Le réchauffisme (1) ne fait pas consensus et le débat n'est pas clos, il en est même très loin, contrairement aux affirmations des réchauffistes.
Cependant, il faut bien constater qu'un nombre important de scientifiques se disent réchauffistes.
Etant donné le caractère douteux du réchauffisme selon des critères scientifiques (2), cette affluence m'intrigue.
Tout d'abord, les scientifiques sont des hommes comme les autres. Ils ne sont pas moins (peut-être le sont-ils plus) sensibles que les autres aux séductions totalitaires et pseudo-religieuses du réchauffisme.
Mais, ça me chiffonnait, ça me paraissait insuffisant pour expliquer que cette population, qui devrait être moins touchée que d'autres par le millénarisme réchauffiste, le soit autant, voire plus.
Puis, j'ai lu l'explication de George Suffert du gauchisme des journalistes. Je me demande si les scientifiques ne seraient pas victimes du même effet de position sociale incertaine.
Depuis quelques décennies, la position sociale des scientifiques a régressé : perte de prestige, méfiance vis-à-vis de la science et de la technique.
Le réchauffisme ne serait-il pas un moyen pour eux, en se montrant soucieux du bien public, que dis-je, du bien de l'humanité, de la planète, de reconquérir une position sociale érodée, au prix d'un abandon de la rigueur scientifique ?
On pourrait alors mieux comprendre pourquoi les sceptiques du réchauffisme se recrutent dans les rangs de scientifiques qui n'ont plus rien à prouver, qui n'attendent plus de reconnaissance et se suffisent à eux-mêmes comme Burt Rutan ou Vincent Courtillot, ou même Claude Allègre.
Ce n'est qu'une hypothèse, je n'ai pas les éléments pour la mettre à l'épreuve. Peut-être que certains de vous, lecteurs, en avez ?
**************
(1) : j'appelle réchauffisme la doctrine qui consiste à croire l'ensemble des affirmations suivantes : la notion de climat global a un sens, ce climat global se réchauffe, ce réchauffement est catastrophique, il est du à l'homme par l'intermédiaire du gaz carbonique, il est possible et nécessaire d'y remédier.
(2) : ce caractère douteux fait l'objet de nombreux billets sur ce blog, sous la rubrique Réchauffisme et Agonie du réchauffisme.
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jeudi, décembre 31, 2009
dimanche, avril 25, 2010
Le mythe climatique (B. Rittaud)
Ce livre d'un mathématicien complète utilement L'homme est-il responsable du réchauffement climatique ?Dans son introduction, pour montrer que le consensus en sciences ne prouve rien («Tant de gens si éminents peuvent-ils se tromper ?» Sans hésiter, oui), Benoit Rittaud ressuscite un exemple que j'avais oublié. J'avais en tête l'asepsie, l'eugénisme, la dérive des continents.
Benoit Rittaud sort du placard les canaux martiens. L'exemple est très bien choisi : une théorie alléchante, des gens convaincus, un précurseur de Nicolas Hulot, Camille Flammarion, un précurseur d'Al Gore, Lowell.
Fidèle à sa spécialité d'origine, il prouve la fausseté de deux affirmations fortes des réchauffistes :
> Les affirmations du GIEC «Il y a X % de chances que ...» n'ont aucune valeur prédictive : elles résultent indirectement d'un vote des membres du GIEC, non d'une étude probabiliste. Elles montrent ce que les membres du GIEC pensent, pas la probabilité qu'il arrive telle ou telle chose.
> la thèse, très proche du stupide principe de précaution, «dans l'incertitude, réduisons tout de même nos émissions de CO2, ça ne peut pas faire de mal», repose sur une approche probabiliste biaisée. On suppose qu'on maitrise suffisamment les mécanismes climatiques d'un coté et les mécanisme politico-économiques de l'autre, pour savoir qu'une réduction des émissions de CO2 a plus d'avantages que d'inconvénients. Or, c'est justement ce que l'on ne sait pas.
De plus, c'est lâcher la proie pour l'ombre, car on sait que les coûts d'une réduction des émissions de CO2 sont exorbitants, alors que les gains sont tout à fait hypothétiques. Même dans une approche probabiliste, les réchauffistes sont aveugles ou malhonnêtes.
Evidemment, il en passe aussi par la capacité prédictive totalement inexistante des modèles climatiques informatiques. L'argument vous est connu.
Une partie très intéressante concerne les forces et les faiblesses de la notion de température globale, qui n'a rien de l'évidence qu'on nous présente.
Benoit Rittaud finit sur une note philosophique. Il remarque que les sciences dans l'enfance vivent en couple avec une pseudo-science : astronomie / astrologie, chimie / alchimie, physique / parapsychisme, algèbre / numérologie, médecine / «médecines parallèles» etc ...
La climatologie vit en couple avec la climatomancie, pseudo-science qui consiste à faire des prédictions basées sur le climat, c'est ainsi qu'on nous a prédit que le climat provoquerait des guerres, une augmentation du nombe de prostituées et de caries, de moustiques et de malaria.
C'est un signe de maturité d'une science de se détacher de sa pseudo-science soeur.
Pour l'instant, ce n'est pas le cas pour la climatologie. On a encore des raisons de douter que la climatologie soit une science. En effet, le célèbre critère de Popper, à savoir qu'une science doit être réfutable, n'est pas rempli par la climatologie.
L'exemple le plus flagrant de cette absence de réfutabilité réside dans les arguments glissants : on nous présente la courbe en crosse de hockey comme la preuve frappante du réchauffisme, celle-ci est invalidée, on nous explique alors que ce n'était qu'une preuve parmi d'autres et que le réchauffisme n'est pas remis en cause. Ensuite, on nous explique que les carottages de glace montrent que température et CO2 sont liés, malheureusement des études plus précises constatent que la température précède le C02, on nous explique alors qu'il faut chercher plus et qu'en attendant, le réchauffisme n'est pas invalidé. Puis, les fameux modèles numériques prédisent que la troposhère équatoriale se réchauffe, or on ne voit pas ce réchauffement, on nous explique donc que ce n'est qu'un détail et que le réchauffement n'est pas remis en cause. Et ainsi du reste.
A chaque fois qu'une preuve du réchauffement anthropique est invalidée, on nous explique qu'il s'agit d'un élément mineur et que la théorie globale n'est pas atteinte. Un tel comportement est la marque d'une foi, non d'une attitude scientifique.
En vérité, si le réchauffisme n'était que de la science, les réchauffistes auraient dit quelque chose comme «notre théorie déconne complètement, on va se remettre au travail».
Benoit Rittaud va encore plus loin : il pense que le réchauffisme est déjà à bout de course et se demande quelle pseudo-science va le remplacer.
Je pense qu'il va trop vite en besogne, mais on peut quand même jouer. La pseudo-science qui remplacera le réchauffisme aura les caractéristiques suivantes : elle fera peur, elle sera globale et elle proposera une solution à condition de faire des sacrifices. Des idées ?
Bref, un livre instructif assez facile à lire.
Ca sent le roussi pour le réchauffisme.
D'ailleurs, à part l'inénarrable trio infernal des journalistes réchauffistes Huet, Kempf, Foucart (1), qui sont cons à se taper la tête contre les murs, complété quelquefois de Jouzel et de Le Treut, proches de la malhonnêteté, tant leur parti-pris est flagrant, les réchauffistes montrent quand même quelques signes de flottement.
(1) : guère de doute qu'en 1950, ils auraient fait de bons staliniens : l'état d'esprit est identique.
dimanche, juin 07, 2009
Les scientifiques ont perdu le nord (S. Galam)
Serge Galam a publié un article dans le Monde du 7 février 2007 expliquant que l'origine humaine du réchauffement climatique n'était nullement prouvée, ce que mes fidèles lecteurs savent bien (1).
Dans cet article, il a commis une erreur factuelle, impardonnable pour un sujet si sensible, en écrivant que Galilée avait été condamné pour avoir dit que la terre était ronde.
Ses critiques, totalement hystériques, se sont naturellement accrochés à cette faute pour mettre en cause la crédibilité de l'ensemble de l'article. C'est de bonne guerre mais ce n'est pas scientifique : un argument faux dans un raisonnement n'implique nullement que tous les autres arguments soient faux.
Serge Galam a été très impressionné par le coté furibard, colérique, c'est-à-dire, irrationnel et anti-scientifique de ces critiques. On sent bien que si ses opposants avaient eu un bidon d'essence et un briquet, ils l'auraient bien brulé, malgré le bilan carbone (2) négatif de l'opération.
Serge Galam est tenant de la thèse qui est également la mienne : le réchauffisme est de nature religieuse, c’est le mythe réchauffé (!!!) de la Nature bonne mais colérique, perturbée par l’homme industrieux, à laquelle il faut faire des sacrifices pour l’apaiser.
Il a inventé la socio-physique. Il tente d'appliquer des équations de la physique de la matière, notamment les changements de phase, à la sociologie, en particulier électorale. Cela peut paraître bien fumeux, mais comme c'est fait avec honnêteté (vertu rare dans le monde d'escrocs intellectuels qu'est la sociologie en France), ça donne quelques résultats intéressants, par exemple un article de 1997 expliquant la possibilité de Le Pen au deuxième tour d'une présidentielle, ou encore un mécanisme de contrôle de l'opinion par des groupes minoritaires (3).
Un modèle très simplifié permet de comprendre.
Imaginons des cellules de discussion de 4 personnes et un choix binaire, par exemple pour ou contre une réforme. Si il y a une majorité dans la cellule pour une opinion, on considère que toute la cellule prend cette opinion après discussion. Là on ça devient intéressant, c'est quand il y a égalité dans une cellule. On considère alors que ce sont les préjugés qui emportent l'adhésion, par exemple, dans le cas d'une réforme «Dans le doute, abstiens toi». Autrement dit, dans le cas d'une réforme, les préjugés font qu'une cellule équilibrée devient opposante par prudence. Serge Galam explique par ce petit modèle qu'il faut 77 % d'individus pour une réforme pour qu'il y ait 50 % des cellules pour.
Avec son modèle de cellules de discussion, Galam explique également très bien que la rumeur que l'attentat du Pentagone était un montage a convaincu en France et pas en Grande-Bretagne. Il suffit de faire l'hypothèse que les cellules indécises françaises basculent du coté du sentiment sous-jacent d'anti-américanisme, beaucoup moins fort outre-Manche, où les cellules indécises basculent du coté de la thèse la plus vraisemblable. C'est ainsi qu'au bout de plusieurs cycles de discussion, on peut se retrouver avec 60 % en faveur d'une thèse d'un coté de la Manche et 10 % de l'autre.
Bien entendu, la propagation du réchauffisme s'explique aussi très bien avec ce modèle : dans les cellules incertaines, la thèse de la culpabilité de l'homme l'emporte parce qu'elle est beaucoup plus confortable (si l'homme y est pour quelque chose, il peut agir contre. Si l'homme n'y est pour rien, il ne peut que subir).
Pour revenir à nos moutons (tondus, c'est plus frais en ces temps de forte chaleur), Serge Galam met en avant le principal problème du réchauffisme.
Si les réchauffistes n'étaient qu'une bande de zozos crédules se contentant de se livrer à des extravagances dans leur coin, tout irait bien. Le problème est qu'ils tentent d'imposer au monde des décisions dont les conséquences néfastes sont bien connues et certaines (4) pour des bénéfices inconnus et incertains, mais dans lesquels ils croient, eux les réchauffistes, dur comme fer.
Si le réchauffement climatique est d'origine naturel, les efforts des réchauffistes n'auront servi qu'à diminuer notre confort (5) et à tuer des pauvres.
On comprend bien que Serge Galam en soit alarmé, il n'est pas le seul. Bjorn Lomborg partage les mêmes soucis. Le cas de ce dernier est fort intéressant : c'est un écolo qui a changé d'avis (6). Il est d'ailleurs traité par les écolos avec toute la haine qui convient à un apostat, ce qui marque une fois de plus qu'on n'est pas dans le rationnel mais dans le religieux.
