vendredi, mars 15, 2013
Citoyens de 3ème classe
Les Français blancs, catholiques, travailleurs et hétérosexuels, bref, ceux qui, n'en déplaise, constituent le coeur du peuple français sont traités par l'Etat (pas seulement par le gouvernement) comme des citoyens de 3ème classe (1).
A vrai dire, ce n'est pas pour nous une surprise, mais certains semblent tomber des nues.
Les vicissitudes des manifestations contre le "mariage" des invertis sont révélatrices : sous-comptage des manifestants, entretien à l'Elysée expédié à la va-vite, rejet de la plus grosse pétition jamais faite en France, interdiction de manifester sur les Champs-Elysées.
L'Etat n'oserait se comporter de la sorte avec aucune autre communauté.
Alors, des yeux s'ouvrent, et ensuite ? Rien. Les moutons vont continuer bien sagement à se faire tondre et à se faire insulter.
************
(1) : Première classe : la classe jacassante. Deuxième classe : les lobbys, groupuscules, brailleurs, tarés et compagnie.
A vrai dire, ce n'est pas pour nous une surprise, mais certains semblent tomber des nues.
Les vicissitudes des manifestations contre le "mariage" des invertis sont révélatrices : sous-comptage des manifestants, entretien à l'Elysée expédié à la va-vite, rejet de la plus grosse pétition jamais faite en France, interdiction de manifester sur les Champs-Elysées.
L'Etat n'oserait se comporter de la sorte avec aucune autre communauté.
Alors, des yeux s'ouvrent, et ensuite ? Rien. Les moutons vont continuer bien sagement à se faire tondre et à se faire insulter.
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(1) : Première classe : la classe jacassante. Deuxième classe : les lobbys, groupuscules, brailleurs, tarés et compagnie.
jeudi, mars 14, 2013
Menacés par la connerie
Commençons par deux articles d'Atlantico :
Les minables à la lueur d'Hessel
Gouvernement de minables
Plus que par les événements, l'histoire et ses surprises, nous sommes menacés par notre propre connerie.
L'intelligence nous manque, cette belle intelligence collective qui permet de s'adapter, d'anticiper ou de parer les coups du destin.
S'efforcer de penser juste est un plaisir. Nous avons perdu ce goût, à notre grand dommage. Nous préférons nous enivrer de mots creux.
Les causes en sont complexes : école devenue fabrique du crétin, relativisme qui réduit les pensées à des opinions toutes également légitimes, noyant les idées justes dans le brouhaha de la connerie, médiocrité des politiciens.
Le résultat est là : la France recule dans tous les classements, sauf ceux de l'imposition et des dépenses publiques.
Libellés :
cerné par les cons,
la France qui coule
La France Corée du Nord
Un de nos points communs les plus saillants avec la Corée du Nord est la désinformation sur ce qui se passe à l'étranger : «Ici, c'est la merde mais, ailleurs, c'est pire. C'est l'enfer libéral». Quelle suffisance chez ces insuffisants !
C'est tout simplement faux : notre «modèle social» n'est copié par personne, et ce n'est pas parce que les étrangers sont des cons. Même en faisant abstraction des coûts, notre Sécu n'est pas du tout le meilleur système de santé du monde (il suffit d'aller en Suisse), notre système éducatif n'est pas non plus le meilleur du monde, notre système de retraite, non plus, etc. Et cela, c'est en faisant abstraction des coûts, alors, si on les prend en compte ...
La France sera bientôt dépassée par la Corée ... du Sud. La France dépassée par la Corée ! C'est à pleurer.
Libellés :
la France qui coule,
soviétisme à la française
mercredi, mars 13, 2013
Fromage Plus est de retour et ça fait bien plaisir
Message à l’adresse des féministes
by fromageplus
Les féministes – hommes et femmes – attendent des femmes-Papes et des femmes-prêtres pour être contents.
Mais absolument PERSONNE ne les en empêche ! Fort bien, qu'ils joignent le geste à la parole : qu'attendent-ils pour fonder leur propre Église, énoncer leur catéchisme par écrit, ordonner leurs femmes-prêtres, leurs femmes-cardinaux, et élire leur femme-pape ?
Bien entendu, nous attendons de pied ferme, chères femmes de cette Église Ouverte et Moderne, que cette fantastique nouvelle organisation spirituelle – et féministe – mette sur pied sans tarder des écoles, des dispensaires, des hôpitaux, des structures pour les drogués, les prostituées, les mères-filles, les orphelins, les handicapés, les lépreux, les aveugles et les affamés. En cinquante ans d'existence, une petite centaine de chrétiens a fait un million de fois plus pour l'humanité sans un seul sou en poche que des milliers de féministes subventionnées de par le monde.
Mais je suis de bonne foi et je suis prêt à réviser ce jugement face aux faits et aux chiffres à venir très prochainement. Le défi est lancé, la balle est dans votre camp. [On notera que s'il faut absolument féminiser les auteures, les écrivaines, les professeures, et autres défenseures des enfants, l'usage des mots prêtresse et papesse semble rencontrer une certaine réticence, bien qu'ils existent de très longue date dans la langue française.]
Mesdames, si ce projet d'Église Féministe vous semble trop ambitieux, vous pouvez toujours entrer dans les ordres comme des milliers de bonnes sœurs qui se livrent corps et âmes à la vie féminine de l'Église. Si c'est trop difficile pour vous [vous vous engagez à passer toute votre vie à lutter contre le matérialisme, l'injustice, l'égoïsme le mensonge], essayez l'Église protestante où vous pourrez épouser le pasteur, voire devenir vous-mêmes pasteures. Et si vraiment ça ne vous convient pas, tentez votre chance auprès d'autres cultes [prêtresse vaudou,...].
Bon courage, mais je sais que vous n'en manquez pas.
by fromageplus
Les féministes – hommes et femmes – attendent des femmes-Papes et des femmes-prêtres pour être contents.
Mais absolument PERSONNE ne les en empêche ! Fort bien, qu'ils joignent le geste à la parole : qu'attendent-ils pour fonder leur propre Église, énoncer leur catéchisme par écrit, ordonner leurs femmes-prêtres, leurs femmes-cardinaux, et élire leur femme-pape ?
Bien entendu, nous attendons de pied ferme, chères femmes de cette Église Ouverte et Moderne, que cette fantastique nouvelle organisation spirituelle – et féministe – mette sur pied sans tarder des écoles, des dispensaires, des hôpitaux, des structures pour les drogués, les prostituées, les mères-filles, les orphelins, les handicapés, les lépreux, les aveugles et les affamés. En cinquante ans d'existence, une petite centaine de chrétiens a fait un million de fois plus pour l'humanité sans un seul sou en poche que des milliers de féministes subventionnées de par le monde.
