mardi, mars 31, 2009

Obama, un fasciste économique ?

Piqué sur l'excellent Econ Blog :

Here's what Sheldon Richman writes about "Fascism" in The Concise Encyclopedia of Economics:

********************
Where socialism sought totalitarian control of a society's economic processes through direct state operation of the means of production, fascism sought that control indirectly, through domination of nominally private owners. Where socialism nationalized property explicitly, fascism did so implicitly, by requiring owners to use their property in the "national interest"--that is, as the autocratic authority conceived it. (Nevertheless, a few industries were operated by the state.) Where socialism abolished all market relations outright, fascism left the appearance of market relations while planning all economic activities. Where socialism abolished money and prices, fascism controlled the monetary system and set all prices and wages politically. In doing all this, fascism denatured the marketplace. Entrepreneurship was abolished. State ministries, rather than consumers, determined what was produced and under what conditions.
********************

President Obama shouldn't get all the blame. Former President Bush took us a big step in that direction with his bailout. But when a President actually fires the president of a major company and decides to change the terms of that company's warranty on its products, that President has taken a major step. (H/T on the warranty point to Tyler Cowen.)


Cela mérite réflexion. En ces occasions, je me souviens toujours des propos de Robert Paxton : si le fascisme devait revenir sous une forme actuelle, ne croyez pas qu'il apparaitrait comme terrifiant. Au contraire, il se présenterait sous une forme rassurante, paternelle, comme Hitler rassurait les Allemands et Pétain les Français.

Bien sûr, je ne dis pas qu'Obama est un fasciste, mais certaines de ses initiatives me perturbent.

Sa manière de diriger GM indirectement est franchement inquiétante : le fameux «chapter 11», la loi américaine sur les faillites, permettrait bien mieux à GM de se restructurer bien mieux que par des injonctions gouvernementales.

De diverses interprétations d'un même événement

Deux avions légers se sont écrasés ces derniers mois à proximité de Saint-Cyr (dont un PA-28 dimanche de la semaine dernière). Dans les deux cas, il n'y a pas eu de morts et aucune victime en dehors des passagers de l'avion.

Les interprétations sont radicalement opposées :

> les riverains arguent que cela prouve le terrrrible danger qu'ils courent

> les pilotes prétendent au contraire que le danger est fortement exagéré par les riverains, puisque les accidents sont rares et que, quand ils se produisent, ils ne font pas de victimes hors de l'avion.

Soyons clairs : les accidents d'avions légers qui font des victimes extérieures sont absolument rarissimes.

Pour ma part, j'ai une conviction : les riverains qui gueulent sont essetiellement mus par la jalousie, par l'envie, et, pour bien des retraités, par l'ennui.

Combien de fois avons nous entendu comme argument que l'aviation est un sport de riches ? Réflexion stupide qui appelle deux commentaires :

1) Et alors ? Les riches, parce qu'ils sont riches, n'ont pas le droit de faire du sport ? Le foot dérange beaucoup plus de monde que nos avions, mais comme c'est un sport de pauvres, c'est permis ?

2) L'aviation n'est pas un sport de riches. Bien sûr, on y voit des dentistes et des radiologues et même des millionnaires, mais on y voit sutout des Français moyens passionnés. Un Jodel ne coûte pas plus cher qu'une voiture, il y a des gens qui préfèrent rouler en tacot et avoir un Jodel.

Mais cela n'est au fond pas une excuse : dans notre monde pseudo-rebelle et en réalité ultra-conformiste, il est mal vu d'avoir une passion qui n'est pas celle de la foule.

L'acierie, la charette à bras et le président

Je lis un article poignant sur la fermeture de l'acierie de Gandrange. Les employés se sentent doublement trahis : par leur patron et par Nicolas Sarkozy.

En réalité, leur patron ne les a pas trahis : nulle part dans leur contrat de travail, il n'était stipulé qu'il s'agissait d'un emploi à vie.

Ils traitent Lakshmi Mittal de prédateur, critique classique, mais eux-mêmes, ne sont-ils pas, dans cette logique, prédateurs quand ils vont au moins cher dans leur supermarché ?

Je comprends la nostalgie de voir disparaître leur outil de travail et leur emploi. Mais Si l'on avait suivi leur logique de sauvegarde de l'existant, nous en serions encore à la charette à bras.

C'est la rançon du progrès et la malédiction du capitalisme : la course à la rentabilité suscite sur la longue durée des progrès matériels qui profitent à tous. Cependant, localement et ponctuellement, cela donne lieu à des drames très voyants. Songeons pour nous rassurer à toutes ces petites boites et ces start-ups qui se créent en silence que la baisse du coût des matières premières, dont l'acier, favorise. C'est l'éternel ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas de Bastiat.

Il ya un seul véritable traitre dans cette histoire : Nicolas Sarkozy. Il a tenté de faire croire que, grâce à l'argent de l'Etat, l'avénement de l'automobile était compatible avec la perpétuation de la charette à bras. Cest une véritable malhonnêteté, qui la condamnera comme telle ?

