Des casseurs se sont défoulés suite à l'annulation d'une publicitaire distribution de billets. C'est une image frappante de ce qui se passera quand l'Etat français fera faillite.
Les parasites, les assistés professionnels, endoctrinés dans la pensée que l'assistanat étatique est un du, se révolteront quand on leur retirera leur drogue. Il ne sera nullement question qu'ils se bougent le cul (sauf pour casser et voler).
Et les journalistes, et les politiciens, de faire les étonnés, les choqués, la bouche en coeur, comme si le vandalisme n'était pas devenu une maladie grave de la France depuis vingt ans.
A ce stade, ce n'est plus de l'inconscience, c'est de l'hypocrisie.
Pourquoi cette hypocrisie ? Pour protéger un système qui leur profite.
Certains appellent les hordes de banlieues les kapos, en référence aux détenus de droit commun qui surveillaient les déportés pour le compte des SS dans les camps de concentration.
L'image est forte, sans doute excessive, mais pas idiote. Les barbares sont choyés par le pouvoir : on leur déverse inutilement et injustement les milliards de la «politique de la ville», on leur trouve toutes les excuses, on ausculte gravement, en hochant la tête d'un air soucieux, leur moindre humeur, on leur laisse faire la loi sur leur territoire, et si, par malheur, il faut tout de même les sanctionner, c'est avec d'infinies précautions qu'on ne déploye pas pour un salaud, forcément un salaud, de souchien.
Les barbares font un boulot de flicage, on ne peut plus tout dire, il faut baisser les yeux, sous peine de leur «manquer de respect» et de susciter leur colère, forcément excusable puisque spontanée (on sait que tout ce qui est spontané est bon). Et cela, ce n'est pas une image : il suffit de prendre le RER sur certaines lignes pour s'en rendre compte.
Mais quel est l'intérêt de ce flicage entre basses classes pour les gens de la haute, journalistes, politiciens et autres héritiers de 68 ? Il est évident : le peuple français est par tradition rebelle et maillotinier.
Par un double mouvement que n'aurait pas renié Napoléon, dans un premier temps on le prive de sa tradition grâce à l'endoctrinement républicain par «la fabrique des crétins» (1), ensuite, on écrase sous la schlague des kapos toutes les bribes de pensée de révolte qui n'auraient pas été bien nettoyées par l'Education Nazionale.
C'est impeccable. Et, hélas, ça fonctionne comme une mécanique bien huilée.
Les barbares en font un peu trop ? Les prolos font savoir leur mécontentement. Aussitôt, la haute protège ses kapos en rappelant aux prolos que la moindre critique des CPF (2) fait d'eux des nostalgiques du pétainisme, d'affreux franchouillards et que tout cela rappelle les HLPSDNH (3).
Réciproquement, la haute est un peu engluée dans les scandales de moeurs ou de finances ? Il y aura toujours un kapo pour mettre le feu à quelques voitures, femmes, chiens (rayer la mention inutile) et détourner l'attention des médias.
Vous croyez que je fantasme ? Que cette convergence d'intérêts n'est que dans ma tête ? C'est que vous n'avez vu jamais un maire de banlieue arroser de subventions des associations dites de quartier qui ne sont en réalité que des associations de malfaiteurs.
**************
(1) : titre du livre à succès de JP Brighelli sur l'école actuelle.
(2) : CPF : chance pour la France , comme dans «l'immigration est une chance pour la France».
(3) : les heures les plus sombres de notre histoire.
lundi, novembre 16, 2009
Identité française, refus post-moderne de l'engagement et effet générationnel
Alain Finkielkraut dit souvent que le post-moderne refuse d'être engagé par quoi que ce soit et par qui que ce soit, même par lui-même.
C'est pourquoi on assiste par exemple au triomphe du PACS sur le mariage : le mariage, pour peu contraignant qu'il soit devenu, l'est encore trop pour un moderne.
Evidemment, on déteste sa patrie, qu'on n'a pas choisi dans la plupart des cas, pour cet engagement forcé qu'elle oblige, de moins en moins, à assumer. Finkielkraut a une expression à propos du rejet, par certains, de notre passé : l'émeute contre les morts.
Ceux qui ont choisi d'immigrer en France refusent également d'assumer et plus personne n'a le courage de les y forcer.
Bref, on comprend que les post-modernes soient dénationalisés. Eux qui fuient tout engagement ne peuvent que renier la patrie et ce lien charnel qu'elle représente.
Cependant, je crois deviner une scission générationnelle. Le monde sans contraintes, sans responsabilités et sans engagement appartient déjà en partie au passé proche, celui des soixante-huitards.
Ce week-end, discutant du multiculturalisme, je me suis entendu répondre par une cinquantenaire qu'il était interdit d'interdire (sauf la burqa au nom du féminisme) sur un mode irréel -comme si il n'y avait pas d'émeutes dans les banlieues, comme si il n'y avait pas de filles flambées- que j'ai trouvé très daté, suranné.
Bien sûr, il y a des jeunes élevés dans ce moule qui ont les même genre d'idées, ils sont probablement la grande majorité. Cependant, il y a une différence : ils ont connu des épreuves, des «galères», qui ont épargné leurs parents. Ils ne peuvent pas jouer les innocents : la vie est difficile et les autres hostiles.Si ils persistent à l'ignorer, c'est volontairement.
Et il y a aussi ces jeunes qui ont viré leur cuti. ils ont compris qu'on leur bourrait le mou, que la vie était violente ; les hommes aussi, et qu'ils n'ont aucune envie de vivre ensemble, d'origines différentes, surtout quand on les y force.
Bref, contrairement à leurs parents, les jeunes d'aujourd'hui ont plus de mal à nier les réalités quand ils regardent le monde. C'est peut-être pour cela que bon nombre évitent de regarder le monde et se réfugient dans le virtuel.
En tous les cas, le réel se fait de plus en plus violent, il devient de plus en plus difficile à nier. En dehors des beaux quartiers, les visions oniriques, telles que «l'immigration est une chance pour la France», paraissent de plus en plus ridicules.
