Il y a quelques mois, des libéraux (dont je tais le nom par charité) se sont engagés aux côtés de François Bayrou. C'etait surtout le fait de libéraux avides de capter les feux de la rampe. J'avais alors écrit que cela ne me paraissait pas judicieux.
On m'avait pris pour un con. Comme je n'aime pas cela et que la vengeance se mange froid, me revoilà : Bayrou était bien une impasse.
Il faut se faire une raison : il n'y a pas d'espoir dans l'immédiat en politique pour le libéralisme, pas après cinquante ans de matraquage socialiste et dans des institutions taillées pour l'étatisme. La reconquête est intellectuelle, c'est un travail ingrat. Et tant pis pour les libéraux en mal de célébrité.
vendredi, août 31, 2012
jeudi, août 30, 2012
"Je ne vois pas de solution démocratique"
J'ai écouté les Experts de BFM du 29/08/2012.
Un des invités a eu une cette phrase : "Je sais poser le diagnostic de la crise mais je ne vois pas de solution démocratique."
Les invités faisaient l'analyse dont je vous fais part depuis des années. Un élu pense avant tout, voire exclusivement, à être réélu et, en conséquence, repousse les problèmes devant lui jusqu'à ce qu'ils soient insolubles.
C'est particulièrement vrai en France où, pour exister, un politicien doit distribuer les places et les avantages.
Les problèmes enflent jusqu'à devenir inacceptables pour certaines populations. Mais comme il n'y a pas de solutions, il faudra bien que ces populations acceptent l'inacceptable.
Et comment force-t-on à accepter l'inacceptable ? En sortant de la démocratie.
C'est déjà le cas pour la fiscalité : elle est tellement confiscatoire qu'elle a perdu toute légitimité et que seule la peur de la force brute du fisc tient l'édifice, ce qui est par nature antidémocratique.
Mais nous parlons là de chômeurs non indemnisés pour pouvoir payer les salaires des fonctionnaires, de retraites diminuées pour payer les subventions des assistés de banlieue et toute cette sorte de désastres.
Tout cela ne pourra se faire que par l'intermédiaire d'une forme ou d'une autre d'oppression (et avec le bourrage de crânes des médias). Certes, il n'y a pas de changement de nature au premier abord : il s'agit de l'aggravation de l'oppression oligarchique que nous connaissons déjà. Mais il se peut que, à force d'augmenter le degré d'oppression, on finisse par aboutir à un changement de nature.
Vous connaissez ma poignante inquiétude.
Les socialistes aiment tellement les pauvres qu'ils en créent par millions
Jean-Pierre Petit signale que le PIB/habitant français diminue. Je n'ai pas vérifié les chiffres mais je ne serais pas étonné : il faut bien que la tiers-mondisation socialiste se traduise par un rapprochement économique de la France avec le tiers-monde, donc par un appauvrissement.
mercredi, août 29, 2012
BFM, ça fait du bien
Écoutez l'émission de BFM Les Experts du 28/08/2012.
À côté de toutes les saloperies et foutaises socialistes qui règnent de manière hégémonique dans les médias -jusque dans la Charente Libre !-, la saine raison économique d'Alain Madelin et Jean-Pierre Petit fait du bien, même si le tableau qu'ils dressent est désespérant (mais c'est la réalité).
À côté de toutes les saloperies et foutaises socialistes qui règnent de manière hégémonique dans les médias -jusque dans la Charente Libre !-, la saine raison économique d'Alain Madelin et Jean-Pierre Petit fait du bien, même si le tableau qu'ils dressent est désespérant (mais c'est la réalité).
lundi, août 27, 2012
Décès de Neil Armstrong
Écrivant depuis un iPhone, je ne peux rendre à Neil Armstrong l'hommage qu'il mérite. Intéressez vous à sa vie avant Apollo.
mercredi, août 22, 2012
L'Occident est-il trop complaisant pour les Pussy Riots ?
C'est toujours pareil : les indignés automatiques et bien-pensants professionnels étant de parfaits imbéciles, on peut parier que, derrière chacune de leurs indignations, il y a un bon gros cynique qui se marre d'avoir trouver de tels crétins pour l'aider à emmerder un ennemi.
mardi, août 21, 2012
Exaltation de la normalitude : culte de la médiocrité jalouse et mépris du talent
http://institutdeslibertes.org/2012/08/21/mythes-et-realites-du-president-normal-ou-quand-le-roi-shabillait-en-berger/
Le texte des Échos en lien dans l'article est encore plus intéressant.
Le texte des Échos en lien dans l'article est encore plus intéressant.
dimanche, août 19, 2012
samedi, août 18, 2012
Banlieues allogènes, symptôme de folie : recommencer sans cesse la même chose en continuant à espérer à chaque fois un résultat différent
La réponse efficace aux émeutes de banlieues est policière, judiciaire et pénitentiaire. Contre l'économie souterraine et contre l'immigration sous toutes ses formes.
