Ca fait deux fois en deux jours, une fois par un commentateur de ce blog, une fois par une institutrice du public (qui, pas folle, met ses enfants dans le privé), que j'entends dire que des institutrices déclarent sans hésitation à des enfants mauvais en orthographe : «L'orthographe, c'est pas grave, ça n'empêche pas d'avoir le bac».
Bien sûr, cette phrase a un sens caché. Je vois quatre hypothèses (plutôt complémentaires, en tout cas non-contradictoires) :
> «J'ai pas fait instit pour me crever la nénétte à apprendre l'orthographe à des mauvais. J'ai fait instit pour les horaires et les vacances. L'orthographe, les parents sont là pour ça.»
> «Etre mauvais en orthographe te gênera pour être PDG ou ministre, mais comme tu seras grouillot toute ta vie, c'est pas grave.»
> «Moi, je ne me casse pas le cul. Piano, piano. Et j'ai tout de même une bonne planque de feignasse à l'éducation nationale. Alors l'orthographe, c'est pas grave, ça n'empêche pas de devenir feignasse bien payée.»
> «De toute façon, même si je me fatigue à t'apprendre un peu d'orthographe et de grammaire, mes distingués collègues et les programmes s'empresseront de te les faire oublier.»
Revenons à l'essentiel : l'école est détruite par le sarkozisme, le libéralisme et le manque de moyens.
samedi, juin 06, 2009
AF447 : le délire continue ...
Les journaux nous annoncent que l'enquête repart «à zéro». Encore du sensationnalisme déplacé. L'enquête suit son cours, tout simplement.
Pendant ce temps, sur internet, des gens racontent que l'appareil aurait été détourné et serait posé quelque part en Afrique (je vous fais grâce d'autres hypothèses encore plus délirantes). Et le Père Noël, avec son traineau et ses rennes, met des cadeaux dans les chaussons des enfants sages tous les 24 décembre.
Pendant ce temps, sur internet, des gens racontent que l'appareil aurait été détourné et serait posé quelque part en Afrique (je vous fais grâce d'autres hypothèses encore plus délirantes). Et le Père Noël, avec son traineau et ses rennes, met des cadeaux dans les chaussons des enfants sages tous les 24 décembre.
Les GIs venaient-ils libérer l'Europe ?
Il est de bon ton, dans certains milieux, de faire la fine bouche sur l'engagement américain en Europe en 1944-1945 (voir par exemple l'entretien de Olivier Wieviorka accordé au Point de cette semaine).Vous aurez reconnu la vielle rancune française : on ne pardonne pas, surtout quand on est de gauche, ce qui est le cas de la quasi-totalité de notre intelligentsia, aux Américains d'avoir eu besoin d'eux pour se débarrasser des Allemands que nous avons laissé rentrer chez nous au printemps 1940.
Le raisonnement est comme suit : l'infanterie américaine était réservée aux plus cons, les fantassins n'étaient pas très motivés et, de toute façon, les Américains étaient plus ennemis du Japon que de l'Allemagne. Ils ne seraient venus que contraints et forcés et non par enthousiasme libérateur.
Comme tout mensonge ou comme toute demi-vérité orientée, cette thèse comporte une part de vérité.
C'est exactement la même erreur de raisonnement, de perspective, involontaire j'espère, mais je n'en suis pas certain, que quand on fait dire aux carnets des poilus de 14 qu'ils n'étaient pas motivés pour la guerre.
Il y a d'abord un manque de critiques des sources : les carnets et lettres intimes ne sont pas un lieu d'épanchement patriotique, c'est avant tout le soulagement des peines. Il est donc normal qu'ils aient une tonalité sombre, qu'ils fassent état de tout ce qui ne va pas, des contrariétés, des frustrations, des peurs.
Ensuite, ce n'est pas parce que le patriotisme et la motivation altruiste ne s'expriment pas par des mots qu'ils sont inexistants, il y a la pudeur des choses qui vont de soi. Le meilleur exemple en est la Résistance : il est peu probable que le paysan qui, tout ce qu'il y a de plus volontairement, hébergeait un radio au risque de sa vie ne devait pas être du genre à se répandre en flamboyantes tirades patriotiques.
C'est, me semble-t-il un travers de certains intellectuels (pas tous, heureusement) qui consiste à croire que ce qui ne se traduit pas en mots n'existe pas.
Alors, bien sûr, l'enthousiasme fut moins grand et plus mélangé que ne le laissait croire la propagande, mais ce n'est pas une raison pour tomber dans l'excès inverse qui serait tout aussi infondé.
vendredi, juin 05, 2009
Les deux erreurs d'Obama au Moyen-Orient
Voici un article qui vous changera de l'obamania militante et extatique de la presse française :
Le monde en route vers un bordel noir ?
> au Moyen_Orient, toute concession est vue non pas comme un progrès vers la paix mais comme un aveu de faiblesse dont il faut profiter. Autrement dit, l'invitation d'Obama à une «réconciliation avec les musulmans» est surtout vécu comme une invitation à se faire taper dessus.
> la paix en Palestine n'est pas un préalable à la résolution des problèmes du Moyen-Orient mais au contraire une conséquence. En effet, tous les gouvernements arabes, corrompus et incompétents, ont intérêt à entretenir ce conflit pour diriger vers l'extérieur la frustration de leurs populations. Les premiers obstacles à la paix ne sont pas les Israeliens mais les dictateurs arabes. Obama joue donc dans leur main quand il met en avant le conflit palestinien, alors qu'il devrait leur «Certes, la Palestine. Mais qu'est-ce qui se passe chez vous ?»
Bref, au risque de choquer la bien-pensance française, je pense que la politique bushienne était meilleure, ou moins pire.
Mais à part ça, Obama est un surhomme, le Messie métisse redescendu sur terre.
Le monde en route vers un bordel noir ?
> au Moyen_Orient, toute concession est vue non pas comme un progrès vers la paix mais comme un aveu de faiblesse dont il faut profiter. Autrement dit, l'invitation d'Obama à une «réconciliation avec les musulmans» est surtout vécu comme une invitation à se faire taper dessus.
> la paix en Palestine n'est pas un préalable à la résolution des problèmes du Moyen-Orient mais au contraire une conséquence. En effet, tous les gouvernements arabes, corrompus et incompétents, ont intérêt à entretenir ce conflit pour diriger vers l'extérieur la frustration de leurs populations. Les premiers obstacles à la paix ne sont pas les Israeliens mais les dictateurs arabes. Obama joue donc dans leur main quand il met en avant le conflit palestinien, alors qu'il devrait leur «Certes, la Palestine. Mais qu'est-ce qui se passe chez vous ?»
Bref, au risque de choquer la bien-pensance française, je pense que la politique bushienne était meilleure, ou moins pire.
Mais à part ça, Obama est un surhomme, le Messie métisse redescendu sur terre.
jeudi, juin 04, 2009
Défenestration volontaire : j'hésite entre affliction, hilarité, indifférence et crainte
La défenestration volontaire est ce tropisme à détruire toutes les barrières, toutes les contraintes qui font de l'homme un être civilisé, tout obstacle au désir, tout ce qui l'empêche de retourner à l'animalité. La société se jette par la fenêtre.Nous en avons un superbe exemple avec un article de propagande du Monde qui nous explique qu'un «couple de manchots gays» (sic) a adopté un oeuf. L'implication est limpide : l'homoparentalité est naturelle, tout ce qui est naturel est bon , donc la société doit céder au désir d'enfants des homosexuels et reconnaître l'homoparentalité.