Face à la violence, les fidélités, les solidarités (au vrai sens du terme, pas leurs versions socialistes) et les engagements hérités du passé reprennent leur importance.
Bien sûr, le comportement sexuel de singes bonobos qui affecte une partie de l'humanité post-moderne rend difficile la constitution de familles stables, qui sont pourtant la source de tout lien social durable.
Cependant, je crois que, nécessité faisant loi, qu'un étouffoir sera mis sur le règne du caprice puéril dans tous les domaines, le contrôle social recommencera à s'intéresser à des choses plus sérieuses que d'empêcher un entraineur de football d'employer le mot «tarlouse» et qu'une bonne partie de la jeunesse fera la promotion de ce retour à plus d'esprit de groupe, avec ses avantages et ses inconvénients.
Addendum du 17/11 : le sentiment d'insécurité augmente chez les femmes et les moins de 25 ans.
Bien sûr, on sait que le «sentiment d'insécurité» est le terme politiquement correct pour «violences réelles perpétrées par les petits chéris des sociologues et des sent-bons» (ce ne sont pas les violents qui sont des salauds, ce sont ces salopards d'innocents, racistes, xénophobes et «crispés», qui ressentent une fantasmatique insécurité là où il n'y a que la légitime expression d'une «douleur sociale» que maman-Etat doit consoler à coups de subventions et autres actions de prévention tout en passant sa main maternelle dans la chevelure des pauvres petits vandales sans défense).
Bien évidemment, ce qui m'intéresse, en relation avec l'objet de ce message, c'est que les moins de 25 ans aient une perception spécifique.
C'est pourquoi on assiste par exemple au triomphe du PACS sur le mariage : le mariage, pour peu contraignant qu'il soit devenu, l'est encore trop pour un moderne.
Evidemment, on déteste sa patrie, qu'on n'a pas choisi dans la plupart des cas, pour cet engagement forcé qu'elle oblige, de moins en moins, à assumer. Finkielkraut a une expression à propos du rejet, par certains, de notre passé : l'émeute contre les morts.
Ceux qui ont choisi d'immigrer en France refusent également d'assumer et plus personne n'a le courage de les y forcer.
Bref, on comprend que les post-modernes soient dénationalisés. Eux qui fuient tout engagement ne peuvent que renier la patrie et ce lien charnel qu'elle représente.
Cependant, je crois deviner une scission générationnelle. Le monde sans contraintes, sans responsabilités et sans engagement appartient déjà en partie au passé proche, celui des soixante-huitards.
Ce week-end, discutant du multiculturalisme, je me suis entendu répondre par une cinquantenaire qu'il était interdit d'interdire (sauf la burqa au nom du féminisme) sur un mode irréel -comme si il n'y avait pas d'émeutes dans les banlieues, comme si il n'y avait pas de filles flambées- que j'ai trouvé très daté, suranné.
Bien sûr, il y a des jeunes élevés dans ce moule qui ont les même genre d'idées, ils sont probablement la grande majorité. Cependant, il y a une différence : ils ont connu des épreuves, des «galères», qui ont épargné leurs parents. Ils ne peuvent pas jouer les innocents : la vie est difficile et les autres hostiles.Si ils persistent à l'ignorer, c'est volontairement.
Et il y a aussi ces jeunes qui ont viré leur cuti. ils ont compris qu'on leur bourrait le mou, que la vie était violente ; les hommes aussi, et qu'ils n'ont aucune envie de vivre ensemble, d'origines différentes, surtout quand on les y force.
Bref, contrairement à leurs parents, les jeunes d'aujourd'hui ont plus de mal à nier les réalités quand ils regardent le monde. C'est peut-être pour cela que bon nombre évitent de regarder le monde et se réfugient dans le virtuel.
En tous les cas, le réel se fait de plus en plus violent, il devient de plus en plus difficile à nier. En dehors des beaux quartiers, les visions oniriques, telles que «l'immigration est une chance pour la France», paraissent de plus en plus ridicules.
Face à la violence, les fidélités, les solidarités (au vrai sens du terme, pas leurs versions socialistes) et les engagements hérités du passé reprennent leur importance.
Bien sûr, le comportement sexuel de singes bonobos qui affecte une partie de l'humanité post-moderne rend difficile la constitution de familles stables, qui sont pourtant la source de tout lien social durable.
Cependant, je crois que, nécessité faisant loi, qu'un étouffoir sera mis sur le règne du caprice puéril dans tous les domaines, le contrôle social recommencera à s'intéresser à des choses plus sérieuses que d'empêcher un entraineur de football d'employer le mot «tarlouse» et qu'une bonne partie de la jeunesse fera la promotion de ce retour à plus d'esprit de groupe, avec ses avantages et ses inconvénients.
Addendum du 17/11 : le sentiment d'insécurité augmente chez les femmes et les moins de 25 ans.
Bien sûr, on sait que le «sentiment d'insécurité» est le terme politiquement correct pour «violences réelles perpétrées par les petits chéris des sociologues et des sent-bons» (ce ne sont pas les violents qui sont des salauds, ce sont ces salopards d'innocents, racistes, xénophobes et «crispés», qui ressentent une fantasmatique insécurité là où il n'y a que la légitime expression d'une «douleur sociale» que maman-Etat doit consoler à coups de subventions et autres actions de prévention tout en passant sa main maternelle dans la chevelure des pauvres petits vandales sans défense).
Bien évidemment, ce qui m'intéresse, en relation avec l'objet de ce message, c'est que les moins de 25 ans aient une perception spécifique.
dimanche, novembre 15, 2009
Pilote de Stukas (HU Rudel)

Un livre délicieusement incorrect : un pilote de Stukas, unique décoré de la croix de fer avec épée, diamants et feuilles de chêne dorées, ayant aidé des nazis à fuir après-guerre, écrit des mémoires préfacées par Clostermann, un ancien des FAFL.
Incompréhensible pour un de nos modernes antifascistes-avec-soixante-ans-de-retard !
