Le suicide de l'Occident est acté. Même si la covidémence s'arrêtait immédiatement, les dégâts sont déjà historiques.
Or, la covidémence ne va pas s'arrêter, elle est sans fin, puisque nous avons admis que la liberté peut être sacrifiée pour une maladie banale. Le moindre rhume de travers suffira donc à justifier le grand n'importe quoi liberticide.
La tyrannie sanitaire s'installe, la vaccination obligatoire de fait et des restrictions débiles supplémentaires sont prêtes. Nous avons avons abandonné notre culture de liberté et notre prométhéisme.
Nous sommes coupables, nous sommes ridicules : la peur d'une maladie qui tue les vieux fragiles, ayant dépassé leur espérance de vie à la naissance, suffit à nous faire renoncer à vivre. Il y a déjà longtemps que nous étions habitués à avoir peur de tout et les jeunes ne sont pas les moins grotesques dans cette lâcheté généralisée (l'enfant-roi plus la télévision plus la fabrique du crétin).
Nous ne périssons même pas dans les flammes d'une bataille perdue avec l'empereur aux remparts. Nous nous éteignons comme des vieux égrotants qui ne savent plus parler que de leurs maladies et de leurs pilules. Le vocabulaire qui me vient à l'esprit est celui du carnaval, du Guignol, de la Commedia Dell'Arte.
Et après ?
La Chine et l'islam sont aujourd'hui les deux forces qui vont.
L'islam est bien malade de son inadaptation à la liberté occidentale. Comme nous renonçons à celle-ci, une de ses contradictions se trouvera mécaniquement résolue. Le glissement du masque au voile est tout naturel.
Je préfère encore la domination chinoise. Mais la Chine ne s'embarrassera pas de nous. Elle se contentera de veiller à ce que les ayatollahs qui nous dirigeront ne contestent pas sa suprématie.
Ne vous bercez pas d'illusion : la servitude n'est pas confortable. Il va y avoir des pleurs et des grincements de dents. Et des morts qui ne se relèveront pas à la fin de la pièce.
Je réponds au site Covidémence, qui a eu l'amabilité de me citer.
Commençons par un avertissement sémantique : j'emploie l'expression « coup monté » parce que le mot « complot » a été piégé par la CIA, connoté négativement (« complotisme », « complotiste »), pour dissimuler ses propres complots (les renversements de Mossadegh et d'Allende, par exemple. Les révolutions « de couleur » plus récemment).
L'auteur du site Covidémence (que j'appellerai désormais Gaston, puisqu'il veut rester anonyme) et moi sommes d'accord sur l'essentiel : depuis fin 2019 (mais avec des racines bien plus anciennes), le monde (au moins l'Occident et l'Asie) est en proie à une tentative (pour l'instant couronnée de succès) d'établir un monde « huxleyen », où ceux d'en haut règnent sans partage et sans possibilité d'être renversés.
Ma divergence porte sur les modalités : je ne crois pas au complot de A à Z, du virus fabriqué jusqu'au vaccin obligatoire, en passant par la défaite de Trump.
Je crois à un terrain préparé dans lequel le virus est tombé comme une graine.
Le terrain
1) un peuple d'abrutis (les 4 hébétudes de Renaud Camus), lâches, terrifiés par la mort (1). Un peuple divisé de courage (j'aime bien cette vieille expression de Ronsard).
2) des élites intrinsèquement perverses, au sens psychiatrique, qui aspirent à la domination sadique et jouisseuse. Elles sont habituées depuis 20 ans à utiliser le principe de précaution comme arme de soumission des peuples.
Elles connaissent aussi sur le bout des doigts les techniques de manipulation des masses (comme je dis toujours : si vous croyez que les centaines de milliards de francs, d'euros, de dollars, de ce que vous voulez, dépensés par les publicitaires et par les propagandistes d'Etat depuis 150 ans pour manipuler les peuples l'ont été en vain, vous vous fourrez le doigt dans l'oeil jusqu'au trou du cul).
Bill Gates n'est pas le moins pervers de la bande.
