samedi, mars 21, 2020

Le gouvernement avait deux solutions, il a choisi la troisième.

Face à l'épidémie de COVID-19, il y avait deux solutions :

1) la solution des pays développés : prévoir et réagir. Le gouvernement français a échoué sur les deux tableaux, de la prévoyance et de la réaction.

2) la solution tiers-monde : improviser, laisser mourir et continuer l'activité économique.

Notre gouvernement a choisi la troisième solution : cumuler la catastrophe économique à la crise sanitaire, tout ça parce que nos politiciens n'ont pas les couilles d'assumer les morts que leur imprévoyance et leur immobilisme provoquent. Bravo les gars !





J'espère, sans trop d'illusions, que tout cela finira en Haute Cour puis au petit matin blême au fort de Montrouge.

Mais nous sommes tous coupables : comme je le dis depuis des années, à force de voter ce qui nous tue pour éviter Le Pen, hé bien voilà, nous mourons.

Un peuple qui n'a plus de couilles ne peut pas se plaindre d'être égorgé comme un mouton.

Marine Le Pen n'est pas une lumière mais elle, au moins, aurait fermé les frontières à temps, parce qu'elle ne partage pas l'idéologie sans-frontiériste.

vendredi, mars 20, 2020

Des criminels.






Soit notre administration a assez de tests, comme je l’ai lu (mais pourquoi on ne les utilise-t-elle pas ?), soit on a besoin des tests coréens.

Dans les deux cas, nos bureaucrates (gouvernement inclus, bien sûr) sont des criminels.


Vous allez me traiter de complotiste, mais j’en viens à me demander si nos autorités ont vraiment envie de résoudre cette crise sanitaire ou s’ils ne poursuivent pas d’autres buts.

Témoignage d'un hôpital parisien : pas de tests et pas de protection pour les soignants.

Si le peuple français avait encore des couilles, tout cela se terminerait en Haute Cour.

Après le confinement, le rationnement.


En France, le rationnement a pris fin le 1er décembre 1949, c'est-à-dire qu'il a duré presque aussi longtemps dans la paix que dans la guerre.

Pourquoi ? Tout simplement à cause de l'extrême difficulté de faire repartir la machine économique moderne une fois qu'on l'a arrêtée.

Bien sûr, il y avait les destructions physiques des usines et des réseaux de transport.

Mais notre société de 2020 est beaucoup plus interconnectée et optimisée que celle des années 40. Elle est beaucoup plus vulnérable. Dans notre économie du « juste-à-temps », il n'y a que ça, des goulots d'étranglement. Nous sommes fragiles au plus haut point

Maintenant qu'elles sont amorcées, les pénuries vont désormais s'alimenter les unes les autres.

Il n'est pas trop tard, mais il faudrait que le confinement s'arrête immédiatement pour éviter la catastrophe.

Les fous dangereux qui ont décrété le confinement pour faire passer leur imprévoyance face à l'épidémie ne se rendent pas compte de la difficulté à faire repartir une économie complexe à l'arrêt.

Les faillites de fournisseurs et de clients seront l'équivalent de la destruction des ponts.

Pour les dégâts réversibles, comme faire repartir les chaines d'approvisionnement alimentaire, il faudra autant de temps pour les réparer qu'aura duré le confinement. Pour les dégâts irréversibles, comme la faillite du système bancaire, il faudra des années de misère.

La clé de la sortie sera : tests massifs, isolements individuels, soins de pointe. Pour que les gens puissent retourner au travail en confiance, sinon ...

Et on se posera la question que je me pose aujourd'hui : « Le sauvetage de face de nos politiciens valait-il tout cela ? ».

Car, pour ce qui est des victimes du virus, ce n'est pas de confinement dont on a besoin, mais de masques, de tests et de soins.

The luxury of apocalypticism. The elites want us to panic about Covid-19 – we must absolutely refuse to do so.

The luxury of apocalypticism. The elites want us to panic about Covid-19 – we must absolutely refuse to do so.

Confinement : incompétence ou machiavélisme ? Les deux, mon général !

L'incompétence

Le confinement est une mesure sanitaire de pays du tiers-monde (sauf que, dans les pays du tiers-monde, on a le courage, ou le cynisme, de laisser mourir les gens qu'on n'a rien préparé pour soigner) pour pays occidentaux qui glissent vers le tiers-monde (1).

