dimanche, mai 06, 2012

La France morte

Contrairement aux calculs des petits Machiavel du microcosme, qui espèrent que la (probable) défaite de Sarkozy leur ouvre la route pour 2017, la gauche est bien partie pour être au pouvoir pour dix à quinze ans.

En effet, la majorité de la droite molle se plante complètement dans son analyse de l'échec de Sarkozy : plutôt que de comprendre que Sarkozy a payé d'avoir trahi ses électeurs de 2007 en faisant l'ouverture à gauche, elle va nous raconter que Sarkozy était trop à droite.

Donc pas de conciliation avec le FN,  donc encore victoire de la gauche en 2017.

On nous dit, sous prétexte que les chars soviétiques n'ont pas défilé sous l'Arc de Triomphe, que la victoire socialiste de 1981 n'était pas si grave. Effectivement, elle a juste créé ou amplifié des maux dont nous souffrons encore.

Ensuite, après dix ou quinze ans de socialisme ? Le grand remplacement aura fait son oeuvre et cela se verra dans les urnes : les patriotes français, ceux qui considèrent que la France est la terre de leurs pères, seront en minorité. La France ne sera plus qu'un terrain vague où s'affrontent des populations antagonistes, paupérisées, accrochées aux mamelles d'un Etat impécunieux.

Seule lueur d'espoir dans ce sombre tableau : les jeunes Français sont bien plus à droite que leurs ainés. Même minoritaires, sauront-ils constituer le noyau d'une renaissance ?

La vie continue : bon courage, camarades !

Vous avez voulu le pouvoir, amis socialistes, vous l'avez (probablement, on n'a pas les résultats, hein ?).

Bien sûr, vous allez vous montrer aussi arrogants, moralisateurs, simplificateurs, donneurs de leçons que jamais. C'est ce charme qui vous rend si insupportables.

Mais la réalité devrait se rappeler à votre bon souvenir assez vite.

Quel dommage que les malheurs des socialistes soient aussi ceux de la France, car nous, infâmes conservateurs, nous aurions pu nous donner une sacrée tranche de rigolade.

Où je me suis trompé


Où me suis-je trompé ?

1) J'ai sous-estimé les effets de la trahison par Sarkozy de ses électeurs de 2007. Pour une fois, je vais être d'accord avec la gauche : les électeurs du FN (au moins une large part, qui s'est abstenue) sont des cons, mais Sarkozy leur avait donné des raisons de se comporter connement.

2) J'ai surestimé l'intelligence des Français. La campagne de François Hollande était totalement creuse, entièrement basée sur ce point si important pour l'avenir de la France qu'est l'anti-sarkozysme. Je suis con : je répète que l'intelligence des Français décline et je n'en tiens pas compte dans mes prévisions électorales.

3) La presse n'est pas le quatrième pouvoir, elle est le premier, quelles que soient les foutaises qu'elle raconte.

4) Un point où je ne me suis pas trompé : la droite est forte quand la participation est forte (premier tour), la gauche est forte quand la participation est faible (deuxième tour).

Tout est bien qui finit bien : les Français ont le président qu'ils méritent et le président a les Français qu'il mérite. Mais je n'ai pas donné de nom, hein ?

La droite la plus bête du monde : le point de vue de Philippe Tesson

Si François hollande est élu ce soir, cela sera parce que des gens de droite, qui détestent la gauche et et François Hollande, auront fait ce qu'il faut pour qu'il en soit ainsi. Cela mérite bien le qualificatif de «droite la plus bête du monde».

Le point de vue de Philippe Tesson :

Philippe Tesson : "Être de droite et voter à gauche : un suicide !"

Nos politiciens sont des incultes

La culture, c'est ce qui permet que le monde ne reste pas un chaos insensé.

C'est reconnaître une musique à la radio, avoir une idée de l'histoire d'un endroit qu'on visite. C'est ce qui fait qu'une centrale nucléaire n'est pas une énigme, qu'on trouve les mots pour décrire l'émotion devant un paysage, qu'un sentiment ou une situation ne paraissent pas inédits même si on les rencontre pour la première fois etc. La culture est ce qui met de l'ordre dans la vision du monde.

De Gaulle n'a pas écrit au hasard que la culture générale est l'école du commandement.

Or, nos hommes politiques, pour ce que l'on peut en deviner, sont bien  peu cultivés.

Notamment, ils ont une culture technique quasi-inexistante. On en arrive à l'absurdité de Michel Rocard, fils d'un physicien de génie, confondant trou dans la couche d'ozone et effet de serre. Et ce sont ces gens qui décident des politiques de santé, de nucléaire et d'OGM. Ils ne peuvent qu'être totalement prisonniers de leurs conseillers. Quant à leur inculture économique, elle éclate dans chacune de leurs décisions, dans chacun de leurs discours.

Ils ont tous un parcours similaire : ils se cultivent jusqu'aux alentours de 23 ans dans le but utilitaire de passer les concours puis, lancés dans la vie trépidante de la politique professionnelle, ils ne lisent guère plus de quatre ou cinq livres par an, voire moins. Leur culture est très étroite et datée.

Par comparaison, alors que j'estime que ma culture a de graves lacunes, j'achète quarante livres par an, j'en lis une trentaine (comme Umberto Eco, je pense que la partie la plus importante de ma bibliothèque est celle des livres que je n'ai pas encore lus). J'ai changé quatre fois d'employeur au début de ma carrière (dont un groupe public et une PME). Ma culture, vermisseau que je suis, est plus diversifiée et plus fraiche que celle de 90% de nos politiciens professionnels.

Le noeud du problème est évidemment qu'on fasse profession de politique de 23 à 80 ans, ce qui est un excellent moyen de se fermer totalement l'esprit.

Ce n'est pas un hasard si aucun de nos politiciens ne cultive l'amitié d'un non-politicien comme Clemenceau celle de Monet ou De Gaulle celle de Malraux.

La politique devrait être une occupation, non une profession. Cela passe par des mesures très concrètes : limites d'âge inférieures et supérieures, non-cumul des mandats, non-renouvellement.

