Yves de Kerdrel, de Valeurs Actuelles, se prétend sur écoutes et suivi pour avoir critiqué Manuel Valls.
Je ne sais pas si c'est vrai. En revanche, je n'ai aucune hésitation sur le fait que c'est vraisemblable.
Le pouvoir socialiste cumule les ingrédients nécessaires à des mises sur écoutes sans retenue : paranoïa (nous sommes cernés par de méchants ennemis), vanité (nous sommes les prêtres du Bien) et sentiment d'impunité (les medias, la police et la justice sont à notre botte).
Ceux qui prétendent que cette hypothèse est ridicule sont sans doute les mêmes qui trouvaient ridicule d'envisager que François Mitterrand mette sur écoute Carole Bouquet. C'était effectivement ridicule de mettre l'actrice sur écoutes. En revanche, cela n'était pas ridicule d'envisager que pouvoir socialiste puisse le faire puisque cela s'est révélé vrai.
D'ailleurs, on n'est jamais ridicule de croire un pouvoir socialiste capable de prendre des décisions ridicules. C'est juste la sagesse, le fruit de l'expérience.
Et puis, affirmer péremptoirement que telle ou telle mise sur écoute est invraisemblable après l'affaire Snowden, ça se pose là.
Pour ma part, si j'avais à parier, j'évaluerai la vraisemblance de «Yves de Kredrel sur écoutes» à 70 %.
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dimanche, août 11, 2013
jeudi, août 09, 2012
Totalitaire
Roger Garaudy vient de mourir. Quoique l’on soit habitué aux changements à vue du guignol intellectuel, le numéro de transformisme idéologique à quoi se résument sa vie (près de cent ans) et son œuvre (soixante-dix livres) donne le tournis.
Tour à tour hégélien, puis marxiste, puis chrétien (il est vrai d’un christianisme étrange, plus “humaniste” que divin), enfin musulman et surtout antisioniste, il n’y a qu’un seul point sur lequel il n’a pas varié – la propension à décider de tout après avoir tout compris. Ce qu’on appelle d’un mot le totalitarisme, et quelles qu’aient été ses couleurs d’emprunt successives, c’était la forme irréformable de son esprit. Les Garaudy hélas, de toutes tailles et de toutes obédiences, ont été légion au XXe siècle, et leur postérité nous prépare un XXIe siècle des plus réjouissants. Orwell faisait déjà remarquer, à propos de ses camarades de la guerre d’Espagne, qu’il est plus facile de cesser d’être communiste que de cesser d’être totalitaire, et c’est tout le paradoxe de tant d’intellectuels qui n’en sont jamais revenus, bien qu’ils aient passé la moitié de leur carrière à prêcher la révolution et l’autre moitié à s’en repentir : dans l’un puis l’autre cas, ils avaient raison, et c’est ce qui importe. Vulpem pilum mu tare, non mores, disait le divin Vespasien. Le renard change de poil, non de mœurs. Philippe Barthelet
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Vous avez dit "valeurs" ?
Je dédis cet article aux traitres de la fausse droite (NKM, Juppé, Fillon, Raffarin).
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Certains, à l’UMP, entament bien mal le nécessaire processus de recomposition et de clarification de l’offre politique à droite. Ils prétendent qu’en se “droitisant” dans les dernières semaines de sa campagne, M. Sarkozy aurait renoncé par là même à certaines “valeurs”.