On confine parce qu'on n'a prévu ni masques, ni tests, ni, surtout, lits d'hôpital, ni médecins.

L'efficacité sanitaire du confinement est très douteuse. D'ailleurs, au moyen-âge, on n'a jamais confiné des pays entiers, mais des villes ou des régions.

Immobilisation générale. Les dangers d’un confinement durable.




Sur le plan économique, il y a une unanimité, c'est une catastrophe. C'est pourquoi l'imbécile (comme dit Charles Gave, ce gars là est idiot) qui occupe le fauteuil présidentiel envoie des signaux contradictoires. Confinez vous mais travaillez.

Vous connaissez mon opinion : au stade où on en est, on devrait supprimer le confinement et laisser mourir ceux qu'on ne peut soigner. C'est une décision d'homme d'Etat qui regarde plus loin que sa courbe de popularité. C'est terrible à dire mais les milliers de morts concernés ne valent pas le mal qu'on est en train de faire au pays.

Si on voulait les sauver sans faire de mal au pays, c'était avant qu'il fallait y penser.


Le machiavélisme

Là, je suis sur un terrain plus glissant, je n'ai pas de preuves.

Mais il me semble que l'expérimentation de mesures tyranniques ne doit pas déplaire à tout le monde. Je ne suis pas sûr qu'on revienne en arrière sur tout. En effet, la population est soit docile soit désobéissante, mais elle n'est nulle part révoltée (sauf dans les enclaves musulmanes qui ne nous concernent pas, n'étant pas en France).

Il n'est guère douteux que les hommes du vrai pouvoir, qui ont créé la marionnette Macron, ont bien noté jusqu'où on pouvait restreindre les libertés en France  sous prétexte de peur.

Pendant que les Français se ruaient sur le PQ, les Américains se ruaient sur les armes. Il y a un pays dans lequel la défense de liberté sera plus facile que dans l'autre.






Et pour mettre du contexte, quelques articles d'E. Verhaghe :

Quand l’Allemagne et les Pays-Bas envoient l’Union Européenne en soins palliatifs.

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L'Allemagne et les Pays-Bas semblent bien décidés à mettre un terme définitif à l'expérience de l'Union Européenne. Après avoir refusé toute aide à l'Italie, l'Allemagne s'est opposée à toute intervention massive de la BCE pour sauver les marchés de la déconfiture. Les Pays-Bas ont soutenu cette position suicidaire. L'Union Européenne paraît désormais en sursis.
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La Suède et le Danemark pas loin de quitter l’Union Européenne.

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Ni vu ni connu, la Suède et le Danemark, qui ne font pas partie de la zone euro et ne bénéficient donc pas des largesses de la BCE et de Christine Lagarde, viennent de rentrer dans une zone monétaire en pleine ébauche autour du dollar américain. Ou comment l'Europe commence à perdre ses membres, sans hâte et sans le voir clairement.
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Malgré le gouvernement, les services de l’État refusent des demandes de chômage partiel.

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Officiellement, le chômage partiel fait partie l’une des armes inscrites à l’arsenal gouvernemental pour aider les entreprises à surmonter la crise. Dans la pratique, c’est beaucoup plus compliqué. Alors qu’Emmanuel Macron a affirmé que tous les fonctionnaires étaient mobilisés pour sauver le pays, les artisans de la Loire (dont le chef-lieu est Saint-Étienne…) ont découvert que les services de l’État étaient surtout mobilisés pour leur empoisonner la vie.
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Le jour où la France a commencé à se disloquer…

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Alors, sans le dire, les cols bleus refusent les ordres. Peu à peu, les usines, les ateliers ferment, faute de combattants pour les faire tourner. Et le bel ordonnancement promis par le gouvernement, avec son approvisionnement assuré, le pays qui continuerait à fonctionner comme avant, est désormais en sursis. Combien de jours tiendrons-nous ?

Les pénuries sont annoncées. Pour l’instant, on épuise les stocks. Mais ils peineront à être renouvelés : non seulement certaines denrées sont bloquées aux frontières, mais très vite les emballages même manqueront, faute d’usines en capacité de les fabriquer. On me dit que des ouvriers font des crises de nerfs ou d’angoisse sur leur lieu de travail par peur d’être contaminés. Alors on fait quoi ? On leur envoie les gendarmes ?

