OGM
«France d'après»
jeudi, août 01, 2013
mardi, juillet 30, 2013
Cabinet noir de l'Elysée et journalisme de connivence
Valeurs Actuelles révèle qu'un cabinet noir anti-Sarkozy de trois personnes oeuvre au palais de l'Elysée. Ces individus sont grassement payés par les moutontribuables pour travailler aux intérêts électoraux personnels du président (donc cela devrait être pris sur les frais de campagne, non ? Je blague : on sait bien que la pourriture et la malhonnêteté sont le quotidien des politiciens français).
Comme je regarde la politique française comme on regarde un cadavre en putréfaction, je ne suis évidemment nullement surpris. Tout juste puis-je faire remarquer que ces pratiques sont en total contradiction avec les promesses du candidat Hollande, mais, là encore, qui y a cru ?
En revanche, je suis beaucoup plus soucieux de la réaction très indulgente de la presse. Non pas que je pense la presse moins pourrie que la politique, elles marchent ensemble dans l'ignominie.
Mais la presse est véritablement le premier pouvoir, celui qui modèle les politiques sur le long terme, notamment par le choix des thèmes qu'elle met en avant ou, au contraire, qu'elle ignore. Sa défaillance est d'autant plus dommageable.
La seule chose qui me rassure est le discrédit qui touche la politique et la presse. Cela n'a pas encore de traduction concrète, mais les esprits sont prêts à autre chose. Espérons que cela sera pour le mieux.
Comme je regarde la politique française comme on regarde un cadavre en putréfaction, je ne suis évidemment nullement surpris. Tout juste puis-je faire remarquer que ces pratiques sont en total contradiction avec les promesses du candidat Hollande, mais, là encore, qui y a cru ?
En revanche, je suis beaucoup plus soucieux de la réaction très indulgente de la presse. Non pas que je pense la presse moins pourrie que la politique, elles marchent ensemble dans l'ignominie.
Mais la presse est véritablement le premier pouvoir, celui qui modèle les politiques sur le long terme, notamment par le choix des thèmes qu'elle met en avant ou, au contraire, qu'elle ignore. Sa défaillance est d'autant plus dommageable.
La seule chose qui me rassure est le discrédit qui touche la politique et la presse. Cela n'a pas encore de traduction concrète, mais les esprits sont prêts à autre chose. Espérons que cela sera pour le mieux.
Libellés :
classe jacassante,
La lie
dimanche, juillet 28, 2013
Je n'ai l'esprit ni radical ni gnostique
Le radicalisme où, de déduction logique, forcément logique, en déduction logique, on est censé arriver à la nature profonde, et bien évidemment cachée, des choses heurte ma conception de la politique, plus floue, plus évanescente, moins mécanique. Et plus libre.
De même pour la gnose. Face à un raisonnement de type gnostique, je perds tout intérêt. Le sens du monde est caché et seuls des initiés le connaissent. Comme c'est le genre de branlotage qui m'ennuie, je passe à autre chose avant même de m'en rendre compte.
L'addition du radicalisme et de la gnose suffit à m'éloigner.
De même pour la gnose. Face à un raisonnement de type gnostique, je perds tout intérêt. Le sens du monde est caché et seuls des initiés le connaissent. Comme c'est le genre de branlotage qui m'ennuie, je passe à autre chose avant même de m'en rendre compte.
L'addition du radicalisme et de la gnose suffit à m'éloigner.
Désespoir du socialisme : Bertez et Simmonot
L'article ci-dessous vaut, ne serait-ce que pour sa première phrase : «La mission des gouvernants socialistes est de produire du socialisme». C'est pour avoir oublié cette vérité fondamentale que beaucoup de Français se sont faits couillonner par le faux-tempéré Hollande.
Notre gouvernement est socialiste, c'est de cela que la France souffre.
Bruno Bertez explique très bien comment le gouvernement Hollande détruit méthodiquement l'économie de marché en appliquant à la lettre la définition reaganienne du socialisme : «Si ça bouge, taxe. Si ça bouge encore, réglemente. Si ça ne bouge plus, subventionne».
Le logement est le summum de cette logique mortifère : les hommes de l'Etat tuent l'offre de logement à coups de règlements et d'impôts et ensuite, la bouche en coeur, ils viennent se présenter comme les sauveurs avec des incitations fiscales.
Après le logement et l'investissement, le gouvernement s'attaque aux emplois vacants... Avec la même ignorance des bases du marché
Une autre phrase très importante de Bertez : la France est un pays de tradition dévaluationniste car cela permet de faire semblant de ne pas choisir un camp plutôt que l'autre dans un pays en guerre civile permanente, lutte des classes et compagnie. C'est très important car je crois que c'est la raison fondamentale de la dette publique : l'incapacité des politiciens à demander les efforts là où ils doivent être faits dans un relatif consensus pour le bien du pays. Comme il n'y a pas de consensus pour le bien du pays, on laisse filer les déficits, d'autant plus qu'on gagne les élections avec.
