mardi, mars 16, 2010

Le nouveau complexe d'Oedipe : crevons nous les yeux à coup de statistiques officielles

Eric Zemmour déclare que 80 à 90 % des trafiquants de drogue sont noirs et arabes.

Aussitôt, des bien-pensants, vrais gardes-chiourme du conformisme, lui répliquent qu'«il ne peut pas dire ça car il n'y a pas de statistiques officielles». Il n'y a pas de statistiques officielles pour une bonne raison : on refuse d'en faire.

Curieuse conception de la liberté d'opinion ! Ainsi, en dehors des statistiques officielles, estampillées par des fonctionnaires, il n'y aurait point de vérité qui tienne ? Le témoignage d'autres sources que les «statistiques officielles» serait nul et sans valeur.

Cette affirmation est d'autant plus inquiétante dans le cas qui nous occupe qu'Eric Zemmour ne contredit pas une «statistique officielle», il se contente de remplir le vide d'«une statistique officielle» qui n'existe pas.

On doit donc comprendre qu'il est non seulement interdit de contredire une «statistique officielle» mais que, de plus, il est interdit d'évoquer un sujet sur lequel n'existe aucune «statistique officielle».

Autrement dit, les fonctionnaires décideraient, à travers les statistiques qu'ils font ou ne font pas, des sujets dont on a ou pas le droit de parler.

Remarquons que cette position est tout à fait cohérente avec le refus des statistiques ethniques (c'est bien pour qu'on ne puisse pas parler de certains sujets qu'on les refuse) et avec les lois-baillons dites mémorielles.

Dans l'Afrance d'après, la liberté progresse à pas de géants.

Mais taire les choses ne les empêche pas d'exister. Je garde la conviction que la réalité finit toujours par se venger. D'autant plus violemment qu'on l'aura méprisée plus longtemps.

«La plupart des délinquants sont noirs et arabes» : Zemmour attaqué ... et vainqueur !


4/4 - L'Hebdo - 13 mars 2010 - France Ô
envoyé par racastop. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

Je considère Zemmour vainqueur de ce débat puisque ses adversaires n'ont pas été capables de dépasser un déni de réalité qui ne trompe que ceux qui ont envie d'être trompés.

Il est significatif du contrôle de la parole (et, indirectement, de la pensée) imposée par le conformisme médiatique que ce qui est une évidence pour tous ceux qui ont fréquenté, pour une raison ou pour une autre, le milieu pénitentiaire ou carcéral soit non seulement minoritaire dans les medias mais ait du mal à s'exprimer.

Plus que jamais, la bien-pensance se caractérise par la vénération de l'irréel, le fétichisme des mots et la terreur de la vérité.

Par contre, c'est très marrant, ce réflexe qui consiste à qualifier de provocation (sous-entendu, sans importance et idiote) toute vérité qui dérange.

Le bien pensant est quelqu'un pour qui la réalité est une provocation. Une provocation à quoi ? Je me le demande !

dimanche, mars 14, 2010

Crise, régionales, naufrage de l'Euro : Scitivaux et Heisbourg déchainés

Ca a une semaine, mais c'est si bon :

Le début embraye après une discussion sur les élections régionales.

Good Morning Weekend 06 mars 2010

Addendum du 15/03 :

Marc Fiorentino Déficits

Marc Fiorentino Merkel Lagarde

Identité française : la leçon capétienne

On nous a parlé d'identité nationale. Poser ainsi la question était malhonnête ( la malhonnêteté manipulatrice est le trait saillant de nos politiciens actuels) puisque la réponse était contenue dans la question : nationale = républicain = toujours plus d'État et plus d'invasion migratoire.

On est donc passé volontairement, cyniquement, à coté du sujet. Mais on peut y revenir sur ce blog. Il s'agit de l'identité française, débordant, bien évidemment, le cadre, plus étroit que jamais, de la politique.

L'identité française est bien sûr tout d'abord, et presque uniquement, historique : être français, c'est se reconnaître dans une histoire, des usages, des traditions, une culture et une langue, et dans tout ce que cela peut inspirer pour l'avenir.

«Se reconnaître» est un verbe réflexif et actif. A notre époque où le code de nationalité, compte-tenu des conditions d'intégration, est une folie furieuse, il est d'autant plus important de faire la différence entre les Français de papiers et les vrais Français.

