J'en ai vraiment ma claque, sur ce sujet et sur d'autres, de la médiocrité de la presse française. J'ai honte.
Comme le dit le début de l'article, on nous présente les événement comme le concours d'aboiements de deux excités. On ne pourrait faire une analyse plus nulle. C'est à croire que les journalistes français font une compétition pour savoir qui sera le plus con ... et il y a de la ressource.
Et on note le silence assourdissant de la France et du machin bruxellois, preuve, s'il en fallait, que nous ne comptons plus. Au fait, je croyais que notre nouveau président était un croisement de Jésus et de Superman, étrange qu'il n'ait pas encore sauvé le monde (bon, il a mollement soutenu Trump, c'est déjà ça).
On trouve tout de même cela dans le Figaro :
Trump, Kim Jong-un et la Chine : les clés d'un bras de fer
************
Kim Jong-un a un projet clair qui est de doter son pays d'une force de dissuasion nucléaire. Instrument majeur d'une indépendance pour le moment plus fantasmée que réalisée, elle ferait entrer l'État nord-coréen dans le club encore restreint des puissances nucléaires.
[…]
Donald Trump, lui, poursuit une politique qui est loin d'être nouvelle : tenter d'empêcher la prolifération des forces nucléaires dans le monde - et pas seulement celles de la Corée du Nord. On peut discuter cette politique qui avalise la distinction entre ceux « qui en ont » et ceux qui « n'en ont pas ». Mais elle n'a rien d'absurde. De surcroît, la méthode du président américain ne semble pas relever de la psychiatrie, comme on le lit ici et là; mais d'une approche réaliste.
[…] les États-Unis se sont appuyés sur l'ONU, qui a interdit à la Corée du Nord tout essai balistique ou nucléaire sous peine de sanctions. Cela n'a rien donné, il faut le reconnaître.
La diplomatie américaine consiste donc, désormais, à compter sur la Chine pour retenir les ambitions du numéro un nord-coréen. Trump sait que seule Pékin a les moyens de tordre le bras de son petit allié nord-coréen. Les pressions pour que la Chine abandonne sa relative complaisance envers ce dernier se sont faites plus insistantes et variées. Trump a usé d'encouragements, voire de flatteries : il s'est déclaré « sûr » que la Chine se montrerait une puissance mondiale responsable. Ensuite, il a affecté d'être déçu par Pékin. Nous pensions que les Chinois feraient mieux, mais au moins, nous aurons essayé, a-t-il déploré en substance. Comme Trump n'est pas naïf, il a glissé aussi quelques menaces: si la Chine ne forçait pas son allié nord-coréen à renoncer à ses projets balistiques et militaires, l'Amérique « pourrait agir seule » et toutes les options « seraient sur la table », de la frappe préventive à un règlement bilatéral qui exclurait la Chine. Les commentateurs aiment à souligner les allusions de Trump à une possible guerre. Mais le président des États-Unis a aussi déclaré qu'il serait « honoré » de rencontrer le jeune dirigeant nord-coréen en tête à tête. Bref, il souffle le froid et le chaud.
La Chine a compris le message. À ses yeux, la Corée du Nord n'est qu'un élément d'un bras de fer plus vaste avec les États-Unis. Ses dirigeants se souviennent des promesses de campagne de Trump concernant l'institution d'une taxe d'environ 45 % sur les importations chinoises aux États-Unis. Ils n'ont pas oublié ses critiques relatives à la manipulation du yuan. L'économie chinoise, croit-on souvent, est trop prospère pour s'inquiéter des mesures que pourraient prendre les États-Unis à son encontre. C'est une erreur. La dette chinoise s'est envolée à bientôt 300 % du PIB. Si le système économique chinois est un système assez contrôlé par l'État pour ne pas trop craindre les trous d'air, il n'est pas sûr que Pékin aimerait tenter l'expérience in vivo pour s'en assurer.
