Je suis de plus en plus convaincu (vous me direz que je fais de l’auto-persuasion !) que le bon cocktail politique pour la France est libéralisme à l’intérieur et protectionnisme à l’extérieur. C'est tout à fait possible si on n'est pas idéologue, si on ne fait pas du libéralisme un absolu.
Car, à l’intérieur, la France étouffe du mammouth étatique, à la fois, dispendieux, maternant et inefficace (tout Français a cette expérience quotidienne) et, vis-à-vis de l’extérieur, de se sentir ouverte à tout vent. Or, ce programme politique, personne, absolument personne, ne le propose. On sait pourquoi : il bouscule trop d’habitudes de pensée et d’action de nos politiciens, il bouscule à la fois « l’Europe, l’Europe, l’Europe » des uns et « l’Etat, l’Etat, l’Etat » des autres et il y y a des fous (Juppé, Macron, etc.) qui font les deux.
De même que je n’ai aucun doute qu’immigrationnisme et étatisme sont liés (ils se justifient l’un l’autre), je suis persuadé que mondialisme et étatisme sont liés. Le mondialisme ravage les pays occidentaux au profit de l’hyper-classe mondiale et les Etats appauvris font la voiture-balai et envahissent nos vies pour éviter que les éclopés ne se révoltent.
Les Français ont besoin d’être rassurés ? Certes, mais ce n’est pas en faisant ce qu’on fait depuis quarante ans (qui est justement ce qui les a mis dans cet état d’inquiétude), l’extension indéfinie de l’Etat, toujours plus de ce qui ne marche pas, qu’on les rassurera. C’est en faisant exactement le contraire de ce qu’on fait depuis quarante ans : en fermant les frontières, en mettant les délinquants en prison et les libérant de cet Etat-mamma qui les étouffe.
La droite est-elle encore capable de penser l’État ?
************
Hormis le « conservatisme », Laurent Wauquiez n’a guère de désaccord de fond avec Alain Juppé. Autrement dit, les deux compères devraient se retrouver sur la question de l’État et de son rôle dans la société française. La droite sociale appelle ouvertement à la force de l’État, contre-balancée, paraît-il, par la justice sociale.
Tout le monde sait avec quoi riment ces mots : pression fiscale, services publics en goguette et usines à gaz incessantes pour étatiser ce que le marché peut faire.
[…]
Le libéralisme orphelin de la droite
Ce qu’on appelle la recomposition macronienne s’apparente donc ici, surtout, à une reprise en main du discours politique par une idéologie étatiste. On se souvient du choc prôné par Fillon, avec de fortes baisses de dépenses publiques.
Décidément, ce spectre s’éloigne, et on voit mal qui, à droite, pourrait le faire revenir.
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lundi, novembre 13, 2017
lundi, novembre 02, 2015
jeudi, avril 02, 2015
Charles Gave sur BFM
Il y avait longtemps que je n'avais pas regardé BFM mais j'aime bien Charles Gave. L'émission entière est à regarder :
Un de mes collègues m'a interrogé, en larmes : « Comment, toi qui es conservateur, peux-tu soutenir le libéralisme économique ?». Je l'ai traité de Zemmour, de Polony, de Chevènement, de Philippot et de Le Pen puis je lui ai foutu un grand coup dans les dents, genre Maouachiguéri coup de pied circulaire :
Ouamachiguéri coup de pied circulaire par coluche7662
On peut aussi le voir comme ça :
Hé ouais, y a de l'ambiance au bureau.
Bref, après que j'ai rétabli dans le bureau l'ordre, le sens des convenances et le respect des hiérarchies, je me suis expliqué.
Il ne faut pas confondre le libre-échangisme mondialisé promu par les Etats et les organisations para-étatiques anti-nationales avec des technocrates apatrides genre Lagarde, Strauss-Kahn, Lamy et Moscou-Vichy (1) et le libéralisme qui vient de l'interaction d'hommes libres et qui se caractérise justement par le respect de la tradition, cette démocratie des morts, et donc des nations.
Je ne serais pas gêné par un certain protectionnisme entre nations, avec une grande liberté et un Etat minimal à l'intérieur de chaque nation. C'est exactement l'inverse que nous avons.
Comme, malgré sa bêtise crasse en économie, j'aime bien Zemmour, je vous mets en lien vers son texte sur les frontières.
Le noeud de tout, c'est le rétablissement des frontières dans les têtes, le retour de la fierté nationale, du patriotisme. Le reste en découle.
***********
(1) : comme disent les Anglais, il faut mettre des Français à la tête des organismes internationaux. Ce sont les seuls qui ne défendent pas leur pays. Et, en plus, je suis sûr que ces abrutis de Lagarde, Strauss-Kahn, Lamy et Moscou-Vichy prennent cela pour un compliment.
Un de mes collègues m'a interrogé, en larmes : « Comment, toi qui es conservateur, peux-tu soutenir le libéralisme économique ?». Je l'ai traité de Zemmour, de Polony, de Chevènement, de Philippot et de Le Pen puis je lui ai foutu un grand coup dans les dents, genre Maouachiguéri coup de pied circulaire :
Ouamachiguéri coup de pied circulaire par coluche7662
On peut aussi le voir comme ça :
Hé ouais, y a de l'ambiance au bureau.
Bref, après que j'ai rétabli dans le bureau l'ordre, le sens des convenances et le respect des hiérarchies, je me suis expliqué.
Il ne faut pas confondre le libre-échangisme mondialisé promu par les Etats et les organisations para-étatiques anti-nationales avec des technocrates apatrides genre Lagarde, Strauss-Kahn, Lamy et Moscou-Vichy (1) et le libéralisme qui vient de l'interaction d'hommes libres et qui se caractérise justement par le respect de la tradition, cette démocratie des morts, et donc des nations.
Je ne serais pas gêné par un certain protectionnisme entre nations, avec une grande liberté et un Etat minimal à l'intérieur de chaque nation. C'est exactement l'inverse que nous avons.
Comme, malgré sa bêtise crasse en économie, j'aime bien Zemmour, je vous mets en lien vers son texte sur les frontières.
Le noeud de tout, c'est le rétablissement des frontières dans les têtes, le retour de la fierté nationale, du patriotisme. Le reste en découle.
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(1) : comme disent les Anglais, il faut mettre des Français à la tête des organismes internationaux. Ce sont les seuls qui ne défendent pas leur pays. Et, en plus, je suis sûr que ces abrutis de Lagarde, Strauss-Kahn, Lamy et Moscou-Vichy prennent cela pour un compliment.