Cette différence est certes subjective mais cependant très réelle : ceux qui essaient de bâillonner ce débat en arguant, par fétichisme juridique, qu'il n'y a que la loi, rien que la loi, viendront m'expliquer en quoi un crétin avec son maillot algérien gueulant «Nique la Frônce» est «aussi français» que moi.

Est français qui se reconnaît dans la France,n'est-ce pas une définition acceptable ?

Et que penser de ceux qui se revendiquent bretons, alsaciens du nord ou auvergnats du sud ?

C'est là qu'intervient la leçon capétienne.

Charles De Gaulle faisait remarquer que les capétiens n'ont jamais agrandi la France que par nécessité de défense. Cela surprend au premier abord : quel conquérant n'a pas argué des nécessités de défense pour justifier ses conquêtes ? On en jugerait presque la remarque gaullienne naïve.

Mais De Gaulle est le politicien, peut-être l'homme, du vingtième siècle qui a le plus intériorisé l'histoire de France. Il n'a pas donné par hasard ses célèbres conférences de Saint-Cyr sur l'histoire de l'armée française.

Effectivement, à réfléchir de plus près, cette analyse paraît éclairante. Si les bretons, les basques, les bourguignons ou les savoisiens n'étaient pas français, ils seraient autre chose, mais certainement pas indépendants.

Ceci explique sans doute que la France soit une des nations les plus anciennes et que les velléités de dissolution, poussées par la technocratie européenne, y soient moins fortes qu'ailleurs.

Mais sans doute le fanatisme jacobin a-t-il mené l'intégration trop loin. Après tout, nos rois s'accommodaient bien de tant de particularismes et parlaient de «nos peuples» sans souffrir de ce pluriel.

La France, à force de bureaucratie égalisatrice et d'abstraction, a perdu la souplesse de la vie.

Ces vingt dernières années, le vieux peuple français a été violenté et ébranlé comme jamais, non seulement, physiquement, à cause du grand remplacement, ce génocide par substitution migratoire, mais également spirituellement, par l'interdit qu'on a édicté de toute fierté d'être français, de toute revendication des origines quand on est français.

Cette violence finira mal. Je le répète, obsessionellement diront certains. Mais c'est que je connais notre histoire et que je redoute de revoir les violences du passé que nous préparent de manière de plus en plus inévitable les idéologues de l'homme nouveau sans racines, que ce soit les chantres de l'européisme ou ceux de l'immigrationnisme.

Mais, puisque que tout recommence toujours, ne nous lassons pas de guetter dans l'ombre la lueur de l'espérance.

Éraflons la France, il en restera toujours quelque chose

Ces jours ci, sort sur les écrans le film La rafle.

Ce n'est que le enième film sur le sujet du judéocide, que la répétition finit par banaliser et par désincarner (77 % des lycéens disent avoir entendu parler du judéocide mais seulement 27 % d'Hitler).

On nous dit qu'il s'agit de pédagogie, pour que "plus jamais ça". Mais où est la pédagogie de ces films qui, se plaçant systématiquement du coté de la victime, éradiquent toute la complexité et sont donc en réalité anti-pédagogiques ? En voyant l'ensemble des films sur le sujet, il y a peu de chances de comprendre comment on en est arrivé là.

Et puis, elle est bien étrange cette "pédagogie" qui consiste à toujours mettre en avant les "heures les plus sombres de notre histoire". A-t-on jamais vu pédagogie qui ne s'aidait que de contre-exemples ?

Je me souviens d'une époque véritablement pédagogique où Le chagrin et la pitié pouvait cohabiter avec L'armée des ombres.

En réalité, ce n'est pas de la pédagogie, c'est de l'endoctrinement. Le message est limpide : "Il n'y a pas vraiment pas de quoi être fier d'être français. La France est un pays de salauds, qui ne vaut donc pas la peine d'être défendue. Seul toujours plus de contrition, d'abandon, de renoncement à nous-mêmes et 'd'ouverture' pourront nous faire pardonner d'être français."

Ce n'est évidemment pas un hasard si les enfoirés qui font ce genre de films sont aussi ceux qui militent pour que nous nous soumettions de bon cœur et avec un sourire béat, pour ne pas dire pantalon baissé, à l'invasion migratoire.

