vendredi, février 13, 2015

Houllebecq ? Bah, c'est banal ...

L'UDMF, un parti musulman aux élections départementales

Houellebecq a très bien posé le problème : la lutte est spirituelle.

Soit nous croyons en nous-mêmes, en notre culture, en notre histoire, en notre Esprit et les moyens politiques d'exprimer cette foi viendront naturellement, avec des efforts mais sans paradoxe, soit nous ne croyons plus en nous-mêmes et le moindre souffle peut nous renverser, y compris celui d'une religion brutale et primaire mais exigeante et claire avec ses fidèles.

10 Ferrari étranges que nous avons presque oubliées

J'aime beaucoup Classic Driver, c'est un site qui présente des choses que je ne pourrais jamais m'offrir à des prix au moins 20 %, voire beaucoup plus, au-dessus du marché si j'en juge par les voitures et les montres. Mais comme je n'y jamais rien acheté, je ne me fais arnaquer que virtuellement et ce qui est présenté est souvent de bon goût, pas des trucs émirs, footeux ou oligarques russes.

L'article :

10 odd Ferraris we almost forgot

est assez original. J'en connaissais 7 sur les 10.

La Formule 1 Sigma est ma préférée (j'apprécie esthétiquement, et même techniquement, les Formules 1 des années 70) :


Une de mes Ferrari préférées date de la même époque, la Modulo :




Ce futurisme des années 70, entre Orange Mécanique et 2001, odyssée de l'espace, est très décalé en 2015, alors que nous en sommes aux voitures-enclumes, lourdes dans tous les sens du terme.

jeudi, février 12, 2015

Lee's lieutenants : a study in command (Douglas Southall Freeman)

J'ai écrit la recension de ce livre en 2010 :

Lee's lieutenants, a study in command (Douglas Southall Freeman)

mais je voulais le rappeler à mes lecteurs. C'est un des livres les plus extraordinaires que j'ai lus.

L'auteur, Douglas Southall Freeman, mérite aussi le déplacement.

Vous pouvez le lire dans la version abrégée, celle qui est en photo dans le billet de 2010. Elle fait seulement 900 pages (je vous laisse imaginer la version complète).

L'extraordinaire figure de Stonewall Jackson domine l'ouvrage. Cet homme très pieux et franchement chiant dans la vie civile se révèle au feu un général de la trempe de Napoléon. Il n'est pas sûr qu'il soit exagéré de dire que la perte de ce chef hors du commun, juste avant Gettysburg, tué dans la nuit par ses sentinelles sur une erreur d'identification, ait été la perte du Sud.

Comme Lee, son apparence pondérée cache une audace folle. Sa dernière bataille, la Wilderness/Chancellosville, est un chef d'oeuvre d'esprit de décision digne de Friedland ou de Patay.

Laissant un rideau face à l'ennemi en faisant l'hypothèse audacieuse mais juste qu'il n'attaquera pas tout de suite, il fait contourner au gros de sa troupe les lignes nordistes par des chemins « impraticables » (style « les Allemandes ne passeront pas par les Ardennes ») et gagne une victoire écrasante contre des troupes deux fois supérieures en nombre.

L'envie de m'intéresser au Sud m'a été donnée par cet enfoiré (c'est presque affectueux) de Bertrand Tavernier, dont j'ai souligné le paradoxe.


Et la bande-annonce :




La Terre Tremblante

Les pêcheurs mettent leurs lignes comme des araignées
Piégeurs, voleurs des âmes
Les attrapes sont mises pour les innocents
Gambleurs, éviteurs des blâmes

Descends
Allons
Descends
Dans l'eau saumâtre
Reviens
C'est rien
Reviens
A la terre tremblante

Les voleurs, ça met leurs appâts sur la ligne
La bouteille, la fierté et l’argent
Ça voit pas qu’ils sont piégés pour toujours
Dedans un fil étranglant

Descends

Allons
Descends
Dans l'eau saumâtre
Reviens
C'est rien
Reviens
A la terre tremblante

Ukraine : non, Poutine ne veut pas reconquérir l'Europe de l'Est

Ukraine : non, Poutine ne veut pas reconquérir l'Europe de l'Est

L'article est un peu trop poutinolâtre mais je suis d'accord avec la tonalité générale.

Vous connaissez mon analyse.

On dirait qu'on revient à la raison coté européen (autrement dit, Angela est raisonnable, puisqu'elle seule compte) mais coté américain, c'est toujours autant la déconnade. On parle de conseillers militaires et de livraisons d'armes officiels.