Hélas, personne. Certains le critiqueront de ne pas avoir tenu sa promesse. Mais, pas un de nos médiatiques, qui sont tous socialistes plus ou moins honteux, ne le critiquera d'avoir fait une promesse intenable.

dimanche, mars 29, 2009

Je suis en train de changer d'avis sur l'endettement de l'Etat français

Jusqu'à maintenant je privilégiais comme effets possibles de l'endettement de l'Etat français (et des autres aussi d'ailleurs), dans l'ordre :

> un cycle d'hyper-inflation

> une banqueroute

Maintenant, à la suite de diverses lectures, j'en viens à penser qu'il y a une hypothèse encore plus plausible : la stagnation à la japonaise.

C'est à dire que nos Etats ne feront pas les excès qui mènent à la banqueroute, mais qu'ils seront également incapables de lancer un cycle inflationniste.

Le principal effet de l'endettement public est de déformer la structure économique.

L'économie libre écrasée par les impôts et la concurrence de la dette étatique ne s'écroulera pas, mais ne prospérera pas non plus.

Plus sur ce sujet dans quelques semaines.

Je livre à votre réflexion sur deux fichiers un peu lourds.

Planches Scitivaux

Audio Scitivaux

Il faut tourner les pages de la présentation à mesure du développement des commentaires audios (d'assez mauvaise qualité sonore).

Bonheur d'école (M. Le Bris)

C'est l'habituel anti-pédagogisme de Marc Le Bris, mais plus serein, plus mature.

Son livre est constitué d'exemples (grammaire, calcul, etc,) où l'on peut constater la rigueur, la précision et la cohérence d'une méthode progressive par rapport à l'amphigouri ampoulé des constructivistes.

Un exemple : la réponse aux problèmes de calcul sont toujours faits de la même manière : une phrase exprimant ce qu'on trouve, éventuellement reprenant la question, une ligne avec l'opération aboutissant au résultat avec le signe égal et avec une unité cohérente.

L'opération posée dans la marge avec éventuellement une preuve par neuf.

Combien coûte un panier de 5 pommes ? Chaque pomme coûte 1,2 €.

Un panier de 5 pommes à 1,2 € coûte :

1.2€ x 5 = 6 €

1.2
x 5
-------
6.0

Tout cela paraît simple, mais tout a une raison : permettre la généralisation de la démarche, séparer le raisonnement de l'opération, qui est un moyen, créer des moyens d'auto-contrôle, introduire les unités etc ...

Or, vous allez peut-être tomber l'armoire en apprenant cela si vous ne vous intéressez aux problèmes de l'école publique financée avec prodigalité grâce à vos impôts, mais la méthode officielle face à un tel problème est très différente : elle consiste pour l'élève à choisir dans un QCM quelle est la bonne opération.

C'est de la devinette, exactement comme les méthodes globales réduisent la lecture à de la devinette.

Le Bris est autrement intelligent, mais son intelligence est faite de modestie : il s'inspire très largement des programmes de 1923, dont la base est l'apprentissage quasi simultané des quatre opérations , car les enfants apprennent par comparaison.

Le Bris fixe des objectifs de CM2 qui peuvent paraître élevés, mais les ayant vécu sans difficulté, je les trouve de bon sens : maitrise du calcul mental (1), des quatre opérations, des surfaces et volumes, extraction de racines carrées à la main (2).

Enfin, on remarquera qu'il se base sur les solides idées éducatives de Naouri.

Je pense que la sérénité de Marc Le Bris vient qu'il est toujours ostracisé par la mafia pédagogiste qui règne sur l'EN, mais que celle-ci a perdu en pouvoir de nuisance, son ridicule et sa nocivité finissant par se savoir.

Les parents d'élèves rechignent de plus en plus à être victimes du terrorisme constructiviste (3). C'est ce que que les constructivistes appellent le «consumérisme scolaire» (hé oui, refuser qu'on conduise vos enfants à la dysorthographie comme on mène les moutons à l'abattoir, c'est un méprisable consumérisme).

(1) : ces jeunes qui prennent leur calculatrice pour faire, disons, 3*127 m'affligent, et, pour beaucoup, ils s'affligent eux-mêmes, ils sentent qu'il leur manque quelque chose. Il faut avoir vu le regard mi-haineux mi-honteux de la caissière emberlificotée dans sa calculatrice à qui vous donnez sans effort le résultat ; à tel point qu'aujourd'hui, je m'en abstiens, je garde le résultat pour ma vérification (parce qu'en plus, ils n'ont aucun recul, ce que dit la calculatrice est vraie).

(2) : la maitrise de la division et de l'extraction de racine carrée à la main prépare aux nombres irrationnels et constitue un exploit dont l'accomplissement apporte grande satisfaction.

