Depardieu, notre Cyrano
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Le paradoxe est que cet ambassadeur est désormais plus à l’aise à
l’étranger que chez nous, tant son exubérance, sa verve rabelaisienne, son
appétit insatiable, son “énormité” qui ne rentre dans aucun cadre
paraissent de plus en plus décalés dans un pays qui semble s’ingénier à se
rétrécir, se résigner à être un pays en toute chose “moyen”. Au point
d’avoir accepté la nationalité russe que lui a offerte Poutine, les grands
espaces de l’anticonformisme russe se montrant mieux adaptés à sa
truculence. Lorsque Depardieu fut accusé d’exil fiscal pour avoir acheté
une propriété en Belgique, le Premier ministre de l’époque, Jean-Marc
Ayrault, alla jusqu’à qualifer ce geste d’« assez minable » — parole
d’expert, probablement.
Nul n’est prophète en son pays, sans doute ; il n’en est pas moins stupéfiant de voir Depardieu être devenu une figure polémique dans un
pays dont il incarne si bien une part du génie.
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Certes, Dandrieu a raison : une part du désamour de la France pour Depardieu vient de son refus de se laisser rétrécir dans un pays qui ne demande qu'à disparaître, qu'à mourir en paix.
Mais il n'y a pas que cela.
En même temps que les Français sont devenus minables, ils sont devenus snobs.
Alors le fils illettré d'alcolo de Chateauroux ... ils font la tronche comme une gouine à qui on dit qu'elle sent la bite. Ils préfèrent une snobinarde grotesque comme Deneuve.
Tant pis si je reste seul à aimer Depardieu. On est bien, seul.
Après, on peut discuter de son talent d'acteur, qui a diminué avec l'âge, à mon avis, comme Gabin (manque de motivation ?). Comparez :
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dimanche, septembre 03, 2017
samedi, mars 05, 2016
Saint Amour
Valeurs Actuelles a détesté ce film, le décrivant comme une compilation des clichés bobos sur les paysans.
Je ne suis pas si sévère : c'est un peu lourd, bourrin, mais ça passe bien.
Je ne suis pas si sévère : c'est un peu lourd, bourrin, mais ça passe bien.
mardi, janvier 15, 2013
La gauche bobo-totalitaire n'a pas perdu le goût du meurtre politique
La gauche bobo-totalitaire n'a pas perdu le goût du meurtre politique
Les années passent et les gauchistes sont toujours aussi ignobles.
Les années passent et les gauchistes sont toujours aussi ignobles.
Libellés :
Depardieu,
saloperies gauchistes
vendredi, décembre 21, 2012
Catherine au secours de Gérard
Catherine Deneuve vient au secours de Gérard Depardieu dans Libération. Cet entretien sonne comme une paire de gifles bien sonores à Philippe Torreton.
On imagine d'ici la scène qu'en tirerait un cinéaste : 1900, Catherine Deneuve en crinoline et ombrelle, bien droite, dans une rue de Paris. Un Torreton sombre, rabougri, torve, chapeau melon. Il tient un propos inconvenant à la dame. La paire de gifles claque. Les passants se retournent. Le chapeau roule dans le caniveau.
Deneuve et Depardieu se connaissent bien. Ils ont souvent joué ensemble. Rappelons ce jugement, très approprié à l'actualité, de Depardieu : "Catherine Deneuve est l'homme que j'aurais aimé être."
On imagine d'ici la scène qu'en tirerait un cinéaste : 1900, Catherine Deneuve en crinoline et ombrelle, bien droite, dans une rue de Paris. Un Torreton sombre, rabougri, torve, chapeau melon. Il tient un propos inconvenant à la dame. La paire de gifles claque. Les passants se retournent. Le chapeau roule dans le caniveau.
Deneuve et Depardieu se connaissent bien. Ils ont souvent joué ensemble. Rappelons ce jugement, très approprié à l'actualité, de Depardieu : "Catherine Deneuve est l'homme que j'aurais aimé être."
lundi, décembre 17, 2012
Quelques articles sur l'affaire Depardieu
L'affaire Depardieu est en réalité une affaire Hollande-Ayrault : le problème n'est pas que Gérard Depardieu parte, il est libre. Le problème est que François Hollande le fasse fuir et que ses ministres, dont le premier, l'insultent.