Libellés :
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Charles Gave,
conservatisme à la française,
libéralisme
mardi, janvier 27, 2015
vendredi, février 14, 2014
Vilain consumérisme, vilain libéralisme, vilain capitalisme
En guise de préliminaire, un commentaire :
*************
Curmudgeon
*************
Il y a une confusion entre capitalisme, consumérisme, libéralisme, libertarisme, mondialisme.
Elle est en partie excusable par la proximité des mots et des arguments. Elle est en partie inexcusable parce que les choses ne sont pas si compliquées. Raison de plus d'essayer d'être clair et de trier les patates.
Je commence par la définition du Littré en italique.
Capitalisme : système économique basé sur le capital.
Il est clair que notre système économique n'est pas capitaliste. Il est basé sur la dette non sur le capital, comme Bruno Bertez l'explique souvent.
Je ne connais pas de mot pour définir ce système. «Capitalisme de connivence» est plus proche de la réalité mais utilise encore «capitalisme». Le mot le moins inapproprié est encore «socialisme», mais il est trop vague.
Consumérisme : pas de définition. De ce que je comprends, les gens qui emploient ce mot entendent un excès de consommation compulsif, comme une drogue. On peut définir le consumérisme dans le fait de se projeter dans ce que l'on consomme de manière déraisonnable. Je suis ce que je consomme.
Il me semble qu'on est là dans le divertissement pascalien. Or, le remède divertissement pascalien est toujours, d'une façon ou d'une autre, la confiance en Dieu.
Autrement dit, le problème n'est pas la société de consommation, fort difficile à définir, mais la société sans Dieu.
Ce point mérite développements et justifications, mais je n'en ai guère le courage ce soir.
Libéralisme : doctrine civile et politique qui tend à donner aux citoyens le plus possible de libertés et de garanties contre l'ingérence de l'Etat.
Il me semble que la chose doit être examinée par comparaison avec le libertarisme. Même le pape fait la confusion.
La différence essentielle est que le libertarisme est une utopie : un homme réduit à sa seule volonté, faisant table rase de tous les liens involontaires. Nous ne sommes pas loin de l'Homme Nouveau socialiste.
Le libéralisme prend au contraire en compte l'existant, c'est pourquoi il se réduit souvent (et à tort) à la seule sphère économique. C'est aussi la raison pour laquelle, n'en déplaise à Hayek, le libéralisme est parent du conservatisme.
Le libéralisme a de très fortes racines dans le personnalisme chrétien. Les positions du pape (que je m'abstiendrais de qualifier pour ne pas me montrer irrespectueux) sont d'autant plus regrettables, ces déclarations sur le sujet sont une accumulation de vagues idées générales et de pieux sentiments sans consistance qui ne lui font pas honneur. Intellectuellement, c'est du pipi de chat. Quelqu'un pourrait-il me rappeler le nom de ce curé américain lancé dans une défense du libéralisme ?
Si les propositions des libéraux et celles des libertariens semblent souvent n'avoir qu'une différence de degré, l'esprit est tout autre.
Aux libertariens, peut s'appliquer la phrase de Pierre Manent : «De quelque parti qu'ils soient, les modernes ont un point commun: ils pensent n'avoir rien fait tant qu'ils ne se sont pas mis sous le pouvoir absolu d'une idée abstraite».
Comment distinguer un libéral d'un libertarien ? Facile, le libertarien paraît toujours un peu farfelu. Le libéral, lui, pourrait facilement passer pour un conservateur. Il faudrait que je fasse un billet plus long sur cette différence.
Enfin, le mondialisme. Là encore pas de définition dans le Littré. C'est un libre-échangisme promu par des Etats sur-dendettés (une des raisons est de pouvoir caser sa dette dans le monde entier) et des organes supra-étatiques anti-démocratiques et technocratiques (tic tic tic). Rien à voir de près ou de loin avec le libéralisme.
Nous sommes plus proche d'un fascisme, même si le mot est galvaudé.
J'espère que ce billet trop rapide peut quand même aider les Polony, Zemmour, Chevènement, pape François, Le Pen, Philippot et compagnie qui dégoisent un infâme brouet anti-libéral / libertarien / mondialiste / consumériste à longueur de médias qui rend malade comme un bateau qui tangue.
*************
Curmudgeon
Comme je l'ai relevé ici, Yann Carrière accuse le capitalisme, mais en passant, c'est l'affaire d'un instant minime. Je trouve au contraire dans Atlantico une analyse centrée pratiquement là-dessus. Pierre Duriot, instituteur, estime que des livres comme "Tous à poil" ou "Papa porte une robe" constituent un symptôme grave. Mais un symptôme de quoi ? Voici :
"C’est assez simple, dans une société libérale libertaire et surtout consumériste, plus un enfant est éduqué par ses parents ayant autorité et qu’il respecte et moins il consomme car les parents savent résister à la pulsion infantile et être castrateurs de l’achat. L’intérêt du monde libéral, des médias qui vivent de la publicité est de disposer d’une société totalement infantile, asexuée, où personne n’est susceptible de castrer le moindre achat et où tout le monde est manœuvrable à merci et incapable d’associer son égo malmené, individualiste, à d’autres pour former un collectif susceptible de résister. Vision dangereuse et à court terme qui au mieux fera marcher le commerce quelques années, au pire, permettra d’installer une forme de dictature consentie et aliénante.
Ces livres ne sont évidemment que l’un des aspects de l’offensive libérale-libertaire, il ne faut pas les brûler puisque ce faisant ce serait la dictature politico-policière classique bien connue, qui ne
vaut pas mieux que l’autre, mais on n’est pas obligé de les acheter et de les lire à ses enfants."
vaut pas mieux que l’autre, mais on n’est pas obligé de les acheter et de les lire à ses enfants."
Donc s' il y a "offensive", ce n'est pas celle des idéologues du genre, c'est celle du commerce, qui nous asservit par la consommation. Décidément ça devient obsessionnel. Les commerçants sont des êtres vils, qui visent à installer une "dictature", en connivence avec les adhérents de la pensée "libertaire", peut-être même libertine.
Abolissons le commerce ? Ces gens s'arrêtent-ils une minute pour réfléchir à ce qu'ils disent ?
Il y a une confusion entre capitalisme, consumérisme, libéralisme, libertarisme, mondialisme.