(3) : je n'emploie pas ce mot à la légère, contester la méthode globale, c'est risquer de voir votre enfant mis à l'index.

samedi, mars 28, 2009

La crise de 1929 en Australie, encore des abrutis qui n'avaient pas entendu parler de Keynes. Ce ne sont pas nos «experts» à qui ça arriverait ...


De la bouche du gourou

Le Journal de Montréal, p. 29 Nathalie Elgrably-Lévy, 26 mars 2009

Cela fait déjà quelques semaines que j’ai envie de vous parler de l’Australie, mais ce n’est ni pour ses marsupiaux ni pour son célèbre Opéra. C’est plutôt parce que nous aurions intérêt à tirer quelques enseignements économiques de son histoire.

À l’instar de nombreux pays, l’Australie n’a pas échappé à la Grande Dépression. Mais le défi que cette île du bout du monde devait relever était d’autant plus considérable qu’elle était relativement désavantagée: elle était peu peuplée; son économie, relativement petite, reposait sur l’agriculture et les exportations minières; sa base industrielle était limitée; les investissements manquaient et, pour couronner le tout, les grèves étaient très fréquentes.

Mais, contre vents et marées, l’Australie réussit à se sortir de la Dépression plus rapidement que les États-Unis. Ainsi, en 1932, les taux de chômage aux États-unis et en Australie étaient respectivement de 23,6% et de 23%. En 1938, il atteignait encore 19% chez l’Oncle Sam, mais avait diminué à 8,9% au pays des kangourous.

L’Australie avait-elle accompli cet exploit grâce à un plan de relance encore plus ambitieux que le New Deal? Avait-elle généreusement aidé les entreprises en difficulté? Sa Banque Centrale avait-elle injecté d’importantes quantités de monnaie? Non! Rien de tout cela. Exception faite de dépenses minimes en infrastructures, l’Australie n’avait aucun plan de relance d’inspiration keynésienne, aucun plan de sauvetage, aucun budget de crise.

En revanche, le gouvernement de Canberra adopta le «Premiers’ Plan» dès 1931, par lequel il s’engageait à réduire les dépenses gouvernementales de 20%, y compris les dépenses militaires, à maintenir l’équilibre budgétaire, et à réduire aussi bien les salaires des travailleurs du secteur public que ceux du secteur privé.

Ces mesures, aux antipodes de l’interventionnisme que J. M. Keynes prônait alors, n’étaient pas le produit des délirantes élucubrations du premier ministre australien, James Scullin. Elles n’étaient que la concrétisation des bonnes vieilles théories économiques classiques selon lesquelles, comme l’exige le gros bon sens, un pays doit réduire sa consommation, épargner, investir et être plus productif s’il veut prospérer.

Presque huit décennies plus tard, l’héritage de Keynes domine encore l’économie politique. Faisant fi des enseignements de l’histoire, politiciens et commentateurs restent convaincus de la nécessité de dépenser massivement et de générer un déficit pour stimuler l’économie.

Exception faite du Nouveau-Brunswick qui a récemment annoncé d’importantes compressions de la fonction publique et un allégement du fardeau fiscal des contribuables et des entreprises, le reste du monde semble vouloir imiter, à divers degrés, les initiatives keynésiennes de Washington.

Au Québec, la ministre des Finances, madame Monique Jérôme-Forget, a fait également référence à J.M. Keynes pour justifier son dernier budget. Manifestement, le célèbre économiste britannique est devenu le gourou de la plupart des décideurs publics dont le comportement moutonnier n’a d’égal que leur manque de culture économique.

Pourtant, s’ils se donnaient la peine de se renseigner convenablement, ils apprendraient que les déficits, même s’ils sont suivis d’un retour à l’équilibre budgétaire, ne sont pas une panacée. Bien au contraire! Ils réaliseraient également que la pensée keynésienne qu’ils vénèrent tant a été totalement discréditée entre autres par Friedrich Hayek, récipiendaire du prix Nobel d’économie de 1974.

Mais surtout, ils découvriraient que, dans un article posthume, publié en 1946 dans le Economic Journal, Keynes lui-même admet avoir eu tort de dédaigner la pensée de l’école classique qu’il juge finalement empreinte d’une grande vérité. Ces politiciens qui veulent paraitre instruits en invoquant la pensée de Keynes auraient vraiment intérêt à lire ses écrits plutôt qu’à répéter ce que certains leur soufflent!

Nathalie Elgrably-Lévy est économiste senior à l'Institut économique de Montréal.

* Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec.

L'économie d'un camp

Voici un texte assez réjouissant et pédagogique, transmis par un lecteur. Un économiste prisonnier pendant la seconde guerre mondiale a étudié l'économie du camp :

Economie d'un camp

Malgré son caractère limité, ce texte est bien plus intelligent que 99 % de ce qu'on lit en ce moment sous le nom d'économie.

