mercredi, mai 13, 2009

En lisant le rapport Cotis

Sarkozy, qui n'est pas économe de conneries, nous avait sorti la règle des trois tiers de valeur ajoutée : un tiers d'investissement, un tiers de profits et un tiers de participation salariée (en oubliant au passage le tiers d'impôts, étrange oubli).

Il a donc demandé un rapport à M. Cotis.

On en tire que :

> la répartition entre salaires et profits est remarquablement stable (je ne crois pas que cette vérité archi-connue mettra fin à la légende comme quoi la part des profits augmente).

> la différence entre le coût du travail et le salaire net, le coin fiscal, a considérablement augmenté, ce qui donne l'impression que les salaires stagnent. (Ca fait longtemps que je suis convaincu que les salariés sont les premières victimes de notre système collectiviste).

> l'échelle des salaires s'est élargie.

Tout ça ne fera pas revenir les idéologues sur leurs préjugés, mais ça valait d'être dit.

mardi, mai 12, 2009

Une prévision d'Alain Madelin

Alain Madelin prévoit que la sortie de crise ne sera pas rythmée par le retour de l'Etat mais au contraire par plus de libéralisme : seule la croissance et donc le libéralisme permettront de combler les gigantesques déficits publics. Ce sont les fameuses règles des «reaganomics».

J'ai bien peur que ces prédictions s'appliquent à tous sauf à la France : nous préférerons crouler sous le poids de dettes publiques et des impôts plutôt que de renoncer à notre modèle social, qui n'est ni modèle ni social, plutôt que de libéraliser.

Nous sommes Français : nous avons un amour débordant pour l'égalité dans la pauvreté.

Délais de paiements : les délires du capitalisme sans capital

Délais de paiement : l'Etat cédera-t-il ?

Paul Fabra dénonce depuis longtemps les errements du capitalisme sans capital.

Le capitalisme ne sera pas sauvé par une quelconque refondation, mais par le capitalisme. Une réforme de la fiscalité qui avantagerait moins la dette au détriment du capital serait bienvenue.

Loi Hadopi et mariage homosexuel

Le président de Virgin France défendait sur BFM la loi Hadopi et au journaliste qui arguait de la forte pression sociale en faveur des pirates, il répondit : «Ce n'est pas parce que ça se fait ou qu'il y a une forte pression sociale que cela est légitime, que cela doit passer dans la loi. Raisonner ainsi, cela s'appelle de la démagogie. L'excès de vitesse sur la route n'est pas plus légitime parce qu'il y a beaucoup de personnes qui le font.»

Ne trouvez vous pas que cette réplique irait comme un gant au débat sur le mariage homosexuel ?

Mais nous sommes soumis aux affres de l'hyper-démocratie. Nous avons oublié que la foule, c'est aussi la bêtise.

lundi, mai 11, 2009

La croix et le sabre

L'Arabie Saoudite s'offusque que le symbole de la Croix Rouge soit ... une croix, par contre elle ne semble pas dérangée que son drapeau national soit un verset du Coran assortie d'un sabre.

C'est d'autant plus comique que ça soit demandé au nom du respect, quand on connaît le profond mépris (et c'est presque un euphémisme) des Saoudiens pour les occidentaux, ces mécréants à qui Allah n'a pas donné de pétrole.

Daniels Pipes
fait un tour de toutes ces entités qui s'occupent activement (je suis tenté de dire servilement) de déchristianiser leurs symboles.

Je n'ai pas conscience, mais je suis sûr que mes lecteurs voudront bien enrichir mes connaissances, d'organisations occupées à désislamiser leurs symboles.

Si il y a une guerre symbolique en cours (1), nous sommes en train de la perdre. Mais bien sûr, toutes ces histoires de choc des civilisations, c'est des racontars d'affreux bushistes, n'est-ce pas ? (2)

(1) : mais il n'y a pas de guerre économique, nous avons gagné depuis longtemps.

(2) : je rappelle Julien Freund : on peut choisir de ne pas déclarer la guerre, on ne peut pas choisir de ne pas être en guerre si il y a des gens qui se considèrent comme vos ennemis, sauf à accepter l'asservissement ou l'anéantissement.

vendredi, mai 08, 2009

la pédophilostérie

A mon avis, l'hystérie anti-pédophile et, en partie (1), l'infantolâtrie sont des formes de compensation pour le fait que les parents modernes privent leurs enfants de choses indispensables à leur bon développement : la stabilité familiale (les familles «recomposées», en réalité décomposées), l'éducation (2), l'instruction (3).