Comme je l'ai déjà écrit souvent ici, le réchauffisme ne m'intéresse plus en tant que science. A mes yeux, comme dirait ce bon Al Gore, « The science is settled » : le débat est clos, mais pas dans le sens gorien. On ne sait presque rien sur les causes de la modification du climat et, à moins d'une découverte majeure toujours possible, on ne saura rien avant longtemps, les outils conceptuels manquant. Dans le peu qu'on sait, il est quasiment certain que le taux de CO2 n'est pas pour grand'chose dans l'évolution du climat (il serait plutôt une conséquence) et que le facteur le plus important est lié, d'une manière ou d'une autre, aux cycles solaires.
Si le réchauffisme se dissout en tant que problème scientifique, il devient un problème socio-politique passionnant : pourquoi tant de gens ont envie de croire à toute force que l'homme a une influence néfaste sur le climat et qu'il doit absolument y remédier (7) bien que ces affirmations soient infondées ?
Serge Galam tente de répondre à cette question avec sa socio-physique.
Si le consensus réchauffiste est une preuve en soi, notre débat devient inutile.
Or, à l'argument du consensus, deux réponses : un, la science n'est pas une affaire démocratique décidée à la majorité. Deux, tout le monde (ou presque) peut-il se tromper ? Oui, sans hésitation. Les phénomènes de conviction collective de choses totalement erronées sont bien connues. Que l'on songe par exemple à l'eugénisme (dont on s'est empressé d'oublier qu'il « faisait consensus » au début du XXème siècle).
Le réchauffisme est donc, suivant l'expression de Christian Gérondeau, le plus grand mythe planétaire depuis qu'on ne croit plus que le soleil tourne autour de la terre.
(1) : le site Pensée Unique a une rubrique très amusante, les bonnets d'âne du réchauffement climatique. On y voit des pseudo-scientifiques réchauffistes farfelus (dont l'inénarrable Jean-louis Etienne, scientifique comme je suis évêque), sponsorisés par des grosses boites comme Total, risquer leur vie à mesurer l'épaisseur de glace en Arctique en montgolfière, à pied et en traineau, tandis que l'institut allemand Wegener, sérieux lui, fait ça en toute sécurité, mieux et sur une étendue cent fois plus vaste, à partir d'un avion (un BT-66, c'est-à-dire sa majesté le DC3 turbinisé). Cette comparaison des méthodes permet de percevoir à quel point le réchauffisme est du folklore et non de la science.
(2) : vaste escroquerie d'ailleurs, que cette notion de bilan carbone. Mais si les gogos achètent, pourquoi s'abstenir de leur vendre ?
(3) : il ne l'a pas appliqué à la question du mariage et de l'adoption homosexuels, pourtant ça tombe en plein dedans.
(4) : la diminution de consommation d'énergie demandée par les réchauffistes se traduirait immanquablement dans les pays pauvres par une sur-mortalité (proverbe chinois : « quand les riches jeûnent, les pauvres meurent », on ne peut exprimer de manière plus concise le drame du réchauffisme)
(5) : il est plus confortable d'aller au travail en voiture qu'à vélo. Etonnant, non ?
(6) : son livre, L'environnementaliste sceptique, est un coup terrible porté à l'écologisme militant bête et méchant. Heureusement, ces gens-là, comme tous les vrais croyants, ne lisent que les ouvrages approuvés et conseillés par leur clergé.
(7) : vous noterez que même ce fondement du réchauffisme manque de rigueur. L'homme pourrait avoir une influence néfaste sur le climat sans pour en autant qu'il découle qu'il doive faire quelque chose contre. Tout simplement parce qu'il se pourrait que l'action soit pire que l'inaction, ou impossible, ou inconnue.
Dans cet article, il a commis une erreur factuelle, impardonnable pour un sujet si sensible, en écrivant que Galilée avait été condamné pour avoir dit que la terre était ronde.
Ses critiques, totalement hystériques, se sont naturellement accrochés à cette faute pour mettre en cause la crédibilité de l'ensemble de l'article. C'est de bonne guerre mais ce n'est pas scientifique : un argument faux dans un raisonnement n'implique nullement que tous les autres arguments soient faux.
Serge Galam a été très impressionné par le coté furibard, colérique, c'est-à-dire, irrationnel et anti-scientifique de ces critiques. On sent bien que si ses opposants avaient eu un bidon d'essence et un briquet, ils l'auraient bien brulé, malgré le bilan carbone (2) négatif de l'opération.
Serge Galam est tenant de la thèse qui est également la mienne : le réchauffisme est de nature religieuse, c’est le mythe réchauffé (!!!) de la Nature bonne mais colérique, perturbée par l’homme industrieux, à laquelle il faut faire des sacrifices pour l’apaiser.
Il a inventé la socio-physique. Il tente d'appliquer des équations de la physique de la matière, notamment les changements de phase, à la sociologie, en particulier électorale. Cela peut paraître bien fumeux, mais comme c'est fait avec honnêteté (vertu rare dans le monde d'escrocs intellectuels qu'est la sociologie en France), ça donne quelques résultats intéressants, par exemple un article de 1997 expliquant la possibilité de Le Pen au deuxième tour d'une présidentielle, ou encore un mécanisme de contrôle de l'opinion par des groupes minoritaires (3).
Un modèle très simplifié permet de comprendre.
Imaginons des cellules de discussion de 4 personnes et un choix binaire, par exemple pour ou contre une réforme. Si il y a une majorité dans la cellule pour une opinion, on considère que toute la cellule prend cette opinion après discussion. Là on ça devient intéressant, c'est quand il y a égalité dans une cellule. On considère alors que ce sont les préjugés qui emportent l'adhésion, par exemple, dans le cas d'une réforme «Dans le doute, abstiens toi». Autrement dit, dans le cas d'une réforme, les préjugés font qu'une cellule équilibrée devient opposante par prudence. Serge Galam explique par ce petit modèle qu'il faut 77 % d'individus pour une réforme pour qu'il y ait 50 % des cellules pour.
Avec son modèle de cellules de discussion, Galam explique également très bien que la rumeur que l'attentat du Pentagone était un montage a convaincu en France et pas en Grande-Bretagne. Il suffit de faire l'hypothèse que les cellules indécises françaises basculent du coté du sentiment sous-jacent d'anti-américanisme, beaucoup moins fort outre-Manche, où les cellules indécises basculent du coté de la thèse la plus vraisemblable. C'est ainsi qu'au bout de plusieurs cycles de discussion, on peut se retrouver avec 60 % en faveur d'une thèse d'un coté de la Manche et 10 % de l'autre.
Bien entendu, la propagation du réchauffisme s'explique aussi très bien avec ce modèle : dans les cellules incertaines, la thèse de la culpabilité de l'homme l'emporte parce qu'elle est beaucoup plus confortable (si l'homme y est pour quelque chose, il peut agir contre. Si l'homme n'y est pour rien, il ne peut que subir).
Pour revenir à nos moutons (tondus, c'est plus frais en ces temps de forte chaleur), Serge Galam met en avant le principal problème du réchauffisme.
Si les réchauffistes n'étaient qu'une bande de zozos crédules se contentant de se livrer à des extravagances dans leur coin, tout irait bien. Le problème est qu'ils tentent d'imposer au monde des décisions dont les conséquences néfastes sont bien connues et certaines (4) pour des bénéfices inconnus et incertains, mais dans lesquels ils croient, eux les réchauffistes, dur comme fer.
Si le réchauffement climatique est d'origine naturel, les efforts des réchauffistes n'auront servi qu'à diminuer notre confort (5) et à tuer des pauvres.
On comprend bien que Serge Galam en soit alarmé, il n'est pas le seul. Bjorn Lomborg partage les mêmes soucis. Le cas de ce dernier est fort intéressant : c'est un écolo qui a changé d'avis (6). Il est d'ailleurs traité par les écolos avec toute la haine qui convient à un apostat, ce qui marque une fois de plus qu'on n'est pas dans le rationnel mais dans le religieux.
Comme je l'ai déjà écrit souvent ici, le réchauffisme ne m'intéresse plus en tant que science. A mes yeux, comme dirait ce bon Al Gore, « The science is settled » : le débat est clos, mais pas dans le sens gorien. On ne sait presque rien sur les causes de la modification du climat et, à moins d'une découverte majeure toujours possible, on ne saura rien avant longtemps, les outils conceptuels manquant. Dans le peu qu'on sait, il est quasiment certain que le taux de CO2 n'est pas pour grand'chose dans l'évolution du climat (il serait plutôt une conséquence) et que le facteur le plus important est lié, d'une manière ou d'une autre, aux cycles solaires.
Si le réchauffisme se dissout en tant que problème scientifique, il devient un problème socio-politique passionnant : pourquoi tant de gens ont envie de croire à toute force que l'homme a une influence néfaste sur le climat et qu'il doit absolument y remédier (7) bien que ces affirmations soient infondées ?
Serge Galam tente de répondre à cette question avec sa socio-physique.
Si le consensus réchauffiste est une preuve en soi, notre débat devient inutile.
Or, à l'argument du consensus, deux réponses : un, la science n'est pas une affaire démocratique décidée à la majorité. Deux, tout le monde (ou presque) peut-il se tromper ? Oui, sans hésitation. Les phénomènes de conviction collective de choses totalement erronées sont bien connues. Que l'on songe par exemple à l'eugénisme (dont on s'est empressé d'oublier qu'il « faisait consensus » au début du XXème siècle).
Le réchauffisme est donc, suivant l'expression de Christian Gérondeau, le plus grand mythe planétaire depuis qu'on ne croit plus que le soleil tourne autour de la terre.
(1) : le site Pensée Unique a une rubrique très amusante, les bonnets d'âne du réchauffement climatique. On y voit des pseudo-scientifiques réchauffistes farfelus (dont l'inénarrable Jean-louis Etienne, scientifique comme je suis évêque), sponsorisés par des grosses boites comme Total, risquer leur vie à mesurer l'épaisseur de glace en Arctique en montgolfière, à pied et en traineau, tandis que l'institut allemand Wegener, sérieux lui, fait ça en toute sécurité, mieux et sur une étendue cent fois plus vaste, à partir d'un avion (un BT-66, c'est-à-dire sa majesté le DC3 turbinisé). Cette comparaison des méthodes permet de percevoir à quel point le réchauffisme est du folklore et non de la science.
(2) : vaste escroquerie d'ailleurs, que cette notion de bilan carbone. Mais si les gogos achètent, pourquoi s'abstenir de leur vendre ?
(3) : il ne l'a pas appliqué à la question du mariage et de l'adoption homosexuels, pourtant ça tombe en plein dedans.
(4) : la diminution de consommation d'énergie demandée par les réchauffistes se traduirait immanquablement dans les pays pauvres par une sur-mortalité (proverbe chinois : « quand les riches jeûnent, les pauvres meurent », on ne peut exprimer de manière plus concise le drame du réchauffisme)
(5) : il est plus confortable d'aller au travail en voiture qu'à vélo. Etonnant, non ?
(6) : son livre, L'environnementaliste sceptique, est un coup terrible porté à l'écologisme militant bête et méchant. Heureusement, ces gens-là, comme tous les vrais croyants, ne lisent que les ouvrages approuvés et conseillés par leur clergé.
(7) : vous noterez que même ce fondement du réchauffisme manque de rigueur. L'homme pourrait avoir une influence néfaste sur le climat sans pour en autant qu'il découle qu'il doive faire quelque chose contre. Tout simplement parce qu'il se pourrait que l'action soit pire que l'inaction, ou impossible, ou inconnue.
lundi, août 31, 2009
Réchauffisme, le commencement de la fin ?
J'ai déjà plusieurs fois annoncé la fin du réchauffisme. Mais cette religion est fortement ancrée dans la têtes des bobs et autres endoctrinés. Elle résiste.
La victoire intellectuelle est déjà remportée : les réchauffistes, dès qu'on les titille d'un peu trop près, finissent par passer du «réchauffement climatique» au «changement climatique». Or, le climat change, a toujours changé et changera toujours. Autrement dit, ils avouent que leur thèse et un truisme sans intérêt.
Cependant, la victoire politique était toujours pendante : l'histoire du marxisme prouve qu'une théorie réfutée peut continuer à alimenter la politique longtemps après sa mort intellectuelle.