3) un climat anxiogène vis-à-vis d'une épidémie à venir alimenté par des films et par des séries.
5) la Chine aux aguets, assoiffée de puissance, mise en alerte sur ces sujets par les comédies du H1N1 et du SRAS.
La graine
1) Le COVID, artificiel ? Naturel ? Un accident ? Une arme ? Je n'en sais rien. Par exemple, Raoult (lié à la Chine) a dit que ses équipes n'avaient pas trouvé de trace de manipulation humaine dans le génome du virus, d'autres sont moins affirmatifs.
Il faut comprendre qu'au fond, ça n'a aucune importance : des virus chinois, il y en a tous les hivers (grippe aviaire, peste porcine, etc). L'important, c'est que fin 2019, à cause de la réélection de Trump (les Chinois savent lire un calendrier), le pouvoir chinois était prêt à saisir l'occasion qui se présenterait.
3) les lâches gouvernants occidentaux ont été la proie de cette panique orchestrée par les Noiches, il y a eu une contagion de l'imbécilité (faut tout de même pas prendre Macron et Véran pour des flèches).
4) la perversité intrinsèque de nos dirigeants est revenue au galop. En avril, Macron a du éprouver des orgasmes multiples de tout ce qu'il arrivait à nous foutre sur la gueule.
Le point de basculement de l'improvisation affolée vers la perversité réfléchie est très clair : quand on a compté « les cas » au lieu des morts, quand on a rendu obligatoire les masques totalement inutiles et quand on a parlé de deuxième confinement si nous n'étions pas obéissants. A ce moment, nous sommes au printemps 2020. L'épidémie est finie, mais, au lieu de la déclarer telle, les gouvernements entretiennent la psychose.
Voilà la covidémence est installée, souveraine, idéologisée, détachée de toute entrave dans le réel. Avec sa cohorte de covidéments totalement verrouillés, indécrottables, prêts à dégainer les mots qui blessent (« égoïste, irresponsable, tueur de vieux ») et, pourquoi pas, à passer aux violences physiques.
La suite
Elle est évidente : la martingale du pouvoir absolu est trop jouissive pour les pervers qui nous dirigent. Après la tyrannie sanitaire, nous allons passer à la tyrannie tout court. Des habitudes sont prises, des précédents créés.
Bien sûr, on relâchera de temps en temps la pression, pour pouvoir la remettre un cran plus fort au tour d'après.
Et, puis, au besoin, pour réactiver le traumatisme, tout le bestiaire y passera : après la grippe du pangolin, la grippe du vison, la grippe du raton-laveur, la grippe du fox-terrier à poils durs, la grippe de l'antilope mongole, la grippe du mammouth à rétropédalage intégré ... Ce ne sont pas les idées qui vont manquer.
Que faire ?
1) ETEINDRE LA TELE ET LA RADIO.
Si vous n'éteignez pas la télé et la radio, tous les excellents (et modestes) conseils que je vous donne sont inutiles. Je ne suis pas plus fort que la télé et la radio. Vous n'êtes pas plus fort que la télé et la radio.
2) Vous avez un toit, à manger, à boire, éventuellement une famille et des amis ? Travailler à ce que tout cela dépende le moins possible de l'Etat, travailler votre autonomie.
3) Vous avez une pile de bouquins ? Bonne lecture. N'oubliez pas d'aller vous promener. Et n'oubliez pas que, de toute façon, vous allez mourir, cette pensée vous libère.
4) Quand on a peur du jugement de Dieu, on a nettement moins peur des virus et du gouvernement.
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(1) :
(2) Ingénierie sociale, la fabrique du consentement (vous remarquerez que cette video n'est pas exempte de procédés de propagande : musique dramatique, ton complotiste, etc. C'est quand même une excellente video) :
Quand j'ai vu les images venant de Chine du type tombant raide mort dans la rue et d'aspersion de rues entières par des cosmonautes, je n'étais pas serein. J'ai mis plusieurs semaines à réaliser à quel point c'était de la propagande délibérée du pouvoir communiste.