Et, surtout, ils privent leurs enfants d'avenir : toutes les places sont prises, les dettes contractées, les engagements signés et, en plus, il est hors de question de prendre le moindre risque pour essayer de s'en sortir (le fameux principe de précaution).

Face à un tel passif, je ne suis pas sûr que l'hystérie anti-pédophile(4) suffise à gagner le pardon des enfants.

C'est pourquoi il est curieux et instructif de voir comment était prise la pédophilie en 1959 :

Du coté de chez Coty


(1) : l'autre source de l'infantolâtrie est la contraception : sauf en cas de viol, les enfants ont toujours été désirés, au sens où ils étaient le produit du désir de leurs parents. Avec la contraception, c'est l'escalade, ils sont non seulement désirés, mais ils sont voulus, programmés, ce qui les rend infiniment précieux. Trop précieux pour leur propre bien.

(2) : me trouvant au restaurant à coté d'un couple avec enfants, j'ai entendu des commentaires laudateurs parce que les enfants se tenaient bien. Voilà où en est l'éducation en France en 2009 : des enfants qui ne se comportent pas comme des gorets dans leur bauge sont un sujet d'émerveillement.

(3) : inutiles d'insister sur ces adolescents qui savent pas lire, pas écrire, pas compter, qui, en fait, ne savent rien.

(4) : je ne conteste pas que la pédophilie soit un crime. Je m'interroge sur le fait qu'elle soit LE crime, celui qui obsède notre société.

Hidden agenda (Martin Allen)

Je viens de retrouver ce billet dans mes brouillons :

C'est le livre précédant The Hitler/Hess deception.

M. Allen soutient les thèses suivantes :

1) Edouard VIII était un authentique fasciste voulant se mêler de la politique de son pays. C'est la raison profonde qui a poussé en 1936 le gouvernement anglais à organiser son abdication, et non son mariage avec une divorcée.

2) Tout à ses sympathies fascistes, Edouard VIII, devenu le duc de Windsor, a trahi les Alliés pendant la Drôle de guerre en fournissant à l'Allemagne, par l'intermédiaire du franco-américain Bedaux, des renseignements militaires de première importance. Il fut ainsi responsable de la défaite de juin 1940.

Le point 1) ne fait aucune difficulté : on a des discours et des photos d'Edouard VIII qui ne laissent aucun doute sur son attachement au nazisme. Churchill fut, ironie de l'histoire, un des rares politiciens à essayer d'empêcher son abdication. Il a reconnu par la suite qu'il avait eu tort.

Le point 2), l'essentiel de la thèse d'Allen, est plus problématique.

Le couple Windsor était peu sympathique (je suis gentil, en réalité, il était franchement antipathique). C'était des salopiauds égocentriques, vaniteux, cupides. Même leur entourage proche avait le plus grand mal à les trouver attachants (son secrétaire a déclaré : «Ce qui pourrait arriver de mieux [au duc de Windsor], c'est qu'il casse sa pipe. »).

De plus, le duc de Windsor était connu pour sa propension à disséminer les secrets les plus importants.

Mais cela ne fait pas pour autant une trahison fatale.

La question se subdivise en deux parties :

> le duc de Windsor a-t-il trahi, a-t-il transmis des secrets militaire à l'ennemi de son pays en pleine guerre (rappelons que dans tous les pays du monde, ce genre de choses, c'est douze balles dans la peau ou la corde au cou, au choix suivant les traditions locales) ?

> Ses secrets trahis sont-ils la cause essentielle de la défaite de juin 40 ?

Sur la première question, bien qu'il n'ait pas de preuve directe, Allen est assez convaincant. Il produit notamment une lettre, donnée par Albert Speer à son père lui aussi historien, lettre d'Edouard à «Cher M. Hitler» datée de février 1940 (donc après qu'Edouard ait inspecté les armées alliées) dont le contenu laisse plus que perplexe. Précisons que cette lettre a été expertisée et que son authenticité n'est pas été contestée.