Elle est en partie excusable par la proximité des mots et des arguments. Elle est en partie inexcusable parce que les choses ne sont pas si compliquées. Raison de plus d'essayer d'être clair et de trier les patates.
Je commence par la définition du Littré en italique.
Capitalisme : système économique basé sur le capital.
Il est clair que notre système économique n'est pas capitaliste. Il est basé sur la dette non sur le capital, comme Bruno Bertez l'explique souvent.
Je ne connais pas de mot pour définir ce système. «Capitalisme de connivence» est plus proche de la réalité mais utilise encore «capitalisme». Le mot le moins inapproprié est encore «socialisme», mais il est trop vague.
Consumérisme : pas de définition. De ce que je comprends, les gens qui emploient ce mot entendent un excès de consommation compulsif, comme une drogue. On peut définir le consumérisme dans le fait de se projeter dans ce que l'on consomme de manière déraisonnable. Je suis ce que je consomme.
Il me semble qu'on est là dans le divertissement pascalien. Or, le remède divertissement pascalien est toujours, d'une façon ou d'une autre, la confiance en Dieu.
Autrement dit, le problème n'est pas la société de consommation, fort difficile à définir, mais la société sans Dieu.
Ce point mérite développements et justifications, mais je n'en ai guère le courage ce soir.
Libéralisme : doctrine civile et politique qui tend à donner aux citoyens le plus possible de libertés et de garanties contre l'ingérence de l'Etat.
Il me semble que la chose doit être examinée par comparaison avec le libertarisme. Même le pape fait la confusion.
La différence essentielle est que le libertarisme est une utopie : un homme réduit à sa seule volonté, faisant table rase de tous les liens involontaires. Nous ne sommes pas loin de l'Homme Nouveau socialiste.
Le libéralisme prend au contraire en compte l'existant, c'est pourquoi il se réduit souvent (et à tort) à la seule sphère économique. C'est aussi la raison pour laquelle, n'en déplaise à Hayek, le libéralisme est parent du conservatisme.
Le libéralisme a de très fortes racines dans le personnalisme chrétien. Les positions du pape (que je m'abstiendrais de qualifier pour ne pas me montrer irrespectueux) sont d'autant plus regrettables, ces déclarations sur le sujet sont une accumulation de vagues idées générales et de pieux sentiments sans consistance qui ne lui font pas honneur. Intellectuellement, c'est du pipi de chat. Quelqu'un pourrait-il me rappeler le nom de ce curé américain lancé dans une défense du libéralisme ?
Si les propositions des libéraux et celles des libertariens semblent souvent n'avoir qu'une différence de degré, l'esprit est tout autre.
Aux libertariens, peut s'appliquer la phrase de Pierre Manent : «De quelque parti qu'ils soient, les modernes ont un point commun: ils pensent n'avoir rien fait tant qu'ils ne se sont pas mis sous le pouvoir absolu d'une idée abstraite».
Comment distinguer un libéral d'un libertarien ? Facile, le libertarien paraît toujours un peu farfelu. Le libéral, lui, pourrait facilement passer pour un conservateur. Il faudrait que je fasse un billet plus long sur cette différence.
Enfin, le mondialisme. Là encore pas de définition dans le Littré. C'est un libre-échangisme promu par des Etats sur-dendettés (une des raisons est de pouvoir caser sa dette dans le monde entier) et des organes supra-étatiques anti-démocratiques et technocratiques (tic tic tic). Rien à voir de près ou de loin avec le libéralisme.
Nous sommes plus proche d'un fascisme, même si le mot est galvaudé.
J'espère que ce billet trop rapide peut quand même aider les Polony, Zemmour, Chevènement, pape François, Le Pen, Philippot et compagnie qui dégoisent un infâme brouet anti-libéral / libertarien / mondialiste / consumériste à longueur de médias qui rend malade comme un bateau qui tangue.
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samedi, janvier 18, 2014
«Emigration» de la classe politique : un article passionnant de Pierre Manent
Pierre Manent dans le Figaro
Article passionnant.
J'aime bien cette expression d'«émigration (sous-entendu, dans sa tête) de la classe politique». Certains emploient «sécession des élites», mais cela me semble recouvrir une réalité différente, bien que complémentaire.
Les «élites» des centres-villse méprisent le peuple, pour ne pas dire, le haïssent de toutes leurs tripes (dans leur bouche, les pires insultes sont «franchouillard» et «populiste»). Au sein de ces «élites», les politiciens ont déjà franchi une étape supplémentaire : ils ne sont plus ici dans leur tête, ils sont déjà à Bruxelles. Ils ont remplacé la France, trop étroite pour leurs rêves de grandeur, ils ont abandonné tous leurs devoirs envers elle et n'aspirent plus qu'à un empire européen et «Périssent les nations !».
La gauche méprise le peuple français : elle le met sous étroite surveillance car elle l'accuse d'être en proie à toutes les idées «nauséabondes» qui se terminent par «phobie». La droite méprise le peuple français : elle le menace sans cesse de «réformes» dignes du père Fouettard car, au fond, elle est persuadée que le peuple français est paresseux.
Je suis un peu plus libéral que Manent, mais c'est un détail. Je partage sa ligne de pensée. Je me retrouve pleinement dans cette phrase :
«De quelque parti qu'ils soient, les modernes ont un point commun: ils pensent n'avoir rien fait tant qu'ils ne se sont pas mis sous le pouvoir absolu d'une idée abstraite».
Cette phrase explique les critiques que m'adressent les commentateurs : qui m'accuse d'être incohérent dans mon libéralisme en étant conservateur, qui me reproche de ne pas avoir compris les délices de l'occiddentalisme, qui m'en veut de ne pas pousser mon patriotisme jusqu'à l'antisémitisme, etc.
Je préfère le risque de l'incohérence au risque du ridicule, en me plaçant sous l'emprise d'une idée et une seule.
Article passionnant.
J'aime bien cette expression d'«émigration (sous-entendu, dans sa tête) de la classe politique». Certains emploient «sécession des élites», mais cela me semble recouvrir une réalité différente, bien que complémentaire.
Les «élites» des centres-villse méprisent le peuple, pour ne pas dire, le haïssent de toutes leurs tripes (dans leur bouche, les pires insultes sont «franchouillard» et «populiste»). Au sein de ces «élites», les politiciens ont déjà franchi une étape supplémentaire : ils ne sont plus ici dans leur tête, ils sont déjà à Bruxelles. Ils ont remplacé la France, trop étroite pour leurs rêves de grandeur, ils ont abandonné tous leurs devoirs envers elle et n'aspirent plus qu'à un empire européen et «Périssent les nations !».
