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dimanche, mars 19, 2017
Dupont-Aignan quitte le plateau de TF1
Nicolas Dupont-Aignan quitte le plateau de TF1 par info24fr
Dupont-Aignan cherche à faire parler de lui, certes, mais il a raison, fondamentalement raison : cette notion d'équité de temps de parole, pour tuer l'égalité, est un crime contre la démocratie, ni plus ni moins. Chaque candidat a égale légitimité à se présenter devant les électeurs, chaque inégalité du temps de parole au nom d'une équité perverse est une atteinte à la démocratie.
Les imbéciles me diront : « C'est légal, validé par le conseil d'état ». Oui, mais les crimes du nazisme et du stalinisme étaient tous légaux, couverts par des lois votées à cet effet.
Quand la légalité trahit l'esprit de justice, c'est toute la légitimité du droit qui est remise en question. Et peu à peu, toute la confiance qui soude la société est atteinte : puisque le Système tord les lois dans un sens qui l'arrange, pourquoi respecteré-je le code de la route, après tout il est peut-être aussi injuste puisque voté par les mêmes ?
Bien sûr, mon raccourci est provocateur pour les besoins de la démonstration, mais je le crois, dans la vérité des choses, juste.
dimanche, avril 24, 2016
Les limites de l'angélisme judiciaire
Je n'ai pas parlé du nouveau procès Breivik, j'ai juste laissé un commentaire chez P. Bilger pour rappeler le sort fait au fétichisme juridique dans le discours Le déclin du courage. C'est l'un de ces cas navrants où j'ai honte d'être un occidental.
Mais Stéphane Montabert a écrit un billet qui me va bien :
Les limites de l'angélisme judiciaire
************
Dans une société saine d'esprit, Anders Breivik aurait été exécuté depuis longtemps et le monde serait passé à autre chose. La Norvège ne l'est plus - en bonne partie à cause de "progressistes" dont la jeunesse travailliste d'Utøya au sein de laquelle le néo-nazi fit un carnage.
Les bons sentiments sont toujours faciles lorsqu'on se donne le rôle d'observateur extérieur. L'exercice est plus difficile lorsqu'on endosse le rôle de victime. Les premiers concernés sont déboussolés:
« Que le tribunal tranche en faveur de Breivik est le signe que nous avons un système judiciaire qui fonctionne et respecte les droits de l’homme même dans des conditions extrêmes », a tweeté l'un [des survivants d'Utøya], Bjorn Ihler, appelant à prendre le jugement « sérieusement ». « Hourra pour l’Etat de droit et tout ça, mais ça, c'est absurde », a pour sa part réagi Viljar Hanssen, qui avait reçu cinq balles, dont une à la tête, pendant la fusillade.
Anders Breivik doit sa survie et sa victoire légale de cette semaine précisément à la culture de l'excuse entretenue par ses victimes. Ce n'est pas le moindre des paradoxes ; on pourrait pousser l'absurde encore plus loin et affirmer que maltraiter Breivik en prison reviendrait à trahir leur mémoire. Peut-on aller jusqu'à dire qu'il faudrait viser sa réinsertion et que c'est, selon la formule consacrée, "ce qu'ils auraient voulu"
Le cas Breivik n'est pas qu'un exercice de style. Les massacres refont leur apparition sur le continent européen et posent de façon urgente la question de sanctions appropriées, car il va de soi que des exemples de ce type ne dissuaderont aucun candidat de passer à l'acte.
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J'aime bien aussi la formule de Christian Vanneste : «A force de ne pas tuer les loups, nous allons finir comme des moutons ».
Mais Stéphane Montabert a écrit un billet qui me va bien :
Les limites de l'angélisme judiciaire
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Dans une société saine d'esprit, Anders Breivik aurait été exécuté depuis longtemps et le monde serait passé à autre chose. La Norvège ne l'est plus - en bonne partie à cause de "progressistes" dont la jeunesse travailliste d'Utøya au sein de laquelle le néo-nazi fit un carnage.