Quelques contributions de commentateurs :

Curmudgeon :


Quand les politiques entrent en sacerdoce, généralement à un âge tendre, ils ont bouclé un bagage culturel qui est ce qu'il est, et qu'ils transportent à peu près tel quel dans leurs mornes pérégrinations.


Ainsi il est vraisemblable que, vu son parcours, Hollande, par exemple, est un peu plus "cultivé" que Sarkozy (au sens scolaire). Mais ensuite, comme la politique est une activité professionnelle et que, sous nos climats, on n'y voit pas pléthore de Cincinnatus, les politiques, dans leur généralité, n'ont quasiment jamais l'occasion de se poser, d'exercer un métier éloigné de leurs habitudes (donc, si possible, pas avocat de lobbying), de se donner des loisirs pour la réflexion de fond (économie, histoire, politologie, sociologie, géopolitique, philosophie, techniques, religion, etc., le genre de choses que vous évoquez), de voyager, de rencontrer toutes sortes de gens d'autres milieux et de parler longuement avec eux.


On se demande si le cumul des mandats en France n'est pas, pour une part, le résultat d'un sourd tenaillement : si je fais les marchés en période pré-électorale, est-ce que je ne vais pas finir par rencontrer, entre tomates et brocolis, quelques spécimens de ces animaux exotiques dont on m'a tant parlé, les "vrais gens" ? Vous avez remarqué aussi le grand classique du journalisme d'enquête pour baroudeur buriné : "Monsieur le Ministre, savez-vous quel est le prix d'un ticket de métro ?". Nos amis politiques, que nous chérissons tous à cause de leur fragilité psychologique et intellectuelle, souffrent donc d'un extrême rétrécissement culturel, d'un provincialisme étriqué, d'une ignorance noire de l'histoire ,à portée suffisante, de notre pays (avant la dernière guerre, la Révolution au mieux, c'est, grosso modo, le ténébreux tunnel du Moyen Age) et des pays voisins. Ils ne peuvent que s'imprégner des fluides ambiants et les restituer comme des éponges. Ce n'est pas entièrement de leur faute. Le temps est rare, et donc si on fait de la politique en permanence, on sacrifie sa vie familiale, et on sacrifie son appréhension du monde, de ce monde que, justement, on est censé dominer du regard en vue de l'action bien informée. Comme Sarkozy, par caractère, est vibrionnant, il donne l'impression d'être superficiel, agité, creux, inculte (je passe sur notre admiration commune, l'aède Galouzeau de Villepin, authentique tamponné du coquillard). 


Mais la plupart des autres, sous leur vernis, leur prestance classique, le sont tout autant. Ils font illusion à ceux qui, du même club, partageant leur supposée culture, veulent bien s'auto-persuader que leur champion est un être tout de délicatesse. Si on n'a pas le temps de s'informer en profondeur, et on n'a en général pas le temps de s'informer en profondeur, alors il faut au moins acquérir des petites bases solides, et se donner un entourage de bons conseillers. Là encore, c'est facile à dire, mais aucune de ces deux procédures n'est à courte portée, elles supposent même le problème déjà résolu dans son principe. Si je ne sais rien en économie, comment diable est-ce que je vais bien pouvoir m'y prendre pour sélectionner de bons économistes comme conseillers ? Bon, je vais déléguer la sélection à mon grand ami de toujours, sur qui je pompais les exos de maths au lycée. Mais lui-même, fan de chichourle, comment va-t-il s'y prendre ?


Le sort qui accable les politiques est le même qui accable, mettons, un scientifique comme Axel Kahn quand cet estimable savant pérore sur le libéralisme, Adam Smith, l'égoïsme : ficeler tant bien que mal un vague vieux fagot d'à-peu-près, de poncifs creux, d'erreurs monumentales. Heureusement, finalement, que les mathématiques et les sciences dures ne font pas partie officiellement de La Culture, parce que sinon, vous imaginez un peu ? Etre obligé de faire semblant d'avoir des choses à dire sur, je ne sais pas, l'énergie nucléaire (Que Sais-Je ? n° 317) ?! J'ai une grosse suée rien que d'y penser. Pour améliorer un peu les choses, il y aurait bien une solution. Seulement elle va à rebours du "sens de l'Histoire" (l'expression est sortie de la mode, mais l'idée est toujours vivante) : si l'Etat décroît, parce que les politiques n'ont plus la prétention de tout savoir, alors les politiques, délivrés de la pression d'un encyclopédisme illusoire, se concentreront mieux sur les tâches qui sont à leur hauteur, celles où ils excellent.


Les Césars de l'Empire romain d'Orient se croyaient légitimés à intervenir dans les questions théologiques. Si vous acceptez l'idée d'une distinction entre Eglise et Etat, vous n'avez plus à être théologien, ou à imaginer que vous l'êtes, ou à feindre de l'être. Le principe est alors : "Chacun son métier, les vaches seront bien gardées". C'est une des raisons qui justifient la séparation du Politique et de l'Economique. Quel soulagement pour nos amis les politiques, dont voulons le bien, si nous n'attendions plus d'eux une compétence à 360° ! Sans doute avez-vous lu le roman Petit frère, d'Éric Zemmour. Le narrateur y décrit comment son ami, politicien « gaulliste », s'est desséché le cerveau à force de faire du « terrain » (c'est-à-dire non pas la connaissance concrète de la vie de la Cité, mais du tractage complètement clientéliste sur des marchés). Plus la fonction élective se borne à préparer sa réélection (ce qui est rationnel : qui n'est pas en campagne perpétuelle finit par être battu), plus l'homme politique moderne s'atrophie intellectuellement à parler à des cons. L'importance que les Français accordent à "la" "culture" est assurément sympathique, encore qu'il s'agisse souvent d'une pose, et que, on voudra bien l'observer, ladite culture soit exclusivement conçue comme littéraire, philosophique et artistique. Des messieurs qui ne savent pas ce que c'est qu'une marge d'erreur sur les sondages, qui croient qu'une augmentation de 200 % veut dire un doublage du nombre initial, ou qui verdissent de rage devant "le carbone", sont réputés être "cultivés". On peut trouver réconfortant qu'une nation unanime s'enthousiasme (à ce qu'on nous dit) pour ou contre le dernier Prix Goncourt. Et il n'est pas déshonorant d'être sensible à la belle rhétorique. Peut-être que c'est une scène sublime de voir François Hollande converser au sommet avec le Penseur de la Complexité©, Edgar Morin, l'homme qui vous sort tout à trac le dernier quatuor de Beethoven. Mais à force de demander au dernier sous-secrétaire d'Etat quel est actuellement son "livre de chevet", et à force de se gargariser des prétentions littéraires des gouvernants, on finit par l'oublier : la vertu principale d'un maire, d'un ministre, d'un président de la République ne réside pas là. Léon Blum était un homme très cultivé. Panégyrique ici : http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/celebrations2000/lblum.htm Mais il a conduit une politique économique malavisée. Quand Alfred Sauvy l'a rencontré après la guerre, il s'est aperçu que Léon Blum n'avait toujours rien appris sur l'économie. Harry Truman, sans diplôme d'études supérieures, méprisé par Roosevelt, a été moqué comme ancien fermier et marchand de chemises. A-t-il été un président si mauvais pour autant ? François Mitterrand tournait des jolies phrases (un peu naphtalinées tout de même), mais s'est fait élire sur un programme économique affligeant (même pour moi à l'époque, qui n'étais pas un grand savant), ce qui, vu ses prétentions idéologiques à régenter l'économie d'un grand pays, est tout de même une escroquerie caractérisée. Pompidou, lui aussi cultivé dans le genre français, avait eu la sagacité de se frotter à l'économie et à la finance, ce qui est tout de même un peu plus futé. Mon plombier est un homme qui, tout en travaillant sur ses tuyaux, est équipé d'écouteurs lui diffusant de la musique classique super-raffinée. C'est très bien. Mais ce qui est encore mieux, c'est que c'est un bon plombier.





