimentation de leurs limites (...)

Proposer une pédagogie différenciée

On le voit, on n’élève pas un garçon tout à fait comme une fille. Et ce n’est pas là « reproduire les stéréotypes sexués » comme on dit, mais simplement faire preuve de réalisme (...)

La mixité « un impensé » et la non-mixité « un interdit d’y penser »

La mixité n’est pas un absolu » et un minimum de pragmatisme devrait pousser à diversifier l’offre. Sans aller jusqu’à remettre en cause systématiquement la mixité des classes qui peut être fructueuse, si elle est bien réfléchie, il apparaît réaliste d’envisager au moins des temps séparés dans certaines matières (...)"

Le gouvernement d'après

L'impression que me donne le nouveau gouvernement est simple : c'est le gouvernement de la France d'après la France.

Les ministres n'ont pas été choisis en fonction de leur caractère et de leur compétences mais en fonction d'apparences : sexe, couleur de peau, âge, communauté. C'est un gouvernement de zombies et d'ectoplasmes.

C'est le premier gouvernement tout entier festivus festivus : festif, métissé, ouvert, progressiste. On croirait plus voir le casting d'un film porno titré «Grande partouse à l'Elysée» qu'un gouvernement français. D'ailleurs, il n'a rien de spécifiquement français, il pourrait être le gouvernement de n'importe quel confetti mondialisé.

Il sacrifie aux mots et aux totems à la mode, faisant bien attention d'afficher rien qui puisse laisser soupçonner la moindre once d'intelligence susceptible de déranger le citoyen-téléspectateur dans son hypnose télévisuelle.

Bref, ce gouvernement est fait pour tout, sauf pour gouverner la france.



mercredi, mai 16, 2012

La popularité de François Hollande durera ce que durent les roses

Ca y est, on connaît le nouveau gouvernement.

C'est, comme on l'a reproché à Nicolas Sarkozy, un «gouvernement casting» : les ministres, pléthoriques et aux attributions ridicules («redressement productif» pour Montebourg), sont, sauf trois ou quatre, uniquement des gueules pour la télé, pas grand'chose dans la tronche, à part un gigantesque culot, un narcissisme pathologique et une ambition dévorante.

Autrement dit, en cas de tempête, l'Elysée sera en première ligne. Et la tempête, on est sûr qu'il y en aura.

François Hollande : un président comme les Français les aiment, comme la France en souffre

François Hollande va faire sa toutouille politicarde sans déranger les Français dans leur sommeil d'épave avinée, sans réformes qui bousculent, sans déclarations fracassantes, sans «Casse toi, pauv' con». Rahhhh, le pied, l'orgasme, on va pouvoir continuer à vivre en ignorant la réalité, bien au chaud dans le cocon de notre «modèle social» que le monde entier nous envie sans jamais le copier.

Seulement voilà : c'est toujours la même histoire, la réalité, cette salope, finit toujours par se rappeler à notre bon souvenir. Tout le jeu consiste évidemment à la tenir à la porte pendant cinq ans, pour la refiler à son malheureux successeur.

Mais le temps est de plus en plus couteux et le résultat de cette proscrastination, c'est que la France souffre. Mais la France, «who cares ?», comme on dit en bon français chez les cuistres qui nous dirigent.

mardi, mai 15, 2012

Les conneries commencent (2)

François Hollande annonce l'acte III de la décentralisation

Les expériences espagnole et française prouvent largement que la décentralisation est un excellent moyen de creuser des déficits publics incontrôlables. Le moment est on ne peut mieux choisi ! Toute libérale qu'elle était, Margaret Thatcher a commencé par recentraliser pour maitriser les dépenses publiques.

Bien entendu, là n'est pas le problème de notre nouveau président. La France et les déficits publics, il s'en fout. L'important est de se mettre bien avec les grands barons socialistes pour qu'ils ne l'emmerdent pas.

Et si cette trêve dans les guerres entre socialistes est achetée aux dépens de la France, pourquoi se gêner ? On a le pouvoir absolu pour cinq ans, alors vous pouvez faire du bruit avec la bouche, on s'en tamponne.

Une vraie réforme décentralisatrice consistait à supprimer les départements ou les régions. Mais là, ça diminuait le nombre de places à se partager entre apparatchiks socialistes. Verboten !

Ce faisant, François Hollande est fidèle à ce qu'on sait de lui : tout en politicaille et manoeuvres d'appareil, en petits gestes pour de petites ambitions. D'ambition pour la France, pas l'ombre d'une. Il est comme E. Herriot préférant sauver son fief lyonnais plutôt de se battre pour la patrie en péril.

Mais, puisqu'il est fidèle à lui-même, que ce comportement n'est pas nouveau, l'homme n'est pas tant à blâmer que ceux qui l'ont porté au pouvoir en connaissance de cause, de quelque bord qu'ils fussent.