Les bons sentiments sont toujours faciles lorsqu'on se donne le rôle d'observateur extérieur. L'exercice est plus difficile lorsqu'on endosse le rôle de victime. Les premiers concernés sont déboussolés:
« Que le tribunal tranche en faveur de Breivik est le signe que nous avons un système judiciaire qui fonctionne et respecte les droits de l’homme même dans des conditions extrêmes », a tweeté l'un [des survivants d'Utøya], Bjorn Ihler, appelant à prendre le jugement « sérieusement ». « Hourra pour l’Etat de droit et tout ça, mais ça, c'est absurde », a pour sa part réagi Viljar Hanssen, qui avait reçu cinq balles, dont une à la tête, pendant la fusillade.
Anders Breivik doit sa survie et sa victoire légale de cette semaine précisément à la culture de l'excuse entretenue par ses victimes. Ce n'est pas le moindre des paradoxes ; on pourrait pousser l'absurde encore plus loin et affirmer que maltraiter Breivik en prison reviendrait à trahir leur mémoire. Peut-on aller jusqu'à dire qu'il faudrait viser sa réinsertion et que c'est, selon la formule consacrée, "ce qu'ils auraient voulu"
Le cas Breivik n'est pas qu'un exercice de style. Les massacres refont leur apparition sur le continent européen et posent de façon urgente la question de sanctions appropriées, car il va de soi que des exemples de ce type ne dissuaderont aucun candidat de passer à l'acte.
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J'aime bien aussi la formule de Christian Vanneste : «A force de ne pas tuer les loups, nous allons finir comme des moutons ».
jeudi, juin 04, 2015
FIFA : "Le droit se met au service des Américains", décrypte Éric Zemmour
Cette chronique de Zemmour est fondamentale :
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mardi, décembre 16, 2014
Chroniques de notre société à la dérive : les dieux rendent fous ceux qu'ils veulent perdre
Certains connaissent ma méfiance des progrès et, surtout de l'usage qu'on peut en faire pour encourager la venue de l'homme nouveau. Utopie dont il est inutile que je vous détaille le potentiel destructeur.
Transhumanisme : vers l’obsolescence de l’homme ?
L'article sur le jugement de la tempête Xynthia mérite d'être cité longuement :
«Notre justice vient de lâcher la bride au syndrome d’adoration des victimes, et au sacrifice du bouc émissaire. Le respect du droit, et des principes qui doivent guider le procès pénal, la séparation des pouvoirs n’y trouveront pas leur compte. Mais qu’importe, il fallait punir, procéder à l’exorcisme, sacrifier à la nouvelle religion. La planète et la nature sont bonnes. C’est l’homme qui est mauvais. […]
Nous vivons dans une société compassionnelle où le statut supérieur est celui de victime. Y accéder donne existence et considération sociale qui fournissent un vrai capital symbolique. Il est incontestable que par bien des aspects, la nouvelle prise en compte des victimes fut un progrès. Mais aujourd’hui nous en vivons tous les jours les excès.[…]
Le citoyen devient victime de tout. Et par conséquent responsable de rien. Sauf qu’au malheur, il faut des responsables. Car c’est une pièce à deux faces. Sur l’une, la victime, sur l’autre le responsable (le coupable). La fatalité n’existe plus. Elle est réservée à la situation économique et à l’impuissance de l’État. Le déroulement de l’audience des Sables d’Olonne a illustré de façon paroxystique cette dérive. On crée des salles d’audience immenses pour recevoir la foule des « ayants droits ». À Marseille, pour l’affaire des prothèses mammaires, le ministère de la justice avait loué et équipé un pavillon du parc des expositions ! Le travail des avocats de la défense se déroule alors dans une atmosphère extrêmement pesante.[…]
La deuxième caractéristique est la recherche du bouc émissaire. Mécanisme très ancien et fort bien étudié, je renvoie ici à l’éminent travail de René Girard. Qui a insisté sur les caractéristiques sociales du bouc émissaire. Celui-ci doit avoir un statut bien identifié, vers lequel convergent ressentiments et idées fausses. L’élu local, le pourri, le clientéliste, qui n’est là que pour se gaver, et dont on n’a pas la moindre idée des compétences institutionnelles réelles et des moyens, est un coupable idéal. La fatalité n’existe plus. En revanche, une catastrophe naturelle dont le bilan humain n’excède pas trois jours d’accidents automobiles, là il faut trouver un coupable. Le procès sera la cérémonie expiatoire.