C'est une catastrophe que les Européens, d'abandons en abandons, de facilités en facilités, soient devenus dépendants des Etats-Unis pour leur défense. Hélas, on ne peut pas les envoyer bouler sur le thème « L'Europe c'est chez nous, on se démerde avec Vladimir ».

Cela me rappelle une forte phrase de De Gaulle : la défense est la raison d'être de l'Etat, son ultima ratio (comme il était gravé sur les canons de Louis XIV), si l'Etat abandonne la défense, il perd sa légitimité pour tout le reste, pour lever des impôts, par exemple.

Affaire DSK, j'aimerais bien qu'on m'explique

L'affaire DSK est bientôt résolue : le tribunal a demandé une reconstitution (bon, OK, je sors ...).

Sérieusement : des gens ont payé des prostituées à DSK. Qu'attendaient-ils en contrepartie et ont-ils obtenu ce qu'ils attendaient ?

Bizarrement, je n'ai lu aucune réponse à ces deux questions qui me paraissent plus intéressantes que de savoir si un socialiste ami du genre humain peut traiter des femmes comme de la viande (on connaît déjà la réponse).

Plutôt que 50 nuances de Grey, Onze Mille Verges

On sent qu'Eric Neuhoff a hésité à lâcher complètement la bride, dommage :

50 Nuances de Grey : sado, maso, dodo

Je déteste Sade : ce n'est pas de l'érotisme, c'est du sadisme au sens le plus glauque et le plus malsain. Il a torturé des prostitués dans des conditions atroces, dignes d'un Jack l'éventreur. Il a échappé à une peine de mort bien méritée à cause de la distance entre un marquis et une fille des rues. Il n'a rien de « divin ». L'admiration que lui porte Philippe Sollers suffit à classer ce pauvre con mondain dans les sales types, genre BHL, si vous voyez ce que je veux dire. Son édition dans la Pléïade est un scandale.

De toute façon, l'érotisme se perd sous les assauts de la pornographie viandarde. Pour qu'il y ait érotisme, il faut qu'il y ait jeu, pas seulement des rapports d'objet sexuel à objet sexuel, de poupée gonflable vivante à godemichet vivant.

On chercherait en vain de l'érotisme dans l'abattage tarifé d'un DSK. Quand ce poussah baptise ses pratiques sordides « libertinage », il me fait marrer. Qu'il relise les mémoires de Casanova (2) : Giacomo a toujours cherché à caser ses conquêtes, avec un bon parti ou une bonne situation. On raconte même qu'elles se sont cotisées sur la fin de sa vie pour lui offrir une retraite point trop miséreuse. On connaît des systèmes de retraites moins intéressants !  Je doute que cela arrive à DSK. Le comportement de DSK n'est pas le mien, il me dérange, mais enfin, cette batteuse médiatique est malsaine : les michetons et les putes, cela a toujours existé.

50 Shades of Grey, procès du Carlton : fantasmes et misère sexuelle

Je ne sais plus qui m'a passé un article terrifiant sur la sexualité des adolescents. Ah ça, la tuyauterie, ils connaissent par coeur, l'éducation sexuelle dès la naissance (3), ou pas loin, et le porno précoce (âge moyen du premier visionnage, 14 ans), plus les relations de plus en plus virtuelles (selfies, « sextos »), ça sert, mais à quoi ? Il semble que les cas d'impuissance juvénile  se multiplient et que les rapports entre garçons et filles aient tendance à se dégrader. Bien entendu, c'est toujours dans les milieux les plus déstructurées et dans les familles les plus décomposées qu'il y a le plus de problèmes.

Revenons à nos moutons, ou plutôt, à nos cochons.

Les Onze Mille Verges sont amusantes (j'aime beaucoup Apollinaire) : l'humour noir soulage de ce que toutes les perversions étalées pourraient avoir de pesant. Je vous rappelle le thème, un prince roumain débarquant à Paris proclame que, s'il n'arrive pas à satisfaire sa maitresse (il fantasme sur LA parisienne) vingt fois dans la nuit, il se fera fouetter par onze mille verges. Evidemment, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu ...

Il y a aussi Les exploits d'un jeune Don Juan, le film est édulcoré :




Et pourquoi pas Maupassant ? Le verrou et autre nouvelles ? (Plus grivois qu'érotique).

Tout ça pour vous dire que je ne vois vraiment pas la nécessité d'aller chercher chez les rosbeefs et autres amerloques un érotisme froid (à part les renommées petites Anglaises) alors qu'on a fait beaucoup mieux chez nous et et depuis plus longtemps.

Ah si, il y a quand même Roald Dahl. Il me plaît que l'éphémère pilote de la RAF (Going solo est très marrant), l'auteur de l'inoubliable de Charlie et la chocolaterie, se soit amusé à écrire un roman érotique.