Roman Bernard :

Vous l'avez dit : la coquetterie française quant à « la culture » (entendue par l'intelligentsia auto-proclamée comme une création coupée de toute référence identitaire et traditionnelle) est une pose, qui, une fois déclamés les vers pompeux, n'embraye en général sur rien d'authentiquement culturel. Dominique de Villepin est un bon exemple de politique « cultivé », à cet égard : des discours ronflants pour celer sa vacuité. Mais c'est bien parce qu'il s'agit de pose que cette culture-là n'est pas requise chez les hommes politiques. En revanche, un authentique homme d'État doit avoir une certaine culture (authentique), sans laquelle il est incapable d'avoir une vision. Sarkozy est le pendant de Villepin : sous prétexte que la culture de celui-ci est creuse, il prétend que l'on n'a pas besoin d'avoir un minimum de culture pour gouverner un pays. Il aurait au moins pu s'instruire un peu sur l'histoire des idées avant de commencer sa carrière politique.


Cela lui aurait permis de voir que son discours dérivait vers la gauche.

vendredi, mai 04, 2012

Economie française : vers un brutal effondrement ?

La prospérité ou la récession se font à la marge. Quelques pour cents de croissance en plus ou en moins, ce sont des chômeurs en plus ou moins, des salaires qui stagnent ou qui augmentent.

Mais en France, comme nous ne comprenons rien à l'économie, nous aimons bien les moyennes, les grosses masses et les agrégats, qui n'ont aucune pertinence.

C'est ainsi qu'on peut entendre des choses aussi intelligentes que «on n'a pas besoin des riches» sous prétexte qu'ils sont peu nombreux. Il ne viendrait à personne l'idée de dire «on n'a pas besoin des médecins» sous prétexte qu'ils sont peu nombreux. Les riches sont importants, non parce qu'ils sont riches, mais à cause de ce qu'ils ont fait pour devenir riches et par ce qu'ils peuvent encore faire.

Après ce petit détour par la marge, que j'ai déjà évoquée, je reviens à l'essentiel de mon propos. Le pendant de la marge, c'est l'effet de seuil. Quand une digue cède, la descente des eaux ne se fait pas symétriquement à la montée, elle est brutale. De même, à force de rogner la marge, l'activité ne diminue pas graduellement, il existe un seuil où l'activité s'arrête complètement, c'est la cessation de paiement.

Or, je crains un phénomène du même ordre pour l'économie française. A force que l'économie communiste charge l'économie marchande de taxes, d'impôts, de règlements, j'ai peur que celle-ci s'effondre d'un coup.

Nous ne sommes plus en 1981. Les capitaux, les hommes et le savoir, qui est dématérialisé, sont très mobiles. Il suffirait de pas grand'chose pour que les déménagements de sièges sociaux et d'usines s'enchainent, appauvrissant d'un coup le pays.

Le siège de Schneider a déjà déménagé de fait à Hong-Kong.

Les amis des pauvres (2)

Les riches et les protégés sont à gauche. Le peuple et les exposés sont à droite.

L'explication théorique :

L'idéologie sans le peuple

Les amis des pauvres


Origine des leaders de droite

Sarkozy : né dans le 17ème ardt de Paris. Mère avocate qui élève seule ses 3 enfants après avoir été abandonnée par son mari.

Guaino : n’a pas connu son père. Élevé par sa mère, femme de ménage. Boursier à l'école.

Guéant : père petit employé. Élève boursier.

Juppé : père agriculteur, titulaire du certificat d'étude. Boursier.

Lagarde : père universitaire (meurt quand elle a 17 ans). Étudiante boursière

Dati : père maçon, famille de 12 enfants, HLM, bourses.

Amara : père ouvrier du bâtiment. HLM, bourses.

Bougrab : père ouvrier métallurgiste, HLM, bourses.

Yade : mère professeur, élève seule ses enfants, HLM, bourses.

Morano : père chauffeur poids lourds, mère standardiste.

Bertrand : parents employés de banque.

Jacob : agriculteur Bera : père tirailleur algérien, famille de 11 enfants.

Origine des leaders de gauche

DSK : très riche - né à Neuilly, père avocat, conseiller juridique et fiscal du grand Orient de France. A vécu au Maroc et à Monaco. Épouse née à New York, milliardaire, héritière d'une fortune en tableaux de maîtres (principalement des Picasso)

Aubry : « fille de… » - née dans le 17ème à Paris, études au lycée Notre-Dame des Oiseaux, père à la Banque de France, président de la Commission européenne. Époux bâtonnier, issu de la grande bourgeoisie du Nord

Montebourg : , père fonctionnaire des impôts, mère universitaire, marié à Hortense de La briffe, collaboratrice de Balladur et fille d’un Comte propriétaire d’un château dans les Yvelines! Divorcé, vit avec Audrey Pulvar, journaliste connue fort bien rémunérée.