Partout, des maillons de la chaîne productive ont éclaté, suscitant une vraie panique au sein du gouvernement. Macron a encore enjoint aux Français d’aller travailler, après leur avoir expliqué le contraire il y a trois jours. Ce jeune homme des beaux quartiers n’est décidément pas fait pour commander en temps de guerre.

Je n’en pouvais plus de cette coterie médiocre obsédée par le ridicule qui verrouillait le pouvoir, assurant le triomphe de la bêtise et de la platitude. Ceux-là ont massivement fui Paris à l’approche du confinement. Ils nous donneront des leçons de morale à leur retour, s’ils reviennent un jour. Des leçons de courage et de patience, des leçons d’obéissance, eux qui n’ont obéi à rien, et qui n’affrontent jamais rien. Ils seront balayés par l’histoire.
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(1) Les coupables sont (il y en a d'autres mais faisons les plus récents. Ils méritent tous un procès) :

Pour l'état général du pays :

Présidents de la république : MM Sarkozy, Hollande et Macron.

Pour le système de santé :

Ministres :

MMes et MM. Bertrand, Bachelot, Touraine, Buzyn et Véran.

Directeurs Généraux de la Santé :

MM. Grall, Valllet et Salomon (vous savez, le type qui ment comme un arracheur de dents à la télé tous les soirs en racontant que les masques et les tests sont inutiles parce qu'on n'en a pas).

jeudi, mars 19, 2020

France et coronavirus : importe le tiers-monde, deviens le tiers-monde.






Coronavirus: «La pandémie est révélatrice du déclin français»

FIGAROVOX/TRIBUNE - La crise sanitaire en cours révèle les fragilités stratégiques françaises, plaide le spécialiste de philosophie politique Jean-Loup Bonnamy. Selon lui, la Corée, qui était en 1950 un pays du Tiers-Monde, est aujourd’hui un pays développé. La France, au contraire, régresse.
Une pharmacie parisienne débordée par les effets de la pandémie, mars 2020
Une pharmacie parisienne débordée par les effets de la pandémie, mars 2020 PHILIPPE LOPEZ/AFP
Ancien élève de l’École normale supérieure, Jean-Loup Bonnamy est agrégé de philosophie, et spécialiste de philosophie politique.

La crise du coronavirus est le révélateur des fragilités stratégiques de la société française. Procédons à une rapide comparaison. La Corée du Sud, géographiquement proche de la Chine, a été l’un des pays les plus précocement et les plus massivement touchés. Cependant, la maladie y est désormais contenue, le nombre de nouveaux cas quotidiens décroît nettement et la mortalité est extrêmement faible (moins de 0,8 %). Et pourtant, la Corée du Sud a refusé le confinement et n’a pris aucune mesure contraignante. Même les restaurants sont ouverts. S’inscrivant dans le même schéma, le Japon, Hong-Kong, Taïwan et Singapour affichent un bilan spectaculaire dans leur lutte contre l’épidémie sans sacrifier ni leur économie ni les libertés fondamentales.
Pourquoi la France ne réagit-elle pas comme la Corée? Il nous faut regarder la vérité en face: la Corée, qui était en 1950 un pays du Tiers-Monde, encore plus pauvre que bien des pays africains, est aujourd’hui un pays développé. La France ne l’est plus. Derrière les illusions du PIB, nous avons perdu en richesse réelle. Comme le souligne Emmanuel Todd dans son nouveau livre, lorsqu’on revient de Corée, du Japon, d’Allemagne ou de Scandinavie et qu’on arrive en France, on est frappé par la régularité des accidents de train ou des pannes d’escalator. Dysfonctionnements typiques des pays sous-développés.
Les Français sont confinés chez eux car notre système de santé est à bout et n’a pas les capacités d’accueil suffisantes pour gérer l’afflux des nouveaux malades.
La stratégie gagnante de la Corée du Sud face au Coronavirus passe avant tout par des tests massifs: dépister le maximum de personnes infectées, les soigner, les isoler. En Corée du Sud, vous serez testé même si vous ne présentez aucun symptôme. En France, au contraire, même si vous présentez tous les symptômes du coronavirus, il sera très dur d’être testé, car les moyens de dépistage sont insuffisants. D’ailleurs, il n’y pas que face au coronavirus que les Coréens nous surclassent. Notre pays se désindustrialise tandis que le Pays du matin calme affiche les plus insolents succès industriels (Samsung, LG...). Les jeunes sud-coréens écrasent les petits Français aux tests PISA. Il faut dire aussi qu’un enseignant coréen est deux fois mieux payé que son homologue français et que l’indiscipline n’est pas tolérée dans les classes des pays asiatiques. Vivant sous la menace constante des typhons et de son inquiétant voisin du nord, elle n’a pas la moindre envie de se laisser aller. C’est parce qu’elle est mieux organisée au quotidien, plus fonctionnelle, plus performante, plus industrialisée et qu’elle a moins de failles stratégiques que la Corée parvient à gérer la crise du coronavirus.

