Winston Churchill, Premier Ministre, en réponse à une note du Foreign Office :
1) Le principe m'est très désagréable. Il n'y a aucune raison de changer des noms de ville connus depuis des siècles par les Anglais pour complaire aux étrangers.
Pour des raisons historiques, on ne doit pas changer « Constantinople » en « Istanbul », même si on peut préciser ce nouveau nom entre crochets pour les imbéciles.
Nous continuerons à employer « Angora », que nous connaissons par les doux chats du même nom et non pas le disgracieux « Ankara ».
2) Veuillez noter que la malchance poursuit toujours les peuples qui changent le nom de leurs cités. La fortune est sans pitié pour ceux qui renoncent à leurs traditions. Si nous cédions, nous devrions bientôt transformer Leghorn en Livorno.
De quoi aurions nous l'air si la BBC prononçait Paris « Paree » ?
Et cette conclusion superbe :
Les noms étrangers sont faits pour les Anglais et non les Anglais pour les noms étrangers. Je date cette note du jour de la Saint George.
WSC
23.4.1945 (donc en pleine guerre)
Ce n'est certes pas lui qui se donnerait le ridicule de nous bombarder de moches « Mumbai » et de grotesques « Beijing » (par contre, on dit encore « Londres » et « Moscou », bizarre, non ?).
Mais lui n'était pas décadent et lâche. Nous le sommes.
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samedi, octobre 26, 2019
mardi, février 19, 2019
La lâcheté intellectuelle et morale, même chez les juifs agressés
Sarcelles : deux adolescents tirent devant une synagogue
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Moïse Kahloun, le président de la communauté juive de Sarcelles, a dénoncé une agression d'abord motivée par la bêtise, d'après le quotidien. "Ce n'est pas une agression antisémite. Ce sont des enfants qui auraient tiré sur n'importe qui".
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Bien entendu, personne ne peut croire à cette fable : les adolescents n'ont pas tiré sur « n'importe qui » et je suis prêt à parier un an de salaire qu'ils ne viennent pas de n'importe quelle « communauté » mais d'une « communauté » réputée pour son amour des juifs.
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Moïse Kahloun, le président de la communauté juive de Sarcelles, a dénoncé une agression d'abord motivée par la bêtise, d'après le quotidien. "Ce n'est pas une agression antisémite. Ce sont des enfants qui auraient tiré sur n'importe qui".
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Bien entendu, personne ne peut croire à cette fable : les adolescents n'ont pas tiré sur « n'importe qui » et je suis prêt à parier un an de salaire qu'ils ne viennent pas de n'importe quelle « communauté » mais d'une « communauté » réputée pour son amour des juifs.
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lâcheté des bien-pensants
lundi, mai 06, 2013
Deux hommes dans la ville (DVD)
Ce film de 1973 est le témoin d'une époque, d'une ambiance. celle où la culture de l'excuse était lancée à pleine vapeur, dans l'éclat de sa jeunesse, où elle n'était pas encore devenue cette vielle défraîchie, tyrannique et acariâtre, que nous connaissons.
Réalisation José Giovanni, condamné à mort gracié.
Un braqueur sortant de prison (Alain Delon) tombe les nanas et se réinsère avec l'aide d'un éducateur hyper-sympa, humain, compréhensif et tout le saint frusquin (Jean Gabin). Mais un policier vicieux et méchant (Michel Bouquet) fait une fixette sur le héros, qui finit par le zigouiller, parce que le harcèlement de la maison poulaga, ça met ses petits nerfs en pelote.
Suite logique, notre héros se fait raccourcir par la machine du docteur Guillotin (après avoir refusé les secours de la religion, pour que le tableau bien-pensant soit complet).
Je dois être handicapé du sentiment : j'ai toujours du mal à prendre le parti du voleur ou de l'assassin. Déjà, en lisant les Misérables, j'étais plutôt du coté de Javert.
On répète jusqu'à plus soif que mieux vaut libérer un coupable qu'emprisonner un innocent. A pratiquer systématiquement cette maxime, on a fini par mettre tellement de coupables en liberté que les innocents s'en prennent plein la gueule.
Il ne vient pas à l'esprit de nos doctes «humanistes» que mieux vaut emprisonner un coupable que libérer un coupable. Et qu'à force de mettre le bordel dans la société, ils nous ont amenés au stade où les particuliers entreprennent de se protéger eux-mêmes parce qu'ils ne font plus confiance à l'appareil judiciaire auquel ils avaient bien légèrement délégué leur protection.
