Dans les années 2000, Khadafi a renoncé à sa quête de l'arme atomique et s'est rapproché des occidentaux. Dix ans plus tard, nous essayons de le chasser du pouvoir. Serions nous si bravaches si il avait la bombinette ?
Le plus obtus des dictateurs ne peut en tirer qu'une leçon : un tiens vaut mieux que deux tu l'auras. Foin des promesses et des yeux doux des démocrates, ces gens là ne sont pas fiables. Le bouton rouge qui lance la fusée avec les gros champignons, ça, c'est du solide pour qu'on ne vienne pas vous emmerder chez vous.
Nul doute que le message a été reçu cinq sur cinq en Perse et dans les contrées voisines.
jeudi, mars 31, 2011
Vite, un débat sur la laïcité !
Il y a urgence à un débat sur la laïcité en France.
Ne voyez vous vous pas ces hordes de moines bouddhistes qui viennent jusque dans nos bras égorger nos filles et nos compagnes ? Ces flots de rabbins déchainés qui exigent l'écume aux lèvres une loi imposant le sabbbat ? Ces Japonais qui demandent aux communes qu'elles leur construisent des temples shinto aux frais du contribuable ? Ces hindous qui ont réussi à imposer un moratoire sur l'abattage des vaches ? Et les zoroastriens qui foutent le feu aux bâtiments publics ? Les curés fanatiques qui évangélisent les villes et les campagnes, convertissent de force ? Et les orthodoxes qui veulent rendre le carême obligatoire ?
Vraiment, la laïcité est en danger, c'est la priorité Number One. Heureusement que du coté de l'immigration africaine (et qui se trouve être très majoritairement musulmane, mais chut, il ne faut pas le dire), tout va bien, pas besoin de débat. Ca compense.
Ne voyez vous vous pas ces hordes de moines bouddhistes qui viennent jusque dans nos bras égorger nos filles et nos compagnes ? Ces flots de rabbins déchainés qui exigent l'écume aux lèvres une loi imposant le sabbbat ? Ces Japonais qui demandent aux communes qu'elles leur construisent des temples shinto aux frais du contribuable ? Ces hindous qui ont réussi à imposer un moratoire sur l'abattage des vaches ? Et les zoroastriens qui foutent le feu aux bâtiments publics ? Les curés fanatiques qui évangélisent les villes et les campagnes, convertissent de force ? Et les orthodoxes qui veulent rendre le carême obligatoire ?
Vraiment, la laïcité est en danger, c'est la priorité Number One. Heureusement que du coté de l'immigration africaine (et qui se trouve être très majoritairement musulmane, mais chut, il ne faut pas le dire), tout va bien, pas besoin de débat. Ca compense.
La phobie du conflit ?
On trouve à propos de l'inutile débat sur la laïcité (pas besoin de débat mais d'action) un argument qui revient sans cesse : ce débat diviserait les Français. En réalité, les Français sont divisés depuis longtemps.
De même, face à la vague d'immigration venue du Maghreb, on refuse de constater la situation conflictuelle : ses immigrés ne sont pas chez eux chez nous.
On pourrait multiplier les exemples : la phobie du conflit, la hantise de la division. Mais cet argument va toujours dans le même sens : empêcher les Français de se défendre. C'est toujours à eux de faire des concessions pour ne pas briser la concorde de façade.
En revanche, dès qu'il s'agit d'en foutre plein la gueule aux français qui ne se couchent pas, le conflit est permis et même recommandé : censure, boycott, insultes, mélodrame, caricatures, interdiction, amalgames douteux, procès, campagnes de presse.
De même, face à la vague d'immigration venue du Maghreb, on refuse de constater la situation conflictuelle : ses immigrés ne sont pas chez eux chez nous.
On pourrait multiplier les exemples : la phobie du conflit, la hantise de la division. Mais cet argument va toujours dans le même sens : empêcher les Français de se défendre. C'est toujours à eux de faire des concessions pour ne pas briser la concorde de façade.
En revanche, dès qu'il s'agit d'en foutre plein la gueule aux français qui ne se couchent pas, le conflit est permis et même recommandé : censure, boycott, insultes, mélodrame, caricatures, interdiction, amalgames douteux, procès, campagnes de presse.
lundi, mars 28, 2011
D'une guerre à l'autre
D'une guerre à l'autre
Une remarque personnelle : en 2003, j'étais pour le guerre en Irak, au nom de l'universalisme. Ayant évolué sur l'universalisme, je suis nettement moins partisan des «ingérences humanitaires».
Nota : je ne vois qu'une seule bonne raison dans l'intérêt de la France d'intervenir en Afrique du nord : mettre fin à l'invasion migratoire. Mais je ne comprends pas en quoi notre intervention en Libye aide à atteindre ce but.
Une remarque personnelle : en 2003, j'étais pour le guerre en Irak, au nom de l'universalisme. Ayant évolué sur l'universalisme, je suis nettement moins partisan des «ingérences humanitaires».
Nota : je ne vois qu'une seule bonne raison dans l'intérêt de la France d'intervenir en Afrique du nord : mettre fin à l'invasion migratoire. Mais je ne comprends pas en quoi notre intervention en Libye aide à atteindre ce but.
Libellés :
colonisation à rebours,
Libye
L'armée en France est-elle encore une armée française ?
La patriotisme des militaires n'est pas en cause, cependant, je me demande si l'armée de l'Etat français est encore une armée française.
En effet, elle agit de plus en plus souvent sous les ordres ou sous les directives d'organismes internationaux (OTAN, ONU, ...), au nom d'idéaux droits-de-lhommistes qui n'ont rien de spécifiquement français, pour des missions dont on ne voit pas bien en quoi elles sont essentielles pour la défense des intérêts de la France, même envisagés dans une perspective large.
C'est pourquoi le recours à des mercenaires devient possible : à partir du moment où l'armée ne défend plus un pays, peu importe la nationalité de ses membres. On remarquera que l'armée américaine est dans le même cas.
