lundi, mars 25, 2013

Halte au gouvernement des juges !

Décapitons la racaille judiciaire !

On a le droit de critiquer le juge Gentil


Quelques précisions :

> Je ne peux guère être accusé d'esprit partisan : je tiens en égal mépris Nicolas Sarkozy et Jérome Cahuzac. Pourtant, leurs deux mises en examen me révoltent.

> Je ne suis pas un fervent démocrate mais nous sommes dans le pire des systèmes : une oligarchie, mais qui fait semblant de jouer le jeu démocratique pour exiger le pouvoir absolu censé aller de pair avec la souveraineté populaire.

Je me sentirais beaucoup plus à l'aise dans un système de référendums fréquents, de mandats non renouvelables à indemnités plafonnées et de juges élus.

dimanche, mars 24, 2013

Quel avenir politique pour la «France bien élevée» ?

Gabrielle Cluzel, de Boulevard Voltaire, a baptisé, avec beaucoup d'à propos,  la «Manif pour tous» «la manif de la France bien élevée».

On comprend bien ce qu'elle veut dire : la France qui ne casse pas, qui ne fait pas grève, qui ne passe pas son temps à geindre et à quémander, dont les enfants sont couchés avant minuit et ne trafiquent pas de drogue, qui travaille et qui paye des impôts (dont une bonne partie fait vivre la France mal élevée).

Quel est l'avenir politique de cette France bien élevée ? C'est simple : il est nul.

Renverser les institutions ?

Impossible : elles sont solides, peut-être trop, elles sont conçues pour cela. Si Charles De Gaulle avait voulu aller jusqu'au terme de son mandat, il aurait pu. Personne n'envisage François Hollande démissionnant ou provoquant un référendum suicidaire. D'autre part, on imagine assez peu Jacques-Henri et Marie-Chantal organisant un coup d'Etat avec leurs cinq enfants et leur Scenic.

Bousculer les partis politiques ?

Excellente idée. Mais où trouver, dans la France bien élevée, tout l'esprit de vice, de tromperie et de mensonge nécessaire pour le cursus honorum moderne ?

Conquérir les médias ?

C'est sans doute la voie la plus intéressante, mais je n'en vois pas le moyen : les médias sont passionnés par les voyous, les gens sans histoire n'existent pas à leurs yeux.

Cet après-midi a eu lieu la deuxième «Manif pour tous». Les CRS ont lancé des grenades lacrymogènes sur une foule où il y avait quelques enfants. On imagine bien tout le parti qu'en aurait tiré une organisation de gauche, avec son exhibitionnisme, sa pulsion victimaire et geignarde, son pathos à deux balles. Là, rien.

C'est ce rapport de force politico-médiatique défavorable que sent très bien François Hollande.

Bref, la France bien élevée n'a aucun avenir politique dans le système actuel par le fait même qu'elle est bien élevée : dans la France d'aujourd'hui, il ne faut pas être bien élevé pour accéder au pouvoir.

C'est si vrai que la réaction de la France bien élevée est la fuite de sa jeunesse : je suis stupéfait du nombre de mes collègues, cadres moyens ou supérieurs, me disant qu'un, deux ou trois de leurs enfants ne comptent pas faire leur avenir en France.

Est-ce à dire que tout est perdu ?

Non, pas tout à fait : ce qui ne peut se faire dans le système pourrait se faire hors du système. Mais pour cela, il faudrait un meneur, qui apprenne à la France bien élevée à être (un peu) mal élevée, un homme providentiel et donc, faire confiance à la Providence. Il y faut la Foi.

Addendum :

Ce billet peut paraître, pessimiste. Il est réaliste.

Ne pas perdre espoir : jusqu'à maintenant, la France a toujours trouvé son homme providentiel. Cela étonnait d'ailleurs Churchill. Bien sûr, cela ne peut être Frigide Barjot : ce qu'elle a fait est digne d'admiration mais elle manque d'envergure politique.



vendredi, mars 22, 2013

Vers un effondrement collectif

Comme d'habitude, hélas, ce texte de Charles Gave néglige complètement la forme et l'orthographe, ce que je ne puis m'empêcher de ressentir comme un mépris du lecteur.