Hollande : père médecin ORL. Enfance en pension catholique puis Lycée Pasteur de Neuilly.

Royal : père militaire, bourgeoisie catholique. Scolarisation dans écoles privées catholiques.

Guigou : née à Marrakech, père industriel (agro-alimentaire), grande famille bourgeoise.

Lang : Très riche famille de Nancy. Père directeur commercial de l'entreprise familiale.

Moscovici : père directeur du laboratoire européen de psychologie sociale et mère psychanalyste.

Fabius : père célèbre et richissime antiquaire (Rappelons nous que lorsqu'il était premier Ministre, Monsieur Fabius a fait voter une loi sur les plusvalues en prenant bien soin que les œuvres d'Art en soient exclues...). Mère américaine, issue d'une famille de bijoutiers de Francfort.

Delanoë : né à Tunis. Père géomètre et grand père, capitaine du port de Tunis.

Peillon : père banquier et mère chercheuse.

Valls : père artiste peintre, grand-père rédacteur en chef d'un journal espagnol catholique.

Hamon : père ingénieur, directeur des constructions navales de Brest. A vécu à Dakar. Éducation chez les Pères maristes.

Cambadélis : né à Neuilly, études dans le 16ème à Paris. Père diamantaire (mais lui-même d'abord trotskiste lambertiste)

Pas beaucoup d'enfants d'ouvriers qui rêvaient du grand soir dans tout ça !

1) autant on s'attend à trouver à droite des gens issus de la bourgeoisie, autant il est tout à fait surprenant d'y trouver considérablement plus de gens d'origine modeste qu'au PS !

2) C'est également au PS qu'on trouve non seulement les origines les plus bourgeoises, mais aussi les fortunes les plus considérables.

J'ai honte des politiciens français

Je n'ai pas seulement honte des Français, j'ai aussi honte de nos politiciens : François Bayrou et Marine Le Pen qui poursuivent leurs petits objectifs personnels (et font deux erreurs de calcul magistrales, à mon avis) au détriment des intérêts de la France tels qu'ils les ont eux-mêmes définis dans leur campagne.

Minable.

Quelquefois, j'en arrive à comprendre le slogan extrémiste «qu'ils partent tous».

Au moins, nous savons où nous en sommes : les délices et poisons des magouilles entre partis, à l'écart des Français, sont revenus comme aux plus beaux temps de la IIIème et de la IVème. On sait où ça mène ...

jeudi, mai 03, 2012

Sarkozy bouc-émissaire : j'ai honte des Français

Je suis conservateur.

Je suis ce que Thomas Sowell appelle un tenant de la vision tragique : je ne crois pas au progrès de l'homme, je pense que les hommes d'une tribu juive du IIème siècle avant Jésus-Christ, d'une ville de la Renaissance italienne ou les Français du XXIème siècle ne sont ni meilleurs ni pires. Je pense que cela demande un effort gigantesque pour garder une parcelle de civilisation.

Bien que dépourvu d'illusions, j'ai honte de la campagne électorale que nous vivons.

Si Nicolas Sarkozy perdait les élections argument contre argument, je ne trouverais pas grand'chose à redire.

Mais non, pas du tout.

Nicolas Sarkozy a été chargé de tous les péchés de la tribu, couvert d'injures, d'insultes, d'anathèmes, dans un climat d'hystérie qui n'est pas sans rappeler les transes, et maintenant, on s'apprête à l'expédier dans le désert en espérant qu'ainsi tous les problèmes de la tribu disparaîtront.

J'ai honte.

Exorcismes

En lisant Psychologie du socialisme (G. Le Bon)


Vous voyez, je me prépare à l'après 6 mai : je lis Psychologie du socialisme, de Gustave Le Bon !

Je comprends qu'il ne soit pas en odeur de sainteté chez les socialistes : il les a percés à jour.

Voici un extrait :

Les luttes entre l'Orient et l'Occident, dont nous venons de tracer la genèse, ne font que commencer, et nous ne pouvons qu'en soupçonner l'issue.  


Les rêveurs de paix perpétuelle et de désarmement universel, s'imaginent que les luttes guerrières  sont les plus désastreuses. Elles font périr en bloc, en effet, un grand nombre d'individus mais il semble bien probable que les luttes industrielles et commerciales qui s'apprêtent seront plus meurtrières et accumuleront plus de désastres et de ruines que n'en firent jamais les guerres les plus sanglantes. Elles détruiront entièrement peut-être de grandes nations ce que n'ont jamais pu réaliser les armées les plus nombreuses. (...)


Le socialisme ne se préoccupe guère de tels problèmes. (...) Ce sera pour les nations où il [le socialisme] aura pris le plus de développement, que la lutte commerciale avec l'Orient sera le plus difficile et l'écrasement du vaincu le plus rapide. (...) Ce n'est pas le collectivisme, avec son idéal de basse égalité dans le travail et les salaires, qui pourra fournir aux ouvriers les moyens de lutter contre l'invasion des produits de l'Orient. Où prendra-t-il les fonds nécessaires pour payer les travailleurs quand les produits n'auront plus d'acheteurs, que les usines se seront progressivement fermées, et que tous les capitaux auront émigré vers des pays où ils trouveront une rétribution facile et un accueil bienveillant au lieu de persécutions incessantes ? 

Ce texte date de 1905. Stupéfiant, non ?

Gustave Le Bon, fidèle à ses théories, mettait en garde dès 1924 contre le fascisme en Allemagne, expliquant qu'Hitler correspondait au meneur qu'il décrit dans Psychologie des foules. C'est bien plus clairvoyant, dix ans d'avance, que les quatre vingts ans de retard de nos anti-fascistes de salon.

Au fait, que pense Gustave le Bon du socialisme ? Que c'est une religion. Et que discuter avec un socialiste, c'est tout de même un peu perdre son temps -ce dernier membre de phrase est mon interprétation toute personelle.