Les Français l'ont voulu. Ils l'ont.

L'AFP fête la victoire de Hollande


L'AFP fête la victoire de Hollande

Miam, miam. Ca, c'est une agence de presse à la française comme on les aime : neutre, objective, factuelle. Vous pouvez avoir toute confiance dans l'impartialité de l'information diffusée.

La grande illusion

En ce début d’une grande journée d’investiture, les médias (Europe 1 ce matin), mettent l’accent sur la solennité de la fonction présidentielle, la remise du cordon de grand maître de l’ordre national de la légion d’honneur, etc. On sent bien ce qu’il y a derrière en filigrane : marquer la rupture avec le grand reproche fait à Nicolas Sarkozy d’avoir « désacralisé la fonction » par une familiarité excessive.

Or, je suis persuadé que cette accusation relève en grande partie du leurre destiné à faire oublier l’essentiel. Les Français auraient-ils préféré un « Président soleil » du type Félix Faure ? Je ne le crois pas.  Les faux pas et les erreurs de Sarkozy  ont fait l’objet d’une traque médiatique permanente avant d’être jetés en pâture à l’opinion avec un l’effet d’amplification démentiel. Une caméra braquée en permanence sur chaque fait et geste de François Mitterrand, on n’ose imaginer ce  que cela eût donné…

Non, la fureur du système politico médiatique envers Nicolas Sarkozy, tient sur le fond à tout autre chose : avoir voulu transformer le pays, entrepris des réformes difficiles, mis en cause des avantages acquis, crime impardonnable dans notre pays. Tous ceux qui l’ont détesté et combattu en l’insultant pendant 5 ans, au point de le faire chuter, ont mis l’accent sur la « stature présidentielle » bafouée dans un seul but : éluder la vérité. Ce qu’ils n’ont pas supporté, ce qui les a rendus malades de haine, c’est le choix d’une direction prônant l’effort et le mouvement, pour la première fois depuis la politique de Raymond Barre (1976-1980) [NS a fait beaucoup moins que ce qu'il aurait du mais c'est vrai, il a tenté]. Alors que va-t-il se passer aujourd’hui ? D’abord, je déplore pour ma part les manifestations de mépris et les caricatures contre Hollande. Il est notre président élu et s’attaquer à sa personne revient à s’attaquer à la France.

En revanche, mon pressentiment est que sous couvert de retour à la « dignité présidentielle », à la « présidence normale » et sauf surprise, la France va retourner à une ère de grande glaciation où les seuls changements seront dans le sens de la facilité. Dès lors, avec le sourire, dans la joie et la béatitude médiatique,  « sa dignité présidentielle » soi-disant retrouvée, le pays va doucement s’enfoncer vers l’abîme.

Maxime TANDONNET

L'infrastructure morale

Toute les sociétés ont une infrastructure morale, des valeurs et des références morales rarement exprimées, mais qui cernent le champ des décisions possibles d'interdits, de tabous, ou d'obligations.

Le coup de genie des gauchistes a été de prendre le temps de saper cette infrastructure morale, dans le but avoué de détruire notre société traditionnelle, qu'ils détestent, la baptisant bourgeoise par mépris.

Ce travail arrive à son terme. C'est ainsi qu'on envisage de légaliser l'euthanasie  (1), le vote des étrangers et le «mariage» homosexuel, toutes choses qui sont si condamnables au regard de la morale qu'on ne devrait même pas perdre son temps à en discuter.

Notons qu'on a créé de toutes pièces de faux problèmes et de faux débats «de société» pour justifier ces «avancées». Cela ne posait aucun problème à la société que les homosexuels ne se marient pas, que les étrangers ne votent pas et qu'on ne puisse pas tuer un malade aisément.

Une fois qu'on a imposé dans le débat de faux problèmes, il est facile de mettre en avant de fausses solutions.

François Hollande est parfait pour ce rôle de liquidateur. C'est un homme sans : sans famille, sans passé, sans racines, sans religion, sans patrie, sans amis, sans aspérités, sans convictions, sans caractère. Il n'a que des haines et des rancoeurs : contre son père, contre la famille, contre la religion, contre la tradition.

La décadence a trois phases : décadence du caractère, de la morale, de l'intelligence.

Nous avons vécu la première phase entre les deux guerres mondiales. La deuxième des années 50 aux années 80. Et nous sommes en plein dans la troisième.



Addendum : la notion de vide juridique est souvent utilisée pour justifier les fausses solutions de faux problèmes. Si l'on veut dire par là que la loi devrait envisager l'infinité des cas particuliers, c'est absurde. La raison d'être de l'appareil judiciaire est justement l'interprétation de lois générales pour juger des cas particuliers. Le vide juridique n'existe pas, c'est un sophisme.