Et cet article de Simmonot, faisant le parallèle entre la mauvaise foi de François 1er désargenté et nos gouvernants :
Quand la France torturait et tuait ses ministres des Finances qui avaient échoué
Ces salopards de communicants essaient de nous faire croire qu'une campagne électorale n'est qu'une bataille d'images. C'est faux, c'est une tromperie manifeste : les mots et les idées, ça compte.
François Hollande est socialiste, il n'est pas libéral, il n'est pas conservateur, il n'est pas légitimiste, il n'est pas orléaniste, il est SOCIALISTE ! Cela signifie qu'il n'a pas une philosophie politique différant fondamentalement de celle de Lénine, Pol-Pot ou Mao. Bien sûr, les méthodes et le caractère ne sont pas les mêmes. Mais quand il s'agit d'envisager les rapports de l'Etat à l'individu, par exemple, il n'a pas d'incompatibilité fondamentale avec ces bienfaiteurs de l'humanité. Et, à en croire les communicants, cette information serait anecdotique ?
Notre gouvernement est socialiste, c'est de cela que la France souffre.
Bruno Bertez explique très bien comment le gouvernement Hollande détruit méthodiquement l'économie de marché en appliquant à la lettre la définition reaganienne du socialisme : «Si ça bouge, taxe. Si ça bouge encore, réglemente. Si ça ne bouge plus, subventionne».
Le logement est le summum de cette logique mortifère : les hommes de l'Etat tuent l'offre de logement à coups de règlements et d'impôts et ensuite, la bouche en coeur, ils viennent se présenter comme les sauveurs avec des incitations fiscales.
Après le logement et l'investissement, le gouvernement s'attaque aux emplois vacants... Avec la même ignorance des bases du marché
Une autre phrase très importante de Bertez : la France est un pays de tradition dévaluationniste car cela permet de faire semblant de ne pas choisir un camp plutôt que l'autre dans un pays en guerre civile permanente, lutte des classes et compagnie. C'est très important car je crois que c'est la raison fondamentale de la dette publique : l'incapacité des politiciens à demander les efforts là où ils doivent être faits dans un relatif consensus pour le bien du pays. Comme il n'y a pas de consensus pour le bien du pays, on laisse filer les déficits, d'autant plus qu'on gagne les élections avec.
Et cet article de Simmonot, faisant le parallèle entre la mauvaise foi de François 1er désargenté et nos gouvernants :
Quand la France torturait et tuait ses ministres des Finances qui avaient échoué
Ces salopards de communicants essaient de nous faire croire qu'une campagne électorale n'est qu'une bataille d'images. C'est faux, c'est une tromperie manifeste : les mots et les idées, ça compte.
François Hollande est socialiste, il n'est pas libéral, il n'est pas conservateur, il n'est pas légitimiste, il n'est pas orléaniste, il est SOCIALISTE ! Cela signifie qu'il n'a pas une philosophie politique différant fondamentalement de celle de Lénine, Pol-Pot ou Mao. Bien sûr, les méthodes et le caractère ne sont pas les mêmes. Mais quand il s'agit d'envisager les rapports de l'Etat à l'individu, par exemple, il n'a pas d'incompatibilité fondamentale avec ces bienfaiteurs de l'humanité. Et, à en croire les communicants, cette information serait anecdotique ?
samedi, juillet 27, 2013
C'est complexe de décomplexifier
C'est complexe de décomplexifier
Excellent article qui traduit et explique ce que vivent la plupart des salariés de grands groupes que je connais. C'est à relier avec la trahison des chefs.
Qu'est-ce qu'ils préfèrent : être chef avec un salaire de chef ou être clerc de notaire avec un salaire de chef ? Bien évidemment, la seconde solution.
Excellent article qui traduit et explique ce que vivent la plupart des salariés de grands groupes que je connais. C'est à relier avec la trahison des chefs.
Qu'est-ce qu'ils préfèrent : être chef avec un salaire de chef ou être clerc de notaire avec un salaire de chef ? Bien évidemment, la seconde solution.
Economie : la leçon anglaise
Economie : la leçon anglaise
Vous connaissez mon vieux fantasme : que la France devienne un paradis fiscal, aussi prospère que la Suisse ou Singapour.
C'est économiquement possible. Les obstacles sont dans les têtes et dans les palais de république.
Vous connaissez mon vieux fantasme : que la France devienne un paradis fiscal, aussi prospère que la Suisse ou Singapour.
C'est économiquement possible. Les obstacles sont dans les têtes et dans les palais de république.
vendredi, juillet 26, 2013
Eclisse et damnation
Comme chacun y va de sa théorie sur internet à propos du déraillement de Brétigny (généralement pour démontrer le sabotage), moi aussi je participe, mais comme je suis plus timoré (ou plus sage !) que tous ceux qui affirment savoir, cela sera sous forme de questions.
Les doutes tournent autour d'une fameuse éclisse.
En préliminaire, le réseau ferré français compte 30 000 km de voies, donc cela fait plusieurs centaines de milliers d'éclisses. Et s'il l'on se limite au réseau européen pour cause de similarité des techniques, plusieurs millions.
En cherchant rapidement, je n'ai pas trouvé d'accident ferroviaire en Europe depuis cinquante ans du à une rupture d'éclisse.