Mais toutes les dettes se paieront : on ne bafoue pas impunément pendant des années un vieux peuple sans qu'il y ait un jour un retour de bâton.

samedi, mars 13, 2010

Prêtres pédophiles et imams pédophages

Les prêtres pedophilles : un scandale, n'est-ce pas ?

Mais pourquoi n'entend-on pas les mêmes vertueux pareillement s'indigner des imams justifiant l'utilisation d'enfants pour commettre des attentats ?

Je vous laisse y réfléchir.

Addendum du 14/03 : «Les massacres au Nigeria, pas des violences religieuses ? Ben voyons !»

jeudi, mars 11, 2010

Why we don't marry

Why we don't marry

Le mariage est en chute libre. Ca se comprend très bien.

Alain Finkielkraut explique que la vague de repentance, «l'émeute contre les morts» comme il l'appelle, provient en grande partie du fait que le festivus festivus, le post-moderne à rollers, ne veut plus être engagé par rien, et surtout pas par ses ascendants.

Mais il ne veut pas être engagé par lui-même non plus : c'est pourquoi le mariage, qui est un engagement à durée indéfinie (par ce fait même, comporte une part de sacré, même tacite, et l'on sait que, comme l'engagement, le sacré fait horreur au post-moderne, ce qui ne l'empêche pas de vénérer religieusement jusqu'au ridicule les ours blancs et les petits oiseaux), lui est trop lourd, insupportable.

Et les couples qui ont des enfants sans être mariés ? C'est pareil : ils sont à mi-chemin de l'engagement, ils s'engagent à travers les enfants, mais ils ne poussent pas le risque de l'engagement jusqu'au bout en s'engageant l'un vis-à-vis de l'autre sans intermédiaire. La meilleure preuve en est qu'il arrive que des couples établis rompent après le mariage, c'est donc bien que le mariage n'est pas anodin, même pour ces couples là.

Heureusement, il y a une logique humaine dans les us et coutumes : les gens mariés vivent plus longtemps et en meilleur santé. Ce n'est guère surprenant : la vie est pleine d'incertitudes pas toujours faciles à vivre, le mariage en enlève une : malgré toutes les «avancées» (qui sont à mes yeux souvent de vrais reculs), il est encore aujourd'hui plus facile de laisser une note sur la table «J'en ai marre de toi. Je me casse» que de divorcer.

Mais, au fond, je parle du passé : quand 77 % des sondés affirment qu'ils ne voient pas en quoi élever des enfants seule pose problème, on se dit que les notions familiales élémentaires que je viens d'évoquer ont disparu depuis déjà longtemps. Heureusement, ou malheureusement, je ne sais, la réalité se venge de ses lubies d'hommes nouveaux détachés des entraves traditionnelles de la condition humaine : les enfants élevés par des femmes seules ont deux à trois fois plus de risques d'être drogués, chomeurs ou sans qualification (et l'économie explique à peine la moitié de ce risque).

Enfin, l'explication de pourquoi ce sont les basses couches sociales qui souffrent le plus des mouvements lancés par les snobs est intéressante.

Bref, le progrès fait rage.

mardi, mars 09, 2010

PIGS : «more of the same»

Les psychiatres de Palo Alto avaient insisté sur le schéma «more of the same», c'est-à-dire la tendance à répéter sous des formes différentes les mêmes relations dysfonctionnelles et à rencontrer des échecs toujours plus douloureux.

Quand j'observe la crise économique actuelle en Europe, je vois exactement le «more of the same» en action.

Une des causes de la crise réside dans des Etats envahissants et inefficaces ? La solution : plus d'Etat et plus d'interventionnisme.

La Grèce est victime d'une zone Euro fondamentalement malsaine puisque agglomérant des Etats aux intérêts et aux politiques divergents ? La solution : venir au secours de la Grèce, renforcer la zone Euro, pour être bien sûr que la Grèce ne sera pas seule à couler, que nous coulerons tous ensemble.