Dommage, car il est limpide :

Schumpeter et Tocqueville

Le deuxième texte est important à mes yeux, car il lie effondrement du langage et effondrement de la société (c'est une thèse de Philippe Muray si je me rappelle bien ? Un lecteur pourrait-il confirmer ?).

Malheureusement, ce texte sur la langue est écrit avec les pieds.

Babel


mercredi, mars 20, 2013

Deux dessins veulent mieux que ...

Deux graphiques très parlants :

Les trois premières barres représentent les missions régaliennes de l'Etat, les seules qui sont légitimes. On voit qu'elles sont négligées. En revanche, les autres barres, qui représentent le social-clientélisme, notamment les trois dernières, sont favorisées.


Quand les hommes politiques favorisent ce qu'il devrait négliger et négligent ce qu'ils devraient favoriser, il n'y a pas lieu de s'étonner que le pays aille mal.

Je ne peux que rappeler le point de vue gaullien : la défense est la mission fondamentale de l'Etat. La négliger, c'est remettre en cause l'existence même de l'Etat.

La perruque et le voile

La Cour de Cass est favorable, au nom de la liberté individuelle, à l'islamisation de la France. Certains s'en disent surpris et s'en désolent.

Moi, je suis surpris de cette surprise : n'ont ils pas compris dans quel monde nous vivons ?

Toutes les institutions sont pourries jusqu'à la moelle. Rien ne nous sauvera que nous-mêmes.

mardi, mars 19, 2013

Braquage à la chypriote


Braquage à la chypriote 1


Braquage à la chypriote 2

Les Experts 19 mars 2013




Quand les gouvernants abandonnent les principes au profit de la navigation à vue, c'est la porte ouverte à l'arbitraire et aux improvisations les plus funestes.

C'est flagrant avec la fiscalité française : depuis longtemps, nos gouvernants ont abandonné le principe que la propriété est sacrée (car garante de la liberté individuelle) et que l'on ne devait taxer qu'avec les mains tremblantes, on subit le grand n'importe quoi fiscal, l'imposition se faisant dans le plus complet arbitraire, à la tête (électorale) du client.

A Chypre, et dans bien d'autres pays de l'UE, si l'on avait gardé les principes, propriété sacrée et responsabilité individuelle, on aurait réglé depuis longtemps et de manière juste le problème des banques en difficulté, au lieu de sauver les banquiers avec l'argent des épargnants et des contribuables.

Cette solution équitable et qui respecte les principes a un nom : la faillite.

On nous fait peur avec l'épouvantail des «banques systémiques» mais c'est du pur bourrage de crâne du lobby bancaire à destination des politichiens.

En réalité, aucune théorie économique n'a jamais dit que les banques ne devaient pas faire faillite. La théorie et l'histoire nous apprennent que les banques ne doivent pas faire faillite dans le chaos, que la faillite doit être ordonnée. C'est très différent.

Mais cela n'a rien d'extraordinaire : qui a remarqué que 500 (oui, cinq cents) banques américaines avaient fait faillite depuis le début de la crise ?

Mises avait raison

Mises avait raison

Une solution simple à l'épineux problème des rythmes scolaires

Comme d'habitude, on essaie de soigner le symptôme pour ne pas avoir à s'attaquer à la maladie.

La maladie, c'est le centralisme bureaucratique. Décider des rythmes scolaires de Paris pour toute la France, là est la folie.

Donnez leur autonomie aux écoles, donnez un vrai pouvoir aux directeurs, laissez les recruter librement, décider des méthodes et des rythmes. D'autre part, laissez les parents mettre leurs enfants dans l'école de leur choix. Et vous créez un marché scolaire, qui résoudra naturellement et en souplesse, localement, les problèmes qui paraissent insolubles vus de Paris.

Mais, évidemment, c'est précisément ce que les socialauds veulent éviter. Ne comptez pas sur ceux qui vivent des problèmes et qui les chérissent pour les résoudre.

lundi, mars 18, 2013

L'opium des demi-intellectuels

En titrant son livre sur la folie gauchiste des intellectuels, L'opium des intellectuels, Raymond Aron faisait évidemment allusion à «la religion, opium du peuple» (1).