Mon article préféré est celui de Philippe Tesson : son résumé du socialisme à la française façon Hollande «toujours cette arrogance, cette appropriation de la vertu, cette vulgarité. Tout cela est minable» est limpide et juste.
L'exil fiscal serait-il un privilège socialiste ?
Depardieu dénonce une oppression française
Depardieu, contribuable sans frontières
Tous en Belgique !
Gérard Depardieu est un vrai socialiste français
Depardieu accumule les soutiens sur Facebook
Mon article préféré est celui de Philippe Tesson : son résumé du socialisme à la française façon Hollande «toujours cette arrogance, cette appropriation de la vertu, cette vulgarité. Tout cela est minable» est limpide et juste.
L'exil fiscal serait-il un privilège socialiste ?
Depardieu dénonce une oppression française
Depardieu, contribuable sans frontières
Tous en Belgique !
Gérard Depardieu est un vrai socialiste français
Depardieu accumule les soutiens sur Facebook
dimanche, décembre 16, 2012
A propos de Gérard Depardieu
Gérard Depardieu a répondu vertement à Jean-Marc Ayrault qui l'avait traité de minable.
Extrait du Figaro :
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L'acteur du Dernier Métro commence ainsi sa «Lettre ouverte à M. Ayrault Jean-Marc, premier ministre de M. François Hollande»: «“Minable”, vous avez dit “minable”? Comme c'est minable!» «Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté! Tous ceux qui ont quitté la France n'ont pas été injuriés comme je le suis», remarque l'acteur. Rappelant avoir commencé à travailler «à 14 ans comme imprimeur, comme manutentionnaire puis comme artiste dramatique», Gérard Depardieu affirme avoir «toujours payé (ses) taxes et impôts». Belgique: des «raisons intimes» aussi «Qui êtes-vous pour me juger ainsi, je vous le demande, M. Ayrault, premier ministre de M. Hollande, je vous le demande, qui êtes-vous?», apostrophe celui qui prête ses traits au cinéma à Obélix. «Je n'ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j'ai payé 145 millions d'euros d'impôts en quarante-cinq ans, j'ai payé, en 2012, 85% d'impôts sur mes revenus et je fais travailler 80 personnes (...). Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot “minable”», insiste-t-il, répétant le qualificatif qui ne passe pas. Choix de mot sur lequel Jean-Marc Ayrault est, depuis, un peu revenu.
«Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi», prévient l'acteur. «Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai Européen, un citoyen du monde, comme mon père me l'a toujours inculqué», poursuit Gérard Depardieu.
************
Les hommes de l'Etat, qui, eux, sont de vrais minables puisqu'ils vivent somptueusement, sans rien apporter à l'utilité commune (quand ils ne sont pas carrément nuisibles), du recel de l'argent volé par le fisc à leurs concitoyens, sont d'une telle vanité qu'ils ont oublié le respect qu'ils doivent à ceux qui les nourrissent.
Ils sont tellement habitués à la soumission et à se comporter comme de petits marquis absolus qu'il leur semble tout naturel de traiter publiquement un concitoyen de minable.
Alors, évidemment, quand un insulté se rebiffe, comme nous devrions tous le faire, ils sont surpris.
Bien sûr, je ne suis pas d'accord avec la seconde partie de la lettre de Depardieu, sur «Européen» et «citoyen du monde» mais l'acteur a les défauts de ses qualités : il est excessif et emporté. S'il avait été pondéré et raisonnable, il n'aurait pas écrit cette lettre revigorante.
Comme les hommes de l'Etat sont aux abois, ils sont sans pitié, ils écrasent tout ce qui fait mine de leur résister : la grande machine gouvernementale à salir les fortes têtes est en route.
On perçoit déjà le thème : Depardieu est un privilégié (pour faire oublier qu'il est d'extraction moins bourgeoise que tous les bobos socialistes au pouvoir), un alcoolique, un artiste (ces gens-là vivent dans un autre monde), un demi-fou, un aigri. On voit d'ici la ligne directrice. Les trompettes de l'air de la calomnie sont déjà embouchées.