Donc un événement qui a une chance sur plusieurs millions de se produire en cinquante ans suffit à expliquer l'accident.
Par exemple, quand on me dit «Il est absolument impossible que les six boulons d'une éclisse se dévissent naturellement», je réponds «Même avec une probabilité de 10-6 sur cinquante ans ?».
Il est plus facile d'être affirmatif quand on ne réfléchit pas ! Des boulons qui se dévissent par vibrations, c'est tout de même un grand classique.
Voici mes questions :
En quelles circonstances cette éclisse a-t-elle été posée ?
Y a-t-il des facteurs augmentant les risques de malfaçon ? (personnel intérimaire ou jeune embauché, mésentente dans l'équipe, désorganisation des travaux, ...)
Comment démonte-on une éclisse ? Avec quels outils ?
Les boulons ont-ils été retrouvés ? Dans quel état ? C'est le point fondamental : si on retrouve les boulons dans un état raisonnable, il est assez facile de déduire leur mode de desserrement.
Quelle est la distance entre l'éclisse et l'aiguillage ? Quelle trajectoire a suivi la fameuse éclisse ?
De quand date la dernière inspection des voies ?
A-t-on vu des gens à proximité des voies avant l'accident ?
Le gouvernement s'est empressé de disqualifier le sabotage parce que c'est une hypothèse crédible dans la France de 2013, sinon il n'aurait pas eu besoin de prendre les devants.
Je suis plutôt un partisan de l'hypothèse sabotage. Cependant, il me paraît hasardeux de franchir le pas à coup de «il est évident que ...».
Les doutes tournent autour d'une fameuse éclisse.
En préliminaire, le réseau ferré français compte 30 000 km de voies, donc cela fait plusieurs centaines de milliers d'éclisses. Et s'il l'on se limite au réseau européen pour cause de similarité des techniques, plusieurs millions.
En cherchant rapidement, je n'ai pas trouvé d'accident ferroviaire en Europe depuis cinquante ans du à une rupture d'éclisse.
Donc un événement qui a une chance sur plusieurs millions de se produire en cinquante ans suffit à expliquer l'accident.
Par exemple, quand on me dit «Il est absolument impossible que les six boulons d'une éclisse se dévissent naturellement», je réponds «Même avec une probabilité de 10-6 sur cinquante ans ?».
Il est plus facile d'être affirmatif quand on ne réfléchit pas ! Des boulons qui se dévissent par vibrations, c'est tout de même un grand classique.
Voici mes questions :
En quelles circonstances cette éclisse a-t-elle été posée ?
Y a-t-il des facteurs augmentant les risques de malfaçon ? (personnel intérimaire ou jeune embauché, mésentente dans l'équipe, désorganisation des travaux, ...)
Comment démonte-on une éclisse ? Avec quels outils ?
Les boulons ont-ils été retrouvés ? Dans quel état ? C'est le point fondamental : si on retrouve les boulons dans un état raisonnable, il est assez facile de déduire leur mode de desserrement.
Quelle est la distance entre l'éclisse et l'aiguillage ? Quelle trajectoire a suivi la fameuse éclisse ?
De quand date la dernière inspection des voies ?
A-t-on vu des gens à proximité des voies avant l'accident ?
Le gouvernement s'est empressé de disqualifier le sabotage parce que c'est une hypothèse crédible dans la France de 2013, sinon il n'aurait pas eu besoin de prendre les devants.
Je suis plutôt un partisan de l'hypothèse sabotage. Cependant, il me paraît hasardeux de franchir le pas à coup de «il est évident que ...».
En 1975, on pouvait ...
Suite à ce billet sur Bourdouleix (mais cela aurait pu concerner aussi ce billet sur les plaisirs affadis), un commentaire nous renvoie vers le lien :
Liberty Slipping: 10 Things You Could Do in 1975 That You Can't Do Now
Ce site dresse une liste (non exhaustive) de choses qu'on pouvait légalement et simplement faire en 1975 et qui sont devenues illégales ou très compliquées. Cet article est américain mais pas besoin de vous faire un dessin : en France, et plus généralement en Europe, on peut dresser exactement le même genre de liste.
Inversement, la liste des choses qui sont devenues légales ou faciles (pour des raisons administratives ou juridiques, pas à cause du progrès technique) est plus courte. Surtout, elle ne concerne quasiment que le sexe, que la dissolution des moeurs, la dépravation facilitée.
Tout se passe comme si on voulait infantiliser les gens : on restreint leurs libertés, sauf, pour les consoler, celle de jouer au docteur.
La rupture philosophique entre un Georges Pompidou demandant qu'on cesse d'emmerder les Français et une Marisol Touraine qui cherche à les emmerder un maximum (pour leur bien, évidemment) est flagrante.
La question fondamentale : pourquoi les gens se sont-ils laissés faire ? Trop de confort, perte du goût pour la liberté, grignotage, syndrome de la grenouille dans le mixer ... Je m'interroge.
Réciproquement, comment les dirigeants sont-ils venus à se penser d'essence supérieure, tout à fait légitimes à régenter la vie de l'homme de la rue dans ses moindres détails ? Il ne serait jamais venu à l'idée de louis XIV de décider ce que les Français avaient le droit de boire, de fumer ou de dire. Pourquoi est-ce que ça vient à l'idée d'une Taubira ou d'une Belkacem ?