Quand l'Etat manque à ses missions fondamentales, police, justice, défense, pourquoi continuer à le respecter et à payer ses impôts ?
2 HOMMES DANS LA VILLE TRAILER GABIN DELON... par kirivalse
lundi, décembre 27, 2010
Une bonne chronique d'Ivan Rioufol
Dans Le Figaro :
Le Mediator, symbole des alertes ignorées.
L' année 2010 se clôt sur le drame sanitaire du Mediator, médicament dangereux, maintenu trente-trois ans sur le marché malgré les alertes ignorées par les experts et les autorités compétentes. Ces démissions en chaîne pourraient avoir causé près de 2000 décès. Or cette issue, rendue possible par la dissimulation d'une réalité, peut être comparée aux processus d'endormissement qui ont conduit aux désastres sociaux, éducatifs, culturels, produits par trente ans de politiques indifférentes aux résultats et aux mises en garde. Le syndrome du Mediator symbolise les défaillances de ceux qui avaient mission de protéger les gens.
Le rejet des élites, fil rouge de cette année, est le fruit de ces comportements. Durant des décennies, la France silencieuse a été l'objet de l'indifférence des puissants et de leurs conseillers. Ces jours-ci, les pouvoirs publics reprochent à Météo-France d'avoir sous-estimé les chutes de neige. Mais la gauche et la droite n'ont jamais tenu compte des avis des annonciateurs d'orages qui s'alarmaient d'une mondialisation non maîtrisée. Les bouleversements économiques et identitaires se soldent par les faillites de l'État providence et de la société multiculturelle. Or ces déclins étaient prévisibles.
Un procès en incompétence s'est ouvert, au sein du peuple, contre ses représentants et leurs partis. L'erreur pour 2011 serait d'y répondre par le mépris. Car ce populisme qui s'installe a des raisons de se plaindre du déclassement de la France, de la paupérisation de la classe moyenne, des tensions identitaires, du décrochage de l'Éducation nationale qui fait fuir les enseignants, du recul du sentiment d'appartenance chez de nouveaux compatriotes, etc. L'UMP et le PS doivent répondre à ces sujets, s'ils veulent faire barrage au FN.
La perte de confiance oblige les politiques à revenir vers les citoyens, à redécouvrir l'humilité de la démocratie, à abandonner les dogmes saugrenus. Mais ont-ils saisi l'enjeu? «La réalité est qu'il n'y a pas assez d'immigrés», assure le politologue libéral Dominique Reynié (Le Monde 19-20 décembre) en dépit du fiasco de l'intégration. Pour leur part, Christian Jacob et Jean-François Copé, responsables de la majorité, ont trouvé opportun, lundi, de s'opposer aux élus UMP qui voulaient une loi menaçant de prison les députés fraudeurs sur la réalité de leur patrimoine. Le syndrome du Mediator n'a pas fini ses ravages…
Accepter la réalité
Marine Le Pen va exploiter ce divorce, au nom des Français oubliés. Même si son parti n'est guère sérieux dans ses visions économiques à l'emporte-pièce, la vie quotidienne reste son meilleur allié. Il ne se passe plus de jour sans qu'un fait illustre la déculturation des déshérités, le viol de la laïcité par de nouveaux intégrismes, le glissement vers le grand banditisme de certaines cités. À Grenoble, lundi soir, une famille de La Villeneuve a été séquestrée et dévalisée à son domicile par des jeunes encagoulés qui ont jeté le sapin de Noël à terre. Ces habitants expliquent vouloir quitter désormais, à leur tour, ce quartier jadis modèle, qui se ghettoïse par l'insécurité et la terreur qui y règnent.
Ces évidences sont niées par le discours conformiste, qui cite Marseille en exemple de «vivre ensemble» alors que la ville se déchire. Mais il devient absurde de persister dans ces fables, au prétexte de ne pas vouloir faire le jeu du FN. Les politiques, qui aimeraient ne voir dans ces désordres que des causes sociales pouvant se corriger par des prestations du même nom, sont contraints de se frotter aux élémentaires exercices de lucidité sur la difficulté que rencontre la France à se faire respecter, chez elle, de peuples étrangers à sa culture. Quand une enquête CSA assure que l'origine ethnique est le principal critère de discrimination au travail, elle passe sous silence le handicap essentiel que constitue, pour la «diversité», la méconnaissance ou le refus des codes sociaux.