Examinons nos fragilités les plus criantes. Première faiblesse : notre système hospitalier. Si les Français sont aujourd’hui confinés chez eux, ce n’est pas à cause de l’épidémie en elle-même, dont le taux de mortalité est très faible. Mais c’est parce que notre système de santé est à bout et n’a pas les capacités d’accueil suffisantes pour gérer l’afflux des nouveaux malades. Désorganisé par le double effet des 35 heures et des restrictions budgétaires, notre hôpital est déjà saturé en temps normal. Il n’est donc pas surprenant qu’il ne puisse gérer un stress imprévu.
Notre pays peut offrir seulement six lits d’hôpital pour mille habitants, contre neuf en 1996, soit une baisse de 30 %. Au contraire, la Corée du Sud affiche un ratio de 14 pour 1 000, un chiffre qui n’a cessé d’augmenter puisqu’il a été multiplié par sept en 30 ans. Les Coréens ont donc 2,3 fois plus de lits d’hôpital par habitant que les Français. Autre chiffre alarmant : la France dispose seulement de 5 000 lits équipés d’un ventilateur, l’Allemagne, elle, en compte 25 000. En janvier, avant la crise actuelle, 1 000 médecins hospitaliers, dont 600 chefs de service, avaient symboliquement remis leur démission pour protester contre le manque de moyens.
Seule la création monétaire massive (« planche à billets  ») nous permettra de relever le défi de l’investissement.
Après la crise, il faudra donc massivement investir dans notre système de santé en augmentant le budget des hôpitaux, le nombre de lits disponibles, les effectifs du personnel. Le même effort financier devra aussi être consenti en direction de nos infrastructures (routes, ponts, etc.), de l’Armée et des Forces de l’ordre. Étant donné le surendettement de l’État, il ne faudra pas passer par l’habituel circuit des marchés financiers pour trouver l’argent nécessaire. Notre dette est déjà massivement détenue par des investisseurs étrangers, ce qui est une de nos autres faiblesses stratégiques. Seule la création monétaire massive («planche à billets»), permettra de relever ce défi. Puisque l’on parle désormais de «guerre», souvenons-nous ici de deux noms: Marriner Eckles et Hjalmar Schacht. Ils furent respectivement les patrons des Banques centrales de Roosevelt et d’Hitler. Ce sont eux qui, par la création monétaire, ont relevé leurs économies du choc de la Grande Dépression puis financé le gigantesque effort de guerre.
Mais il n’y a pas que l’hôpital qui souffre. Notre système pharmaceutique est en crise, lui aussi. Nous sommes d’autant plus impardonnables que nous avions déjà connu une pénurie de médicaments en 2018-2019. Plus de 530 « médicaments d’intérêt thérapeutique majeur » connaissaient alors des ruptures de stock ou des difficultés d’approvisionnement. Aujourd’hui, 80 % des principes actifs sont fabriqués en dehors de l’UE (contre 20 % il y a 30 ans). Aucune usine de paracétamol n’existe plus en Europe. Quand les pays émergents, qui fabriquent désormais ces médicaments, ont des urgences sanitaires, ils se servent en priorité et nous n’avons plus que nos yeux pour pleurer. De même, on peut très bien imaginer qu’ils se servent un jour de ce moyen de pression contre nous dans d’éventuels bras de fer géopolitiques.
L’effort de réindustrialisation doit porter en priorité sur les médicaments afin d’assurer l’indépendance et la souveraineté de la France et de l’Europe dans le domaine pharmaceutique.
Économiquement, il faut réindustrialiser notre pays et relocaliser une partie de la production de biens pour réduire notre dépendance vis-à-vis de l’étranger. Cet effort de réindustrialisation doit porter en priorité sur les médicaments afin d’assurer l’indépendance et la souveraineté de la France et de l’Europe dans le domaine pharmaceutique. Ainsi on créera des emplois, on améliorera notre balance commerciale et on protégera notre santé et notre puissance stratégique. Certains secteurs sont trop précieux pour être laissés aux seules mains du marché.