Si vous connaissez un bon livre sur la question, ça m'intéresse.
Liberty Slipping: 10 Things You Could Do in 1975 That You Can't Do Now
Ce site dresse une liste (non exhaustive) de choses qu'on pouvait légalement et simplement faire en 1975 et qui sont devenues illégales ou très compliquées. Cet article est américain mais pas besoin de vous faire un dessin : en France, et plus généralement en Europe, on peut dresser exactement le même genre de liste.
Inversement, la liste des choses qui sont devenues légales ou faciles (pour des raisons administratives ou juridiques, pas à cause du progrès technique) est plus courte. Surtout, elle ne concerne quasiment que le sexe, que la dissolution des moeurs, la dépravation facilitée.
Tout se passe comme si on voulait infantiliser les gens : on restreint leurs libertés, sauf, pour les consoler, celle de jouer au docteur.
La rupture philosophique entre un Georges Pompidou demandant qu'on cesse d'emmerder les Français et une Marisol Touraine qui cherche à les emmerder un maximum (pour leur bien, évidemment) est flagrante.
La question fondamentale : pourquoi les gens se sont-ils laissés faire ? Trop de confort, perte du goût pour la liberté, grignotage, syndrome de la grenouille dans le mixer ... Je m'interroge.
Réciproquement, comment les dirigeants sont-ils venus à se penser d'essence supérieure, tout à fait légitimes à régenter la vie de l'homme de la rue dans ses moindres détails ? Il ne serait jamais venu à l'idée de louis XIV de décider ce que les Français avaient le droit de boire, de fumer ou de dire. Pourquoi est-ce que ça vient à l'idée d'une Taubira ou d'une Belkacem ?
Si vous connaissez un bon livre sur la question, ça m'intéresse.
jeudi, juillet 25, 2013
Les vraies raisons de l'exécution politique de Bourdouleix
Si l'article ci-dessous est véridique, on constate une fois de plus que les «gentilles» loi Pleven, Gayssot, Taubira et cie sont des instruments d'arbitraire, de terreur et d'exécution aux mains des sectateurs du politiquement correct pour régler des comptes pas toujours très nets :
Les vraies raisons de l'exécution politique de Bourdouleix
Heureusement, cette cabale bien-pensante n'empêchera pas Bourdouleix d'être ré-élu, peut-être triomphalement, maire puis député.
En effet, si la classe jacassante suit dans l'indignation bruyante comme un chien bien dressé, le public paraît beaucoup plus réservé : tout ce qui est excessif est insignifiant.
Les vraies raisons de l'exécution politique de Bourdouleix
Heureusement, cette cabale bien-pensante n'empêchera pas Bourdouleix d'être ré-élu, peut-être triomphalement, maire puis député.
En effet, si la classe jacassante suit dans l'indignation bruyante comme un chien bien dressé, le public paraît beaucoup plus réservé : tout ce qui est excessif est insignifiant.
mercredi, juillet 24, 2013
Le problème de la parole publique
Voici le commentaire d'un lecteur :
******************
A lire tous les commentaires sur les mensonges politiques et manip d'opinions en tous genres par les médias depuis le début de l'année (Cahuzac, Guéant, Méric, Brétigny, Trappes, Mur des cons, Manif pour tous, RER D, l'emprisonnement de Nicolas...), j'observe un raz le bol général des internautes. Je ne sais pas comment cela va se traduire réellement dans les urnes mais il est quasiment acquis qu'un grand chamboulement politique est en route.
******************
Je suis en désaccord.
Il y a une surestimation d'internet. Comme le dit très bien P. Nemo, ce qui compte, c'est la parole publique, la parole que tout le monde sait que tout le monde sait, ce qu'on ne peut prétendre ignorer. Concrètement, c'est ce qui passe à la télé.
Internet peut être un outil de communication et d'organisation, oui. D'évolution politique ? Non.
Si ça ne passe pas à la télé, ça ne compte pas politiquement, ça n'existe pas.
Bien sûr, il y a des mouvements sur internet, comme les Pigeons, qui finissent par accéder à une existence télévisuelle. Mais c'est filtré un maximum : un truc très célèbre sur internet fait trente secondes à la télé.
L'exemple du printemps arabe ne dément pas cette analyse : les pouvoirs attaques étaient déjà discrédités et vieillissants. Internet n'a pas joué un grand rôle dans leur discrédit.
Il suffit de regarder autour de soi : par exemple, l'immigration est un problème qui préoccupe les Français depuis des décennies. On s'accroche éventuellement sur des effets collatéraux (prières de rue, émeutes, voile, etc.), mais la question «Y a-t-il trop d'immigrés en France ?» n'est jamais posée publiquement de manière claire (dès que quelqu'un tente d'aborder le sujet, le débat est étouffé par les anathèmes), on peut donc faire comme si cette question ne se posait pas, n'existait pas, alors qu'elle est centrale, que c'est LA question (demography is destiny, comme disent les rosbeefs).