Mais je suis de bonne foi et je suis prêt à réviser ce jugement face aux faits et aux chiffres à venir très prochainement. Le défi est lancé, la balle est dans votre camp. [On notera que s'il faut absolument féminiser les auteures, les écrivaines, les professeures, et autres défenseures des enfants, l'usage des mots prêtresse et papesse semble rencontrer une certaine réticence, bien qu'ils existent de très longue date dans la langue française.]
Mesdames, si ce projet d'Église Féministe vous semble trop ambitieux, vous pouvez toujours entrer dans les ordres comme des milliers de bonnes sœurs qui se livrent corps et âmes à la vie féminine de l'Église. Si c'est trop difficile pour vous [vous vous engagez à passer toute votre vie à lutter contre le matérialisme, l'injustice, l'égoïsme le mensonge], essayez l'Église protestante où vous pourrez épouser le pasteur, voire devenir vous-mêmes pasteures. Et si vraiment ça ne vous convient pas, tentez votre chance auprès d'autres cultes [prêtresse vaudou,...].
Bon courage, mais je sais que vous n'en manquez pas.
mardi, mars 12, 2013
Les Français ont-ils le gouvernement qu'ils méritent ?
J'entends souvent : «Le gouvernement est nul mais les Français ont le gouvernement qu'ils méritent».
Est-ce si sûr ?
Entre ce que pense chacun des 51 millions de Français âgés de plus de dix-huit ans, qu'on peut supposer légitimement avoir un avis politique (même si cet avis est un désintérêt total. Il n'y a par exemple que 43 millions d'inscrits sur les listes électorales) et le gouvernement, au sens large, il y a ce qu'on appelle les institutions.
Les institutions remplissent-elles leur rôle et, d'ailleurs, quel est-il ?
Par exemple, si l'on assigne aux institutions le rôle d'établir une démocratie représentative, c'est un échec de plus en plus patent : les Français disent de bien des manières (pas seulement par les sondages) qu'ils ne sentent pas représentés par leurs prétendus représentants.
Aussi, avant de décréter «les Français ont le gouvernement qu'ils méritent», faudrait-il examiner les insitutions.
Et nous en venons à une question plus profonde : «les Français ont-ils les institutions qu'ils méritent ?»
Question qui me semble plus intéressante.
Je vois déjà certains me faire une objection : que signifie «mériter un gouvernement, ou des institutions» ?
Je tiens que les institutions peuvent résulter en des politiques ou des décisions plus ou moins habiles, plus ou moins intelligentes. Et que, d'une manière à définir -c'est le sujet de ce billet-, les conséquences des bonnes ou des mauvaises politique sont méritées par le pays et ses habitants.
Il y a un cas classique bien connu : la guerre. Les historiens et les analystes adoptent en général la citation de je-ne-sais-plus-qui : la guerre est l'épreuve ultime des institutions.
Est-ce à dire que les institutions de la IIIéme République étaient meilleures que celles du Reich wilhemien ?
Je vous laisse sur ces réflexions.
Est-ce si sûr ?
Entre ce que pense chacun des 51 millions de Français âgés de plus de dix-huit ans, qu'on peut supposer légitimement avoir un avis politique (même si cet avis est un désintérêt total. Il n'y a par exemple que 43 millions d'inscrits sur les listes électorales) et le gouvernement, au sens large, il y a ce qu'on appelle les institutions.
Les institutions remplissent-elles leur rôle et, d'ailleurs, quel est-il ?
Par exemple, si l'on assigne aux institutions le rôle d'établir une démocratie représentative, c'est un échec de plus en plus patent : les Français disent de bien des manières (pas seulement par les sondages) qu'ils ne sentent pas représentés par leurs prétendus représentants.
Autre exemple, on sait que le mode de scrutin joue un grand rôle : on a montré qu'à répartition d'opinions identiques, on peut faire basculer le résultat de l'élection à droite ou à gauche suivant le mode de scrutin (proportionnelle, uninominal à un tour, à deux tours, etc.).
Aussi, avant de décréter «les Français ont le gouvernement qu'ils méritent», faudrait-il examiner les insitutions.
Et nous en venons à une question plus profonde : «les Français ont-ils les institutions qu'ils méritent ?»
Question qui me semble plus intéressante.
Je vois déjà certains me faire une objection : que signifie «mériter un gouvernement, ou des institutions» ?
Je tiens que les institutions peuvent résulter en des politiques ou des décisions plus ou moins habiles, plus ou moins intelligentes. Et que, d'une manière à définir -c'est le sujet de ce billet-, les conséquences des bonnes ou des mauvaises politique sont méritées par le pays et ses habitants.
Il y a un cas classique bien connu : la guerre. Les historiens et les analystes adoptent en général la citation de je-ne-sais-plus-qui : la guerre est l'épreuve ultime des institutions.
Est-ce à dire que les institutions de la IIIéme République étaient meilleures que celles du Reich wilhemien ?
Je vous laisse sur ces réflexions.
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France,
identité française,
politique
lundi, mars 11, 2013
Polony contre Obertone : les Français pris dans un cercle d'acier
Cet article :
Débat biaisé sur l'ultra-violence
est plus intéressant par ce qu'il passe sous silence que par ce qu'il dit.
D'abord, un élément de contexte : Natacha Polony a été inexistante lors du passage de Laurent Obertone chez Ruquier. Cet article, dans le confort douillet du Figaro, sans opposition, apparaît comme un rattrapage facile.
On peut reprocher à La France Orange Mécanique (je vous en ai épargné la recension, puisque tout le monde en parle tant) un certain nombre de choses : c'est un livre brouillon qui mélange les choux et les carottes. Mais il a le grand mérite de dire ces vérités dont le dévoilement terrifie la classe jacassante et la rend hystérique (voir l'attitude d'Aymeric Caron chez Ruquier).
Laurent Obertone soutient deux thèses :
1) Le mélange des populations et «l'assimilation à la française», ça ne marche pas. Pas avec des centaines de milliers d'immigrés de races et de cultures différentes. Surtout (c'est moi qui l'ajoute), quand une culture arrivante (l'islam), est fondamentalement hostile et conquérante.
2) La société française n'est pas assez défendue par la justice, qui manque à son devoir de répression (sauf pour les automobilistes, mais c'est une autre histoire - enfin presque). Quelle que soit la race des criminels, blancs, noirs, jaunes, ils devraient aller plus en prison et plus longtemps.