Une lueur d'espoir : le temps joue contre le réchauffisme. Plus le temps passe, plus les occasions de s'apercevoir de sa vacuité se multiplient. Les réchauffistes sont donc condamnés à hurler de plus en plus fort, à s'imposer de plus en plus brutalement, afin de créer une situation de fait accompli avant que le reflux commence et que la couillonnade devienne patente.
Les réchauffistes essaient de jouer la sempiternelle technique du cliquet : on est allé si loin, on a déjà tant sacrifié, qu'on ne peut plus faire machine arrière sans avouer qu'on s'est très lourdement trompé.
Le réchauffisme est comme une bicyclette : si il n'avance pas, il tombe.
Or, arrive à la fin de l'année le sommet de Copenhague. D'après Vincent Bénard et d'autres, l'échec est probable, les pays montants, l'Inde et la Chine, soutenant que cette histoire de réchauffisme est une blague de riches blancs pour les entraver.
Il se pourrait donc qu'on atteigne là le point où le vélo commence sa chute, faute de vitesse. Car si des mesures réchauffistes ne sont pas prises, Dieu sait quand elle se seront et, d'ici là, le réchauffisme sera passé de mode (ce que j'espère).
La discussion autour de la «taxe carbone» est dans le même piège. Sauf que nous, les impots, c'est notre spécialité, comme le camembert et les cuisses de grenouille, alors le type qui arrivera à faire rentrer un impôt dans sa boite une fois qu'il a été germé dans la tête d'un technocrate, il n'est pas encore né.
La victoire intellectuelle est déjà remportée : les réchauffistes, dès qu'on les titille d'un peu trop près, finissent par passer du «réchauffement climatique» au «changement climatique». Or, le climat change, a toujours changé et changera toujours. Autrement dit, ils avouent que leur thèse et un truisme sans intérêt.
Cependant, la victoire politique était toujours pendante : l'histoire du marxisme prouve qu'une théorie réfutée peut continuer à alimenter la politique longtemps après sa mort intellectuelle.
Une lueur d'espoir : le temps joue contre le réchauffisme. Plus le temps passe, plus les occasions de s'apercevoir de sa vacuité se multiplient. Les réchauffistes sont donc condamnés à hurler de plus en plus fort, à s'imposer de plus en plus brutalement, afin de créer une situation de fait accompli avant que le reflux commence et que la couillonnade devienne patente.
Les réchauffistes essaient de jouer la sempiternelle technique du cliquet : on est allé si loin, on a déjà tant sacrifié, qu'on ne peut plus faire machine arrière sans avouer qu'on s'est très lourdement trompé.
Le réchauffisme est comme une bicyclette : si il n'avance pas, il tombe.
Or, arrive à la fin de l'année le sommet de Copenhague. D'après Vincent Bénard et d'autres, l'échec est probable, les pays montants, l'Inde et la Chine, soutenant que cette histoire de réchauffisme est une blague de riches blancs pour les entraver.
Il se pourrait donc qu'on atteigne là le point où le vélo commence sa chute, faute de vitesse. Car si des mesures réchauffistes ne sont pas prises, Dieu sait quand elle se seront et, d'ici là, le réchauffisme sera passé de mode (ce que j'espère).
La discussion autour de la «taxe carbone» est dans le même piège. Sauf que nous, les impots, c'est notre spécialité, comme le camembert et les cuisses de grenouille, alors le type qui arrivera à faire rentrer un impôt dans sa boite une fois qu'il a été germé dans la tête d'un technocrate, il n'est pas encore né.
dimanche, novembre 29, 2015
Réchauffisme : la terrifiante puissance de la propagande
Le réchauffisme (c'est-à-dire la thèse disant qu'il y a un réchauffement climatique provoqué par l'homme, qu'il est néfaste et qu'on doit mettre en place une machinerie planétaire pour l'empêcher) est une idiotie. J'ai épuisé mon intérêt pour le sujet. J'ai cessé d'en écrire en 2010, considérant que je n'avais plus rien à en dire.
Ne revenons pas sur l'erreur fondamentale de croire que le climat pourrait ne pas changer. Depuis que la Terre existe, le climat change et l'homme s'y est toujours adapté sans recours à un gouvernement mondial pour la simple raison que la vie humaine est courte à l'échelle des changements climatiques et donc que l'homme a plusieurs générations pour s'adapter par des décisions individuelles de migration ou d'évolution de mode de vie.
J'ai beau être cynique et ne rien espérer de mes contemporains, il y a tout de même un truc qui m'étonne.
Les premières prévisions catastrophistes ont trente ans, elles se sont depuis accumulées. Toujours démenties par la réalité. Dans un monde idéal, le réchauffisme devrait être aujourd'hui une veille chose oubliée, éventuel objet de moqueries.
Hé bien, pas du tout. Au fond, cela m'intrigue. Je sais bien que le réchauffisme survit parce que des milliers de gens en tirent profit ( la COP21 en est une caricature). Mais tout de même ... J'aimerais bien avoir une explication. Tiens, pour une fois, les sociologues feraient un boulot utile.
Le réchauffisme a cependant un avantage politique majeur. Il nous incite à réduire notre consommation de pétrole, ce qui accélère le retour au cul des chameaux de mes amis des pétromonarchies. Quand on fait les bonnes choses pour de mauvaises raisons, ça ne finit pas forcément bien.
Ne revenons pas sur l'erreur fondamentale de croire que le climat pourrait ne pas changer. Depuis que la Terre existe, le climat change et l'homme s'y est toujours adapté sans recours à un gouvernement mondial pour la simple raison que la vie humaine est courte à l'échelle des changements climatiques et donc que l'homme a plusieurs générations pour s'adapter par des décisions individuelles de migration ou d'évolution de mode de vie.
J'ai beau être cynique et ne rien espérer de mes contemporains, il y a tout de même un truc qui m'étonne.
Les premières prévisions catastrophistes ont trente ans, elles se sont depuis accumulées. Toujours démenties par la réalité. Dans un monde idéal, le réchauffisme devrait être aujourd'hui une veille chose oubliée, éventuel objet de moqueries.
Hé bien, pas du tout. Au fond, cela m'intrigue. Je sais bien que le réchauffisme survit parce que des milliers de gens en tirent profit ( la COP21 en est une caricature). Mais tout de même ... J'aimerais bien avoir une explication. Tiens, pour une fois, les sociologues feraient un boulot utile.
Le réchauffisme a cependant un avantage politique majeur. Il nous incite à réduire notre consommation de pétrole, ce qui accélère le retour au cul des chameaux de mes amis des pétromonarchies. Quand on fait les bonnes choses pour de mauvaises raisons, ça ne finit pas forcément bien.
mercredi, décembre 13, 2017
Darwin et Darlose sont dans un bateau ...
Les nombreux commentaires à la suite de mon message précédent (Le règne du langage) m'ont fait penser au réchauffisme.
Je ne mets pas le darwinisme et le réchauffisme sur le même plan.
Le réchauffisme, c'est de la pure foutaise. Le darwinisme, c'est plus compliqué.
Mais on retrouve dans les deux cas, le caractère de vérité indiscutable associée à une théorie qui est discutable (voire, dans le cas réchauffiste, totalement idiote).
L'annihilation de toute contestation est terrifiante. Si vous êtes scientifique anti-réchauffiste, votre carrière est foutue, si vous n'êtes pas scientifique de carrière, on vous prendra pour un dingue.
Or, je ne retire pas ce que j'ai écrit il y a quelques années : intellectuellement, le réchauffisme est mort. Mais politiquement, il continue à vivre très bien. Ce n'est pas sans rappeler le destin du marxisme, contredit de manière définitive des décennies avant qu'il passe de mode.
Un bon site en français :
Climat Environnement Énergie. Le site des Climato-Réalistes
Depuis longtemps, j'espère une sociologie du réchauffisme. L'équivalent contemporain du Psychologie du socialisme de Gustave Le Bon. Je ne vois rien venir.
Je ne mets pas le darwinisme et le réchauffisme sur le même plan.
Le réchauffisme, c'est de la pure foutaise. Le darwinisme, c'est plus compliqué.
Mais on retrouve dans les deux cas, le caractère de vérité indiscutable associée à une théorie qui est discutable (voire, dans le cas réchauffiste, totalement idiote).
L'annihilation de toute contestation est terrifiante. Si vous êtes scientifique anti-réchauffiste, votre carrière est foutue, si vous n'êtes pas scientifique de carrière, on vous prendra pour un dingue.
Or, je ne retire pas ce que j'ai écrit il y a quelques années : intellectuellement, le réchauffisme est mort. Mais politiquement, il continue à vivre très bien. Ce n'est pas sans rappeler le destin du marxisme, contredit de manière définitive des décennies avant qu'il passe de mode.
Un bon site en français :
Climat Environnement Énergie. Le site des Climato-Réalistes
Depuis longtemps, j'espère une sociologie du réchauffisme. L'équivalent contemporain du Psychologie du socialisme de Gustave Le Bon. Je ne vois rien venir.
jeudi, novembre 13, 2008
Le réchauffisme et la démocratie
Hier, j'écrivais dans un commentaire que ça commençait à sentir le sapin pour le réchauffisme (1).
Je tombe sur un post de Vincent Bénard qui recense les récents revers démocratiques du réchauffisme :
Bulle du réchauffement - complément
Autre chose m'inquiète.
Si, comme je le pense et comme je l'espère, le réchauffisme finit par apparaitre aux yeux des opinions publiques pour ce qu'il est, c'est-à-dire une manipulation politique basée sur une perversion de la démarche scientifique, quelle sera la crédibilité de la science après que tant de scientifiques (2) auront sonné hystériquement le tocsin ?
(1) : j'appelle réchauffisme la position politique consistant à considérer :
> qu'il y a un réchauffement climatique global d'origine humaine.
> que ce réchauffement présente plus d'inconvénients que d'avantages.
> qu'il faut agir préventivement contre ce réchauffement.
La première proposition est la seule à caractère scientifique et, à ce jour, elle apparait scientifiquement mal fondée, voire franchement douteuse.
La deuxième est indémontrable du fait de son caractère globalisant et n'a aucune valeur.
La troisième est contraire à la logique la plus élémentaire : puisqu'on ignore les conséquences d'un éventuel réchauffement (c'est une imposture de prétendre que l'on sait), mieux vaut pallier les éventuels effets néfastes quand et où ils se produiront et garder les éventuels effets bénéfiques. Donc mieux vaut guérir que prévenir.
(2) : les bien informés savent que ces alarmistes sont loin de faire l'unanimité dans la communauté scientifique, mais, justement, la caractéristique des opinions publiques est d'être moins bien informées que les bien informés (vous me suivez ?).
Je tombe sur un post de Vincent Bénard qui recense les récents revers démocratiques du réchauffisme :
Bulle du réchauffement - complément
Autre chose m'inquiète.
Si, comme je le pense et comme je l'espère, le réchauffisme finit par apparaitre aux yeux des opinions publiques pour ce qu'il est, c'est-à-dire une manipulation politique basée sur une perversion de la démarche scientifique, quelle sera la crédibilité de la science après que tant de scientifiques (2) auront sonné hystériquement le tocsin ?
(1) : j'appelle réchauffisme la position politique consistant à considérer :
> qu'il y a un réchauffement climatique global d'origine humaine.
> que ce réchauffement présente plus d'inconvénients que d'avantages.
> qu'il faut agir préventivement contre ce réchauffement.
La première proposition est la seule à caractère scientifique et, à ce jour, elle apparait scientifiquement mal fondée, voire franchement douteuse.
La deuxième est indémontrable du fait de son caractère globalisant et n'a aucune valeur.
La troisième est contraire à la logique la plus élémentaire : puisqu'on ignore les conséquences d'un éventuel réchauffement (c'est une imposture de prétendre que l'on sait), mieux vaut pallier les éventuels effets néfastes quand et où ils se produiront et garder les éventuels effets bénéfiques. Donc mieux vaut guérir que prévenir.