Je m'interroge d'ailleurs sur les relations des soldats avec l'érotisme, je pense évidemment à Choderlos de Laclos. Et puis, Apollinaire lui-même s'est plu à la guerre.

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(1) : je suis affligé de l'emploi du mot « con », « la fleur la plus érotique »,  mais c'est ainsi.

(2) : éditions Bouquins. La Pléïade part d'une traduction allemande alors que, depuis, on a retrouvé l'original écrit ... en français, par cet Italien finissant sa vie comme bibliothécaire au fin fond de l'Allemagne (à moins que la Pléïade ait rectifié, mes infos datent).

(3) : le psychiatre Marcel Rufo estime que les parents ne doivent pas se mêler de l'éducation sexuelle de leurs adolescents. C'est leur vie privée, il y a suffisamment d'informations disponibles pour qu'ils se débrouillent seuls. En revanche, les parents doivent poser des règles et les défendre «sans esprit de recul». Minuit, ce n'est pas trois heures du matin. Pas de parents copains qui abandonnent les lieux pour laisser la place libre aux galipettes. Tu couches avec qui tu veux mais pas à la maison, c'est le territoire (sacré) de la famille. L'image qu'emploie Rufo : les parents d'adolescents doivent se comporter comme des syndicalistes SNCF. Tout le monde comprend !

«Un animal de type sanglier»

Pau : un sanglier déboule à l'hôpital avant d'être euthanasié

Dans ce court article, on trouve «un animal de type sanglier». Suis-je le seul à considérer qu'en français, on écrit, plus simplement, «un sanglier» ? Et qu'un sanglier n'est pas «euthanasié», mais «abattu» ou «tué» ?

Pas si anecdotique que cela paraît. Orwell nous a appris l'importance de manipuler le langage.

On apprend aux Français à parler ampoulé, à ne plus appeler un chat un chat. C'est une manière de les rendre impuissants, puisqu'il faut commencer par parler net pour pouvoir agir.

mercredi, février 11, 2015

Incivilités dans le métro, a-t-on perdu la décence commune ?

Incivilités dans le métro, a-t-on perdu la décence commune ?

On lira deux fois ce passage, pour bien s'en pénétrer :

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Le 19 décembre 2014, Le Monde relatait que le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) venait de faire la recommandation d'une transformation de certains trottoirs en «espaces mixtes» pour piétons et deux-roues. Devant l'inquiétude de certains médecins, l'un deux mentionnant qu'«un petit coup d'épaule à une vieille dame frêle atteinte d'ostéoporose peut la faire tomber, l'immobiliser et la condamner à l'isolement», l'un des promoteurs du projet avait rétorqué que «la vieille dame (allait) apprendre la mixité, et qu'elle deviendrait attentive aux vélos», ajoutant «si on craint un coup de guidon, il ne faut plus sortir de chez soi»! On croit rêver. Quelle considération pour les autres ce genre de propos révèlent-ils ?
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«Mixité», «ouverture à l'Autre», «vivrensemble», que de crimes ne commet-on pas en votre nom !

N'oubliez jamais ceci : ceux qui proclament leur amour de l'Humanité font les plus sanguinaires bourreaux des homes.


Dans ce billet, on apprend que cet abruti s'appelle Patrick Jacquot, président de la commission deux-roues :

Piétons, poussez-vous, les vélos arrivent sur les trottoirs !

Cet énergumène à roulettes mérite un grand coup de poing dans la gueule pour lui apprendre le respect des vieilles dames, qui ne peuvent pas se défendre.

Il est dommage qu'il ne se soit pas trouvé un défenseur de la veuve et de l'orphelin pour faire ce qui devait être fait.

J'espère au moins qu'il a présenté ses excuses (on peut toujours rêver).






Islamisation, déchristianisation et le secret de l'islam

Les gens sans foi religieuse, ce qui est le cas de la majorité des occidentaux, considèrent souvent les religions sous le seul angle sociologique.

Ils ne s'intéressent pas au contenu des doctrines qui leur semblent des vieilleries sans intérêt. On constate un très net recul de la connaissance du christianisme. L'islam et le bouddhisme ne sont vus qu'à travers des poncifs sans guère de substance.

Pourtant, si l'on veut comprendre l'islamisation de nos contrées et les conséquences qui en découlent (très néfastes à mon avis), il faut se renseigner sur ce que dit vraiment l'islam (le Coran, les hadiths, les autorités, l'histoire, les traditions, etc.).

