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vendredi, septembre 09, 2016

La souveraineté est l'identité en action

Élève Zemmour, pas d'identité sans souveraineté

N'ayant pas lu le dernier livre d'Eric Zemmour, je ne peux dire si cette critique est juste. En revanche, l'idée liant souveraineté et identité est fondamentale. La souveraineté, c'est l'identité en action. La souveraineté est l'expression politique de l'identité nationale.

Une entité nationale ne peut agir souverainement que si elle a un être collectif, une identité. Réciproquement, une identité nationale ne peut être préservée et entretenue que par la souveraineté.

C'est pourquoi les politiciens qui nous parlent à longueur de journées d'identité tout en abandonnant des pans entiers de souveraineté nous paraissent se foutre de notre gueule.

Un politicien qui ferait une campagne entière sur l'identité nationale mais réintégrerait la France sous le commandement de l'OTAN et signerait un traité européiste à Lisbonne se paierait notre fiole. Heureusement, cela n'arrive jamais.

Il ne faut pas écouter ce que les politiciens disent, les mots ne coûtent pas cher. Il faut regarder ce qu'ils font. Et il faut juger tout ce qu'ils font avec une métrique simple : est-ce que cela renforce la souveraineté et l'indépendance de la France ?

En raisonnant ainsi, il est facile d'expliquer le sentiment des Français que leurs dirigeants sont des minables, des moins-que-rien, et, pour les plus lucides, des traîtres.



mardi, novembre 19, 2013

La curieuse place des juifs dans la politique française


La sagesse devrait m'inspirer de ne pas parler des juifs sur mon blog, car ce sujet donne souvent lieu à des insultes aussi cinglantes que contradictoires, d'antisémite nauséabond à philosémite naïf (et nauséabond aussi).

Essayons tout de même.

Je viens d'un milieu et d'un endroit où les juifs n'étaient pas un sujet : ni antisémites, ni philosémites, complètement indifférents. Les juifs n'auraient jamais existé que cela n'aurait pas changer un cheveu sur ma tête ou un brin d'herbe dans le jardin. Je ne pense pas qu'en Beauce il y ait jamais eu beaucoup de juifs.

Jusqu'à l'âge de vingt ans, je n'avais jamais croisé un juif (ou eu conscience d'en croiser un) à part en vacances en Israël. Il a fallu que je «monte» à Paris pour m'apercevoir que je croisais des juifs et qu'il y avait une communauté juive. Et on ne peut pas dire qu'ils ont occupé une grande place dans ma réflexion.

Tout ça pour signifier que le sujet me laisse plutôt indifférent et que je ne suis pas victime des emportements qu'il provoque généralement. Le philosémitisme ne me gêne pas, l'antisémitisme non plus. J'ai conscience, en écrivant cela, de choquer certains : on devrait tenir l'antisémitisme pour l'abomination de la désolation et c'est tout juste si ma placidité ne pousse pas les petits enfants de Schindler dans le four crématoire.

Mais non, l'antisémitisme et l'anti-antisémitisme ont depuis longtemps été instrumentalisés et il ne faut pas me la faire. Globalement, je m'en fous. Et si cela vous dérange, adressez aux gens qui ont fait perdre à ces mots toute valeur à force de les utiliser pour tout et n'importe quoi.

Je trouve le véritable antisémitisme dégueulasse et idiot mais il est rare (sauf dans certaines banlieues - joies et délices de la «diversité»).

Ce préambule longuet étant fait, en quoi trouvé-je que la place des juifs dans la politique française est curieuse ?

Il y a le soupçon traditionnel de double allégeance. M. Fabius est-il intransigeant avec l'Iran parce que c'est une bonne politique pour la France ou parce que c'est une bonne politique pour Israël ? Rien de nouveau sous le soleil. Mais la question se pose pour d'autres Français, qui eux aussi ont une double allégeance, sénégalaise ou marocaine ou corrézienne, par exemple. Ce soupçon est inévitable, sauf à croire que les hommes sont monolithiques, ce qui est évidemment ridicule.

Ce n'est pas à cela que je pensais, c'est à la question de l'identité française. On retrouve des juifs en pointe : Zemmour, Finkielkraut. Ce dernier fit remarquer à Elkabbach, lors d'un débat sur la question, qu'il n'y avait pas un seul Français de souche autour de la table et que cela provoquait chez lui un malaise, que je comprends aisément. Comme si les seuls habilités à parler de l'identité française devaient être un peu étrangers, comme si les Français de France étaient frappés d'interdiction sur ce sujet, comme si tout le monde pouvaient parler de leur identité sauf eux.