Les opérations libyennes, dont je ne comprends toujours pas l'intérêt pour la France, entretiennent mon doute.
En effet, elle agit de plus en plus souvent sous les ordres ou sous les directives d'organismes internationaux (OTAN, ONU, ...), au nom d'idéaux droits-de-lhommistes qui n'ont rien de spécifiquement français, pour des missions dont on ne voit pas bien en quoi elles sont essentielles pour la défense des intérêts de la France, même envisagés dans une perspective large.
C'est pourquoi le recours à des mercenaires devient possible : à partir du moment où l'armée ne défend plus un pays, peu importe la nationalité de ses membres. On remarquera que l'armée américaine est dans le même cas.
Les opérations libyennes, dont je ne comprends toujours pas l'intérêt pour la France, entretiennent mon doute.
La fausse droite prise au piège des idées de gauche
Vous vous en doutez, j'approuve l'article ci-dessous d'Ivan Rioufol, décrivant la déroute de la fausse droite, qui en est réduite à prendre comme référence, pour ou contre, les idées et les catégories de la gauche.
Je crois qu'en préliminaire, un commentaire est nécessaire : les idées, cela compte. Cette déclaration qui vous paraîtra un truisme n'en est hélas pas un.
La droite française a pour tradition de négliger le combat des idées (Maurras fut une exception : le maurrassisme, quoiqu'on en pense, fut un des très rares corpus intellectuels de droite à avoir un impact politique), certes, mais depuis la dernière guerre mondiale, elle ne néglige plus le combat des idées, elle l'abandonne, purement et simplement. Elle laisse la gauche occuper seule le terrain des idées et des mots.
Les quelques intellectuels de droite ont été marginalisés par les politiciens de droite eux-mêmes. On pense à ce mot de De Gaulle : «ils sous-estiment tellement le pouvoir de l'intelligence qu'ils négligent de s'en servir».
Or, cette victoire de la gauche, avec l'aide du temps, a modelé le vocabulaire, ce qui fait qu'il devient difficile d'exprimer autre chose que des idées de gauche.
Ainsi, «solidarité» signifie désormais «subvention étatique». Plus important, des hommes prétendus de droite ont sempiternellement à la bouche les termes de «justice sociale» et de «redistribution», qui expriment des idées de gauche. Pour un véritable homme de droite, le social est en dehors du champ de la justice et les revenus ne sont pas distribués mais gagnés.
Quand une NKM nous dit qu'elle ne partage pas les idées de la gauche, mais ses valeurs, là encore, elle pense comme une Degôche, en jugeant la politique au trébuchet de la morale de gauche. Je suis de droite : je ne partage ni les idées ni les valeurs de la gauche. Point barre. Je suis d'ailleurs curieux qu'on m'explique précisément, au-delà des vagues formules du prêchi-prêcha bien-pensant, en quoi prôner la préférence national est indigne d'un parti politique.
Après des années de soumission au magistère intellectuel de la gauche, nos petits opportunistes politiques de droite, qui ne sont pas des intellectuels, ne savent pas échapper à la camisole du vocabulaire qu'ils ont accepté et assimilé. C'est pourquoi ils sont si démunis aujourd'hui, ils ignorent même le vocabulaire élémentaire de la droite : je ne me suis pas amusé à compter l'occurrence des «liberté» et «responsabilité», mais je devine qu'elle est faible.
Ceci étant dit, je vous laisse à l'article de Rioufol :
L'UMP a-t-elle vraiment reçu le message des cantonales?
Par Ivan Rioufol le 28 mars 2011 13h43
"Le message a été reçu", a déclaré ce lundi Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, au lendemain du second tour des cantonales. Comme prévu, les abstentions (55,03%) et le FN en sont les vrais vainqueurs, même si le parti de Marine Le Pen ne décroche que deux cantons, ce qui met un bémol à la "vague bleue marine" qui se heurte encore à des digues. Le PS, qui arrive en tête (35,43%) devant l'UMP (20,00%), se garde avec raison de tout triomphalisme. Car si le FN affiche 11,57% au plan national, ce chiffre ne veut rien dire puisque ce mouvement ne se présentait que dans 403 cantons. Il y a fait des scores dépassant les 20% pour atteindre les 40% et plus (1). Le cordon sanitaire a été rompu, et le front républicain enfoncé. La somme des abstentions et des votes FN rappelle, une fois de plus, l'état d'insurrection civique qui s'est installé dans un électorat ne se reconnaissant plus ni dans la droite ni dans la gauche, soudées dans une même préservation du politiquement correct qui interdit pourtant d'aborder l'ensemble des préoccupations des gens.
A dire vrai, je doute que le message des urnes ait été vraiment reçu à droite, même si Copé a reconnu "l'inquiétude des Français" en citant les délocalisations et les questions migratoires. Tandis qu'il s'exprimait sur RTL, le porte-parole du gouvernement, François Baroin, assurait sur France-Info qu'il fallait "certainement mettre un terme à tous ces débats, comme celui sur la laïcité et l'islam", appelant l'UMP à revenir à des valeurs "profondément républicaines" et à "se concentrer sur l'emploi, les déficits". Une position semblable à celle défendue par Dominique de Villepin qui, sur Canal +, invitait l'UMP à ne pas "braconner" sur les terres du FN. "On revient surtout aux préoccupations des Français : le logement, l'emploi, le pouvoir d'achat ...". Le PS ne dit pas autre chose, quand il assure que la crise est uniquement économique et sociale. Or, ce diagnostic est, à l'évidence, très largement incomplet. L'UMP est-elle décidée à abandonner les réalités au FN ?