(2) : les bien informés savent que ces alarmistes sont loin de faire l'unanimité dans la communauté scientifique, mais, justement, la caractéristique des opinions publiques est d'être moins bien informées que les bien informés (vous me suivez ?).
mercredi, septembre 19, 2012
Non, la calotte glaciaire arctique n'a pas subi "une fonte sans précédent"
Non, la calotte glaciaire arctique n'a pas subi "une fonte sans précédent". Pensée Unique démonte ce bobard propagé par les connards des canards franchouillards.
L'intéressant est la raison qu'il donne pour un tel bobard : sauver les budgets des labos climatiques de la NASA. Depuis le début, cette histoire de réchauffisme est très politique et bien peu scientifique.
J'en ai profité pour relire mes billets, qui commencent à dater, sur le réchauffisme et l'agonie du réchauffisme. Je n'ai pas grand'chose à ajouter.
Comme je le prévoyais, le réchauffisme meurt :
1) du temps qui passe sans que les prévisions catastrophistes trouvent le début d'un commencement de validation (certains prévoyaient Paris sous les eaux en 2007 ! Certes, Paris est bien noyé en 2012, mais sous les taxes et les impôts).
2) de la crise économique qui ramènent les gens à des préoccupations plus sérieuses que les fantasmes de scientifiques et de politiciens en mal de notoriété, d'argent et de pouvoir.
En revanche, la science ne semble pas souffrir d'un discrédit de cette agonie du réchauffisme : les gens ne se sentent pas trompés, ils ont juste cessé de s'intéresser à la question.
L'intéressant est la raison qu'il donne pour un tel bobard : sauver les budgets des labos climatiques de la NASA. Depuis le début, cette histoire de réchauffisme est très politique et bien peu scientifique.
J'en ai profité pour relire mes billets, qui commencent à dater, sur le réchauffisme et l'agonie du réchauffisme. Je n'ai pas grand'chose à ajouter.
Comme je le prévoyais, le réchauffisme meurt :
1) du temps qui passe sans que les prévisions catastrophistes trouvent le début d'un commencement de validation (certains prévoyaient Paris sous les eaux en 2007 ! Certes, Paris est bien noyé en 2012, mais sous les taxes et les impôts).
2) de la crise économique qui ramènent les gens à des préoccupations plus sérieuses que les fantasmes de scientifiques et de politiciens en mal de notoriété, d'argent et de pouvoir.
En revanche, la science ne semble pas souffrir d'un discrédit de cette agonie du réchauffisme : les gens ne se sentent pas trompés, ils ont juste cessé de s'intéresser à la question.
Libellés :
agonie du réchauffisme,
réchauffisme
mardi, juillet 08, 2008
Réchauffisme : superbe article de désinformation du journal Le Monde
Le Monde, encore plus que sur d'autres sujets, est en pointe de la désinformation concernant le réchauffisme.
Le bouquet est cet article :
Le scepticisme est-il un crime ?
Le propagandiste (on ne peut plus appeler cela un journaliste) commence par admettre qu'on puisse douter du réchauffisme (il est bien bon) mais pour aussitôt dire que tous ces doutes ont été réfutés.
La vérité est toute autre.
L'état actuel de la climatologie peut se résumer en une phrase : il est possible qu'il y ait un réchauffement global, si tel est le cas, les causes en sont inconnues, plusieurs hypothèses sont à l'étude.
Ces dernières années, les progrès de la climatologie ont été très faibles. Certains climatologues vont même jusqu'à dire que, du fait des perturbations politiques et médiatiques, ils ont été nuls.
Ce n'est pas bien sûr l'impression que rendent les medias, mais les medias ont-ils jamais rendu compte correctement d'un problème complexe, notamment scientifique ?
Si vous voulez une preuve que les doutes sont loin d'être levés sur le réchauffisme et qu'ils seraient plutôt en augmentation :
Rapport du NIPCC
Le bouquet est cet article :
Le scepticisme est-il un crime ?
Le propagandiste (on ne peut plus appeler cela un journaliste) commence par admettre qu'on puisse douter du réchauffisme (il est bien bon) mais pour aussitôt dire que tous ces doutes ont été réfutés.
La vérité est toute autre.
L'état actuel de la climatologie peut se résumer en une phrase : il est possible qu'il y ait un réchauffement global, si tel est le cas, les causes en sont inconnues, plusieurs hypothèses sont à l'étude.
Ces dernières années, les progrès de la climatologie ont été très faibles. Certains climatologues vont même jusqu'à dire que, du fait des perturbations politiques et médiatiques, ils ont été nuls.
Ce n'est pas bien sûr l'impression que rendent les medias, mais les medias ont-ils jamais rendu compte correctement d'un problème complexe, notamment scientifique ?
Si vous voulez une preuve que les doutes sont loin d'être levés sur le réchauffisme et qu'ils seraient plutôt en augmentation :
Rapport du NIPCC
dimanche, novembre 22, 2009
Réchauffisme agonisant : le Hadley Center piraté
Le Hadley Center a été piraté et il vient de reconnaître que les données piratées qui circulent sur internet sont authentiques.
Ceux qui connaissent le Hadley Center sont déjà par terre, tordus de rire.
Pour les autres, j'explique : le Hadley Center fait référence en matière de réchauffement climatique, mais il présente cette particularité de ne pas vouloir fournir aux chercheurs les données brutes (Vincent Courtillot s'en plaint). Il publie seulement des données filtrées.
Or, il apparaît dans les données piratées ce que beaucoup de sceptiques soupçonnaient : les filtres du Hadley Center sont très orientés vers le réchauffisme. On trouve même des mails demandant de détruire des données gênantes pour les réchauffistes.
Ca donne une idée du climat (c'est le cas de le dire) désastreux dans lequel se déroule le débat autour du réchauffisme qu'il faille recourir au piratage pour avoir accès aux données brutes. La rétention d'informations est contraire à tout esprit scientifique.
Claude Allègre a bien raison de dire que la climatologie est à peine une science.
Si l'on classait par critère de scientificité, de la pensée magique à la physique nucléaire, la climatologie serait plus proche du marabout Mamadou qui laisse des tracts dans ma boite aux lettres que d'Albert Einstein.
Ca sent tout de même le sapin pour le réchauffisme.
Ceux qui connaissent le Hadley Center sont déjà par terre, tordus de rire.
Pour les autres, j'explique : le Hadley Center fait référence en matière de réchauffement climatique, mais il présente cette particularité de ne pas vouloir fournir aux chercheurs les données brutes (Vincent Courtillot s'en plaint). Il publie seulement des données filtrées.
Or, il apparaît dans les données piratées ce que beaucoup de sceptiques soupçonnaient : les filtres du Hadley Center sont très orientés vers le réchauffisme. On trouve même des mails demandant de détruire des données gênantes pour les réchauffistes.
Ca donne une idée du climat (c'est le cas de le dire) désastreux dans lequel se déroule le débat autour du réchauffisme qu'il faille recourir au piratage pour avoir accès aux données brutes. La rétention d'informations est contraire à tout esprit scientifique.
Claude Allègre a bien raison de dire que la climatologie est à peine une science.
Si l'on classait par critère de scientificité, de la pensée magique à la physique nucléaire, la climatologie serait plus proche du marabout Mamadou qui laisse des tracts dans ma boite aux lettres que d'Albert Einstein.
Ca sent tout de même le sapin pour le réchauffisme.
Libellés :
agonie du réchauffisme
dimanche, décembre 23, 2007
Quelques nouvelles du réchauffisme : le parti-pris des medias français
Il y a dans Le Monde et Libération des articles au ton fort agressif pour dénoncer les erreurs d'un disciple de Claude Allègre, sceptique notoire de l'origine humaine d'un éventuel réchauffement climatique.Ce souci soudain de rigueur scientifique dans ces journaux dont ce n'est pas l'habitude ferait bondir d'enthousiasme mon petit cœur d'ingénieur si, malheureusement, il ne fallait y apporter deux bémols :
> l'étude en cause corrigée de ses erreurs reste une mise en cause du réchauffisme, ce que s'abstiennent de préciser nos journaux parangons de vertu scientifique.
> les thèses réchauffistes sont très lourdement entachées d'erreurs dont ne parlent jamais Libération et Le Monde, étrange hémiplégie de la rigueur scientifique de ces journaux auto-proclamés «de référence».
Si vous voulez avoir un grand succès dans les diners en ville, passer pour un fou et vous faire des ennemis (1), il vous suffit de dire que l'existence même de l'effet de serre, dont tout le monde fait le moteur de la future catastrophe climatique, n'est absolument pas prouvée, sans parler de son éventuelle contribution au réchauffement.
Pourtant, c'est la stricte réalité ! Il y a de très sérieuses raisons de penser que l'effet de serre n'existe pas.
Hé bien, vous savez quoi ? Ce que le Monde et Libération taisent, le Herald Tribune, pourtant lui aussi réchauffiste, l'écrit. Si ces journaux français sont au bord de la faillite, c'est peut-être qu'ils sont mauvais ?
Ceci étant dit, la tactique des réchauffistes est fort efficace : «Répétez suffisamment fort et souvent un mensonge ou un propos douteux, et il finira par passer pour une vérité.»
Comme je ne me fais guère d'illusions sur la capacité des masses à saisir les problèmes complexes, je pense que que le réchauffisme a encore de beaux jours devant lui (le marxisme a bien survécu un siècle à sa réfutation théorique).
(1) : car il faut dire la vérité : le réchauffisme est d'abord une religion, et rien ne suscite tant la haine que de ridiculiser sa religion devant un croyant.
vendredi, mars 14, 2008
Quelques discours de Michael Crichton
J'ai compilé ces textes disponibles sur le site de Michael Crichton pour mon usage personnel, afin de les imprimer et de les lire plus facilement.
Autant vous en faire part.
Discours de Crichton
Mon cœur de scientifique se réjouit que, à propos de la religion réchauffiste, Crichton fasse deux remarques :
> en science, le consensus ne signifie rien. Les grands scientifiques, de Galilée à Einstein, sont grands justement pour avoir brisé un consensus. En pseudo-science, on invoque le consensus quand le cas n'est pas défendable par des arguments scientifiques. Il ne vient à personne l'idée d'invoquer un consensus pour justifier la formule E=Mc² tout simplement parce qu'il y a des arguments scientifiques pour la défendre.
Si c'est un consensus, ce n'est pas de la science ; si c'est de la science, ce n'est pas un consensus.
> Depuis quand «sceptique» serait-il devenu une insulte en science ? De là à imaginer que ceux qui emploient «climat-sceptique» comme une insulte, par exemple adressée à Claude Allègre, ne connaissent pas grand'chose à la science ou ne s'en préoccupent pas ...
Le réchauffisme est très révélateur de nos contemporains, le fond de religiosité païenne (L'homme offense la généreuse mais colérique Mère Nature) et de crédulité («C'est vrai, puisque la télé le dit.»).
Le discours de Crichton sur l'environnementalisme comme religion ne surprendra pas mes lecteurs. 99 % des écolos (proportion pifométrée !) ne sont pas accessibles à des arguments rationnels (c'est bien illustré par leurs contradictions évidentes : pas de nucléaire mais moins de CO2, pas d'OGMs mais moins de pesticides, etc ...), en étant écolos ils font un acte de foi, donc imperméable aux faits.
Mais le réchauffisme révèle aussi à quel point la pensée scientifique n'est pas même pas à l'état de vernis chez la plupart.
Autre exemple évident : le tabagisme passif. Entre deux personnes, même rapprochées, il y a plusieurs mètres cubes d'air, la fumée de tabac est donc très diluée.
De plus, mis à part quelques travailleurs de bistros et autres lieux publics, l'exposition au tabagisme passif est très réduite en temps.
Il est donc fort peu probable que le tabagisme passif présente des risques considérables. Les rapports qui essaient de chiffrer le risque du tabagisme passif reposent sur une cascade d'hypothèses qui rendent le résultat final peu fiable, pour ne pas dire fantaisiste. Mais le pouvoir conjugué des chiffres et des medias est tel qu'il suffit qu'un chiffre «passe à la télé» pour devenir parole d'Evangile.
Pourtant, c'est au nom du tabagisme passif qu'on a interdit de fumer dans les lieux publics.