Bien entendu, un extraordinaire pilote, probablement le plus extraordinaire : 2500 missions de guerre (record qui ne sera sans doute jamais battu), dont les dernières avec une jambe en moins (un demi Douglas Bader !). Il pilote de nouveau, avec une seule jambe et sans prothèse six semaines après son amputation. Il glisse le pied gauche sous le palonnier gauche pour le tirer et compenser l'absence de pied sur le palonnier droit.
Ses qualités de pilotage font penser à Beurling, qui était capable de descendre un ennemi avec cinq ou six obus (avec une armes qui tirait 600 coups/minutes !) précisément comptés.
Il était spécialisé dans le corps à corps avec les chars russes, il a détruit 500 chars, deux destroyers et un croiseur.
Abattu 32 fois (!!), il a toujours réussi à échapper aux Russes, qui ne faisaient guère de prisonniers. Une telle survie comporte une formidable part de chance mais aussi d'habileté et de ténacité.
Rudel raconte qu'une fois le brouillard était tellement épais qu'il en a eu marre de sauter les poteaux télégraphiques au dernier moment (ça, c'est du rase-mottes !) et qu'il s'est posé au hasard dans un champ. Il est rentré à sa base, à cinquante kilomètres, par la route en conduisant son Stuka comme une automobile !
Deux points à noter :
> en formation, Rudel était considéré comme un pilote peu doué. La pertinence d'appliquer une norme moyenne quand on cherche des individus exceptionnels est douteuse. C'est pourquoi il faut une norme qui filtre bien le tout-venant mais qui ait quelques souplesses, pour laisser passer l'inhabituel Cette liberté a un coût.
Nos organisations modernes essaient de tout normer strictement pour réduire les frais. Je doute de l'intelligence de cette démarche à long terme.
> Rudel était un abstinent : il ne buvait pas d'alcool. Ca confirme mon idée que les abstinents, comme Hitler ou Sarkozy, font souvent des fanatiques. Les pilotes de combat boivent traditionnellement beaucoup, pour supporter le stress et la peur. Il faut donc avoir une psychologie de fer pour se passer d'alcool. Mais ça conserve les réflexes.
Une nation qui meurt ressemble à cela

Nous sommes ravis de constater les sentiments amoureux que le président de la république porte à son épouse, mais la fête nationale est-elle le moment approprié pour les exposer ? C'est, au sens premier du mot, obscène.
Vous voyez, la décadence peut avoir un aspect agréable, bon enfant, douillet. Facile, pour tout dire. C'est ce qui la rend irrésistible : la décadence consiste à suivre la pente de la facilité.
Bien sûr, elle n'est pas que cela, elle est aussi ça :

Le vandalisme provoqué par une distribution publique de billets de banque, a-t-on un meilleur raccourci de l'Etat-providence à la française et de ses ravages ?
Bien sûr, les deux images sont liées : c'est bien parce que la France d'en haut fuit la réalité et ses responsabilités que la France d'en bas en prend plein la gueule.
samedi, novembre 14, 2009
Cesare Battisti en grève de la faim
Cette crapule (1) de Cesare Battisti fait la grève de la faim pour protester contre son extradition.
Ca me fait penser à la réponse de Margaret Thatcher quand il a demandé ce qu'elle comptait faire à propos de la grève de la faim de Bobby Sands :«Je fais mon devoir, on lui présente trois repas par jour.»
Il est vrai que, quand on connaît la cuisine anglaise, cela peut s'apparenter à une forme de torture !
De toute façon, je vous fiche mon billet que Battisti n'en mourra pas, de cette grève de la faim : sous ses leçons ronflantes de gauchiste sentencieux, il cache beaucoup de lâcheté.
***********
(1) : rappelons que la question ne pose pas de savoir si il est coupable ou non. Il a été condamné à plusieurs reprises.
Ca me fait penser à la réponse de Margaret Thatcher quand il a demandé ce qu'elle comptait faire à propos de la grève de la faim de Bobby Sands :«Je fais mon devoir, on lui présente trois repas par jour.»
Il est vrai que, quand on connaît la cuisine anglaise, cela peut s'apparenter à une forme de torture !
De toute façon, je vous fiche mon billet que Battisti n'en mourra pas, de cette grève de la faim : sous ses leçons ronflantes de gauchiste sentencieux, il cache beaucoup de lâcheté.
***********
(1) : rappelons que la question ne pose pas de savoir si il est coupable ou non. Il a été condamné à plusieurs reprises.
mercredi, novembre 11, 2009
Le bras, Lévy, Amara, Voynet, Rioufol
Le Bras, Lévy, Amara, Voynet, Rioufol
Ce n'est qu'un extrait.
Durant cette émission, les gauchistes ont passé leur temps à définir la France par le républicanisme le plus étroit.
C'est tout simplement ridicule : la France n'est pas plus née avec la république qu'elle n'est morte avec la monarchie.
Ce qui me terrifie : à force d'être répétées, ces âneries, sordides, sectaires, finissent par passer pour des vérités, ou tout au moins pour des opinions respectables.
Même un hussard noir trouvait à dire du bien de Henri IV ou de Louis XIV.
Ce n'est qu'un extrait.
Durant cette émission, les gauchistes ont passé leur temps à définir la France par le républicanisme le plus étroit.
C'est tout simplement ridicule : la France n'est pas plus née avec la république qu'elle n'est morte avec la monarchie.
Ce qui me terrifie : à force d'être répétées, ces âneries, sordides, sectaires, finissent par passer pour des vérités, ou tout au moins pour des opinions respectables.
Même un hussard noir trouvait à dire du bien de Henri IV ou de Louis XIV.
Libellés :
défenestration volontaire,
Histoire,
vie française
dimanche, novembre 08, 2009
La dénationalisation des bobos
Les bobos contre Zemmour
Il est intéressant dans cette video, emprunté à fdesouche, de voir la dénationalisation des bobos, phénomène dont je vous ai déjà parlé.
Ce que dit la blondasse est représentatif (à en juger d'après les bobos que je connais) de ce qu'ils pensent du peuple et de ses rapports avec l'identité nationale : le peuple pense d'abord à bouffer, les problèmes philosophiques d'identité, ce n'est pas son lot.