Autre exemple : les statistiques de délinquance sont alarmantes, mais tant qu'elles ne font pas la une des journaux, c'est, sur la scène politique, comme si elles n'existaient pas.
Or, ces deux sujets sont amplement débattus sans tabous sur internet.
L'utilité d'internet est de dévoiler, au milieu d'un brouillard de théories tordues et de propos douteux (on trouve vraiment à boire et à manger sur internet), les mensonges des bonimenteurs. Le système actuel étant le règne des bonimenteurs, ce travail de sape est utile. Mais qu'il débouche sur des changements politiques importants, je n'y crois pas.
Il faudra encore beaucoup de temps et de malheurs, pour que le système s'écroule sous le poids du discrédit. A mon avis, le naufrage financier sera plus rapide que la révolution politique
Ca se passe en France
Brive : militaires contre racaille
J'aime beaucoup les «bases de l'économie politique corrézienne», unissant Hollande et Chirac, évoquées avec humour par un des intervenants :
Les Experts du 19 juillet 2013
Bien sûr, cette théorie économique corrézienne tient en une phrase : «Bah ! Y aura toujours quelqu'un pour nous prêter de l'argent et il suffit d'attendre la remontée du cycle économique sans bouger».
J'aime beaucoup les «bases de l'économie politique corrézienne», unissant Hollande et Chirac, évoquées avec humour par un des intervenants :
Les Experts du 19 juillet 2013
Bien sûr, cette théorie économique corrézienne tient en une phrase : «Bah ! Y aura toujours quelqu'un pour nous prêter de l'argent et il suffit d'attendre la remontée du cycle économique sans bouger».
mardi, juillet 23, 2013
Le plaisir du latin
Le dépérissement de ce qu'on appelait jadis les humanités n'est évidemment pas le fait du hasard. L'école a désormais pour mission de fabriquer des crétins. Bien sûr, cette mission de décivilisation est habillée de mots moins crus et moins honnêtes, mais il suffit d'analyser le discours officiel pour comprendre. Point besoin d'être un exégète chevronné.
Tout ce qui est dépaysement, ouverture d'esprit, recul, réflexion, est sévèrement condamné par notre système éducatif soviétique. Je ne parle pas là des pseudo-débats, qui sont des discutailleries oiseuses, destinées à formater les élèves aux conclusions écrites d'avance par le politiquement correct. J'évoque un vrai travail sur soi de décentrement, aux résultats imprévisibles, dépendants de la personnalité des élèves.
Il convient donc de barrer l'accès, passivement ou activement, aux matières qui pourraient sortir les élèves de leur crétinerie. Les langues dites mortes ayant uniquement ce rôle (criminel, du point de vue du Système) de mise en perspective, il est normal qu'elles aient été les premières victimes de l'entreprise de crétinisation officielle. D'autant, atrocité supplémentaire, qu'elles disent nos racines. Enraciner un élève, quelle horreur ! L'histoire a commencé en 1981, en 1933, au pire en 1789, mais certainement pas plus loin. Homère, Remus et Romulus, Virgile, Saint Augustin ? Et puis quoi encore ?
J'ai fait du latin de la sixième au bac, au point que ce fut ma seconde langue à cette épreuve qui avait encore un sens.
Je n'étais pas un grand passionné, d'autres choses me préoccupaient, mais aujourd'hui, avec vingt-cinq ans de recul, le latin me manque. Dans mes fantasmes de temps libre (si je gagnais au Loto, si j'étais à la retraite, ...), reprendre l'étude du latin est en tête.
La particularité du latin, ce qui en fait le plaisir profond, est d'être une langue étrangère non pas dans l'espace mais dans le temps. C'est à la fois nous, notre héritage, et une autre civilisation.
Ensuite, cette langue est un jeu : elle est familière mais sa structure est différente. Elle rassure et déroute à la fois.
Elle parle souvent de notions disparues : la loi, l'honneur, la gloire, les plaisirs des champs ... En plus, c'est une langue universelle. Pour les catholiques. Ce qui ajoute aux raisons d'en décourager l'enseignement.
Je suis navré qu'on prive, à dessein -je le répète, la jeunesse de cette évasion.
Heureusement, tout n'est pas perdu : les jeunes ignorent le latin mais savent manier un smart phone. C'est l'essentiel, non ?
Voici un site qui essaie de réparer les dégâts : la question du latin.
Tout ce qui est dépaysement, ouverture d'esprit, recul, réflexion, est sévèrement condamné par notre système éducatif soviétique. Je ne parle pas là des pseudo-débats, qui sont des discutailleries oiseuses, destinées à formater les élèves aux conclusions écrites d'avance par le politiquement correct. J'évoque un vrai travail sur soi de décentrement, aux résultats imprévisibles, dépendants de la personnalité des élèves.
Il convient donc de barrer l'accès, passivement ou activement, aux matières qui pourraient sortir les élèves de leur crétinerie. Les langues dites mortes ayant uniquement ce rôle (criminel, du point de vue du Système) de mise en perspective, il est normal qu'elles aient été les premières victimes de l'entreprise de crétinisation officielle. D'autant, atrocité supplémentaire, qu'elles disent nos racines. Enraciner un élève, quelle horreur ! L'histoire a commencé en 1981, en 1933, au pire en 1789, mais certainement pas plus loin. Homère, Remus et Romulus, Virgile, Saint Augustin ? Et puis quoi encore ?