Bien sûr, il y a des théories jugées initialement scabreuses, comme la dérive des continents, qui se sont révélées vraies. Mais ces preuves ne reposent pas sur un consensus, elles tiennent dans une démarche scientifique. C'est la qualité de cette démarche qui convainc et le consensus qui en résulte n'en est qu'un effet annexe.
Rien de tel s'agissant du réchauffisme : il n'y a pas aujourd'hui d'arguments scientifiques qui emportent le morceau, le réchauffisme repose sur du sable. Par exemple, l'existence de l'effet appelé par erreur de serre (car ce qu'on nous décrit comme l'effet de serre atmosphérique n'a rien à voir avec le fonctionnement d'une serre) n'est pas prouvée. On nous bassine tellement avec l'effet de serre qu'il sera étonnant pour certains d'apprendre qu'il n'est pas prouvé.
Si les gens qui affirment que les émissions humaines entrainent un réchauffement du climat étaient sérieux, ils commenceraient par essayer de prouver que cet effet existe, alors que tous les modèles commencent par supposer qu'il existe.
J'ai réfléchi à comment éviter de tomber dans l'erreur ou d'y rester très longtemps (voir De l'art de conférer). Me sont venus quelques préceptes que j'essaie avec plus ou moins de bonheur d'appliquer :
> ne pas engager d'ego dans ses opinions. On n'essaie pas d'avoir raison, on essaie de découvrir ou d'approcher la vérité. Et, ma foi, si c'est mon contradicteur qui l'a, cette vérité, tant mieux, l'essentiel étant que quelqu'un puisse me la transmettre.
> faire la girouette le plus souvent possible, changer d'opinion ou, au moins, se mettre à la place de l'autre. Cela étonnera peut-être mes contradicteurs socialistes, mais je me dis souvent «Tu es socialiste, comment analyses-tu tel ou tel événement ?».
Mais je suis toujours pour l'instant revenu au libéralisme parce que c'est le niveau de moindre énergie intellectuelle, le plus cohérent, le plus stable.
Quand il y a des faits qui ne cadrent pas avec une vision du monde, il faut déployer de l'énergie pour les interpréter et pour les intégrer dans dans une vision modernisée et quand il y faut trop d'énergie, mieux vaut changer radicalement de vision du monde. C'est exactement à mes yeux la position du socialisme par rapport au libéralisme.
Il y a de nombreux faits qui ne cadrent pas bien avec le libéralisme, mais c'est encore plus vrai du socialisme.
Enfin, on remarquera que les textes de Crichton sont déjà vieux de quelques années et conservent pourtant leur pertinence critique, voire, vu les progrès de l'hystérie réchauffiste, elle s'est renforcée.
Cela a plutôt tendance à valider le point de vue de Crichton, à savoir que nous sommes plus dans l'ère de la désinformation que dans celle de l'information.
Autant vous en faire part.
Discours de Crichton
Mon cœur de scientifique se réjouit que, à propos de la religion réchauffiste, Crichton fasse deux remarques :
> en science, le consensus ne signifie rien. Les grands scientifiques, de Galilée à Einstein, sont grands justement pour avoir brisé un consensus. En pseudo-science, on invoque le consensus quand le cas n'est pas défendable par des arguments scientifiques. Il ne vient à personne l'idée d'invoquer un consensus pour justifier la formule E=Mc² tout simplement parce qu'il y a des arguments scientifiques pour la défendre.
Si c'est un consensus, ce n'est pas de la science ; si c'est de la science, ce n'est pas un consensus.
> Depuis quand «sceptique» serait-il devenu une insulte en science ? De là à imaginer que ceux qui emploient «climat-sceptique» comme une insulte, par exemple adressée à Claude Allègre, ne connaissent pas grand'chose à la science ou ne s'en préoccupent pas ...
Le réchauffisme est très révélateur de nos contemporains, le fond de religiosité païenne (L'homme offense la généreuse mais colérique Mère Nature) et de crédulité («C'est vrai, puisque la télé le dit.»).
Le discours de Crichton sur l'environnementalisme comme religion ne surprendra pas mes lecteurs. 99 % des écolos (proportion pifométrée !) ne sont pas accessibles à des arguments rationnels (c'est bien illustré par leurs contradictions évidentes : pas de nucléaire mais moins de CO2, pas d'OGMs mais moins de pesticides, etc ...), en étant écolos ils font un acte de foi, donc imperméable aux faits.
Mais le réchauffisme révèle aussi à quel point la pensée scientifique n'est pas même pas à l'état de vernis chez la plupart.
Autre exemple évident : le tabagisme passif. Entre deux personnes, même rapprochées, il y a plusieurs mètres cubes d'air, la fumée de tabac est donc très diluée.
De plus, mis à part quelques travailleurs de bistros et autres lieux publics, l'exposition au tabagisme passif est très réduite en temps.
Il est donc fort peu probable que le tabagisme passif présente des risques considérables. Les rapports qui essaient de chiffrer le risque du tabagisme passif reposent sur une cascade d'hypothèses qui rendent le résultat final peu fiable, pour ne pas dire fantaisiste. Mais le pouvoir conjugué des chiffres et des medias est tel qu'il suffit qu'un chiffre «passe à la télé» pour devenir parole d'Evangile.
Pourtant, c'est au nom du tabagisme passif qu'on a interdit de fumer dans les lieux publics.
Bien sûr, il y a des théories jugées initialement scabreuses, comme la dérive des continents, qui se sont révélées vraies. Mais ces preuves ne reposent pas sur un consensus, elles tiennent dans une démarche scientifique. C'est la qualité de cette démarche qui convainc et le consensus qui en résulte n'en est qu'un effet annexe.
Rien de tel s'agissant du réchauffisme : il n'y a pas aujourd'hui d'arguments scientifiques qui emportent le morceau, le réchauffisme repose sur du sable. Par exemple, l'existence de l'effet appelé par erreur de serre (car ce qu'on nous décrit comme l'effet de serre atmosphérique n'a rien à voir avec le fonctionnement d'une serre) n'est pas prouvée. On nous bassine tellement avec l'effet de serre qu'il sera étonnant pour certains d'apprendre qu'il n'est pas prouvé.
Si les gens qui affirment que les émissions humaines entrainent un réchauffement du climat étaient sérieux, ils commenceraient par essayer de prouver que cet effet existe, alors que tous les modèles commencent par supposer qu'il existe.
J'ai réfléchi à comment éviter de tomber dans l'erreur ou d'y rester très longtemps (voir De l'art de conférer). Me sont venus quelques préceptes que j'essaie avec plus ou moins de bonheur d'appliquer :
> ne pas engager d'ego dans ses opinions. On n'essaie pas d'avoir raison, on essaie de découvrir ou d'approcher la vérité. Et, ma foi, si c'est mon contradicteur qui l'a, cette vérité, tant mieux, l'essentiel étant que quelqu'un puisse me la transmettre.
> faire la girouette le plus souvent possible, changer d'opinion ou, au moins, se mettre à la place de l'autre. Cela étonnera peut-être mes contradicteurs socialistes, mais je me dis souvent «Tu es socialiste, comment analyses-tu tel ou tel événement ?».
Mais je suis toujours pour l'instant revenu au libéralisme parce que c'est le niveau de moindre énergie intellectuelle, le plus cohérent, le plus stable.
Quand il y a des faits qui ne cadrent pas avec une vision du monde, il faut déployer de l'énergie pour les interpréter et pour les intégrer dans dans une vision modernisée et quand il y faut trop d'énergie, mieux vaut changer radicalement de vision du monde. C'est exactement à mes yeux la position du socialisme par rapport au libéralisme.
Il y a de nombreux faits qui ne cadrent pas bien avec le libéralisme, mais c'est encore plus vrai du socialisme.
Enfin, on remarquera que les textes de Crichton sont déjà vieux de quelques années et conservent pourtant leur pertinence critique, voire, vu les progrès de l'hystérie réchauffiste, elle s'est renforcée.
Cela a plutôt tendance à valider le point de vue de Crichton, à savoir que nous sommes plus dans l'ère de la désinformation que dans celle de l'information.
jeudi, novembre 13, 2008
Le bon coté du réchauffisme
Le réchauffisme devient le point de convergence de réflexions et de travaux sur la sociologie de la science, à la fois sous l'aspect interne à la communauté scientifique et externe vis-à-vis du public et des politiques.
En effet, sans même avoir besoin de trancher si la thèse réchauffiste est exacte ou erronée, il est clair que certaines pratiques des réchauffistes sont anti-scientifiques (1).
Ces problèmes ne sont pas nouveaux, mais le réchauffisme constitue une formidable expérience en vraie grandeur.
Le billet de Richard Lindzen sur ce sujet est on ne peut plus instructif.
Dans cette histoire du réchauffisme, on voit tout l'intérêt d'internet : il est impossible de boucher tous les trous, de colmater toutes les brèches et d'empêcher la thèse bien-pensante de prendre l'eau.
Internet reste un formidable outil de propagande réchauffiste, pourtant qui cherche à se renseigner objectivement ne peut pas ne pas tomber sur des sites sceptiques.
Cependant, si internet permet la diffusion de l'information, il n'en permet pas la création, pour cela, il faut de la recherche, des crédits.
Le risque est donc que les sceptiques se voient priver de moyens de travailler par la pression du conformisme et du terrorisme intellectuel (2). Il me semble que, heureusement, le plus dur est passé : le temps joue contre les réchauffistes, la fausseté de leurs prédictions apocalyptiques va devenir chaque jour plus évidente.
Un tel bouleversement, une hystérie scientiste mondiale, soutenue et propagée par presque tout le gratin -journalistes, politiques, artistes, scientifiques, finissant par se révéler infondée (3), aura de puissants effets.
Je forme un voeu pour que ces effets soient essentiellement positifs.
(1) : pratiques dont les plus brutales sont l'intimidation et la diffamation. Ca n'est nullement un hasard si beaucoup de sceptiques déclarés sont des retraités : on ne peut pas leur couper les crédits pour opinions politiquement incorrectes.
(2) : qu'ils n'hésitent pas à traiter les sceptiques de «négationnistes», avec toutes les connotations négatives du terme, me rend les réchauffistes particulièrement sympathiques.
(3) : je ne suis pas naïf, se mettra en place une grande machine d'auto-justification («nos propos ont été exagérés, déformés» -mais il reste des enregistrements, «nous avons fait de notre mieux en fonction des connaissances de l'époque» - il sera facile de prouver que c'est faux, etc ...)
En effet, sans même avoir besoin de trancher si la thèse réchauffiste est exacte ou erronée, il est clair que certaines pratiques des réchauffistes sont anti-scientifiques (1).
Ces problèmes ne sont pas nouveaux, mais le réchauffisme constitue une formidable expérience en vraie grandeur.
Le billet de Richard Lindzen sur ce sujet est on ne peut plus instructif.
Dans cette histoire du réchauffisme, on voit tout l'intérêt d'internet : il est impossible de boucher tous les trous, de colmater toutes les brèches et d'empêcher la thèse bien-pensante de prendre l'eau.
Internet reste un formidable outil de propagande réchauffiste, pourtant qui cherche à se renseigner objectivement ne peut pas ne pas tomber sur des sites sceptiques.
Cependant, si internet permet la diffusion de l'information, il n'en permet pas la création, pour cela, il faut de la recherche, des crédits.
Le risque est donc que les sceptiques se voient priver de moyens de travailler par la pression du conformisme et du terrorisme intellectuel (2). Il me semble que, heureusement, le plus dur est passé : le temps joue contre les réchauffistes, la fausseté de leurs prédictions apocalyptiques va devenir chaque jour plus évidente.
Un tel bouleversement, une hystérie scientiste mondiale, soutenue et propagée par presque tout le gratin -journalistes, politiques, artistes, scientifiques, finissant par se révéler infondée (3), aura de puissants effets.
Je forme un voeu pour que ces effets soient essentiellement positifs.
(1) : pratiques dont les plus brutales sont l'intimidation et la diffamation. Ca n'est nullement un hasard si beaucoup de sceptiques déclarés sont des retraités : on ne peut pas leur couper les crédits pour opinions politiquement incorrectes.