La gauche méprise le peuple français : elle le met sous étroite surveillance car elle l'accuse d'être en proie à toutes les idées «nauséabondes» qui se terminent par «phobie». La droite méprise le peuple français : elle le menace sans cesse de «réformes» dignes du père Fouettard car, au fond, elle est persuadée que le peuple français est paresseux.
Je suis un peu plus libéral que Manent, mais c'est un détail. Je partage sa ligne de pensée. Je me retrouve pleinement dans cette phrase :
«De quelque parti qu'ils soient, les modernes ont un point commun: ils pensent n'avoir rien fait tant qu'ils ne se sont pas mis sous le pouvoir absolu d'une idée abstraite».
Cette phrase explique les critiques que m'adressent les commentateurs : qui m'accuse d'être incohérent dans mon libéralisme en étant conservateur, qui me reproche de ne pas avoir compris les délices de l'occiddentalisme, qui m'en veut de ne pas pousser mon patriotisme jusqu'à l'antisémitisme, etc.
Je préfère le risque de l'incohérence au risque du ridicule, en me plaçant sous l'emprise d'une idée et une seule.
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jeudi, août 22, 2013
Libérons le libéralisme (2)
Visiblement, nous ne sommes pas les seuls à nous intéresser à ces questions :
Misères de la philosophie libérale
Ce texte répond à quelques questions et débats qu'on trouve sous des billets récents de ce blog. Les articles que l'auteur donne en lien sont également intéressants.
Je suis heureux qu'il évoque Bruno Leoni, trop oublié à mon goût.
Misères de la philosophie libérale
Ce texte répond à quelques questions et débats qu'on trouve sous des billets récents de ce blog. Les articles que l'auteur donne en lien sont également intéressants.
Je suis heureux qu'il évoque Bruno Leoni, trop oublié à mon goût.
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mercredi, août 21, 2013
Libérons le libéralisme
Ce billet a provoqué une bataille acharnée à propos du libéralisme.
Ma position (pas du missionnaire) est claire : je suis conservateur et traditionaliste.
Comme le libéralisme économique fait partie de nos traditions, que la France, malgré la croissance de l'Etat depuis louis XIV, ne s'est pas si mal portée du libéralisme économique au moins jusqu'en 1935, je suis libéral en économie.
On me reprochera de pas être assez dogmatique mais je refuse de tomber dans la vanité rationaliste.
Ma position (pas du missionnaire) est claire : je suis conservateur et traditionaliste.
Comme le libéralisme économique fait partie de nos traditions, que la France, malgré la croissance de l'Etat depuis louis XIV, ne s'est pas si mal portée du libéralisme économique au moins jusqu'en 1935, je suis libéral en économie.
On me reprochera de pas être assez dogmatique mais je refuse de tomber dans la vanité rationaliste.
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samedi, juillet 27, 2013
Economie : la leçon anglaise
Economie : la leçon anglaise
Vous connaissez mon vieux fantasme : que la France devienne un paradis fiscal, aussi prospère que la Suisse ou Singapour.
C'est économiquement possible. Les obstacles sont dans les têtes et dans les palais de république.
Vous connaissez mon vieux fantasme : que la France devienne un paradis fiscal, aussi prospère que la Suisse ou Singapour.
C'est économiquement possible. Les obstacles sont dans les têtes et dans les palais de république.
jeudi, janvier 10, 2013
Liberté = bonheur
Graphique emprunté à mon ami h16.
Vous pourrez l'opposer à tout socialiste, par essence anti-libéral, qui prétend agir pour le bonheur du peuple.
Vous pourrez l'opposer à tout socialiste, par essence anti-libéral, qui prétend agir pour le bonheur du peuple.
vendredi, janvier 04, 2013
Pourquoi la droite libérale française a-t-elle disparu ?
Jusqu'à ces deux dernières décennies, il existait en France une droite libérale, baptisée par convention «orléaniste», à coté des droites «légitimiste» et «bonapartiste».
Or, la droite libérale, dont le dernier avatar était l'UDF, a totalement disparu du paysage politique français. Je soupçonne même que les derniers libéraux de la politique française se trouvent au PS, dans l'aile droite vaincue par le hollandisme spoliateur.
Quand on considère, comme moi et beaucoup d'autres, que le libéralisme économique est LA solution à la plupart de nos maux économiques et sociaux (tout n'est pas économique et social dans la vie, mais c'est important), il convient de s'interroger sur les causes de cette disparition de la droite libérale.
Je vois plusieurs causes :
> politique.
Les libéraux de droite ont fait le choix de l'européisme sans se rendre compte qu'il méprisait les peuples (les orléanistes ont l'habitude, mais ça n'aide pas à gagner les élections) et, surtout, qu'il n'était libéral qu'en apparence.
Ayant choisi le mauvais cheval, les orléanistes se retrouvent comme des couillons, à soutenir une politique auto-destructrice. Comment voulez vous convaincre les électeurs que le libéralisme est bénéfique quand l'exemple de libéralisme que vous leur proposez est l'UERSS ?
> sociologique.
L'orléanisme, c'était le parti des notables de village, des professions dites libérales. Or, cette classe a disparu au profit d'une nouvelle classe de notables, les bobos-élus locaux, qui sont tous socialistes, bien évidemment (on ne mord pas la main qui vous nourrit), les uns fièrement (vraie gauche), les autres honteusement (fausse droite).
> intellectuelle et électoraliste.
La fusion du RPR (droite bonapartiste) et de l'UDF (droite orléaniste), dans l'UMP, pour des raisons électoralistes, a été une calamité doctrinale : elle a brouillée des distinctions indispensables. Les électeurs s'y sont d'ailleurs perdus.
> culturelle et économique
La remarque offensive «gramscienne» de la gauche ces cinq dernières décennies a permis de créer le terreau culturel implantant les valeurs frelatées du socialisme, puis, à partir de ce point, de créer des clientèles économiquement dépendantes du socialisme.
L'espace politique pour le libéralisme en été réduit d'autant.
> médiatique
Enfin, les médias sont violemment hostiles à la droite orléaniste.