De même, nous sommes actuellement confrontés à une pénurie de gel hydroalcoolique. En théorie, cette pénurie ne devrait pas arriver dans une société fonctionnelle et bien organisée. Et si elle survient quand même, elle ne devrait pas être un problème, car n’importe quel préparateur en pharmacie peut fabriquer ce produit de base. Un simple CAP suffit. Mais dans la pratique, le métier de préparateur en pharmacie est en voie de disparition (comme le soulignait un article du Figaro en juillet 2015). La crise de l’enseignement professionnel, la réglementation bureaucratique de plus en plus stricte et le principe de précaution rendent désormais très compliquée l’embauche d’un préparateur, détruisant ce savoir-faire si basique mais pourtant si essentiel.
Là aussi des enseignements doivent être tirés afin de réduire cette fragilité. Nous devons, durant les périodes de calme, constituer des stocks stratégiques de masques et de gel hydroalcoolique, qui pourraient être distribués en cas de crise, sur le modèle des stocks stratégiques de carburant. Nous devons aussi réhabiliter le métier de préparateur en pharmacie et supprimer les nouvelles normes qui, depuis une quinzaine d’années, entravent son exercice.
La fracture socio-géographique du territoire français entrave notre réactivité face à la crise.
Autre problème: la fracture socio-géographique du territoire français, déjà mise en évidence par la crise des Gilets Jaunes. Comme l’a bien vu Christophe Guilluy, le pays est divisé entre des métropoles bien intégrées à la mondialisation et des territoires périphériques. Or, les métropoles sont dépendantes du travail de gens qui vivent dans les territoires périphériques: infirmiers, policiers, enseignants...tous ces acteurs vitaux ont été chassés des grandes villes (dans lesquelles ils travaillent mais où ils n’habitent plus) par les coûts prohibitifs de l’immobilier.
Face à la crise sanitaire, cette fracture entrave notre réactivité et n’a pas encore été prise en compte par les autorités. Ainsi, la SNCF réduit depuis le dimanche 15 mars son offre de transport, y compris sur les trains de banlieue et les TER. Mais en faisant cela, elle supprime des trains que prennent un grand nombre d’infirmiers et de brancardiers pour venir travailler dans les grandes villes. La nouvelle grille horaire ne tient absolument pas compte du planning des soignants. Par exemple, sur la ligne P du Transilien, le train de 05h04 qui relie Château-Thierry à Paris est supprimé. Les commentaires sur les réseaux sociaux sont éloquents: « Les soignants commencent à 06h45 et finissent à 21h15. Impossible d’arriver à l’heure au travail si on nous supprime le 05h04 » ou encore « Pourquoi supprimer le 05h04 ? Je suis infirmier et beaucoup d’infirmiers et d’aide-soignants le prennent. On va devoir encore mettre notre vie en péril pour venir travailler, passer des journées de dingue, arriver en retard et faire attendre l’équipe de nuit qu’on doit relever. » Une fois la crise passée, nous devrons revoir en profondeur l’aménagement du territoire, faire revenir une partie des classes populaires dans les grandes villes et nous assurer que notre réseau de transport puisse assurer une mobilité pertinente, même en cas de crise.
Avec le coronavirus, l’Europe va (re)découvrir d’autres mots : frontières, stratégie, souveraineté.
La guerre, les épidémies font partie de la vie de l’humanité depuis des millénaires. L’Europe croyait y avoir échappé. Elle pensait donc qu’elle pouvait accumuler les failles stratégiques sans en payer un jour les conséquences. Obsédée par le marché, l’assurance et le droit, elle a cru au conte de la « fin de l’histoire ». Avec le coronavirus, elle va (re)découvrir d’autres mots: frontières, stratégie, souveraineté. Espérons simplement que nous saurons tirer au plus vite les leçons de la crise actuelle [Je n’y crois pas du tout. Les Français sont devenus cons. Ils sont tout prêts à revoter pour un beau parleur dans le genre de Macron].