En réalité, c'est exactement le contraire : les bobos peuvent chanter à New-York et à Tombouctou, l'identité nationale n'a que peu d'impact sur leur destin. Il est normal qu'ils s'en foutent.
En revanche, considérez le couple qui est endetté pour vingt ans, dont les migrations familiales se sont limitées à la France depuis des générations, qui n'envisage pas de travailler à la grande ville d'à coté et qui espère que ses enfants ne seront pas obligés d'émigrer à Hong-Kong. Ce couple là est évidemment attaché à la France et à son devenir, la question de l'identité nationale n'est en rien secondaire pour eux, c'est leur assurance pour le présent et pour l'avenir.
Ils ne sont pas bien riches mais ils ont un pays où ils sont chez eux. Si ils se sentent étrangers dans leur pays, comme cela arrive de plus en plus fréquemment, c'est une catastrophe. Voilà ce qu'un bobo mondialisé ne peut pas comprendre.
Il est intéressant dans cette video, emprunté à fdesouche, de voir la dénationalisation des bobos, phénomène dont je vous ai déjà parlé.
Ce que dit la blondasse est représentatif (à en juger d'après les bobos que je connais) de ce qu'ils pensent du peuple et de ses rapports avec l'identité nationale : le peuple pense d'abord à bouffer, les problèmes philosophiques d'identité, ce n'est pas son lot.
En réalité, c'est exactement le contraire : les bobos peuvent chanter à New-York et à Tombouctou, l'identité nationale n'a que peu d'impact sur leur destin. Il est normal qu'ils s'en foutent.
En revanche, considérez le couple qui est endetté pour vingt ans, dont les migrations familiales se sont limitées à la France depuis des générations, qui n'envisage pas de travailler à la grande ville d'à coté et qui espère que ses enfants ne seront pas obligés d'émigrer à Hong-Kong. Ce couple là est évidemment attaché à la France et à son devenir, la question de l'identité nationale n'est en rien secondaire pour eux, c'est leur assurance pour le présent et pour l'avenir.
Ils ne sont pas bien riches mais ils ont un pays où ils sont chez eux. Si ils se sentent étrangers dans leur pays, comme cela arrive de plus en plus fréquemment, c'est une catastrophe. Voilà ce qu'un bobo mondialisé ne peut pas comprendre.
Libellés :
défenestration volontaire,
vie française
Obama est-il un mauvais président des Etats-Unis ?
Je trouvai l'anti-bushisme primaire et l'obamania hystérique très modernes, c'est-à-dire ridicules jusqu'à ne plus avoir assez de larmes pour en rire. Je pensai que les espérances placées en Barack Obama n'avaient aucun fondement, ni dans la personnalité du candidat, ni dans son parcours, ni dans ses discours.
Maintenant, l'heure de ricaner méchamment d'Obama, comme le font certains, est-elle venue ?
A mon avis, non. Il est clair qu'Obama n'est pas génial, mais ce n'est pas non plus une tanche absolue.
Etre plus affirmatif m'est difficile.
Maintenant, l'heure de ricaner méchamment d'Obama, comme le font certains, est-elle venue ?
A mon avis, non. Il est clair qu'Obama n'est pas génial, mais ce n'est pas non plus une tanche absolue.
Etre plus affirmatif m'est difficile.
samedi, novembre 07, 2009
Jean-Pierre jeunet sur la Russie et l'Europe ?
quelqu'un m'a laissé un commentaire me promettant de m'expliquer ce que pensait jean-Pierre Jeunet de la Russie de l'Europe. Comme Charles, j'attends.
vendredi, novembre 06, 2009
Sarkozy l'immobile
Nous avions Sarkozy l'agité. Maintenant, nous avons Sarkozy l'immobile.
Dans un style différent de Jacques, il se chiraquise. J'ai été très surpris d'entendre des commentateurs de BFM, point suspects d'extrémisme gauchiste (mais pas vraiment de droite non plus), louer ses importantes réformes. Lesquelles ?
Sur aucun sujet, absolument aucun, il n'est allé au fond des choses. Je ne parle pas de tout changer en un jour, contre-argument facile des gens de mauvaise foi, mais de points fondamentaux qui changent l'équilibre d'une situation.
Nulle part, il n'a fait ce type de réformes.
Dans un style différent de Jacques, il se chiraquise. J'ai été très surpris d'entendre des commentateurs de BFM, point suspects d'extrémisme gauchiste (mais pas vraiment de droite non plus), louer ses importantes réformes. Lesquelles ?
Sur aucun sujet, absolument aucun, il n'est allé au fond des choses. Je ne parle pas de tout changer en un jour, contre-argument facile des gens de mauvaise foi, mais de points fondamentaux qui changent l'équilibre d'une situation.
Nulle part, il n'a fait ce type de réformes.
jeudi, novembre 05, 2009
La pensée est un outil pour affronter la réalité
La pensée est un outil pour affronter la réalité. Truisme ? Evidence ? Banalité ?
Pas du tout. Si vous lisez et écoutez attentivement les medias, vous vous apercevez que dans une très forte proportion, presque la totalité des cas, la pensée est utilisée pour éviter d'affronter la réalité, pour la contourner, l'amoindrir, la déguiser, la contourner, ou l'ignorer purement et simplement.
Xavier Raufer dans son livre Les nouveaux dangers planétaires développe cette thèse en faisant référence à Michel Maffesoli (compte-rendu à venir).
Jean-François Revel disait qu'il fallait beaucoup d'efforts intellectuels pour ne pas comprendre les causes du chômage en France. De même, il faut vraiment déployer des trésors de sophismes pour expliquer sans se sentir ridicule que les émeutes de banlieue sont sociales et non ethniques. Ou encore, pour nier le désastre éducatif et les méfaits du quasi-monopole étatique sur l'instruction. Mille exemples viennent à l'esprit.
Cela ne provient pas tant d'une défaillance de l'intelligence que d'une perte de courage.
La vie est dure, la société conflictuelle, le monde dangereux. Il est plus confortable, plus aisé et moins éprouvant de se concentrer sur de faux problèmes et de fausses solutions.