Mes sentiments face à des foutaises pareilles (1) sont mélangés :
> l'affliction : l'égoïsme des homosexuels qui n'hésitent pas, au nom de leur désir d'enfant, à revendiquer le droit de faire d'enfants des sujets d'expérimentation (2) est proprement affligeant. Que la société, par l'intermédiaire de ses représentants, ne les renvoie pas dans leurs buts mais au contraire les écoute d'une oreille complaisante est encore plus affligeant.
> l'hilarité : tout cela est ridicule, absurde, n'a aucun sens. La seule réaction saine est un grand éclat de rire. Un lecteur, à propos des manchots du Monde, ne trouve rien de mieux que d'écrire que c'est «short story assez mignonne». Evidemment, qu'on en arrive à ce plancher de vocabulaire et d'intelligence, les bras m'en tombent.
> l'indifférence : tant qu'il restera des bibliothèques où l'on trouve les classiques et des écoles où l'on échappe à l'endoctrinement des «sent-bons», la civilisation ne disparaîtra pas, comme elle n'a pas disparu à la chute de l'empire romain d'occident. Mais c'est un point de vue strictement individualiste : je sais que ma famille et moi, ainsi que quelques autres qui maintiendront la flamme, nous aurons les moyens financiers et intellectuels d'échapper à la dé-civilisation.
> la crainte : quand une civilisation s'écroule, personne n'en sort indemne.
Mais le sentiment qui n'y est pas est l'espoir : je n'ai pas espoir que tant de ridicule réveille les consciences. La capacité de l'humanité à verser dans la connerie est confondante.
(1) : ce qui différencie l'homme de l'animal, c'est la civilisation, c'est-à-dire justement la capacité à canaliser les désirs.
(2) : car c'est bien de cela qu'il s'agit : l'institutionnalisation de l'homoparentalité serait une expérience psychologique de masse inédite, comme le divorce facile l'a été (avec des résultats pas fantastiques pour les enfants).
Libellés :
défenestration volontaire,
vie française
mercredi, juin 03, 2009
AF 447 : le coté obscur d'internet en action, l'hypothèse du missile
Voilà que resurgit, par la rumeur internautique, comme à chaque fois que tombe un avion pour des raisons inexpliquées, l'hypothèse du tir de missile.
C'est parfaitement idiot :
> l'avion ne se trouvait pas dans une zone de guerre
> il n'était pas non plus à proximité d'un champ de tir
> les missiles capables de descendre un avion à cette altitude sont peu courants (tout est relatif) et les bateaux qui les portent ont d'autres chats à fouetter que de faire joujou au milieu de nulle part.
D'autre part, vous aurez remarqué que le foudroiement, répété en boucle comme «l'hypothèse la plus plausible» jusqu'à hier, est tombé dans l'oubli. Ce qui ne surprendra pas mes fidèles lecteurs !
C'est parfaitement idiot :
> l'avion ne se trouvait pas dans une zone de guerre
> il n'était pas non plus à proximité d'un champ de tir
> les missiles capables de descendre un avion à cette altitude sont peu courants (tout est relatif) et les bateaux qui les portent ont d'autres chats à fouetter que de faire joujou au milieu de nulle part.
D'autre part, vous aurez remarqué que le foudroiement, répété en boucle comme «l'hypothèse la plus plausible» jusqu'à hier, est tombé dans l'oubli. Ce qui ne surprendra pas mes fidèles lecteurs !
Y a-t-il une révolution conservatrice en France ?
Yvan Rioufol croit qu'il y a une révolution conservatrice qui progresse en France.
Je suis bien plus dubitatif.
Certes, les idées conservatrices progressent. La culture de l'excuse a du plomb dans l'aile. Avec le naufrage de l'école et des banlieues qui crève les yeux, il devient plus difficile d'attribuer à des causes socio-économiques collectives, des comportements qui relèvent de la responsabilité individuelle, de la morale et de la culture.
Cependant, cette dérive conservatrice des idées (plutôt qu'une révolution) aura le plus grand mal à trouver une expression politique :
> un gros tiers de la population est stato-dépendant. Ceux-là sont violemment opposés à la culture de la responsabilité que suppose une révolution conservatrice. Donc, pour que celle-ci ait la majorité, il faudrait convaincre les trois quarts de ceux qui restent ; pas impossible, mais très difficile.
> le milieu médiatico-politique est intensément socialiste. Il est verrouillé par le monopole décréter ce qui est moral ou immoral que s'arroge le clergé de Gauche. Même Nicolas Sarkozy, pourtant élu sur le thème de la rupture, n'arrive pas à rompre avec les dogmes socialistes (par exemple, sur l'immigration : la vraie rupture, c'est réforme du code de la nationalité. Il n'en a jamais été question).
Il est vrai cependant que la révolution conservatrice pourra prendre de la force si elle rencontre l'iceberg de la dette publique.
Tant que l'Etat peut entretenir les troupes de statolâtres, la révolution conservatrice n'a aucune chance. Mais il n'est pas sûr que ça soit possible indéfiniment.
Je suis bien plus dubitatif.
Certes, les idées conservatrices progressent. La culture de l'excuse a du plomb dans l'aile. Avec le naufrage de l'école et des banlieues qui crève les yeux, il devient plus difficile d'attribuer à des causes socio-économiques collectives, des comportements qui relèvent de la responsabilité individuelle, de la morale et de la culture.
Cependant, cette dérive conservatrice des idées (plutôt qu'une révolution) aura le plus grand mal à trouver une expression politique :
> un gros tiers de la population est stato-dépendant. Ceux-là sont violemment opposés à la culture de la responsabilité que suppose une révolution conservatrice. Donc, pour que celle-ci ait la majorité, il faudrait convaincre les trois quarts de ceux qui restent ; pas impossible, mais très difficile.
> le milieu médiatico-politique est intensément socialiste. Il est verrouillé par le monopole décréter ce qui est moral ou immoral que s'arroge le clergé de Gauche. Même Nicolas Sarkozy, pourtant élu sur le thème de la rupture, n'arrive pas à rompre avec les dogmes socialistes (par exemple, sur l'immigration : la vraie rupture, c'est réforme du code de la nationalité. Il n'en a jamais été question).
Il est vrai cependant que la révolution conservatrice pourra prendre de la force si elle rencontre l'iceberg de la dette publique.
Tant que l'Etat peut entretenir les troupes de statolâtres, la révolution conservatrice n'a aucune chance. Mais il n'est pas sûr que ça soit possible indéfiniment.
La cellule psychologique est fermée de l'intérieur
Avec l'accident d'avion d'avant-hier, nous revoilà bassinés avec les horribles cellules psychologiques et les navrants «faire son deuil».
Cette expression, «faire son deuil», dans un contexte public, est d'un usage très récent, et pour cause : son emploi obsessionnel révèle une société qui a perdu ses repères.
