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vendredi, juin 02, 2017

Régis Debray : « L'Union européenne nous permet de jouir du bonheur de quitter l'histoire »

Régis Debray : « L'Union européenne nous permet de jouir du bonheur de quitter l'histoire »

J'apprécie surtout le titre de cet article.

Pour le reste, comme beaucoup de gauchistes repentis ou non, Debray méconnaît gravement la puissance des religions, notamment de l'islam. J'ai tendance à y voir un leurre satanique : on pointe de vrais problèmes mais pour mieux pouvoir minimiser LE vrai problème.

samedi, mai 20, 2017

A demain De Gaulle (R. Debray)

Il y a des admirateurs de Régis Debray. J'ai du mal à comprendre. Debray est comme tous les gauchistes un peu intelligents. Ils reconnaissent leurs erreurs à moitié et avec vingt ans de retard.

A propos du livre du Jean Birnbaum sur la gauche et l'islam, Un silence coupable, Patrick Buisson dit :

« C'est toujours la même histoire. Pour ne pas être mis dans le même sac que la réaction, les gauchistes refusent de voir les choses. Puis, quand la réalité, engendrée par leurs mauvaises décisions, leur saute au visage, ils prétendent faire la leçon à la terre entière ».

Pourquoi attendre vingt ans pour avoir la moitié du saucisson ? Il vaut mieux lire directement ceux qui ne se trompent pas et vont jusqu'au bout de leurs raisonnements. Muray plutôt que Debray.

Par un hasard de la lecture, j'ai lu la réfutation de Debray il y a sept ans.

Voici ma recension :

De Gaulle, espérer contre tout : lettre ouverte à Régis Debray

Et une bien meilleure analyse que Debary :

Le génie de la France, De Gaulle philosophe (PM Couteaux)







jeudi, février 02, 2012

mercredi, novembre 24, 2010

Eloge des frontières (R. Debray)

Régis Debray est étrange : il est inclassable, c'est un gauchiste ou un ex-gauchiste, on ne sait pas très bien, qui soutient des idées en totale opposition avec la vulgate gauchiste en vigueur.

Ce texte est la transcription d'une conférence prononcée au Japon, seul pays avancé à avoir conservé des frontières géographiques, culturelles et spirituelles.

Que dit-il ? Que la frontière est consubstantielle à l'être, que l'acte fondateur consiste toujours à marquer la limite entre le dehors et le dedans. Cet acte peut-être fait par Dieu ou Romulus. La frontière est la protection de l'être et la condition de sa naissance. On ne dit pas par hasard qu'une femme en espoir d'enfant est enceinte. La frontière préserve le sacré, donc l'intime, et par voie de conséquence, le profondément humain. Un «citoyen du monde», à supposer qu'il existe, n'est pas un homme, il lui manque quelque chose.

C'est pourquoi les frontières ne disparaissent jamais : si on supprime les frontières nationales et culturelles, il s'en crée d'autres, religieuses et ethniques, par exemple. La mondialisation va de pair avec la montée des violences régionales, ethniques et religieuses, ce n'est pas une contradiction, c'est une conséquence logique de la nécessité des frontières : les grandes frontières nationales et culturelles sont remplacées par des petites frontières locales, ce qui est à mon sens une terrible régression.

L'envie d'un monde sans frontières est un nihilisme, une envie de néant, de mort (je suis en total accord avec Debray sur ce point).

Mais la frontière n'est pas étanche, elle est un filtre. On permet à certaines choses de passer, sans renoncer à soi-même, ce qui enrichit. C'est bien le drame que nous font vivre les tenants de l'aFrance d'après : la fusion dans un magma indéfini où le seul dénominateur commun serait notre renoncement à être français, où l'autre n'enrichit plus, mais détruit.

Si nous ne sommes plus français, nous ne serons pas pour autant citoyens du monde, nous serons autre chose, algériens, chinois, indiens, je ne sais.

Avec cette lecture, on constate donc à quel point nos pays occidentaux sont malades, atteints à la tête et au cœur. Vous savez ce que j'en pense : nos pays aspirent à un repos qui est celui de la mort, ils renoncent à être, à compter, à peser, à exister. D'où le suicidaire renoncement aux frontières.