Le monde imaginaire est toujours plus ordonné que le monde réel. Vous me direz à juste raison qu'il en a toujours été ainsi, alors qu'est-ce qui a changé ?
> l'entreprise d'abaissement des défenses immunitaires des pays occidentaux par les pays communistes et leurs alliés intérieurs a remarquablement réussi, à coups de culpabilisation anti-coloniale et de culpabilisation anti-richesse. Le stupéfiant «le prof dit pardon» du message témoigne de cette réussite. L'URRS est morte, mais les idées nocives qu'elle a instillées restent.
Elle n'est pas la seule cause de la dénationalisation des élites mais y a fortement contribué (ce n'est nullement par hasard si les élites russes sont beaucoup moins dénationalisées que les nôtres).
On remarquera que l'Eglise catholique s'y est mise également : l'éradication des saints et des cultes locaux par le concile Vatican II a contribué à détacher les croyances de la réalité bien prosaïque.
> le confort matériel et médical sans précédent qui se développe depuis les années 50 dans les pays occidentaux a amolli notre courage et notre détermination à affronter les difficultés de la vie.
> enfin, les décisions difficiles sont en contradiction avec notre société hyper-démocratique. Quand on veut en permanence recueillir l'adhésion de tous sur tout, la solution la plus pratique saute aux yeux : ne pas bouger, ne pas réagir, continuer comme avant. La passivité attire moins de critiques que l'action (1).
Une fois tout ceci mis bout à bout, on comprend qu'on utilise plus guère l'intelligence pour affronter la réalité mais au contraire pour la fuir.
*******************
(1) : il convient de noter qu'il existe une alternative à cette passivité hyper-démocratique : le fascisme. Par bien des cotés le fascisme est précurseur de l'hyper-démocratie : primauté de l'émotion, négation ou maquillage des conflits d'intérêts au sein de la nation (rejet sur un bouc-émissaire), unanimisme, etc.
Pas du tout. Si vous lisez et écoutez attentivement les medias, vous vous apercevez que dans une très forte proportion, presque la totalité des cas, la pensée est utilisée pour éviter d'affronter la réalité, pour la contourner, l'amoindrir, la déguiser, la contourner, ou l'ignorer purement et simplement.
Xavier Raufer dans son livre Les nouveaux dangers planétaires développe cette thèse en faisant référence à Michel Maffesoli (compte-rendu à venir).
Jean-François Revel disait qu'il fallait beaucoup d'efforts intellectuels pour ne pas comprendre les causes du chômage en France. De même, il faut vraiment déployer des trésors de sophismes pour expliquer sans se sentir ridicule que les émeutes de banlieue sont sociales et non ethniques. Ou encore, pour nier le désastre éducatif et les méfaits du quasi-monopole étatique sur l'instruction. Mille exemples viennent à l'esprit.
Cela ne provient pas tant d'une défaillance de l'intelligence que d'une perte de courage.
La vie est dure, la société conflictuelle, le monde dangereux. Il est plus confortable, plus aisé et moins éprouvant de se concentrer sur de faux problèmes et de fausses solutions.
Le monde imaginaire est toujours plus ordonné que le monde réel. Vous me direz à juste raison qu'il en a toujours été ainsi, alors qu'est-ce qui a changé ?
> l'entreprise d'abaissement des défenses immunitaires des pays occidentaux par les pays communistes et leurs alliés intérieurs a remarquablement réussi, à coups de culpabilisation anti-coloniale et de culpabilisation anti-richesse. Le stupéfiant «le prof dit pardon» du message témoigne de cette réussite. L'URRS est morte, mais les idées nocives qu'elle a instillées restent.
Elle n'est pas la seule cause de la dénationalisation des élites mais y a fortement contribué (ce n'est nullement par hasard si les élites russes sont beaucoup moins dénationalisées que les nôtres).
On remarquera que l'Eglise catholique s'y est mise également : l'éradication des saints et des cultes locaux par le concile Vatican II a contribué à détacher les croyances de la réalité bien prosaïque.
> le confort matériel et médical sans précédent qui se développe depuis les années 50 dans les pays occidentaux a amolli notre courage et notre détermination à affronter les difficultés de la vie.
> enfin, les décisions difficiles sont en contradiction avec notre société hyper-démocratique. Quand on veut en permanence recueillir l'adhésion de tous sur tout, la solution la plus pratique saute aux yeux : ne pas bouger, ne pas réagir, continuer comme avant. La passivité attire moins de critiques que l'action (1).
Une fois tout ceci mis bout à bout, on comprend qu'on utilise plus guère l'intelligence pour affronter la réalité mais au contraire pour la fuir.
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(1) : il convient de noter qu'il existe une alternative à cette passivité hyper-démocratique : le fascisme. Par bien des cotés le fascisme est précurseur de l'hyper-démocratie : primauté de l'émotion, négation ou maquillage des conflits d'intérêts au sein de la nation (rejet sur un bouc-émissaire), unanimisme, etc.
L'inflexible courage d'être riche
Jean Raspail, dans sa préface à la dernière édition Du camp des saints, c'est-à-dire il y a vingt ans, écrivait qu'il fallait choisir entre apprendre le courage résigné d'être pauvres et retrouver l'inflexible courage d'être riches.
Retrouver le courage d'être riches, c'est bien là notre problème. C'est bien parce qu'ils n'ont pas ce courage que les immigrationnistes nous expliquent qu'il faut accueillir toute la misère du monde.
On voit là les ravages de l'imprégnation marxiste : l'opposition riche/pauvre est automatiquement traduite en dialectique dominant/dominé. Dominer c'est mal et c'est de notre faute, donc nous devons avoir honte d'être riches et renoncer à nos richesses.
Le lavage de cerveaux est tellement réussi qu'une chose ne nous vient plus à l'esprit : que les pauvres puissent être responsables de leur pauvreté et que nous n'ayons aucune remords à avoir d'être riches mais au contraire que ce soit une réussite dont nous pouvons nous enorgueillir.
Certains se sentent probablement mal à l'aise avec cette idée, c'est normal : le «surmoi marxiste» a pris la succession directe de la culpabilisation chrétienne de l'argent, ça fait un lourd héritage à assumer.