Comment en est-on arrivé là ? En s'enfermant dans un réseau de mensonges nous protégeant de la réalité : les citoyens sont des enfants et la protection de l'Etat leur est indispensable dans tous les actes de la vie, Bruxelles c'est l'Europe, un Etat ne peut pas faire faillite, il n'y a pas mieux que la social-démocratie, l'Europe fait l'admiration du monde entier, la démographie c'est pas grave et l'immigration est forcément une chance etc ...

On pressent sans se l'avouer que la rupture de ce réseau de mensonges est très douloureuse. C'est pourquoi on fait des pieds des mains pour retarder l'échéance. «Encore une minute, s'il vous plaît, monsieur le bourreau.»

Zemmour : il faut détruire la Halde

Zemmour : il faut détruire la Halde

Je vous rappelle :

Pétition pour supprimer la Halde

dimanche, mars 07, 2010

Subversion soviétique : Yuri Bezmenov, alias Thomas Schuman

Ces videos, que j'ai la flemme de traduire, sont passionnantes.

Bezmenov explique que l'espionnage représentait 10 à 15 % des activités du KGB. Le reste était de la subversion, ouverte, publique.

Le but de la subversion est de vaincre l'adversaire sans guerre, de lui faire perdre toute envie de se défendre («Plutôt rouge que mort»). Pour cela, on applique la technique de l'aïkido : on aide et on prolonge les mouvements de l'ennemi qui vont dans un sens favorable.

Par exemple, Bezmenov cite la dégradation de l'enseignement. Comme il a un certain humour, il parle des heures perdues d'enseignement des mathématiques au profit de l'éducation sexuelle. Il insiste sur le fait que le sexe étant anti-guerrier, quand on passe son temps à baiser ou à y penser, on songe assez peu à charger en hurlant «Vive la France !», la pornographie est à l'avantage des ennemis.

Il parle même des militants homosexuels comme un des multiples moyens d'antagoniser la société.

Il évoque aussi la médiocrité des journalistes, qu'il faut absolument encourager.

Il parle également de la nécessité de dénigrer tous ceux qui maintiennent l'ordre, les policiers et les militaires, de l'importance de faire du voyou une figure romantique ou une victime.

Et enfin, il insiste sur l'aspect dévastateur de l'égalitarisme imposé d'en haut.

Il décrit quatre stades :

1) Démoralisation (à ce stade, le processus peut être stoppé en ne donnant pas un temps de parole égale aux ennemis de la société et à ses défenseurs. Il faut refuser l'importation d'idées et de pratiques étrangères, il faut préserver son mode de vie. Le Japon est un exemple. Mais la vraie barrière a la subversion soviétique est la religion ! La démonstration 2+2 = 4 au 7ème film est marrante mais très vraie. C'est bien, au fond des choses, la religion qui a arrêté l'URSS en Afghanistan. Si vous avez la foi, la propagande subversive glissera sur vous.).

2) Déstabilisation (à ce stade, le processus peut être stoppé en limitant les libertés des ennemis de la société,en empêchant les groupes qui se déclarent ennemis de la société, par exemple les militants homosexuels de Los Angeles -c'est l'exemple donné par Bezmenoz- d'avoir la parole et de gagner du pouvoir politique. Il parle aussi de freiner le consumérisme compulsif, qui est aussi une aide au communisme - voir Le communisme de marché, de Flora Montcornet).

3) Crise (à ce stade, le processus peut être stoppé par un coup d'Etat, comme au Chili)

4) Normalisation (à ce stade, le processus peut être stoppé par une intervention militaire étrangère, comme les USA à Grenade). L'humour noir de ce stade est que la première étape est l'exécution ou la déportation de tous les «idiots utiles», ces agitateurs qui ont travaillé contre leur pays et vous ont permis de prendre le pouvoir. Une fois qu'ils sont devenus inutiles, il faut s'en débarrasser, puisque vous les avez formés, endoctrinés, à emmerder le monde et qu'ils pourraient se retourner contre vous (cette tradition, qui est consubstantielle au marxisme, a été inaugurée par Lénine qui a fait exécuté tous les anarchistes qui l'ont aidé dès 1917-1918. Castro n'a pas agi autrement avec Guevara).