Camarades, refondons le capitalisme !

Une vision un peu moins hagiographique de Saint Obama

Democrats bid business adieu

Les Républicains qui disaient qu'Obama était un socialiste à la française (insulte juste un cran en dessous de bolchevique) auraient-ils raison ?

vendredi, mars 27, 2009

La pulsion spoliatrice (4) : les PDGs l'ont bien mérité

Les PDGs des grosses boites françaises ont tous un énorme défaut qui justifie qu'on leur pique tout leur salaire et même plus : un terrible manque d'humour.

Ils se prennent vraiment très au sérieux et, comme disait un collègue à moi maintenant à la retraite, le sérieux est la qualité des incompétents. On dit de quelqu'un qu'il est sérieux par défaut, quand on n'a rien de plus positif à dire.

C'est normal, ce sont tous, à quelques rares exceptions près, des hauts fonctionnaires parachutés, que voulez vous qu'ils aient comme compétence d'entrepreneur ? Alors ils sont obligés de se réfugier dans les apparences, le sérieux, la gravité.

Steve Jobs ou Richard Branson peuvent se permettre quelques plaisanteries, malgré leur mauvais caractère, on sait qu'il y a de la substance derrière. Mais M. XXX, sorti de son ministère pour être parachuté à la tête de la banque YYY ou du groupe ZZZ, comment pourrait il se laisser aller à plaisanter alors que sa crédibilité et sa légitimité sont plus que fragiles ? (1)

Le manque d'humour révèle une absence de distanciation, de recul et de modestie assez terrifiant, tout à fait apte à conforter l'adage «La différence entre un polytechnicien (ou un énarque) et un train, c'est que le train s'arrête quand il déraille».

Pour retomber sur l'actualité, le manque d'humour aide à se prendre pour un surhomme, ce qui justifie tous les bonus. C'est anti-libéral car, pour les libéraux, il n'y a pas de surhommes.

Pour une fois, je dois concéder un bon point aux politiciens, ils ont en général plus d'humour. D'une part, ils sont plus doués en relations humaines ; d'autre part, ils sont toujours martelés par l'opposition, ce qui, même quand on a la grosse tête, oblige à prendre une certaine distance, à la différence des PDGs, qu'aucune opposition ne vient ramener sur terre pour contrepoids de la flatterie des courtisans (2).

(1) : quand j'entends nos PDGs expliquer que leurs salaires astronomiques résultent que la compétition mondiale sur le marché des PDGs, je me tape le cul par terre de rire : la plupart sont là où ils sont à cause de leurs accointances avec l'Etat français, c'est difficilement exportable ! Alors le marché mondial ...

(2) : je ne sais plus qui a répondu à Louis XIV qui lui demandait quel était le poison le plus dangereux : «L'encens, Sire, l'encens».

Les enseignants pourront bénéficier d'un prêt à taux zéro

Les enseignants pourront bénéficier d'un prêt à taux zéro jusqu'à quinze mille euros. Ce n'est pas en soi dramatique. Mais c'est bien illustratif de cette France à deux vitesses où les uns cumulent les avantages (1) et les autres les inconvénients (le SMIC, la précarité, le logement introuvable, etc ...)

Heureusement, on peut toujours râler.

Ah merde, j'oubliais cette spécificité bien française : ce sont ceux qui ont le plus qu'on entend le plus, des fois qu'ils pourraient arracher encore un peu plus. Toujours plus, comme écrivait François de Closets il y a vingt cinq ans. Nihil novi sub sole. Mais tant va la cruche à l'eau ...

(1) : on peut y compter Serge Tchuruk

jeudi, mars 26, 2009

Une contribution de Bob

A la suite d'une remarque de ma part sur son usage du mot «greed», Robert Marchenoir réagit dans un commentaire qui mérite d'être cité en billet :

"Vous vous foutez du monde, Bob ! Et l'avidité, et la cupidité, ce ne sont pas des mots français peut-être ?"

La traduction du mot "greed" figure dans le dictionnaire, vous vous imaginez bien que cela ne m'a pas échappé.

Mais ce sont les médias et les hommes politiques américains qui utilisent, depuis quelque temps, le mot "greed" sans arrêt, pour dénoncer le phénomène que je décris.

Ni "cupidité", ni "avidité", ni un autre équivalent ne sont rentrés dans l'usage médiatique et politique français dans ce contexte.

En France, c'est l'expression péjorative de "super-profits" qui fait partie des tics de langage. Vous noterez que ce n'est pas la même chose que "greed". Il s'agit d'une notion relative à une entreprise, pas à un individu. Et elle condamne le profit en tant que tel (ce que les Américains ne font pas), et non l'inéquité de sa répartition.

Si les médias, les politiciens et les intellectuels français devaient utiliser couramment, comme un mot-clé, le concept de "cupidité" ou d' "avidité", ils seraient forcés de reconnaître implicitement que cette accusation s'applique aussi bien aux fonctionnaires, aux syndicalistes et aux corporatistes de tout poil, qu'aux très grands patrons du privé et aux super-financiers mondialisés.