Nota : maintenant que nous sommes devenus idiots, certains ont taxés Le Bon de racisme sous prétexte qu'il emploie le mot race. La race dont il parle correspond au moderne ethnie, voire culture, comme dans la citation de Guynemer, par exemple. Mais notre police de la pensée fait une fixation sur les mots, puisqu'elle est incapable de comprendre le sens.

Les dix qui font l'économie française du XXIIème siècle


Roland Moreno, l'inventeur de la carte à puce, est décédé.

C'est peut-être le moment de se poser les bonnes questions. Qui fait l'économie de demain ?

Contrairement à la thèse socialiste qui prétend que tous les hommes se valent et que les différences de situations socio-économiques ne sont que des injustices, à corriger autant que possible, je pense que les contributions des uns et des autres sont incommensurables, qu'il arrive qu'un individu soit irremplaçable tandis que des millions d'autres sont interchangeables (d'un point de vue économique).

Pour prendre un exemple facile, l'industrie aéronautique française serait-elle ce qu'elle est s'il n'y avait pas eu au début du siècle dernier quelques individus comme Louis Blériot, Emile Dewoitine, les frères Voisin, Bréguet, Latécoère, les frères Morane ?

Bien sûr, ils n'étaient pas seuls, mais sans eux, les choses auraient été différentes et probablement pires.

Nous avons un contre-exemple fameux : l'industrie informatique. Il n'y a pas eu de Bill Gates ou de Steve Jobs français : l'industrie informatique française n'est pas pionnière. Ceux qui avaient un potentiel d'innovation, car il y en avait, n'ont pas pu grossir, faute de liberté suffisante, faute de profits. Alors, bien sûr, nous avons quand même une industrie informatique, mais c'est une industrie de rattrapage, de suivisme, elle n'a pas les moyens d'être en pointe (1), parce qu'elle a pris le train en marche.

La fureur d'égalitarisme qui ravage la France, que symbolise bien la tranche d'impôt à 75 % proposée par François Hollande, ne m'inquiète pas pour demain ou même pour après-demain, mais pour la prochaine décennie ou pour le prochain siècle. Je crois qu'on étouffe, à coups d'impots, de taxes et de règlements, les Citroën, les Renault du XXIIème siècle, qu'on les empêche de croitre et d'embellir.

L'innovateur, nous l'aimons à condition qu'il ne devienne pas un sale capitaliste. Mais si l'innovateur ne peut pas devenir une petite entrepise, puis une moyenne entreprise, puis une grosse entreprise, il est illusoire d'espérer développer des industries innovantes.

Il y a peut-être dix ou vingt innovateurs en France qui ont le potentiel pour développer des industries entières et que nous ne connaitrons jamais car ils ne sont pas dans un environnement leur permettant de croitre.

Est-ce bien cela que nous voulons ?


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(1) : l'exemple d'Archos est significatif : Archos a inventé l'ipod et l'ipad avant l'heure mais n'avait pas les moyens d'Apple.

Le socialisme : guérir le mal par le mal ?

Daniel Hannan signale que l'Europe bascule à gauche :

 Europe's crisis is about to get a whole lot worse

Guérir le mal par le mal est une méthode de charlatans médiévaux, même les médecins de ce temps-là n'y croyaient pas.

On connaît le principe : l'Etat crée des problèmes par ses interventions intempestives puis propose sa protection aux populations contre les problèmes qu'il a lui-même créés. Et le pire, c'est que ça marche.

Evidemment, comme le socialisme fonctionne avec l'argent des autres, la banqueroute est un obstacle. Mais pas suffisant : il suffit de dire que la banqueroute prouve qu'on n'a pas fait encore assez de socialisme.

Comment arrêter le socialisme ? C'est très difficile puisque le socialisme est une religion, donc imperméable à la réalité (si le socialisme était jugé à ses résultats, cela fait bien longtemps qu'il n'y aurait plus un socialiste sur terre).

Il faut répéter les arguments sans se décourager, semble-t-il dans le vide, puis un jour, sans qu'on sache trop pourquoi, les écailles tombent des yeux. Les tout frais ex-socialistes se retournent vers leur passé et ne comprennent plus comment ils ont pu errer à ce point.

La difficulté suivante est que, le socialisme étant totalitaire par essence, il tue toutes les valeurs concurrentes. Quand il meurt, il ne reste plus rien qu'un profond cynisme, comme on le voit tous les jours en Chine et en Russie.

mercredi, mai 02, 2012

Reynald Secher sur les élections

Je vous ai dit mon estime pour Reynald Secher. Je ne serais pas aussi positif que lui sur Nicolas Sarkozy mais je partage les mêmes craintes : je redoute dans l'élection de François Hollande et dans l'hégémonie gauchiste qui s'en suivrait la tradition liberticide de la gauche.

Les gauchistes n'auront aucun scrupule, aucun fair-play, nous serons à cent mille lieues de Nicolas Sarkozy nommant Didier Migaud à la cour des comptes. Les mal-pensants seront bâillonnés comme mauvais Français.

Ceux qui auraient le moindre doute n'ont qu'à regarder l'actuelle campagne : Nicolas Sarkozy y a été traité de voyou, de fou (les fous, on les enferme), de Pétain.


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Docteur ès Lettres et historien, son dernier livre, Vendée, du génocide au mémoricide démontre l’existence du génocide des Vendéens par un plan concerté et légal du Comité de Salut Public et de la Convention en 1793.

Reynald Secher, on peut le dire, est un connaisseur des régimes liberticides. Il a été invité à commenter l’actualité politique française, avec ce regard d’historien, pour le quotidien national polonais Nasz Dziennik.

Avec l’accord de son auteur, nous reproduisons ici [dans Présent] la version française de cet entretien, car elle éclaire de manière nette les implications du projet de François Hollande. On pourra le trouver trop indulgent pour Sarkozy, même s’il est très loin d’approuver sans réserves la politique menée par celui-ci depuis cinq ans. Mais là n’est pas le sujet. Il s’agit de montrer que l’espace de liberté qui nous est aujourd’hui acquis disparaîtra avec l’arrivée au pouvoir d’un idéologue qui s’inscrit dans cette histoire de la gauche révolutionnaire – car Hollande ne craint pas la proximité avec Mélenchon, pour qui Robespierre, premier génocideur contemporain, est le « fondateur de notre liberté »…


Que pensez-vous du débat politique actuel en France ?