Assises sur l'islamisation
Ce syndrome du Mediator, adepte de la tête dans le sable, peut être mortel pour les politiques. Sauront-ils, par exemple, corriger leur abandon face aux minorités ethnico-religieuses qui entendent négocier en permanence leurs relations avec la nation? «S'il n'y a pas un sursaut, nous allons vers une catastrophe et nous entrons dans une ère de barbarie», estimait plus généralement l'académicienne et helléniste, Jacqueline de Romilly, morte samedi à 97 ans. Mais il n'est déjà plus possible de s'inquiéter, comme elle le faisait, de «l'avenir de notre civilisation», sans être soupçonné, par la pensée automatique, de visées réactionnaires, extrémistes, racistes, xénophobes, islamophobes.
Ainsi, la quasi-totalité des médias a qualifié d'extrême droite les Assises sur l'islamisation, qui se sont déroulées samedi à Paris sous protection policière. Pourtant, rien n'était plus hétéroclite que cette assemblée de citoyens unis par le même souci de préserver la République laïque, une et indivisible, des incursions de l'islam politique. «Je rêve du jour où la France exportera sa laïcité au lieu de laisser les fondamentalistes importer leur salafisme, leur khomeynisme, leur évangélisme outre-Atlantique», écrit l'écrivain franco-iranienne Fariba Hachtroudi (Le Monde de vendredi). C'est à ce recul que se prêtent les belles âmes qui, y compris à l'UMP, diabolisent ceux qui sonnent le tocsin.
Soumission
Quand Libération, mercredi, défend les prières dans les rues, l'électorat de gauche peut s'estimer trahi par cette soumission à un culte. Une élimination du PS dès le premier tour [je n'y crois pas, mais sait-on jamais ?] de 2012 pourrait être le prix de cette capitulation si elle devait se confirmer.
Joyeux Noël et bonne année !
Le Mediator, symbole des alertes ignorées.
L' année 2010 se clôt sur le drame sanitaire du Mediator, médicament dangereux, maintenu trente-trois ans sur le marché malgré les alertes ignorées par les experts et les autorités compétentes. Ces démissions en chaîne pourraient avoir causé près de 2000 décès. Or cette issue, rendue possible par la dissimulation d'une réalité, peut être comparée aux processus d'endormissement qui ont conduit aux désastres sociaux, éducatifs, culturels, produits par trente ans de politiques indifférentes aux résultats et aux mises en garde. Le syndrome du Mediator symbolise les défaillances de ceux qui avaient mission de protéger les gens.
Le rejet des élites, fil rouge de cette année, est le fruit de ces comportements. Durant des décennies, la France silencieuse a été l'objet de l'indifférence des puissants et de leurs conseillers. Ces jours-ci, les pouvoirs publics reprochent à Météo-France d'avoir sous-estimé les chutes de neige. Mais la gauche et la droite n'ont jamais tenu compte des avis des annonciateurs d'orages qui s'alarmaient d'une mondialisation non maîtrisée. Les bouleversements économiques et identitaires se soldent par les faillites de l'État providence et de la société multiculturelle. Or ces déclins étaient prévisibles.
Un procès en incompétence s'est ouvert, au sein du peuple, contre ses représentants et leurs partis. L'erreur pour 2011 serait d'y répondre par le mépris. Car ce populisme qui s'installe a des raisons de se plaindre du déclassement de la France, de la paupérisation de la classe moyenne, des tensions identitaires, du décrochage de l'Éducation nationale qui fait fuir les enseignants, du recul du sentiment d'appartenance chez de nouveaux compatriotes, etc. L'UMP et le PS doivent répondre à ces sujets, s'ils veulent faire barrage au FN.
La perte de confiance oblige les politiques à revenir vers les citoyens, à redécouvrir l'humilité de la démocratie, à abandonner les dogmes saugrenus. Mais ont-ils saisi l'enjeu? «La réalité est qu'il n'y a pas assez d'immigrés», assure le politologue libéral Dominique Reynié (Le Monde 19-20 décembre) en dépit du fiasco de l'intégration. Pour leur part, Christian Jacob et Jean-François Copé, responsables de la majorité, ont trouvé opportun, lundi, de s'opposer aux élus UMP qui voulaient une loi menaçant de prison les députés fraudeurs sur la réalité de leur patrimoine. Le syndrome du Mediator n'a pas fini ses ravages…
Accepter la réalité
Marine Le Pen va exploiter ce divorce, au nom des Français oubliés. Même si son parti n'est guère sérieux dans ses visions économiques à l'emporte-pièce, la vie quotidienne reste son meilleur allié. Il ne se passe plus de jour sans qu'un fait illustre la déculturation des déshérités, le viol de la laïcité par de nouveaux intégrismes, le glissement vers le grand banditisme de certaines cités. À Grenoble, lundi soir, une famille de La Villeneuve a été séquestrée et dévalisée à son domicile par des jeunes encagoulés qui ont jeté le sapin de Noël à terre. Ces habitants expliquent vouloir quitter désormais, à leur tour, ce quartier jadis modèle, qui se ghettoïse par l'insécurité et la terreur qui y règnent.