J'ai fait du latin de la sixième au bac, au point que ce fut ma seconde langue à cette épreuve qui avait encore un sens.
Je n'étais pas un grand passionné, d'autres choses me préoccupaient, mais aujourd'hui, avec vingt-cinq ans de recul, le latin me manque. Dans mes fantasmes de temps libre (si je gagnais au Loto, si j'étais à la retraite, ...), reprendre l'étude du latin est en tête.
La particularité du latin, ce qui en fait le plaisir profond, est d'être une langue étrangère non pas dans l'espace mais dans le temps. C'est à la fois nous, notre héritage, et une autre civilisation.
Ensuite, cette langue est un jeu : elle est familière mais sa structure est différente. Elle rassure et déroute à la fois.
Elle parle souvent de notions disparues : la loi, l'honneur, la gloire, les plaisirs des champs ... En plus, c'est une langue universelle. Pour les catholiques. Ce qui ajoute aux raisons d'en décourager l'enseignement.
Je suis navré qu'on prive, à dessein -je le répète, la jeunesse de cette évasion.
Heureusement, tout n'est pas perdu : les jeunes ignorent le latin mais savent manier un smart phone. C'est l'essentiel, non ?
Voici un site qui essaie de réparer les dégâts : la question du latin.
Patinage lexicographique : les nazis et les fascistes ont disparu depuis 70 ans ? Pas grave, les socialistes les ré-inventent tous les jours
Je rappelle ce fait historique indéniable : les nazis et les fascistes ont totalement disparu de la scène politique depuis 70 ans. S'il en est resté des nostalgies et quelques individus, c'est à l'état de traces insignifiantes, folkloriques, sans influence politique.
Voilà pour la réalité. Mais, nous le savons, la particularité des gauchistes est d'être ennemis de la réalité. Les fascistes et les nazis ayant disparu, ils les ré-inventent tous les jours.
C'est d'ailleurs vachement pratique d'inventer soi-même ses ennemis car on peut leur donner la forme qui nous arrange. En l'occurrence, pour un gauchiste, «fasciste» signifie «tout ce qui n'est pas de gauche». Tout ce qui n'est pas nous est infame. Pratique, non ?
Bien sûr, il y des nuances : d'un coté, les «vrais» fascistes, Le Pen et compagnie, de l'autre, ceux qui sont paralysés par le soupçon permanent de «dérive fascisante», la fausse droite qui fait dans sa culotte devant la gauche froceuse de sourcils. C'est du terrorisme intellectuel.
Qu'une ficelle si grossière fonctionne est un sujet d'étonnement permanent.
Comme d'habitude, le problème est dans la fausse droite : que la gauche soit enfoirée, c'est dans sa nature. Mais que la droite ne la renvoie pas systématiquement dans ses buts (goulag, Staline, Pol Pot, Cuba, Corée du Nord, ...) est écoeurant de lâcheté et de .
A propos de l'«affaire Bourdouleix», ces enculés de journalistes sont passés d'une diversion (les Roms par rapport au Grand Remplacement) à la diversion d'une diversion (les propos de Bourdouleix), anecdote dérisoire. Ce n'est plus du journalisme, c'est de l'«anecdotisme». Et les politiciens, bien contents de détourner l'attention de leur impuissance volontaire, embrayent comme un seul homme. Je ne sais pas si Bourdouleix est un sage, mais cela rappelle tout de même furieusement le dicton «Quand le sage montre la lune, les imbéciles regardent le doigt». Quand le maire dénonce le comportement des Roms, les imbéciles dissèquent sa manière de le dire (avec la plus grande mauvaise foi, puisqu'il apparaît tout de même que des Roms ou leurs défenseurs faisaient le salut nazi, mais ça, c'est anodin, seuls les propos du maire sont graves).
C'est toujours le fétichisme des mots et la police de la pensée : on trouve «inadmissible», «inacceptable», «à sanctionner avec la plus grande rigueur» une phrase. Par contre, ce qui se passe tous les jours en France, les territoires perdus, l'ordre bafoué, les lois mises à l'épreuve, ça, c'est admissible et acceptable, ne mérite pas d'être sanctionné avec la plus grande rigueur ?
Un dangereux débat sur les Roms risque de s'instaurer ? Paf, on y coupe court en montant en épingle une déclaration provocatrice sans intérêt et en occupant toute la place avec : la déclaration, sa dissection, les contre-déclarations, les contre-contre-déclarations ... Oubliés, les romanichels.
La classe jacassante a bien compris que le point d'attaque essentiel, le schwerpunkt, comme disent les militaires allemands, c'est de ne pas laisser d'espace médiatique à une rÈflexion non-politiquement correcte. Saturer l'espace médiatique avec n'importe quoi, avec des idioties, avec les pires imbécillités, mais, surtout, surtout, ne pas laisser la vraie opposition au système en placer une, la cantonner dans des sites internet, car ce n'est pas de la parole publique (la parole que personne ne peut prétendre ignorer).