(2) : qu'ils n'hésitent pas à traiter les sceptiques de «négationnistes», avec toutes les connotations négatives du terme, me rend les réchauffistes particulièrement sympathiques.
(3) : je ne suis pas naïf, se mettra en place une grande machine d'auto-justification («nos propos ont été exagérés, déformés» -mais il reste des enregistrements, «nous avons fait de notre mieux en fonction des connaissances de l'époque» - il sera facile de prouver que c'est faux, etc ...)
lundi, novembre 01, 2010
Réchauffisme : ze return of ze come-back de la vengeance du fils de la momie
Y avait longtemps ! Voici que les escrocs partisans du réchauffisme font un retour en fanfare. Leur théorie est toujours aussi nulle et non démontrée, mais, comme tous les vrais croyants, ce genre de «détails» ne les arrête pas.
Dans l'imMonde, ça donne :
Changement climatique : l'Académie des sciences réfute les thèses d'Allègre
Heureusement, il y a internet et chez notre ami Vincent Bénard, ça donne :
Réchauffement climatique: le rapport de l'académie des sciences souligne les incertitudes de la climatologie
Vous pouvez également consulter Pensée Unique.
Comme je l'ai écrit il y a quelques mois, ma réflexion sur le sujet est close, en l'absence d'une découverte significative. Si il se produit une découverte intéressante bouleversant mon point de vue, je vous en ferai part.
Pour l'instant, la climatologie progresse à tous petits pas et dans mon sens. Je ne ressens donc pas le besoin d'y revenir longuement.
Mes billets précédents :
Agonie du réchauffisme
Réchauffisme
N'oubliez tout de même pas que, dans toutes ces conneries, on joue avec vos sous et avec votre liberté. Les gouvernements britanniques et français corrompus et incompétents s'apprêtent à investir des milliards dans les éoliennes maritimes, ce qui encore moins intelligent que de prendre des valises de billets et de les bruler (une fois les billets brulés, c'est fini. Ces saloperies d'éoliennes qui nous polluent déjà la Beauce vous nous polluer la mer pour des décennies).
Ces immenses éoliennes, laides, dispendieuses et inutiles, sont des monuments à la bêtise humaine et aux vices de la démocratie. Puissent-elles au moins avoir cette utilité de nous rappeler à la modestie, tant vis-à-vis de nos imperfections humaines que de nos imperfections institutionnelles.
Dans l'imMonde, ça donne :
Changement climatique : l'Académie des sciences réfute les thèses d'Allègre
Heureusement, il y a internet et chez notre ami Vincent Bénard, ça donne :
Réchauffement climatique: le rapport de l'académie des sciences souligne les incertitudes de la climatologie
Vous pouvez également consulter Pensée Unique.
Comme je l'ai écrit il y a quelques mois, ma réflexion sur le sujet est close, en l'absence d'une découverte significative. Si il se produit une découverte intéressante bouleversant mon point de vue, je vous en ferai part.
Pour l'instant, la climatologie progresse à tous petits pas et dans mon sens. Je ne ressens donc pas le besoin d'y revenir longuement.
Mes billets précédents :
Agonie du réchauffisme
Réchauffisme
N'oubliez tout de même pas que, dans toutes ces conneries, on joue avec vos sous et avec votre liberté. Les gouvernements britanniques et français corrompus et incompétents s'apprêtent à investir des milliards dans les éoliennes maritimes, ce qui encore moins intelligent que de prendre des valises de billets et de les bruler (une fois les billets brulés, c'est fini. Ces saloperies d'éoliennes qui nous polluent déjà la Beauce vous nous polluer la mer pour des décennies).
Ces immenses éoliennes, laides, dispendieuses et inutiles, sont des monuments à la bêtise humaine et aux vices de la démocratie. Puissent-elles au moins avoir cette utilité de nous rappeler à la modestie, tant vis-à-vis de nos imperfections humaines que de nos imperfections institutionnelles.
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dimanche, novembre 05, 2006
Et si nos gouvernants n'étaient pas si bêtes ? (2)
Comme le réchauffisme est à la mode, tout le monde en parle, voici un texte de Nigel Lawson, je vous le résume pour les non-anglophones :
THE ECONOMICS AND POLITICS OF CLIMATE CHANGE : AN APPEAL TO REASON
> la réalité du réchauffement climatique est sujet à débat (j'ajoute que la notion même de climat global est contestable).
> en admettant que le réchauffement soit réel, la contribution d'origine humaine est difficile à évaluer.
> or, le coût de la diminution des rejets de C02 est gigantesque.Vu l'incertitude autour du réchauffement climatique, il est idiot de faire d'énormes efforts sur des bases aussi incertaines.
> la démarche la plus rationnelle consiste donc à pallier les conséquences néfastes du réchauffement climatique si il arrive et quelles qu'en soient les causes. En effet, réagir plutôt qu'anticiper présente plusieurs avantages :
>> résoudre le problème des incertitudes sur la réalité et sur les causes : on ne réagira que si le réchauffement arrive, que les causes soient humaines ou non, et que là où c'est nécessaire.
>> garder les conséquences positives de l'éventuel réchauffement (bien sûr qu'il y en aura)
>> permettre d'aider les pays du tiers-monde, alors qu'une récession mondiale engendrée par les efforts de diminution du CO2 toucherait d'abord les pays pauvres.
La question du réchauffement climatique étant réglée rationnellement, on est bien obligé de constater que les solutions proposées par les partisans du réchauffisme sont très éloignées de la rationalité.
Le réchauffisme a en réalité un caractère religieux net, religion dont les prêtres se font payer en notoriété (N. Hulot), en pouvoir (J. Bové, T. Blair, A. Gore) ou en crédits de recherche.
Les religions ne sont pas condamnables en soi tant qu'elles laissent l'incroyant en paix. Elles tendent quelquefois à paraître un rien ridicules à l'agnostique, mais ce n'est pas très grave.
Cependant, le réchauffisme recèle trois risques, par ordre croissant de profondeur :
> l'incitation à de mauvaises mesures (exemple type : le protocole de Kytoto)
> l'antilibéralisme, alors que l'on sait bien que la libéralisation des échanges fait la richesse des nations et des hommes.
> l'irrationalisme, c'est-à-dire le contraire de tout ce qui a fait le progrès depuis quatre siècles.
THE ECONOMICS AND POLITICS OF CLIMATE CHANGE : AN APPEAL TO REASON
> la réalité du réchauffement climatique est sujet à débat (j'ajoute que la notion même de climat global est contestable).
> en admettant que le réchauffement soit réel, la contribution d'origine humaine est difficile à évaluer.
> or, le coût de la diminution des rejets de C02 est gigantesque.Vu l'incertitude autour du réchauffement climatique, il est idiot de faire d'énormes efforts sur des bases aussi incertaines.
> la démarche la plus rationnelle consiste donc à pallier les conséquences néfastes du réchauffement climatique si il arrive et quelles qu'en soient les causes. En effet, réagir plutôt qu'anticiper présente plusieurs avantages :
>> résoudre le problème des incertitudes sur la réalité et sur les causes : on ne réagira que si le réchauffement arrive, que les causes soient humaines ou non, et que là où c'est nécessaire.
>> garder les conséquences positives de l'éventuel réchauffement (bien sûr qu'il y en aura)
>> permettre d'aider les pays du tiers-monde, alors qu'une récession mondiale engendrée par les efforts de diminution du CO2 toucherait d'abord les pays pauvres.
La question du réchauffement climatique étant réglée rationnellement, on est bien obligé de constater que les solutions proposées par les partisans du réchauffisme sont très éloignées de la rationalité.
Le réchauffisme a en réalité un caractère religieux net, religion dont les prêtres se font payer en notoriété (N. Hulot), en pouvoir (J. Bové, T. Blair, A. Gore) ou en crédits de recherche.
Les religions ne sont pas condamnables en soi tant qu'elles laissent l'incroyant en paix. Elles tendent quelquefois à paraître un rien ridicules à l'agnostique, mais ce n'est pas très grave.
Cependant, le réchauffisme recèle trois risques, par ordre croissant de profondeur :
> l'incitation à de mauvaises mesures (exemple type : le protocole de Kytoto)
> l'antilibéralisme, alors que l'on sait bien que la libéralisation des échanges fait la richesse des nations et des hommes.
> l'irrationalisme, c'est-à-dire le contraire de tout ce qui a fait le progrès depuis quatre siècles.
dimanche, juin 30, 2019
La fin du monde, d'accord, mais en prenant mon temps.
Le spectacle du monde publie un supplément dans Valeurs Actuelles très bienvenu sur l'apocalypisme climatique.
Toutes ces histoires de connasses à couettes et et d'escrocs à costard (présidents, anciens présidents, et clowns toujours, les Gore, Obama, Macron, etc.) me broutent les couilles (oui, c'est une contrepéterie à l'envers).
Dans la forme.
Toujours, toujours, toujours, dans l'histoire, le discours apocalyptique a servi à promouvoir des politiques bien dégueulasses, bien meurtrières, bien injustes.
Sur le fond.
La description du CO2 comme gaz à effet de serre suivant le mécanisme qu'on nous vend est absurde. L'atmosphère est saturée en CO2 vis-à-vis du rayonnement infrarouge depuis des millénaires.
Vous pouvez en rajouter autant que vous voulez, ça ne change rien (c'est la définition de la saturation : dans un verre d'eau saturé en sucre, vous rajouter du sucre, il ne se dissout pas, il tombe au fond). Dans le temps où la quantité de gaz carbonique a doublé dans l'atmosphère, la température globale (j'ai tort d'utiliser cette notion très fragile) a augmenté de 0,4° C. S'il y a une relation entre les deux, elle fort mince.
Certes, on nous parle de modèles numériques qui prédisent une divergence, un effet avalanche, à bas e de vapeur d'eau. Qu'est-ce que j'en pense ? Hé bien, j'en ris. Je le sais, des modèles numériques dans l'incertitude des phénomènes en jeu, j'en ai fait (certes, pas sur le climat), je sais à quel point ils sont sensibles à ce que le modélisateur veut leur faire dire.
Les seuls modèles numériques qui fonctionnent sont ceux où le phénomène modélisé est hyper-connu et très déterministe, cas typique de la résistance des matériaux et de certaines (et encore pas toutes) modélisations aérodynamiques. Nous sommes exactement à l'inverse en climatologie.
Les modèles climatiques ne sont donc qu'un moyen fort onéreux de traduire en images les convictions a-priori des modélisateurs. C'est l'inverse de la science.
Si nous voulions faire avancer la climatologie, la priorité serait à l'observation tous azimuths, car les données sont très lacunaires, et au travail sur les mécanismes, pour ainsi dire inconnus à ce jour.
Mais la priorité choisie par les gouvernants n'est pas scientifique, faire avancer la climatologie, mais politique, faire avancer les lubies réchauffistes, car elles leur donnent du pouvoir.
Sur le fond du fond.
Le réchauffisme existe parce que le communisme et le christianisme reculent. Il est à la fois un moyen de contrôle politique et une pseudo-religion qui se substituent à ceux en disparition.
L'homme est toujours inquiet de l'incertitude de l'avenir. Prévoir la fin du monde est le moyen le plus courant qu'il ait trouvé pour s'en soulager.
J'en veux particulièrement aux chrétiens, même quand ils sont papes, de tomber dans ce panneau. S'il y a des gens qui devraient se méfier de ce genre de conneries millénaristes (1), dont le réflexe de méfiance devrait être automatique, c'est bien eux. Mais bon, l'intelligence chrétienne se perd, ma bonne dame.
Et le consensus des scientifiques, science is settled et tout ce barnum destiné à faire taire les opposants ?
Le réchauffisme est un millénarisme qui se pare de la caution scientifique. C'est sa particularité, sinon, c'est un millénarisme comme les autres.
Caution de la science ou caution de certains scientifiques ? C'est toute l'ambiguïté.
Tout d'abord, factuellement, il est faux de dire qu'il y a unanimité des scientifiques. Nous en sommes très très loin.