Les Tibétains ont le droit de défendre  l'identité tibétaine, c'est génial, les Dogons ont le droit de défendre l'identité dogonne, c'est merveilleux, mais des Français défendre l'identité française ? Ca pue, c'est horrible. Alors des juifs s'y collent ; eux qu'on ne peut soupçonner d'être franchouillards (pourquoi, d'ailleurs ? Ne sont-ils pas des Français comme les autres ? - ah, les contradictions de l'inconscient de la bien-pensance), ils ont le droit.

mardi, mars 12, 2013

Les Français ont-ils le gouvernement qu'ils méritent ?

J'entends souvent : «Le gouvernement est nul mais les Français ont le gouvernement qu'ils méritent».

Est-ce si sûr ?

Entre ce que pense chacun des 51 millions de Français âgés de plus de dix-huit ans, qu'on peut supposer légitimement avoir un avis politique (même si cet avis est un désintérêt total. Il n'y a par exemple que 43 millions d'inscrits sur les listes électorales) et le gouvernement, au sens large, il y a ce qu'on appelle les institutions.

Les institutions remplissent-elles leur rôle et, d'ailleurs, quel est-il ?

Par exemple, si l'on assigne aux institutions le rôle d'établir une démocratie représentative, c'est un échec de plus en plus patent : les Français disent de bien des manières (pas seulement par les sondages) qu'ils ne sentent pas représentés par leurs prétendus représentants.


Autre exemple, on sait que le mode de scrutin joue un grand rôle : on a montré qu'à répartition d'opinions identiques, on peut faire basculer le résultat de l'élection à droite ou à gauche suivant le mode de scrutin (proportionnelle, uninominal à un tour, à deux tours, etc.).


Aussi, avant de décréter «les Français ont le gouvernement qu'ils méritent», faudrait-il examiner les insitutions.

Et nous en venons à une question plus profonde : «les Français ont-ils les institutions qu'ils méritent ?»

Question qui  me semble plus intéressante.

Je vois déjà certains me faire une objection : que signifie «mériter un gouvernement, ou des institutions» ?

Je tiens que les institutions peuvent résulter en des politiques ou des décisions plus ou moins habiles, plus ou moins intelligentes. Et que, d'une manière à définir -c'est le sujet de ce billet-, les conséquences des bonnes ou des mauvaises politique sont méritées par le pays et ses habitants.

Il y a un cas classique bien connu : la guerre. Les historiens et les analystes adoptent en général la citation de je-ne-sais-plus-qui : la guerre est l'épreuve ultime des institutions.

Est-ce à dire que les institutions de la IIIéme République étaient meilleures que celles du Reich wilhemien ?

Je vous laisse sur ces réflexions.

jeudi, décembre 16, 2010

La tête d'Henri IV est retrouvée et authentifiée

La tête d'Henri IV est retrouvée et authentifiée

C'est une bonne nouvelle dans l'ordre symbolique. Récemment, Diane de Poitiers a été remise à la place qui lui revient, à l'issue d'une cérémonie émouvante.

On ne réparera jamais les dégâts épouvantables de la révolution, cette déchirure sanglante de notre histoire. Mais un peu de baume est bienvenu. A l'heure où les Français de France ont tant besoin de se retrouver, cela ne peut pas faire de mal.

Nota : vous remarquerez que la plupart des commentaires des lecteurs du Figaro sont affligeants de bêtise, c'est pire sur l'imMonde. Mais quoi ? On sait depuis longtemps que les cons sont les plus nombreux. Simplement, dans l'ancien monde, ils avaient la décence de fermer leur gueule face à ce qui les dépassait.

jeudi, septembre 30, 2010

Remettre en cause le droit du sol : un courage impossible ?

La fausse droite a encore tortillé du cul au moment de remettre en cause le droit du sol.

Pourtant, la cause de la réforme du droit à la nationalité devient chaque jour plus nette et plus évidente. Il n'est vraiment pas compliqué de comprendre, avec Montesquieu, que ce n'est pas parce qu'une vache est née dans une écurie qu'on l'appelle cheval ou, avec Malika Sorel, que le droit du sol est une formidable machine à coloniser.

Serait-on infecté, comme nos politiciens le sont probablement, d'abstraction droit-de-l'hommiste que la réalité frappante de 300 000 nouveaux immigrés tous les ans devrait ouvrir les yeux. Sont-ils si aveugles, si lâches et si bêtes ?

mercredi, avril 14, 2010

Xavier Raufer : non, la violence n'est pas due à la pauvreté

C'est comme une réponse à l'affaire Zemmour, où beaucoup lui reprochait de ne pas avoir précisé que si il y a plus de noirs et d'arabes trafiquants, c'est parce qu'ils sont pauvres.

Xavier Raufer : non, la violence n'est pas due à la pauvreté

L'idée socialiste que tout est social, donc au fond, que tout est de la faute de la société est une connerie, mais hélas très imprégnée.

On est effaré de cette démission étatique.