C'est cette pensée conformiste et la lâcheté politique qu'elle dissimule qui feront perdre l'UMP en 2012. Car le sentiment d'injustice et d'abandon des Français n'est pas causé uniquement par la perte de leur pouvoir d'achat. Les sondages montrent que l'immigration de peuplement et le communautarisme musulman qui en découle (il se revendique désormais comme tel en exigeant lui-même l'abandon du débat sur l'islam) sont des sujets aussi préoccupants que la paupérisation des classes moyennes. Celles-ci ne comprennent pas qu'un pays sur-endetté, ne pouvant plus offrir ni travail, ni logements, ni protections sociales suffisants à ses propres citoyens, persiste à accueillir légalement tant de monde, sans souci d'intégration contrairement à ce qu'a soutenu Eric Besson, ce matin sur Europe 1 : "Ceux qui croient à l'intégration doivent défendre l'immigration légale et combattre l'immigration illégale",a-t-il dit. Or, les immigrés légaux sont autant dans les ghettos que les clandestins.
L'UMP sera balayée si elle persiste à ne rien comprendre au peuple. Elle aura tout fait pour.
(1) Précision (lundi, 16h): selon le ministère de l'Intérieur, le FN obtient un taux moyen de 35,51% das les cantons où il était présent.
Je crois qu'en préliminaire, un commentaire est nécessaire : les idées, cela compte. Cette déclaration qui vous paraîtra un truisme n'en est hélas pas un.
La droite française a pour tradition de négliger le combat des idées (Maurras fut une exception : le maurrassisme, quoiqu'on en pense, fut un des très rares corpus intellectuels de droite à avoir un impact politique), certes, mais depuis la dernière guerre mondiale, elle ne néglige plus le combat des idées, elle l'abandonne, purement et simplement. Elle laisse la gauche occuper seule le terrain des idées et des mots.
Les quelques intellectuels de droite ont été marginalisés par les politiciens de droite eux-mêmes. On pense à ce mot de De Gaulle : «ils sous-estiment tellement le pouvoir de l'intelligence qu'ils négligent de s'en servir».
Or, cette victoire de la gauche, avec l'aide du temps, a modelé le vocabulaire, ce qui fait qu'il devient difficile d'exprimer autre chose que des idées de gauche.
Ainsi, «solidarité» signifie désormais «subvention étatique». Plus important, des hommes prétendus de droite ont sempiternellement à la bouche les termes de «justice sociale» et de «redistribution», qui expriment des idées de gauche. Pour un véritable homme de droite, le social est en dehors du champ de la justice et les revenus ne sont pas distribués mais gagnés.
Quand une NKM nous dit qu'elle ne partage pas les idées de la gauche, mais ses valeurs, là encore, elle pense comme une Degôche, en jugeant la politique au trébuchet de la morale de gauche. Je suis de droite : je ne partage ni les idées ni les valeurs de la gauche. Point barre. Je suis d'ailleurs curieux qu'on m'explique précisément, au-delà des vagues formules du prêchi-prêcha bien-pensant, en quoi prôner la préférence national est indigne d'un parti politique.
Après des années de soumission au magistère intellectuel de la gauche, nos petits opportunistes politiques de droite, qui ne sont pas des intellectuels, ne savent pas échapper à la camisole du vocabulaire qu'ils ont accepté et assimilé. C'est pourquoi ils sont si démunis aujourd'hui, ils ignorent même le vocabulaire élémentaire de la droite : je ne me suis pas amusé à compter l'occurrence des «liberté» et «responsabilité», mais je devine qu'elle est faible.
Ceci étant dit, je vous laisse à l'article de Rioufol :
L'UMP a-t-elle vraiment reçu le message des cantonales?
Par Ivan Rioufol le 28 mars 2011 13h43
"Le message a été reçu", a déclaré ce lundi Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, au lendemain du second tour des cantonales. Comme prévu, les abstentions (55,03%) et le FN en sont les vrais vainqueurs, même si le parti de Marine Le Pen ne décroche que deux cantons, ce qui met un bémol à la "vague bleue marine" qui se heurte encore à des digues. Le PS, qui arrive en tête (35,43%) devant l'UMP (20,00%), se garde avec raison de tout triomphalisme. Car si le FN affiche 11,57% au plan national, ce chiffre ne veut rien dire puisque ce mouvement ne se présentait que dans 403 cantons. Il y a fait des scores dépassant les 20% pour atteindre les 40% et plus (1). Le cordon sanitaire a été rompu, et le front républicain enfoncé. La somme des abstentions et des votes FN rappelle, une fois de plus, l'état d'insurrection civique qui s'est installé dans un électorat ne se reconnaissant plus ni dans la droite ni dans la gauche, soudées dans une même préservation du politiquement correct qui interdit pourtant d'aborder l'ensemble des préoccupations des gens.
A dire vrai, je doute que le message des urnes ait été vraiment reçu à droite, même si Copé a reconnu "l'inquiétude des Français" en citant les délocalisations et les questions migratoires. Tandis qu'il s'exprimait sur RTL, le porte-parole du gouvernement, François Baroin, assurait sur France-Info qu'il fallait "certainement mettre un terme à tous ces débats, comme celui sur la laïcité et l'islam", appelant l'UMP à revenir à des valeurs "profondément républicaines" et à "se concentrer sur l'emploi, les déficits". Une position semblable à celle défendue par Dominique de Villepin qui, sur Canal +, invitait l'UMP à ne pas "braconner" sur les terres du FN. "On revient surtout aux préoccupations des Français : le logement, l'emploi, le pouvoir d'achat ...". Le PS ne dit pas autre chose, quand il assure que la crise est uniquement économique et sociale. Or, ce diagnostic est, à l'évidence, très largement incomplet. L'UMP est-elle décidée à abandonner les réalités au FN ?