Le ridicule de François Bayrou menant son parti dans le mur et faisant allégeance, en vain, au socialisme, est la conséquence de tentatives désespérées, et basses, et grotesques, d'attirer positivement l'attention des médias.
Devant cette accumulation de fautes et de circonstances contraires, il n'est pas étonnant que le libéralisme ait disparu de la politique française.
Tout cela ne nous dit pas comment installer de nouveau le libéralisme dans le paysage politique français. C'est pourquoi je suis très inquiet.
Or, la droite libérale, dont le dernier avatar était l'UDF, a totalement disparu du paysage politique français. Je soupçonne même que les derniers libéraux de la politique française se trouvent au PS, dans l'aile droite vaincue par le hollandisme spoliateur.
Quand on considère, comme moi et beaucoup d'autres, que le libéralisme économique est LA solution à la plupart de nos maux économiques et sociaux (tout n'est pas économique et social dans la vie, mais c'est important), il convient de s'interroger sur les causes de cette disparition de la droite libérale.
Je vois plusieurs causes :
> politique.
Les libéraux de droite ont fait le choix de l'européisme sans se rendre compte qu'il méprisait les peuples (les orléanistes ont l'habitude, mais ça n'aide pas à gagner les élections) et, surtout, qu'il n'était libéral qu'en apparence.
Ayant choisi le mauvais cheval, les orléanistes se retrouvent comme des couillons, à soutenir une politique auto-destructrice. Comment voulez vous convaincre les électeurs que le libéralisme est bénéfique quand l'exemple de libéralisme que vous leur proposez est l'UERSS ?
> sociologique.
L'orléanisme, c'était le parti des notables de village, des professions dites libérales. Or, cette classe a disparu au profit d'une nouvelle classe de notables, les bobos-élus locaux, qui sont tous socialistes, bien évidemment (on ne mord pas la main qui vous nourrit), les uns fièrement (vraie gauche), les autres honteusement (fausse droite).
> intellectuelle et électoraliste.
La fusion du RPR (droite bonapartiste) et de l'UDF (droite orléaniste), dans l'UMP, pour des raisons électoralistes, a été une calamité doctrinale : elle a brouillée des distinctions indispensables. Les électeurs s'y sont d'ailleurs perdus.
> culturelle et économique
La remarque offensive «gramscienne» de la gauche ces cinq dernières décennies a permis de créer le terreau culturel implantant les valeurs frelatées du socialisme, puis, à partir de ce point, de créer des clientèles économiquement dépendantes du socialisme.
L'espace politique pour le libéralisme en été réduit d'autant.
> médiatique
Enfin, les médias sont violemment hostiles à la droite orléaniste.
Le ridicule de François Bayrou menant son parti dans le mur et faisant allégeance, en vain, au socialisme, est la conséquence de tentatives désespérées, et basses, et grotesques, d'attirer positivement l'attention des médias.
Devant cette accumulation de fautes et de circonstances contraires, il n'est pas étonnant que le libéralisme ait disparu de la politique française.
Tout cela ne nous dit pas comment installer de nouveau le libéralisme dans le paysage politique français. C'est pourquoi je suis très inquiet.
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vendredi, novembre 30, 2012
mercredi, novembre 14, 2012
Faut-il importer en France les bonnes idées de l'Europe du sud ?
Les pays d'Europe du sud en difficulté sont en train de subir une mutation libérale spontanée à grande vitesse et, pour le coup, sauvage.
Le mécanisme est le suivant : je suis licencié le vendredi. Le lundi, je touche les allocs chomage et je reviens bosser au noir pour mon patron. Plus de cotisations sociales, plus de protection sociale, plus d'impôt, flexibilité du travail maximale. Et mon patron, pour ne pas se faire repérer, se fait aussi payer en liquide. Et le système se diffuse. Et l'Etat crève. Et le trou est bouché par les gogos du nord au nom de la religion du sauvetage de l'Euro.
Ce système est illégal, donc très risqué, à la merci de la moindre dénonciation. C'est une solution désespérée ; le désespoir provenant de l'euthanasie de l'économie libre par le social-clientélisme. C'est une réaction de la société contre l'oppression étatiste et le racket fiscal.
Bien sûr, le bon système consisterait à diminuer les dépenses publiques et les impôts ; mais puisque cette voie collective est coupée par les socio-clientélistes au pouvoir, c'est le sauve-qui-peut individuel. C'est une solution terrible, mais dans des situations terribles, c'est tout ce qui reste.
Voilà à quoi aboutit le socialisme : à force d'être spoliateur, l'impôt perd sa légitimité et c'est la notion même de collectivité qui se dissout. Tout au moins, de collectivité dirigée légitimement par l'Etat. Car cette fraude généralisée finit par créer des solidarités anti-étatiques et une contre-société.
Les socialistes sont fondamentalement des oppresseurs : tout à leur complexe de supériorité de classe prétendue éclairée, ils croient qu'ils peuvent imposer par la force leur société idéale. Ils roulent des mécaniques, font la leçon, mais ignorent une notion élémentaire, connue depuis la nuit des temps : pour que les lois soient obéies, la force est indispensable, mais elle ne suffit pas. Il faut aussi le consentement : que ceux qui subissent les rigueurs de la loi soient en bonne part convaincus que cette loi est juste. Et le consentement est d'autant plus nécessaire que la loi est sévère.
Autrement dit, plus on augmente les impôts, plus ils doivent paraître justes. Or, c'est la plupart du temps l'inverse qui se produit.
Alors, importer les idées du sud ? Les Français sont plus serviles, ils se plient mieux à l'oppression fiscale que nos voisins. Mais tout de même, ils finiront par y venir sous la pression de la nécessité, hélas.
Le mécanisme est le suivant : je suis licencié le vendredi. Le lundi, je touche les allocs chomage et je reviens bosser au noir pour mon patron. Plus de cotisations sociales, plus de protection sociale, plus d'impôt, flexibilité du travail maximale. Et mon patron, pour ne pas se faire repérer, se fait aussi payer en liquide. Et le système se diffuse. Et l'Etat crève. Et le trou est bouché par les gogos du nord au nom de la religion du sauvetage de l'Euro.
Ce système est illégal, donc très risqué, à la merci de la moindre dénonciation. C'est une solution désespérée ; le désespoir provenant de l'euthanasie de l'économie libre par le social-clientélisme. C'est une réaction de la société contre l'oppression étatiste et le racket fiscal.