«Faire son deuil» suppose un processus bien calibré, avec un début, une fin, et des étapes obligatoires (par exemple, le lynchage des boucs-émissaires lors d'un grand procès médiatisé, avec scènes d'hystérie des plaignants obligatoires) sans lesquelles il serait, prétend-on, «impossible de faire son deuil». Il y aurait quelque part une fabrique de deuils, qui en sortirait à la chaine et qui serait perturbée par certains manques.
Allons, ce sont de grosses calembredaines que seuls des crétins comme les journalistes peuvent prendre au sérieux : le deuil est une chose éminemment personnelle qui peut très bien ne pas avoir de fin, que chacun vit à sa manière. Et si l'on pouvait mettre la douleur intime dans une jolie petite boite avec une belle étiquette dessus, ça se saurait.
«Faire son deuil» essaie tout simplement de nier le violent traumatisme de la mort. C'est en cela que son emploi cent fois par jour révèle la perte de repères d'une société qui nie la mort.
Une fois que l'on a compris cela, il est facile de faire un sort aux «cellules psychologiques». Elles sont, comme leur nom l'indique, une tentative d'enfermement de la douleur. Mais pourquoi les autorités décident-elles à la place des affligés de la manière dont ils doivent vivre l'épreuve de la mort d'un proche ?
De plus, cette pratique est infantilisante : ce sont les enfants qu'on aide à supporter la douleur. Les adultes se débrouillent tout seuls, et si ils ont besoin d'aide, c'est à eux d'y faire appel, ou à leurs proches de leur conseiller d'y faire appel.
Vous comprenez mieux désormais mon dégoût des cellules psychologiques et autres «faire son deuil».
Nota : j'emprunte au blog Pélicastre Jouisseur la catégorie Défenestration Volontaire. Il entend par là que toutes les tendances éducatives et sociales (familles décomposées, licence sexuelle, mariage homosexuel, homoparentalité, éternelle jeunesse, multiculturalisme, immigrationnisme etc ...) qui tendent à se débarasser des valeurs et pratiques traditionnelles, sont une manière pour la société de se jeter par la fenêtre, en détruisant les barrières qui séparent les sociétés humaines du retour à l'animalité. Vous trouverez plus d'explications sur son excellent blog.
Cette expression, «faire son deuil», dans un contexte public, est d'un usage très récent, et pour cause : son emploi obsessionnel révèle une société qui a perdu ses repères.
«Faire son deuil» suppose un processus bien calibré, avec un début, une fin, et des étapes obligatoires (par exemple, le lynchage des boucs-émissaires lors d'un grand procès médiatisé, avec scènes d'hystérie des plaignants obligatoires) sans lesquelles il serait, prétend-on, «impossible de faire son deuil». Il y aurait quelque part une fabrique de deuils, qui en sortirait à la chaine et qui serait perturbée par certains manques.
Allons, ce sont de grosses calembredaines que seuls des crétins comme les journalistes peuvent prendre au sérieux : le deuil est une chose éminemment personnelle qui peut très bien ne pas avoir de fin, que chacun vit à sa manière. Et si l'on pouvait mettre la douleur intime dans une jolie petite boite avec une belle étiquette dessus, ça se saurait.
«Faire son deuil» essaie tout simplement de nier le violent traumatisme de la mort. C'est en cela que son emploi cent fois par jour révèle la perte de repères d'une société qui nie la mort.
Une fois que l'on a compris cela, il est facile de faire un sort aux «cellules psychologiques». Elles sont, comme leur nom l'indique, une tentative d'enfermement de la douleur. Mais pourquoi les autorités décident-elles à la place des affligés de la manière dont ils doivent vivre l'épreuve de la mort d'un proche ?
De plus, cette pratique est infantilisante : ce sont les enfants qu'on aide à supporter la douleur. Les adultes se débrouillent tout seuls, et si ils ont besoin d'aide, c'est à eux d'y faire appel, ou à leurs proches de leur conseiller d'y faire appel.
Vous comprenez mieux désormais mon dégoût des cellules psychologiques et autres «faire son deuil».
Nota : j'emprunte au blog Pélicastre Jouisseur la catégorie Défenestration Volontaire. Il entend par là que toutes les tendances éducatives et sociales (familles décomposées, licence sexuelle, mariage homosexuel, homoparentalité, éternelle jeunesse, multiculturalisme, immigrationnisme etc ...) qui tendent à se débarasser des valeurs et pratiques traditionnelles, sont une manière pour la société de se jeter par la fenêtre, en détruisant les barrières qui séparent les sociétés humaines du retour à l'animalité. Vous trouverez plus d'explications sur son excellent blog.
Libellés :
défenestration volontaire,
vie française
mardi, juin 02, 2009
Islam en france : espérons que Jacques Ellul s'est trompé. Malheureusement, il s'est rarement trompé.
Nous sommes vingt ans après cet article, et je ne vois rien qui démontre qu'il avait tort et de solides raisons de penser qu'il avait raison. Faites un tour chez Lomig, il fait d'excellentes spaghettis carbonara (en fait, je n'en sais rien, mais pourquoi pas ?)
*********************
Non à l'intronisation de l'Islam en France
Article de Jacques Ellul
"Ce n’est pas une marque d’intolérance religieuse : je dirais "oui", aisément, au bouddhisme, au brahmanisme, à l’animisme..., mais l’islam, c’est autre chose. C’est la seule religion au monde qui prétende imposer par la violence sa foi au monde entier.
Je sais qu’aussitôt on me répondra : " Le christianisme aussi ! "
Et l’on citera les croisades, les conquistadors, les Saxons de Charlemagne, etc. Eh bien il y a une différence radicale.
Lorsque les chrétiens agissaient par la violence et convertissaient par force, ils allaient à l’inverse de toute la Bible, et particulièrement des Evangiles. Ils faisaient le contraire des commandements de Jésus, alors que lorsque les musulmans conquièrent par la guerre des peuples qu’ils contraignent à l’Islam sous peine de mort, ils obéissent à l’ordre de Mahomet.
Le djihad est la première obligation du croyant. Et le monde entier doit entrer, par tous les moyens, dans la communauté islamique.
Je sais que l’on objectera : "Mais ce ne sont que les ’intégristes’ qui veulent cette guerre."
Malheureusement, au cours de l’histoire complexe de l’Islam, ce sont toujours les "intégristes", c’est-à-dire les fidèles à la lettre du Coran, qui l’ont emporté sur les courants modérés, sur les mystiques, etc.
Déclarer sérieusement qu’en France l’adhésion de "certains musulmans" à l’intégrisme est le résultat d’une crise d’identité est une désastreuse interprétation.
L’intégrisme en Iran, en Syrie, au Soudan, en Arabie Saoudite, maintenant en Algérie est-il une réaction à une crise d’identité ?
Non, l’intégrisme est seulement le réveil de la conscience religieuse musulmane chez des hommes qui sont musulmans mais devenus plus ou moins "tièdes".
Maintenant, le réveil farouche et orthodoxe est un phénomène mondial. Il faut vivre dans la lune pour croire que l’on pourra "intégrer" des musulmans pacifiques et non conquérants. Il faut oublier ce qu’est la rémanence du sentiment religieux (ce que je ne puis développer ici). Il faut oublier la référence obligée au Coran. Il faut oublier que jamais pour un musulman l’Etat ne peut être laïque et la société sécularisée : c’est impensable.