Ils devraient sortir de l'explication exclusive du monde par la grille marxiste (c'est la faute à l'exploitation capitaliste) ou la grille sociologique Degauche (c'est la faute à la société), pour prendre en compte la responsabilité individuelle de chacun, qu'il soit RMiste ou grand patron.

Ils devraient avoir une approche libérale.


Bob a raison d'être attentif aux mots : ils révèlent souvent plus que leurs utilisateurs souhaitent.

mercredi, mars 25, 2009

La pulsion spoliatrice (3) : la loi du maximum

J'ai entendu cette allusion sur BFM, j'ai un peu creusé.

Certains proposent un plafonnement des salaires. Ils ont même déjà trouvé un nom, le SMAX (Salaire MAXimum).

Ce sont les pires démons égalitaristes français qui reviennent. Car si il y a dans tous les pays débat sur les rémunérations des patrons, nulle part ailleurs qu'en France on ne parle d'un plafonnement permanent décidé par l'Etat.

Cela rappelle de bien fâcheux souvenirs : dans la même logique de mettre fin aux «accaparements», le Comité de Salut Public avait décrété le loi du maximum pour plafonner le prix des denrées alimentaires.

Il en était résulté la dernière famine de l'histoire de France et cela avait fortement contribué à la chute du vampire Robespierre.

Rappelons brièvement le mécanisme. La loi fixa un maximum de prix des grains. Les paysans cachèrent donc les fameux grains pour les réserver au marché noir. Bien évidemment, cela fit la fortune de quelques escrocs et provoqua la famine, le gouvernement réagit en augmentant la répression, l'arbitraire et l'encouragement à la délation. La Terreur était à l'ordre du jour.

Non seulement le pays criait famine, mais l'atmosphère était irrespirable, jusqu'au coup de chance du 9 Thermidor ; enfin un complot contre les extrémistes qui réussit.

Le retour à l'économie libre provoqua la banqueroute des assignats. Non seulement l'économie dirigée est douloureuse, mais en sortir l'est également.

Non seulement nous sommes sourds à ce qui se passe à l'étranger qui nous dérange dans nos certitudes (1), mais nous sommes oublieux de notre propre histoire.

Beaucoup de fortunes sont parties, les jeunes diplomés des meilleures écoles s'exilent. N'est-ce pas assez ?

Il est vrai que nous sommes dans la même logique que «la Révolution n'a pas besoin de savants», qui a servi à couper la tête à Lavoisier. «La France n'a pas besoin de patrons ni de traders».

Tous fonctionnaires. L'égalité dans la médiocrité, quel idéal exaltant !

Comprenez moi bien. Je considère que certains salaires de PDG faillis sont injustifiés et le fruit d'un copinage immoral (cf Serge Tchuruk). Mais la fixation d'un salaire maximum par la loi serait une abomination : il est plus facile de créer une mauvaise loi que de l'abolir (2), les conséquences néfastes s'en prolongeraient bien après la crise actuelle.

Remplacer de mauvaises pratiques par de mauvaises lois, que voilà une idée splendide !

(1) : en Asie il n'est pas question de «refondation du capitalisme» ni de plafonnement des hauts salaires.

(2) : toujours dans notre vieux tropisme français de haine des riches, est créé en 1790 un impot sur les portes et fenêtres, suivant le raisonnement débile ouvertures = riche. C'est une loi imbécile et dénoncée comme telle par Victor Hugo qui se plaint que certaines maisons de paysans n'aient que la porte comme ouverture. Elle ne sera abolie qu'en 1920 ! Autrement dit, une loi absurde, démagogique, et vue comme telle dès son vote aura, par la force de l'inertie, tenue 130 ans. Législateurs, ne touchez à la loi que d'une main tremblante.

C'est tout à fait le cas de l'ISF. On estime qu'environ 120 Mds d'€ de capitaux sont sortis de France à cause de l'ISF. Ils auraient évidemment rapporté en impôts beaucoup plus que l'ISF. Et pourtant, personne n'ose supprimer cet impôt.

Qui doit payer pour sauver les banques ?

Vous trouverez dans l'article ci-dessous, en Français, des solutions, conformes à l'éthique du capitalisme et qui ne coûtent pas un sou au contribuable, pour sauver les banques en péril.

C'est bien la preuve que, contrairement à ce qu'on nous raconte, ce n'est pas le capitalisme qui est en danger.

Ce qui est en danger et se bat pour survivre, c'est l'économie dirigée, la connivence entre l'Etat et les dirigeants de grosses boites. C'est ce lien malsain que l'élite tente de préserver.

Qui doit payer pour sauver les banques ?

mardi, mars 24, 2009

La tentation démagogique

La tentation démagogique

La folie injectrice (32) ne désarme pas : l'affaire Heuliez.