Le dieu trinitaire des chrétiens et le dieu monolithique et dominateur des musulmans ne peuvent pas engendrer la même société. Mahomet et Jésus sont si radicalement différents que ceux qui se réclament d'eux ne peuvent qu'être séparés par des différences irréductibles (contrairement à ce que disent certains lâches ou ignorants, ou les deux).

Après s'être informé, on comprend mieux l'attrait de l'islam sur les déracinés, fort nombreux :

Pourquoi dans nos sociétés occidentales des jeunes se convertissent à l'islam

On est dans la même tonalité que mon billet sur les djihadistes. L'article du Figaro est plus précis.

Il faut donc continuer à creuser notre connaissance de l'islam.

Au début de siècle précédent, Chesterton, aidé par d'autres, a eu une intuition qui pourrait bien être géniale (comme d'habitude serait-on tenté de dire, concernant Chesterton) : l'islam en tant qu'hérésie chrétienne en dehors du christianisme.

Il semble que les dernières découvertes aillent dans ce sens :

Le grand secret de l'islam

Prenez le temps, au moins, de survoler l'ouvrage en lien ci-dessus.

Tout cela peut expliquer le caractère intrinsèquement terroriste de l'islam.

Toujours est-il que le lien entre islam et christianisme paraît fondamental. Il est d'autre part évident qu'en occident, l'islamisation est, aujourd'hui comme hier, le pendant de la déchristianisation.

Interrogeons nous donc sur la déchristianisation des sociétés occidentales.

On peut invoquer bien des causes externes : l’urbanisation, le fait que la maladie et la mort soient désormais cachées et technicisées, la campagne politique très active de déchristianisation, etc.

Mais il y a des causes internes à l’Eglise qui méritent d’être considérées :

1) le catholicisme s’est féminisée. Pour le dire avec un brin de provocation, c’est devenu une religion de vieilles femmes. Dans les églises, les femmes, mêmes jeunes (donc pas d’influence de la différence d’espérance de vie), sont en majorité.

A force d’exiger un effacement de soi qui confine parfois à la renonciation et au suicide intellectuel, le « tendre la joue gauche » interprété de manière très extensive, on sombre dans un masochisme malsain, le blabla de salon de thé, on n’exige plus rien des autres, des non-catholiques, on ne conquiert plus rien, on parle de nouvelle évangélisation sans oser affirmer la Vérité, on devient mollassson, mièvre …

De ce point de vue, je comprends que l’islam soit plus mobilisateur pour des jeunes hommes, mais aussi des jeunes femmes, qui cherchent à être guidés, parfois d’une main de fer.

Le cardinal Burke, qui vient d’être mis sur la touche par le pape François, s’en explique très bien : The Church can’t flourish without fathers.

Il serait temps de se souvenir des soldats du Christ et des chevaliers des croisades, de redonner à la liturgie un peu de solennité et de grandeur.

2) depuis la contre-réforme, le culte s’est intellectualisé à outrance.

Il n’a plus rien de simple et de populaire dans nos contrées.

Le christianisme a toujours été complexe, les musulmans savent bien le lui reprocher (de mon point de vue catholique, l’islam est une religion simpliste pour abrutis, l’idolâtrie du monothéisme comme dit Alain Besançon. Ca tombe bien, les abrutis ne sont pas en voie de disparition). Mais il y avait des transpositions populaires, processions, rogations, culte des saints, qui ont peu à peu disparu et qui ne me semblent pas illégitimes.

Voilà où j'en suis.

Les djihadistes, les Grecs et l'Europe du vide

Ces articles ne vous changeront pas beaucoup de ce que vous lisez sur ce blog, mais ils me rassurent : je ne suis pas totalement seul à faire l'analyse que je fais.

Un ami parle à Rémi Brague d'un président de la république qu'il a connu (Chirac) : «C'est un salaud : il ne croit en rien». Il ajoute, pensant atténuer son jugement, «Il croit en l'Europe». Rémi Brague se demande si cela atténue vraiment le jugement, si croire en une Europe anhistorique et déculturée n'est pas au contraire la forme ultime du nihilisme politique.


Fabrice Hadjadj : les djihadistes, le 11 janvier et l'Europe du vide

La question de Hadjadj revient à : les Européens redeviendront-ils chrétiens ? C'est le meilleur moyen de lutter contre l'islamisation. Hélas, pour cela, il faudrait une Eglise qui abandonne la mièvrerie et la mollesse, une Eglise du combat pour la Vérité. Nous en sommes très loin, mais une bonne surprise est toujours possible.