Et même si cela était, qu'est-ce que ça prouverait ? Les théories d'Einstein ne sont pas considérées comme (presque, il y a quelques détails qui grattent) vraies parce qu'il y a consensus, mais parce qu'elles ont permis d'expliquer et de prédire des phénomènes.
Une citation :
« Qui davantage qu'un intellectuel est certain de ne pas être manipulé ? L'homme de la rue se méfiera [parce qu'il se sait vulnérable], mais l'intellectuel dira : "Je ne suis pas manipulable". La vulnérabilité des élites réside précisément dans la certitude de ne pas être manipulables. »
J'ai un collègue (il se reconnaîtra, bisous) qui prétend qu'il peut écouter France Info parce que, lui, il sait trier. Je lui réponds à chaque fois que son attitude prouve juste qu'il connaît moins bien le fonctionnement de son propre cerveau que les gens de France Info. En l'occurrence, c'est la sagesse populaire qui a raison : il en reste toujours quelque chose.
Moi-même, je me sais manipulable, mais le savoir est le début de la prudence. Je me méfie de ce que je pense. Notamment, je me demande souvent ce que je pensais sur le même sujet il y a quelques années et pourquoi j'ai, ou je n'ai pas, changé d'avis.
Au fait, la citation ci-dessus est extraite du rapport parlementaire sur les sectes.
Alors, la caution de certains scientifiques sur ce sujet politico-religieux (comme je l'ai dit, le contenu froid, authentiquement scientifique, est très faible) du réchauffisme est-elle un argument recevable ?
Absolument pas. Je ne vous ferai pas la longue liste des scientifiques qui ont cautionné les pires âneries politiques.
Les scientifiques sont très facilement manipulables : ils sont souvent très étroits d'esprit, peu pragmatiques et peu sages en matières d'affaires humaines (je parle d'expérience).
Je peux même vous donner la technique pour les manipuler : leur faire croire que ce que vous voulez leur inculquer résulte d'une analyse rationnelle de leur part. Il y faut un peu de talent mais, une fois la graine semée, la machine est lancée, ils s'auto-alimentent, s'auto-persuadent. Ils mettent toutes leurs capacités intellectuelles, parfois grandes, à intégrer dans votre foutaise les faits qui la nient, c'est la dissonance cognitive.
Si ce genre de conneries n'avait pas fait des millions de morts (et en fera encore), ça serait très comique à observer du bord de la route.
On a même une explication sociologique pour la crédulité particulière des scientifiques vis-à-vis du réchauffisme : la nécessité de mimer le souci du bien commun à l'heure où le statut social du scientifique baisse.
*************
(1) : je rappelle que le millénarisme est cette hérésie qui consiste à croire qu'on fera advenir le paradis sur terre pour mille ans en faisant les bonnes action (en général, ces bonnes action consistent à exterminer tous ceux qui ont l'impertinence d'être légèrement sceptiques).
Toutes ces histoires de connasses à couettes et et d'escrocs à costard (présidents, anciens présidents, et clowns toujours, les Gore, Obama, Macron, etc.) me broutent les couilles (oui, c'est une contrepéterie à l'envers).
Dans la forme.
Toujours, toujours, toujours, dans l'histoire, le discours apocalyptique a servi à promouvoir des politiques bien dégueulasses, bien meurtrières, bien injustes.
Sur le fond.
La description du CO2 comme gaz à effet de serre suivant le mécanisme qu'on nous vend est absurde. L'atmosphère est saturée en CO2 vis-à-vis du rayonnement infrarouge depuis des millénaires.
Vous pouvez en rajouter autant que vous voulez, ça ne change rien (c'est la définition de la saturation : dans un verre d'eau saturé en sucre, vous rajouter du sucre, il ne se dissout pas, il tombe au fond). Dans le temps où la quantité de gaz carbonique a doublé dans l'atmosphère, la température globale (j'ai tort d'utiliser cette notion très fragile) a augmenté de 0,4° C. S'il y a une relation entre les deux, elle fort mince.
Certes, on nous parle de modèles numériques qui prédisent une divergence, un effet avalanche, à bas e de vapeur d'eau. Qu'est-ce que j'en pense ? Hé bien, j'en ris. Je le sais, des modèles numériques dans l'incertitude des phénomènes en jeu, j'en ai fait (certes, pas sur le climat), je sais à quel point ils sont sensibles à ce que le modélisateur veut leur faire dire.
Les seuls modèles numériques qui fonctionnent sont ceux où le phénomène modélisé est hyper-connu et très déterministe, cas typique de la résistance des matériaux et de certaines (et encore pas toutes) modélisations aérodynamiques. Nous sommes exactement à l'inverse en climatologie.
Les modèles climatiques ne sont donc qu'un moyen fort onéreux de traduire en images les convictions a-priori des modélisateurs. C'est l'inverse de la science.
Si nous voulions faire avancer la climatologie, la priorité serait à l'observation tous azimuths, car les données sont très lacunaires, et au travail sur les mécanismes, pour ainsi dire inconnus à ce jour.
Mais la priorité choisie par les gouvernants n'est pas scientifique, faire avancer la climatologie, mais politique, faire avancer les lubies réchauffistes, car elles leur donnent du pouvoir.
Sur le fond du fond.
Le réchauffisme existe parce que le communisme et le christianisme reculent. Il est à la fois un moyen de contrôle politique et une pseudo-religion qui se substituent à ceux en disparition.
L'homme est toujours inquiet de l'incertitude de l'avenir. Prévoir la fin du monde est le moyen le plus courant qu'il ait trouvé pour s'en soulager.
J'en veux particulièrement aux chrétiens, même quand ils sont papes, de tomber dans ce panneau. S'il y a des gens qui devraient se méfier de ce genre de conneries millénaristes (1), dont le réflexe de méfiance devrait être automatique, c'est bien eux. Mais bon, l'intelligence chrétienne se perd, ma bonne dame.
Et le consensus des scientifiques, science is settled et tout ce barnum destiné à faire taire les opposants ?
Le réchauffisme est un millénarisme qui se pare de la caution scientifique. C'est sa particularité, sinon, c'est un millénarisme comme les autres.
Caution de la science ou caution de certains scientifiques ? C'est toute l'ambiguïté.
Tout d'abord, factuellement, il est faux de dire qu'il y a unanimité des scientifiques. Nous en sommes très très loin.
Et même si cela était, qu'est-ce que ça prouverait ? Les théories d'Einstein ne sont pas considérées comme (presque, il y a quelques détails qui grattent) vraies parce qu'il y a consensus, mais parce qu'elles ont permis d'expliquer et de prédire des phénomènes.
Une citation :
« Qui davantage qu'un intellectuel est certain de ne pas être manipulé ? L'homme de la rue se méfiera [parce qu'il se sait vulnérable], mais l'intellectuel dira : "Je ne suis pas manipulable". La vulnérabilité des élites réside précisément dans la certitude de ne pas être manipulables. »
J'ai un collègue (il se reconnaîtra, bisous) qui prétend qu'il peut écouter France Info parce que, lui, il sait trier. Je lui réponds à chaque fois que son attitude prouve juste qu'il connaît moins bien le fonctionnement de son propre cerveau que les gens de France Info. En l'occurrence, c'est la sagesse populaire qui a raison : il en reste toujours quelque chose.
Moi-même, je me sais manipulable, mais le savoir est le début de la prudence. Je me méfie de ce que je pense. Notamment, je me demande souvent ce que je pensais sur le même sujet il y a quelques années et pourquoi j'ai, ou je n'ai pas, changé d'avis.
Au fait, la citation ci-dessus est extraite du rapport parlementaire sur les sectes.
Alors, la caution de certains scientifiques sur ce sujet politico-religieux (comme je l'ai dit, le contenu froid, authentiquement scientifique, est très faible) du réchauffisme est-elle un argument recevable ?
Absolument pas. Je ne vous ferai pas la longue liste des scientifiques qui ont cautionné les pires âneries politiques.
Les scientifiques sont très facilement manipulables : ils sont souvent très étroits d'esprit, peu pragmatiques et peu sages en matières d'affaires humaines (je parle d'expérience).
Je peux même vous donner la technique pour les manipuler : leur faire croire que ce que vous voulez leur inculquer résulte d'une analyse rationnelle de leur part. Il y faut un peu de talent mais, une fois la graine semée, la machine est lancée, ils s'auto-alimentent, s'auto-persuadent. Ils mettent toutes leurs capacités intellectuelles, parfois grandes, à intégrer dans votre foutaise les faits qui la nient, c'est la dissonance cognitive.
Si ce genre de conneries n'avait pas fait des millions de morts (et en fera encore), ça serait très comique à observer du bord de la route.
On a même une explication sociologique pour la crédulité particulière des scientifiques vis-à-vis du réchauffisme : la nécessité de mimer le souci du bien commun à l'heure où le statut social du scientifique baisse.
*************
(1) : je rappelle que le millénarisme est cette hérésie qui consiste à croire qu'on fera advenir le paradis sur terre pour mille ans en faisant les bonnes action (en général, ces bonnes action consistent à exterminer tous ceux qui ont l'impertinence d'être légèrement sceptiques).
vendredi, mars 07, 2008
Réchauffisme : étouffer les voix dissonnantes
Cet extrait du blog de JM Aphatie mérite réflexions :
Commençons par Claude Allègre, dont le cas a été évoqué ce matin, par Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, au micro de RTL, dont il était l'invité, à 7h50.
Claude Allègre est un scientifique réputé. Avec ses mots à lui, nourri d'une expérience professionnelle importante, il met en doute les causalités de l'actuel réchauffement climatique, allant jusqu'à nier pour l'essentiel toute responsabilité humaine dans un phénomène qu'il juge naturel pour sa part la plus large. Libre à lui de nourrir ainsi le débat démocratique.
Le problème se profile lorsque le président de la République envisage publique de solliciter son concours pour l'action gouvernementale. Il s'agirait d'une prise en charge par l'ancien ministre socialiste du secteur de la recherche, à la fois stratégique et délaissé, ce qui par parenthèse en dit long sur l'impéritie de la politique française. Rien à voir, en tout cas directement, avec le réchauffement climatique. Seulement, un homme ne se divise pas. S'il redevient ministre, Claude Allègre sera immanquablement interrogé sur ses positions sur l'écologie. Et s'il persiste dans l'expression de ses doutes, alors, un brouillage sera créé.
C'est d'ailleurs pour cela que ce matin, au micro de RTL, Jean-Louis Borloo a indiqué que toute nomination le concernant devrait obligatoirement être suivie d'une explication de sa part. Le sous entendu est clair: pour le ministre de l'Écologie, il ne pourrait s'agir que d'un renoncement à ses thèses contestatrices du réchauffement climatique.
Je peux comprendre le souci de cohérence politique, ça serait une sorte de petit miracle que d'avoir en France un gouvernement cohérent.
Le problème, c'est que si Claude Allègre est éliminé pour cause de scepticisme climatique, il s'agit de cohérence dans l'erreur.
Peut-être l'honnêteté pourrait elle résoudre le problème : «Le gouvernement pense que le climat se réchauffe du fait de l'homme, mais le débat n'étant pas clos, il est normal que Claude Allègre puisse exprimer des opinions contraires sur ce sujet.»
Mais a-t-on jamais vu un gouvernement honnête ?
Après tout, ce qui est irritant chez les réchauffistes n'est pas qu'ils défendent des thèses infondées, tout le monde peut se tromper, c'est qu'il insiste sur des contre-vérités flagrantes, «le débat est clos», «il y a consensus», pour faire taire l'opposition.
Pour ceux qui ne connaitraient pas mes idées sur le réchauffisme :
Le réchauffisme sur La lime
ou ce site réellement excellent (son titre est un peu malheureux, mais c'est un des rares sites sur internet à parler de science de manière accessible sans simplifications abusives) :
Pensée unique
Commençons par Claude Allègre, dont le cas a été évoqué ce matin, par Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, au micro de RTL, dont il était l'invité, à 7h50.
Claude Allègre est un scientifique réputé. Avec ses mots à lui, nourri d'une expérience professionnelle importante, il met en doute les causalités de l'actuel réchauffement climatique, allant jusqu'à nier pour l'essentiel toute responsabilité humaine dans un phénomène qu'il juge naturel pour sa part la plus large. Libre à lui de nourrir ainsi le débat démocratique.