Et après, ces gens feront les étonnés devant le cinglant mépris qui les frappe.
Voilà pour le constat, mais que faire ?
User et discréditer la classe jacassante, ne pas la laisser en paix, ne rien laisser passer, faire entendre notre voix même petite.
Libellés :
classe jacassante,
dictature du Bien
A l'occasion du «Royal Baby»
On peut penser ce qu'on veut de la famille royale anglaise. Mais tous les hommes et certaines femmes, dont la reine, y ont fait leur service militaire, quelquefois en zone de guerre.
Combien de politiciens français ou de leurs rejetons peuvent en dire autant ?
«Servir» est devenu «se servir». N'est-ce pas, Fabius junior ? Hollande junior ? Etc.
Libellés :
conservatisme à l'anglaise
lundi, juillet 22, 2013
Les juges en patinage artistique, les experts du dérapage, ont encore frappé
Un maire évoque Hitler face à la présence de gens du voyage
Et pendant ce temps, il y a des émeutes ethnico-religieuses («On en a marre que les politiques ici veuillent 'blanchiser' la ville») à Trappes. Et pendant ce temps, les Français ne supportent plus les Romanichels, qui ont un mode de vie incompatible avec la France.
Mais il ne faut pas en parler : c'est moins grave que les propos marmonnés par le maire de Trifoullis-les-calbutes.
Si les Français n'ont pas compris que la classe jacassante les prend pour des cons, c'est à désespérer !
Et pendant ce temps, il y a des émeutes ethnico-religieuses («On en a marre que les politiques ici veuillent 'blanchiser' la ville») à Trappes. Et pendant ce temps, les Français ne supportent plus les Romanichels, qui ont un mode de vie incompatible avec la France.
Mais il ne faut pas en parler : c'est moins grave que les propos marmonnés par le maire de Trifoullis-les-calbutes.
Si les Français n'ont pas compris que la classe jacassante les prend pour des cons, c'est à désespérer !
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dimanche, juillet 21, 2013
La Côte Saint Jacques (Joigny)
Un trois étoiles au Michelin à 100 € par personne, boissons comprises (apéritif, vin, café, eau), ça ne se refuse pas. C'était un menu spécial pilotes à l'occasion de la fête de l'aéroclub de Joigny, où le chef est pilote !
Nous ne sommes pas déçus d'avoir sauté sur l'occasion.
Comme d'habitude, dans ce genre de restaurant, ce que vous avez dans l'assiette est tellement complexe que si vous ne notez pas immédiatement, vous oubliez la moitié. Donc, la description ci-dessous est partielle et ne rend pas honneur au menu.
La seule solution, mais j'y pense toujours trop tard, est de prendre des photos et des notes.
Entrée : le meilleur : des jambonneaux de cuisses de grenouilles frits servis dans une nage de betteraves rouges avec une mousse de je ne sais plus quoi toute blanche. Visuellement étonnant et très bon à manger.
Poisson : aile de raie lait de coco et gingembre. C'est le plat qui nous a paru le plus commun, le moins recherché. Tout est relatif.
Viande : râble de lapin, épaule confite et risotto de pois gourmands, sauce je ne sais plus quoi. Moi qui n'aime pas trop le lapin, je n'ai rien laissé, j'aurais bien mangé l'assiette tellement c'était bon.
Fromage (quand je vous dis que ce menu est une trouvaille)
Dessert : sobre et élégant : Glace à la rose dans des pétales de rose cristallisées au sucre, accompagnée d'une salade fruits rouges. Ca reconstituait un bouton de rose, c'était bin joli.
Et puis, il y a la qualité de la cuisine de ces grands restaurants : deux ou trois classiques, qui ont fait la célébrité du chef, sont en permanence à la carte. Mais le reste change souvent, en fonction des inspirations, de la saison, des arrivages. C'est du frais, travaillé sur place. Plus tous les amuse-bouche et les entre-plats, qui sont quelquefois encore plus étonnant que les plats (là, par exemple, j'ai noté un cannelloni fait avec une lame de carotte enroulée sur une crème au citron. Par 30° à l'ombre, c'est très frais).
Le cadre est assez étrange, puisque la construction est récente sans que le style soit moderne, mais c'est tout à fait accueillant. Il y a un ascenseur, plaqué en cuivre, assez déconcertant : on prend l'apéritif sur la terrasse et on va manger en dessous. La position surplombant l'Yonne est charmante.
Le service est impeccable. Les petites attentions du personnel, comme de venir nous chercher à l'aérodrome ou de nous installer dans la bibliothèque pour le café, sont bien agréables.
Bilan général : la cuisine est de très haute qualité, nette, sans esbroufe, ne cherche pas à épater le chaland. L'ambiance est moins guindée et plus agréable que les équivalents parisiens. Et moins cher (même sans les faveurs légitimement dues aux pilotes !).
Cote Saint Jacques
Michelin
Nous ne sommes pas déçus d'avoir sauté sur l'occasion.
Comme d'habitude, dans ce genre de restaurant, ce que vous avez dans l'assiette est tellement complexe que si vous ne notez pas immédiatement, vous oubliez la moitié. Donc, la description ci-dessous est partielle et ne rend pas honneur au menu.