Swissleaks, Grexit: deux amusantes maladies européennes

Greece's last minute offer to Brussels changes absolutely nothing

Greece threatens tilt to Russia and China unless Europe yields


Et Marseille, qui est la cité idéale telle qu'imaginée par les technocrates bruxellois :

Multiculturalisme, violences urbaines, ghettos: Marseille, laboratoire des fracturesfrançaises





mardi, février 10, 2015

Et à la fin, c'est le Front National qui perd (et l'UMP)




Le FN face au plafond de verre des 50% ?

S'agissant du Front National, la leçon de la récente législative partielle du Doubs est simple.

Puisque le FN n'a pas réussi à dépasser la barre fatidique des 50 % dans une circonscription et des circonstances très favorables, il n'y arrivera jamais au plan national, sauf cataclysme.

Le moyen terme, c'est-à-dire la nullité de l'UMPS, joue pour lui. Mais le long terme, la démographie, joue contre lui.

Il manque au FN des cadres et un programme crédible. Le programme économique du FN est à pleurer : un mélange de l'Albanie d'Enver Hodja et du clientélisme rad-soc pur IVème république. Et Marine Le Pen n'a pas la carrure, elle est assez limitée. Les autres aussi, mais, n'ayant jamais exercé le pouvoir, elle a plus à prouver en termes de sérieux.

La leçon pour l'UMP ? Se droitiser à fond : un jour, les électeurs du FN, étant allés de déception en déception, seront de nouveau disponibles. Mais la direction de l'UMP, à cause de sa sociologie bobo (quelle différence entre Hollande et Raffarin ? Entre NKM et Belkacem ?Valls est plus à droite que Juppé) n'osera jamais.

Conclusion ? La fausse droite va continuer à ne pas proposer à la France d'alternative à la vraie gauche et les Français, pas encore « citoyens du monde », vont continuer à se sentir abandonnés et à souffrir.

Le FN arrivera peut-être au pouvoir, suite à une catastrophe comme l'éclatement incontrôlé de l'Euro mais son programme et ses cadres sont tellement nuls que nous tomberons de Charybde en Sylla.

L'avenir de la France n'a peut-être jamais été aussi bouché dans son histoire. Même au temps du petit roi de Bourges, il y avait encore un espoir, une alternative. En 1940, il y avait De Gaulle.

C'est l'effet délétère de l'abandon de souveraineté et du changement de peuple. Il y a de moins en moins de France et de peuple français.



lundi, février 09, 2015

L'Euro passera-t-il le printemps ?

C'était une connerie d'entrer dans l'Euro (j'ai voté pour, tout le monde peut se tromper). En sortir sera une catastrophe. Mais y rester sera encore plus catastrophique. Je préfère de grosses turbulences, peut-être salvatrices, à une maladie de langueur à coup sûr mortelle.

Donc, il faut que l'Euro éclate le plus vite possible.

Il n'est pas inimaginable que les dirigeants allemands estiment que leur pays a épuisé les bénéfices de l'Euro et qu'il est temps de mettre fin à cette expérience et de faire porter le chapeau aux Grecs en les poussant dehors par leur intransigeance. Ou peut-être, tout simplement, sont-ils incompétents et précipitent-ils la fin de l'Euro sans s'en rendre compte.

Toujours est-il que nos « brillants » énarques, hypnotisés par leur religion européiste, ont totalement perdu de vue l'intérêt de la France (1) et s'alignent servilement sur l'Allemagne.

Les imbéciles qui nous servent de dirigeants résisteront jusqu'au bout à l'éclatement de l'Euro, jusqu'au sang du dernier Français.

Cependant, nous n'avons plus notre destin en main. Il se peut que la Grèce sorte de l'Euro avant la fin de ce mois. Ensuite, pour des raisons à la fois économiques et politiques, nous risquons d'assister à la chute des dominos (des dominions ?).

Charles Gave : La situation en Grèce m’inquiète

Une atmosphère qui n'est pas sans rappeler la mécanique infernale vers la guerre en 1914 :

Greece's leaders stun Europe with escalating defiance

Que sera sera.


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(1) : il faut aussi dire qu'ils sont protégés des affres de la France d'en bas et qu'ils se contrefoutent de l'avenir de la France, réduite pour eux à un terrain de jeu électoral.

dimanche, février 08, 2015

Reconquista : les initiatives restent locales

L'appareil d'Etat fait et fera tout ce qu'il peut pour favoriser l'islamisation de la France ou pour empêcher ceux qui veulent s'y opposer d'agir, ce qui revient au même.

Par xénophilie militante mais aussi par peur du conflit. Plutôt donner aux colonisateurs musulmans tout ce qu'ils demandent, et même plus, que risquer de les irriter, susceptibles et violents comme ils sont.