Je n'ai donc pas échappé à la covidémence parce que j'ai compris que c'était de la propagande chinoise (même si j'ai fini par le comprendre), mais pour deux raisons :
1) la pensée de mes ancêtres et de l'histoire de France. J'ai eu tout de suite honte de cette panique collective et de ces réactions délirantes pour une épidémie mineure face à tout ce que nos prédécesseurs ont vécu de vraies catastrophes.
2) Vu la pente prise par le comptage des morts, j'ai vite compris (sans modélisation à la con) que nous serions dans les dizaines de milliers évoqués par Raoult dans ses bouquins (il parle avant le COVID d'une possible épidémie à 30 000 morts) ou dans les plans sanitaires (1). Non dans les centaines de milliers ou les millions prédits par les savants fous. Et que, rapporté aux 600 000 morts par an, c'était grave mais sans plus. A l'époque, je n'étais pas conscient que ça touchait surtout les vieux et que l'espérance de vie ne serait que marginalement changée, ce qui rajoute au caractère non-exceptionnel de cette épidémie.
Enfin, ultime chance qui m'a préservé de la covidémence, je suis tombé un peu plus tard sur la déclaration d'un responsable taïwanais à qui on demandait pourquoi son île avait fait si bien, réponse simple : « Parce que nous partons toujours du principe que la Chine communiste ment ». Ces bonnes paroles ont achevé d'assembler le puzzle dans ma tête.
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(1) : il me semble avoir écrit début mars que nous serions entre 10 000 et 60 000 morts (large fourchette !) mais je n'ai pas retrouvé le billet. En revanche, j'ai retrouvé le billet du 29 mars où je dis « entre 20 000 et 30 000 morts ».
C'est ce que pense un site comme Covidémence. Depuis le début, je suis très mal à l'aise avec cette psychose COVID, totalement injustifiée (1). D'où la question : est-elle artificielle ? Créée volontairement ?
Essayons d'y voir clair. Commençons par la situation générale.
La situation générale
1) Le COVID N'EST PAS une surprise.
Depuis le H1N1 et le SRAS, les autorités sanitaires du monde entier ont anticipé exactement le COVID : une épidémie respiratoire, venue de Chine, à cause des saloperies que les Chinetoques font avec les animaux. Même la mortalité et les populations à risque correspondent à ce qui avait été prévu. Seule manquait la date.
Et les victimes sont vieilles, le COVID n'aura aucun impact sur l'espérance de vie. Imaginez si les enfants étaient massivement touchés.
3) L'épidémie est finie (au moins pour cette saison) dans l'hémisphère nord
Au vu de ces éléments, se pose une question simple : pourquoi les gouvernements occidentaux ont-ils alimenté la psychose naissante et pourquoi l'entretiennent-ils aujourd'hui, pour une épidémie prévue, banale et finie ?
La Chine
Tout se passe comme si la Chine avait fait en sorte que l'épidémie de COVID se répande à l'étranger. Volontairement ou involontairement ?
1) La chine a retardé l'annonce de l'épidémie.
La Chine a retardé l'annonce de l'épidémie, puisqu'on sait que des athlètes militaires français ont été contaminés en octobre 2019 (très forte présomption de COVID qui est une quasi-certitude).
Ce retard n'est pas anodin dans la diffusion mondiale de l'épidémie puisque il a permis à des millions de Chinois de voyager à l'étranger sans restrictions à l'occasion du nouvel an (notamment dans le nord de l'Italie).
2) La Chine a menti par omission sur le tableau clinique de la maladie.
Ca n'a évidemment pas aidé les étrangers à faire face. Ils s'acharnaient sur leurs respirateurs alors qu'il fallait donner des anticoagulants. Les Chinois le savaient et ont « oublié » de nous en parler.
Une conclusion qui ne conclut rien
Je n'ai pas de preuves, juste des questions.
Des questions, c'est ainsi que raisonnent les complotistes : ils vous alignent des faits qui semblent concordants et vous disent « Croyez vous que tout cela puisse être une simple coïncidence ? ». Ne prenez pas ce billet en ce sens : j'expose juste mes doutes.