La peine d’une sévérité absurde et ayant d’abord pour fonction de provoquer la mort sociale du notable. René Marratier maire d’une petite commune, quatre fois réélu, a été accueilli en début d’audience par le Président dont on aurait peut-être pu attendre un minimum d’impartialité, par les qualificatifs « d’autiste et d’assassin » ! Le ton était donné. La lecture de la décision qui ne comprend pratiquement que des considérations morales, et qui ne répond à aucun des chefs péremptoires des 70 pages de conclusions déposées par la défense, est pour le juriste un calvaire.[…]
Surtout et c’est la troisième caractéristique, la méconnaissance par le monde judiciaire des conditions concrètes de la gestion publique locale saute aux yeux. Le maire, n’a aucune compétence directe en matière d’urbanisme. Les plans d’urbanisme sont élaborés dans la durée (en général deux ans) sous le contrôle de l’État et des personnes publiques associées. C’est le conseil municipal qui prend la décision finale qui approuve un document élaboré par d’autres. Le maire signe les permis de construire au nom de la commune en ayant compétence liée. C’est- à-dire que si le projet est conforme au plan d’urbanisme, il est obligé de le délivrer. Dans cette affaire, la petite commune ne disposant pas de service compétent, c’est l’État qui les instruisait. Qu’à cela ne tienne, on évitera soigneusement toute mise en cause inopportune de l’État, et on s’acharnera sur ce maire, chef d’une petite entreprise par ailleurs et qui ne pouvait consacrer à la mairie qu’une ou deux heures par jour. Il est coupable de n’avoir pas prévu la survenance d’une catastrophe dont les experts considèrent que la combinaison des facteurs qui ont permis la survenance (tempête, vent, très grande marée) présente une probabilité de survenance tous les 2 000 ans ! Coupable d’avoir délivré des permis qu’il était obligé par la loi de signer, coupable d’être maire d’une commune dont le plan d’urbanisme avait été adopté avant son arrivée, coupable de n’avoir pas organisé avec ses petits bras un plan de secours qui aurait permis d’éviter la catastrophe. Seul coupable. »
Jugement des Sables d’Olonne : une justice pour l’exemple
Transhumanisme : vers l’obsolescence de l’homme ?
L'article sur le jugement de la tempête Xynthia mérite d'être cité longuement :
«Notre justice vient de lâcher la bride au syndrome d’adoration des victimes, et au sacrifice du bouc émissaire. Le respect du droit, et des principes qui doivent guider le procès pénal, la séparation des pouvoirs n’y trouveront pas leur compte. Mais qu’importe, il fallait punir, procéder à l’exorcisme, sacrifier à la nouvelle religion. La planète et la nature sont bonnes. C’est l’homme qui est mauvais. […]
Nous vivons dans une société compassionnelle où le statut supérieur est celui de victime. Y accéder donne existence et considération sociale qui fournissent un vrai capital symbolique. Il est incontestable que par bien des aspects, la nouvelle prise en compte des victimes fut un progrès. Mais aujourd’hui nous en vivons tous les jours les excès.[…]
Le citoyen devient victime de tout. Et par conséquent responsable de rien. Sauf qu’au malheur, il faut des responsables. Car c’est une pièce à deux faces. Sur l’une, la victime, sur l’autre le responsable (le coupable). La fatalité n’existe plus. Elle est réservée à la situation économique et à l’impuissance de l’État. Le déroulement de l’audience des Sables d’Olonne a illustré de façon paroxystique cette dérive. On crée des salles d’audience immenses pour recevoir la foule des « ayants droits ». À Marseille, pour l’affaire des prothèses mammaires, le ministère de la justice avait loué et équipé un pavillon du parc des expositions ! Le travail des avocats de la défense se déroule alors dans une atmosphère extrêmement pesante.[…]
La deuxième caractéristique est la recherche du bouc émissaire. Mécanisme très ancien et fort bien étudié, je renvoie ici à l’éminent travail de René Girard. Qui a insisté sur les caractéristiques sociales du bouc émissaire. Celui-ci doit avoir un statut bien identifié, vers lequel convergent ressentiments et idées fausses. L’élu local, le pourri, le clientéliste, qui n’est là que pour se gaver, et dont on n’a pas la moindre idée des compétences institutionnelles réelles et des moyens, est un coupable idéal. La fatalité n’existe plus. En revanche, une catastrophe naturelle dont le bilan humain n’excède pas trois jours d’accidents automobiles, là il faut trouver un coupable. Le procès sera la cérémonie expiatoire.