Il y a aussi une preuve, certes indirecte mais tout de même lourde : l'acharnement, constant, méthodique, des gouvernements anglais successifs depuis maintenant presque 70 ans, à faire disparaître tous les documents concernant le duc de Windsor pendant les années de guerre. Ce comportement est assez particulier pour qu'on s'y arrête. Que veut-on dissimuler ainsi ? Compte-tenu de ce qu'on connait tout de même par ailleurs, la réponse qui vient est : on élimine les preuves du fait que la Grande-Bretagne a manqué d'avoir pour roi un traitre.

Par contre, s'agissant de la deuxième question : « la trahison d'Edouard est-elle une cause majeure de la défaite de 1940 ? », il convient d'être plus prudent.

D'une part, la connaissance des plans ennemis ne suffit pas à assurer la victoire, même si ça aide. D'autre part, de nombreux facteurs sans rapport avec des renseignements à la portée du duc de Windsor expliquent la victoire allemande.

Enfin, si il ne fait guère de doutes qu'il ait transmis des secrets importants, on ne sait pas exactement lesquels.

Tout de même, malgré ses faiblesses, ce livre est fort dérangeant : on y apprend en gros que celui qui aurait pu être roi d'Angleterre jusqu'en 1973 était un traitre au service des fascistes.

On comprend que les gouvernements anglais aient voulu effacer les traces : c'est bien plus explosif pour la famille royale et le principe monarchique que les galipettes d'une écervelée dans le tunnel du pont de l'Alma.

Addendum de 2023 : il est apparu depuis cette recension que ce livre était basé sur des faux glissés dans les archives. Il y a eu un procès.

Good Morning England

Le titre de ce film est nul ou, plus exactement, sa traduction en Français. Mais c'est un film enlevé et joyeux.

Etrangement, les critiques anglo-saxonnes sont plus mauvaises que les critiques continentales.

Je ne comprends pas bien ce qu'on reproche à ce film fort sympathique. Allez voir.

Pourquoi de la pub sur La lime ?

Vous avez peut-être remarqué qu'il y a désormais sur ce blog des bannières publicitaires plus voyantes que l'unique publicité qu'il y avait avant.

C'est que je suis vexé : je viens de m'apercevoir que les publicités me rapportaient de l'argent, très exactement 0.29 USD par clic sur une pub (système pervers : je n'ai pas le droit de cliquer sur les pubs de mon blog, dommage !).

En quatre ans, cela m'a rapporté sans que je m'en aperçoive la somme faramineuse 159 USD. Si au cours d'une fausse manip, je n'avais pas cliqué sur un endroit de mon compte où je ne vais jamais, j'ignorerais encore ce gain fabuleux.

Alors, maintenant, j'ai décidé ne plus rater cette chance de fortune !

Pour me faire plaisir, chaque fois que vous quittez ce blog, cliquez sur un lien. Si vous ne me rapportez pas au moins 3 dollars par mois, j'arrête (je vous tiendrais au courant du Limethon).

Evidemment, la publicité impose ses contraintes : il n'est pas impossible que les messages à caractère pornographique se multiplient.

Nous ne sommes pas encore tout à fait au point pour la prochaine guerre

Yazid Sabeg, l'homme qui ne comptait pas

jeudi, mai 07, 2009

Pitié pour les jeunes

Nous vivons dans une société de vieux égoïstes dont les jeunes sont les victimes. Bien sûr, ce n'est pas ce qu'on vous dira, tous les parents jureront qu'ils adorrrent leurs gosses.

Regardons d'un peu plus près.

L'enfance

Grâce à notre éthique moderne de singes bonobos, un petit sur deux a des chances de ne pas finir son enfance dans la famille où il l'a commencée. Rester ensemble à cause des gosses ? Quelle ringarditude ! La vie est courte, il faut s'éclater, vous dis-je. Enfilons nous les uns les autres, mes frères, dans la grande extase des «familles» recomposées.

Ensuite, le rôle le plus ingrat des parents, c'est d'être une barrière et un guide. C'est pénible de dire non et, c'est bien connu, tout ce qui est pénible est à proscrire absolument. D'ailleurs, on vous le dit, on vous le répète, c'est TRAUMATISANT. Laissons donc les enfants se croire les rois.

Quand ils seront adultes, ils feront la fortune des psychanalystes. Mais de quoi se plaignent-ils ? N'ont-ils pas été couverts de jouets ? Leur moindre caprice n'a-t-il pas été satisfait ? Justement, c'est bien le problème.