La seule solution, mais j'y pense toujours trop tard, est de prendre des photos et des notes.
Entrée : le meilleur : des jambonneaux de cuisses de grenouilles frits servis dans une nage de betteraves rouges avec une mousse de je ne sais plus quoi toute blanche. Visuellement étonnant et très bon à manger.
Poisson : aile de raie lait de coco et gingembre. C'est le plat qui nous a paru le plus commun, le moins recherché. Tout est relatif.
Viande : râble de lapin, épaule confite et risotto de pois gourmands, sauce je ne sais plus quoi. Moi qui n'aime pas trop le lapin, je n'ai rien laissé, j'aurais bien mangé l'assiette tellement c'était bon.
Fromage (quand je vous dis que ce menu est une trouvaille)
Dessert : sobre et élégant : Glace à la rose dans des pétales de rose cristallisées au sucre, accompagnée d'une salade fruits rouges. Ca reconstituait un bouton de rose, c'était bin joli.
Et puis, il y a la qualité de la cuisine de ces grands restaurants : deux ou trois classiques, qui ont fait la célébrité du chef, sont en permanence à la carte. Mais le reste change souvent, en fonction des inspirations, de la saison, des arrivages. C'est du frais, travaillé sur place. Plus tous les amuse-bouche et les entre-plats, qui sont quelquefois encore plus étonnant que les plats (là, par exemple, j'ai noté un cannelloni fait avec une lame de carotte enroulée sur une crème au citron. Par 30° à l'ombre, c'est très frais).
Le cadre est assez étrange, puisque la construction est récente sans que le style soit moderne, mais c'est tout à fait accueillant. Il y a un ascenseur, plaqué en cuivre, assez déconcertant : on prend l'apéritif sur la terrasse et on va manger en dessous. La position surplombant l'Yonne est charmante.
Le service est impeccable. Les petites attentions du personnel, comme de venir nous chercher à l'aérodrome ou de nous installer dans la bibliothèque pour le café, sont bien agréables.
Bilan général : la cuisine est de très haute qualité, nette, sans esbroufe, ne cherche pas à épater le chaland. L'ambiance est moins guindée et plus agréable que les équivalents parisiens. Et moins cher (même sans les faveurs légitimement dues aux pilotes !).
Cote Saint Jacques
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L'anormalien
L'anormalien
C'est bien, en France, d'avoir des grands causeurs, mais des grands faiseux, ça serait pas mal non plus.
C'est bien, en France, d'avoir des grands causeurs, mais des grands faiseux, ça serait pas mal non plus.
Autrefois, les plaisirs de la vie étaient plus forts
Philosophant de comptoir avec un ami, évoquant les interdictions de fumer, de stationner, de rouler vite, de piloter où on veut etc. qui entravent nos vies, nous constatâmes qu'autrefois les plaisirs de la vie étaient plus forts et les libertés plus grandes.
Les gens étaient mieux habillés et les mariages duraient trois jours.
On pourrait multiplier les comparaisons. Je ne pense pas que cela soit seulement une poussée de nostalgie de vieux cons.
Bien sûr, la guerre, la maladie, l'accident et la mort étaient plus présents. Ce n'est pas contradictoire.
Nous sommes en quelque sorte devant le dilemme d'Achille revisité : voulons nous une vie courte et intense ou une vie longue et morne ?
Comme nous ne croyons plus en rien de spirituel, que nous célébrons le culte du matérialisme, nous plaçons notre vie biologique au-dessus de toute autre considération. C'est pourquoi nous choisissons collectivement une vie longue et morne.
Autrement dit, entre une vie de chevalier et une vie de cheval, nous avons choisi la seconde, nous avons choisi l'animalité contre la civilisation. Comme disait Philippe Muray, nous allons vers des lendemains qui rampent.
Il est donc dans l'ordre des choses que l'on bride les plaisirs typiquement humains. Un boeuf à l'étable n'a jamais ressenti le besoin de fumer un havane après le déjeuner.
Les gens étaient mieux habillés et les mariages duraient trois jours.
On pourrait multiplier les comparaisons. Je ne pense pas que cela soit seulement une poussée de nostalgie de vieux cons.
Bien sûr, la guerre, la maladie, l'accident et la mort étaient plus présents. Ce n'est pas contradictoire.
Nous sommes en quelque sorte devant le dilemme d'Achille revisité : voulons nous une vie courte et intense ou une vie longue et morne ?
Comme nous ne croyons plus en rien de spirituel, que nous célébrons le culte du matérialisme, nous plaçons notre vie biologique au-dessus de toute autre considération. C'est pourquoi nous choisissons collectivement une vie longue et morne.
Autrement dit, entre une vie de chevalier et une vie de cheval, nous avons choisi la seconde, nous avons choisi l'animalité contre la civilisation. Comme disait Philippe Muray, nous allons vers des lendemains qui rampent.
Il est donc dans l'ordre des choses que l'on bride les plaisirs typiquement humains. Un boeuf à l'étable n'a jamais ressenti le besoin de fumer un havane après le déjeuner.
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