Il se peut que la psychose COVID soit un de ces accidents de l'histoire, un coup de verge divine, comme dit Montaigne, sans intention maligne.
Raoult (qui, quoiqu'en disent ses ennemis, a oublié d'être con) a écrit il y a quelques années que l'Europe était devenue le continent de la peur et que nous étions prêts à tomber dans la psychose sanitaire à la moindre occasion. Pas mal vu, non ?
La question est : y sommes nous tombés tout seuls ou nous a-t-on un peu poussés ? Je n'ai pas la réponse, mais je vous invite à être attentifs à cette possibilité.
En revanche, pour ce qui est d'aujourd'hui, fin aout 2020, ma réponse est nette et sans aucun doute : les gouvernements entretiennent sciemment la psychose COVID sans objet (1) dans un but qui n'a rien à voir avec la santé des populations mais tout à voir avec le contrôle politique de ces populations (2) (élections perturbées ou repoussées à Hong-Kong et en Nouvelle-Zélande et, surtout, aux Etats-Unis, contestation paralysée en France, en Espagne et en Italie, etc).
J'ai écrit que l'épidémie de COVID s'arrêterait après la non-réelection de Trump (dans l'hypothèse où il ne serait pas réélu). Ce n'était pas une plaisanterie, ou, si vous préférez, c'était une plaisanterie significative. Au niveau mondial, la raison pour laquelle la psychose COVID continue à être alimentée est de perturber la réélection de Trump. Ca n'empêche pas les motivations régionales ou nationales (par exemple, Macron qui pousse son idéologie européiste).
Mes chers concitoyens sont bien bêtes de tomber dans ce panneau.
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(1) : j'étais dans une démarche rationnelle, talebienne : panique nécessaire au début et relaxation au fur et à mesure que le savoir augmente et l'inconnu recule. Nous avons vécu exactement l'inverse.
Ounce of precaution vs pound of cure
Our precautionary approach to COVID has been to become progressively less worried as we got additional information.
The WHO, newsidiots, & bureaucrats did exact opposite: acted more worried as they received more information.#RWRI#RWRI14
(2) : On en revient encore et toujours au rôle destructeur du couple infernal medias-police : la pression psychologique des medias justifie sur le terrain la répression policière, qui, en retour, interdit de contester par des actes -par exemple, en ne portant pas le masque- la pression psychologique. Les journalistes sont des auxiliaires de police et, inversement, les policiers sont des auxiliaires de medias.
A l'origine de toutes les épidémies qui n'ont pas été endiguées alors qu'on avait la connaissance pour, on trouve des raisons économiques.
Je pense notamment à la peste marseillaise de 1720 : si le règlement très strict du bureau de santé, conçu à cet effet, avait été respecté, on aurait sans doute évité 40 000 morts (et la fermeture du port pendant 30 mois. Je dis ça pour ceux qui croient que le coronavirus est exceptionnel). Mais l'armateur, copain-coquin avec les échevins, a fait pression (sans trace écrite, pas fou) pour que les marchandises infestées soient débarquées. On connaît la suite.
Je suis dérangé par la fascination qu'exerce le modèle autoritaire chinois sur certains. Certes, la Chine a pris des mesures drastiques et a réussi à endiguer l'épidémie. Mais cette épidémie n'aurait pas eu une telle ampleur si la Chine n'avait pas commencé par bâillonner pendant un mois les lanceurs d'alerte.
Taiwan et la Corée s'enorgueillissent à juste titre d'avoir jugulé le coronavirus sans prendre de mesures autoritaires de confinement. Elles ont fait tout ce qui manque à la France : contrôle précoce et sévère des voyageurs entrants (dès le 20 janvier à Taïwan), tests massifs, gratuits et faciles, forte discipline comportementale.
Comme la France a raté le coche (le pays où on a écrit Le Hussard sur le toit et La peste - je préfère le premier) , où on n'a rien prévu, rien anticipé, ne restent plus comme solutions que la confinement à l'italienne ou laisser pisser en mode panique.