Ils peuvent méditer l'image de Ronald Reagan : «Un marxiste, c'est quelqu'un qui, lorsqu'il voit un gros assis à coté d'un maigre, pense que le gros a volé le maigre.»
Pour ma part, je ne ressens vraiment aucune culpabilité de ce que la France soit riche. On peut estimer que cela nous crée certains devoirs, mais certainement pas celui d'accueillir 300 000 immigrés par an, d'autant moins si on considère qu'il s'agit pour une très large part d'une invasion (c'est le terme franc pour «immigration de peuplement») que nous avons toute légitimité à combattre énergiquement.
Retrouver le courage d'être riches, c'est bien là notre problème. C'est bien parce qu'ils n'ont pas ce courage que les immigrationnistes nous expliquent qu'il faut accueillir toute la misère du monde.
On voit là les ravages de l'imprégnation marxiste : l'opposition riche/pauvre est automatiquement traduite en dialectique dominant/dominé. Dominer c'est mal et c'est de notre faute, donc nous devons avoir honte d'être riches et renoncer à nos richesses.
Le lavage de cerveaux est tellement réussi qu'une chose ne nous vient plus à l'esprit : que les pauvres puissent être responsables de leur pauvreté et que nous n'ayons aucune remords à avoir d'être riches mais au contraire que ce soit une réussite dont nous pouvons nous enorgueillir.
Certains se sentent probablement mal à l'aise avec cette idée, c'est normal : le «surmoi marxiste» a pris la succession directe de la culpabilisation chrétienne de l'argent, ça fait un lourd héritage à assumer.
Ils peuvent méditer l'image de Ronald Reagan : «Un marxiste, c'est quelqu'un qui, lorsqu'il voit un gros assis à coté d'un maigre, pense que le gros a volé le maigre.»
Pour ma part, je ne ressens vraiment aucune culpabilité de ce que la France soit riche. On peut estimer que cela nous crée certains devoirs, mais certainement pas celui d'accueillir 300 000 immigrés par an, d'autant moins si on considère qu'il s'agit pour une très large part d'une invasion (c'est le terme franc pour «immigration de peuplement») que nous avons toute légitimité à combattre énergiquement.
mercredi, novembre 04, 2009
«Il y a une horreur du pays d'accueil» et «le prof dit pardon»
Du Grain Moudre 22 septembre 2008
Tout ça, c'est sûrement de la faute du néolibéralisme prédateur et du racisme atavique des Français (et bien entendu du manque de «moyens», qui fait rire tous ceux qui ont déjà mis les pieds dans un collège de ZEP - comme dit une prof, ce n'est pas l'argent qui manque, c'est la discipline).
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Martine Aubry a un avis sur l'identité nationale
Martine Aubry : «Nous pensons que l'identité de la France n'est pas ethnique, pas religieuse, pas culturelle mais, c'est l'appartenance à des valeurs communes».
L'identité française définie par le républicanisme le plus étroit.
Autrement dit, un habitant du Pérou républicain est français ? D'après la définition de Martine Aubry, oui. Ses mots ont-ils dépassé sa pensée ? Pas sûr du tout.
Martine Aubry est ce maire qui a réservé des horaires aux femmes à la piscine municipale (pas de caissiers, que des caissières à ces heures là). Rappelons aussi qu'elle est à la ville l'épouse de celui qui a été surnommé «l'avocat des islamistes», ce qui aide à comprendre bien des choses.
On comprend qu'elle a un rapport avec l'identité française assez particulier et non représentatif des Français.
On peut même se demander, à la lumière de l'histoire de la piscine, quelles sont les fameuses valeurs communes invoquées par Martine Aubry. Elles n'existent sans doute pas.
En restant dans la logique de ses déclarations et de son action, on peut alors compléter la phrase de Martine Aubry : «Nous pensons que l'identité de la France n'est pas ethnique, pas religieuse, pas culturelle mais, c'est l'appartenance à des valeurs communes qui n'existent pas. Donc, l'identité française n'existe pas.»
Notre malheur veut qu'elle soit secrétaire général du principal parti d'opposition.
L'identité française définie par le républicanisme le plus étroit.
Autrement dit, un habitant du Pérou républicain est français ? D'après la définition de Martine Aubry, oui. Ses mots ont-ils dépassé sa pensée ? Pas sûr du tout.
Martine Aubry est ce maire qui a réservé des horaires aux femmes à la piscine municipale (pas de caissiers, que des caissières à ces heures là). Rappelons aussi qu'elle est à la ville l'épouse de celui qui a été surnommé «l'avocat des islamistes», ce qui aide à comprendre bien des choses.
On comprend qu'elle a un rapport avec l'identité française assez particulier et non représentatif des Français.
On peut même se demander, à la lumière de l'histoire de la piscine, quelles sont les fameuses valeurs communes invoquées par Martine Aubry. Elles n'existent sans doute pas.
En restant dans la logique de ses déclarations et de son action, on peut alors compléter la phrase de Martine Aubry : «Nous pensons que l'identité de la France n'est pas ethnique, pas religieuse, pas culturelle mais, c'est l'appartenance à des valeurs communes qui n'existent pas. Donc, l'identité française n'existe pas.»
Notre malheur veut qu'elle soit secrétaire général du principal parti d'opposition.
mardi, novembre 03, 2009
Les syndicats responsables de coupure d'électricité cet hiver ?
Cet hiver, on va se les geler en République Démocratique Française
Ayant travaillé chez EDF il y a dix ans, je suis tenu à un certain devoir de réserve. Disons simplement que je ne vois rien pour contredire le texte en lien.
Ayant travaillé chez EDF il y a dix ans, je suis tenu à un certain devoir de réserve. Disons simplement que je ne vois rien pour contredire le texte en lien.
Métro : heureusement que ça a changé
(source : fdesouche)
Quelle horreur, cette absence de métissage et de diversité ! Mais c'est bien connu «première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés», comme le prouve clairement ce film. Il montre aussi qu'avant l'enrichissement par la diversité apporté par les bienheureuses Chances pour la France, le métro était un enfer de saleté, d'impolitesse et d'incivisme.