On notera que ce qui est raconté concorde exactement avec mon analyse : on préfère s'attaquer aux missions régulièrement, dont les coupes budgétaires atteignent tout le monde, donc personne, plutôt que de s'attaquer aux clientélismes.

On notera également qu'affleurent aussi la question de l'immigration et du mélangisme.

dimanche, mars 14, 2010

Identité française : la leçon capétienne

On nous a parlé d'identité nationale. Poser ainsi la question était malhonnête ( la malhonnêteté manipulatrice est le trait saillant de nos politiciens actuels) puisque la réponse était contenue dans la question : nationale = républicain = toujours plus d'État et plus d'invasion migratoire.

On est donc passé volontairement, cyniquement, à coté du sujet. Mais on peut y revenir sur ce blog. Il s'agit de l'identité française, débordant, bien évidemment, le cadre, plus étroit que jamais, de la politique.

L'identité française est bien sûr tout d'abord, et presque uniquement, historique : être français, c'est se reconnaître dans une histoire, des usages, des traditions, une culture et une langue, et dans tout ce que cela peut inspirer pour l'avenir.

«Se reconnaître» est un verbe réflexif et actif. A notre époque où le code de nationalité, compte-tenu des conditions d'intégration, est une folie furieuse, il est d'autant plus important de faire la différence entre les Français de papiers et les vrais Français.

Cette différence est certes subjective mais cependant très réelle : ceux qui essaient de bâillonner ce débat en arguant, par fétichisme juridique, qu'il n'y a que la loi, rien que la loi, viendront m'expliquer en quoi un crétin avec son maillot algérien gueulant «Nique la Frônce» est «aussi français» que moi.

Est français qui se reconnaît dans la France,n'est-ce pas une définition acceptable ?

Et que penser de ceux qui se revendiquent bretons, alsaciens du nord ou auvergnats du sud ?

C'est là qu'intervient la leçon capétienne.

Charles De Gaulle faisait remarquer que les capétiens n'ont jamais agrandi la France que par nécessité de défense. Cela surprend au premier abord : quel conquérant n'a pas argué des nécessités de défense pour justifier ses conquêtes ? On en jugerait presque la remarque gaullienne naïve.

Mais De Gaulle est le politicien, peut-être l'homme, du vingtième siècle qui a le plus intériorisé l'histoire de France. Il n'a pas donné par hasard ses célèbres conférences de Saint-Cyr sur l'histoire de l'armée française.

Effectivement, à réfléchir de plus près, cette analyse paraît éclairante. Si les bretons, les basques, les bourguignons ou les savoisiens n'étaient pas français, ils seraient autre chose, mais certainement pas indépendants.

Ceci explique sans doute que la France soit une des nations les plus anciennes et que les velléités de dissolution, poussées par la technocratie européenne, y soient moins fortes qu'ailleurs.

Mais sans doute le fanatisme jacobin a-t-il mené l'intégration trop loin. Après tout, nos rois s'accommodaient bien de tant de particularismes et parlaient de «nos peuples» sans souffrir de ce pluriel.

La France, à force de bureaucratie égalisatrice et d'abstraction, a perdu la souplesse de la vie.

Ces vingt dernières années, le vieux peuple français a été violenté et ébranlé comme jamais, non seulement, physiquement, à cause du grand remplacement, ce génocide par substitution migratoire, mais également spirituellement, par l'interdit qu'on a édicté de toute fierté d'être français, de toute revendication des origines quand on est français.

Cette violence finira mal. Je le répète, obsessionellement diront certains. Mais c'est que je connais notre histoire et que je redoute de revoir les violences du passé que nous préparent de manière de plus en plus inévitable les idéologues de l'homme nouveau sans racines, que ce soit les chantres de l'européisme ou ceux de l'immigrationnisme.

Mais, puisque que tout recommence toujours, ne nous lassons pas de guetter dans l'ombre la lueur de l'espérance.

jeudi, janvier 28, 2010

Identité nationale, burqa, même cinéma

Je vous ai dit que le débat sur l'identité nationale était une grosse ficelle pour éviter d'agir (1).

Je vous ai dit la même chose sur la burqa.

Mon analyse est amplement vérifiée sur la burqa : la commission parlementaire dit qu'il faudrait interdire la burqa mais que c'est compliqué, vous comprenez. Bref, qu'on ne fera rien. C'est lâche et mensonger : ce n'est pas la capacité de faire qui manque (des solutions juridiques, on en trouve toujours), c'est la volonté.

Nul doute que le débat sur l'identité nationale finira aussi en eau de boudin, pardon, en eau de kebab.

Pauvre France. Pauvres Français.

**************
(1) : les seules vraies questions sont celles qui ne sont justement pas posées : doit on arrêter l'immigration ? Doit expulser les immigrés ? Le débat tourne autour de «Voulez vous plus d'immigration ou beaucoup plus d'immigration ?» Aucun intérêt.

mercredi, janvier 06, 2010

Débat sur l'identité nationale : on s'en doutait que ça allait finir comme ça

Eric Besson à La Courneuve :

«la France n'est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c'est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n'y a pas de Français de souche, il n'y a qu'une France de métissage».