C'est cette pensée conformiste et la lâcheté politique qu'elle dissimule qui feront perdre l'UMP en 2012. Car le sentiment d'injustice et d'abandon des Français n'est pas causé uniquement par la perte de leur pouvoir d'achat. Les sondages montrent que l'immigration de peuplement et le communautarisme musulman qui en découle (il se revendique désormais comme tel en exigeant lui-même l'abandon du débat sur l'islam) sont des sujets aussi préoccupants que la paupérisation des classes moyennes. Celles-ci ne comprennent pas qu'un pays sur-endetté, ne pouvant plus offrir ni travail, ni logements, ni protections sociales suffisants à ses propres citoyens, persiste à accueillir légalement tant de monde, sans souci d'intégration contrairement à ce qu'a soutenu Eric Besson, ce matin sur Europe 1 : "Ceux qui croient à l'intégration doivent défendre l'immigration légale et combattre l'immigration illégale",a-t-il dit. Or, les immigrés légaux sont autant dans les ghettos que les clandestins.
L'UMP sera balayée si elle persiste à ne rien comprendre au peuple. Elle aura tout fait pour.
(1) Précision (lundi, 16h): selon le ministère de l'Intérieur, le FN obtient un taux moyen de 35,51% das les cantons où il était présent.
dimanche, mars 27, 2011
Une citation de Julien Freund à méditer
Une collectivité politique qui n’est plus une patrie pour ses membres, cesse d’être défendue pour tomber plus ou moins rapidement sous la dépendance d’une autre unité politique. Là où il n’y a pas de patrie, les mercenaires ou l’étranger deviennent les maîtres. (Qu’est-ce que la politique ? Julien Freund 1967)
Libellés :
France,
petite guerre d'Algérie
La France est-elle victime du libéralisme ?
On entend souvent que la France est victime de l'«ultra-libéralisme». Est-ce vrai ?
Une réponse lapidaire, juste et imparable : avec 58 % de dépenses publiques dans le PIB, la France est le pays le plus communiste du monde, à part la Corée du nord et Cuba, qu'il faut s'appeler Danielle Mitterrand pour admirer. Donc, autant pour la pauvre victime du libéralisme. Si la France est victime de quelque chose, c'est du social-clientélisme.
Pourtant, à travers la propagande, les mensonges, la distorsion des mots, la mauvaise foi, il y a une part de vérité : nous sommes victimes de l'idéologie mondialiste. A-t-elle un rapport autre que superficielle et anecdotique avec le libéralisme ?
Cette idéologie a l'obsession de la mise en concurrence et de l'ouverture des frontières. Quand on voit qu'il faut l'énorme machine bureaucratique bruxelloise pour l'imposer à l'Europe, on a déjà la puce à l'oreille, on se doute que c'est le contraire du libéralisme. Examinons cela.
Pour les libéraux, le marché, la mise en concurrence, sont des résultats possibles, mais pas systématiques, de la liberté et de la responsabilité. Un libéral tolérera très bien un monopole de fait, si celui-ci s'est dégagé des circonstances et non de la force de la loi, si les nouveaux entrants sont libres de tenter leur chance.
En revanche, pour un mondialiste, la mise en concurrence «pure et parfaite» est un but en soi.
Flora Montcorbier a décrit dans Le communisme de marché ce que cette idéologie mondialiste avait de commun avec le communisme : transformation de l'humanité en une masse d'hommes nouveaux, interchangeables et réduits à leur seule dimension matérialiste (producteur dans un cas, consommateur dans l'autre).
Le libéralisme, qui laisse les hommes libres de vivre leurs singularités et toutes leurs dimensions, n'a rien à voir avec cela. Pour le comprendre, plutôt qu'un long discours, il suffit de se référer à la première mondialisation, celle de la fin du XIXème siècle, qui fut authentiquement libérale. On ne peut pas dire que les hommes y étaient déracinés (1) et interchangeables, réduits à leur seule dimension matérielle.
La France victime du communisme, du mondialisme et de la bruxellose ? Oui. Du libéralisme ? Non.
Dans le monde tel qu'il est aujourd'hui, avec un vrai libéralisme, où les évolutions viennent du bas et non du haut, nous aurions sans nul doute plus de protection et un rejet partiel de la mondialisation.
Le libéralisme aurait partie liée avec le conservatisme. L'ouverture économique a pour pendant la protection dans les autres domaines. C'est d'ailleurs ainsi que font les pays qui tirent profit de la mondialisation : ouverts quand cela les arrange.
******************
(1) : même si on peut discuter des effets de l'urbanisation.
Une réponse lapidaire, juste et imparable : avec 58 % de dépenses publiques dans le PIB, la France est le pays le plus communiste du monde, à part la Corée du nord et Cuba, qu'il faut s'appeler Danielle Mitterrand pour admirer. Donc, autant pour la pauvre victime du libéralisme. Si la France est victime de quelque chose, c'est du social-clientélisme.
Pourtant, à travers la propagande, les mensonges, la distorsion des mots, la mauvaise foi, il y a une part de vérité : nous sommes victimes de l'idéologie mondialiste. A-t-elle un rapport autre que superficielle et anecdotique avec le libéralisme ?
Cette idéologie a l'obsession de la mise en concurrence et de l'ouverture des frontières. Quand on voit qu'il faut l'énorme machine bureaucratique bruxelloise pour l'imposer à l'Europe, on a déjà la puce à l'oreille, on se doute que c'est le contraire du libéralisme. Examinons cela.
Pour les libéraux, le marché, la mise en concurrence, sont des résultats possibles, mais pas systématiques, de la liberté et de la responsabilité. Un libéral tolérera très bien un monopole de fait, si celui-ci s'est dégagé des circonstances et non de la force de la loi, si les nouveaux entrants sont libres de tenter leur chance.
En revanche, pour un mondialiste, la mise en concurrence «pure et parfaite» est un but en soi.
Flora Montcorbier a décrit dans Le communisme de marché ce que cette idéologie mondialiste avait de commun avec le communisme : transformation de l'humanité en une masse d'hommes nouveaux, interchangeables et réduits à leur seule dimension matérialiste (producteur dans un cas, consommateur dans l'autre).