Heureusement que les choses ont bien changé grâce à de salvatrices vagues migratoires qui ont remis dans le droit chemin de la civilisation ces barbares de Français.
lundi, novembre 02, 2009
Télévision : tous pourris ?
En commentaire d'une video de Jean Robin décrivant sa déception d'Eric Zemmour, j'ai écrit qu'a priori, tous ceux qui passaient à la télévision étaient pourris.
Sur mon propre blog, je peux m'expliquer un peu plus longuement.
Je précise tout d'abord mon cadre : je pense principalement aux célébrités télévisuelles dont, en France, Patrick Poivre d'Arvor était l'archétype.
On ne se séduit pas le public avec de belles qualités humaines mais, éventuellement, en en donnant l'impression, ce qui est très différent. Il ne faut jamais oublier que ceux qui passent dans les medias, même quand ils se mettent un masque de journaliste, sont avant tout des comédiens.
> les enjeux : ils sont énormes. Tout d'abord, les enjeux financiers : entre le journaliste qui présente le journal de minuit et celui 20h, il n'y a pas seulement quatre heures de différence, il y a quelques zéros sur la feuille de paye. Ne croyez pas les faux-jetons qui vous racontent qu'ils travaillent uniquement pour l'amour du métier, ils travaillent aussi, et surtout, pour l'argent. C'est humain.
L'enjeu du pouvoir, inutile d'y insister trop. La télévision est le quatrième pouvoir : on n'arrive pas au pouvoir avec l'honnêteté et la droiture. Celui qui rechigne à trahir et à poignarder est handicapé.
Il y a un enjeu qui à la longue qui est encore plus important : l'ego. On peut transposer pour les créatures télévisuelles le sombre constat de Jean Guéhenno à propos des écrivains sous l'occupation, prêts à toutes les compromissions pour voir leur nom imprimé sur une couverture dans une devanture de librairie.
> le «feedback» : on peut faire une analyse assez proche pour les politiciens. Cependant, il y a une différence fondamentale : dans le cas des politiciens, il y a une boucle de retour, aussi imparfaite soit-elle. Ils ne vivent pas seulement de leur caractère et de leur image, mais aussi de leur action (telle que rendue par l'image, cependant).
Au contraire, les professionnels de la télévision ne vivent que de leur image. Sauf événement exceptionnel comme l'affaire Botton ou les bébés irakiens, rien ne vient jamais la démentir. Ils peuvent se comporter indéfiniment comme des putois dans la vie et des gentils dans l'affreux cyclope.
> le goût : c'est la raison principale de mon aversion pour les vedettes du petit écran. La télévision est un media vulgaire, dont la pente naturelle est de faire appel aux plus bas instincts. L'homme qui en fait profession est donc irrémédiablement entaché à mes yeux du soupçon de bassesse et de vulgarité.
> le microcosme : aux maux universels précédemment décrits, s'ajoute une particularité française qui les renforce, le microcosme parisianiste. Tous ces aigrefins de la lucarne grenouillent dans un petit monde, quelques arrondissements, plus Boulogne-Billancourt et Issy-les-Moulineaux. Ils se marient entre eux (ou avec des politiciens). Ca sent la consanguinité, le renfermé, le fennec. On y devine les sordides querelles de village qui volent plus bas que terre.
Vous comprenez maintenant mon jugement des vedettes de télévision.
Il se ramène au fond à : «Si c'était quelqu'un de bien, il ne passerait pas régulièrement à la télévision». Et c'est valable pour Eric Zemmour, bien qu'il propage quelquefois des idées qui ne me sont pas toujours étrangères.
Sur mon propre blog, je peux m'expliquer un peu plus longuement.
Je précise tout d'abord mon cadre : je pense principalement aux célébrités télévisuelles dont, en France, Patrick Poivre d'Arvor était l'archétype.
On ne se séduit pas le public avec de belles qualités humaines mais, éventuellement, en en donnant l'impression, ce qui est très différent. Il ne faut jamais oublier que ceux qui passent dans les medias, même quand ils se mettent un masque de journaliste, sont avant tout des comédiens.
> les enjeux : ils sont énormes. Tout d'abord, les enjeux financiers : entre le journaliste qui présente le journal de minuit et celui 20h, il n'y a pas seulement quatre heures de différence, il y a quelques zéros sur la feuille de paye. Ne croyez pas les faux-jetons qui vous racontent qu'ils travaillent uniquement pour l'amour du métier, ils travaillent aussi, et surtout, pour l'argent. C'est humain.
L'enjeu du pouvoir, inutile d'y insister trop. La télévision est le quatrième pouvoir : on n'arrive pas au pouvoir avec l'honnêteté et la droiture. Celui qui rechigne à trahir et à poignarder est handicapé.
Il y a un enjeu qui à la longue qui est encore plus important : l'ego. On peut transposer pour les créatures télévisuelles le sombre constat de Jean Guéhenno à propos des écrivains sous l'occupation, prêts à toutes les compromissions pour voir leur nom imprimé sur une couverture dans une devanture de librairie.
> le «feedback» : on peut faire une analyse assez proche pour les politiciens. Cependant, il y a une différence fondamentale : dans le cas des politiciens, il y a une boucle de retour, aussi imparfaite soit-elle. Ils ne vivent pas seulement de leur caractère et de leur image, mais aussi de leur action (telle que rendue par l'image, cependant).
Au contraire, les professionnels de la télévision ne vivent que de leur image. Sauf événement exceptionnel comme l'affaire Botton ou les bébés irakiens, rien ne vient jamais la démentir. Ils peuvent se comporter indéfiniment comme des putois dans la vie et des gentils dans l'affreux cyclope.
> le goût : c'est la raison principale de mon aversion pour les vedettes du petit écran. La télévision est un media vulgaire, dont la pente naturelle est de faire appel aux plus bas instincts. L'homme qui en fait profession est donc irrémédiablement entaché à mes yeux du soupçon de bassesse et de vulgarité.