Pourquoi interviewer le pape ? Le Grand Mogol des jeunes marmottes aurait suffi.

Il n'y a pas que les évêques de France à ne pas être à la hauteur de la situation, l'exemple vient d'en haut :

Pourquoi interviewer le pape ? Le Grand Mogol des jeunes marmottes aurait suffi.



Chloroquine

Coronavirus : comme en 1940, d'abord une faillite de l'intelligence collective.





Les experts qu'écoutent nos politiciens ont dit :

  • pas de fermeture des frontières.
  • pas de masques.
  • pas de tests.
  • il y a quelques années : on peut fermer des lits d'hôpital sans problème, au nom de l'optimisation.

Les pays qui ont jugulé l'épidémie, sans trop de victimes et sans trop meurtrir l'économie, ont :
  • fermé les frontières très tôt.
  • des masques pour tout le monde, pas que les soignants.
  • des tests faciles, abondants et gratuits, pour tout le monde aussi.
  • des lits d'hôpital en surplus.
Nous avons donc à faire à une faillite intellectuelle collective tant des experts que des politiciens.

C'est une défaite du même ordre que mai 40, où nous n'avons compris ni l'offensive militaire allemande, ni la politique hitlérienne, où nous n'avons su faire ni des réserves militaires, ni des réserves politiques, de l'autre coté de la Méditerranée.

Et il faut le rappeler en notre époque individualiste : quand le mauvais destin frappe le pays, rares sont ceux qui échappent à l'épreuve commune. Il est donc important, même par calcul, même par égoïsme, de ne pas se désintéresser de la politique.

Cette défaite intellectuelle, vous la trouvez expliquée par Taleb.

Il faut bien faire la distinction :

  • Intellectuel : fait des prouesses avec les concepts et avec les mots.
  • Intelligent : comprend et utilise les réalités, visibles et cachées.


Non seulement, un intellectuel n’est pas forcément intelligent, mais, dans la plupart des cas, il y a antinomie. Taleb, toujours lui, emploie l'expression IYI : Intellectuel Yet Idiot.

Nos politiciens sont des intellectuels pas intelligents.

Ce qui permet de trier les intelligents des idiots, c'est l'épreuve de la réalité. Et, comme vous le savez trop bien, nos dirigeants sont en train d'échouer largement, à nos dépens, dans cette épreuve.

Pourquoi ? Parce que, depuis des décennies, les médiocres, les carriéristes, se tiennent les coudes. Malgré leurs désaccords entre eux, ils sont toujours d'accord sur un point : éviter l'épreuve de la réalité, la faire retomber sur les autres.

C'est flagrant dans tout un tas de domaines : Euro, immigration, instruction, économie, etc.

Les Macron, Buzyn, Véran, Salomon, sont des gens qui ont passé leur vie à esquiver l'épreuve de la réalité, à grimper, non par leurs résultats, mais par leurs relations et par leurs discours, par leur virtuosité intellectuelle qui n'est pas intelligence, par leur « brillance » par leur servilité aux courants de la mode aussi, leur allégeance aux pouvoirs.

C'est l'éternel parabole des lions et des renards. Par temps calme, les renards se coalisent pour virer les lions et, quand ils ont bien foutu la merde (à force de nier les réalités et de repousser les problèmes plutôt que de les résoudre), ils les appellent au secours.



Notre formation aussi est en cause : dans tous les domaines, on pousse les gros bourrins-pougneurs. Ces types-là sont faits pour apprendre par coeur en une nuit un dossier de mille pages et le régurgiter le lendemain, pas pour diriger un grand pays millénaire.

L'antique liberté universitaire nous manque énormément, même si peu de gens ressentent ce manque.


Taleb avait raison. Hommage bien mérité.

Le coronavirus m'apporte de vives satisfactions intellectuelles. C'est toute ma vision du monde qui est validée, dans des conditions hélas dramatiques.

J'en connais un autre qui doit éprouver les mêmes satisfactions : NN Taleb. Depuis des années, il peste contre les fragilista, ces optimisateurs homogénisateurs d'un monde hyper-connecté qui le rende hyper-fragile, sans marges de manoeuvre, sans redondances, sans refuges.

Il citait nommément Nicolas Sarkozy (l'homme qui n'a pas renouvelé le stock de masques. C'est bien connu, on ne s'en sert jamais de ces machins, optimisons) dans sa liste de fragilista !