Un collègue normalien, maintenant retraité, m'expliquait son effarement de jeunesse devant les absurdes (et criminelles) théories maoïstes soutenues par ses condisciples de la rue d'Ulm dans les années 70.

Mais c'est l'étonnement devant les erreurs quasi-systématiques des intellectuels qui m'étonne.

Qu'est-ce qu'un intellectuel ? C'est quelqu'un qui est entré à l'école à six ans et n'a pas réussi à en sortir (du moins, dans sa tête). Pas étonnant que ces gens-là se trompent. On devrait plutôt se réjouir comme d'un miracle chaque fois qu'ils disent des choses presque sensées.

Sans être anti-intellectuel, je ne communie pas dans la révérence moderne aux intellectuels.

Le sommet de bêtise est évidemment atteint dès qu'ils abordent la politique et l'économie.

Ce sont, suivant le mot d'Alfred Sauvy, les sciences du sordide. Nous sommes aux antipodes du cerveau bien rangé du premier de la classe, et vous voudriez qu'il y comprenne quelque chose ? Allons, un peu de réalisme.

Revenons à notre sujet : l'homme est religieux et l'est de manière d'autant plus violente et pernicieuse qu'il vit dans l'illusion de s'être détaché de toute religion.

Aujourd'hui, les pseudo-religions sont le socialisme et l'écologisme. Elles ont leurs rites, leur vocabulaire, leurs tabous, leurs sacrilèges et leurs diables. Inutile de vous en faire l'inventaire, nous le vivons chaque jour et, pour les mécréants dans mon genre, c'est un sujet perpétuel d'ébaudissement (et de crainte d'être victime d'un procès en sorcellerie).

Ce sont des religions particulièrement adaptées aux demi-intellectuels qui pourrissent notre monde : simplistes, sentimentales, réclamant des pénitences à la portée du moindre pédaleur de Vélib sous la pluie froide d'hiver.

Mais ces religions séculières ont deux caractéristiques qui me mettent hors de moi :

> elles sont prétentieuses. Discuter avec un con qui tente de vous démontrer l'absconse théorie réchauffiste (qu'un quart d'heure de méditation suffit à démonter de fond en comble) donne une idée assez précise de l'enfer.

> elles sont coercitives. Les prosélytes des religions séculières me rappellent ces sales mioches qui veulent absolument forcer leurs petits camarades à jouer à leur jeu préféré. Généralement, cela se termine par une mandale bien méritée.

C'est pourquoi je pense qu'il est préférable d'avoir affaire à un vrai croyant, d'une vraie religion, bien établie depuis des siècles, c'est plus clair et plus franc. Au moins, lui, il ne se ment pas. Evidemment, si le vrai croyant est barbu et porte une ceinture d'explosifs (mais pour ne pas être franc, ça n'est pas franc !), cette dilection se discute.

***************
(1) : «Cherchant à expliquer l'attitude des intellectuels, impitoyables aux défaillances des démocraties, indulgents aux plus grands crimes, pourvu qu'ils soient commis au nom des bonnes doctrines, je rencontrai d'abord les mots sacrés : gauche, Révolution, prolétariat».

Le seul domaine de compétence des socialistes : la destruction nihiliste (et le népotisme)

Ce jour où l'argent disparut

Ceux qui ont lu Le Montage, de Volkoff, se rappellent sans doute que le héros subit son premier échec dans son oeuvre de manipulation de l'opinion quand une jeune femme, venue lui proposer de publier un ouvrage critique du communisme, refuse obstinément de remplacer "Lénine" par "Staline" (le stalinisme peut être présenté comme une regrettable dérive. En revanche, critiquer Lénine, c'est s'attaquer au fondement même du communisme).

Les deux obsessions économiques que devrait avoir le gouvernement

Le gouvernement devrait être obsédé, en économie, par deux choses et deux seulement :

1) Comment attirer le capital ?

2) Comment cultiver les talents ?

Si le gouvernement se consécrait exclusivement à ces deux missions, la France ferait l'étonnement du monde avant trois ans.