[…]
Mais la Chine ne peut pas non plus se permettre l'effondrement de son allié nord-coréen au profit d'une Corée du Sud soudée aux Américains. Les deux géants américain et chinois sont entrés dans une phase de concurrence pour s'assurer le leadership mondial. En Asie orientale comme ailleurs. Dans ce qui se dessine comme la grande confrontation des prochaines décennies, la Chine ne veut pas commencer par une reculade. Pékin n'entend pas abandonner la Corée du Nord, et n'est par exemple pas du tout disposé à inclure dans les sanctions l'interdiction pour la Corée du Nord d'importer son pétrole. Les dirigeants de Pyongyang sont parfaitement conscients de la garantie stratégique que la Chine leur assure. C'est fort de ce soutien que Kim Jong-un affronte, avec une certaine tranquillité d'âme malgré les apparences, le géant américain. Le David nord-coréen est soutenu par un Goliath bis qui, s'il ne peut lui faire quitter le ring, lui évitera le K.-O.
Quand Donald Trump renoncera à privilégier le concours de la Chine pour aboutir, nous entrerons dans une nouvelle étape - et peut-être plus rapidement qu'on ne croit. Nous aurons sans doute alors d'autres inquiétudes. Mais pour le moment, Trump joue bien sa partition et, hélas, Kim Jong-un aussi. La présidence d'Obama n'a pas obtenu de résultats sur ce dossier. La détermination de Donald Trump doit être saluée, comme elle l'a été par le président Macron. L'horreur du régime de Pyongyang ne se mesure pas seulement à ses menaces apocalyptiques mais au sort qu'il fait subir à sa population. Un exemple entre cent: la main-d'œuvre nord-coréenne bon marché qui travaille en Chine ou en Russie doit verser 80 % des salaires à l'État nord-coréen. Il faut ouvrir la Corée du Nord aux idées, aux images et à la musique du reste du monde. Curieuse solution ? C'est celle de l'avenir. L'URSS s'est effondrée sans tirer un coup de feu, alors que Moscou était en possession de près de 12000 ogives nucléaires stratégiques.
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Je vous encourage vivement à lire Destined for war. Thucidydes' trap.
L'escalade par alliés interposés (type 1914) est un des scénarios menant à une guerre entre les Etats-Unis et la Chine.
On pourrait se poser la question du rôle de la France dans tout cela. Depuis Nicolas Sarkozy, nous sommes alignés servilement sur les Etats-Unis (et « servilement » est presque un euphémisme).
Hélas, hélas, hélas, aucun de nos politiciens n'est en mesure de poser ce débat essentiel, non seulment pour la France, mais, peut-être aussi pour la paix du monde. Trop incultes, trop bêtes, trop nombrilistes, trop conformistes.
lundi, août 14, 2017
Un tournant raté
Une de mes rubriques préférées, bien qu'elle ne soit pas très fournie, est celle de la France argentine, car c'est celle qui illustre le mieux notre comportement : un pays, comme l'Argentine d'il y a un siècle, qui était une puissance et qui, à force de rater les tournants de l'histoire, de prendre les mauvaises décisions, finit par sortir de l'histoire.
Je ne compte d'ailleurs pas l'élection d'Emmanuel Macron au rang de ces tournants ratés puisqu'il n'y avait aucun candidat majeur portant la bonne politique. Le dernier tournant raté, et costaud, c'est le quinquennat désastreux de Nicolas Sarkozy.
A ma collection de tournants ratés, j'ajoute cette citation, trouvée dans Destined for war (au passage, je m'étonne que ce billet n'ait pas été commenté, alors que c'est le plus lourd de conséquences de cette année et qu'il est d'une actualité brûlante) :
« Il eut suffit que nous soutenions vigoureusement la Confédération pour que nous ayons face à nous, non plus un pays mais deux. Et la Grande-Bretagne serait toujours la première puissance du monde. »
Lord Salisbury, Premier Ministre britannique
Je ne compte d'ailleurs pas l'élection d'Emmanuel Macron au rang de ces tournants ratés puisqu'il n'y avait aucun candidat majeur portant la bonne politique. Le dernier tournant raté, et costaud, c'est le quinquennat désastreux de Nicolas Sarkozy.
A ma collection de tournants ratés, j'ajoute cette citation, trouvée dans Destined for war (au passage, je m'étonne que ce billet n'ait pas été commenté, alors que c'est le plus lourd de conséquences de cette année et qu'il est d'une actualité brûlante) :
« Il eut suffit que nous soutenions vigoureusement la Confédération pour que nous ayons face à nous, non plus un pays mais deux. Et la Grande-Bretagne serait toujours la première puissance du monde. »
Lord Salisbury, Premier Ministre britannique
La France, de droite, vraiment ?
La droite aurait gagné la bataille des idées. Ca me fait bien rire.