Face à la crise du coronavirus, Taleb a été clair et juste : la panique est bonne conseillère face à l'inconnu. Si tu as tort, tu es ridicule ; si tu as raison, tu sauves ta vie. Les enjeux ne sont pas symétriques.

Aujourd'hui, nous devrions sortir du mode « panique » parce que nous sommes de moins en moins devant l'inconnu : le virus, sa transmission, sa mortalité, ses remèdes et les méthodes pour le combattre sont de mieux en mieux connus.

C'est le moment que nos gouvernants choisissent pour entrer en mode « panique », avec un confinement qui apparaît chaque jour un peu plus à coté de la plaque. Ils auront vraiment tout raté.

Taleb, comme Raoult, comme tant d'autres qui n'étaient pas intelligents au sens technocratique, a été moqué. Il est juste de lui rendre aujourd'hui hommage.


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Note du 6 février 2025 : billet totalement con. NN Taleb auteur avait raison sur l'antifragilité. NNTaleb homme en chair et en os a été pris d'une panique ridicule face au COVID.

Le masque et la thune.

La punition d'avoir consenti pendant des décennies à être dirigés par des cons se poursuit.


Les SMS du virus (2)

Je suis en vert et j'ai essayé de moins faire de fautes :

Les évêques de France égaux à eux-mêmes.


Le journaliste et le chien de garde.

J'adore le mantra du chien de garde : « Vous ne pouvez pas dire ça ». Et la technique habituelle de hachage, d'interruption, de ne pas laisser l'interlocuteur aller au bout de son propos.

Honneur à Rioufol ! Il a du courage.



Contre le confinement.



Je viens de faire quelque chose que je préfère éviter : des prévisions. En effet, dans ce touit, je compare implicitement les prévisions de mortalité du coronavirus et les prévisions de catastrophe économico-politique.

De plus, en pratique, je vois des images de gens qui se promènent nonchalamment en profitant du printemps. Le confinement consiste beaucoup en des congés payés par l'Etat. Je doute fortement de son efficacité.

Richelieu disait que le dirigeant (je n'ose écrire « l'homme d'Etat ») pèche par inaction, on ne faisant pas ce qu'il doit faire. Aujourd'hui, les péchers de nos politiciens s'appellent : manque de lits médicalisés, manque de médecins, manque de masques, manque de tests.

Maintenant, que toutes ces fautes ont été commises, est-il vraiment nécessaire de rajouter une crise économique au malheur public ?

A la fin, j'ai bien peur que les plus lucides (qui seront rares, la majorité préférera se voiler la face devant l'étendue de l'erreur collective) disent : « Tout ça pour ça ! ».

Eric Verhaeghe :

Pour la France, le coronavirus est un nouveau 10 mai 1940

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Ce qui s’effondre, on en connaît la teneur. En 1920, le monde sortait d’une guerre meurtrière, mais il ne s’est pas confiné à cause de la grippe espagnole, bien plus mortelle et virulente que le coronavirus. Aujourd’hui, endosser 500.000 morts de maladie [prévision alarmiste : 50 000 morts, ça serait déjà très surprenant. En tout cas, pour moi] en France est inimaginable. On troque 500.000 survies contre 65 millions de pauvres.

Car le pays ne se relèvera pas plus que ses voisins du coup de tabac qui déferle sur le monde industrialisé. On parle désormais d’une récession de 5%, de 10% peut-être. En réalité, l’Occident s’apprête à affronter une épreuve assez proche de ce que les Incas ont subi lorsque les Espagnols sont arrivés.

Qui tirera son parti de cette destruction ? La Chine ? La Russie ? Les deux peut-être. Ou bien personne.
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Et H16 (le titre suffit) :

Nos politiciens sont des criminels.

mercredi, mars 18, 2020

Révolution Nationale.


Enfin un évêque français qui y croit.




Son texte, notamment sur la perception faussée de la mort, est très juste.

Sorcellerie.

Le Raoult du jour (il est con, il n'entretient pas la psychose. C'est utile à tout un tas de gens, la psychose, merde. Il gâche le bizness).



Il renforce mon idée que ce n'est vraiment pas la peine saboter un pays pour si peu. Il corrobore (biais de confirmation !) mon estimation que le COVD-19 se verra fort peu, voire pas du tout, sur les statistiques de mortalité fin 2020.