On mesure ici le succès culturel de la gauche qui est parvenue à imposer l’idée que la gauche est le Bien, d’où suit que quiconque prend nettement ses distances avec elle est moralement suspect. On concède certes à la droite le droit de critiquer la gauche sur le plan pratique, mais quand elle va jusqu’à camper face à elle un autre ensemble de “valeurs”, une autre conception du souverain bien et de l’intérêt général, quand elle refuse explicitement l’idée même de Révolution et d’avancée inéluctable de l’Histoire vers quelque paradis terrestre égalitariste, c’est une transgression. Les audacieux se trouvent rejetés avec le Front national dans le camp des réactionnaires et des méchants. Le grand péché de M. Sarkozy a été philosophique…
La soumission d’une bonne partie de l’UMP à ces oukases idéologiques durera aussi longtemps qu’elle fera l’économie d’une réflexion autonome et n’explicitera pas ces fameuses “valeurs” dont elle peut et doit se réclamer. J’en propose une liste sommaire : respect de la liberté de penser, de la liberté de la science et de la presse, des libertés religieuses ; conviction que le progrès social ne peut être obtenu que par le progrès économique et celui-ci par les libertés économiques ; “conservatisme” au sens anglo-saxon du terme, c’est-à-dire volonté ferme de conserver, non certes la société telle qu’elle est, mais les règles de la démocratie libérale qui lui permettent de progresser dans l’ordre et la justice ; honnêteté dans les affaires, respect du droit et de ses formes ; goût de l’effort, du travail et du mérite, reconnaissance des talents et de la réussite ; horreur de l’assistanat qui fait injure à la nature humaine ; respect des différences en matière de moeurs, mais choix réfléchi en faveur du couple et de la famille classiques ; reconnaissance du droit inaliénable des parents d’élever leurs enfants selon leurs propres convictions, sans devoir les abandonner à une école d’État idéologisée (et, désormais, ignorante et obscurantiste) ; amour de la France, de son histoire, de sa culture et de son peuple, et non de la prétendue “République”, cette affreuse idole autour de laquelle on a organisé un culte néopaïen et que certains groupes sectaires ont entrepris de substituer définitivement à notre pays de chair.
Face à cela, quelles sont les “valeurs” de la gauche, et y a-t-il le moindre motif pour qu’un honnête homme se sente plus proche d’elles que de celles énumérées ci-dessus ? J’en fais également une liste, nourrie par l’expérience qu’un homme de ma génération a pu avoir des pompes et des oeuvres des partis et organisations de gauche depuis 1981 : mépris du droit qualifié de “bourgeois” et sur lequel on s’“assoit” ; naïveté intellectuelle consistant à croire à la possibilité du contrôle de l’économie par l’État alors que la société est complexe et ne peut se gérer que par le pluralisme ; amour prodigieux du vol fiscal, comme si rien de ce que possèdent les Français après des vies et des générations de travail ne leur appartenait en propre ; méfiance maladive à l’égard de la liberté humaine, qui disparaît évidemment quand il y a plus de 50 % de dépenses publiques ; haine de ce qui réussit et brille ; corruption par confusion intéressée des sphères publique et privée ; pratique du mensonge et du double langage à la Orwell quand la réalité se dérobe à l’utopie ; ruine organisée de l’école au nom de l’égalitarisme ; destruction perverse des moeurs ; politique étrangère de faiblesse ; détestation de l’identité française et occidentale. Voilà, en vrac, les “valeurs” de la gauche, au nom desquelles certains, à l’UMP, osent exiger que l’on vote avec les socialistes contre le FN quand l’occasion se présente.
Le comble de la confusion intellectuelle est atteint quand on suggère que la droite trahirait l’“humanisme”. Si la frontière entre l’humain et l’inhumain devait passer entre les deux moitiés “sociale” et “libérale” de l’UMP, ce serait une image singulièrement mutilée de l’homme qui serait campée par là même. En effet, cela reviendrait à dire que plus il y a de prélèvements obligatoires et d’assistance, plus l’humanité s’épanouit. C’est évidemment le contraire, puisque parmi les attributs essentiels de la nature humaine, il y a la liberté, c’est-à-dire le fait de jouir de sa propriété, de conduire soi-même intelligemment sa vie et d’assumer soi-même les conséquences heureuses ou malheureuses de ses actes. Moins donc il y a de liberté, moins il y a d’homme ! Partant, c’est aux antipodes du socialisme, non à ses côtés, que se rencontrent les vrais humanistes.
Il est urgent que la droite mette de l’ordre dans ces questions philosophiques et cesse de se faire dicter ses “valeurs” par le camp adverse. Tant qu’elle ne fera pas cet effort, elle n’aura pas d’unité spirituelle et ne retrouvera jamais le pouvoir. Philippe Nemo, philosophe
Dernoir ouvrage paru : La Belle Mort de l'athéisme moderne, Puf, 2012, 150 pages, 15,50 €.
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samedi, décembre 18, 2010
VA : deux articles, un réjouissant, un navrant
Un article réjouissant sur une société privée qui fait mieux que La NASA (l'esprit de conquête n'est pas mort en occident) :
Une start-up dans les étoiles
Et un article navrant :
Pourquoi je ne sera pas prof
Une start-up dans les étoiles
Et un article navrant :
Pourquoi je ne sera pas prof
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