Le libéralisme, qui laisse les hommes libres de vivre leurs singularités et toutes leurs dimensions, n'a rien à voir avec cela. Pour le comprendre, plutôt qu'un long discours, il suffit de se référer à la première mondialisation, celle de la fin du XIXème siècle, qui fut authentiquement libérale. On ne peut pas dire que les hommes y étaient déracinés (1) et interchangeables, réduits à leur seule dimension matérielle.
La France victime du communisme, du mondialisme et de la bruxellose ? Oui. Du libéralisme ? Non.
Dans le monde tel qu'il est aujourd'hui, avec un vrai libéralisme, où les évolutions viennent du bas et non du haut, nous aurions sans nul doute plus de protection et un rejet partiel de la mondialisation.
Le libéralisme aurait partie liée avec le conservatisme. L'ouverture économique a pour pendant la protection dans les autres domaines. C'est d'ailleurs ainsi que font les pays qui tirent profit de la mondialisation : ouverts quand cela les arrange.
******************
(1) : même si on peut discuter des effets de l'urbanisation.
Libellés :
conservatisme à la française,
libéralisme
samedi, mars 26, 2011
Nationalisme social, socialisme national, notre avenir ?
Les mots nazi et nazisme viennent d'une abréviation de national-socialisme.
Ce n'est pas un simple jeu de mots. Le socialisme, le communisme et le nazisme sont cousins, le nazisme aura toujours plus de rapports avec le communisme et le socialisme qu'avec le conservatisme et le libéralisme.
Or, aujourd'hui, les programmes à la fois nationaux et socialistes reviennent à la mode en France, tant du coté Le Pen que Mélenchon.
Beaucoup dans les médias trouvent la fille Le Pen moins dangereuse que son père. Ce sont des cons ignares, comme souvent les journalistes et les commentateurs politiques, qui pontifient d'autant plus qu'ils en savent moins.
Ils s'arrêtent à l'écume des choses, les «petites phrases». Jean-Marie Le Pen était provocateur et antisémite, mais ses idées, alliance de nationalisme politique et de libéralisme économique, étaient plutôt bonnes. Finalement, quand on enlevait les provocations, on était dans un conservatisme banal (assez proche de ma ligne politique actuelle).
Or, l'orientation socialiste de sa fille Marine augure de bien autre chose.
Quand le socialiste Adrien Marquet, maire de Bordeaux, exige au congrès de la SFIO de 1933, «l'ordre, l'autorité et la nation», Léon Blum est épouvanté.
Quand on marie libéralisme et nationalisme, les inconvénients s'équilibrent, forces centrifuges et centripètes se combattant.
Mais voilà, les socialistes, qui depuis soixante nous gouvernent, ont réussi à rejeter le libéralisme hors du champ politique français. Ainsi, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite en passant par tout le spectre politique, on ne nous propose plus que des variantes du socialisme.
Comme Léon Blum, mais pour des raisons différentes, je suis épouvanté : le libéralisme est la solution des maux économiques de la France et c'est la seule solution qu'on ne propose pas aux Français. Nous sommes lancés dans une course à l'abime : le seul choix qu'on nous offre est de persister dans l'erreur. Nous crevons du socialisme ? C'est parce que nous n'avons pas encore été assez socialistes.
Or, à force de se désespérer de ne pas voir leurs problèmes pris en main, les Français se réfugient dans le nationalisme. Nos élites dénationalisées, cosmopolites et apatrides, ne peuvent pas le comprendre : la patrie est le refuge de celui qui perd espoir. Pauvre et inquiet, on se console en ayant des compatriotes, en projetant sur soi un peu de la grandeur de la nation à laquelle on appartient.
Ainsi, tous les éléments sont en place pour le cocktail explosif mélangeant socialisme et nationalisme.
Ce n'est pas pour autant le retour du nazisme, il y manque un élément essentiel : le darwinisme. Cependant, j'ai peur de ce brouet qui ne me dit rien qui vaille.
Malgré tout, c'est vrai, je suis tenté de voter pour Marine Le Pen, à cause de son nationalisme, que j'approuve. Jugez de mon désespoir.
Ce n'est pas un simple jeu de mots. Le socialisme, le communisme et le nazisme sont cousins, le nazisme aura toujours plus de rapports avec le communisme et le socialisme qu'avec le conservatisme et le libéralisme.
Or, aujourd'hui, les programmes à la fois nationaux et socialistes reviennent à la mode en France, tant du coté Le Pen que Mélenchon.
Beaucoup dans les médias trouvent la fille Le Pen moins dangereuse que son père. Ce sont des cons ignares, comme souvent les journalistes et les commentateurs politiques, qui pontifient d'autant plus qu'ils en savent moins.
Ils s'arrêtent à l'écume des choses, les «petites phrases». Jean-Marie Le Pen était provocateur et antisémite, mais ses idées, alliance de nationalisme politique et de libéralisme économique, étaient plutôt bonnes. Finalement, quand on enlevait les provocations, on était dans un conservatisme banal (assez proche de ma ligne politique actuelle).
Or, l'orientation socialiste de sa fille Marine augure de bien autre chose.
Quand le socialiste Adrien Marquet, maire de Bordeaux, exige au congrès de la SFIO de 1933, «l'ordre, l'autorité et la nation», Léon Blum est épouvanté.
Quand on marie libéralisme et nationalisme, les inconvénients s'équilibrent, forces centrifuges et centripètes se combattant.
Mais voilà, les socialistes, qui depuis soixante nous gouvernent, ont réussi à rejeter le libéralisme hors du champ politique français. Ainsi, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite en passant par tout le spectre politique, on ne nous propose plus que des variantes du socialisme.
Comme Léon Blum, mais pour des raisons différentes, je suis épouvanté : le libéralisme est la solution des maux économiques de la France et c'est la seule solution qu'on ne propose pas aux Français. Nous sommes lancés dans une course à l'abime : le seul choix qu'on nous offre est de persister dans l'erreur. Nous crevons du socialisme ? C'est parce que nous n'avons pas encore été assez socialistes.