Excellent article d'Anne-Marie Le Pourhiet  à propos du «retoquage» par le conseil constitutionnel de la loi sur le harcèlement sexuel :

Halte au harcèlement législatif

Nous ne souffrons pas de vide juridique, mais de trop-plein. A trop vouloir satisfaire des clientèles spécifiques, les lois se contredisent ou deviennent incompréhensibles.

Francois Hollande aurait eu toute ma considération s'il avait annoncé que son quinquennat serait celui de la simplification juridique.


**************
(1) : on notera qu'il y a pic d'euthanasies, dans les pays «avancés», au moment des départs en vacances. J'imagine la check list de départ :

> Fermer le gaz    OK

> Papiers pour la location    OK

> Matériel de plage    OK

> Abandonner le chien     OK

> Liquider papy    OK

> Prendre rendez vous avec le notaire pour la succession     OK

lundi, mai 14, 2012

La parité, esbroufe médiatique

Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi il faut autant de femmes que d'hommes dans un gouvernement ? Et pourquoi on n'a pas une exigence de parité entre les blonds et les bruns ?

dimanche, mai 13, 2012

La présidence normale, c'est de la com'

Je suis surpris que tant de gogos s'y laissent prendre.

«Bling-bling» ou «normal», c'est de la com', c'est l'écume des choses.

Quand parle-t-on de politique ?

En tout cas, ces deux là parlent politique :



Entièrement d'accord avec Zemmour sur division et rassemblement. Le rassemblement est toujours l'argument des privilégiés pour figer le statu quo.

Je rentre dans ma coquille

Je suis écoeuré par la bassesse et la bêtise de la parole publique en France. J'en éprouve du dépit et du mépris.

Sur aucun sujet, nous ne pouvons avoir un débat public intelligent entre personnes d'avis opposés. Très vite, il est brouillé par des arguments niais, hypocrites, prétentieux, tendancieux, faux, provenant du public.

Il faut dire que la philosophie qui domine dans le public qui parle, la classe jacassante, ayant pour seuls valeurs l'ego et ses pulsions, est une anti-intelligence (1).

Alors, on ne peut plus avoir de conversations intelligentes qu'en privé.

Comme Machiavel et Montaigne en leurs temps agités, je me réfugie dans la fréquentation des auteurs antiques. Ils me parlent. Bien sûr, modestement, je me tiens coi.



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(1) : par exemple, je ris beaucoup (mais jaune) des arguments stupides que j'entends en faveur du «mariage» homosexuel. Que le grotesque de la revendication n'ait pas provoqué un éclat de rire général prouve assez à quel point le débat public est devenu con.

samedi, mai 12, 2012

Le violon d'Ingres

Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de restaurant.

Nous avons désormais tendance à éviter les restaurant de «grands» chefs. C'est souvent surfait.

Mais nous étions allés au Café Constant, qui nous avait plu. Nous avons donc essayé la version chic, le Violon d'Ingres.

Dans la même idée qu'Alain Senderens, Christian Constant a décidé de «détarer» son restaurant de tête par rapport aux critères Michelin de façon à baisser les prix.

Le service est plus décontracté mais reste rigoureux.

Le vin était très bon.

J'ai particulièrement apprécié l'entrée : araignée de mer en gelée, très iodée et très salée, j'adore ça.

Comptez 120 €/ personne pour apéritif, entrée-plat-dessert à la carte, vin et café. Ce n'est pas donné, mais on a connu franchement pire en rapport qualité/prix.

Si vous trouvez cela excessif, vous pouvez aller au Café Constant. Seul inconvénient : pas de réservation. Arrivez tôt.

Le modèle social français en action : une anecdote

Je vous garantis l'authenticité de l'anecdote suivante. C'est d'ailleurs pour éviter qu'on reconnaisse des proches que je ne m'étends pas sur les détails.

La campagne française.

Une dame voit arriver le SAMU chez ses voisins, les X.

Inquiète, elle téléphone à des amis pour se renseigner.

Explication :

«Bin oui, c'est parce que le taxi (remboursé à 100 % par la Sécu) n'aidait pas M. X à descendre de voiture pour sa visite hebdomadaire chez le médecin (elle aussi remboursée à 100 %). Alors maintenant ils appellent directement le SAMU».

Dans le même ordre d'idées, M. et Mme X s'étaient fait rembourser par la Sécu le TGV et le taxi pour aller consulter un professeur renommé à Paris. M. et Mme X n'ont absolument aucun problème financier, ils sont plutôt à l'aise, voire très à l'aise.

Signalons, pour que le paysage soit complet, que M. et Mme X sont certes malades mais pas impotents. M. et Mme X sortent encore faire les courses en voiture.

Réponse de M. et Mme X lorsque l'on évoque la question : «On y a droit». Je n'en suis pas si sûr, mais, en tout cas, on les laisse faire.

M'est-il permis de trouver tout cela un brin indécent ?