Or, Natacha Polony ne s'attaque qu'au premier point. C'est une technique typique de la malhonnêteté intellectuelle de la bien-pensance : en focalisant sur un seul point, on donne à croire que ce livre est obsédé de racisme.
En effet, le deuxième point est encore plus dérangeant que le premier : accuser les institutions d'avoir un penchant en faveur des populations allogènes ouvre la porte à d'infinies discussions. Accuser l'institution judiciaire d'avoir un penchant en faveur des criminels est net et clair : c'est l'accusation de trahir les devoirs de sa charge, de trahir sa mission, de voler ses budgets et ses emplois.
Natacha Polony fait donc oeuvre de bon petit soldat de la bien-pensance en s'attardant sur le point le plus litigieux mais pas le plus important. Elle contribue à brouiller l'écoute.
Pourquoi m'y attardé-je ?
Parce qu'il me semble qu'on voit bien dans cet article anecdotique comment on enferme les Français dans un cercle d'acier.
Comme Eric Zemmour, Natacha Polony nous est présentée de manière trompeuse comme une opposante au système. En réalité, elle en partage les idées fondamentales : elle est socialiste, immigrationniste et, même, progressiste. Les seules nuances sont sur la vitesse et les modalités de la course à l'abîme.
En organisant des débats entre gens mimant le désaccord alors qu'ils pensent tous fondamentalement la même chose, on empêche un véritable débat de s'établir et une opposition véritable d'émerger.
Cela mérite bien qu'on s'y attarde cinq minutes.
Débat biaisé sur l'ultra-violence
est plus intéressant par ce qu'il passe sous silence que par ce qu'il dit.
D'abord, un élément de contexte : Natacha Polony a été inexistante lors du passage de Laurent Obertone chez Ruquier. Cet article, dans le confort douillet du Figaro, sans opposition, apparaît comme un rattrapage facile.
On peut reprocher à La France Orange Mécanique (je vous en ai épargné la recension, puisque tout le monde en parle tant) un certain nombre de choses : c'est un livre brouillon qui mélange les choux et les carottes. Mais il a le grand mérite de dire ces vérités dont le dévoilement terrifie la classe jacassante et la rend hystérique (voir l'attitude d'Aymeric Caron chez Ruquier).
Laurent Obertone soutient deux thèses :
1) Le mélange des populations et «l'assimilation à la française», ça ne marche pas. Pas avec des centaines de milliers d'immigrés de races et de cultures différentes. Surtout (c'est moi qui l'ajoute), quand une culture arrivante (l'islam), est fondamentalement hostile et conquérante.
2) La société française n'est pas assez défendue par la justice, qui manque à son devoir de répression (sauf pour les automobilistes, mais c'est une autre histoire - enfin presque). Quelle que soit la race des criminels, blancs, noirs, jaunes, ils devraient aller plus en prison et plus longtemps.
Or, Natacha Polony ne s'attaque qu'au premier point. C'est une technique typique de la malhonnêteté intellectuelle de la bien-pensance : en focalisant sur un seul point, on donne à croire que ce livre est obsédé de racisme.
En effet, le deuxième point est encore plus dérangeant que le premier : accuser les institutions d'avoir un penchant en faveur des populations allogènes ouvre la porte à d'infinies discussions. Accuser l'institution judiciaire d'avoir un penchant en faveur des criminels est net et clair : c'est l'accusation de trahir les devoirs de sa charge, de trahir sa mission, de voler ses budgets et ses emplois.
Natacha Polony fait donc oeuvre de bon petit soldat de la bien-pensance en s'attardant sur le point le plus litigieux mais pas le plus important. Elle contribue à brouiller l'écoute.
Pourquoi m'y attardé-je ?
Parce qu'il me semble qu'on voit bien dans cet article anecdotique comment on enferme les Français dans un cercle d'acier.
Comme Eric Zemmour, Natacha Polony nous est présentée de manière trompeuse comme une opposante au système. En réalité, elle en partage les idées fondamentales : elle est socialiste, immigrationniste et, même, progressiste. Les seules nuances sont sur la vitesse et les modalités de la course à l'abîme.
En organisant des débats entre gens mimant le désaccord alors qu'ils pensent tous fondamentalement la même chose, on empêche un véritable débat de s'établir et une opposition véritable d'émerger.
Cela mérite bien qu'on s'y attarde cinq minutes.
samedi, mars 09, 2013
Karine Berger, une connasse de gros calibre
Le député PS Karine Berger est une connasse de gros calibre, de l'espèce la plus dangereuse, qui a amené plusieurs fois la France dans le gouffre.
Polytechnicienne sans aucune modestie, n'ayant jamais quitté ses études, n'ayant jamais confronté ses théories, abstraites, hors-sol, à l'épreuve des faits, petits, mesquins, mais si révélateurs, revêche (pour ne pas dire mal b..sée).
Si la réalité dément ses idées, c'est la réalité qui a tort. C'est le genre de bulldozer intellectuel qui a donné naissance à la blague "la différence entre un train et un Polytechnicien, c'est que le train, quand il déraille, il s'arrête."
En effet, quand on a quarante ans en 2013, il faut une dose massive de connerie et de cynisme pour soutenir que le socialisme est LA solution, alors que le socialisme ravage la France depuis qu'on est dans les langes.
Or, c'est à elle qu'a été confié un rapport sur la fiscalité et la compétitivité, bref une catastrophe. Elle engendrera autant de destructions qu'une bombe atomique, juste plus étalées.
L'équipe socialiste regorge de connasses toutes plus nocives les unes que les autres. C'est à se demander si la féminisation de la politique est une bonne idée.
Polytechnicienne sans aucune modestie, n'ayant jamais quitté ses études, n'ayant jamais confronté ses théories, abstraites, hors-sol, à l'épreuve des faits, petits, mesquins, mais si révélateurs, revêche (pour ne pas dire mal b..sée).
Si la réalité dément ses idées, c'est la réalité qui a tort. C'est le genre de bulldozer intellectuel qui a donné naissance à la blague "la différence entre un train et un Polytechnicien, c'est que le train, quand il déraille, il s'arrête."
En effet, quand on a quarante ans en 2013, il faut une dose massive de connerie et de cynisme pour soutenir que le socialisme est LA solution, alors que le socialisme ravage la France depuis qu'on est dans les langes.
Or, c'est à elle qu'a été confié un rapport sur la fiscalité et la compétitivité, bref une catastrophe. Elle engendrera autant de destructions qu'une bombe atomique, juste plus étalées.