Et comme, décidément, toutes ces histoires d'éducation sont bien embêtantes et peu festives, on ne va pas se gâcher la vie à insister sur la lecture, l'écriture, le calcul et l'orthographe, ces vieilleries. Pour tout cela, il y a des ordinateurs, non ? Soyons de notre temps. Passons aux choses sérieuses : où allons nous en vacances l'été prochain ?

De toute façon, tant qu'il échappe aux pédophiles, c'est l'essentiel.

L'adolescence

Ca y est, le petit grandit et l'enfant-roi devient un adolescent frustré et inculte, qui, si il a quelques sensibilité, souffre de son inculture et de sa frustration. Il fait sa «crise d'adolescence». Comme c'est étonnant ! Il s'habille bizarre, il mange bizarre, il parle bizarre, il vit bizarre. Bref, il est bizarre. Bizarre, vous avez dit bizarre ?

Il se teint les cheveux en mauve, il a tellement de piercings qu'on le prend pour une publicité de Facom, il écoute de la musique (enfin, si on peut appeler ça de la musique).

Il nous pique déjà assez de colères, on ne va pas en plus se fâcher, des fois que ça le pousserait à se droguer. Et puis, vous savez les goûts et les couleurs ...

Les études

On aimerait bien qu'il travaille à l'école, mais bon, c'est pas trop son truc. Heureusement, le bac est donné, même si il a eu un peu de mal à le décrocher.

Ensuite la fac, c'est gratuit et il suffit d'avoir le bac. Il a une vocation : il s'intéresse à la psycho-sociologie de l'histoire de l'art.

Je veux bien reconnaître que ça n'a aucun avenir et que c'est un passeport direct pour l'ANPE, mais qui sommes nous pour contrarier une si noble vocation ? OK, nous sommes ses parents, mais ce n'est pas une raison : nous ne sommes ni paternalistes ni autoritaires.

Quelques politiciens viendront hypocritement faire des courbettes aux jeunes-avenir-du-pays à la télévision. Le jeune n'aura pas tout perdu.

L'entrée dans la vie active

Les bons emplois sont verrouillés par ceux qui les ont, c'est-à-dire les vieux. Par un phénomène physique et économique évident, plus il est difficile de virer les détenteurs d'un poste, plus il est difficile d'y entrer. On dit que les barrières à la sortie et les situations de rentes créent des barrières à l'entrée.

Plus prosaïquement, ça veut dire que le confort des vieux fait la précarité des jeunes. Jeune, réjouis toi, exulte, tu as le choix entre le chomage, les boulots précaires et les emplois sous-qualifiés (ta super-licence de psycho-sociologue de l'histoire de l'art se révèle un papier de merde sur le marché du travail, mais personne n'avait insisté sur ce point). C'est ainsi que j'ai vu une femme de ménage qui avait une licence ; frustrée, évidemment, et en plus pas très bonne femme de ménage.

Même chose pour le logement : les prix élevés, parce que les permis de construire sont distribués au compte-goutte, favorisent ceux qui sont propriétaires, c'est-à-dire, vous avez compris, les vieux.

Enfin, le jeune qui a réussi, par chance et par miracle, à se loger et à trouver du travail, voit la moitié de ses revenus pris par les impôts et autres prélévements obligatoires. Parce qu'il faut bien payer la Sécu des vieux, la retraite des vieux et la dette publique des vieux. Il ne manquerait plus que ce jeune con à qui on a tout donné rechigne à la solidarité entre les générations.

Car lui aussi, quand il prendra sa retraite à 80 ans, il pourra bénéficier de la solidarité entre les générations.

Quand je vous dis qu'on adorrre nos gosses ...

Universités : si c'est Le Figaro qui le dit, c'est probablement de l'infâme propagande sarkozyste

Grève : «les enseignants se tirent une balle dans le pied»

Au fond, ça prouve que les gens ne sont pas si bêtes : on peut leur bourrer le crâne tant qu'on veut sur les vertus de la non-sélection et de la gratuité, ils se précipitent quand même dans les filières payantes et sélectives (sauf les couillons qui n'ont pas les moyens ou ne savent pas, mais ce sont des pauvres, alors who cares ?). Ils ne sont pas dupes de ces fausses vertus qui sont de véritables vices.

mercredi, mai 06, 2009

Bientôt le communisme en France ? (2)

Le revenu médian des ménages en France est 2 260 € mensuel net. Face à cette situation peu glorieuse, deux possibilités :

1) Le communisme à la française. On aide les gens à s'installer dans la pauvreté et on les y condamne (car toutes les études le prouvent : l'assistanat sans contrepartie piège dans la pauvreté). C'est la philosophie Psump (concaténation de PS et UMP) : le pauvre est une petite chose fragile, sans défense et irresponsable. Pauvre, n'en branle pas une, touche toutes tes allocs, ne paye pas ton loyer (le ministre l'a dit, c'est permis) et regarde la télé.