Il faut enfin oublier comment s’est faite l’expansion de l’Islam du VIe au IXe siècle. Une étude des historiens arabes des VIIe et IXe siècles, que l’on commence à connaître, est très instructive : elle apprend que l’islam s’est répandu en trois étapes dans les pays chrétiens d’Afrique du Nord et de l’Empire byzantin. Dans une première étape, une infiltration pacifique de groupes arabes isolés, s’installant en paix. Puis une sorte d’acclimatation religieuse : on faisait pacifiquement admettre la validité de la religion coranique. Et ce qui est ici particulièrement instructif, c’est que ce sont les chrétiens qui ouvraient les bras à la religion soeur, sur le fondement du monothéisme et de la religion du Livre, et enfin lorsque l’opinion publique était bien accoutumée, alors arrivait l’armée qui installait le pouvoir islamique — et qui aussitôt éliminait les Eglises chrétiennes en employant la violence pour convertir.
Nous commençons à assister à ce processus en France (les autres pays européens se défendent mieux). Mais c’est du rêve éveillé que de présenter un programme de fédération islamique en France, pour mieux intégrer les musulmans. Ce sera au contraire le début de l’intégration des Français dans l’islam.
La seule mesure juridique valable, c’est de passer avec tous les immigrés un contrat comportant : la reconnaissance de la laïcité du pouvoir, la promesse de ne jamais recourir au djihad (en particulier sous forme individuelle — terrorisme, etc.), le renoncement à la diffusion de l’islam en France. Et si un immigré, beur ou pas, désobéit à ces trois principes, alors, qu’il soit immédiatement rapatrié dans son pays."
*********************
Article paru dans l’hebdomadaire Réforme le 15 juillet 1989. Jacques Ellul, juriste, historien, théologien, sociologue, est décédé en 1994. De son vivant, il a publié plus de 600 articles et 48 livres, traduits dans une douzaine de langues, dont plus de la moitié en anglais. De 1953 à 1970 il fut un membre du Conseil National de l’Eglise Protestante Réformée de France. Professeur d’Histoire et de Sociologie des Institutions, à l’Université de Bordeaux, son oeuvre inclut des études sur les institutions médiévales d’Europe, l’effet de la technologie moderne sur la société contemporaine, ainsi que la théologie morale.
Puisqu'on en est à parler de Jacques Ellul, rappelons qu'il estimait qu'Hitler avait, sur le plan des idées politiques, gagné la guerre.
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Non à l'intronisation de l'Islam en France
Article de Jacques Ellul
"Ce n’est pas une marque d’intolérance religieuse : je dirais "oui", aisément, au bouddhisme, au brahmanisme, à l’animisme..., mais l’islam, c’est autre chose. C’est la seule religion au monde qui prétende imposer par la violence sa foi au monde entier.
Je sais qu’aussitôt on me répondra : " Le christianisme aussi ! "
Et l’on citera les croisades, les conquistadors, les Saxons de Charlemagne, etc. Eh bien il y a une différence radicale.
Lorsque les chrétiens agissaient par la violence et convertissaient par force, ils allaient à l’inverse de toute la Bible, et particulièrement des Evangiles. Ils faisaient le contraire des commandements de Jésus, alors que lorsque les musulmans conquièrent par la guerre des peuples qu’ils contraignent à l’Islam sous peine de mort, ils obéissent à l’ordre de Mahomet.
Le djihad est la première obligation du croyant. Et le monde entier doit entrer, par tous les moyens, dans la communauté islamique.
Je sais que l’on objectera : "Mais ce ne sont que les ’intégristes’ qui veulent cette guerre."
Malheureusement, au cours de l’histoire complexe de l’Islam, ce sont toujours les "intégristes", c’est-à-dire les fidèles à la lettre du Coran, qui l’ont emporté sur les courants modérés, sur les mystiques, etc.
Déclarer sérieusement qu’en France l’adhésion de "certains musulmans" à l’intégrisme est le résultat d’une crise d’identité est une désastreuse interprétation.
L’intégrisme en Iran, en Syrie, au Soudan, en Arabie Saoudite, maintenant en Algérie est-il une réaction à une crise d’identité ?
Non, l’intégrisme est seulement le réveil de la conscience religieuse musulmane chez des hommes qui sont musulmans mais devenus plus ou moins "tièdes".
Maintenant, le réveil farouche et orthodoxe est un phénomène mondial. Il faut vivre dans la lune pour croire que l’on pourra "intégrer" des musulmans pacifiques et non conquérants. Il faut oublier ce qu’est la rémanence du sentiment religieux (ce que je ne puis développer ici). Il faut oublier la référence obligée au Coran. Il faut oublier que jamais pour un musulman l’Etat ne peut être laïque et la société sécularisée : c’est impensable.
Il faut enfin oublier comment s’est faite l’expansion de l’Islam du VIe au IXe siècle. Une étude des historiens arabes des VIIe et IXe siècles, que l’on commence à connaître, est très instructive : elle apprend que l’islam s’est répandu en trois étapes dans les pays chrétiens d’Afrique du Nord et de l’Empire byzantin. Dans une première étape, une infiltration pacifique de groupes arabes isolés, s’installant en paix. Puis une sorte d’acclimatation religieuse : on faisait pacifiquement admettre la validité de la religion coranique. Et ce qui est ici particulièrement instructif, c’est que ce sont les chrétiens qui ouvraient les bras à la religion soeur, sur le fondement du monothéisme et de la religion du Livre, et enfin lorsque l’opinion publique était bien accoutumée, alors arrivait l’armée qui installait le pouvoir islamique — et qui aussitôt éliminait les Eglises chrétiennes en employant la violence pour convertir.
Nous commençons à assister à ce processus en France (les autres pays européens se défendent mieux). Mais c’est du rêve éveillé que de présenter un programme de fédération islamique en France, pour mieux intégrer les musulmans. Ce sera au contraire le début de l’intégration des Français dans l’islam.
La seule mesure juridique valable, c’est de passer avec tous les immigrés un contrat comportant : la reconnaissance de la laïcité du pouvoir, la promesse de ne jamais recourir au djihad (en particulier sous forme individuelle — terrorisme, etc.), le renoncement à la diffusion de l’islam en France. Et si un immigré, beur ou pas, désobéit à ces trois principes, alors, qu’il soit immédiatement rapatrié dans son pays."
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Article paru dans l’hebdomadaire Réforme le 15 juillet 1989. Jacques Ellul, juriste, historien, théologien, sociologue, est décédé en 1994. De son vivant, il a publié plus de 600 articles et 48 livres, traduits dans une douzaine de langues, dont plus de la moitié en anglais. De 1953 à 1970 il fut un membre du Conseil National de l’Eglise Protestante Réformée de France. Professeur d’Histoire et de Sociologie des Institutions, à l’Université de Bordeaux, son oeuvre inclut des études sur les institutions médiévales d’Europe, l’effet de la technologie moderne sur la société contemporaine, ainsi que la théologie morale.