Libellés :
choc des civilisations,
colonisation à rebours
L'impossibilité de penser, de décider et d'agir
Notre situation, même si elle recèle dans les coins quelques subtilités techniques, est limpide. Le remède est aussi clair :
> sortir de l'Euro (les eurocrates ont intérêt à agiter l'idée que cette sortie serait l'enfer. En réalité, d'un point de vue strictement économique, elle serait probablement meilleure que la continuation indéfinie du marasme actuel. De plus, elle aurait un net avantage politique : en revenant aux monnaies nationales, on se retrouve dans un cadre politique cohérent).
> mettre d'autorité en faillite les banques qui plombent notre économie par leurs dettes pourries (échange forcé dettes contre capital).
> diminuer les dépenses publiques (et les déficits, et les impôts) en répartissant les efforts (notamment contre l'assistanat et contre l'immigration de peuplement) et en privatisant des pans entiers du secteur public, à commencer par le système éducatif.
> libérer la croissance : moins de règlements et de lois, moins de bureaucratie. Des lois plus simples, plus générales et plus justes.
Et pourtant, rien de cela ne sera fait. En tout cas, pas comme résultante d'une politique construite et structurée. Cela arrivera peut-être dans la panique et sous la pression des événements.
Cette incapacité à analyser correctement la situation (1), à traduire cette analyse en politique, à décliner cette politique en décisions et à suivre l'application de ces décisions, est au coeur de cette crise.
En élisant François Hollande, les Français (du moins, ceux qui ont voté pour lui) ont choisi en connaissance de cause la fuite en avant dans l'impuissance et l'inaction.
Tout ce qu'on sait de lui laisse penser qu'il est l'homme le moins apte à analyser correctement la situation : il est tellement énarque qu'on a l'impression que c'est une maladie qu'il a attrapé à la naissance. Et en plus, c'est un énarque paresseux.
Quant à décider et à agir, inutile de s'étendre sur le sujet, son talent dans ces domaines est connu de tous.
Entre prendre les problèmes à bras le corps et «encore une minute, monsieur le bourreau», les Français ont tranché. C'est cela, la décadence. Et, en plus, nous n'avons même pas la consolation de la beauté de Mme du Barry (on voit bien la barbarie des révolutionnaires : elle n'avait rien fait qui méritait la guillotine).
***********
(1) : on dit souvent que nos politiciens savent ce qu'il faut faire, mais qu'ils ne savent pas comment le faire ou qu'ils n'en ont pas le courage. Je trouve cette position d'un optimisme affolant. Si l'on se fie à toutes les paroles publiques de nos politiciens, à leurs discours, à leurs écrits, le diagnostic est bien plus noir : ils sont complètement perdus, parce qu'ils n'ont pas de principes d'action clairs et solides.
> sortir de l'Euro (les eurocrates ont intérêt à agiter l'idée que cette sortie serait l'enfer. En réalité, d'un point de vue strictement économique, elle serait probablement meilleure que la continuation indéfinie du marasme actuel. De plus, elle aurait un net avantage politique : en revenant aux monnaies nationales, on se retrouve dans un cadre politique cohérent).
> mettre d'autorité en faillite les banques qui plombent notre économie par leurs dettes pourries (échange forcé dettes contre capital).
> diminuer les dépenses publiques (et les déficits, et les impôts) en répartissant les efforts (notamment contre l'assistanat et contre l'immigration de peuplement) et en privatisant des pans entiers du secteur public, à commencer par le système éducatif.
> libérer la croissance : moins de règlements et de lois, moins de bureaucratie. Des lois plus simples, plus générales et plus justes.
Et pourtant, rien de cela ne sera fait. En tout cas, pas comme résultante d'une politique construite et structurée. Cela arrivera peut-être dans la panique et sous la pression des événements.
Cette incapacité à analyser correctement la situation (1), à traduire cette analyse en politique, à décliner cette politique en décisions et à suivre l'application de ces décisions, est au coeur de cette crise.
En élisant François Hollande, les Français (du moins, ceux qui ont voté pour lui) ont choisi en connaissance de cause la fuite en avant dans l'impuissance et l'inaction.
Tout ce qu'on sait de lui laisse penser qu'il est l'homme le moins apte à analyser correctement la situation : il est tellement énarque qu'on a l'impression que c'est une maladie qu'il a attrapé à la naissance. Et en plus, c'est un énarque paresseux.
Quant à décider et à agir, inutile de s'étendre sur le sujet, son talent dans ces domaines est connu de tous.
Entre prendre les problèmes à bras le corps et «encore une minute, monsieur le bourreau», les Français ont tranché. C'est cela, la décadence. Et, en plus, nous n'avons même pas la consolation de la beauté de Mme du Barry (on voit bien la barbarie des révolutionnaires : elle n'avait rien fait qui méritait la guillotine).
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(1) : on dit souvent que nos politiciens savent ce qu'il faut faire, mais qu'ils ne savent pas comment le faire ou qu'ils n'en ont pas le courage. Je trouve cette position d'un optimisme affolant. Si l'on se fie à toutes les paroles publiques de nos politiciens, à leurs discours, à leurs écrits, le diagnostic est bien plus noir : ils sont complètement perdus, parce qu'ils n'ont pas de principes d'action clairs et solides.