Au moins, les dames patronnesses d'antan avaient l'excuse de voir en chaque pauvre le Christ.

2) La solution libérale : le pauvre est un homme libre et responsable et la pauvreté n'est pas une fatalité. On peut l'aider momentanément dans une mauvaise passe, mais pour une durée clairement limitée et avec forte contrepartie.

Et qu'on ne me ressorte pas le pathos habituel à deux balles : «Oui, mais toi, tu ne sais pas ce que c'est de vivre avec le RMI». Moi, également, je ne sais pas ce que c'est de vivre sans travailler. Et des gens qui étaient dans la merde et qui se sont battus pour s'en sortir, j'en connais. Ceux-là, je peux vous dire que l'assistanat les fait hurler.

Puisqu'on parle de Margaret Thatcher ces jours-ci, qu' a-t-elle fait ? Elle a essayé d'appliquer la solution libérale, mais s'est aperçu qu'une frange de la population était irrécupérable et lui a fourni de l'assistanat.

C'est totalement différent de la philosophie française, où l'on considère l'assistanat comme un du et la reprise du travail une option parmi d'autres, si certains pauvres ont l'idée saugrenue de vouloir travailler.


De plus, je vous reproduis le commentaire de Robert Marchenoir avec lequel je suis parfaitement en accord :

L'UMP plus communiste que les communistes : un droit opposable au surendettement, même les Soviétiques n'y avaient pas pensé...

Les tribunaux transformés en assistantes sociales et en machines à entériner les revendications d'assistanat à l'encontre de l'Etat : ça non plus, ça n'existait pas en URSS.

Rappelons à ces branquignols que les communistes soviétiques, en contrepartie de l'emploi (pénible) et du logement (insalubre) garantis, pratiquaient la religion du travail. Ceux qui prétendaient échapper à l'usine, les vagabonds, les mendiants, subissaient le mépris et les persécutions officiels.

Les communistes de droite français vénèrent comme des saints les SDF et les RMistes qu'ils contribuent à créer.

mardi, mai 05, 2009

Une bulle spéculative dans les transports en commun ?

En France : il y a deux sortes de socialistes : les socialistes honteux, on appelle cela la droite et les socialistes fiers, qu'on appelle la gauche.

Evidemment, chez tout socialiste, fier ou honteux, l'évocation des transports en commun provoque une érection. Les transports en commun, c'est l'apothéose du socialisme : tous entassés au même prix, dans le même véhicule (qui bien souvent pue), sur un trajet imposé.

Comme les élixirs des charlatans, c'est la solution de tous les problèmes. Un peu de pollution diurne ? Deux cachets de métro. Des problèmes de circulation ? Deux cuillères de tramway.

Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que notre président bien aimé, pas moins socialiste qu'un autre, éprouve une joie intense à nous exposer ses projets de dépenses somptuaires pour le «grand Paris», d'un si petit homme, à coup de transports en commun tous azimuths.

Tous ces beaux projets appuyés sur les savants calculs d'ingénieux ingénieurs oublient juste une chose.

Le moyen de transport préféré est toujours la voiture, tout simplement parce que c'est un domicile à roulettes qu'on emmène quand on veut où on veut. La voiture représente la liberté individuelle, raison fondamentale pour laquelle les socialistes la détestent (la pollution n'est qu'un prétexte grossièrement exagéré).

On ne choisit les transports en commun que par défaut, parce que c'est moins cher, éventuellement plus pratique aux heures de pointe.

Les transports en commun ne peuvent donc pas lutter sauf, et c'est là que le bât blesse, à rendre artificiellement l'utilisation de la voiture encore plus chère et moins pratique. Vous avez reconnu la politique de la municipalité parisienne dont l'unique obsession semble être «emmerder l'automobiliste jusqu'à la moëlle, jusqu'au tréfonds, lui faire avaler son permis de conduire».

Cependant, malgré l'endoctrinement qui élève le masochisme transport-en-communiste (on peut dire communiste tout court) au rang du dévouement à la patrie, il y a des limites, certes sans cesse repoussées par le bourrage de crâne, au-delà desquelles emmerder le peuple conducteur finit par gêner au point de susciter quelque grogne.

