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samedi, septembre 09, 2017

Simone Weil : le déracinement contagieux

La lecture de Simone Weil me laisse un sentiment d'étrangeté : beaucoup d'affirmations péremptoires mais profondes. J'aurais envie d'avoir plus de justifications, de débat ...

Toujours est-il que ses fulgurances sont intéressantes. Elle identifie l'enracinement comme un besoin fondamental de l'homme, besoin détruit par la vie moderne.

Mais elle va plus loin : il y a des maladies sociales contagieuses, comme le communisme et la désinformation, qui continuent à se propager bien après que leur source soit morte.

Le déracinement est l'une de ces maladies sociales contagieuses.

Les déracinés veulent déraciner ceux qui ne le sont pas encore, par jalousie de ne plus avoir ce qu'ils ont perdu, pour ne plus sentir, par comparaison, ce manque douloureux, ou, tout simplement, par incompréhension de la valeur d'une chose qu'ils ignorent.

Or, Christian Combaz (je parie qu'il a lu Weil) identifie les soixante-huitards, giscardiens ou maoïstes, qui ont détruit la France, comme des déracinés : métèques, enfants du divorce, bourgeois (jamais très enracinés) de province montés trop vite à Paris (dont François Hollande) etc. Pensez à Coluche par exemple ...

Pour Combaz, contrairement à Zemmour dans Suicide français, la responsabilité n'englobe pas tous les Français, les coupables sont bien identifiés, ils ont des visages et des noms.

Extraits de Portrait de Marianne avec un poignard dans le dos

Quelles que soient les responsabilités, le résultat est terrifiant :

Extrait d'un article du Figaro :

L'anecdote rapportée par Hervé Juvin dans son remarquable essai, La Grande séparation, pour une écologie des civilisations (Gallimard) résume, à elle seule, ce malaise identitaire. « Une jeune fille de 12 ans, interpellée par la conversions de ses camarades d'école qui choisissent le voile, demande à sa mère, « Et nous, nous sommes quoi ? ». La mère, cadre supérieure d'une entreprise bancaire répond spontanément: « Nous, nous ne sommes rien … ».

vendredi, mars 20, 2015

Macédoine : éclipse, Grèce, enracinement

Éclipse : l'Éducation nationale, les yeux grand fermés

La Grèce entre cigale et fourmi

Ces Français en quête d'enracinement

Simone Weil (le philosophe, pas le ministre de l'avortement) mérite d'être découverte. Je n'écris pas « re-découverte », je me doute qu'elle n'est pas au programme de nos « grandes » écoles qui fabriquent des nains nanissimes en humanités.










mardi, février 01, 2011

Le cas Eva Joly : un des nombreux symptômes du caractère destructeur de l'universalisme

Marine Le Pen a mis en cause la double nationalité (1) franco-norvégienne d'Eva Joly, comme étant un obstacle, non juridique mais politique, à son élection à la présidence de la république.

La France monarchique a eu des premiers ministres étrangers. Elle pouvait se le permettre parce que la souveraineté nationale était incarnée sans doute possible par le roi. Le cas d'Eva Joly est totalement différent puisque, justement, elle aspire à incarner la souveraineté nationale. La réponse juridique n'épuise pas le sujet et révèle une incompréhension totale des enjeux.

L’incapacité d’Eva Joly à préférer une fois pour toutes la nationalité française la disqualifie, indépendamment de ses qualités (très surestimées, à mon avis). En cas de guerre franco-norvégienne, comment choisirait-elle son camp ?

Les reines de France, d'origine étrangère, savaient prendre pleinement et sans restriction le parti de leur nouveau pays. Anne d'Autriche fut une reine remarquable. Quand on a douté de la loyauté d'une reine de France, elle en est morte.

Donc l'objection de Marine Le Pen est pertinente, légitime et, à mon avis, justifiée.

Or, chez les bien-pensants, cette objection déclenche un tir de barrage très révélateur :

> «c'est légal» : fétichisme juridique, dénoncé comme paravent de la lâcheté par Soljetnysine.

> «la compétence compte plus que la nationalité» : donc il n'y a pas de problème à ce qu'un Chinois compétent, et Dieu sait si il y en a, devienne président de la république française ?

Le cas d'Eva Joly est anecdotique : c'est une harpie qui n'a aucune chance d'être élue. En revanche, la réaction des dénationalisés, qui ne me surprend pas, ne laisse pas de m'inquiéter.

La France n'est pas défendue. Des mots, des notions abstraites, sont défendues, assez mal, le pseudo-modèle social, la «patrie des droits de l'homme» mais, dès qu'il s'agit de défendre la France concrète, ses frontières, sa population, sa culture, sa langue, plus personne. La simple exigence que le président de la république soit français et uniquement français est contestée. Pire, on nous explique que cette défense là est immorale.

Cependant, il n'y a pas que du noir : la déclaration de bon sens de Marine Le Pen ne soulève pas des tempêtes. Il semblerait, comme disent les bien-pensants avec raison, que la parole se libère.

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(1) : à mon avis, la double nationalité devrait être réservée aux mineurs. Les majeurs doivent être capables de choisir leurs allégeances et forcés de le faire.

mercredi, juillet 28, 2010

A propos de l'interdiction des corridas en Catalogne

Je ne suis pas amateur de corridas, mais je ne peux que m'attrister qu'un pas de plus soit fait dans le sens de la disparition d'une tradition, d'un particularisme. Ainsi, le mouvement tendant à faire des hommes des êtres déracinés et interchangeables a encore fait une petite conquête.

La chasse, la pêche et la corrida, rappelant, à leur façon, la nature organique et tragique de la vie, ramenaient l'homme à une certaine sagesse et avaient leur utilité. C'est pourquoi la bien-pensance Bisounours tient tellement à les éradiquer.

Cette humanité déracinée, sans rituels, sans traditions, sans passé, atomisée, aseptisée, seulement unie par la pulsion consumériste et par les communions sentimentales éphémères (Diana, Michael, ...) et, au final, déshumanisée qu'on nous vante et qu'on nous prépare chaque jour m'effraie.

Les arguments des opposants à la corrida me semblent un peu trop sentimentaux (1). En effet, je comprends qu'on puisse arguer de la cruauté de cette pratique. Mais les taureaux de combat vont disparaître si on interdit les corridas (2). C'est étrange de la part de gens qui vénèrent par ailleurs la bio-diversité.

De plus, c'est quand même un peu prendre Hemingway et Picasso pour des minables sanguinaires.

C'est pourquoi je considère comme décision déplorable l'interdiction. La situation antérieure me convient parfaitement : je ne m'intéresse pas à la corrida, mais je ne vois nulle raison de l'interdire.

La société s'ensauvage à grande vitesse et les abrutis à rollers se préoccupent des taureaux. Vous avez dit : démocratie, pouvoir aux abrutis ?

Ah, si seulement la raison pouvait encore triompher de l'effusion larmoyante tant prisée des medias et des imbéciles ...

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(1) : vous avez compris, suite à ce message, que sentimental, au sens actuel, est à mes yeux un synonyme de dangereux crétin.

(2) : ce ne sont pas des gentilles bêbêtes. Il y a quelques années une abrutie militante anglaise de la «cause animale» (au réalité, une cause d'auto-congratulation) avait décidée de pénétrer dans un enclos malgré les interdictions pour prouver qu'on calomniait Ces pauvres animaux. Elle est morte en moins de cinq minutes. Heureusement, il arrive encore que la connerie soit létale.