L'équipe socialiste regorge de connasses toutes plus nocives les unes que les autres. C'est à se demander si la féminisation de la politique est une bonne idée.
mercredi, mars 06, 2013
Fil Sida mental
Le Sida mental est cette maladie sociale qui abaisse, individuellement ou collectivement, les barrières du système de défense de la société (voir aussi).
Je vous invite à profiter de mes vacances pour collectionner les plus beaux cas dans le fil de commentaire. Le sujet étant vaste, je vous demande de vous limiter aux douze derniers mois.
Je vous invite à profiter de mes vacances pour collectionner les plus beaux cas dans le fil de commentaire. Le sujet étant vaste, je vous demande de vous limiter aux douze derniers mois.
mardi, mars 05, 2013
Je vous laisse les clés
Je pars en vacances pour une semaine, je vous laisse quelques textes à méditer :
Sur le zombie civilisationnel :
Sida mental
Sur le zombie hesselien:
Hessel 1
Hessel 2
Sur le zombie hollandien :
Naufrage
Naufrage 2
Gouvernement de casseurs
Vladimir (je l'aime surtout pour la chute)
Chômage 1930-2013
Bagnoles
Ménard
Sur le zombie montebourgeois :
Titan
Sur le zombie scolaire :
Echec
Education sexuelle
Sur le zombie italien :
Beppe
Sur le zombie européiste et le Sultan :
Erdogan
Sur le zombie civilisationnel :
Sida mental
Sur le zombie hesselien:
Hessel 1
Hessel 2
Sur le zombie hollandien :
Naufrage
Naufrage 2
Gouvernement de casseurs
Vladimir (je l'aime surtout pour la chute)
Chômage 1930-2013
Bagnoles
Ménard
Sur le zombie montebourgeois :
Titan
Sur le zombie scolaire :
Echec
Education sexuelle
Sur le zombie italien :
Beppe
Sur le zombie européiste et le Sultan :
Erdogan
Qu'est-ce que la droite ? (2)
Je poursuis ma réflexion, ce n'est pas encore bien mûr.
Je pense qu'il y a une liaison très intime entre la morale chrétienne et notre civilisation telle que le libéral-conservateur que je suis veut la conserver et, éventuellement, la faire évoluer.
Comme le dit Chesterton, le monde est plein d'idées chrétiennes devenues folles. Le moyen qu'elles ne deviennent pas folles ? Rester authentiquement chrétien.
C'est un peu primitif comme raisonnement, mais je tiens une piste.
J'admets que les chrétiens n'ont pas été fantastiques en politique ces derniers temps : si c'est pour se récolter un mollasson européiste à la Bayrou, non merci. J'imagine quelque chose de plus énergique, avec boutage d'Infidèles et tout ça.
L'Eglise est un objet politique intéressant. Les procédures démocratiques que nous utilisons sont issues de l'Eglise (pour l'élection des abbés, par exemple) mais l'Eglise n'est pas devenue une démocratie post-moderne pour autant (évolution que je considérerais détestable). Pourquoi ? Il me semble que la foi y est pour beaucoup.
Je pense qu'il y a une liaison très intime entre la morale chrétienne et notre civilisation telle que le libéral-conservateur que je suis veut la conserver et, éventuellement, la faire évoluer.
Comme le dit Chesterton, le monde est plein d'idées chrétiennes devenues folles. Le moyen qu'elles ne deviennent pas folles ? Rester authentiquement chrétien.
C'est un peu primitif comme raisonnement, mais je tiens une piste.
J'admets que les chrétiens n'ont pas été fantastiques en politique ces derniers temps : si c'est pour se récolter un mollasson européiste à la Bayrou, non merci. J'imagine quelque chose de plus énergique, avec boutage d'Infidèles et tout ça.
L'Eglise est un objet politique intéressant. Les procédures démocratiques que nous utilisons sont issues de l'Eglise (pour l'élection des abbés, par exemple) mais l'Eglise n'est pas devenue une démocratie post-moderne pour autant (évolution que je considérerais détestable). Pourquoi ? Il me semble que la foi y est pour beaucoup.
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conservatisme à la française
dimanche, mars 03, 2013
Quelques restaurants parisiens
Il y avait longtemps que je n'avais pas fait le point sur cette question importantissime.
Tous mes jugements sur les prix s'entendent, hélas, dans un contexte parisien.
Senderens
Nous avons pris un canard Apicius. Normal, pour un conservateur comme moi : c'est une recette antique, on peut s'imaginer que Jules César ou Auguste ont dégusté un plat similaire lors d'une orgie, après avoir vu quelques gladiateurs s'étriper et ordonné de jeter aux lions deux ou trois centaines d'opposants.
L'idée un plat + un verre est particulièrement adapté, puisque le vin est spécialement fait pour le canard Apicius.
J'ai essayé de refaire le même plat à la maison avec quelques adaptations. C'était moins bon qu'au restaurant, mais je n'étais tout de même pas mécontent de moi.
Le cadre, avec vue sur la Madeleine, est très agréable.
Nous avons bénéficié d'une réduction La Fourchette de 40 %, ce qui donne un rapport qualité / prix raisonnable, sinon ...
Alors, est-ce que je vous le conseille ? Oui, dans un contexte où vous avez décidé pour cette fois de ne pas regarder à la dépense. A Paris, il y a plus cher pour moins bien (je pense notamment aux restos branchés où il faut être vu dont raffolent nos politiciens bobos et nos journalistes de combat).
Le café Constant
C'est notre restaurant préféré du moment. Excellent rapport qualité / prix. Cuisine très bonne, sans être d'une recherche hors du commun (si vous préférez plus élaboré, allez deux maison plus loin, au Violon d'Ingres, le restaurant gastronomique de Constant).
Le service est très bien (cela devient de plus en plus rare - problèmes de recrutement ?).
Deux inconvénients (rançon du bon rapport qualité / prix) : pas de réservations et on est serré. Un moyen simple de les éviter : arriver avant l'ouverture du service, vers midi moins le quart.
Rech
Depuis des années, nous étions orphelins d'un bon restaurant de poisson à Paris. Ce drame intime vient de trouver une heureuse issue avec Rech.
Pour une première, nous avons pris le menu Jacques Maximin.
Décor charmant années 30, service impeccable (point commun avec Constant), et la cuisine est juste ce qu'il faut de créative sans rechercher le spectaculaire. Dessert sublime (on juge souvent un restaurant à la qualité de ses desserts).