Autrement dit, les pulsions de punition de l'automobiliste risquent de rencontrer des résistances remettant en cause la rentabilité des transports en commun envisagés. D'autant plus, si comme je le crois (voir message précédent), la voiture devient, au moins partiellement un utilitaire à bas coût (1).

J'ai une proposition, dont j'admets qu'émanant d'un libéral, satanique forcément satanique, elle ne soit pas digne d'être écoutée, encore moins entendue :

_ au lieu d'investir dans des projets pharaoniques, si on commençait par rénover le réseau existant, notamment les rames dont l'état fait honte ?

Evidemment, cette proposition révèle mon subconscient nazi : car si l'on rénovait les rames, il serait cohérent de sévir contre les vandales qui dégradent, qui taguent et qui lacèrent, tout ce qui a un aspect un peu propre, neuf et net, idée répressive dont je reconnais qu'elle fait de moi un Hitler, en pire (2).

(1) : les fantasmes de hausse indéfinie du prix de l'essence n'ont aucune réalité, en dehors de la hausse indéfinie de la fiscalité pétrolière.

(2) : je vous rappelle que la seule population contre laquelle il est licite de sévir est celle des catholiques blancs hétérosexuels imposables (avec si possible un compte bancaire en Suisse) -population à laquelle j'échappe de peu, je ne vais à la messe que pour les mariages et les enterrements, ça ne doit pas compter beaucoup. Or, elle est assez peu représentée chez les tagueurs de RER.

L'automobile, la nouvelle sidérurgie

L'homme est un animal extraordinaire : il a des capacités d'innovation spectaculaires, mais aucune mémoire au-delà d'une génération.

Le parallèle entre l'industrie automobile et la sidérurgie d'il y a trente ans est frappant. Et l'on recommence les mêmes erreurs :

> on nous explique que l'industrie automobile occidentale est dans une mauvaise passe mais qu'elle est fondamentalement saine. C'est faux : elle souffre de sur-capacité structurelle, il y a trop d'usines.

> de cette mauvaise analyse initiale, on tire qu'il faut l'aider à surmonter ces difficultés supposées momentanées grâce à des subventions. C'est faux : cela retarde la nécessaire re-structuration qui finira par arriver, et ne fait qu'en augmenter le coût final, humain et financier.

> les aides étatiques sont partout conditionnées au fait de ne pas licencier et de ne pas fermer d'usines. L'Etat prolonge la crise en en retardant les solutions.

Comme la sidérurgie il y a trente ans, l'autromobile est en train de passer du statut de bien de consommation ou de produit technologique au statut de denrée. La voiture n'est pas encore vendue au poids mais je pense qu'on y viendra d'une certaine façon : il y aura des formules style Vélib de la bagnole, où la tarification sera à la durée et au kilomètre.

Bien sûr, il restera toujours le fait qu'une voiture est un chez-soi ambulant, cependant, je suis persuadé que sa valeur va baisser et, par conséquent, ses marges.

L'industrie automobile survivra, comme la sidérurgie : dans les pays du tiers-monde, sauf quelques spécialistes du luxe, mais tout le monde ne roule pas en Aston Martin ou en Ferrari.

Bientôt le communisme en France ?

Lu dans le Figaro :

Bientôt un droit opposable sur l'alimentation, le logement, les soins et le surendettement pour les travailleurs pauvres ? C'est en tout cas ce que préconise la maire UMP de Beauvais Caroline Cayeux, chargée début janvier par le premier ministre François Fillon d'une mission sur la question. Dans un rapport rendu mardi à Matignon et que lefigaro.fr a pu se procurer, Caroline Cayeux évoque plusieurs pistes pour répondre à un phénomène en inquiétante augmentation, touchant tous ceux qui, malgré leur emploi, perçoivent moins de 880€ par mois pour une personne seule ou 1.320€ pour un couple sans enfant. Soit près de deux millions d'actifs en France.

Un droit opposable à la solidarité locale. L'auteur du rapport préconise la saisie de la justice par les personnes en difficulté dès lors que leur alimentation (cantine, épicerie du cœur), leur logement (bailleurs sociaux, EDF, GDF, eau…), leur accès aux soins et la prévention de leur surendettement ne sauraient être garantis par les cellules d'aide sociale compétentes. «La reconnaissance législative de ces nouveaux droits opposables sur l'ensemble du territoire national permettra d'apporter une réponse efficace aux problématiques sociales émergentes, en particulier au sein des foyers de travailleurs pauvres», assure Caroline Cayeux, sans exclure les autres catégories de personnes en difficulté.