Alors, pour résister, il ne reste plus que les initiatives locales : les riverains qui portent plainte contre le permis de construire d'une mosquée, pardon, d'un centre culturel musulman ; le maire qui refuse de différencier les menus à la cantine scolaire et toute cette sorte de choses.

C'est un pis-aller. Cela ne suffira pas.



Le dialogue islamo-catholique vu par un kabyle converti et un prêtre islamologue : ça change des sirupeuses conneries oecuméniques

Ma conviction est simple : quand on connaît l'islam, on en a peur. L'islamophobie, au sens premier du terme, est une réaction saine.

Cela ne signifie évidemment pas qu'il faut avoir peur des musulmans. Cela signifie qu'il faut les aider à quitter l'islam et rappeler à ceux qui veulent y rester que c'est à eux de s'adapter à nous et pas l'inverse. Et empêcher les musulmans de rentrer en France : la manière la plus simple d'éviter les problèmes de cohabitation avec l'islam, c'est qu'il n'y ait pas de musulmans.

Dialogue de Moh-Cristophe Bilek et du père François Jourdan

Je vous copie juste le début pour vous donner envie de lire la suite :


Moh-Christophe Bilek. En tant qu’ex-musulman, ma surprise a été de taille dans les années 1970/1980 de constater le peu d’accueil réservé aux convertis par de nombreux catholiques, dont parfois des clercs. Et cela je l’ai d’abord vécu en Algérie, où je suis resté 5 ans après mon baptême. Comment expliquez-vous ceci?

Père François Jourdan. Peut-être est-ce encore plus fort en pays d’islam qu’en France : c’est la peur due au manque islamique de liberté. Par exemple bien des convertis d’Égypte ont fait la même expérience de la porte fermée des Églises coptes orthodoxes, catholiques ou protestantes. Le converti persécuté attire la persécution, ou au moins la grave réprobation, sur ceux qui l’accueillent. L’intolérance du Coran (2,217; 3,86-91.106; 4,14.115.137; 16,106) et de la tradition sur le fait de quitter l’islam bloque et les musulmans et les non-musulmans. Il n’y a que le courage de la vérité qui puisse débloquer. « La vérité vous rendra libres » dit Jésus (Jn 8,32) et Gandhi appelait la non-violence ‘satyagraha’(en hindi) qui veut dire’ force de la vérité’. Et la vérité, plus qu’un concept si fort soit-il, c’est une personne venue du Cœur de Dieu : Jésus. Ne pas se laisser prendre par la peur aidera tout le monde, et même les musulmans eux-mêmes, à se libérer pour être enfin disponibles à la Vérité.

Moh-Christophe Bilek. Quelques années après, vers 1990, ayant travaillé à la traduction en kabyle des 4 évangiles, avec un père-blanc, pourtant expulsé de Kabylie en 1977, j’ai découvert le grand changement qui s’était produit parmi les prêtres et religieux en contact avec l’islam: ils étaient acquis à sa version «religion de paix et de tolérance». Est-ce de la naïveté, de l’aveuglement, ou la peur qui les empêchent de voir l’antichristianisme de bien des textes canoniques de l’Islam, et notamment l’interdiction de le quitter?

Père François Jourdan. Nous retrouvons la peur qui se masque par la naïveté plus ou moins consciente et rarement avouée. Si on veut conserver un lien durable avec les musulmans, pour calmer leur très grande susceptibilité qui les tenaille, on se croit obligé (par la pression) d’accepter de jouer leur jeu. Comme eux-mêmes vivent sous le régime de la peur, et ne peuvent se l’avouer à eux-mêmes, ils se masquent par exemple en mettant en avant le faux argument linguistique du mot ‘salâm’ (’paix’ en arabe) : certes il vient de la racine arabe ‘salama’ qui a donné aussi ‘islâm’ mais par la troisième forme du verbe laquelle a un autre sens que paix : soumission. Ainsi on fait croire, par une pirouette qui est une faute linguistique, qu’islam veut dire paix. C’est une bonne tactique pour masquer le piège de l’islam qui est en régime sévère de soumission à Dieu, et donc de manque grave de liberté pour lui-même et pour les autres. Musulmans et non-musulmans peu courageux s’installent alors dans l’affectif qui est le masque fondamental idéologique entretenu : il faut de ‘l’empathie’ ! Tous ceux qui donneraient l’impression d’attenter à cette empathie convenue sont forcément qualifiés d’antimusulmans. Le piège est bouclé. Tout le monde est prisonnier.

samedi, février 07, 2015

Charlie vu par Diplomad

If You Will Look, You Will See: It's the Islam

Paris "Peace" March: Everything Wrong with Progressivism on Parade

Islamophobia

Vous noterez les points d'accord : marches à Charlie gesticulation eunuque , le problème c'est l'islam pas l'islamisme, la peur de l'islam est saine.