Ces videos datent de 1983 mais nous rappellent des choses très actuelles ! On remarquera que la subversion a parfaitement réussi, puisque de très larges franges des sociétés occidentales, les trop fameux «citoyens du monde», estiment que nos sociétés ne valent pas la peine d'être défendues et que, parmi ces dénationalisés, figurent nos élites. Il n'était cependant pas prévu que l'URSS s'écroulerait encore plus vite.

Comment, en pratique, arriver à subvertir un pays ? En aidant ceux qui vont dans le «bon» sens, constamment, avec patience, pendant des décennies, et entretenir de grands fichiers relationnels, pour que chaque pion conquis aide à conquérir les suivants. Comme, en face, il n'y a pas de contre-pouvoir d'influence aussi méthodique, la subversion finit par gagner, exactement comme l'eau, à force de peser constamment, fait sauter les digues.

On retombe sur la thèse de Maurice Druon dans La France aux ordres d'un cadavre : l'URSS a disparu, mais les idées qu'elle a infusées dirigent la France.













Mélancolie française (E. Zemmour)

C'est le livre dont on parle.

Ecrit agréablement, il parle de mon histoire, de mon pays, il m'emmène sur des chemins familiers que j'ai plaisir à redécouvrir sous un autre éclairage.

De plus, ce que raconte Zemmour est bien mieux charpenté que la plupart des essayistes contemporains. On y sent un fond de culture classique de plus en plus rare. C'est un peu notre madeleine.

La thèse principale ? La vocation de la France est de reprendre le flambeau de l'empire romain. L'incapacité à y parvenir explique la mélancolie française.

Avec Louis XIV et Napoléon, nous fumes bien près de réussir mais chaque fois, la puissance maritime anglaise nous fit trébucher alors que nous touchions au but. Les traités de Westphalie et de Vienne furent des désastres aux longues conséquences pour la France.

Pour Zemmour, la France «impériale» idéale, c'est la France des cent trente départements, avec une rive gauche du Rhin française. La Belgique, cette invention anglaise, est l'axe de pénétration de toutes les invasions, militaires ou commerciales. La Belgique, qui n'est pas une nation, doit être intégrée à la France.

Cette idée, pour baroque qu'elle semble aux cerveaux bien lavés, se tient remarquablement lorsqu'elle est défendue par Zemmour.

Il aime également à manier la provocation : pour lui, la principale erreur de Pétain ne fut pas en 1940, l'armistice était inévitable (1), mais en 1917, lorsqu'il décida d'attendre les Américains, consacrant une fois de plus la défaite du continent face à la puissance venue de la mer. On connaît les sarcasmes de Clemenceau et de Foch contre Pétain, «il a fallu le pousser à la victoire à coups de pied au cul».

A cette lueur, il réveille une interprétations des mutineries de 17. Chacun sait qu'elles étaient orientées contre les offensives inutiles, mais rien ne dit que les poilus auraient refusé des offensives utiles. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé par la suite : les offensives bien préparées n'ont donné lieu à aucune mutinerie.

L'Europe, avec une demi-Allemagne, était la poursuite de ce rêve impérial français. Mais la créature s'est retournée contre son créateur. Aujourd'hui, la technocratie européenne travaille activement à détruire les Etats-nations, qui sont ses ennemis fondamentaux. En première ligne, le plus ancien d'entre eux, celui où est né l'idée même d'Etat-nation, la France.

Les régions sont les instruments redoutables et vicieux de ce sabotage. L'Europe joue les régions (Catalogne, Flandre, etc.) contre les nations. C'est la raison principale pour laquelle je milite pour la suppression des régions en France, de préférence aux départements. C'est pour enlever à l'Europe une des armes qu'elle utilise contre nous.

Zemmour a une interprétation intéressante de l'invasion migratoire encouragée par la France à partir des années 70 : c'est un moyen, semi-inconscient, de poursuivre le rêve impérial. Et, en effet, la France sera le pays le plus peuplé d'Europe en 2050.

Malheureusement, la conséquence prévisible, c'est la guerre civile. Prolongeant le parallèle avec Rome, Zemmour constate que se constituent des enclaves d'immigrés non-intégrés, c'est-à-dire, en bon français, d'envahisseurs, et qu'il n'y a que deux voies : la disparition de la France, comme l'empire romain a disparu faute d'avoir su ou pu intégrer les Germains, ou la guerre civile. Et probablement les deux.