Le pouvoir est de gauche, version multiculturaliste, licencieuse et mondialiste. Et la seule opposition véritable est constituée de nostalgiques de Staline.
Effectivement, c'est aveuglant : la droite a gagné la bataille des idées !
Le pouvoir est de gauche, version multiculturaliste, licencieuse et mondialiste. Et la seule opposition véritable est constituée de nostalgiques de Staline.
Effectivement, c'est aveuglant : la droite a gagné la bataille des idées !
dimanche, août 13, 2017
La fonction de la burka (qu'est-ce que l'islam ?)
« Tout l’Islam semble être une méthode pour développer dans l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais trop grande) simplicité. Vous inquiétez-vous de la vertu de vos épouses ou de vos filles ? Rien de plus simple, voilez-les et cloîtrez-les. C’est ainsi qu’on en arrive a la burka moderne, semblable à un appareil orthopédique. »
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques.
Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques.
Des racines ... et des ailes ?
J'aime bien cette émission parce qu'elle essaie de se sortir du piège du passéisme. Contrairement à 99 % de ce que je lis chez les conservateurs, il y a l'idée que se complaire dans la nostalgie est stérile.
Libellés :
conservatisme à la française,
des racines et des ailes,
Rochedy
lundi, août 07, 2017
Les "petits" patrons font confiance à Macron
Les patrons de petites entreprises (ce qui n'en fait pas, contrairement à ce que croient ces imbéciles hautains de journalistes, des petits patrons) font confiance à Emmanuel Macron (d'après un sondage).
Cela me fait penser à un économiste (Von Mises ? Schumpeter ?) qui disait qu'il ne faut pas demander l'avis économique des patrons : leurs compétences en macroéconomie sont inversement proportionnelles à leurs compétences en microéconomie. Je suis totalement ce jugement.
Les patrons se résignent à l'Euro alors que c'est la question macroéconomique, celle qui conditionne toutes les autres.
Il est vrai que, comme le dit Charles Gave, si les Français sont assez bêtes pour vouloir conserver une monnaie qui les étrangle au profit de l'Allemagne, libres à eux.
Cette apathie face à l'échec de l'Euro est un des symptômes les plus manifestes de notre décadence.
Dans les années 30, quand la politique du bloc-or est devenue insupportable, les Français ont voté Front Populaire. Certes, ce fut aussi un échec économique mais, du moins, ne sont-ils pas restés les deux pieds dans le même sabot. En 2017, nous n'avons même plus cette énergie là, d'essayer autre chose quand une politique échoue.
Car, si nous changeons de politique chaque fois qu'elle échoue, nous avons une chance de réussir un jour. Persister dans une mauvaise politique ne donne qu'une seule certitude : celle de continuer à échouer (façon tiers-monde).
Préférer un malheur connu à une tentative de rétablissement dans l'inconnu est un signe exaspérant de perte d'ambition, de manque d'envie de vivre.
Cela me fait penser à un économiste (Von Mises ? Schumpeter ?) qui disait qu'il ne faut pas demander l'avis économique des patrons : leurs compétences en macroéconomie sont inversement proportionnelles à leurs compétences en microéconomie. Je suis totalement ce jugement.
Les patrons se résignent à l'Euro alors que c'est la question macroéconomique, celle qui conditionne toutes les autres.
Il est vrai que, comme le dit Charles Gave, si les Français sont assez bêtes pour vouloir conserver une monnaie qui les étrangle au profit de l'Allemagne, libres à eux.
Cette apathie face à l'échec de l'Euro est un des symptômes les plus manifestes de notre décadence.
Dans les années 30, quand la politique du bloc-or est devenue insupportable, les Français ont voté Front Populaire. Certes, ce fut aussi un échec économique mais, du moins, ne sont-ils pas restés les deux pieds dans le même sabot. En 2017, nous n'avons même plus cette énergie là, d'essayer autre chose quand une politique échoue.
Car, si nous changeons de politique chaque fois qu'elle échoue, nous avons une chance de réussir un jour. Persister dans une mauvaise politique ne donne qu'une seule certitude : celle de continuer à échouer (façon tiers-monde).