Bien sûr, le bon système consisterait à diminuer les dépenses publiques et les impôts ; mais puisque cette voie collective est coupée par les socio-clientélistes au pouvoir, c'est le sauve-qui-peut individuel. C'est une solution terrible, mais dans des situations terribles, c'est tout ce qui reste.
Voilà à quoi aboutit le socialisme : à force d'être spoliateur, l'impôt perd sa légitimité et c'est la notion même de collectivité qui se dissout. Tout au moins, de collectivité dirigée légitimement par l'Etat. Car cette fraude généralisée finit par créer des solidarités anti-étatiques et une contre-société.
Les socialistes sont fondamentalement des oppresseurs : tout à leur complexe de supériorité de classe prétendue éclairée, ils croient qu'ils peuvent imposer par la force leur société idéale. Ils roulent des mécaniques, font la leçon, mais ignorent une notion élémentaire, connue depuis la nuit des temps : pour que les lois soient obéies, la force est indispensable, mais elle ne suffit pas. Il faut aussi le consentement : que ceux qui subissent les rigueurs de la loi soient en bonne part convaincus que cette loi est juste. Et le consentement est d'autant plus nécessaire que la loi est sévère.
Autrement dit, plus on augmente les impôts, plus ils doivent paraître justes. Or, c'est la plupart du temps l'inverse qui se produit.
Alors, importer les idées du sud ? Les Français sont plus serviles, ils se plient mieux à l'oppression fiscale que nos voisins. Mais tout de même, ils finiront par y venir sous la pression de la nécessité, hélas.
samedi, octobre 20, 2012
Les Pigeons, un mouvement corporatiste comme les autres
Il sont bien sympathiques, ces Pigeons. Mais ils ne sont qu'un mouvement corporatiste comme les autres.
Du moment que le pal fiscal qu'on leur promettait s'éloigne de leur fondement, peu leur importe qu'il aille ravager un autre derrière pour compenser le manque à gagner. Et, d'ailleurs, ils se sont faits couillonner : la reculade qu'ils ont obtenue est si complexe qu'elle est quasi-inappliccable.
Non, la solution ne peut être clientéliste, puisque le problème est justement le clientélisme. L'addition des problèmes particuliers ne peut être renversée que par une solution globale, c'est-à-dire politique.
Or, d'offre politique alternative, pas l'ombre d'une, puisque la France a cette étonnante particularité que tous ses partis politiques sont socialistes. Ils se chamaillent sur les modalités de ce socialisme, mais aucun ne remet en cause la base du socialisme : la croyance que l'Etat est légitime dans tous les domaines, du berceau à la tombe.
CPEF.
Du moment que le pal fiscal qu'on leur promettait s'éloigne de leur fondement, peu leur importe qu'il aille ravager un autre derrière pour compenser le manque à gagner. Et, d'ailleurs, ils se sont faits couillonner : la reculade qu'ils ont obtenue est si complexe qu'elle est quasi-inappliccable.
Non, la solution ne peut être clientéliste, puisque le problème est justement le clientélisme. L'addition des problèmes particuliers ne peut être renversée que par une solution globale, c'est-à-dire politique.
Or, d'offre politique alternative, pas l'ombre d'une, puisque la France a cette étonnante particularité que tous ses partis politiques sont socialistes. Ils se chamaillent sur les modalités de ce socialisme, mais aucun ne remet en cause la base du socialisme : la croyance que l'Etat est légitime dans tous les domaines, du berceau à la tombe.
CPEF.
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samedi, septembre 29, 2012
Pourquoi le libéralisme est LA réponse à la crise
Pourquoi le libéralisme est LA solution à la crise.
D'autres bloggueurs choisiront une approche plus théorique pour répondre à cette question.
Pour ma part, je choisis une méthode empirique.
Il est facile de faire une comparaison géographique. Par exemple, on pourrait comparer la Nouvelle-Zélande et la France, ou le Canada et la France. On ne tarderait pas à constater que les pays qui se portent le mieux sont ceux qui sont les plus proches des idéaux libéraux.
On peut toujours répondre, avec une certaine mauvaise foi, que les pays ne sont pas comparables, pour des raisons de culture et de situation. Je dis "mauvaise foi" car, si j'admets que les comparaisons entre pays ne sont jamais parfaites, cela n'empêche pas d'en tirer certaines conclusions.
Mais on peut faire une comparaison historique, dans le temps, en restant en France. Pour le coup, toutes les objections méthodologiques de la comparaison entre pays sautent.
J'emprunte ce graphique à Charles Gave :
Que voyons nous ? Que l'augmentation du chomage, et inversement la croissance, est corrélée à la part de l'économie étatisée (que Gave appelle à juste raison communiste). Et nous savons par la théorie et par des études économiques que cette corrélation est un lien de causalité. Nous avons même un chiffre : la création d'un emploi public détruit 1,5-2 emplois privés.
Or, ce mécanisme est réversible (même en France - regardez les deux graphiques) : libéralisons, le chômage diminuera et la croissance reviendra. Le libéralisme est la solution à la crise.
Deux problèmes :
> nos politiciens ne sont pas seulement lâches. Cela serait en quelque sorte trop beau. Ils sont également incompétents. Ils ne connaissent pas le libéralisme, tout juste croient-ils en un vague communisme de marché dont j'ai dit ce que je pensais.
> si, par miracle, il existait des politiciens libéraux, comment parviendraient-ils au pouvoir, sachant que plus de la moitié des Français, qui reçoivent plus de la moitié de leurs revenus de la collectivité, vivent bien, pour l'instant, la servitude socialiste ?
Le naufrage est inévitable.
mardi, septembre 25, 2012
Communisme de marché et libéralisme
Natacha Polony s'est récemment ridiculisée face à Alain Minc en évoquant la trop fameuse loi de 1973 et la "bonne" inflation. C'est dommage : elle était bien partie en évoquant le "re-vote" du traité de Lisbonne et le mépris des peuples des européistes.
Eric Zemmour est à peu près sur le même genre de ligne, pour le moins grossière. C'est un socialiste souverainiste, mais socialiste quand même.
Les seuls journalistes un peu connus authentiquement libéraux et pensant l'économie avec quelque intelligence sont Ivan Rioufol et Yves de Kerdrel.
Ce qui manque aux Polony, Zemmour et consorts, calés en philosophie mais "café du commerce" en économie, c'est un concept leur permettant de saisir et d'interpréter le monde économique actuel, afin qu'ils dépassent la répétition des conneries à la mode.