Ce n'est pas parce que le gouvernement est peuplé de gens qui renient notre pays qu'il faut en conclure qu'il n'existe plus.

dimanche, décembre 20, 2009

Ceux qui pieusement ...

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère,
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bienvenue,
Que le haut Panthéon élève dans la nue,
Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,
La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,
Cette couronne de colonnes
Que le soleil levant redore tous les jours !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,
En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,
Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;
Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,
La gloire, aube toujours nouvelle,
Fait luire leur mémoire et redore leurs noms !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
A ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !


Il me semblait qu'en ces temps de débat sur l'identité dite nationale (à mes yeux, il s'agit d'identité française), il m'a semblé opportun de rappeler que l'identité se forge aussi à travers des héros partagés.

Contrairement à ce que nous racontent les bien-pensants (y croient-ils vraiment ?), une carte d'identité ne suffit pas à faire un Français. Le jour où les sauvages de banlieue auront d'autres héros que des rappeurs américains et des footballeurs apatrides, nous en reparlerons.

En attendant, le poème que je cite est un d'un infâme réactionnaire.

lundi, décembre 14, 2009

La France ne se limite pas à la république, elle est bien plus galante

Un imbécile de ministre (Eric Besson ? Jean-Louis Borloo ?) a commis récemment dans le Figaro un article réduisant la France aux les «valeurs républicaines» (dont absolument personne ne sait ce qu'elles sont). La scie est tellement usuelle que je ne me suis même pas donné la peine de rechercher cet article.

J'attends toujours avec beaucoup d'impatience qu'on m'explique en quoi Jeanne d'Arc, Rabelais, Montaigne, Pascal, Mermoz ou d'Estienne d'Orves partageaient les valeurs républicaines et, sinon, en quoi ils étaient de mauvais Français.

Hélas, je crois que je n'aurais pas le plaisir de ce débat dont j'anticipe tant d'amusement.

Bien sûr, ce réductionnisme est à destination des crétins que produit notre système éducatif. N'importe qui un peu sensé en reste incrédule.

Par exemple, il est assez facile de différencier par leur esthétique des avions français, russes, anglais, américains, allemands, italiens. C'est dire la permanence du fait national que des domaines censément aussi froids et techniques en subissent l'influence.

Et j'ai volontairement pris un exemple en apparence très éloigné du sujet.

Je pourrais revenir plus près, pour plaire aux dames, en évoquant la galanterie.

Elle est aussi vieille que la France elle-même, l'ancienne France l'a élevée au rang d'un art reconnu spécifiquement français par le monde entier, la révolution, ayant senti l'ennemie, l'a combattue sans l'abattre et voici qu'elle est menacée par les élucubrations féministes des abrutis post-modernes et les effets de l'invasion migratoire, si enrichissante.

Au fond la galanterie n'est-elle pas une belle métaphore de la France ? Et il me plaît qu'en anglais «gallant» en soit venu à signifier courageux. Si la France meurt, peut-être est-elle déjà morte, elle n'aura pas si mal vécu, que ceux qui prétendent lui succéder fassent donc aussi bien.

vendredi, décembre 04, 2009

En France, a-t-on encore le droit de parler quand on n'est pas enfant ou petit-enfant d'immigré ?

Lors d'un débat à Bibliothèque Médicis, Alain Finkielkraut fait remarquer que tous les invités autour de la table à discourir d'identité nationale sont des enfants d'immigrés ! (Ca prouve tout de même que la France n'est pas si vacharde que certains le disent.)

Même Eric Zemmour et Alain Finkielkraut, avec qui je suis souvent d'accord, on ne peut pas dire qu'ils soient vraiment des Français de longue lignée.

Quant à Eric Besson et Nicolas Sarkozy, inutile de s'étendre.

Bref, pour pouvoir parler ouvertement et sans tabou d'identité française, faut-il ne pas être français d'ascendance ?

Si vous croyez que je fais d'une souris une montagne, apprenez que maintenant, dans les écoles «diverses», et même les autres, les «de souche» s'inventent des grands-parents irlandais ou italiens pour ne pas se faire tabasser ou, simplement, se faire bien voir de leurs condisciples. C'est à pleurer.

Ce simple constat dit bien la folie masochiste de notre pays.

Nota : bien qu'étant banalement, odieusement, (et je pousse le crime jusqu'à ne pas m'en repentir) d'ascendance blésoise et beauceronne, évidemment, je ne me tairai pas. Et je m'en fous complètement de ces crétins qui se glorifient de leurs origines lointaines, cela ne les rend ni meilleurs ni pires que moi.