Préférer un malheur connu à une tentative de rétablissement dans l'inconnu est un signe exaspérant de perte d'ambition, de manque d'envie de vivre.
samedi, août 05, 2017
Macron et la presse : le bal des faux-culs continue
A l'occasion de la chute de popularité d'Emmanuel Macron, les journalistes font mine de découvrir les défauts du personnage. Ils nous ont fait le même coup avec François Hollande. Mais n'était-ce pas avant l'élection qu'il fallait faire ce travail de lucidité ? Leur petite pugnacité sans risque d'aujourd'hui dénonce leur servilité d'hier et flétrit le peu de réputation qui pouvait leur rester. Ils n'ont même pas le reste d'honneur qui consisterait à la constance dans la servilité.
Réciproquement, les macronistes prétendent découvrir les méfaits d'une trop grande proximité avec les journalistes alors que c'est elle qui a fait l'élection.
Les journalistes et les macronistes nous prennent pour des cons. Mais quand leur avons nous montré qu'ils avaient tort ?
Les journalistes et les macronistes méritent le plus grand mépris, et même le dégoût. Mais quand leur avons nous manifesté cet équitable jugement ?
Réciproquement, les macronistes prétendent découvrir les méfaits d'une trop grande proximité avec les journalistes alors que c'est elle qui a fait l'élection.
Les journalistes et les macronistes nous prennent pour des cons. Mais quand leur avons nous montré qu'ils avaient tort ?
Les journalistes et les macronistes méritent le plus grand mépris, et même le dégoût. Mais quand leur avons nous manifesté cet équitable jugement ?
mardi, août 01, 2017
Le piège de la technostructure se referme sur Macron
Le piège de la technostructure se referme sur Macron
Mes fidèles lecteurs ne sont pas surpris, j'espère, par cet article. Les événements confirment mes analyses :
1) Emmanuel Macron est une imposture : le renouvellement des têtes sert de paravent à une parfaite continuité politique et même à un approfondissement de cette politique néfaste.
2) Le mensonge technocratique est une impasse politique grosse de mauvaises surprises.
J'ajoute deux autres considérations qui, elles non plus, ne sont pas des nouveautés sur ce blog mais dont l'histoire récente renforce la pertinence :
1) Prendre les Français pour des cons, ça marche, ça permet d'être élu. François Hollande en 2012 et Emmanuel Macron en 2017 l'ont prouvé.
2) Le peuple français (le peu qu'il en reste) est incapable de faire émerger une solution politique régulière aux problèmes existentiels de la France. Soit la France ne les résout pas et elle disparaît, soit elle les résout par des voies irrégulières. Dans tous les cas, l'avenir est gros de violences qui pourraient bien faire regretter aux bourgeois Figaro - Le Monde d'avoir voté pendant des décennies pour que rien ne change et pour laisser les problèmes s'aggraver au point de rendre la situation insoluble autrement que par des événements radicaux du genre "maladie guérie, malade mort".
Mes fidèles lecteurs ne sont pas surpris, j'espère, par cet article. Les événements confirment mes analyses :
1) Emmanuel Macron est une imposture : le renouvellement des têtes sert de paravent à une parfaite continuité politique et même à un approfondissement de cette politique néfaste.
2) Le mensonge technocratique est une impasse politique grosse de mauvaises surprises.
J'ajoute deux autres considérations qui, elles non plus, ne sont pas des nouveautés sur ce blog mais dont l'histoire récente renforce la pertinence :
1) Prendre les Français pour des cons, ça marche, ça permet d'être élu. François Hollande en 2012 et Emmanuel Macron en 2017 l'ont prouvé.
2) Le peuple français (le peu qu'il en reste) est incapable de faire émerger une solution politique régulière aux problèmes existentiels de la France. Soit la France ne les résout pas et elle disparaît, soit elle les résout par des voies irrégulières. Dans tous les cas, l'avenir est gros de violences qui pourraient bien faire regretter aux bourgeois Figaro - Le Monde d'avoir voté pendant des décennies pour que rien ne change et pour laisser les problèmes s'aggraver au point de rendre la situation insoluble autrement que par des événements radicaux du genre "maladie guérie, malade mort".
lundi, juillet 31, 2017
Impasse à Montparnasse
Panne géante à la gare Montparnasse.
Aucune surprise. Tous ceux qui s'intéressent, même de très loin, au rail français savent que sa gestion, à la fois strategique et au quotidien, est un désastre. Une telle panne en était la conséquence logique et prévisible, et prévue. Bienheureux qu'il n'y ait pas eu de morts.