Or, ce concept existe, c'est le communisme de marché (lire le livre du même nom). Une fois qu'on a compris ce concept, la lumière vient facilement : on comprend que ce que beaucoup appellent sans rime ni raison "ultralibéralisme" n'est en réalité que le communisme de marché.
Pour faciliter la réflexion, j'ai fait un petit tableau comparatif que mes amis commentateurs enrichiront à leur gré. Vous comprendrez aisément que le communisme de marché se trouve plus près du communisme marxiste que du libéralisme.
On voit bien que les dadas de Mme Polony, abolition de la loi de 1973 et "bonne" inflation, reviennent à étendre encore plus la place de l'Etat et à l'aider à promouvoir le le libre-échangisme, étendant encore l'empire déshumanisant du communisme de marché.
Si elle avait fréquenté ce blog avant d'interroger Alain Minc, elle l'aurait interrogé sur la contradiction qu'il y avait à promouvoir l'échange à l'extérieur et à étendre à l'intérieur l'emprise des bureaucraties bruxelloise et parisienne, là même où M. Minc et ses semblables prospèrent.
On ne saurait trop conseiller à Mme Polony la lecture de Bastiat, c'est un délice, ou celle d'Hayek, plus pénible mais nourrissante pour l'esprit.
La lecture de Boudon et Nemo, nos Dupond et Dupont de la sociologie libérale française est aisée et instructive.
Eric Zemmour est à peu près sur le même genre de ligne, pour le moins grossière. C'est un socialiste souverainiste, mais socialiste quand même.
Les seuls journalistes un peu connus authentiquement libéraux et pensant l'économie avec quelque intelligence sont Ivan Rioufol et Yves de Kerdrel.
Ce qui manque aux Polony, Zemmour et consorts, calés en philosophie mais "café du commerce" en économie, c'est un concept leur permettant de saisir et d'interpréter le monde économique actuel, afin qu'ils dépassent la répétition des conneries à la mode.
Or, ce concept existe, c'est le communisme de marché (lire le livre du même nom). Une fois qu'on a compris ce concept, la lumière vient facilement : on comprend que ce que beaucoup appellent sans rime ni raison "ultralibéralisme" n'est en réalité que le communisme de marché.
Pour faciliter la réflexion, j'ai fait un petit tableau comparatif que mes amis commentateurs enrichiront à leur gré. Vous comprendrez aisément que le communisme de marché se trouve plus près du communisme marxiste que du libéralisme.
Communisme de marché
|
Libéralisme
|
|
L'homme
|
Producteur-consommateur
Tout ce qui l'empêche de produire et de
consommer est un obstacle à son épanouissement.
Tous les hommes ayant les mêmes besoins matériels, ils sont fondamentalement identiques.
|
L'homme est doté d'un libre-arbitre, qui a
pour contrepartie la responsabilité.
Il doit être mis en situation de les
exercer.
|
La société, la nation, la culture, les
traditions
|
Les particularismes sont des obstacles
archaïques au développement du marché, donc à l'épanouissement de l'homme.
|
L'ordre spontané est celui qui s'établit
lorsqu'on laisse les hommes interagir.
A ce titre, la société, la nation, la
culture, et les traditions sont des dépots du temps qu'il convient de
respecter sans les deifier.
|
Le pouvoir
|
Une élite éclairée, basée à Bruxelles,
Paris ou New-York, dont fait partie M. Minc, est chargée de délivrer les
peuples englués dans leurs mauvaises habitudes.
|
Les décisions doivent se prendre au plus
près des acteurs, c'est le principe de subsidiarité.
Maximum de liberté, minimum d'Etat.
|
L'économie
|
Le libre-échangisme salvateur doit être
promu d'en haut, par l'Etat éclairé par l'élite.
C'est pourquoi un communiste de marché
comme Minc ne voit pas de contradiction entre la promotion de la
mondialisation et 56 % du PIB en dépenses publiques.
|
Laisser le maximum de liberté aux acteurs permet de faire le meilleur usage de
l'information disponible.
C'est vrai dans tous les domaines, pas seulement l'économie.
|
L'avenir
|
Le grand marché universel fera advenir
l'homme nouveau, heureux comme un veau à l'herbage.
|
Le libéralisme ne se pose pas la question
de prédire l'avenir, il n'est pas un messianisme.
|
Exemples
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Chine (pas un hasard que la Chine toujours dirigée par des gens qui se réclament du communisme se sente très à l'aise dans le communisme de marché), USA, France, UE
|
Nouvelle-Zélande, Australie, Lettonie,
Pologne (pas un hasard non plus que des pays authentiquement délivrés du communisme marxiste ne tombent pas dans le communisme de marché)
|
On voit bien que les dadas de Mme Polony, abolition de la loi de 1973 et "bonne" inflation, reviennent à étendre encore plus la place de l'Etat et à l'aider à promouvoir le le libre-échangisme, étendant encore l'empire déshumanisant du communisme de marché.
Si elle avait fréquenté ce blog avant d'interroger Alain Minc, elle l'aurait interrogé sur la contradiction qu'il y avait à promouvoir l'échange à l'extérieur et à étendre à l'intérieur l'emprise des bureaucraties bruxelloise et parisienne, là même où M. Minc et ses semblables prospèrent.
On ne saurait trop conseiller à Mme Polony la lecture de Bastiat, c'est un délice, ou celle d'Hayek, plus pénible mais nourrissante pour l'esprit.
La lecture de Boudon et Nemo, nos Dupond et Dupont de la sociologie libérale française est aisée et instructive.
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vendredi, juin 01, 2012
L'économie française et le Belge au marteau
Vous connaissez l'histoire du Belge avec un marteau :
_ T'es pas un peu fou, le Belge, de te taper sur la tête avec un marteau !
_ Oui, mais ça fait tellement de bien quand ça s'arrête.
Le Belge, c'est les Français et leur économie. Le marteau, c'est le socialisme, avec son cortège de misères, de corruptions, de clientélismes puants.
L'économie française a vocation à être dans les plus prospères du monde. Il suffirait que les Français cessent de se taper sur la tête avec le marteau socialiste.
A tout problème aujourd'hui, on propose une réponse collectiviste, une «intervention» étatique. Il pleut, il neige, il grêle : que fait l'Etat ?
Le socialisme est tellement envahissant en France que même un tout petit recul serait une grande libération.