Mais cela enlève-t-il quelque chose à la pertinence de la révolte de Depardieu, à savoir que les impôts spoliateurs sont illégitimes et qu'un ministre doit montrer du respect pour les mains qui le nourrissent ?
Bien sûr que non. Mais la machine médiatique va recourir à sa tactique de fuite habituelle : se focaliser sur l'accessoire pour faire diversion de l'essentiel.
Le gouvernement l'emportera peut-être ce coup-ci mais il devrait se méfier. Il est vulnérable. Il est à la fois fort et faible : fort de l'absence d'opposition organisée, faible du mécontentement qui monte.
Dans l'histoire de toutes les révolutions, de toutes les révoltes, de tous les troubles, il y a un symbole, un petit fait, pas plus gros que ceux qui l'ont précédés, inattendu (sinon, on y aurait paré) qui soudain cristallise les oppositions dispersées.
Je ne sais si le départ de Gérard Depardieu sera l'étincelle dans la poudrière. Mais il est de plus en plus probable que cette étincelle arrivera.
**************
Comme il devient coutumier, Zemmour, par étatisme, n'est pas à la hauteur. Ce qu'il dit n'est pas totalement faux mais très incomplet.
Extrait du Figaro :
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L'acteur du Dernier Métro commence ainsi sa «Lettre ouverte à M. Ayrault Jean-Marc, premier ministre de M. François Hollande»: «“Minable”, vous avez dit “minable”? Comme c'est minable!» «Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté! Tous ceux qui ont quitté la France n'ont pas été injuriés comme je le suis», remarque l'acteur. Rappelant avoir commencé à travailler «à 14 ans comme imprimeur, comme manutentionnaire puis comme artiste dramatique», Gérard Depardieu affirme avoir «toujours payé (ses) taxes et impôts». Belgique: des «raisons intimes» aussi «Qui êtes-vous pour me juger ainsi, je vous le demande, M. Ayrault, premier ministre de M. Hollande, je vous le demande, qui êtes-vous?», apostrophe celui qui prête ses traits au cinéma à Obélix. «Je n'ai jamais tué personne, je ne pense pas avoir démérité, j'ai payé 145 millions d'euros d'impôts en quarante-cinq ans, j'ai payé, en 2012, 85% d'impôts sur mes revenus et je fais travailler 80 personnes (...). Je ne suis ni à plaindre ni à vanter, mais je refuse le mot “minable”», insiste-t-il, répétant le qualificatif qui ne passe pas. Choix de mot sur lequel Jean-Marc Ayrault est, depuis, un peu revenu.
«Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi», prévient l'acteur. «Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai Européen, un citoyen du monde, comme mon père me l'a toujours inculqué», poursuit Gérard Depardieu.
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Les hommes de l'Etat, qui, eux, sont de vrais minables puisqu'ils vivent somptueusement, sans rien apporter à l'utilité commune (quand ils ne sont pas carrément nuisibles), du recel de l'argent volé par le fisc à leurs concitoyens, sont d'une telle vanité qu'ils ont oublié le respect qu'ils doivent à ceux qui les nourrissent.
Ils sont tellement habitués à la soumission et à se comporter comme de petits marquis absolus qu'il leur semble tout naturel de traiter publiquement un concitoyen de minable.
Alors, évidemment, quand un insulté se rebiffe, comme nous devrions tous le faire, ils sont surpris.
Bien sûr, je ne suis pas d'accord avec la seconde partie de la lettre de Depardieu, sur «Européen» et «citoyen du monde» mais l'acteur a les défauts de ses qualités : il est excessif et emporté. S'il avait été pondéré et raisonnable, il n'aurait pas écrit cette lettre revigorante.
Comme les hommes de l'Etat sont aux abois, ils sont sans pitié, ils écrasent tout ce qui fait mine de leur résister : la grande machine gouvernementale à salir les fortes têtes est en route.
On perçoit déjà le thème : Depardieu est un privilégié (pour faire oublier qu'il est d'extraction moins bourgeoise que tous les bobos socialistes au pouvoir), un alcoolique, un artiste (ces gens-là vivent dans un autre monde), un demi-fou, un aigri. On voit d'ici la ligne directrice. Les trompettes de l'air de la calomnie sont déjà embouchées.