Bien sûr, on n'admettra jamais qu'on aura fait tout ce cirque pour rien. On nous dira : « Si la mortalité est si basse, c'est parce qu'on a agi de manière décisive ». Argument de bon sens mais j'ai comme un doute.

L'épidémie, la peur de la mort et la démocratie.

Je partage cet avis d'Eric Verhaghe :

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Le manque de discipline dans le respect des consignes fait réagir vivement. L’exode des Parisiens exaspère les provinciaux qui craignent d’être contaminés. Le gouvernement est suspect de manquer d’autorité.

Et toujours cette peur de mourir. Alors qu’en 1920, le pays qui sortait de la guerre avait encaissé des centaines de milliers de morts du fait de la grippe espagnole, cent ans plus tard, il ne veut pas endosser 500.000 morts du coronavirus. Alors on bloque tout, et on paralyse le pays. On le paiera par 65 millions de pauvres pendant au moins une décennie, qui seront prêts à toutes les aventures autoritaires.

En réalité, dans les deux ou trois semaines, le Président recourra à l’article 16 de la Constitution et suspendra les libertés. On est déjà supposé indiquer pour quel motif on marche dans les rues aujourd’hui, si l’on rompt le confinement, même pour faire cinquante mètres. Personne n’a réagi à cette annonce : tout concourt à défendre l’ordre.

C’est une phase régressive. Je me souviens de l’essai de Jean-François Revel : comment les démocraties finissent, qui m’avait éveillé à la politique. Sa peur n’a jamais été aussi proche de se réaliser.
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Je pense que cette évaluation de 500 00 morts est très excessive. 20 000 me semble un maximum (au début, je disais 2 000/4 000). N'oubliez pas que, si nous sommes sur la pente ascendante de l'épidémie, d'un autre coté, le savoir des remèdes et des méthodes s'accumule (savoir, que du fait de l'imprévoyance du gouvernement, nous aurons bien du mal à exploiter, il est vrai. Il faudra demander aux politiciens pourquoi nous avons 200 fois plus de morts que la Corée, de taille comparable).

Toujours est-il que, lorsque je songe à nos ancêtres et à ce qu'ils ont enduré avec courage et détermination, j'ai honte de mes contemporains qui perdent leurs nerfs pour quelques dizaines de milliers de morts potentiels.

Il se peut que je sois touché par le virus, moi-même ou dans mes affections. Et alors ? C'est la vie. Je persiste à considérer que ce n'est pas une raison suffisante pour mettre notre pays à genoux.






mardi, mars 17, 2020

Un pays occidental et un pays du tiers-monde.

Pays occidental :






Pays du tiers-monde :






Si vous n’avez pas suivi l’actualité, il fait allusion à la déclaration fracassante d’Agnès Buzin disant que, dès le 11 janvier, elle savait que l’épidémie serait très dure (ça concorde avec ce que disent les journaux allemands sur Merkel).

Et notre gouvernement de branques a envoyé 17 tonnes de matériels de protection en Chine le 27 février. Toujours la préférence étrangère : les autres avant les nôtres.

Je suis estomaqué par l’autisme et le manque de pragmatisme du gouvernement Macron et de son fameux «  conseil scientifique ». Nous avons la chance d’être tard venus dans l’épidémie et de pouvoir comparer ce qui marche et ce qui ne marche chez ceux qui l’ont eu tôt et de nous inspirer des bonnes idées.

Hé bien non ! Vous comprenez, tous ces jaunes, ils ne sont pas énarques, ils ne sont pas intelligents comme nous. La Corée a proposé de nous fournir ses tests en surplus, nous n’avons pas donné suite.

On rappellera que le gros argument pour voter Macron plutôt que Le Pen était que ça serait pire avec Le Pen. Il faut de plus en plus d’imagination pour soutenir ce raisonnement. Le Pen est peut-être une gourde mais elle eu le bon sens de proposer très tôt la fermeture des frontières.


Pour comprendre :

Intellectuel : fait des prouesses avec les concepts et avec les mots.

Intelligent : comprend et utilise les réalités, visibles et cachées.

Non seulement, un intellectuel n’est pas forcément intelligent, mais, dans la plupart des cas, il y a antinomie.

Nos politiciens sont des intellectuels pas intelligents.