Il fait également le parallèle entre le christianisme qui a désarmé intellectuellement les Romains et la religion des droits de l'homme qui nous désarme (2).

La conclusion est inquiétante mais pas surprenante : la guerre, civile ou non, est une constante de l'histoire de France. Les quarante années de paix sont une parenthèse. Ca fera drôle aux zozos décébrés de la bien-pensance.

Addendum : un pot-pourri de pages prises au hasard (un hasard qui fait bien les choses !)

Mélancolie française

***************
(1) : je n'en suis pas persuadé, la capitulation aurait suffi.

(2) : dans un pays sûr de lui et dominateur, on ne tourne pas autour du pot avec les immigrés, on les expulse manu militari autant que de besoin.

samedi, mars 06, 2010

Comment on empêche les enfants de pauvres d'accéder à l'élite

Comment on empêche les enfants de pauvres d'accéder à l'élite

Réchauffement climatique : qu'est-ce qu'on se marre ...

Comme vous le savez, la religion permet de transcender les contradictions (Jésus à la fois homme et Dieu, le peuple élu et aimé de Dieu qui va de malheurs en malheurs, etc.).

Le réchauffisme est bien entendu une religion (la science n'est qu'un déguisement, assez pitoyable d'ailleurs). C'est même une très vieille religion, d'avant les grandes religions monothéistes : c'est la culte de la nature bonne mais colérique perturbée par l'homme industrieux et qu'on doit apaiser avec des sacrifices (taxe carbone, supporter le crétin Hulot, le millionnaire Artus-Bertrand et l'alcoolique Borloo, rouler à vélo sous la pluie, bouffer des trucs trois fois plus chers, etc).

Mais quelquefois, cette religion nous réserve des moments de franche rigolade. Par exemple, cet article de la Rép au titre désopilant : «Troisième vague de froid due au réchauffement climatique»

jeudi, mars 04, 2010

Eric Zemmour et les nouveaux barbares arabo-africains

Eric Zemmour et les nouveaux barbares arabo-africains

Le début est intéressant parce qu'on voit que Zemmour essaie de parler rigoureusement tandis que l'animateur essaie de tout embrouiller.

Cependant, c'est la fin de l'entretien qui rejoint ma pensée : il illustre mon idée du scénario pire. Des Etats dans l'Etat arabo-africains et des guerres civiles comme il y eut des guerres de religion à cause des Etats dans l'Etat protestants.

La Seine Saint-Denis demain comme jadis La Rochelle et la Navarre.

Je ne connais pas dans l'histoire de juxtaposition de peuples qui ne se soit pas terminée en guerre civile, sauf en présence d'un pouvoir fort, ce qui n'est pas notre cas actuellement, où le pouvoir de l'Etat est à la fois omniprésent et faible (1).

***********

(1) : si vous avez des contre-exemples, je suis preneur. Le dénommé Koz me répète que je fantasme, mais à chaque fois que je lui demande d'être plus précis, j'obtiens un silence assourdissant.

Le premier sexe (E. Zemmour)

Il s'agit d'une relecture.

Le père, c'est la loi. Et la loi, c'est ce qui s'oppose au caprice narcissique et à la violence.

Et pourquoi le maternalisme ? Par abandon de la virilité par les hommes, dégoutés de l'héroïsme viril par deux guerres mondiales industrielles.

D'ailleurs, je suis convaincu que la prétendue émancipation féminine profite d'abord aux hommes, puisqu'ils sont, de fait, libérés de la pesante contrainte d'éduquer les enfants et de subvenir aux besoins de la famille.

Avant, la morale traditionnelle faisait de la femme un être juridiquement inférieur mais l'homme avait des devoirs envers elle. Avec l'égalité juridique des sexes, plus d'infériorité et plus de devoir masculin.

«Puisque les femmes sont nos égales, on peut bien les abandonner avec leurs gosses, non ?» Et, hop, il n'y a jamais eu autant de «familles» monoparentales, où le parent qui supporte tout est, bien évidemment, la mère.

L'émancipation des femmes, c'est la libération des hommes !

Les féministes et les militants homosexuels ont fait alliance pour attaquer la virilité. «Gonzesse» était une insulte pour un homme. Maintenant, c'est «macho» qui est une insulte.