Pour plein de raisons, je préfère le choix du fatalisme (bien sûr, j'aurais préféré que nous soyons préparés, mais ce n'est pas le cas, alors il faut passer en mode guerrier, trancher dans le vif). Ma raison principale est qu'il s'agit du moins mauvais choix à long terme : la population survivante sera immunisée.
Le confinement à l'italienne, c'est bien beau, mais qu'est-ce qui se passe dans un mois, dans un an ? Ce sont d'ailleurs les défauts du confinement qui ont amené au XIXème siècle à élaborer d'autres techniques de maitrise des épidémies.
Pendant que Boris Johnson repousse les élections locales, nous allons voter ce dimanche pour les mêmes brêles à fusiller d'urgence :
J'ai failli mettre en titre « bientôt en France grâce à Macron », mais c'était malhonnête de ma part : en réalité, tous nos politiciens en rêvent.
Il suffit d'avoir entendu une fois Valérie Pécresse parler des Gilets Jaunes pour savoir à quoi s'en tenir sur nos politiciens, leur amour de la liberté, leur goût du débat, leur capacité à accepter les divergences.
Vous noterez la générosité du pouvoir chinois : il commence par considérer que tout le monde est honnête (crédit social de départ 1 000 points), puis décrémente en fonction des infractions.
La beauté très orwellienne de la chose est que vous pouvez être soumis à un système de crédit social sans même le savoir et, bien sûr, sans connaître votre score. Evidemment, pas de recours ni d'appel.
Copier-coller sur ce sujet :
***************** Le système de crédit social est un projet du gouvernement chinois gérant un système national de réputation des citoyens. Chacun d'entre eux se voit attribuer une note, échelonnée entre 350 et 950 (ou 1050, ce n'est pas clair) points, dite « crédit social », fondée sur les données dont dispose le gouvernement à propos de leur statut économique et social. Le système repose sur un outil de surveillance de masse et utilise les technologies d'analyse du big data. Les autorités utilisent la reconnaissance faciale à grande échelle. La vidéosurveillance est particulièrement présente et efficace en Chine, non seulement en ville, mais aussi dans les zones rurales où elle supplée efficacement les forces de police. Un projet intitulé « clarté de neige » doit être achevé en 2020 et vise à couvrir de caméras les moindres villages chinois pour parvenir à « une couverture géographique totale, une couverture temporelle totale, et un contrôle opérationnel total ». Le crédit social est également utilisé pour noter les entreprises opérant sur le marché chinois.
La prétention du pouvoir à définir ce qui est du ressort de la vérité et ce qui ne l’est pas (lois dites sur les « fake news » en France et dans bien d’autres pays occidentaux ou sous influence occidentale) manifeste également peut-être un début de sinisation des esprits gouvernementaux en Occident.
Un des principaux théoriciens du projet, Lin Junyue, déclarait en 2016 que la Chine était devenue « le leader mondial » dans la définition des normes d’évaluation nationale et sectorielle du crédit et qu’elle devait chercher à « exporter son modèle de crédit social dans le cadre du projet des nouvelles routes de la soie », ce qui contribuerait à « l’exportation de la culture institutionnelle chinoise à l’étranger » [pour Edouard Husson, la contestation de la légitimité de Trump trois ans après son élection tient beaucoup à la fréquentation de la Chine par les Démocrates].
Selon la sinologue Séverine Arsène, « ce projet est surtout une nouvelle étape vers un mode technocratique et paternaliste de gouvernement, basé sur un dispositif de surveillance et des incitations et contraintes destinées à orienter en temps réel le comportement des individus. Ce système rappelle le dang’an (en), le dossier individuel tenu par l’unité de travail pendant la période maoïste, mais il en diffère fondamentalement par sa vocation à être montré, tant à l’individu ou à l’entreprise, qu’à ses amis et contacts professionnels ».
Selon Rachel Botsman, le processus de ludification est au cœur du système : « le gouvernement tente de faire passer l'obéissance pour un jeu. C'est une méthode de contrôle social déguisée en système de récompense. C'est l'obéissance, mais ludique ».