La peine d’une sévérité absurde et ayant d’abord pour fonction de provoquer la mort sociale du notable. René Marratier maire d’une petite commune, quatre fois réélu, a été accueilli en début d’audience par le Président dont on aurait peut-être pu attendre un minimum d’impartialité, par les qualificatifs « d’autiste et d’assassin » ! Le ton était donné. La lecture de la décision qui ne comprend pratiquement que des considérations morales, et qui ne répond à aucun des chefs péremptoires des 70 pages de conclusions déposées par la défense, est pour le juriste un calvaire.[…]
Surtout et c’est la troisième caractéristique, la méconnaissance par le monde judiciaire des conditions concrètes de la gestion publique locale saute aux yeux. Le maire, n’a aucune compétence directe en matière d’urbanisme. Les plans d’urbanisme sont élaborés dans la durée (en général deux ans) sous le contrôle de l’État et des personnes publiques associées. C’est le conseil municipal qui prend la décision finale qui approuve un document élaboré par d’autres. Le maire signe les permis de construire au nom de la commune en ayant compétence liée. C’est- à-dire que si le projet est conforme au plan d’urbanisme, il est obligé de le délivrer. Dans cette affaire, la petite commune ne disposant pas de service compétent, c’est l’État qui les instruisait. Qu’à cela ne tienne, on évitera soigneusement toute mise en cause inopportune de l’État, et on s’acharnera sur ce maire, chef d’une petite entreprise par ailleurs et qui ne pouvait consacrer à la mairie qu’une ou deux heures par jour. Il est coupable de n’avoir pas prévu la survenance d’une catastrophe dont les experts considèrent que la combinaison des facteurs qui ont permis la survenance (tempête, vent, très grande marée) présente une probabilité de survenance tous les 2 000 ans ! Coupable d’avoir délivré des permis qu’il était obligé par la loi de signer, coupable d’être maire d’une commune dont le plan d’urbanisme avait été adopté avant son arrivée, coupable de n’avoir pas organisé avec ses petits bras un plan de secours qui aurait permis d’éviter la catastrophe. Seul coupable. »
Jugement des Sables d’Olonne : une justice pour l’exemple
dimanche, novembre 25, 2012
Nihilisme gouvernemental
Le nihilisme tient en ceci : puisqu'il y a toujours des raisons (bonnes ou mauvaises, peu importe) de détruire chaque chose, rien ne mérite d'exister.
C'est exactement l'esprit de la politique gouvernementale
Il y a des raisons de détruire le mariage, la nation, l'enseignement de l'histoire, les entreprises, les riches, le peuple français, la liberté, l'éducation, l'héritage, les racines. Donc rien de tout cela ne mérite d'exister.
Mme Taubira n'a pas tort quand elle dit que les prisons transforment certains délinquants en criminels. En revanche, elle se trompe en inférant que c'est une raison suffisante pour éliminer les peines de prison. Elle oublie sciemment toutes les bonnes raisons de garder les peines de prisons.
Le nihilisme gouvernemental se traduit dans les décisions par ce mécanisme : toujours choisir l'argument qui penche en faveur de la destruction.
Finalement, le gouvernement ne sauve plus que les instruments de la destruction : la Halde, la judiciarisation de la vie sociale et la politique «familiale» (il n'y a pas plus destructeur que le vagabondage sexuel) ne sont pas menacées.
Le gouvernement n'est pas seul responsable : ce nihilisme était inscrit dans le programme du candidat Hollande. Soit les électeurs de Hollande ne l'ont pas compris, soit ils ont compris et approuvé, soit ils s'en foutaient. Rien, en tout cas, qui mérite compliments.
Et la France roule vers le néant et la mort, but de tout nihilisme.
******************
Je rappelle la citation de Lévi-Strauss :
«On a mis dans la tête des gens que la société relevait de la pensée abstraite alors qu’elle est faite d’habitudes, d’usages, et qu’en broyant ceux-ci sous les meules de la raison, on pulvérise des genres de vie fondés sur une longue tradition, on réduit les individus à l’état d’atomes interchangeables et anonymes.»