On en revient à Maurice Druon : «En France, il y a deux partis de gauche, dont l'un s'appelle la droite».

Je pourrais écrire que je suis estomaqué, que les bras m'en tombent, mais c'est faux. Je sais depuis longtemps à quoi m'en tenir sur la droite française.

Pour partie, je compatis aux difficultés de Martine Aubry et de Ségolène Royal : comment peuvent-elles ne pas préconiser des politiques excessives jusqu'au ridicule puisque la politique socialiste est confisquée par le gouvernement ?

Il est tout de même consternant de penser que cette dame élue sous l'étiquette UMP ne soit pas effleurée par des idées aussi élémentaires que la responsabilité individuelle et la caractère dégradant pour ceux qui le reçoivent et injuste pour ceux qui le payent de l'assistanat.

Au lieu d'aider les gens à vivre dans la pauvreté, l'UMP ferait mieux de réfléchir aux conditions qui permettent de les en sortir (un indice : ça commence par «libéra» et ça finit par «lisme»).

Le retour du thatcherisme

Le thatcherisme n'est pas mort

Contrairement à ce que racontent des imbéciles, dont hélas beaucoup de Français, cette crise n'est pas celle des excès du libéralisme, mais du manque de capitalisme.

Il est donc tout à fait logique qu'on se tourne vers la dernière fois où une politique libérale a été mise en oeuvre.

lundi, mai 04, 2009

Un test de gaullisme

Le gaullisme paraît une chose connue, visitée, re-visitée et rabachée.

Ca n'est pas si évident. François Delpla, infâme gauchiste et excellent historien, a raison de s'inquiéter des tonalités de la commémoration du drame de Mers El Kébir en juillet 2010.

Il est hélas presque certain qu'on y décrira le geste d'un Churchill brouillon, fantasque, pris de panique et perdant son sang-froid. On y insistera peut-être sur la folle témérité qu'il y avait à risquer le retournement d'alliance, l'entrée en guerre de la France aux cotés de l'Allemagne hitlérienne.

Et De Gaulle qui a soutenu Churchill dans ce moment difficile se serait également trompé ? D'excellents «gaullistes» soutiendront tacitement cette thèse, par implication.

Je l'ai encore lu dans un livre récent censé expliquer les erreurs stratégiques des acteurs de la seconde guerre mondiale. L'auteur fait lui-même une erreur stratégique majeure en se méprenant sur le sens de Mers El Kébir !

Rappelons quelques données et analyses relativement neuves puisqu'elles ont moins de vingt ans.

Le cabinet britannique était divisé entre «churchilliens» et «halifaxiens».

Lord Halifax considérait que la poursuite de la guerre contre l'Allemagne était une folie hors des moyens de la Grande-Bretagne et que mieux valait une mauvaise paix qu'une bonne guerre. Cette analyse est loin d'être idiote, puisque la Grande-Bretagne, bien que vainqueur, sortit amoindrie et affaiblie de la guerre.

Churchill pensait qu'Hitler n'était pas un politicien comme les autres, qu'il ne respectait pas sa parole, et qu'un traité de paix avec lui serait un moyen de briser la résistance britannique : une fois la paix signée, il serait impossible de reprendre la guerre, même si Hitler entamait des manoeuvres de grignotage.

Hitler, beaucoup mieux renseigné que bien des historiens actuels (!), connaissait cette fragilité du cabinet britannique et espérait le renversement de Churchill. Il faisait ce qu'il fallait pour, en se montrant à la fois puissant, menaçant, et temporisateur, ouvert à la négociation.

La quasi-absence d'opérations offensives contre l'Angleterre au mois de juillet 1940 s'explique aussi par ces raisons politiques, pas seulement par des raisons logistiques.

Il était donc primordial pour Churchill de mettre les «halifaxiens» sur la touche, mais il était dans une position très fragile, même le roi aurait préféré Halifax comme premier ministre.