Mêmes les prix ne nous ont pas parus trop douloureux.
Autre signe propice : nous étions à une table à coté de Bernard Pivot, qui ne passe pas pour détester la bonne chère.
Tous mes jugements sur les prix s'entendent, hélas, dans un contexte parisien.
Senderens
Nous avons pris un canard Apicius. Normal, pour un conservateur comme moi : c'est une recette antique, on peut s'imaginer que Jules César ou Auguste ont dégusté un plat similaire lors d'une orgie, après avoir vu quelques gladiateurs s'étriper et ordonné de jeter aux lions deux ou trois centaines d'opposants.
L'idée un plat + un verre est particulièrement adapté, puisque le vin est spécialement fait pour le canard Apicius.
J'ai essayé de refaire le même plat à la maison avec quelques adaptations. C'était moins bon qu'au restaurant, mais je n'étais tout de même pas mécontent de moi.
Le cadre, avec vue sur la Madeleine, est très agréable.
Nous avons bénéficié d'une réduction La Fourchette de 40 %, ce qui donne un rapport qualité / prix raisonnable, sinon ...
Alors, est-ce que je vous le conseille ? Oui, dans un contexte où vous avez décidé pour cette fois de ne pas regarder à la dépense. A Paris, il y a plus cher pour moins bien (je pense notamment aux restos branchés où il faut être vu dont raffolent nos politiciens bobos et nos journalistes de combat).
Le café Constant
C'est notre restaurant préféré du moment. Excellent rapport qualité / prix. Cuisine très bonne, sans être d'une recherche hors du commun (si vous préférez plus élaboré, allez deux maison plus loin, au Violon d'Ingres, le restaurant gastronomique de Constant).
Le service est très bien (cela devient de plus en plus rare - problèmes de recrutement ?).
Deux inconvénients (rançon du bon rapport qualité / prix) : pas de réservations et on est serré. Un moyen simple de les éviter : arriver avant l'ouverture du service, vers midi moins le quart.
Rech
Depuis des années, nous étions orphelins d'un bon restaurant de poisson à Paris. Ce drame intime vient de trouver une heureuse issue avec Rech.
Pour une première, nous avons pris le menu Jacques Maximin.
Décor charmant années 30, service impeccable (point commun avec Constant), et la cuisine est juste ce qu'il faut de créative sans rechercher le spectaculaire. Dessert sublime (on juge souvent un restaurant à la qualité de ses desserts).
Mêmes les prix ne nous ont pas parus trop douloureux.
Autre signe propice : nous étions à une table à coté de Bernard Pivot, qui ne passe pas pour détester la bonne chère.
Qu'est-ce que la droite ?
Criticus poste un texte d'Alain de Benoist sur la droite. Comme d'habitude, ses critiques sont cinglantes, mais ses solutions sont empreintes d'un désir sous-entendu de néo-paganisme celtique puéril et ridicule (pas directement dans le texte de Criticus, mais quand on connaît de Benoist, c'est clair).
Aujourd'hui, ce qu'on appelle la droite est une non-gauche.
A force de se positionner par rapport aux idées de gauche, les prétendus droitistes ont été aspirés intellectuellement et l'ont rejointe, cette gauche maudite, progressiste, étatiste et liberticide. Qu'est-ce qui sépare une NKM, un Fillon, un Copé, du PS, dans l'ordre des idées ? Rien. La seule véritable opposition réside dans le conflit des ambitions personnelles (aucune ambition pour le pays). La «droite» est juste une gauche un peu moins à gauche que la gauche la plus à gauche.
Alors, qu'est-ce que la droite ? Commençons par parler avec des mots justes : qu'est-ce que le parti intellectuel opposé au progressisme socialiste ?
Dans A conflict of visions, Thomas Sowell remarque que, quels que soient les sujets abordés, les opinions se divisent en deux camps, regroupant à peu près les mêmes personnnes, ce qui permet d'ailleurs les notions politiques de droite et de gauche.
Il baptise les deux visions unificatrices de chaque camp l'une «la vision des Elus» et l'autre «la vision tragique».
Pour la première, dans laquelle vous reconnaitrez la gauche, l'Homme est moralement perfectible, le progrès moral existe et l'Humanité est guidée dans sa direction par les Elus (auto-proclamés). Il n'y a pas d'essence de l'homme, on peut le transformer à loisir et suivant la fantaisie des Elus (à condition d'avoir assez de camps pour exterminer les récalcitrants). La vision des Elus, c'est le fantasme de destruction nihiliste de l'adolescent mal éduqué.
Pour la seconde, celle des conservateurs, la condition humaine est éternelle, il n'y a pas de progrès moral, l'histoire est tragique et il faut des efforts gigantesques pour préserver le mince vernis de civilisation dont nous héritons.
L'écoeurante polémique (je n'ose appeler cela un débat) à propos du «mariage» des invertis m'a ouvert les yeux et m'a amené à penser que ce conflit de visions recouvre une autre division : entre ceux qui croient que l'homme a une âme et ceux qui croient qu'il n'est qu'un conglomérat temporaire de cellules.
En effet, quand on croit que l'homme n'est qu'un amas temporaire de cellules, il n'y a rien au delà de la mort, il n'y a que le présent qui existe (ou le futur très proche, ce qui revient au même), la satisfaction des désirs immédiats est la base de tout. On retombe sur la mentalité adolescente.
Inversement, si l'homme a une âme, il est pris dans un réseau de relations, les unes subies, les autres choisies, avant sa naissance et après sa mort, et c'est sa grandeur que de les assumer au mieux en pleine liberté de conscience.
Quand on pense ainsi, on restitue aux hommes leur passé et leur avenir, leur famille, leur langue, leur culture, leur histoire. Leur liberté. «Les hommes ont une âme» + «liberté de conscience», ça s'appelle le christianisme. Peut-être que le bouddhisme est à classer dans la même catégorie, je ne sais pas, je ne connais pas assez pour juger.
Au contraire, l'islam peut être à juste raison qualifié de «communisme avec Dieu» parce qu'il nie la liberté de conscience.
La grande rigueur intellectuelle de Benoit XVI m'a été fort utile à mon cheminement.
Alors, je rejoins l'hôte du blog américain View from the right dont l'agonie sereine due à un cancer force le respect : être conservateur, à la fin des fins, c'est être chrétien.
Il existe des conservateurs fort estimables qui sont athées, comme Alain de Benoist et Thedore Dalrymple, mais justement, cela finit par bloquer leur réflexion, il ne peuvent aller au bout des choses. D'où les diatribes rigolotes mais assez superficelles de Benoist contre l'argent, la bourgeoisie et l'Amérique.