La première suppose une fiscalité allégée, la seconde suppose plus de liberté d'entreprendre et de faire fortune. Les deux passent une allégement radical de la part communiste de l'économie.

dimanche, mars 17, 2013

La droite française n'a pas d'idées

Les idées, c'est l'essentiel. Les hommes viennent après. Waterloo, morne plaine.

«L'Europe n'est plus démocratique»

Je suis d'accord avec Zemmour, l'Europe n'est plus démocratique, une parenthèse historique se referme.

Les contre-révolutionnaires se battaient sur le fait qu'il ne fallait pas demander l'avis du peuple. Idée grossière et vouée à l'échec.

La classe jacassante a trouvé l'oeuf de Colomb : il suffit, pour donner au peuple des satisfactions d'apparence, de lui demander son avis. Puis de n'en tenir aucun compte.


Marc de Scitivaux :économie et insécurité

Marc de Scitivaux à une thèse intéressante.

Lorsque l'URSS s'est écroulée, ceux qui étaient branchés sur l'Etat se sont retrouvés sur la paille, ceux qui étaient branchés sur l'économie mondiale (même si c'est par l'accointance avec le nouvel Etat) se sont fabuleusement enrichis, mais dans des voitures blindées avec des gardes du corps.

Il voit le même destin à la France. Les institutions sont trop fortes pour que le système soit renversé par la crise. En revanche, sous l'effet de ciseau de la baisse des dépenses de maintien de l'ordre et de la baisse des dépenses d'assistanat, l'insécurité va monter prodigieusement (nous n'avons encore rien vu).

Il y aura les protégés, dont la classe jacassante, qui auront les moyens de se payer la sécurité, et les tabassés volés.

samedi, mars 16, 2013

La France en retard sur la robotisation

La France ignore les robots, la Chine s'équipe

Je lis de plus en plus les événements économiques comme les symptômes d'un tournant majeur, que la France est en train de rater.

Tout n'est peut-être pas encore perdu, mais il commence à se faire tard.



Je suis d'accord avec les deux commentaires sous l'article, auxquels j'ai ajouté le mien :

D'accord dans l'ensemble, mais je pense que l'explication par les mentalités est insuffisante, voire trompeuse.

A ce manque de robots en France, il y a une explication économique toute simple : c'est une rupture technologique.

Or, quand on se sent fragile (les marges des sociétés françaises sont historiquement basses et rien n'indique que l'avenir s'éclaircisse), on n'investit pas dans les ruptures technologiques, on investit dans l'amélioration du connu. C'est moins risqué.

Libérez la croissance française en arrêtant d'assommer l'économie marchande d'impôts destinés à payer l'inefficacité étatique, soulagez le fardeau réglementaire, et vous les aurez, vos investissements dans la robotique.

Hollande : après la vache folle, le gouvernement fou

Le mot qui me vient de plus en plus souvent en tête, s'agissant du gouvernement, est «fou», que ce soit sur la Syrie, l'économie, les moeurs ou le fonctionnement des institutions.

Jusqu'à maintenant, je me disais que le gouvernement s'efforçait d'être rationnel sur le plan médiatique et électoraliste, seul domaine assez bas pour être à la portée de ce  rassemblement de nains.

Cependant, dans ce domaine aussi, ils oscillent entre le ridicule et le grotesque. Alors ?

Nous vivons une décadence. Mais, quand on a dit cela, on n'a pas dit grand-chose.

C'est pourquoi je m'interroge (Les Français ont-ils le gouvernement qu'ils méritent ? et Menacés par la connerie) sur les institutions, au sens large, c'est-à-dire sur ce qui transforme les pensées et opinions politiques (ou l'absence d'icelles) de chaque Français adulte en décisions politiques (ou en absence de décisions).

Philippe Nemo est clair : ils pensent que les institutions de la Vème République sont paralysantes et, donc, mortifères. Je suis moins radical, mais je pense qu'il faut au moins accuser la Vème République dénaturée par les réformes constitutionnelles idiotes (principe de précaution, quinquennat, parité, etc).


Hollande prépare-t-il la place aux libéraux ?

Certains libéraux croient que la politique socialiste de Hollande est tellement catastrophique qu'elle va remettre le libéralisme à la mode.