Puisqu'on en est à parler de Jacques Ellul, rappelons qu'il estimait qu'Hitler avait, sur le plan des idées politiques, gagné la guerre.
lundi, juin 01, 2009
A propos de l'accident d'AF 447
Je suis étonné de constater que tous les commentateurs, y compris le gouvernement, y vont de leur interprétation alors même que tous s'accordent à reconnaitre qu'ils n'ont aucun élément.
C'est à la fois ridicule et irresponsable. C'est la vie médiatique moderne.
Finalement, le seul élément que nous ayons, c'est que l'équipage n'a pas communiqué, alors qu'il était dans une zone orageuse.
A partir de là, on peut essayer un vague arbre d'analyse pour se mettre les idées au net :
1) L'équipage n'a pas communiqué faute de matériel. Vu la redondance, on imagine une météorite, un attentat ou un foudroiement touchant directement le cockpit. Le foudroiement me laisse très perplexe : les avions sont conçus pour le supporter. L'A330 n'étant pas un avion récent, sa réaction au foudroiement doit être connue et validée.
2) L'équipage avait le matériel mais n'a pas eu le temps de communiquer.
2.1) La descente a duré un certain temps, mais l'équipage n'a pas trouvé le temps pour une raison ou pour une autre de communiquer. Je suis très dubitatif sur cette hypothèse : le premier réflexe d'un équipage dans la merde est d'appeler au secours.
Et pourquoi pas une hôtesse folle ou un passager sous LSD étranglant l'équipage ?
2.2) L'accident a été quasi-instantané. Les hypothèses sont très réduites : explosion, accidentelle (réservoir) ou non (attentat), ou ruine de la structure (grêle, cisaillement hors du commun, sortie du domaine pour une raison à trouver)
Vous voyez, avec cinq minutes de réflexion, on voit que rien ne justifie, à part le politiquement correct qui fait éviter l'attentat, de privilégier l'hypothèse du foudroiement.
Ma conclusion est qu'il est extrêmement aventureux de mettre l'accident sur la compte d'un foudroiement. Le plus probable, étant donné la situation géographique du crash est que nous ne saurons jamais (sauf revendication en cas d'attentat).
Je suis navré, mais pas étonné, que personne n'ose la vérité, toute bête, toute simple : «Nous ne savons pas».
C'est à la fois ridicule et irresponsable. C'est la vie médiatique moderne.
Finalement, le seul élément que nous ayons, c'est que l'équipage n'a pas communiqué, alors qu'il était dans une zone orageuse.
A partir de là, on peut essayer un vague arbre d'analyse pour se mettre les idées au net :
1) L'équipage n'a pas communiqué faute de matériel. Vu la redondance, on imagine une météorite, un attentat ou un foudroiement touchant directement le cockpit. Le foudroiement me laisse très perplexe : les avions sont conçus pour le supporter. L'A330 n'étant pas un avion récent, sa réaction au foudroiement doit être connue et validée.
2) L'équipage avait le matériel mais n'a pas eu le temps de communiquer.
2.1) La descente a duré un certain temps, mais l'équipage n'a pas trouvé le temps pour une raison ou pour une autre de communiquer. Je suis très dubitatif sur cette hypothèse : le premier réflexe d'un équipage dans la merde est d'appeler au secours.
Et pourquoi pas une hôtesse folle ou un passager sous LSD étranglant l'équipage ?
2.2) L'accident a été quasi-instantané. Les hypothèses sont très réduites : explosion, accidentelle (réservoir) ou non (attentat), ou ruine de la structure (grêle, cisaillement hors du commun, sortie du domaine pour une raison à trouver)
Vous voyez, avec cinq minutes de réflexion, on voit que rien ne justifie, à part le politiquement correct qui fait éviter l'attentat, de privilégier l'hypothèse du foudroiement.
Ma conclusion est qu'il est extrêmement aventureux de mettre l'accident sur la compte d'un foudroiement. Le plus probable, étant donné la situation géographique du crash est que nous ne saurons jamais (sauf revendication en cas d'attentat).
Je suis navré, mais pas étonné, que personne n'ose la vérité, toute bête, toute simple : «Nous ne savons pas».
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dimanche, mai 31, 2009
Bientôt, le Komet
Le meeting de la Ferté-Alais d'hier m'a donné envie de me renseigner plus avant sur le Me 163 Komet.
J'ai donc commandé les livres de Mano Ziegler, pilote d'essais de l'engin. Rappelons la description de base :
> le Me 163 Komet est un avion-fusée fonctionnant à l'acide et à l'eau oxygénée. Les accidents furent très fréquents, les pilotes risquaient de mourir brulés ou dissous.
> il décollait sur un chariot et atterrissait sur un patin (des pilotes eurent les vertèbres cassées par le choc de l'atterrissage.
> Son efficacité opérationnelle fut nulle. Il y eut plus de prototypes de Me 163 que de bombardiers américains descendus. Il allait tellement vite que le pilote ne pouvait pas viser. Une fois le carburant épuisé, il devenait un très vulnérable planeur. Enfin, le carburant était tellement corrosif et volatil, que le plein devait être fait en bout de piste immédiatement avant l'envol, ce qui faisait une excellente cible pour les Alliés.
> il fut pourtant novateur, ayant une vitesse ascensionnelle presque dix fois celle de ses ennemis (3 000 ft/min pour le P51, 32 000 ft/min pour le Komet).
J'ai donc commandé les livres de Mano Ziegler, pilote d'essais de l'engin. Rappelons la description de base :
> le Me 163 Komet est un avion-fusée fonctionnant à l'acide et à l'eau oxygénée. Les accidents furent très fréquents, les pilotes risquaient de mourir brulés ou dissous.
> il décollait sur un chariot et atterrissait sur un patin (des pilotes eurent les vertèbres cassées par le choc de l'atterrissage.
> Son efficacité opérationnelle fut nulle. Il y eut plus de prototypes de Me 163 que de bombardiers américains descendus. Il allait tellement vite que le pilote ne pouvait pas viser. Une fois le carburant épuisé, il devenait un très vulnérable planeur. Enfin, le carburant était tellement corrosif et volatil, que le plein devait être fait en bout de piste immédiatement avant l'envol, ce qui faisait une excellente cible pour les Alliés.
> il fut pourtant novateur, ayant une vitesse ascensionnelle presque dix fois celle de ses ennemis (3 000 ft/min pour le P51, 32 000 ft/min pour le Komet).
La vie en société : l'expérience des aéroclubs
La vie des aéroclub est une expérience intéressante de vie en société : les gens y sont en principe motivés, pas trop cons et il est courant d'expérimenter plusieurs aéroclubs, qui sont pourtant censés avoir des buts similaires.
Il y a plusieurs types d'équipes dirigeantes :
> les ambitieux : poussez vous de là que je m'y mette, vous allez voir ce que vous allez voir. Mais il y a deux sous-catégories : ceux dont l'ambition personnelle est l'expression d'une ambition pour la collectivité et ceux dont l'ambition personnelle est strictement égoïste.