Mais cela enlève-t-il quelque chose à la pertinence de la révolte de Depardieu, à savoir que les impôts spoliateurs sont illégitimes et qu'un ministre doit montrer du respect pour les mains qui le nourrissent ?
Bien sûr que non. Mais la machine médiatique va recourir à sa tactique de fuite habituelle : se focaliser sur l'accessoire pour faire diversion de l'essentiel.
Le gouvernement l'emportera peut-être ce coup-ci mais il devrait se méfier. Il est vulnérable. Il est à la fois fort et faible : fort de l'absence d'opposition organisée, faible du mécontentement qui monte.
Dans l'histoire de toutes les révolutions, de toutes les révoltes, de tous les troubles, il y a un symbole, un petit fait, pas plus gros que ceux qui l'ont précédés, inattendu (sinon, on y aurait paré) qui soudain cristallise les oppositions dispersées.
Je ne sais si le départ de Gérard Depardieu sera l'étincelle dans la poudrière. Mais il est de plus en plus probable que cette étincelle arrivera.
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Comme il devient coutumier, Zemmour, par étatisme, n'est pas à la hauteur. Ce qu'il dit n'est pas totalement faux mais très incomplet.
Libellés :
Depardieu,
dictature du Bien,
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samedi, décembre 01, 2012
Les «dérapages» de Depardieu
Je tombe sur une infographie de L'Express Depardieu : ses pires dérapages.
Ce vocabulaire insipide, «dérapages», est un «signal fort» (comme ils disent).
Il signifie : «Je passe en mode "politiquement correct automatique". Si jamais il m'arrivait d'écrire quelque chose d'intelligent, ce ne pourrait être qu'une faute d'inattention de ma part dont je vous prie par avance de bien vouloir m'excuser».
Nous pouvons tout de suite rassurer le rédacteur de l'Express : il est un bon petit soldat du politiquement correct, il n'a commis aucune faute, il n'a rien écrit qui permette de soupçonner une once d'intelligence, même involontaire.
Bref, ces «pires dérapages» de Depardieu ?
Pour une bonne moitié, des fautes de goût ou de politesse au caractère rabelaisien affirmé. Elles provoquent plus le sourire que la colère, chez ceux qui se rappellent qu'il a existé un monde plus vivant que notre monde hygiéniste, aseptisé et à moitié mort.
Pour le reste, ce sont des fautes contre le politiquement correct qui n'émeuvent que les fausses vierges effarouchées des médias.
On sent bien le mépris des bobos-journalistes, bien bourgeois «comme il faut», vis-à-vis du «beauf-émissaire» originaire de Chateauroux.
Ces gens me rendent Depardieu, que je n'aimais pas des masses, de plus en plus sympathique.
Ce vocabulaire insipide, «dérapages», est un «signal fort» (comme ils disent).
Il signifie : «Je passe en mode "politiquement correct automatique". Si jamais il m'arrivait d'écrire quelque chose d'intelligent, ce ne pourrait être qu'une faute d'inattention de ma part dont je vous prie par avance de bien vouloir m'excuser».
Nous pouvons tout de suite rassurer le rédacteur de l'Express : il est un bon petit soldat du politiquement correct, il n'a commis aucune faute, il n'a rien écrit qui permette de soupçonner une once d'intelligence, même involontaire.
Bref, ces «pires dérapages» de Depardieu ?
Pour une bonne moitié, des fautes de goût ou de politesse au caractère rabelaisien affirmé. Elles provoquent plus le sourire que la colère, chez ceux qui se rappellent qu'il a existé un monde plus vivant que notre monde hygiéniste, aseptisé et à moitié mort.
Pour le reste, ce sont des fautes contre le politiquement correct qui n'émeuvent que les fausses vierges effarouchées des médias.
On sent bien le mépris des bobos-journalistes, bien bourgeois «comme il faut», vis-à-vis du «beauf-émissaire» originaire de Chateauroux.
Ces gens me rendent Depardieu, que je n'aimais pas des masses, de plus en plus sympathique.
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