Or, à force de se désespérer de ne pas voir leurs problèmes pris en main, les Français se réfugient dans le nationalisme. Nos élites dénationalisées, cosmopolites et apatrides, ne peuvent pas le comprendre : la patrie est le refuge de celui qui perd espoir. Pauvre et inquiet, on se console en ayant des compatriotes, en projetant sur soi un peu de la grandeur de la nation à laquelle on appartient.
Ainsi, tous les éléments sont en place pour le cocktail explosif mélangeant socialisme et nationalisme.
Ce n'est pas pour autant le retour du nazisme, il y manque un élément essentiel : le darwinisme. Cependant, j'ai peur de ce brouet qui ne me dit rien qui vaille.
Malgré tout, c'est vrai, je suis tenté de voter pour Marine Le Pen, à cause de son nationalisme, que j'approuve. Jugez de mon désespoir.
vendredi, mars 25, 2011
Des centrales nucléaires sous la mer
L'idée me semble très intéressante. Elle est un peu incongrue en ces jours d'hystérie nuclérophobe. Si nous n'étudions pas cette d'idée, d'autres plus intelligents que nous, le feront.
DCNS dévoile un étonnant concept de centrale nucléaire sous-marine
DCNS dévoile un étonnant concept de centrale nucléaire sous-marine
C'est officiel : les écolos n'ont pas peur du ridicule
On s'en doutait depuis longtemps, mais là, c'est officiel, inscrit dans l'état civil : les écolos n'ont pas peur du ridicule.Cécile Duflot est la compagne de Xavier Cantat, le frère du chanteur-tueur (dans ces milieux aux moeurs dissolues, on ne se marie pas, mais on peut tabasser à mort). Ils ont osé baptiser la fille qu'ils ont eu ensemble Térébentine.
Pauvre gosse !
On notera que, depuis que l'officier d'état civil n'a plus que le droit de fermer sa gueule, encore un effet néfaste du soixante-huitisme, aucune barrière n'arrête ces délires. Pourquoi ne pas baptiser votre enfant Mohammed, pendant que vous y êtes ?
Mais le vrai drame est ailleurs : ces gens, abrutis complets, azimuthés à tous les étages, ravagés intérieur extérieur, viennent dans les medias nous dire ce qu'il faut penser de tout et du reste (le nucléaire, l'immigration, l'économie,la politique, etc.) (1). Ils cherchent même à nous gouverner.
Aujourd'hui, ils sont à la télé en «prime time». Il y a cent ans, ils auraient été à l'asile.
*************
(1) : cela me rappelle un entretien de Marie Drucker, qui, d'après ce que j'ai compris, change de compagnon fréquemment, où elle donnait son avis sur la famille et les moeurs. C'est un peu comme un imam qui donne son avis sur le jambon braisé. L'incongruité de la situation n'a sans doute frappé que moi.
Libellés :
lubies et fariboles écolos
jeudi, mars 24, 2011
Libye : avec l'escalade de la violence, l'escalade du désamour ?
Je persiste à trouver cet engagement en Lybie idiot, mais au moins, essayons d'en tirer les fruits. C'est-à-dire qu'il faut faire vite. Plus facile à dire qu'à faire.
Le plus simple est de foutre un Scalp dans le baigneur du frère Guide :
Hélas, il est peu probable, sauf coup de chance, d'y arriver. Alors ?
La tentation est forte de temporiser en espérant un «miracle». Cela présente l'avantage pour MM. Cameron et Sarkozy de pouvoir poser plus longtemps aux chefs de guerre, ce qui n'est pas négligeable, vu leurs motivations électorales.
Cependant, procrastiner est très risqué : bavures, lassitude des opinions occidentales, retournement des Libyens.
Personne n'aime voir son pays bombardé, même pour la bonne cause. Rappelez vous la réaction des Français, y compris résistants, vis-à-vis des bombardements américains de 1944.
Personne n'aime voir non plus son pays envahi, même par des sauveurs. Rappelons que les Israéliens qui sont intervenus au Liban en 1982 ont été accueillis avec joie. La situation s'est renversée en quelques semaines.
Le risque est donc très réel que si les bombardements se prolongent ou si il y a une intervention au sol, les Libyens se retournent contre leurs «libérateurs».
Donc, il faut agir vite, mais comment ?
Armer les rebelles ? Certes, mais ils n'ont pas prouvé leur efficacité, c'est le moins qu'on puisse dire.
Intervenir nous-mêmes ? D'accord, mais à condition de ne pas s'enliser. Mais oserons nous abandonner un pays livré à l'anarchie par notre intervention ?
Bref, nous marchons sur des œufs et aucune option n'emporte l'adhésion.
Le plus simple est de foutre un Scalp dans le baigneur du frère Guide :
Hélas, il est peu probable, sauf coup de chance, d'y arriver. Alors ?
La tentation est forte de temporiser en espérant un «miracle». Cela présente l'avantage pour MM. Cameron et Sarkozy de pouvoir poser plus longtemps aux chefs de guerre, ce qui n'est pas négligeable, vu leurs motivations électorales.
Cependant, procrastiner est très risqué : bavures, lassitude des opinions occidentales, retournement des Libyens.
Personne n'aime voir son pays bombardé, même pour la bonne cause. Rappelez vous la réaction des Français, y compris résistants, vis-à-vis des bombardements américains de 1944.
Personne n'aime voir non plus son pays envahi, même par des sauveurs. Rappelons que les Israéliens qui sont intervenus au Liban en 1982 ont été accueillis avec joie. La situation s'est renversée en quelques semaines.
Le risque est donc très réel que si les bombardements se prolongent ou si il y a une intervention au sol, les Libyens se retournent contre leurs «libérateurs».
Donc, il faut agir vite, mais comment ?
Armer les rebelles ? Certes, mais ils n'ont pas prouvé leur efficacité, c'est le moins qu'on puisse dire.