_ T'es pas un peu fou, le Belge, de te taper sur la tête avec un marteau !
_ Oui, mais ça fait tellement de bien quand ça s'arrête.
Le Belge, c'est les Français et leur économie. Le marteau, c'est le socialisme, avec son cortège de misères, de corruptions, de clientélismes puants.
L'économie française a vocation à être dans les plus prospères du monde. Il suffirait que les Français cessent de se taper sur la tête avec le marteau socialiste.
A tout problème aujourd'hui, on propose une réponse collectiviste, une «intervention» étatique. Il pleut, il neige, il grêle : que fait l'Etat ?
Le socialisme est tellement envahissant en France que même un tout petit recul serait une grande libération.
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jeudi, mai 24, 2012
«Fédéralisme ! Fédéralisme ! Fédéralisme !» disent-ils en sautant comme des cabris
«Fédéralisme ! Fédéralisme ! Fédéralisme !» disent-ils en sautant comme des cabris.
Cependant, mettre en commun plein de petits pots de merde dans une bassine, cela fait une bassine de merde, pas une bassine de caviar.
On sait bien la finalité cachée de ce fédéralisme : piquer les sous de l'Allemagne en contrepartie de notre acceptation d'être dirigés par Berlin. C'est bien dommage d'avoir fait deux guerres mondiales pour en arriver là. Nous vendons notre liberté contre le confort post-moderne payé par l'Allemagne. Illusion !
Tous les pays européens, y compris l'Allemagne, souffrent du même problème : les Etats-providences sont condamnés par la mondialisation (conférence de 1998).
De plus, les empires centralisateurs, nécessaires au temps de l'information rare et chère, sont totalement dépassés dans notre monde de l'information abondante et bon marché. Il faut au contraire être petit et agile pour exploiter l'information et agir vite. C'est pourquoi les petits pays s'en sortent mieux.
Ces deux raisons font que le fédéralisme européen est condamné. Ce n'est pas au moment où la Belgique est au bord de l'éclatement qu'on doit se bercer de l'idée de fédéraliser l'Europe. Les Etats-Unis d'Europe, c'est une idée du XIXème siècle, portée sur les fonts baptismaux par des hommes nés au XIXème siècle (Monnet, Gasperi, Schumann).
Deux solutions :
> la mauvaise : c'est la solution du vaniteux Montebourg, la démondialisation. Mais nous tirons, en tant que consommateurs, de tels bénéfices de la mondialisation qu'il serait suicidaire d'y renoncer.
> la bonne : le libéralisme économique. Désengagement de l'Etat. Assurances sociales privées. Retraite par capitalisation. Chacun a droit à ce que son travail vaut sur le marché. Cela n'empêche nullement la solidarité, la vraie, pas celle de l'Etat. Notons que le libéralisme économique ne signifie pas être libertarien. Au contraire, la prospérité économique retrouvée donnerait de la puissance à l'Etat pour les missions régaliennes.
Et cela n'oblige pas à se rapprocher du niveau de vie de la Chine : les pays en tête du PIB / habitant (rentes pétrolières exceptées) sont aussi, malheureux hasard d'après les socialistes, conséquence logique d'après les libéraux, les plus libéraux.
Bien entendu, nous choisirons plutôt la première solution, car la deuxième est la voie de l'effort et nous sommes las de vivre et de travailler.
Cependant, mettre en commun plein de petits pots de merde dans une bassine, cela fait une bassine de merde, pas une bassine de caviar.
On sait bien la finalité cachée de ce fédéralisme : piquer les sous de l'Allemagne en contrepartie de notre acceptation d'être dirigés par Berlin. C'est bien dommage d'avoir fait deux guerres mondiales pour en arriver là. Nous vendons notre liberté contre le confort post-moderne payé par l'Allemagne. Illusion !
Tous les pays européens, y compris l'Allemagne, souffrent du même problème : les Etats-providences sont condamnés par la mondialisation (conférence de 1998).
De plus, les empires centralisateurs, nécessaires au temps de l'information rare et chère, sont totalement dépassés dans notre monde de l'information abondante et bon marché. Il faut au contraire être petit et agile pour exploiter l'information et agir vite. C'est pourquoi les petits pays s'en sortent mieux.
Ces deux raisons font que le fédéralisme européen est condamné. Ce n'est pas au moment où la Belgique est au bord de l'éclatement qu'on doit se bercer de l'idée de fédéraliser l'Europe. Les Etats-Unis d'Europe, c'est une idée du XIXème siècle, portée sur les fonts baptismaux par des hommes nés au XIXème siècle (Monnet, Gasperi, Schumann).
Deux solutions :
> la mauvaise : c'est la solution du vaniteux Montebourg, la démondialisation. Mais nous tirons, en tant que consommateurs, de tels bénéfices de la mondialisation qu'il serait suicidaire d'y renoncer.
> la bonne : le libéralisme économique. Désengagement de l'Etat. Assurances sociales privées. Retraite par capitalisation. Chacun a droit à ce que son travail vaut sur le marché. Cela n'empêche nullement la solidarité, la vraie, pas celle de l'Etat. Notons que le libéralisme économique ne signifie pas être libertarien. Au contraire, la prospérité économique retrouvée donnerait de la puissance à l'Etat pour les missions régaliennes.
Et cela n'oblige pas à se rapprocher du niveau de vie de la Chine : les pays en tête du PIB / habitant (rentes pétrolières exceptées) sont aussi, malheureux hasard d'après les socialistes, conséquence logique d'après les libéraux, les plus libéraux.
Bien entendu, nous choisirons plutôt la première solution, car la deuxième est la voie de l'effort et nous sommes las de vivre et de travailler.
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idéologie européiste,
Les conneries de Hollande,
libéralisme
vendredi, mars 02, 2012
Si, si. Il y a des politiciens qui ont les idées claires ... mais pas chez nous
Dehors Keynes !
C'est clair, c'est net. François ? Nicolas ? Marine ? Jean-Luc ? Ca ne vous inspire pas ?
C'est clair, c'est net. François ? Nicolas ? Marine ? Jean-Luc ? Ca ne vous inspire pas ?
lundi, janvier 30, 2012
Vive Scitivaux
Good morning week-end
Ouf ! ca fait du bien au milieu de notre océan de socialisme d'entendre quelques paroles libérales de bon sens.
Ouf ! ca fait du bien au milieu de notre océan de socialisme d'entendre quelques paroles libérales de bon sens.
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