Hélas, la deuxième catégorie est beaucoup plus répandue me semble-t-il. C'est ainsi que j'ai connu un président tellement accroché à son pouvoir, à sa cour, à la reconnaissance que donne la fonction, qu'il en devenait dangereux pour le club. On sentait qu'il était à deux doigts de se livrer à des malversations pour financer sa démagogie (faire payer l'heure de vol en-dessous de son prix réel) et garder sa place.
Lui courait essentiellement après la reconnaissance, c'en était arrivé à un stade où certains, dont j'étais, se demandaient si son cas ne relevait pas de la psychiatrie.
D'autres, plus pragmatiques, cherchent les menus avantages matériels. L'«avion du président» est un grand classique des aéroclubs : un avion sophistiqué, cher, est utilisé par le noyau des plus chevronnés (en général proche de l'équipe dirigeante) à des prix en-dessous du coût. Les pékins qui volent sur les autres avions financent les plaisirs du président et de ses copains.
Ces ambitieux génèrent une cour qui suscite à la fois l'énervement et l'amusement des autres.
> les populaires mais incompétents. Tout est dit dans leur dénomination. Ils peuvent être dangereux mais leur nocivité peut être réduite par de judicieux conseils. Ce sont en général des équipes de transition, leurs faiblesses attirant les requins avides de prendre la place.
> les fantoches. La réalité du pouvoir n'est pas là où on le croit. Une forte personnalité, chef-pilote, secrétaire, dicte sa loi au président. Cette situation est très facile à détecter : il suffit de voir autour de qui tourne la cour.
C'est une situation très dangereuse. La responsabilité n'est pas là où est le pouvoir. Or, dans une association loi 1901 comme les aéroclubs, les présidents, en cas de problème, en prennent plein la tronche, ils répondent de l'association sur leurs biens propres et, en cas d'accidents corporels, la prison ferme n'est jamais loin.
Mon conseil dans cette situation est simple : n'ayez rien à faire, de près ou de loin, avec cette équipe. Vous ne pouvez avoir que des emmerdes.
> les conservateurs. On a toujours fait ça, il n'y a pas de raisons de changer. Ceux-là ont ma préférence : c'est mon vieux tropisme d'ingénieur, quand ça finit par tomber en marche, on ne touche plus à rien.
L'inconvénient qui guette cette catégorie est la sclérose.
Le moment le plus dangereux est le changement d'équipe dirigeante. La volonté d'imposer sa marque peut entrainer des décisions malencontreuses. C'est pourquoi les équipes ambitieuses, qui promettent d'en faire des tonnes, suscitent ma méfiance.
Maintenant, il arrive qu'une réforme profonde soit nécessaire. Dans ce cas, la survie du club est un jeu : soit l'équipe adéquate est trouvée, soit ça merde à fond.
Quand on trouve la bonne personne (car, au fond, une équipe, c'est son président), il arrive alors que ça soit la collectivité qui ne soit pas à la hauteur. Le président fait plus ou moins bien sa réforme et démissionne aussitôt sa tâche accomplie, plus ou moins aigri par les boulets de l'association.
Cette vie des aéroclubs a bien évidemment influencé mes opinions politiques. Je constate que les aéroclubs qui s'en sortent le mieux sont ceux qui prolongent l'existant sans révolution.
Le petit peuple de l'aéroclub est très important dans les moments de crise, c'est lui qui, par sa motivation et son implication, donne sa réalité à la sortie des ennuis.
Il y a plusieurs types d'équipes dirigeantes :
> les ambitieux : poussez vous de là que je m'y mette, vous allez voir ce que vous allez voir. Mais il y a deux sous-catégories : ceux dont l'ambition personnelle est l'expression d'une ambition pour la collectivité et ceux dont l'ambition personnelle est strictement égoïste.
Hélas, la deuxième catégorie est beaucoup plus répandue me semble-t-il. C'est ainsi que j'ai connu un président tellement accroché à son pouvoir, à sa cour, à la reconnaissance que donne la fonction, qu'il en devenait dangereux pour le club. On sentait qu'il était à deux doigts de se livrer à des malversations pour financer sa démagogie (faire payer l'heure de vol en-dessous de son prix réel) et garder sa place.
Lui courait essentiellement après la reconnaissance, c'en était arrivé à un stade où certains, dont j'étais, se demandaient si son cas ne relevait pas de la psychiatrie.
D'autres, plus pragmatiques, cherchent les menus avantages matériels. L'«avion du président» est un grand classique des aéroclubs : un avion sophistiqué, cher, est utilisé par le noyau des plus chevronnés (en général proche de l'équipe dirigeante) à des prix en-dessous du coût. Les pékins qui volent sur les autres avions financent les plaisirs du président et de ses copains.
Ces ambitieux génèrent une cour qui suscite à la fois l'énervement et l'amusement des autres.
> les populaires mais incompétents. Tout est dit dans leur dénomination. Ils peuvent être dangereux mais leur nocivité peut être réduite par de judicieux conseils. Ce sont en général des équipes de transition, leurs faiblesses attirant les requins avides de prendre la place.
> les fantoches. La réalité du pouvoir n'est pas là où on le croit. Une forte personnalité, chef-pilote, secrétaire, dicte sa loi au président. Cette situation est très facile à détecter : il suffit de voir autour de qui tourne la cour.
C'est une situation très dangereuse. La responsabilité n'est pas là où est le pouvoir. Or, dans une association loi 1901 comme les aéroclubs, les présidents, en cas de problème, en prennent plein la tronche, ils répondent de l'association sur leurs biens propres et, en cas d'accidents corporels, la prison ferme n'est jamais loin.
Mon conseil dans cette situation est simple : n'ayez rien à faire, de près ou de loin, avec cette équipe. Vous ne pouvez avoir que des emmerdes.
> les conservateurs. On a toujours fait ça, il n'y a pas de raisons de changer. Ceux-là ont ma préférence : c'est mon vieux tropisme d'ingénieur, quand ça finit par tomber en marche, on ne touche plus à rien.
L'inconvénient qui guette cette catégorie est la sclérose.
Le moment le plus dangereux est le changement d'équipe dirigeante. La volonté d'imposer sa marque peut entrainer des décisions malencontreuses. C'est pourquoi les équipes ambitieuses, qui promettent d'en faire des tonnes, suscitent ma méfiance.
Maintenant, il arrive qu'une réforme profonde soit nécessaire. Dans ce cas, la survie du club est un jeu : soit l'équipe adéquate est trouvée, soit ça merde à fond.
Quand on trouve la bonne personne (car, au fond, une équipe, c'est son président), il arrive alors que ça soit la collectivité qui ne soit pas à la hauteur. Le président fait plus ou moins bien sa réforme et démissionne aussitôt sa tâche accomplie, plus ou moins aigri par les boulets de l'association.
Cette vie des aéroclubs a bien évidemment influencé mes opinions politiques. Je constate que les aéroclubs qui s'en sortent le mieux sont ceux qui prolongent l'existant sans révolution.
Le petit peuple de l'aéroclub est très important dans les moments de crise, c'est lui qui, par sa motivation et son implication, donne sa réalité à la sortie des ennuis.