On notera la dernière phrase : « Bien sûr que j'ai peur de l'islam. C'est la première étape d'une pensée rationnelle à propos de l'islam. »

Sarko Grande Gueule Petits Bras est de retour

Nicolas Sarkozy relance le débat sur l'«islam de France»

Je suis d'accord avec Zemmour : Sarkozy, en perdant Buisson, a perdu sa ligne directrice et, donc, a tout perdu.

Sarkozy, comme Marine Le Pen, croit qu'on gagne les élections en séduisant les medias, c'est-à-dire en penchant à gauche.

Cela a fonctionné pour François Hollande parce qu'il n'y avait pas de paradoxe, parce que l'entente était naturelle.

Cela ne fonctionnera jamais pour Sarkozy et Le Pen : ils ne feront jamais assez, ils ne ne donneront jamais assez de gages de politiquement correct aux medias et ils perdront leurs électeurs.

Comme dit Buisson, Sarkozy est fini.



Eric Verheaghe : François, Angela, Vladimir, Alexis et les autres

Je pense que la politique de François Hollande, cautionnée tacitement par l'UMP (on entend très rarement, pour ne pas dire jamais, un désaccord sur le fond), est une véritable catastrophe de long terme, dans ses aspects économiques, sociaux, européens, diplomatiques et militaires. Rien ne va.


Eric Verheaghe (comme d'hab, c'est moi qui souligne):

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Merkollande: la France inaugure les chrysanthèmes allemandes

François Hollande ne quitte plus Angela Merkel. Après une rencontre à Strasbourg, en présence de Martin Schulz dimanche dernier, pour évoquer la question grecque, le couple franco-allemand s’est envolé pour Kiev puis pour Moscou pour tenter de « préserver la paix » en Europe. Si l’Europe ne vivait pas au bord du gouffre, cette idylle transrhénane prêterait à sourire. Le spectacle d’Angela Merkel emmenant François Hollande dans ses bagages a quelque chose de touchant. On ne sait plus si on est du côté du vieux couple qui parcourt l’Europe pour occuper sa retraite, ou du côté de la tournée internationale de la diva suivie de son fidèle assistant. Une chose est sûre en tout cas : la tournée s’exerce au bénéfice d’Angela Merkel et n’apporte rien de bon à la France.

Le moment le plus saisissant a peut-être été le dîner strasbourgeois dont rien ne devait transpirer, mais d’où une évidence est née: Tsipras n’y a gagné aucun répit ni aucune forme d’indulgence. Peut-être existait-il encore en Grèce des esprits naïfs parfaitement convaincus qu’un jour où l’autre François Hollande assumerait ses propos sur la lutte contre la finance ou sur le retour de la croissance en Europe. Ces derniers ne sont pourtant pas si éloignés: en juillet 2014 encore, François Hollande plaidait pour un plan européen de relance de 1300 milliards. Les faits montrent que l’enterrement en grande pompe de cette promesse n’empêche pas notre Président de dormir. Le plan Juncker a 300 milliards en poudre de perlimpinpin semble désormais suffire, joint aux 1.000 milliards de la BCE qui permettront d’acheter de la dette française.

Tsipras a naïvement cru, à peine élu, qu’il obtiendrait mieux de François Hollande, notamment un soutien à ses projets de lutte contre l’austérité allemande. Il a compris, à l’issue du dîner de Strasbourg, ce que les Français savent depuis mai 2012: il y a les paroles de François Hollande et il y a ses actes. Il est parfois difficile de trouver le lien entre les deux.

La loyauté, pour ne pas dire la subordination, de François Hollande à Angela Merkel ne seraient pas problématiques si elles se justifiaient par une vision raisonnable de l’économie européenne. La difficulté de l’exercice vient des extrêmes réserves que l’on peut avoir sur la question. La croissance en France n’est pas près de revenir dans un jeu où l’investissement public est réduit à la portion congrue et tout porte à croire aujourd’hui que 2015 confirmera l’enlisement économique du continent.

Même des patrons très libéraux ont signé une pétition, fin 2014, pour demander à l’Allemagne d’assouplir sa politique en matière d’investissement public : personne ne demande, bien entendu, de relancer la dépense publique improductive. En revanche, face au raidissement du marché, particulièrement visible pour ceux qui ne se laissent pas abuser par les prévisions fantaisistes de croissance, le bon sens est de desserrer le noeud qui se referme en se lançant dans les investissements qui feront l’économie de demain. Manifestement, François Hollande ne parvient pas à faire entendre ce langage de raison à Angela Merkel.