> le microcosme : aux maux universels précédemment décrits, s'ajoute une particularité française qui les renforce, le microcosme parisianiste. Tous ces aigrefins de la lucarne grenouillent dans un petit monde, quelques arrondissements, plus Boulogne-Billancourt et Issy-les-Moulineaux. Ils se marient entre eux (ou avec des politiciens). Ca sent la consanguinité, le renfermé, le fennec. On y devine les sordides querelles de village qui volent plus bas que terre.
Vous comprenez maintenant mon jugement des vedettes de télévision.
Il se ramène au fond à : «Si c'était quelqu'un de bien, il ne passerait pas régulièrement à la télévision». Et c'est valable pour Eric Zemmour, bien qu'il propage quelquefois des idées qui ne me sont pas toujours étrangères.
dimanche, novembre 01, 2009
A-t-on encore le droit d'employer le mot «tarlouze» ?
A-t-on encore le droit d'employer le mot «tarlouze» ? On se le demande.
Louis Nicollin, président du club de football de Montpellier, a traité le capitaine d'Auxerre de «tarlouze».
Le plus navrant dans cette histoire navrante, c'est que les militants homosexuels (qui commencent à me les briser menues) ont réagi plus fortement que l'insulté.
Je ne vois pourtant pas de problème : «tarlouze» est une insulte tout ce qu'il y a de plus française. Ca devrait donc se régler entre l'insulteur et l'insulté. Pour ma part, je continuerai dans mes moments d'énervements extrêmes à employer «pédé», «enculé», «tarlouze», entre autres.
Ca rend les homosexuels malheureux ? Ils seraient donc si fragiles ? Qu'ils en prennent leur parti et qu'ils assument leur homosexualité.
Où va-t-on si l'on aseptise la langue française pour ne pas froisser tel ou tel lobby ?
Rappelons que «con», «connard», «connasse» ne sont pas flatteurs pour les femmes, «salaud», «salopiot» pour les gens qui n'ont pas l'eau courante, «minus», «nabot» pour les gens de petite taille, etc.
Il y en a marre de ces histoires ridicules mais néanmoins chiantes. Va-t-on être obligé de jeter en enfer les trois quarts des films dialogués par Audiard ?
Et puis, on ne m'ôtera pas de l'idée que les pédés sont des enculés, et j'attends celui qui me prouvera le contraire !
Louis Nicollin, président du club de football de Montpellier, a traité le capitaine d'Auxerre de «tarlouze».
Le plus navrant dans cette histoire navrante, c'est que les militants homosexuels (qui commencent à me les briser menues) ont réagi plus fortement que l'insulté.
Je ne vois pourtant pas de problème : «tarlouze» est une insulte tout ce qu'il y a de plus française. Ca devrait donc se régler entre l'insulteur et l'insulté. Pour ma part, je continuerai dans mes moments d'énervements extrêmes à employer «pédé», «enculé», «tarlouze», entre autres.
Ca rend les homosexuels malheureux ? Ils seraient donc si fragiles ? Qu'ils en prennent leur parti et qu'ils assument leur homosexualité.
Où va-t-on si l'on aseptise la langue française pour ne pas froisser tel ou tel lobby ?
Rappelons que «con», «connard», «connasse» ne sont pas flatteurs pour les femmes, «salaud», «salopiot» pour les gens qui n'ont pas l'eau courante, «minus», «nabot» pour les gens de petite taille, etc.
Il y en a marre de ces histoires ridicules mais néanmoins chiantes. Va-t-on être obligé de jeter en enfer les trois quarts des films dialogués par Audiard ?
Et puis, on ne m'ôtera pas de l'idée que les pédés sont des enculés, et j'attends celui qui me prouvera le contraire !
Banqueroute de l'Etat français : le choix dans la date (2)
Comme dans un précédent message, j'avais prophétisé la date de la banqueroute de l'Etat français, il convient que j'y revienne de temps en temps pour faire le point.
Hé bien, je maintiens ma prévision de faillite de l'Etat français pour 2017.
La crise actuelle pourrait rapprocher la banqueroute (la croissance est très inférieure aux taux d'intérêt donc l'Etat s'endette mécaniquement). Mais elle ouvre des occasions de taxation sans révolution.
Je persiste donc à penser que la démographie apportera le coup de grâce à l'étatisme français (et qu'on n'aille pas me dire que des immigrés incultes paieront nos retraites) si aucune véritable réforme (1) n'est faite d'ici là.
On me cite l'exemple du Japon pour prouver qu'un Etat peut s'endetter indéfiniment.
L'Etat japonais s'endette auprès des Japonais en monnaie japonaise. C'est donc un mauvais contre-exemple : la France s'endette pour moitié auprès d'étrangers dans une monnaie qu'elle ne contrôle pas.
Par contre, je crois à l'inventivité des technocrates français pour trouver des ficelles pour retarder l'heure de vérité.
*************
(1) : je rappelle aux oublieux ce que j'appelle véritable réforme : retraites par capitalisation, assurances sociales privatisées, un tiers de moins de fonctionnaires.
Hé bien, je maintiens ma prévision de faillite de l'Etat français pour 2017.
La crise actuelle pourrait rapprocher la banqueroute (la croissance est très inférieure aux taux d'intérêt donc l'Etat s'endette mécaniquement). Mais elle ouvre des occasions de taxation sans révolution.
Je persiste donc à penser que la démographie apportera le coup de grâce à l'étatisme français (et qu'on n'aille pas me dire que des immigrés incultes paieront nos retraites) si aucune véritable réforme (1) n'est faite d'ici là.
On me cite l'exemple du Japon pour prouver qu'un Etat peut s'endetter indéfiniment.
L'Etat japonais s'endette auprès des Japonais en monnaie japonaise. C'est donc un mauvais contre-exemple : la France s'endette pour moitié auprès d'étrangers dans une monnaie qu'elle ne contrôle pas.
Par contre, je crois à l'inventivité des technocrates français pour trouver des ficelles pour retarder l'heure de vérité.
*************
(1) : je rappelle aux oublieux ce que j'appelle véritable réforme : retraites par capitalisation, assurances sociales privatisées, un tiers de moins de fonctionnaires.
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