Vous voulez un manifeste conservateur ? Il existe déjà, on appelle ça une encyclique.
Aujourd'hui, ce qu'on appelle la droite est une non-gauche.
A force de se positionner par rapport aux idées de gauche, les prétendus droitistes ont été aspirés intellectuellement et l'ont rejointe, cette gauche maudite, progressiste, étatiste et liberticide. Qu'est-ce qui sépare une NKM, un Fillon, un Copé, du PS, dans l'ordre des idées ? Rien. La seule véritable opposition réside dans le conflit des ambitions personnelles (aucune ambition pour le pays). La «droite» est juste une gauche un peu moins à gauche que la gauche la plus à gauche.
Alors, qu'est-ce que la droite ? Commençons par parler avec des mots justes : qu'est-ce que le parti intellectuel opposé au progressisme socialiste ?
Dans A conflict of visions, Thomas Sowell remarque que, quels que soient les sujets abordés, les opinions se divisent en deux camps, regroupant à peu près les mêmes personnnes, ce qui permet d'ailleurs les notions politiques de droite et de gauche.
Il baptise les deux visions unificatrices de chaque camp l'une «la vision des Elus» et l'autre «la vision tragique».
Pour la première, dans laquelle vous reconnaitrez la gauche, l'Homme est moralement perfectible, le progrès moral existe et l'Humanité est guidée dans sa direction par les Elus (auto-proclamés). Il n'y a pas d'essence de l'homme, on peut le transformer à loisir et suivant la fantaisie des Elus (à condition d'avoir assez de camps pour exterminer les récalcitrants). La vision des Elus, c'est le fantasme de destruction nihiliste de l'adolescent mal éduqué.
Pour la seconde, celle des conservateurs, la condition humaine est éternelle, il n'y a pas de progrès moral, l'histoire est tragique et il faut des efforts gigantesques pour préserver le mince vernis de civilisation dont nous héritons.
L'écoeurante polémique (je n'ose appeler cela un débat) à propos du «mariage» des invertis m'a ouvert les yeux et m'a amené à penser que ce conflit de visions recouvre une autre division : entre ceux qui croient que l'homme a une âme et ceux qui croient qu'il n'est qu'un conglomérat temporaire de cellules.
En effet, quand on croit que l'homme n'est qu'un amas temporaire de cellules, il n'y a rien au delà de la mort, il n'y a que le présent qui existe (ou le futur très proche, ce qui revient au même), la satisfaction des désirs immédiats est la base de tout. On retombe sur la mentalité adolescente.
Inversement, si l'homme a une âme, il est pris dans un réseau de relations, les unes subies, les autres choisies, avant sa naissance et après sa mort, et c'est sa grandeur que de les assumer au mieux en pleine liberté de conscience.
Quand on pense ainsi, on restitue aux hommes leur passé et leur avenir, leur famille, leur langue, leur culture, leur histoire. Leur liberté. «Les hommes ont une âme» + «liberté de conscience», ça s'appelle le christianisme. Peut-être que le bouddhisme est à classer dans la même catégorie, je ne sais pas, je ne connais pas assez pour juger.
Au contraire, l'islam peut être à juste raison qualifié de «communisme avec Dieu» parce qu'il nie la liberté de conscience.
La grande rigueur intellectuelle de Benoit XVI m'a été fort utile à mon cheminement.
Alors, je rejoins l'hôte du blog américain View from the right dont l'agonie sereine due à un cancer force le respect : être conservateur, à la fin des fins, c'est être chrétien.
Il existe des conservateurs fort estimables qui sont athées, comme Alain de Benoist et Thedore Dalrymple, mais justement, cela finit par bloquer leur réflexion, il ne peuvent aller au bout des choses. D'où les diatribes rigolotes mais assez superficelles de Benoist contre l'argent, la bourgeoisie et l'Amérique.
Vous voulez un manifeste conservateur ? Il existe déjà, on appelle ça une encyclique.
Libellés :
conservatisme à la française
Mobius
Il faut remettre Mobius, le denier film d'Eric Rochant, dans son contexte.
Lorsque Les Patriotes, autre film d'espions de Rochant, a été présenté à Cannes en 1994, les commentaires de sortie de projection étaient plutôt positifs. Puis, en quelques heures, s'est installée, parmi l'intelligentsia germanopratine (qui n'est pas du tout moutonnière et pleine d'esprits libres) déplacée sur la Riviera (que c'est pénible de défendre l'ouvrier, la veuve et l'orphelin. On se sacrifie en vivant dans des conditions atroces), l'idée que ce film était «pro-sioniste» (quelle horreur !). Et là, les critiques qui disaient plutôt du bien la soirée précédente sont venus expliquer, avec un air dégouté de gouine à qui on dit qu'elle sent la bite, combien ce film était mauvais (mais on fait de la critique cinématographique, hein. Pas de la propagande politique, hein).
Depuis, Rochant est un cinéaste «inégal» (comprendre : «des fois, il fait des films de gauche, c'est du très bon cinéma ; des fois, il fait des films de droite, c'est du très mauvais cinéma. Mais on fait de la critique cinématographique, hein. Pas de la propagande politique, hein»).
Vous voyez le genre, qui donne envie de fusiller dans le dos tout ce petit monde téléramesque, avec du gros sel, histoire que l'agonie soit bien longue et douloureuse.
Bref, Mobius ne présente pas les Russes comme des mangeurs d'enfants musulmans. Le qualificatif «pro-poutinien», presque aussi infamant -et aussi fantasmé- que «pro-sioniste», est sous-entendu. Pour l'Immonde, L'Aberration et le Nouveau Délateur, c'est un mauvais film (mais on fait de la critique cinématographique, hein. Pas de la propagande politique, hein).
Pour notre part, essayons de revenir au cinéma.
Mobius a deux défauts : une intrigue un peu trop complexe (le cinéma français souffre beaucoup du manque de scénarios nets, professionnels, bien travaillés, du début à la fin. Pourtant, avec le tombereau de subventions qu'ils reçoivent, les producteurs doivent pouvoir se payer ça, non ?) et une caméra crispée, la mise en scène manque de fluidité.
Paraît que Rochant s'inspirait de Notorious. C'est raté, il n'est pas Hitchcock (le scénario de Notorious était bien plus simple).
Pour le reste, c'est un bon film d'espionnage, les acteurs, premiers rôles et seconds rôles, sont très bien. Il y a des passages excellents, notamment chez les méchants. Je vous conseille d'aller le voir.