La première partie de la manoeuvre churchillienne, dans la dernière semaine du mois de mai 1940, est très bien décrite dans Five days in London, de John Lukacs : lui qu'on dit brouillon et exalté temporisa. Il ne rejeta pas l'idée d'une négociation, mais soutint que ce n'était pas le bon moment, qu'il fallait attendre d'être dans une position un peu moins faible. Puis survint le «miracle» de Dunkerque.

Cette semaine là, Churchill n'a pas gagné la guerre, mais il ne l'a pas perdue, «against the odds» (1) comme il aurait dit.

Une fois qu'on a compris cela, on comprend Mers El Kebir : ce n'est pas le geste d'un exalté pris de panique (d'ailleurs les témoins de l'époque décrivent Churchill au mieux de sa forme, faisant à fond ce pour quoi il se croit taillé : la lutte contre le destin).

C'est un geste de radicalisation, il brule ses vaisseaux (en plus de ceux des Français). C'est une manière de dire «I mean it», qu'il n'est pas jusqu'au boutiste en paroles seulement, mais aussi en actes.

D'ailleurs, après Mers El Kebir, Churchill reçoit une ovation au Parlement, la première depuis son arrivée au pouvoir le 10 mai 1940. Bien sûr, la francophobie des Anglais, mais là encore, pas seulement : les Anglais se savaient gouvernés par quelqu'un dont la main ne tremblait pas.

Churchill, dans la perspective d'une lutte sans merci contre l'Allemagne nazie, a eu raison, même d'un point de vue français. Après tout, si les marins de Mers El Kebir ne voulaient pas se rallier, ils pouvaient passer en Amérique.

Et De Gaulle dans tout cela ? Il suffit de lire son discours du 8 juillet 1940 : il avait compris. Il avait compris, je suis prêt à le parier, mieux que beaucoup des commentateurs et des officiels que nous entendrons le 3 juillet 2010.

(1) : contre les probabilités

L'antisémitisme en pleine forme

Liberté pour les ennemis de la liberté !

On sait depuis longtemps que «Sale Juif !» est une insulte tolérée dans les écoles de la République.

L'antisémitisme (voir l'article en lien) est légitimé à pleine vapeur. Vous ne m'en voudrez pas si j'émets l'hypothèse que la présence massive d'une population arabe (1) qui ne partage pas nos valeurs (nous étions guéris de l'antisémitisme) y est pour beaucoup. C'est surement du racisme de ma part.

Tout cela me renforce dans ma conviction libérale : toutes les lois contre les «phobies» sont une atteinte à la liberté d'expression tout en étant complètement inefficaces contre la progression des idées malsaines.

(1) : ce qui gêne les Arabes dans le sionisme, c'est qu'il est la preuve de leurs propres turpitudes : les juifs ont fait un pays prospère d'un endroit dont ils n'arrivaient pas à tirer un pet de chameau.

dimanche, mai 03, 2009

Les zeures les plus sombres ...

C'est un petit énervement personnel : dès qu'une mesure déplaît à la bien-pensance, surtout si c'est une mesure visant à faire respecter la loi, donc affreusement répressive, l'évocation des «heures les plus sombres de notre histoire» surgit inévitablement.

Nous sommes même passés au stade supérieur : cet amalgame est tellement entré dans nos mœurs qu'il n'est plus besoin de l'expliciter, une simple allusion suffit à faire naître cette association.

Je pense que la démocratie est effectivement grosse de dictature, mais pas au sens où l'entend la bien-pensance (qui voit en Sarko un nouveau Franco) : nous sommes très près de la dictature des minorités, le droit de déplaire à une quelconque minorité (sauf les catholiques blancs hétérosexuels et imposables) réduit au silence toute originalité, c'est l'uniformité dans l'hétérogénéité (concept fort puissant !).

Cela explique également la quasi-disparition de l'humour (à part aux dépens des catholiques blancs hétérosexuels et imposables).

Ah, tous ces sauveurs du monde, ces concernés de la planète, ces presque-Justes (ils demanderaient tout de même aux Juifs avant de les sauver si ils sont sionistes) avec soixante-dix ans de retard, c'est d'un sérieux, d'un chiant et d'un pénible ... et, surtout d'un bête, mais d'un bête ...

Mais il n'est plus permis de se retirer sur son Aventin et de se moquer du la bêtise conformiste : c'est un crime de lèse-majesté.

Car on croit plus ou moins que c'est le peuple souverain qui gouverne. C'est totalement faux : ce qui gouverne, c'est cet épais et invincible conformisme de la classe dirigeante.