Ces évidences sont niées par le discours conformiste, qui cite Marseille en exemple de «vivre ensemble» alors que la ville se déchire. Mais il devient absurde de persister dans ces fables, au prétexte de ne pas vouloir faire le jeu du FN. Les politiques, qui aimeraient ne voir dans ces désordres que des causes sociales pouvant se corriger par des prestations du même nom, sont contraints de se frotter aux élémentaires exercices de lucidité sur la difficulté que rencontre la France à se faire respecter, chez elle, de peuples étrangers à sa culture. Quand une enquête CSA assure que l'origine ethnique est le principal critère de discrimination au travail, elle passe sous silence le handicap essentiel que constitue, pour la «diversité», la méconnaissance ou le refus des codes sociaux.
Assises sur l'islamisation
Ce syndrome du Mediator, adepte de la tête dans le sable, peut être mortel pour les politiques. Sauront-ils, par exemple, corriger leur abandon face aux minorités ethnico-religieuses qui entendent négocier en permanence leurs relations avec la nation? «S'il n'y a pas un sursaut, nous allons vers une catastrophe et nous entrons dans une ère de barbarie», estimait plus généralement l'académicienne et helléniste, Jacqueline de Romilly, morte samedi à 97 ans. Mais il n'est déjà plus possible de s'inquiéter, comme elle le faisait, de «l'avenir de notre civilisation», sans être soupçonné, par la pensée automatique, de visées réactionnaires, extrémistes, racistes, xénophobes, islamophobes.
Ainsi, la quasi-totalité des médias a qualifié d'extrême droite les Assises sur l'islamisation, qui se sont déroulées samedi à Paris sous protection policière. Pourtant, rien n'était plus hétéroclite que cette assemblée de citoyens unis par le même souci de préserver la République laïque, une et indivisible, des incursions de l'islam politique. «Je rêve du jour où la France exportera sa laïcité au lieu de laisser les fondamentalistes importer leur salafisme, leur khomeynisme, leur évangélisme outre-Atlantique», écrit l'écrivain franco-iranienne Fariba Hachtroudi (Le Monde de vendredi). C'est à ce recul que se prêtent les belles âmes qui, y compris à l'UMP, diabolisent ceux qui sonnent le tocsin.
Soumission
Quand Libération, mercredi, défend les prières dans les rues, l'électorat de gauche peut s'estimer trahi par cette soumission à un culte. Une élimination du PS dès le premier tour [je n'y crois pas, mais sait-on jamais ?] de 2012 pourrait être le prix de cette capitulation si elle devait se confirmer.
Joyeux Noël et bonne année !
mercredi, décembre 22, 2010
«Les Arabes nous ont tout apporté» : Luc Ferry remis en place par Rémi Brague
Ah, comme c'est bon de voir un bien-pensant remis en place avec deux claques par un érudit.
Ce qui m'agace dans les propos du style de Luc Ferry, c'est que je sens qu'ils ne sont pas issus d'un amour passionné de la philosophie, mais de la lâcheté, de la peur de constater les différences (c'est coquet, pour des gens qui nous cassent les c..illes avec le «respect des différences») et les possibles sujets d'affrontement.
Si nous étions envahis par les Chinois au lieu d'être envahis par les Arabes, je ne doute pas un instant que les plateaux de télévision seraient submergés de Luc Ferrys nous expliquant doctement que Confucius et Saint Thomas d'Aquin sont tellement compatibles qu'ils couchaient ensemble.
Ce qui m'agace dans les propos du style de Luc Ferry, c'est que je sens qu'ils ne sont pas issus d'un amour passionné de la philosophie, mais de la lâcheté, de la peur de constater les différences (c'est coquet, pour des gens qui nous cassent les c..illes avec le «respect des différences») et les possibles sujets d'affrontement.
Si nous étions envahis par les Chinois au lieu d'être envahis par les Arabes, je ne doute pas un instant que les plateaux de télévision seraient submergés de Luc Ferrys nous expliquant doctement que Confucius et Saint Thomas d'Aquin sont tellement compatibles qu'ils couchaient ensemble.
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