Lorsque Les Patriotes, autre film d'espions de Rochant, a été présenté à Cannes en 1994, les commentaires de sortie de projection étaient plutôt positifs. Puis, en quelques heures, s'est installée, parmi l'intelligentsia germanopratine (qui n'est pas du tout moutonnière et pleine d'esprits libres) déplacée sur la Riviera (que c'est pénible de défendre l'ouvrier, la veuve et l'orphelin. On se sacrifie en vivant dans des conditions atroces), l'idée que ce film était «pro-sioniste» (quelle horreur !). Et là, les critiques qui disaient plutôt du bien la soirée précédente sont venus expliquer, avec un air dégouté de gouine à qui on dit qu'elle sent la bite, combien ce film était mauvais (mais on fait de la critique cinématographique, hein. Pas de la propagande politique, hein).
Depuis, Rochant est un cinéaste «inégal» (comprendre : «des fois, il fait des films de gauche, c'est du très bon cinéma ; des fois, il fait des films de droite, c'est du très mauvais cinéma. Mais on fait de la critique cinématographique, hein. Pas de la propagande politique, hein»).
Vous voyez le genre, qui donne envie de fusiller dans le dos tout ce petit monde téléramesque, avec du gros sel, histoire que l'agonie soit bien longue et douloureuse.
Bref, Mobius ne présente pas les Russes comme des mangeurs d'enfants musulmans. Le qualificatif «pro-poutinien», presque aussi infamant -et aussi fantasmé- que «pro-sioniste», est sous-entendu. Pour l'Immonde, L'Aberration et le Nouveau Délateur, c'est un mauvais film (mais on fait de la critique cinématographique, hein. Pas de la propagande politique, hein).
Pour notre part, essayons de revenir au cinéma.
Mobius a deux défauts : une intrigue un peu trop complexe (le cinéma français souffre beaucoup du manque de scénarios nets, professionnels, bien travaillés, du début à la fin. Pourtant, avec le tombereau de subventions qu'ils reçoivent, les producteurs doivent pouvoir se payer ça, non ?) et une caméra crispée, la mise en scène manque de fluidité.
Paraît que Rochant s'inspirait de Notorious. C'est raté, il n'est pas Hitchcock (le scénario de Notorious était bien plus simple).
Pour le reste, c'est un bon film d'espionnage, les acteurs, premiers rôles et seconds rôles, sont très bien. Il y a des passages excellents, notamment chez les méchants. Je vous conseille d'aller le voir.
samedi, mars 02, 2013
La France Orange Mécanique, ça n'arrive pas qu'aux autres
Quelqu'un de mon entourage s'est fait braquer dans une boulangerie. Heureusement, que des dégâts matériels et la caisse envolée.
La première pensée qui vient, après l'émoi initial, c'est la colère. On a l'impression de vivre la chute de l'Empire Romain, de ne plus être protégé, que la société est dissoute par des forces maléfiques. «Sur chaque viol impuni, sur chaque braquage tranquille, sur chaque tabassage jugé avec indulgence, sur chaque meurtre excusé, Taubira j'écris ton nom».
La première pensée qui vient, après l'émoi initial, c'est la colère. On a l'impression de vivre la chute de l'Empire Romain, de ne plus être protégé, que la société est dissoute par des forces maléfiques. «Sur chaque viol impuni, sur chaque braquage tranquille, sur chaque tabassage jugé avec indulgence, sur chaque meurtre excusé, Taubira j'écris ton nom».
Laurent Obertone est-il le Pélicastre Jouisseur ?
L'aplomb de la bien-pensance dans la mauvaise foi me stupéfiera toujours. C'est d'ailleurs la différence fondamentale entre un gauchiste et un conservateur : le conservateur a des scrupules.
Voilà : le vomitoire plénelien hyper-subventionné a lancé une polémique prétendant que Laurent Obertone, l'auteur sous pseudonyme de La France Orange Mécanique, est également l'auteur du blog raciste (ou racialiste, comme on voudra) Le Pélicastre Jouisseur.
Obertone conteste. Et alors ? Même si cela était, son livre perd-il la moindre pertinence ? Cette question est une tentative de diversion manifeste : le sage montre la lune et l'imbécile regarde le doigt.
J'ai fréquenté ce blog, le Pélicastre, et il était d'une grande causticité, à bien des égards rafraîchissante dans le mélasse sirupeuse et paralysante qui fait le quotidien de nos medias.
Je ne partage pas son racisme (1), mais je partage au moins son ethno-différencialisme. Autrement dit, je me fous de savoir s'il y a une hiérarchie entre les races et ce qu'elle serait éventuellement (2), mais je suis fermement convaincu que, chacun chez soi (les blancs chez les blancs, les noirs chez les noirs, etc.) et les veaux seront bien gardés et que, a contrario, tout ce qui tend à mélanger des populations différentes est facteur de décadence et de guerre civile.
****************
(1) : j'ai relu le billet en lien. Je le trouve assez confus. Aujourd'hui, j'ai les idées plus claires.
(2) : j'entends ce que me disent les racistes à propos de la supériorité des blancs sur les noirs en matière de développement technique, mais enfin, je vois une civilisation blanche qui se suicide et le suicide ne me paraît pas un grand signe de supériorité.
Voilà : le vomitoire plénelien hyper-subventionné a lancé une polémique prétendant que Laurent Obertone, l'auteur sous pseudonyme de La France Orange Mécanique, est également l'auteur du blog raciste (ou racialiste, comme on voudra) Le Pélicastre Jouisseur.
Obertone conteste. Et alors ? Même si cela était, son livre perd-il la moindre pertinence ? Cette question est une tentative de diversion manifeste : le sage montre la lune et l'imbécile regarde le doigt.
J'ai fréquenté ce blog, le Pélicastre, et il était d'une grande causticité, à bien des égards rafraîchissante dans le mélasse sirupeuse et paralysante qui fait le quotidien de nos medias.
Je ne partage pas son racisme (1), mais je partage au moins son ethno-différencialisme. Autrement dit, je me fous de savoir s'il y a une hiérarchie entre les races et ce qu'elle serait éventuellement (2), mais je suis fermement convaincu que, chacun chez soi (les blancs chez les blancs, les noirs chez les noirs, etc.) et les veaux seront bien gardés et que, a contrario, tout ce qui tend à mélanger des populations différentes est facteur de décadence et de guerre civile.
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(1) : j'ai relu le billet en lien. Je le trouve assez confus. Aujourd'hui, j'ai les idées plus claires.