Pendant que la pulsion spoliatrice gagne en force, la folie injectrice continue.

Heuliez est un sous-traitant automobile au bord de la cessation de paiement.

C'est bien dommage pour lui et ses employés, mais tout le monde sait que l'industrie automobile est en sur-capacité. Avant la crise, des chiffres circulaient de 10 usines en trop en Europe. Evidemment, la résolution d'une sur-capacité passe par une diminution des capacités, c'est-à-dire par la faillite des plus faibles.

Essayer de faire vivre des sociétés agonisantes dans un secteur surcapacitaire, c'est de l'acharnement thérapeuthique couteux et sans intérêt (1). Ca ne fait que retarder l'assainissement, donc la sortie de crise. C'est pourquoi, tout à fait logiquement, la commission consultée sur l'opportunité d'une aide étatique à Heuliez a rendu un avis négatif.

Le gouvernement, par incompétence, par démagogie, passe outre : nous sommes dans un cas très net où, pour des bénéfices immédiats, d'ailleurs assez illusoires, ler gouvernement retarde la sortie de crise et hypothèque l'avenir.

Et ne parlons pas de justice : que doivent penser les concurrents d'Heuliez en meilleure situation, mieux gérés ou plus chanceux, et qui pensaient profiter de sa défaillance ?

Ah , oui, j'oubliais le prétexte officiel de ce sauvetage est qu'Heuliez développe une voiture électrique. Je m'urine dessus de rire : si la voiture électrique est rentable, point besoin des subsides étatiques. Si elle ne l'est pas, les subventions ne seront que de l'argent bien mal dépensé. Je vais vous révéler un secret de Polichinelle : la voiture électrique n'a aucun intérêt commercial, les consommateurs n'en veulent pas (2). C'est juste une pompe à finances pour soutirer des subventions et des aides.

Le plus comique, c'est que le PDG de General Motors l'avait dit il y a deux ans en des termes très crus. Maintenant qu'il a besoin de subventions, il dit exactement le contraire, mais je ne pense qu'il ait changé d'avis dans sa tête.

Une affaire Heuliez, ça n'est pas grave, mais des dizaines, des centaines, comme c'est bien parti, et c'est toute la sortie de crise qui est retardée (3). Super ! Avoir des politiciens si mauvais, c'est à se taper la tête contre les murs.

(1) : de plus, ça favorise la corruption et les magouilles. Rappelons nous la fameuse affaire Air Lib : ça aurait couté moins cher de faire à chaque employé un chèque de deux ans de salaire que de soutenir vainement cette compagnie pendant deux ans, et il n'y aurait pas eu de détournements de fonds. Avons nous la mémoire si courte ? Quand j'entends qu'il faut nationaliser les banques, je pense au Crédit Lyonnais. Suis je le seul à me souvenir au delà de la semaine dernière ?

(2) : les voitures électriques ne sont absolument pas mûres pour atteindre le confort des voitures à combustion interne.

Même à prix égal, ce qui est loin d'être le cas, la clientèle prête à accepter les inconvénients d'une voiture électrique pour pouvoir afficher une bonne conscience écolo est très restreinte.

Les voitures électriques concerneront un jour le grand public, mais ce jour n'est pas encore arrivé et, à mon avis, il est beaucoup plus éloigné qu'on le croit généralement (si je pariais, je dirais une trentaine d'années : à moins d'une percée technique par définition surprenante, le problème de la recharge et du stockage de l'électricité se résoudra très lentement). De plus, la clé me semble être également commerciale : je ne suis pas sûr que la propriété privée soit la meilleure formule pour les voitures électriques, peut-être qu'un système de location en libre service serait plus adapté.

D'ici là, le moteur à pétrole a encore de très beaux jours devant lui, quitte à ce qu'il soit de plus en plus un générateur électrique transportable, comme dans les voitures hybrides.

(3) : rappelons que c'est exactement ce qui s'est passé durant le New Deal : la pire rechute de la crise de 1929 aux USA se situe en 1937, c'est-à-dire cinq ans après l'élection de Roosevelt. Contrairement à ce qu'on entend partout, on ne tire aucune leçon du passé, on refait les mêmes erreurs.

La pulsion spoliatrice (2) : taxons à 90 %

Benoit Hamon, jamais en retard d'une bonne idée en matière de démagogie, propose d'améliorer la rémunération des patrons par l'attribution d'actions gratuites taxées à 90 %.

Cela témoigne d'un net progrès des socialistes : c'est tout de même plus intelligent que de conseiller de pendre les patrons au premier réverbère qui passe. On se console comme on peut.

Si on se montre un peu plus exigeant, on peut tout de même poser la question aux socialistes si là se trouve vraiment leur priorité du moment.