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samedi, mai 30, 2009
Petit rapport de Ferté-Alais 2009
Pour cause de fatigue, je me contente de recopier le rapport que j'ai envoyé à mes camarades d'aéroclub :
Salut à tous (et à toutes, parce que merde, quoi, bon, hein ...),
Ce rapport est totalement subjectif et n'engage que son auteur, c'est-à-dire moi-même, ici présent (en clair, si vous n'êtes pas contents, allez voir ailleurs si j'y suis).
Je classe les événements par ordre d'émotion ou d'intérêt (ce n'est pas un programme, celui-ci est beaucoup plus chargé que mon mince mais substantifique résumé) :
> tous les ans, il y a un moment clé, au dessus du lot : Moullec avec sa patrouille d'oies, le Morane 406 et le Curtiss H75 (1), les deux seuls survivants de l'Armée de l'Air de 1940, en patrouille, le B17 encadré par des Mustangs ... Pour 2009, ça sera le vol du Me 163 Komet : cette reconstitution d'avion fusée vole comme planeur. Ca ne le rend pas plus facile à piloter. Le pilote d'essai EADS, allemand, avait à l'évidence décidé de montrer à ces Français ce qu'il sait faire ( Gott mit uns, Deutschland uber alles, et on va voir ce qu'on va voir etc ...)
Il a donc emmené son aile volante, visiblement pas facile, dans des évolutions serrées avant de remonter la piste à contre-QFU en radada, de faire une oreille et de venir s'immobiliser sans freins ni aérofreins au mètre près sur le seuil de piste opposé, devant la tribune. Même Chabbert en est resté baba (il s'est tu trente secondes, c'est dire).
> une superbe démonstration des Red Arrows, qui ne seront pas au programme demain, très anglais (évidemment). Pas d'esbroufe, de la rigueur, et une cohésion qui marque. Très différent de la Patrouille de France.
> un Focke-Wulf Stieglitz dans une voltige de toute beauté
> Stephen Grey et son Corsair, tout en finesse et en retenue, également très anglais.
> Spitfire et Mustang, légèreté et musique.
> voltige avec un B25 ! (si, si, c'est possible)
> un J3 déchainé, très rigolo (je ne savais pas qu'on pouvait faire ça avec un J3, ça me donne des idées)
> la patrouille Breitling, très rythmée.
> Bernard Chabbert en pleine forme.
Enfin, tout à fait personnel, un tour en Ju52 suisse jusqu'à Fontainebleau et Moret, très suisse, très professionnel, très carré. Ca turbule vachement (c'est un planeur avec trois moteurs), ça fait un bruit d'enfer, et sous la tôle ondulé, ça chauffe : pittoresque, je ne regrette pas.
La tendance coté voltige était clairement à la finesse et à l'art. Les 3 Rafales et les Super-Etendards ont un peu fait figure de forts des halles au bal monégasque de la Croix-Rouge.
Sinon, comme d'hab, nombreux coups de soleil et pif à servir de feu de signalisation.
Quelques photos (l'appareil ne vaut pas grand-chose et le photographe rien du tout, d'où la rareté des photos) :
A+
Bons vols
F.
(1) : l'un est entretenu par des Suisses, l'autre par des Anglais. Pensez en ce que vous voulez, j'en pense ce que j'en pense (merci les impôts, la bureaucratie, la paperasse, les musées impécunieux etc ...).
Salut à tous (et à toutes, parce que merde, quoi, bon, hein ...),
Ce rapport est totalement subjectif et n'engage que son auteur, c'est-à-dire moi-même, ici présent (en clair, si vous n'êtes pas contents, allez voir ailleurs si j'y suis).
Je classe les événements par ordre d'émotion ou d'intérêt (ce n'est pas un programme, celui-ci est beaucoup plus chargé que mon mince mais substantifique résumé) :
> tous les ans, il y a un moment clé, au dessus du lot : Moullec avec sa patrouille d'oies, le Morane 406 et le Curtiss H75 (1), les deux seuls survivants de l'Armée de l'Air de 1940, en patrouille, le B17 encadré par des Mustangs ... Pour 2009, ça sera le vol du Me 163 Komet : cette reconstitution d'avion fusée vole comme planeur. Ca ne le rend pas plus facile à piloter. Le pilote d'essai EADS, allemand, avait à l'évidence décidé de montrer à ces Français ce qu'il sait faire ( Gott mit uns, Deutschland uber alles, et on va voir ce qu'on va voir etc ...)
Il a donc emmené son aile volante, visiblement pas facile, dans des évolutions serrées avant de remonter la piste à contre-QFU en radada, de faire une oreille et de venir s'immobiliser sans freins ni aérofreins au mètre près sur le seuil de piste opposé, devant la tribune. Même Chabbert en est resté baba (il s'est tu trente secondes, c'est dire).
> une superbe démonstration des Red Arrows, qui ne seront pas au programme demain, très anglais (évidemment). Pas d'esbroufe, de la rigueur, et une cohésion qui marque. Très différent de la Patrouille de France.
> un Focke-Wulf Stieglitz dans une voltige de toute beauté
> Stephen Grey et son Corsair, tout en finesse et en retenue, également très anglais.
> Spitfire et Mustang, légèreté et musique.
> voltige avec un B25 ! (si, si, c'est possible)
> un J3 déchainé, très rigolo (je ne savais pas qu'on pouvait faire ça avec un J3, ça me donne des idées)
> la patrouille Breitling, très rythmée.
> Bernard Chabbert en pleine forme.
Enfin, tout à fait personnel, un tour en Ju52 suisse jusqu'à Fontainebleau et Moret, très suisse, très professionnel, très carré. Ca turbule vachement (c'est un planeur avec trois moteurs), ça fait un bruit d'enfer, et sous la tôle ondulé, ça chauffe : pittoresque, je ne regrette pas.
La tendance coté voltige était clairement à la finesse et à l'art. Les 3 Rafales et les Super-Etendards ont un peu fait figure de forts des halles au bal monégasque de la Croix-Rouge.
Sinon, comme d'hab, nombreux coups de soleil et pif à servir de feu de signalisation.
Quelques photos (l'appareil ne vaut pas grand-chose et le photographe rien du tout, d'où la rareté des photos) :
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| Ferté Alais 2009 |
A+
Bons vols
F.
(1) : l'un est entretenu par des Suisses, l'autre par des Anglais. Pensez en ce que vous voulez, j'en pense ce que j'en pense (merci les impôts, la bureaucratie, la paperasse, les musées impécunieux etc ...).
L'intégration par les prénoms : une remarque d'Eric Zemmour
Eric Zemmour s'est dit outré que Rachidat Dati ait choisi un prénom arabe pour sa fille. Il estime qu'en faisant ce choix, le ministre signale que, pour elle, le modèle français d'intégration est mort.
En effet, le choix des prénoms était un signe de la volonté de s'intégrer (tous les descendants d'immigrés italiens que je connais portent des prénoms bien français). Inversement, il est assez facile d'en conclure que le choix d'un prénom peut aussi être un signe de la volonté de ne pas s'intégrer.
Donner à ses enfants un prénom arabe, c'est signaler qu'on appartient aux plus basses couches de la société (1) et qu'on n'est pas prêt à tout (c'est-à-dire à s'acculturer (2)) pour en sortir.