On comprend bien ce que les homosexuels, qui aiment les hommes-femmes et les femmes-hommes, y ont gagné. Mais les femmes qui aiment les hommes ?

L'alliance féministes-homosexuels était un marché de dupes.

Bien sûr, l'éducation a disparu dans le processus.

Le mal est profond, puisqu'il faudrait convaincre de nouveau les hommes de la fidélité légale (pas forcément sexuelle) obligatoire, du mariage pour le meilleur et pour le pire, de rester avec la même femme toute la vie même quand elle vieillit et quand il y a des jeunettes qui passent à proximité. Bon courage.

L'absence de N. Sarkozy à l'inauguration du salon de l'agriculture

L'absence de N. Sarkozy à l'inauguration du salon de l'agriculture a provoqué un émoi qu'on ne comprendrait pas si on ne devinait que cette absence heurte un sentiment profond.

Ce sentiment, c'est l'attachement à la terre et, par extension, au pays.

Or, son absence dit ce que savent tous ceux qui font attention : l'aventurier hongrois qui se trouve être Président de la République n'a pour la France ni un attachement physique à la Mitterrand, ni un attachement spirituel à la De Gaulle.

Il a pour elle un attachement bien plus médiocre, c'est un attachement narcissique : elle est seulement le terrain de jeu de ses exploits dont il est si fier.

Une fois sa carrière politique finie, il ira vivre à New York ou ailleurs, délaissant une France devenue inutile à ses ambitions.

Comme l'ont noté certains, son fils Louis est scolarisé à Dubai où vivent sa mère et son nouveau mari. On aimerait savoir si ça le chagrine. J'en doute.

mercredi, mars 03, 2010

L'administration européenne en action : la fin de Pink Lady

Pink Lady, un des deux derniers B17 en état de vol en Europe (l'autre est Sally B, à Duxford), un exemple de rigueur d'entretien, va se poser au printemps à la Ferté-Alais, une piste trop courte pour qu'elle puisse redécoller.

Autrement dit, ça se sera la fin des vols de Pink Lady.

Pourquoi ? Deux causes bureaucratiques se conjuguent :

> en France, les associations n'ont pas le droit de faire des vols payants sur ce genre de machines. Or, c'est aux Etats-Unis une des principales sources de revenus pour les entretenir.

> une réglementation européenne totalement inadaptée qui fait qu'un avion de collection quadrimoteur doit être assuré comme un avion de ligne, ce qui revient à environ 7000 € par vol. Evidemment, c'est hors de portée pour une association.

C'est à pleurer de rage : une association de gens dévoués à préserver un patrimoine exceptionnel tuée par la bêtise bureaucratique.

Mais je comprends l'administration : il faut absolument mettre à mort tout ce qui rappelle ces époques étranges et dégoutantes où l'on risquait sa vie, où il y avait encore des hommes, où tous les citoyens n'étaient pas des enfants réfugiés dans le sein maternel de l'Etat-mamma.

Et puis, merde, en notre époque antifasciste, métissée et festive, sans passé ni avenir, on s'en fout de ces jeunes Américains bien blancs (en oubliant d'ailleurs qu'il y eut quelques noirs, les Tuskegee airmen, qui entrèrent dans la légende) venus, avec le plus grand sérieux, sans aucune connotation festiviste, se faire trouer la peau pour des Français, blancs aussi. Non ?

Après, on pourra faire de la publicité pour les journées du patrimoine officielles. C'est comme cela que notre administration aime le patrimoine : bien mort, bien froid, qui ferme sa gueule, qui ne proteste pas.

C'est dur à dire, mais le mieux qui pourrait désormais arriver à Pink Lady, c'est qu'elle soit achetée par un Anglais ou un Américain, qui, eux, sont des gens qui respectent le patrimoine.

Quand on pense que les Anglais ont remis en vol un Vulcain, un bombardier nucléaire des années 60 avec des moteurs de Concorde ... Ce n'est pas la Manche qui nous sépare, c'est une civilisation.

Ne croyez pas que le cas de Pink Lady soit un malheur isolé. Le Paris était un quadriplace à réaction utilisé comme avion de liaison par l'armée française.