Intervenir nous-mêmes ? D'accord, mais à condition de ne pas s'enliser. Mais oserons nous abandonner un pays livré à l'anarchie par notre intervention ?
Bref, nous marchons sur des œufs et aucune option n'emporte l'adhésion.
Totalitarian Humanism Versus Qaddafi
Voici un article que vous ne trouverez dans aucun journal français !
Totalitarian Humanism Versus Qaddafi
Totalitarian Humanism Versus Qaddafi
mercredi, mars 23, 2011
Catastrophe au Japon : les Français en dessous de tout
Une catastrophe s'est produite au Japon. Les Japonais ont gardé leur sang-froid. Quant aux Français :
> les écologistes ont été odieux
> les medias ont été hystériques et alarmistes
> les officiels ont donné leur avis à tort et à travers
> les gouvernants ont été lâches et suiveurs
> une part de la population s'est affolée sans raison
> les expatriés se sont carapatés comme en 40 (1)
Inutile de chercher les causes bien loin : l'idéologie du «care» (comme dirait Martine), l'assistanat généralisé, l'antienne comme quoi le moindre problème doit susciter une réponse étatique, a transformé les Français en poules mouillées égoïstes, incapables de faire face aux risques de la vie, même chez les autres.
Nous vivons exactement dans une expérience en vraie grandeur le reproche essentiel des libéraux au socialisme, ce n'est pas un reproche économique mais moral : corrompre les hommes.
******************
(1) Le Figaro : «un malaise s'est installé. Si des cadres et entreprises françaises ont géré avec calme et respect pour leurs employés japonais cette période de risques, d'autres n'ont visiblement pas eu la manière. «Les Français ont souvent donné une impression de fébrilité, voire ont déguerpi de manière peu décente, commente un Français de Tokyo, cela va laisser des traces. Certains cadres vont avoir du mal à revenir devant leurs troupes japonaises. Nous avons une chance, c'est que les Japonais sont larges d'esprit et fidèles.»
> les écologistes ont été odieux
> les medias ont été hystériques et alarmistes
> les officiels ont donné leur avis à tort et à travers
> les gouvernants ont été lâches et suiveurs
> une part de la population s'est affolée sans raison
> les expatriés se sont carapatés comme en 40 (1)
Inutile de chercher les causes bien loin : l'idéologie du «care» (comme dirait Martine), l'assistanat généralisé, l'antienne comme quoi le moindre problème doit susciter une réponse étatique, a transformé les Français en poules mouillées égoïstes, incapables de faire face aux risques de la vie, même chez les autres.
Nous vivons exactement dans une expérience en vraie grandeur le reproche essentiel des libéraux au socialisme, ce n'est pas un reproche économique mais moral : corrompre les hommes.
******************
(1) Le Figaro : «un malaise s'est installé. Si des cadres et entreprises françaises ont géré avec calme et respect pour leurs employés japonais cette période de risques, d'autres n'ont visiblement pas eu la manière. «Les Français ont souvent donné une impression de fébrilité, voire ont déguerpi de manière peu décente, commente un Français de Tokyo, cela va laisser des traces. Certains cadres vont avoir du mal à revenir devant leurs troupes japonaises. Nous avons une chance, c'est que les Japonais sont larges d'esprit et fidèles.»
Libellés :
Etat-mamma,
Fukushima,
le socialisme partout
mardi, mars 22, 2011
Libye : «un commandement tournant»
Moi, ça m'évoque un truc : pourquoi, en salle d'opération, on ne ferait pas «chirurgie tournante» ? Chacun son coup de bistouri ? Ca serait égalitaire, non ?
Fausse droite : la machine à perdre
En manquant de fermeté dans le refus du «front républicain», la fausse droite fait le jeu de la gauche.
En effet, céder sur le «front républicain», accepter seulement d'en discuter, c'est se soumettre aux catégories morales de la gauche et à ses grilles d'analyse, autrement dit reconnaitre qu'elle détient le magistère moral. Et, une fois qu'on a reconnu publiquement par son comportement que la gauche faisait autorité en matière de morale politique, comment peut-on espérer gagner contre elle ?
En France, même la droite est de gauche.
En effet, céder sur le «front républicain», accepter seulement d'en discuter, c'est se soumettre aux catégories morales de la gauche et à ses grilles d'analyse, autrement dit reconnaitre qu'elle détient le magistère moral. Et, une fois qu'on a reconnu publiquement par son comportement que la gauche faisait autorité en matière de morale politique, comment peut-on espérer gagner contre elle ?
En France, même la droite est de gauche.
lundi, mars 21, 2011
Qu'il est pénible de vivre dans une société décadente !
Dimanche, nous avons participé à une promenade parisienne ayant pour thème les maisons closes.Il n'y a plus grand'chose à voir sur place, tout ayant été vendu à l'encan. Mais le guide avait des photos intéressantes.La conversation a dérivé vers les drames de la vie et la joie de vivre. Nous sommes arrivés à un accord sur le fait que les deux guerres mondiales, spécialement la seconde, avaient saccagé le fin tissu social et culturel qui constituait l'art de vivre à la française.
Je ne puis m'empêcher d'évoquer Françoise Giroud et son constat que les Français étaient plus heureux dans sa jeunesse d'entre-deux-guerres ; elle attribuait le changement ultérieur d'état d'esprit «à la défaite de 1940 et à la télévision», analyse plus fine qu'il n'y paraît.
Les drames étaient plus poignants et les joies plus vives.
Notre manie moderne de tout raisonner est un signe certain de bêtise et elle concourt à la grossièreté et à la vulgarité de nos vies, il y a tant de choses subtiles et légères qui échappent au raisonnement. Comme les relations de séduction ou d'éducation (1).
Bien sûr, les tenants de la table rase et des mœurs modernes nous expliquent à quel point notre époque est formidable, par contraste avec les âges obscurs, de la même manière que les partisans de la république la font briller en nous dressant un noir tableau de la monarchie.