Le cas s'est posé dans ma famille, avec une mère française et un père français de papiers seulement, entre un prénom français et un prénom arabe. Bien entendu, c'est le second qui s'est imposé.
On verra ce que ça donne à l'avenir : si la petite n'est pas une flèche à l'école, pas de problèmes ; si elle fait des études brillantes, m'est avis qu'elle regrettera quelquefois son prénom.
(1) : la sociologie ne s'embarrasse pas de sentimentalisme
(2) : hé oui, le modèle français d'intégration, c'est l'assimilation. Si on n'est pas content, on peut immigrer en Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas.
En effet, le choix des prénoms était un signe de la volonté de s'intégrer (tous les descendants d'immigrés italiens que je connais portent des prénoms bien français). Inversement, il est assez facile d'en conclure que le choix d'un prénom peut aussi être un signe de la volonté de ne pas s'intégrer.
Donner à ses enfants un prénom arabe, c'est signaler qu'on appartient aux plus basses couches de la société (1) et qu'on n'est pas prêt à tout (c'est-à-dire à s'acculturer (2)) pour en sortir.
Le cas s'est posé dans ma famille, avec une mère française et un père français de papiers seulement, entre un prénom français et un prénom arabe. Bien entendu, c'est le second qui s'est imposé.
On verra ce que ça donne à l'avenir : si la petite n'est pas une flèche à l'école, pas de problèmes ; si elle fait des études brillantes, m'est avis qu'elle regrettera quelquefois son prénom.
(1) : la sociologie ne s'embarrasse pas de sentimentalisme
(2) : hé oui, le modèle français d'intégration, c'est l'assimilation. Si on n'est pas content, on peut immigrer en Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas.
vendredi, mai 29, 2009
jeudi, mai 28, 2009
Julien Coupat est libéré
On n'a pas fini d'entendre des conneries et d'en rire.
Il va passer chez Ruquier, chez Drucker «Dites Julien, c'était comment la prison ? Comme vous avez du souffrir ...» Et l'autre, je le vois d'ici, sensible-mais-dur-au-mal : «Vous savez il y en a qui souffrent beaucoup plus que moi de l'arbitraire du pouvoir.»
Avant peu, je parie qu'il sera dans les sondages aux places habituelles de Kouchner et de l'abbé Pierre. Et on n'a vraiment pas fini de rigoler.
Il va passer chez Ruquier, chez Drucker «Dites Julien, c'était comment la prison ? Comme vous avez du souffrir ...» Et l'autre, je le vois d'ici, sensible-mais-dur-au-mal : «Vous savez il y en a qui souffrent beaucoup plus que moi de l'arbitraire du pouvoir.»
Avant peu, je parie qu'il sera dans les sondages aux places habituelles de Kouchner et de l'abbé Pierre. Et on n'a vraiment pas fini de rigoler.
mercredi, mai 27, 2009
Le duel Hulot / Allègre, ma boule de cristal m'a dit ...
Vous savez que Claude Allègre est pressenti pour le poste de ministre de la recherche et que ça file des boutons au climatologue de renommée mondiale Nicolas Hulot.
Mon pronostic est que Claude Allègre ne sera finalement pas nommé ministre.
Nicolas Sarkozy est un faux dur, il agite ses petits bras mais, dès qu'il faut décider, il caresse la gauche dans le sens du poil, car c'est un homme sans principes, il est donc incapable d'attaquer de front ceux qui en ont, même mauvais, les croyants de l'Eglise de Gauche.
Mon pronostic est que Claude Allègre ne sera finalement pas nommé ministre.
Nicolas Sarkozy est un faux dur, il agite ses petits bras mais, dès qu'il faut décider, il caresse la gauche dans le sens du poil, car c'est un homme sans principes, il est donc incapable d'attaquer de front ceux qui en ont, même mauvais, les croyants de l'Eglise de Gauche.
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Ces instituteurs qui refusent de faire les évaluations de CE1
Deux remarques :
> ils sapent leur propre autorité (si ils en ont encore !). En effet, comment enseigner à respecter l'autorité de l'instituteur quand celui-ci ne respecte pas celle du ministre ? (1)
> les raisons invoquées pour justifier ce refus sont ahurissantes et révèlent dans quel est état de déliquescence intellectuelle des instituteurs concernés.
Cela va du refus pur et simple de l'idée d'évaluation des élèves à une peur de l'évaluation des écoles. Mais depuis quand des fonctionnaires de service public (ils nous le répètent assez) n'auraient-ils aucun compte à rendre et seraient en droit de refuser les évaluations ? (Depuis que la gauche y règne, répondront les plus lucides).
Voilà où nous mènent soixante ans d'endoctrinement. Mais il n'est tout de même écrit nulle part que les instituteurs doivent se montrer des champions du monde en matière de connerie gauchiste (d'ailleurs, le titre leur est âprement disputé par les universitaires et les cheminots).
Espérons que ces «refuzniks» de l'intelligence sont peu nombreux.
(1) : on prendra en compte que des syndicats opposés aux tests ont publié ces tests, ce qui est clairement une faute professionnelle et une déloyauté -j'ose rappeler que les fonctionnaires, comme tous les employés, ont un devoir de loyauté envers leur employeur. Si ça ne leur plaît pas, ils peuvent changer d'employeur. Cette manière d'opposer la légitimité du syndicat à la légitimité du ministre est stupéfiante d'impudence. Par le passé, on a révoqué des fonctionnaires pour moins que ça. Mais comme l'EN est un Etat dans l'Etat, que les syndicats y sont tout puissants et que les politiciens pètent de trouille, le ministre se couchera.
> ils sapent leur propre autorité (si ils en ont encore !). En effet, comment enseigner à respecter l'autorité de l'instituteur quand celui-ci ne respecte pas celle du ministre ? (1)
> les raisons invoquées pour justifier ce refus sont ahurissantes et révèlent dans quel est état de déliquescence intellectuelle des instituteurs concernés.
Cela va du refus pur et simple de l'idée d'évaluation des élèves à une peur de l'évaluation des écoles. Mais depuis quand des fonctionnaires de service public (ils nous le répètent assez) n'auraient-ils aucun compte à rendre et seraient en droit de refuser les évaluations ? (Depuis que la gauche y règne, répondront les plus lucides).
Voilà où nous mènent soixante ans d'endoctrinement. Mais il n'est tout de même écrit nulle part que les instituteurs doivent se montrer des champions du monde en matière de connerie gauchiste (d'ailleurs, le titre leur est âprement disputé par les universitaires et les cheminots).
Espérons que ces «refuzniks» de l'intelligence sont peu nombreux.
(1) : on prendra en compte que des syndicats opposés aux tests ont publié ces tests, ce qui est clairement une faute professionnelle et une déloyauté -j'ose rappeler que les fonctionnaires, comme tous les employés, ont un devoir de loyauté envers leur employeur. Si ça ne leur plaît pas, ils peuvent changer d'employeur. Cette manière d'opposer la légitimité du syndicat à la légitimité du ministre est stupéfiante d'impudence. Par le passé, on a révoqué des fonctionnaires pour moins que ça. Mais comme l'EN est un Etat dans l'Etat, que les syndicats y sont tout puissants et que les politiciens pètent de trouille, le ministre se couchera.
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