Il y en a un qui vole en France ... Et 39 aux USA ! Une société américaine les remet au goût du jour pour les pilotes privés américains qui veulent se déplacer en avion à réaction.

Vous comprenez que, dés que j'entends un imbécile officiel parler avec des trémolos dans la voix de la sauvegarde du patrimoine, je sors ma mitrailleuse.

lundi, mars 01, 2010

Que faire si je découvre que mon fils est de gauche ?

Cette hypothétique question est transmise par une chaine de h16 et de Seb.

Si cette catastrophe m'advenait, ça ne serait qu'une demi-surprise : il faut bien que jeunesse se passe, la propagande qui nous environne est ce qu'elle est, et il est un moment où les fils s'opposent aux pères.

J'ai été de gauche pour contrarier mon père. J'ai défilé contre les lois Devaquet au coté de mon professeur d'histoire (c'est là que j'ai commencé à soupçonner la manipulation). A l'âge de voter, je n'étais déjà plus de gauche.

Le gauchisme vient souvent d'une pulsion de reniement de ses origines bourgeoises. Jean Cau le constatait à propos de Sartre et sa bande, plus soucieux de cracher sur la bourgeoisie pour faire bisquer papa que du monde ouvrier que, de toute façon, ils ignoraient.

Bref, une lignée d'indépendants qui n'ont jamais rien quémandé à l'Etat garantit que, à moins d'une éducation mal menée qui le pousse à «tuer le père» plus que de raison, mon fils ne sera que passagèrement de gauche.

Cependant, ce n'est pas parce que les choses devraient rentrer naturellement dans l'ordre qu'il ne faut pas aider la nature.

Il y a la solution de choc : l'obliger à regarder la télévision socialiste. Mais c'est trop cruel.

Il y a la solution littéraire, plus longue, mais bien plus agréable : l'orienter vers des auteurs intelligents, Stendhal, Flaubert, Maupassant, dont la finesse le dégoutera de la grossière autosatisfaction du gauchisme.

Si cela ne suffit pas, un petit coup de Soljenitsyne, ou même de Bernanos ou de Camus, conclura l'affaire.

Enfin, il y a la solution à l'ancienne : la disputatio.

Quand on construit en zone inondable, on risque d'être inondé. Quelle surprise !

Le discours victimaire et le sensationnalisme autour de la tempête d'hier et de ses victimes me font sortir de mes gonds.

Quand on construit en zone inondable, on risque d'être inondé. Quelle surprise !

Et dire «on ne savait pas», c'est juste avouer qu'on est con, archi con. Construire ou acheter une maison n'est pas un acte anodin. Alors quand c'est au bord de la mer ou d'un fleuve, on se renseigne.

Bien sûr, les propriétaires et les promoteurs, voulant être toujours plus près de l'eau poussent au crime les maires, qui ne demandent que ça.

Mais enfin, la position des digues est souvent une bonne indication et il suffit souvent de discuter avec les gens du coin. J'ai vu le Loire en crue il y a trente ans, je m'en souviens.

On se dit écologiste à tous les coins de rue, mais, à l'évidence, on connaît et on respecte de moins en moins la nature dans ce qu'elle a de plus concret.

On fait des plans sur la comète à propos du climat dans cent ans ou de la disparition du grillon cendré à pois rouges mais on est assez con pour être surpris par un avénement aussi certain, à l'échelle de la durée de vie d'une maison, qu'une crue ou une tempête.

Comme d'habitude, c'est la grande nurserie : «Que fait l'administration ? C'était au maire de nous le dire.» Et toi, dugland, tu n'as pas une langue ? Tu ne pouvais pas te renseigner un peu ?

La culpabilité de l'Etat est véritable dans un seul domaine : le défaut d'entretien des digues, qui lui incombait. Mais on ne peut pas se disperser dans des conneries, le RMI et la CMU, la «culture», et se concentrer sur ses devoirs élémentaires.

On est toujours dans le syndrome de l'Etat-mamma : l'Etat envahit tout, étouffe tout. L'Etat se mêle de domaines où il devrait dire aux citoyens : «Vous êtes des adultes. Démerdez vous.» mais, accaparé, surtout financièrement, par ces taches subalternes, il en néglige ses missions premières.

Addendum :

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La police dans votre lit (2)

La police dans votre lit, suite :

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