Jérôme Colombain estime que « c’est aussi un incroyable système numérique totalitaire. C’est le « big data » au service de la surveillance sociale et politique ».
L'ONG Human Rights Watch critique le lien entre le système de crédit social et une politique de justice prédictive testée auprès de la région ouïgoure. Les données recueillies peuvent notamment conduire les personnes dans les camps de rééducation du Xinjiang.
Critères :
– Mauvaise conduite. – Fumer dans les trains. – Acheter trop de jeux vidéo. – Acheter trop de malbouffe. – Acheter trop d’alcool. – Appeler un ami qui a un faible pointage de crédit. – Avoir un ami en ligne qui a un faible pointage de crédit. – Mise en ligne de « fausses nouvelles ». – Critiquer le gouvernement. – Visiter des sites Web non autorisés [voilà mes lecteurs prévenus]. – Promener votre chien sans laisse. – Laisser votre chien aboyer trop souvent (et si on mange le chien ?). AAA (plus de 1050 points) : citoyen exemplaire AA (entre 1030 et 1049 points) : citoyen excellent A (entre 960 et 1029 points) : citoyen honnête B (entre 850 et 959) : relativement honnête C (entre 600 et 849) : niveau d’avertissement D (549 et moins) : malhonnêteté. Le crédit social a des conséquences individuelles concrètes (obtention d'un logement, d'un travail, etc.). En novembre 2018, 6,7 millions de Chinois n’avaient déjà plus le droit d’acheter des billets d’avion et de train. Ce nombre semble maintenant être en hausse.
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Vous allez me dire que je fais une fixette (mais c’est juste parce que l’essentiel est ... essentiel), le mercantilisme allemand se révèle une fois de plus un poison économique et politique pour l’Europe.
Nous risquons de nous retrouver dans les prochains jours dans une configuration très classique : les Etats-Unis du côté de la liberté et l’Allemagne du côté de l’oppression. Mais chut ! On va m’accuser d’américanophilie naïve et de germanophobie (1) compulsive.
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Or, faire alliance avec le régime post-maoïste - et aujourd’hui néo-maoïste - a non seulement permis au quantitative easing américain de se déployer sans freins mais cela a aussi conduit à affaiblir la démocratie en Occident. Que les démocrates américains puissent, encore aujourd’hui, passer leur temps à mettre en cause la légitimité de Donald Trump, a beaucoup à voir avec leur fréquentation assidue du régime chinois ; que l’Union Européenne, Allemagne en tête, puisse développer un mépris tel de la démocratie que le moindre « non » majoritaire à un référendum sur la politique européenne soit immédiatement disqualifié par la bureaucratie bruxelloise et les gouvernements nationaux, est indéniablement le résultat d’une fascination pour le « bolchevisme consultatif » qui caractérise le même régime chinois, que le leader s’appelle Mao, Deng ou Xi. Tout se tient : en même temps que nous avons rétréci nos marchés intérieurs, la mondialisation poussant le pouvoir d’achat des classes moyennes à la baisse, nous avons aussi réduit nos libertés politiques. Nous voici donc à un tournant. Sommes-nous capables de voir dans les événements de Hong Kong l’incitation à un changement radical de la politique occidentale ? Il s’agit de mettre fin à la parenthèse oligarchique prochinoise (mais que pouvait-on attendre d’autres des soixante-huitards arrivant au pouvoir?) qui a rongé de l’intérieur nos démocraties durant trente ans. Il s’agit de redécouvrir le secret de l’Occident: liberté économique et liberté politique sont inséparables si nous voulons avoir une chance que nos démocraties reviennent à la stabilité et prospèrent. Il est temps de mettre fin à notre fascination pour un régime qui a encore une très longue marche à entreprendre vers la liberté.
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(1) : le plus marrant est que j’aime beaucoup les Allemands avec qui je travaille, plus que les Anglais. Mais c’est toujours le problème du passage de la micro à la macro. Ce n’est pas parce je préfère 3 Allemands à 3 Anglais que je préfère 30 millions d’Allemands à 30 millions d’Anglais.