Plus inquiétant, la France s’est lancée dans un soutien à la politique allemande en Ukraine. Qu’Angela Merkel reprenne sans vergogne les habits de la Prusse en cherchant à grignoter le territoire russe n’est guère surprenant. Personne n’a de doute sur le fait que l’Allemagne imagine un bon relance de croissance dans une Ukraine sortie de l’orbite russe et qu’elle fera tout pour l’obtenir.

Cet affaiblissement de la Russie est une position hétérodoxe pour la diplomatie française. La France a toujours joué la Russie contre la Prusse. Cette politique fut même formalisée il y a cent ans par l’alliance franco-russe et son traité de 1892, qui avait achevé une sorte de ligue de la Russie, de la France et de l’Angleterre, contre l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie.

La folie de la construction communautaire consiste bien entendu à détourner le continent de ces grands équilibres d’antan, et à unir la France et l’Allemagne dans une aventure extrêmement dangereuse contre l’un de nos alliés naturels. La Russie ne veut pas entendre parler d’un basculement du géant ukrainien dans l’orbite occidentale. Elle s’y opposera, nous le savons, de toutes ses forces. Le rôle de François Hollande ne doit pas être de conforter Angela Merkel au nom de l’europhilie béate de l’énarchie française. Il doit être de la contre-balancer en mettant en perspective ce que l’Europe gagnera et ce qu’elle perdra dans cette logique d’affrontement.

Le couple franco-allemand, nous dit-on, est un élément essentiel de l’unité européenne. Le couple Merkozy avait, à sa manière, sauver l’euro en acceptant l’explosion temporaire des déficits publics pour faire face à la crise de 2008, puis la mise en place de mécanisme de solidarité européenne. On avait alors l’impression que la rigueur allemande était compensée par une sorte de générosité française. Le couple Merkollande fonctionne sur un autre principe: les deux membres du couple sont toujours d’accord surtout à la manière de la reine de coeur dans Alice au pays des merveilles qui impressionne tant son petit mari qu’il n’ose jamais rien contester.

On ne donne pas six mois à l’Europe pour tirer le bilan de cette politique.
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J'ai suffisamment écrit sur le Russie ces derniers temps pour que vous connaissiez mon point de vue.

Je suis très inquiet : les positions idéologiques à la Merkel-Obama-Hollande sont de celles qui mènent à la guerre façon 1914 : personne ne veut vraiment la guerre mais personne n'est vraiment prêt à faire les concessions qu'il faut pour l'empêcher. Et la guerre arrive par glissements successifs sur la pente savonneuse de l'escalade (image audacieuse, je le concède).

Je ne vois pas de raisons de changer mon analyse de l'année dernière, dont, hélas, on s'éloigne de plus en plus :

Mon point de vue sur l'Ukraine

Ukraine, que faire ?

Dans ce merdier, la France hollandiste ne remplit pas son rôle historique qui devrait être de se poser en modérateur et en médiateur. Mais cela suppose de la force et non de la mollesse, et alors là, la France hollandiste est à la rue. De quoi la France à terre pourrait-elle menacer la Russie, l'Allemagne ou les USA pour leur faire entendre raison ? De bouder ? De faire les gros yeux ? De hausser les sourcils ? De pleurer ?

Alors on reste à la remorque d'une politique bavarde et belliqueuse qui ressemble de plus en plus à de la folie furieuse.








vendredi, février 06, 2015

Daech et la banalisation de la violence dans la société occidentale

Daech et la banalisation de la violence dans la société occidentale

Je pense que la télé (et les jeux videos, mais restons sur la télé) est l'abrutissoir absolu. Je connais le discours « ça dépend de ce qu'on regarde ». Cet argument est une pauvre défense, du deuxième ordre.

Au premier ordre, la télévision est hypnotique, quel que soit le programme.

L'autre vérité est que cela arrange tout le monde : les abrutis y trouvent divertissement, au sens pascalien, qui leur évitent l'ennui et les questions sur la vie et la mort. Et nos gouvernants y trouvent un moyen aisé de contrôle de la population : pendant que les couillons sont devant la télé, ils ne lancent des cocktails molotov à tort et à travers.


Le cynisme le plus dégueulasse n'a jamais effrayé un socialiste, surtout lorsqu'il s'appelle François

De l'esprit du 11 janvier à la législative du Doubs : l'instrumentalisation de la République

« Dites-vous bien que lorsqu'un mauvais coup se mijote, il y a toujours une République à sauver » s'exclame Gabin dans le film Le Président. Que certains s'inquiètent, les Français connaissent leurs classiques.

Je n'en suis pas si sûr.

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Si l'esprit du 11 janvier existe …