C'est exactement l'esprit de la politique gouvernementale
Il y a des raisons de détruire le mariage, la nation, l'enseignement de l'histoire, les entreprises, les riches, le peuple français, la liberté, l'éducation, l'héritage, les racines. Donc rien de tout cela ne mérite d'exister.
Mme Taubira n'a pas tort quand elle dit que les prisons transforment certains délinquants en criminels. En revanche, elle se trompe en inférant que c'est une raison suffisante pour éliminer les peines de prison. Elle oublie sciemment toutes les bonnes raisons de garder les peines de prisons.
Le nihilisme gouvernemental se traduit dans les décisions par ce mécanisme : toujours choisir l'argument qui penche en faveur de la destruction.
Finalement, le gouvernement ne sauve plus que les instruments de la destruction : la Halde, la judiciarisation de la vie sociale et la politique «familiale» (il n'y a pas plus destructeur que le vagabondage sexuel) ne sont pas menacées.
Le gouvernement n'est pas seul responsable : ce nihilisme était inscrit dans le programme du candidat Hollande. Soit les électeurs de Hollande ne l'ont pas compris, soit ils ont compris et approuvé, soit ils s'en foutaient. Rien, en tout cas, qui mérite compliments.
Et la France roule vers le néant et la mort, but de tout nihilisme.
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Je rappelle la citation de Lévi-Strauss :
«On a mis dans la tête des gens que la société relevait de la pensée abstraite alors qu’elle est faite d’habitudes, d’usages, et qu’en broyant ceux-ci sous les meules de la raison, on pulvérise des genres de vie fondés sur une longue tradition, on réduit les individus à l’état d’atomes interchangeables et anonymes.»
dimanche, juillet 15, 2012
La circoncision broyée par les meules de la raison
J'ai envie de commencer une nouvelle rubrique inspirée par cette citation de Claude Lévi-Strauss :
«On a mis dans la tête des gens que la société relevait de la pensée abstraite alors qu’elle est faite d’habitudes, d’usages, et qu’en broyant ceux-ci sous les meules de la raison, on pulvérise des genres de vie fondés sur une longue tradition, on réduit les individus à l’état d’atomes interchangeables et anonymes.»
Premier cas : la circoncision en Allemagne.
Allemagne : union sacrée pour la circoncision
On notera avec intérêt le parallèle fait entre interdiction de la circoncision et interdiction des minarets. Comme amalgame foireux et malhonnête, on ne fait pas mieux : si les minarets sont à interdire, ce n'est pas en tant que symbole religieux, mais en tant que symbole politique de conquête.
Quelques lecteurs attentifs me feront remarquer que je suis favorable à l'interdiction de l'excision. Je suis cohérent : les juifs sont en Europe depuis des siècles, leurs traditions font partie de nos traditions, pas l'excision.
Une fois qu'on a renoncé à l'universalisme et au rationalisme, ainsi qu'aux stupidités qu'il inspire, la réflexion se remet à l'endroit.
«On a mis dans la tête des gens que la société relevait de la pensée abstraite alors qu’elle est faite d’habitudes, d’usages, et qu’en broyant ceux-ci sous les meules de la raison, on pulvérise des genres de vie fondés sur une longue tradition, on réduit les individus à l’état d’atomes interchangeables et anonymes.»
Premier cas : la circoncision en Allemagne.
Allemagne : union sacrée pour la circoncision
On notera avec intérêt le parallèle fait entre interdiction de la circoncision et interdiction des minarets. Comme amalgame foireux et malhonnête, on ne fait pas mieux : si les minarets sont à interdire, ce n'est pas en tant que symbole religieux, mais en tant que symbole politique de conquête.
Quelques lecteurs attentifs me feront remarquer que je suis favorable à l'interdiction de l'excision. Je suis cohérent : les juifs sont en Europe depuis des siècles, leurs traditions font partie de nos traditions, pas l'excision.
Une fois qu'on a renoncé à l'universalisme et au rationalisme, ainsi qu'aux stupidités qu'il inspire, la réflexion se remet à l'endroit.
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