Car la question de la rémunération des patrons est symbolique. Certes, la politique est aussi faite de symboles, mais il ne faut pas tomber dans le piège qui consiste à en exagérer l'importance et à ne faire que dans le symbolique. Surtout quand le symbole est aussi mal choisi : la désignation d'un bouc-émissaire n'est pas positive, elle ne fait pas avancer le schmilblick.

Vous me direz que, voyant ce que proposent les socialistes quand ils sortent du symbolique, mieux vaut qu'ils y restent, c'est un moindre mal.

Remarquez bien que la bêtise des socialistes français pâlit face à celle du gouvernement Obama : il creuse un déficit abyssal pour un pseudo-plan de relance dont les trois-quarts (d'après les calculs les plus indulgents) sont consacrés à des mesures n'ayant rien à voir avec la relance (1) et tout avec des intérêts particuliers. Comme l'a dit avec franchise le secrétaire général de la Maison Blanche, il s'agit de faire «un bon usage de la crise».

Pour l'instant, rien ne m'incite revenir sur mon analyse : les gouvernements, qui préfèrent n'importe quelle action, même néfaste, plutôt que l'abstention (2), transforment une récession violente en dépression longue et profonde.

La leçon du New Deal n'est pas d'assommer les riches, mais de brasser de l'air : à défaut de prendre de bonnes décisions (3), ce dont ils semblent incapables, les gouvernements peuvent au moins s'abstenir d'en prendre de mauvaises et gagner du temps en attendant la reprise.

A cette aune, les gouvernements européens sont plus futés que celui des USA.

C'est pourquoi l'attitude de N. Sarkozy consistant à gronder les banquiers de la Société Générale est ridicule au premier abord, mais pas trop bête au fond si elle permet au gouvernement de ne pas s'engager dans des décisions idiotes en payant l'indignation de mots.

Reste à savoir combien de temps le gouvernement pourra tenir ce grand écart entre les mots courroucés et l'absence d'intervention.

Evidemment, bien meilleur serait un discours de vérité disant que la France souffre de son Etat hypertrophié, que des réformes radicales permettraient de profiter de la reprise qui arrivera inévitablement.

(1) : en supposant que l'effet de relance existe

(2) : rappelons que c'est exactement le même mode de pensée qui a amené le New Deal, dont beaucoup estiment qu'il a prolongé la crise. D'après ce que j'en ai lu, je penche vers l'opinion d'Alfred Sauvy : le New Deal était nécessaire pour sauver la démocratie, pour convaincre l'opinion que le gouvernement n'était pas impuissant, mais économiquement néfaste.

Je suis en train de lire The forgotten man, qui, à travers des témoignages, essaie de donner une vision équilibrée, bien que très critique, du New Deal.

(3) : rappelons : baisser le gaspillage public, organiser la faillite des banques plombées ...

dimanche, mars 22, 2009

Les coucougnettes des politiciens français

Dans un commentaire d'un précédent message, j'ai évoqué l'absence chez nos politiciens de cette partie de l'anatomie qui fait dire, même d'une femme, «qu'il en a».

Le propos paraît futile et l'accusation gratuite.

Pourtant, je pense que mon idée n'est pas si dénuée de fondements qu'elle semble au premier abord.

Le processus politique et électoral français comporte tant de filtres qu'il sélectionne les personnalités fortes en terme d'ambition individuelle mais ne portant aucune idée neuve ou dérangeante.

La première étape de cette sélection commence dès l'entrée dans la vie politique.

Des lois favorisent l'engagement politique des fonctionnaires. Dès le début, il y a donc dans notre système un biais étatiste (il y a des fonctionnaires libéraux, salut Vincent, mais c'est comme les poissons volants ...)

Ensuite, le cursus honorum se produit sur le même mode.

Enfin, ultime robustesse du système de filtrage, on élit de vieux politiciens. La jeunesse relative de S. Royal ou de N. Sarkozy est trompeuse : ce sont en réalité des vieux de la politique, ils font de la politique depuis trente ans, c'est-à-dire depuis deux fois plus longtemps que Barack Obama.

Si, par exception, de jeunes, en apparence, politiciens réussissent, c'est qu'ils sont déjà vieux et pourris dans leur tête, Nathalie Kociusco-Morizet en est un exemple typique (1).

Ce système tolère les excentricités en matière de style, le bling-bling de Nicolas ou la bravitude de Ségolène, créant des choix illusoires, pour être d'autant plus intransigeant sur le fond des idées, qui sont remarquables d'uniformité.

Il est flagrant que tous les libéraux et les réformateurs potentiels, de Raymond Barre à Alain Madelin, ont été impitoyablement éliminés (2).

A la fin, le filtre, mi sur les idées, mi sur le caractère, est d'une efficacité exceptionnel dans l'éradication de tout ferment de changement. A bien des égards, j'ai l'impression que la société politique n'a pas été aussi bloquée depuis l'agonie de l'Ancien Régime.