— Si vous permettez je vais réduire votre question au débat entre les deux candidats en lice, c’est-à-dire François Hollande et Nicolas Sarkozy. Contrairement à ce que la majorité des média, foncièrement de gauche, veut faire croire aux Français, il ne s’agit pas d’un banal duel entre deux hommes qui auraient des idées politiques relativement similaires. En ce sens Marine Le Pen, leader du Front national, et François Bayrou, leader du Modem, se trompent. François Hollande et Nicolas Sarkozy se réfèrent à des idéologies clairement exprimées et aisément déchiffrables si nous lisons avec attention leur programme. Le premier est un idéaliste imbibé d’idées marxisantes d’un autre temps, idées d’ailleurs exprimées avec violence et clarté par le Front de gauche et son leader Jean-Luc Mélenchon : c’est ce qui explique le ralliement sans condition de ce dernier à François Hollande. Quant à Nicolas Sarkozy, il se situe dans le sillage du libéralisme contrôlé mais de type conservateur.

 —Vous avez déclaré que la France était à la croisée des chemins. Que voulez-vous dire ?


— Ce n’est pas la première fois de son histoire qu’elle se trouve dans un tel cas à une nuance près : nous pouvons nous trouver dans une situation irréversible. Quelle société voulons-nous ? C’est la question que les Français doivent se poser. Malgré les apparences et ce que la pensée unique veut nous faire croire, c’est le débat de fond de la campagne électorale en cours.

L’enjeu est de taille car il s’agit de notre avenir. Nous assistons depuis quelques années à un retour sur la scène politique des vieilles idées marxistes reprises en chœur par un certain nombre de candidats de gauche, y compris ceux qui pourraient apparaître comme modérés, voire mous comme François Hollande. Ils proposent, ni plus ni moins, une société collectiviste gérée par un État omnipuissant et omniscient dans lequel l’individu n’est rien sinon un élément sur lequel on a le droit de vie et de mort au nom d’un pseudo intérêt général. Ils rêvent encore à l’homme nouveau, dit de progrès, animé de l’idéal révolutionnaire.

Son programme s’inscrit dans cette logique : nationalisation de l’esprit, nationalisation des vies, nationalisation des moyens de production, nationalisation de la richesse individuelle, redistribution tous azimuts… Il s’agit, ni plus ni moins, de créer une société nouvelle, dite de progrès, celle à laquelle ces leaders d’opinion rêvent depuis la grande révolution de 1789 et que certains ont eu la chance de vivre comme les Soviétiques ou vivent encore comme les Chinois et les Cubains, comme l’expliquait Mme Mitterrand, grande admiratrice de son ami et héros Fidel Castro. Qu’importent les génocides de classe, les faillites économiques systématiques, les détresses généralisées ! Pour eux, Robespierre et Staline sont toujours les références, Mirabeau et Soljenitsyne, les traîtres.

Ce modèle idéal passe par la mort de l’ancienne société vue, plus que jamais, comme obscurantiste. A titre d’exemple : si ces politiques veulent sceller dans la Constitution la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, c’est qu’ils veulent qu’elle soit appliquée et surtout, à la lettre. La gauche française a toujours eu besoin pour se reproduire et se maintenir au pouvoir de boucs émissaires, de sang et à défaut de conflits préfabriqués qui se traduisent pour l’adversaire par son assassinat politique et social. Rappelons-nous 1793, 1905, 1936 et disons-le, 1981. C’est une de ses caractéristiques. Ses armes sont toujours les mêmes : la haine, la division, la manipulation, le fichage, l’ostracisme… Pour arriver à ses fins, elle n’a jamais hésité quant aux moyens. Les boucs émissaires sont déjà clairement ciblés : ce sont d’abord les riches, puis les catholiques, puis tous ceux qui prêchent la différence, notamment certains partis comme le Front national. Elle hait l’opposition, y compris les nuances au sein de son propre parti, et ce toujours au nom de la justice, de la laïcité, des droits de l’homme tels que la France les a codifiés.

Contrairement à ce que j’entends dire, ici et là, François Hollande appliquera à la lettre son programme, notamment parce qu’il y est poussé par ses alliés dont le Front de gauche, qui sont des révolutionnaires. La situation est différente de celle de 1981 en raison de la personnalité forte de François Mitterrand qui était plutôt conservateur, et un socialiste par opportunisme, un homme pragmatique, ce qui explique entre autres son recul face à la volonté de la gauche de nationaliser l’enseignement privé. Quant à Nicolas Sarkozy, c’est aussi un pragmatique et un homme qui s’est toujours battu pour la liberté individuelle, qui a lutté en permanence contre le  tout-État. Son action s’inscrit dans le blocage de cette spirale sans fin qui à terme peut s’avérer mortelle. Ses valeurs, clairement exprimées, sont le respect de la famille, du travail et de la nation. Même si son interprétation de la nation est discutable, car elle s’est traduite par une perte de souveraineté entre les mains de l’Europe, mais qui, en l’état, n’est pas irréversible. Il a un très grand respect de la liberté, notamment de conscience, ce que ne peut tolérer la gauche qui est de nature totalitaire. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle s’attaque si violemment aux catholiques et par voie de conséquence à l’Eglise qui reste un des seuls espaces de liberté et de réflexion parce qu’elle vit en fonction d’une fin.

— Vous tirez le signal d’alarme?

— Oui, et ce au moins pour quatre raisons.