(2) : j'entends ce que me disent les racistes à propos de la supériorité des blancs sur les noirs en matière de développement technique, mais enfin, je vois une civilisation blanche qui se suicide et le suicide ne me paraît pas un grand signe de supériorité.
vendredi, mars 01, 2013
C'est pas comme si le gouvernement n'en voulait qu'à notre portefeuille, il se préoccupe aussi de notre santé. C'est gentil, mais non merci ... Sans façon ...
Comme la pensée transcendantale du ministre-philosophe Delphine Batho semble passionner mes lecteurs, voici encore une de ses fulgurances :
***********
La ministre [je rappelle qu'en français-AFP, cela signifie «Madame le ministre». Le français-AFP est à la langue de Bossuet ce que le hamburger est au lièvre à la Carême] de l'Energie et de l'Ecologie Delphine Batho, interrogée vendredi sur les travaux de la Cour des comptes critiquant la fiscalité favorable au diesel, a estimé que c'était "un problème de santé publique sur lequel on ne (pouvait) plus fermer les yeux" [d'où on conclut : (1) que la fiscalité est un problème de santé publique. J'approuve : les Français se porteraient beaucoup mieux si le fisc ne leur pourrissait pas la vie. (2) qu'il y a des salauds qui ont fermé les yeux sur un problème de santé majeur jusqu'à notre sauvetage par Sainte Delphine. Quand a lieu le procès ?]. Le diesel a été classé "cancérogène certain" par l'Organisation mondiale de la santé en juin 2012 [je rappelle que la vie est aussi un "cancérogène certain". Il est donc normal qu'on la taxe par tous les moyens]. Les moteurs fonctionnant au diesel émettent des particules fines et du dioxyde d'azote, responsables de maladies respiratoires et cardio-vasculaires.
"Il y a des réflexions en cours [des réflexions de Delphine Batho ? Ca serait une grande première], un travail fait dans la concertation avec les associations de consommateurs, les entreprises, les syndicats pour voir comment la fiscalité des carburants devra évoluer à l'avenir", a rappelé Delphine Batho, alors que la Cour des Comptes a évalué à 6,9 milliards d'euros les pertes fiscales dues à la fiscalité avantageuse appliquée au diesel.
"Cette évolution devra nécessairement être progressive mais elle devra aussi comporter une dimension de justice sociale [Ah, la justice sociale, ce grand prétexte à toutes les injustices] pour que les gens en milieu rural ou en grande banlieue ne soient pas défavorisés par l'évolution de la fiscalité sur le diesel", a avancé la ministre, interrogée dans les allées du Salon de l'Agriculture. Le parc automobile français est composé à 60% de véhicules diesel.
***********
Beaucoup critiquent ce gouvernement pour son manque de constance et de direction. Je proteste : il est constant dans sa manière de nous prendre pour des cons (il a raison, nous en redemandons) et de taper dans le portefeuille des Français comme le plus banal pickpocket «issu de la diversité / chance pour la France».
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La ministre [je rappelle qu'en français-AFP, cela signifie «Madame le ministre». Le français-AFP est à la langue de Bossuet ce que le hamburger est au lièvre à la Carême] de l'Energie et de l'Ecologie Delphine Batho, interrogée vendredi sur les travaux de la Cour des comptes critiquant la fiscalité favorable au diesel, a estimé que c'était "un problème de santé publique sur lequel on ne (pouvait) plus fermer les yeux" [d'où on conclut : (1) que la fiscalité est un problème de santé publique. J'approuve : les Français se porteraient beaucoup mieux si le fisc ne leur pourrissait pas la vie. (2) qu'il y a des salauds qui ont fermé les yeux sur un problème de santé majeur jusqu'à notre sauvetage par Sainte Delphine. Quand a lieu le procès ?]. Le diesel a été classé "cancérogène certain" par l'Organisation mondiale de la santé en juin 2012 [je rappelle que la vie est aussi un "cancérogène certain". Il est donc normal qu'on la taxe par tous les moyens]. Les moteurs fonctionnant au diesel émettent des particules fines et du dioxyde d'azote, responsables de maladies respiratoires et cardio-vasculaires.
"Il y a des réflexions en cours [des réflexions de Delphine Batho ? Ca serait une grande première], un travail fait dans la concertation avec les associations de consommateurs, les entreprises, les syndicats pour voir comment la fiscalité des carburants devra évoluer à l'avenir", a rappelé Delphine Batho, alors que la Cour des Comptes a évalué à 6,9 milliards d'euros les pertes fiscales dues à la fiscalité avantageuse appliquée au diesel.
"Cette évolution devra nécessairement être progressive mais elle devra aussi comporter une dimension de justice sociale [Ah, la justice sociale, ce grand prétexte à toutes les injustices] pour que les gens en milieu rural ou en grande banlieue ne soient pas défavorisés par l'évolution de la fiscalité sur le diesel", a avancé la ministre, interrogée dans les allées du Salon de l'Agriculture. Le parc automobile français est composé à 60% de véhicules diesel.
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Beaucoup critiquent ce gouvernement pour son manque de constance et de direction. Je proteste : il est constant dans sa manière de nous prendre pour des cons (il a raison, nous en redemandons) et de taper dans le portefeuille des Français comme le plus banal pickpocket «issu de la diversité / chance pour la France».
Certaines vérités sont intemporelles
Voici une lettre du Père Charles de Foucauld adressée à René Bazin, de l' Académie française, président de la Corporation des publicistes chrétiens, parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse, n° 5, octobre 1917. On remarquera que le Père de Foucauld a une connaissance bien plus intime et concrète de l'Islam et des populations musulmanes que nos modernes «vivrensemblistes» germanopratins :
«Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l'Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l'esprit ni le coeur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l'étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d'autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu'elle a avec les Français (représentants de l'autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d'elle.
Le sentiment national ou barbaresque s'exaltera dans l'élite instruite : quand elle en trouvera l'occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l'islam comme d'un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant.
L'empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d'habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d'habitants rompus au maniement de nos armes, dont l'élite aura reçu l'instruction dans nos écoles. Si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens.
Il ne s'agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, oeuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.
Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D'une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l'un, celui du « Medhi », il n'y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libre-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu'à l'approche du jugement dernier le Medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l' engage à subir avec calme son épreuve; " l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération ", disent-ils.
Ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècles mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du Medhi, en lequel ils soumettront la France.
De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d'un peuple étranger qu'on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d'apostasie, un renoncement à la foi du Medhi...»
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