C'est comme le Titanic : on a les meilleurs joueurs de pipeau du monde pour l'orchestre, mais pas de capitaine pour éviter l'iceberg.

Par ailleurs, les coucougnettes sont une excellente spécialité sous le patronage, comme il se doit d'Henri IV.

(1) : par exemple, la grosse ficelle consistant à traiter de lâches les députés UMP à propos des OGMs est un vieux truc de routiers de la démagogie : on «parle peuple», on prend une position à l'encontre de son camp, ce qui donne une impression de courage et de franchise à l'opinion publique, et l'on devient intouchable, ce qui est bien sûr le contraire du courage et de la franchise. Pour marquer son désaccord, elle pouvait démissionner (ah ben zut alors ! Elle n'y a pas pensé. Comme c'est bête).

(2) : on peut arguer que leur manque de succès électoraux tient tout simplement à l'impopularité de leurs idées et non à un quelconque système de filtre. C'est sans doute vrai en grande partie, mais pas totalement me semble-t-il.

Nos enfants sont-ils menacés d'enlèvement ?

Scène de la vie quotidienne : dans une ferme ouverte au public, une petite fille disparaît de la vue de sa mère dans un moment d'inattention. La mère s'inquiète ... d'un enlèvement !

Moi, je me suis inquiété qu'elle se fasse mordre. Et, effectivement, elle était partie caresser un âne qui lui avait plu.

Dans ces circonstances, je ne peux m'empêcher de penser à Naouri : la propagation de l'infantolâtrie passe par l'exacerbation des dangers fantasmatiques que les enfants courent. Nos medias répètent inlassablement «vos enfants sont en danger», d'où sur-protection, sur-valorisation, maternage excessif et ... sur-consommation des enfants-rois.

Evidemment, c'est ce qui fait la force de ces fantasmes, il est quasiment impossible de raisonner.

Les réformes ratées du président Sarkozy (P. Chauc, P. Zylberberg)

Les auteurs passent en revue les prétendues réformes de notre Nico national et montrent que non seulement, elles n'atteignent pas les objectifs affichés, mais aggravent les problèmes qu'elles prétendent résoudre (le cas des régimes de retraite privilégiés et des taxis est flagrant).

Les auteurs attribuent cet échec général à deux causes qu'on a évité, par manque de courage et de lucidité, de traiter :

> la non-représentativité des syndicats (point clé évité : la transparence de leurs finances) (1)

> manque de compétence et de travail du parlement (point clé évité : le cumul des mandats)

Sans m'opposer à ce diagnostic, j'ajoute deux causes encore plus fondamentales à mes yeux :

> Sarkozy n'est pas libéral, alors que la France a besoin de libéraux.

> il n'était pas préparé à exercer le pouvoir, juste à le conquérir. Il n'avait pas de projets de loi tout prêts à passer en plein «état de grâce».

Les auteurs se trompent en écrivant que Sarkozy n'est pas Thatcher parce qu'il ne passe pas en force. Il n'est pas Thatcher parce qu'il n'est pas libéral, qu'il n'est pas préparé et qu'il n'a pas fait le travail d'identification des points névralgiques des réformes.

J'ai l'amère satisfaction d'avoir anticipé tout cela dès la campagne électorale. Malheureusement, je n'arrive pas à anticiper d'évolutions positives.

Dois-je me résoudre, comme Claude Reichman, à considérer que les Français sont trop bêtes, trop égoïstes et trop mal dirigés pour réformer, que seule une révolution, quand cette société bloquée sera insupportable, changera les choses, peut-être en pire ?

(1) : rappelons que les syndicats qui disent représenter les travailleurs font preuve d'un humour certain. Ils représentent essentiellement des fonctionnaires. Or, «fonctionnaires travailleurs» est un oxymore ! (je sais, c'est facile. Bon, je sors ...)

samedi, mars 21, 2009

Une «nouvelle» réfutation du réchauffisme

Rappelons, juste pour rire, que cette réfutation (véritable sens de l'Anglais falsification) est connue et validée depuis cent ans !

Le papier qui suit n'en est qu'au stade de la pré-revue, mais il ne fait que compiler des arguments existants depuis longtemps.

Depuis quelques années déjà, je suis persuadé que le «réchauffisme» est vide de tout contenu scientifique, par contre, il est d'un prodigieux intérêt sociologique.

The falsification of the CO2 greenhouse effect within the frame of physics

Extrait :

Already the natural greenhouse eff ect is a myth. The CO2-greenhouse eff ect, however is a mirage. The horror visions of a risen sea level, melting pole caps and developing deserts in North America and in Europe are fictitious consequences of ficctitious physical mechanisms as they cannot be seen even in the climate model computations. The emergence of hurricanes and tornados cannot be predicted by climate models, because all of these deviations are ruled out. The main strategy of modernCO2-greenhouse gas defenders seems to hide themselves behind more and more pseudoexplanations,which are not part of the academic education or even of the physics training.