Décès de Patrick Ricard
Il avait tout pour plaire, c'était l'anti-technocrate. Pragmatique, imaginatif, abordable. Et entreprenant. On manque d'hommes comme lui. En revanche, des bons à rien ruineux et donneurs de leçons, nous en avons à foison.
vendredi, août 17, 2012
C'était mieux avant ?
Certains m'accusent de nostalgie excessive. Nostalgie ? J'assume : être dans le vent est une ambition de feuille morte (ce n'est pas de moi). Etre de son temps quand le temps est au naufrage ? Non merci.
Surtout, ils font semblant de ne pas comprendre parce que c'est trop pénible, trop terrifiant. Il ne s'agit pas de s'évader dans le rêve d'un quelconque âge d'or, il n'y en a jamais eu. Il s'agit de regarder les choses en face : notre civilisation se suicide.
Notre destin est écrit dans la démographie et dans l'effondrement de nos structures collectives, politiques, intellectuelles et morales. L'avenir, dans ses grandes lignes, n'a rien de secret : nous allons vers l'Afrique du Sud (ce merveilleux pays où il existe un kill a tourist day) avant de passer au califat.
Bon, si vous trouvez cela fantastique, grand bien vous fasse. Effectivement, il n'y a plus alors de quoi être nostalgique. De même, quand on est mort, il n'y a plus de quoi être nostalgique.
Mais si l'on refuse de s'abandonner, de lacher prise, on peut faire une place à la mélancolie.
Les Athéniens, au moment de Salamine, ne s'exaltaient pas dans un optimisme niais, eux aussi devaient bien avoir quelque nostalgie : Athènes envahie et pillée, les Athéniens en fuite. Ils s'apprêtaient juste à remporter une victoire comme il n'y en a pas dix dans l'histoire du monde.
Et les Espagnols de la Reconquista, plus proches de nous par leur situation, s'ils n'avaient pas pensé que «c'était mieux avant», auraient-ils combattu ?
Surtout, ils font semblant de ne pas comprendre parce que c'est trop pénible, trop terrifiant. Il ne s'agit pas de s'évader dans le rêve d'un quelconque âge d'or, il n'y en a jamais eu. Il s'agit de regarder les choses en face : notre civilisation se suicide.
Notre destin est écrit dans la démographie et dans l'effondrement de nos structures collectives, politiques, intellectuelles et morales. L'avenir, dans ses grandes lignes, n'a rien de secret : nous allons vers l'Afrique du Sud (ce merveilleux pays où il existe un kill a tourist day) avant de passer au califat.
Bon, si vous trouvez cela fantastique, grand bien vous fasse. Effectivement, il n'y a plus alors de quoi être nostalgique. De même, quand on est mort, il n'y a plus de quoi être nostalgique.
Mais si l'on refuse de s'abandonner, de lacher prise, on peut faire une place à la mélancolie.
Les Athéniens, au moment de Salamine, ne s'exaltaient pas dans un optimisme niais, eux aussi devaient bien avoir quelque nostalgie : Athènes envahie et pillée, les Athéniens en fuite. Ils s'apprêtaient juste à remporter une victoire comme il n'y en a pas dix dans l'histoire du monde.
Et les Espagnols de la Reconquista, plus proches de nous par leur situation, s'ils n'avaient pas pensé que «c'était mieux avant», auraient-ils combattu ?
jeudi, août 16, 2012
Pourquoi les mauvaises idées ne meurent jamais
Je vous ai déjà posté ce texte, mais il me paraît assez important pour le répéter.
Why bad theories never die
Au fond, Dalrymple touche le drame de la démocratie : c'est moins fatigant et plus facile d'être con que d'être intelligent. Donc, à la fin des fins, les cons ont la peau des autres à l'usure.
C'est pourquoi la liberté d'expression totale porte en elle la mort de la démocratie, à cause de la pente vers la connerie : si on laisse tout le monde s'exprimer de tout son saoul, ce sont les cons qui ont le dernier mot.
Why bad theories never die
Au fond, Dalrymple touche le drame de la démocratie : c'est moins fatigant et plus facile d'être con que d'être intelligent. Donc, à la fin des fins, les cons ont la peau des autres à l'usure.
C'est pourquoi la liberté d'expression totale porte en elle la mort de la démocratie, à cause de la pente vers la connerie : si on laisse tout le monde s'exprimer de tout son saoul, ce sont les cons qui ont le dernier mot.
Censure : le Figaro répond
Le Figaro m'a répondu à propos de sa censure (c'est déjà étonnant et mérite des félicitations) : la réponse du Figaro est encadrée, et entre les cadres, ma réponse (avec quelques fautes d'orthographe !) à la réponse.
Si vous gardez en mémoire que ma plainte concernait huit commentaires, je ne pense pas qu'il y ait besoin d'ajouter quoi que ce soit :
Censure au Figaro
Si vous gardez en mémoire que ma plainte concernait huit commentaires, je ne pense pas qu'il y ait besoin d'ajouter quoi que ce soit :
Censure au Figaro
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