La première est liée à l’identité même de la France. Il y a deux ans, le président Sarkozy avait voulu un débat sur l’identité. Le thème a dû surprendre les Polonais parce qu’il ne se pose pas en Pologne. Chez nous, le problème est là en raison de l’importance de l’immigration et de l’effondrement de la natalité franco-française. La gauche qui lui est favorable pour des raisons idéologiques et bassement politiques a dénigré, voire conspué le débat. Je crois pourtant qu’il était nécessaire. Bon nombre de définitions de l’identité ont été données à cette occasion. Une, très simple car synthétique, doit être retenue. Elle se résume à quelques mots : savoir d’où nous venons ; savoir qui nous sommes ; savoir où nous voulons aller ensemble. La gauche française qui vomit sur la nation et encore plus sur la patrie, la terre des pères, rêve d’une société multiculturelle, sans racine et bien entendu sans avenir commun qu’elle pourra ainsi manipuler à sa guise. Déjà, avec la complicité du monde enseignant, largement ancré à gauche, elle est en train d’œuvrer dans ce sens, par étapes afin de ne pas susciter de remous. Par exemple, elle a réussi depuis longtemps à imposer ce que j’appelle la méthode globale en histoire, c’est-à-dire son apprentissage non pas par la chronologie mais par thèmes. L’année dernière, la pression d’un appareil totalitaire de gauche – toujours au pouvoir dans l’Education nationale et sans opposition – a fait retirer des programmes tous les hommes qui ont été parmi les principaux bâtisseurs de cette histoire comme Clovis, Charlemagne, Hugues Capet, Saint Louis, Louis XIV et même Napoléon Bonaparte. Cette année, son enseignement n’est plus dispensé en terminale S, et à terme il sera déprogrammé en terminale. Gageons que dans un avenir plus ou moins proche, toujours sous la pression totalitaire de la gauche, elle deviendra une matière facultative, voire non enseignée. C’est déjà le cas dans le cadre du concours d’entrée en Sciences politiques qui n’a plus d’examen sur la culture générale, dont l’histoire. Afin de préparer un enseignement multiculturel, on commence à enseigner l’histoire de tribus africaines au nom, bien entendu de l’universalité. En déracinant les élèves, on les coupe de leur passé et on les projette dans un monde virtuel, sans référence et bien entendu sans repère. Lobotomisés, ils deviennent ainsi des hommes sans passé, donc sans avenir et donc manipulables à souhait. Toute la politique de la gauche s’inscrit dans cette logique et c’est pour cette raison qu’elle veut donner la nationalité sans réserve aux immigrés et le droit de vote. A terme, la gauche est en train de mettre en place le communautarisme avec toutes les conséquences que l’on connaît et la libanisation de la France. Avec la gauche au pouvoir, on va voir s’accélérer ce mouvement, et il deviendra irréversible, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle.

La seconde est liée au respect de la vie. L’IVG est en France utilisée majoritairement comme un moyen de contraception qui se traduit par plus de 220.000 avortements annuels pour environ 830 000 naissances. C’est un fait objectif qui doit nous faire réfléchir et qui doit inciter à rechercher ensemble des solutions autres et des politiques de substitution et d’accompagnement. Non seulement la gauche est hostile à cette idée mais elle veut légaliser l’euthanasie : c’est inacceptable par principe.

La troisième est liée à la liberté au sens large du terme. Il est clair que la gauche qui proclame à qui veut l’entendre son amour des droits de l’homme, et donc de la liberté, en a une définition très particulière et très restrictive. Sa campagne dans ce sens a été caricaturale, notamment de la part du leader du Front de gauche qui n’hésitait pas à rappeler les bienfaits de la Terreur, ce que l’on peut, à juste titre, considérer comme un appel au meurtre de ceux qu’ils considèrent indésirables car pensant autrement, tandis que François Hollande proclamait que s’il était élu il épurerait tous les hauts fonctionnaires et les ambassadeurs qui ne pensent pas comme lui ce qui, un comble !, n’a choqué personne. Ces propos sont loin d’être anodins et font peur car, par expérience, je connais cette gauche intolérante qui de surcroît s’arrange toujours pour rendre responsables ses victimes du mal qu’elle leur fait. Si cette gauche gagne la présidentielle, dans la foulée, elle gagnera les législatives ce qui veut dire que non seulement elle gérera seule le pouvoir exécutif, législatif et on peut le dire, judiciaire, mais en plus elle détient largement la majorité des collectivités locales et territoriales, sans oublier les médias qui lui sont majoritairement inféodés, de même que le monde qui diffuse le savoir : en clair il n’y aura plus en France aucun contre-pouvoir structuré et enraciné. Croyez-moi, très rapidement elle va imposer une chape de plomb et bon nombre de libertés vont disparaître, ou seront contrecarrées notamment au niveau de l’enseignement, des médias, des partis. Vous comprenez dès lors pourquoi je suis effrayé par une telle situation d’autant que, je le répète, la gauche française est de nature totalitaire et en conséquence d’une intolérance que nous ne pouvons plus imaginer car nous la croyons d’un autre temps. On s’imagine que l’inimaginable n’est plus possible. En tant qu’historien, j’affirme l’inverse.

Reste aussi le problème du contexte que dénie la gauche. Nous sommes à l’heure actuelle dans une crise majeure, notamment économique, dans un contexte global. Alors même que nous devons œuvrer ensemble pour y faire face, afin d’éviter d’être emportés comme la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, l’Italie et le Portugal…, la gauche non seulement n’en parle pas mais tient exclusivement un débat franco-français avec une problématique révolutionnaire. Le choix comme candidat de la gauche d’un homme comme François Hollande imbibé d’idéologie d’un autre temps est plus que symbolique. Outre l’incompétence notoire de ce politique dénoncée en son temps par ses proches, il n’a absolument aucune expérience gouvernementale, que ce soit nationale ou internationale.

— Vous voterez ?


— Plus que jamais.

— Sarkozy ?

Sarkozy!

Les circonstances le commandent. Je suis pour la liberté. J’ai toujours lutté contre le collectivisme et le totalitarisme de tout horizon. Je sais ce qu’est notre gauche et ce dont elle est capable : j’en ai souffert dans ma chair et dans mon esprit.

L'ami des pauvres en action

Hollande tente de convaincre BHL autour d'un repas gastronomique à 262 €
C.G. 28/02/2012, 16 h 19 | Mis à jour le 28/02/2012, 16 h 29


François Hollande a rencontré BHL dans un restaurant gastronomique des Champs-Élysées. Le fameux épisode de Sarkozy au Fouquet's le soir de son élection est l'un des hauts arguments de la campagne socialiste de 2012. Pourtant, plusieurs médias ont fait état d'une indiscrétion qui aurait pu amener François Hollande à donner raison à Christian Estrosi, qui traitait l'établissement des Champs Elysées de "brasserie populaire".  