C'est une variante de la théorie du fond de la piscine. A ce titre, je n'y crois pas du tout.

Il faudrait que les Français identifient la politique de Hollande comme socialiste et que l'alternative au socialisme est le libéralisme. Très improbable.

Sur la politique économique de Hollande

Scitivaux

Sylvestre

Armer les rebelles syriens : une folie

La France n'a qu'un intérêt au Moyen-Orient : la stabilité.

Il n'y a donc aucune raison que la France intervienne dans la guerre civile syrienne. Et si, malgré tout, elle intervenait, cela serait plutôt en faveur du pouvoir en place.

Armer les rebelles syriens est une idée folle : ce sont des islamistes, donc fondamentalement, nos ennemis, et s'ils finissent par prendre le pouvoir en Syrie, il n'y aura aucune conséquence positive pour la France.

Sachant que les Français s'en foutent, on ne peut même pas invoquer l'argument sondagier.

De quel cerveau malade, brumeux et détaché des réalités les plus élémentaires, détaché, même, de l'instinct de conservation, a pu jaillir une idée aussi conne ?

Le fait qu'Alain Juppé, l'homme qui s'est toujours trompé sur tout, soit d'accord est un signe très inquiétant.

Addendum :

Article dans la même ligne : Chouet dans Le Point

vendredi, mars 15, 2013

La tentation de la facilité, les tournants manqués et le funeste destin

Chine :
Première puissance mondiale, et de très loin, avec des jonques beaucoup plus évoluées que les caravelles européennes, la Chine du début du XVème siècle aurait pu découvrir le Nouveau Monde. Mais l'empereur Ming décide la fermeture.

La Chine commence tout juste à s'en remettre (cinq siècles).

Italie :
 « Quelques mois d'hésitation et de division des Etats italiens de la fin du XVe siècle ont coûté à l'Italie la perte de son indépendance pendant trois siècles».

(Luigi Einaudi, président de la République italienne dans les années 1950)

Il n'est pas sûr que l'Italie en soit complètement remise (quatre siècles).

Espagne :
A la fin du XVIIème siècle, le poids de la bureaucratie et la résistance des nobles à toute réforme font rater à l'Espagne les tout débuts de la révolution industrielle.

Elle ne s'en est toujours pas remise (trois siècles).

Argentine :
En 1913, le revenu par habitant  de l'Argentine est égal à celui de la France et de l'Allemagne (!). Après les difficultés de l'entre deux-guerres, Juan Peron est élu en 1946 président, sur un programme socialiste, protectionniste et corporatiste. L'Argentine rate complètement les «Trente Glorieuses».

Elle ne s'en est toujours pas remise (soixante-dix ans).

France :
Après quarante ans de colonisation à rebours, d'assistanat à outrance, de corporatisme, de social-clientélisme, de démission européiste, la France est au bord de la banqueroute. Paralysé par les blocages du système qui l'a fait président et par ses propres insuffisances, François Hollande ne tente même pas de réformer le pays.

La France est en train de rater le tournant de la deuxième mondialisation, celle du savoir et de la créativité, après celle de la matière et de l'industrie.

S'en remettra-t-elle un jour ?

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Addendum : j'ai voulu ci-dessus rester bref et percutant. J'ajoute un mot d'explication.

La différence entre rater un tournant et prendre ponctuellement quelques mauvaises décisions, c'est que la ratage de tournant forme un tout cohérent qui nous engage tout entier dans une autre voie, qui est une impasse.

Aucun des ratages de tournant n'est arrivé comme un cheveu sur la soupe. Chaque fois, il venait de loin.

Surtout, l'histoire n'est pas linéaire, elle connait des moments d'immobilité et d'autres d'accélération. Prendre de mauvaises décisions en période d'accélération a des conséquences beaucoup plus fortes que les mauvaises décisions en période d'immobilité.

Et je pense que nous sommes en période d'accélération.

Je maintiens un petit espoir, car il faut garder la foi. Mais ma raison me dit que le tournant est déjà raté, que la France (plus largement, l'Europe) est partie pour plusieurs siècles de déclin et d'arriération. Ou pour la disparition en tant que civilisation majeure. Nous rejoindrons peut-être les cités grecques et Byzance.