Le problème se profile lorsque le président de la République envisage publique de solliciter son concours pour l'action gouvernementale. Il s'agirait d'une prise en charge par l'ancien ministre socialiste du secteur de la recherche, à la fois stratégique et délaissé, ce qui par parenthèse en dit long sur l'impéritie de la politique française. Rien à voir, en tout cas directement, avec le réchauffement climatique. Seulement, un homme ne se divise pas. S'il redevient ministre, Claude Allègre sera immanquablement interrogé sur ses positions sur l'écologie. Et s'il persiste dans l'expression de ses doutes, alors, un brouillage sera créé.
C'est d'ailleurs pour cela que ce matin, au micro de RTL, Jean-Louis Borloo a indiqué que toute nomination le concernant devrait obligatoirement être suivie d'une explication de sa part. Le sous entendu est clair: pour le ministre de l'Écologie, il ne pourrait s'agir que d'un renoncement à ses thèses contestatrices du réchauffement climatique.
Je peux comprendre le souci de cohérence politique, ça serait une sorte de petit miracle que d'avoir en France un gouvernement cohérent.
Le problème, c'est que si Claude Allègre est éliminé pour cause de scepticisme climatique, il s'agit de cohérence dans l'erreur.
Peut-être l'honnêteté pourrait elle résoudre le problème : «Le gouvernement pense que le climat se réchauffe du fait de l'homme, mais le débat n'étant pas clos, il est normal que Claude Allègre puisse exprimer des opinions contraires sur ce sujet.»
Mais a-t-on jamais vu un gouvernement honnête ?
Après tout, ce qui est irritant chez les réchauffistes n'est pas qu'ils défendent des thèses infondées, tout le monde peut se tromper, c'est qu'il insiste sur des contre-vérités flagrantes, «le débat est clos», «il y a consensus», pour faire taire l'opposition.
Pour ceux qui ne connaitraient pas mes idées sur le réchauffisme :
Le réchauffisme sur La lime
ou ce site réellement excellent (son titre est un peu malheureux, mais c'est un des rares sites sur internet à parler de science de manière accessible sans simplifications abusives) :
Pensée unique
lundi, mars 12, 2018
Réchauffisme : un début de réponse
Mes fidèles lecteurs le savent, je ne considère plus depuis longtemps le réchauffisme comme un problème scientifique (la climatologie est embringuée dans des impasses théoriques et plombée par un contexte et progresse très peu. De toute façon, il est déjà certain que les mécanismes de réchauffement par l'intermédiaire du gaz carbonique qu'on nous décrit sont crétins) mais sociologique et politique.
Or, sur ce terrain, je viens de découvrir un ouvrage intéressant :
GLOBAL WARMING. A case study in groupthink. How science can shed new light on the most important ‘non-debate’ of our time.
En 2010, je pensais que le réchauffisme était agonisant, faute de crédibilité scientifique. Je m'aperçois que cela ne compte pas.
Or, sur ce terrain, je viens de découvrir un ouvrage intéressant :
GLOBAL WARMING. A case study in groupthink. How science can shed new light on the most important ‘non-debate’ of our time.
En 2010, je pensais que le réchauffisme était agonisant, faute de crédibilité scientifique. Je m'aperçois que cela ne compte pas.
lundi, novembre 23, 2009
Pourquoi je pense que le réchauffisme est scientifiquement fini
Le réchauffisme s'articule autour de trois affirmations (en réalité, scientifiquement, ce sont trois hypothèses) :
1) Il y a un réchauffement global.
2) Ce réchauffement est du aux dégagements humains de gaz carbonique.
3) Ce réchauffement est catastrophique.
La première hypothèse est à peu près prouvée (si l'on admet, gros bémol, que la notion de température globale a un sens) pour les dernières décennies, sauf que le réchauffement en question semble marquer une pause.
La troisième hypothèse a toujours été absurde et totalement dénuée de fondement : affirmer qu'on est capable de prédire les conséquences d'un réchauffement et d'en faire le bilan global est simplement une preuve de bêtise ou de mauvaise foi.
Reste le principal : la deuxième hypothèse. Or, celle-ci prend l'eau de toutes parts (voyez les derniers articles de Jean Martin).
Dans l'histoire des sciences, en général, les bonnes idées se renforcent petit à petit. Il est arrivé qu'une bonne hypothèse, après débat, subisse une défaveur pour faire ensuite un retour triomphal, mais c'est assez rare.
Je pense donc que l'hypothèse de l'origine humaine du réchauffement est engagée, depuis disons le recul de certains membres éminents du GIEC, sur une pente fatale dont elle ne se relèvera pas.
J'y crois d'autant plus que cette hypothèse a eu toujours des fondements très faibles : les modèles numériques (on nous parle de la fonte des banquises, mais c'est une confusion, volontaire ou non : la fonte prouve éventuellement le réchauffement, pas son origine humaine). Or, les modèles numériques sont l'argument scientifique le plus fragile qui soit, si ils ne sont pas étayés par des observations.
Les modèles numériques, c'est joli à la télé, mais scientifiquement, c'est zéro.
Bref, le temps joue de plus en plus contre le réchauffisme.
Tenez : Du foot au ClimatGate (par contre, les commentaires sont navrants).
1) Il y a un réchauffement global.
2) Ce réchauffement est du aux dégagements humains de gaz carbonique.
3) Ce réchauffement est catastrophique.
La première hypothèse est à peu près prouvée (si l'on admet, gros bémol, que la notion de température globale a un sens) pour les dernières décennies, sauf que le réchauffement en question semble marquer une pause.
La troisième hypothèse a toujours été absurde et totalement dénuée de fondement : affirmer qu'on est capable de prédire les conséquences d'un réchauffement et d'en faire le bilan global est simplement une preuve de bêtise ou de mauvaise foi.
Reste le principal : la deuxième hypothèse. Or, celle-ci prend l'eau de toutes parts (voyez les derniers articles de Jean Martin).
Dans l'histoire des sciences, en général, les bonnes idées se renforcent petit à petit. Il est arrivé qu'une bonne hypothèse, après débat, subisse une défaveur pour faire ensuite un retour triomphal, mais c'est assez rare.
Je pense donc que l'hypothèse de l'origine humaine du réchauffement est engagée, depuis disons le recul de certains membres éminents du GIEC, sur une pente fatale dont elle ne se relèvera pas.
J'y crois d'autant plus que cette hypothèse a eu toujours des fondements très faibles : les modèles numériques (on nous parle de la fonte des banquises, mais c'est une confusion, volontaire ou non : la fonte prouve éventuellement le réchauffement, pas son origine humaine). Or, les modèles numériques sont l'argument scientifique le plus fragile qui soit, si ils ne sont pas étayés par des observations.
Les modèles numériques, c'est joli à la télé, mais scientifiquement, c'est zéro.
Bref, le temps joue de plus en plus contre le réchauffisme.
Tenez : Du foot au ClimatGate (par contre, les commentaires sont navrants).
lundi, août 17, 2009
Burt Rutan et le réchauffisme
C'est de l'anglais assez simple à comprendre :
Burt Rutan et le réchauffisme
Cette présentation m'a été transmise par Vincent Bénard, que je remercie chaudement :-) J'ai presque fait pipi dans ma culotte en la lisant.
Je vous cadre le contexte : Burt Rutan est certainement l'ingénieur aéronautique le plus prolifique de ces trente dernières années, une sorte de Steve Jobs de l'avion, en plus technique et moins commercial. Je vous signale qu'il existe en France deux ingénieurs dans ce style , les pères (car ils commencent à ne plus se faire jeunes) Délémontez et Colomban.
Si une boite privée envoie un jour des touristes dans l'espace, ça sera probablement la sienne.
Ses créations ont un esprit commun : innovantes et pourtant délicieusement simples, très pragmatiques.
Un créateur d'avions ne peut pas être techniquement malhonnête, car, si il ment aux autres, si il se ment à lui-même, ses avions tombent. Il y a des domaines scientifiques où l'on peut tricher parce que la sanction de la réalité manque de netteté, pas dans l'aviation.
Mon vénérable professeur de physique de prépa nous répétait que l'esprit scientifique commençait par la délimitation entre ce qu'on sait, appuyé sur des observations éprouvées, et ce qu'on ne sait pas, et qu'il faut chercher.
Sans hésiter, à cause de tout son passé de créateur d'avions exceptionnels, je fais plus confiance à un Rutan qu'à n'importe quel charlot du GIEC, car je sais que Rutan a le courage de dire «je ne sais pas» si c'est le cas. Si il dit qu'il sait, qu'il a un avis, c'est qu'il s'est mis à l'épreuve sur le sujet.
Bien sûr, l'honnêteté aéronautique de Rutan n'est peut-être pas transposable à la climatologie. Mais, du moins, il bénéficie d'un préjugé plus favorable que le climatologue qui peut faire entièrement carrière sans être jamais confronté à un cinglant démenti de la réalité. Ces notions d'épreuve et de robustesse sont essentielles en science.
Enfin, cerise sur le gateau vis-à-vis de ceux qui sont toujours prêts à un procès d'intention, le style «d'où parles-tu, camarade ?», Rutan est ouvertement écolo, avec voiture «verte», maison «verte» et tout le toutim.
Il prouve ainsi qu'il appartient à une espèce rarissime, à ma connaissance : l'écolo honnête.
J'ai juste un regret : je tire sur une ambulance. Scientifiquement, le réchauffisme est mort, le vague mouvement qu'on voit, ce sont les asticots sur le cadavre.
Politiquement, c'est une autre histoire.
Burt Rutan et le réchauffisme
Cette présentation m'a été transmise par Vincent Bénard, que je remercie chaudement :-) J'ai presque fait pipi dans ma culotte en la lisant.
Je vous cadre le contexte : Burt Rutan est certainement l'ingénieur aéronautique le plus prolifique de ces trente dernières années, une sorte de Steve Jobs de l'avion, en plus technique et moins commercial. Je vous signale qu'il existe en France deux ingénieurs dans ce style , les pères (car ils commencent à ne plus se faire jeunes) Délémontez et Colomban.
Si une boite privée envoie un jour des touristes dans l'espace, ça sera probablement la sienne.
Ses créations ont un esprit commun : innovantes et pourtant délicieusement simples, très pragmatiques.
Un créateur d'avions ne peut pas être techniquement malhonnête, car, si il ment aux autres, si il se ment à lui-même, ses avions tombent. Il y a des domaines scientifiques où l'on peut tricher parce que la sanction de la réalité manque de netteté, pas dans l'aviation.
Mon vénérable professeur de physique de prépa nous répétait que l'esprit scientifique commençait par la délimitation entre ce qu'on sait, appuyé sur des observations éprouvées, et ce qu'on ne sait pas, et qu'il faut chercher.
Sans hésiter, à cause de tout son passé de créateur d'avions exceptionnels, je fais plus confiance à un Rutan qu'à n'importe quel charlot du GIEC, car je sais que Rutan a le courage de dire «je ne sais pas» si c'est le cas. Si il dit qu'il sait, qu'il a un avis, c'est qu'il s'est mis à l'épreuve sur le sujet.
Bien sûr, l'honnêteté aéronautique de Rutan n'est peut-être pas transposable à la climatologie. Mais, du moins, il bénéficie d'un préjugé plus favorable que le climatologue qui peut faire entièrement carrière sans être jamais confronté à un cinglant démenti de la réalité. Ces notions d'épreuve et de robustesse sont essentielles en science.
Enfin, cerise sur le gateau vis-à-vis de ceux qui sont toujours prêts à un procès d'intention, le style «d'où parles-tu, camarade ?», Rutan est ouvertement écolo, avec voiture «verte», maison «verte» et tout le toutim.
Il prouve ainsi qu'il appartient à une espèce rarissime, à ma connaissance : l'écolo honnête.
J'ai juste un regret : je tire sur une ambulance. Scientifiquement, le réchauffisme est mort, le vague mouvement qu'on voit, ce sont les asticots sur le cadavre.
Politiquement, c'est une autre histoire.
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