Le candidat socialiste a en effet déjeuné, le 31 janvier dernier avec le philosophe-star des médias Bernard-Henry Lévy, dans le très prestigieux restaurant gastronomique "Le Laurent", près des Champs. Objectif de la rencontre : ramener la brebis égarée BHL dans le camp socialiste, après qu'elle se soit un temps perdue dans les pâturages sarkozystes. Une salade à 140 € Mais voilà : avec son menu unique à 165 €, "Le Laurent" fait partir de ces établissements dont la carte devient rapidement hors de prix.


 Malgré un menu léger pour Hollande et BHL, la note n'en est pas pourtant pas moins lourde pour la carte bleue… et l'image du candidat PS. Selon le site 24heuresactu, les deux convives dégustèrent en entrée une salade de mâche aux truffes pour 140 €, suivie d'un carré et selle d'agneau à 92 €, avant de clore leur repas sur un ananas rôti à 30 €. Soit une modeste note de 262 € par personne. Une note largement supérieure à celle du Fouquet's, dont le menu complet est facturé aux alentours de 130 € ! 
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Au delà de l'aspect anecdotique, on constate une fois de plus l'hypocrisie des gauchistes : Sarkozy au Fonquet's c'est un épouvantable affront aux Français modestes, une indécence carctérisée. François Hollande chez Laurent, deux fois plus cher, c'est juste la vie normale d'un élu de terrain.

Plus problématique : quand on examine l'électorat, Nicolas Sarkozy n'est pas du tout le président des riches. Le président des riches, des cadres supérieurs,  des fonctionnaires, des privilégiés et protégés de toutes sortes, c'est François Hollande.

Autrement dit, François Hollande risque de gagner en ayant collé à Nicolas Sarkozy une étiquette à l'inverse de leurs électorats respectifs. En politique, le mensonge paie. C'est navrant.

mardi, mai 01, 2012

Y-a-t-il des économistes qui soutiennent (ouvertement) Nicolas Sarkozy ?

Philippe Herlin dans Atlantico

Des économistes ont signé une tribune dans Le Monde pour soutenir François Hollande. La question se pose tout naturellement : pourquoi n'a t'on pas assisté à une initiative comparable en faveur de Nicolas Sarkozy ?

Parce qu'être libéral en France est mal vu et que s'afficher comme tel est risqué. Parce que la crise est mise sur le dos du libéralisme alors qu'elle est due à l'intervention de l'Etat (l'endettement public) et des banques centrales (la Fed qui baisse ses taux en 2001 et favorise ainsi la bulle du crédit immobilier). Le "crony capitalism", le capitalisme de copinage (entre les Etats et les grandes banques) y a également une part déterminante, bien sûr. Et aussi parce que quasiment tous les économistes universitaires sont keynésiens et donc favorables à une forte intervention de l'Etat.

Nicolas Sarkozy porte aussi une part de responsabilité

Nicolas Sarkozy est trop interventionniste pour susciter l'adhésion des milieux libéraux. Mais surtout, le problème de fond est qu'il n'y avait aucun candidat authentiquement libéral à cette élection présidentielle, personne n'était là pour dire "l'Etat n'est pas la solution, c'est le problème". Le débat a été complètement faussé. "Ultralibéral" était l'insulte la plus communément utilisée, ils auraient mieux fait de se traiter d'ultraétatistes !

Mais il y a tout de même des points positifs. Nicolas Sarkozy s'engage sur la baisse des dépenses publiques et la règle d'or, des points fondamentaux qui le distinguent du candidat socialiste. C'est celui qui défend le mieux la liberté d'entreprendre, n'oublions pas la réussite du statut d'autoentrepreneur. Pour moi, clairement, pour le deuxième tour, toute personne attachée à la liberté d'entreprise et au marché doit voter pour lui, et s'il s'abstenait il le regretterait rapidement.

A savoir si François Hollande est dangereux pour la liberté d'entreprise, il y a des paroles dont il faut bien prendre la mesure. Vouloir taxer à 75% ceux qui gagnent plus d'un million d'euros, c'est une sorte de racisme social. On entre là dans une logique de bouc émissaire et d'exclusion sur des critères non pas raciaux mais sociaux. Et où cela s'arrête-t-il, on commence à un million d'euros de revenu annuel, puis ensuite on rabaisse la barre (on est encore "riche" à 800.000 euros par an, 600.000, etc.) ? C'est une logique très dangereuse, basée sur le ressentiment, cela me révulse profondément.

Avec François Hollande et son programme de hausse de la dépense publique, nous serions à coup sûr rapidement dans la situation de la Grèce ou de l'Espagne. Nous ne serions pas garantis d'échapper à ce destin funeste avec Nicolas Sarkozy, mais outre un programme économique clairement plus sérieux, il y a chez lui une volonté réformatrice qui peut nous permettre de nous en sortir. La crise que nous connaissons est profonde et durable, l'incertitude grande, mais en ce qui concerne le choix à faire le 6 mai prochain, pour un économiste libéral, les choses sont très claires.

Pensée unique dans la presse

Je pense, d'après un sondage fait dans les rédactions en 2007, qu'on peut généraliser à 10 % près à toutes les rédactions (sauf VA) : Pensée unique chez Marianne

lundi, avril 30, 2012

Histoire du cinéma (M. Bardèche et R. Brasillach)

Je ne vous le cache pas, en ces temps de conformisme abrutissant, c'est un petit plaisir que de lire un excellent ouvrage écrit par deux fascistes.

Bien sûr, les censeurs se précipiteront sur les quelques allusions antisémites. Laissons les à ces petits jeux stériles de matons de Panurge qui n'intéressent que les minables.

Cette histoire est passionnante et fort bien écrite. Notamment sur la période que je connais le moins bien, 1905-1920.

J'ai souri à leur critique de Metropolis qui m'a toujours semblé surévalué et barbant.

Le socialisme est-il une secte ?

La Miviludes nous éclaire

Ouf, le retour de Marc de Scitivaux

Tout est dit à partir de 7', de 27'30 et de 44' :

Good morning week-end 28/04