Mais ces arguments qui se croient définitifs sont un étalage d'ignorance crasse et une preuve de profonde inculture.
Ce comportement est magnifiquement illustré par les propagandistes de la féminisation des noms de fonction. Vous savez les horribles «l'auteure», «la maire», «la ministre» et j'en passe. Ces lubies témoignent d'une méconnaissance de notre langue et de sa logique qui fait passer pour un âne aux yeux des connaisseurs tous les poseurs qui défendent ces préciosités ridicules. Chaque fois que je lis ces absurdités dans l'imMonde, je sais qu'il n'est plus un «journal de référence».
Bien sûr, les imbéciles ne souffrent pas du manque qu'ils ignorent. Ils ne peuvent regretter un bonheur dont ils n'ont jamais entendu parler (2). Mais, d'une part, ils sont toujours guettés par la trahison d'un mauvais livre qui traine dans une bibliothèque poussiéreuse ; d'autre part, si leur cervelle ne leur dit rien de leur vide, il arrive que les plus sensibles en ressentent confusément le malaise, d'où l'attirance de quelques uns pour des sociétés exotiques qui ont su garder leurs nuances traditionnelles.
Et nous qui savons, par hasard ou par fidélité, nous sommes en exil dans notre pays et dans notre époque.
**************
(1) : que penseraient nos modernes raisonneurs de «la libération de la femme» de cette remarque d'Alphonse Boudard, frappée au coin de l'expérience de la vie ? A savoir que la relation entre la fille de joie et le maquereau est bilatérale, qu'une prostituée œuvrant en indépendante finira toujours par se trouver un petit homme à qui donner des sous et à couvrir de cadeaux et qui deviendra, de fait, son souteneur. Remarque de détail, mais qui nous est devenue impensable tellement nos raisonnements sont devenus grossiers.
(2) : il faut dire que l'école les endoctrine à coups d'Hugo et de Zola. Ils connaitraient Feydeau et Offenbach, ils changeraient d'avis.
Libye : je ne comprends toujours pas ce que nous sommes allés y faire
Je ne comprends toujours pas ce que la France est allée faire en Libye et je ne vois toujours pas quels intérêts vitaux nous y défendons.
Maintenant que la connerie est faite, il n'est plus temps de reculer. Essayons d'en tirer parti.
Deux hypothèses :
> la confrontation dure et c'est l'affaire de tous les dangers : les opinions se lassent, les risques de bavure augmentent, l'instabilité peut surgir ailleurs.
> l'affaire est courte et c'est un plus ou moins un triomphe.
Evidemment, la seconde hypothèse est préférable, ne serait-ce que parce qu'elle nous débarrasse de cet emmerdeur de Khadafi.
Alors, que faire pour qu'elle se transforme en réalité ?
> tuer Khadafi. C'est la solution la plus économe. Malheureusement, les destins de Saddam Hussein et d'Oussama Ben Laden prouvent que ce n'est vraiment pas facile. Il faut soit un coup de chance sur lequel on ne peut pas compter soit un traitre d'ans l'entourage du dictateur. Bref, très peu probable.
> armer et instruire les rebelles. Sans informations particulières, je devine qu'on le fait déjà.
> et ensuite ? Je suis emmerdé.
Maintenant que la connerie est faite, il n'est plus temps de reculer. Essayons d'en tirer parti.
Deux hypothèses :
> la confrontation dure et c'est l'affaire de tous les dangers : les opinions se lassent, les risques de bavure augmentent, l'instabilité peut surgir ailleurs.
> l'affaire est courte et c'est un plus ou moins un triomphe.
Evidemment, la seconde hypothèse est préférable, ne serait-ce que parce qu'elle nous débarrasse de cet emmerdeur de Khadafi.
Alors, que faire pour qu'elle se transforme en réalité ?
> tuer Khadafi. C'est la solution la plus économe. Malheureusement, les destins de Saddam Hussein et d'Oussama Ben Laden prouvent que ce n'est vraiment pas facile. Il faut soit un coup de chance sur lequel on ne peut pas compter soit un traitre d'ans l'entourage du dictateur. Bref, très peu probable.
> armer et instruire les rebelles. Sans informations particulières, je devine qu'on le fait déjà.
> et ensuite ? Je suis emmerdé.
Nos insurgés à nous
Nos insurgés à nous :
La tension ne semble toujours pas être retombée à Sevran (Seine-Saint-Denis). Alors que des coups de feu avaient été tirés samedi contre les façades de plusieurs immeubles, allée Jan-Masaryk, ce lundi après-midi, vers 13 h 15, deux hommes ont utilisé une arme de guerre dans le même secteur.
Armés d’une Kalachnikov, les deux inconnus ont tiré à cinq reprises, en direction d’une butte de terre, sous les yeux médusés de plusieurs badauds qui se trouvaient allée Jan-Palach. Aucun blessé n’est à déplorer. Les enquêteurs du service départemental de police judiciaire (SDPJ) ont été chargés des investigations.
L'article ne dit pas s'ils crient «Allahou Akbar».
La tension ne semble toujours pas être retombée à Sevran (Seine-Saint-Denis). Alors que des coups de feu avaient été tirés samedi contre les façades de plusieurs immeubles, allée Jan-Masaryk, ce lundi après-midi, vers 13 h 15, deux hommes ont utilisé une arme de guerre dans le même secteur.
Armés d’une Kalachnikov, les deux inconnus ont tiré à cinq reprises, en direction d’une butte de terre, sous les yeux médusés de plusieurs badauds qui se trouvaient allée Jan-Palach. Aucun blessé n’est à déplorer. Les enquêteurs du service départemental de police judiciaire (SDPJ) ont été chargés des investigations.
L'article ne dit pas s'ils crient «Allahou Akbar».
Libellés :
colonisation à rebours,
petite guerre d'Algérie
Inscription à :
Articles (Atom)