Cela va-t-il entraîner une remise en cause ? Non, car le rail est symptomatique des dysfonctionnements de notre pays. S'il y avait une remise en cause, cela signifierait que la direction de notre pays a changé. L'élection du technocrate Macron n'en porte pas le présage.
Aucune surprise. Tous ceux qui s'intéressent, même de très loin, au rail français savent que sa gestion, à la fois strategique et au quotidien, est un désastre. Une telle panne en était la conséquence logique et prévisible, et prévue. Bienheureux qu'il n'y ait pas eu de morts.
Cela va-t-il entraîner une remise en cause ? Non, car le rail est symptomatique des dysfonctionnements de notre pays. S'il y avait une remise en cause, cela signifierait que la direction de notre pays a changé. L'élection du technocrate Macron n'en porte pas le présage.
La tyrannie s'établit au mois d'août
La loi en cours de discussion rend inéligible pour dix ans toute personne ayant été condamnée pour avoir tenu des propos politiquement incorrects. On remarque qu'il est donné, encore une fois, un pouvoir politique aux juges, dont on a vu l'ahurissante partialité dans le déroulement de la campagne présidentielle.
Son effet est simple : toute personne tenant des propos politiquement incorrects doit renoncer à faire de la politique et toute personne souhaitant faire de la politique doit renoncer à tenir, ou même à encourir le soupçon de tenir, des propos politiquement incorrects.
Le politiquement correct est un pilier du Système. Cette loi interdit donc l'expression politique de toute critique cohérente du Système. On pourra critiquer certains aspects, mais toujours de façon parcellaire (en taisant par nécessité le principal) et, de ce fait, peu susceptible de séduire l'électorat. L'opposition politique au Système est rendue impossible.
C'est, si les mots ont encore un sens (parfois j'en doute), la mise en place d'une tyrannie.
Et ça passe comme une lettre à la poste.
Son effet est simple : toute personne tenant des propos politiquement incorrects doit renoncer à faire de la politique et toute personne souhaitant faire de la politique doit renoncer à tenir, ou même à encourir le soupçon de tenir, des propos politiquement incorrects.
Le politiquement correct est un pilier du Système. Cette loi interdit donc l'expression politique de toute critique cohérente du Système. On pourra critiquer certains aspects, mais toujours de façon parcellaire (en taisant par nécessité le principal) et, de ce fait, peu susceptible de séduire l'électorat. L'opposition politique au Système est rendue impossible.
C'est, si les mots ont encore un sens (parfois j'en doute), la mise en place d'une tyrannie.
Et ça passe comme une lettre à la poste.
Droite sans couilles : cocue et contente (surtout, ne rien changer)
La droite molle est cocue et ce n'est pas avec des arrivistes comme Wauquiez que cela va changer.
Refondation
Les Républicains sondent leurs militants sur les raisons de l'échec de François Fillon mais oublient les questions qui leurs permettraient réellement de trouver les réponses
Avec Edouard Husson
28/07/2017 - 10:02

Chez les Républicains, le temps de la refondation est venu. Pour concourir à cet objectif, le parti a fait parvenir un questionnaire de 28 questions à ses adhérents mais oublie de poser les bonnes questions.
Atlantico : "Pourquoi François Fillon a-t-il perdu l'élection présidentielle ?" : cette question s'est glissée dans le questionnaire posé aux adhérents pour refonder le parti. Mais est-ce vraiment en interrogeant les adhérents aux Républicains qui ont voté massivement pour François Fillon que Les Républicains arriveront à faire un diagnostic de leurs échecs ?
Edouard Husson : Vous avez raison, ce n'est pas François Fillon seul qui a perdu l'élection présidentielle, c'est l'ensemble de l'appareil des Républicains. Je voudrais rappeler un exemple: il était courant d'entendre des responsables du parti, au cours de la campagne, dire mezzo voce, que le candidat allait perdre la présidentielle mais que le parti imposerait une cohabitation au futur président au teme des législatives. C'est une vieille attitude à droite: rappelons-nous comme Jacques Chirac était convaincu qu'il reprendrait rapidement la main après avoir incité à faire battre Valéry Giscard d'Estaing aux élections présidentielles de 1981. Il faudrait sans doute remonter à la Révolution française pour trouver l'origine de ce comportement de la droite. Louis XVI est, entre 1774 et 1788 l'un des plus grands rois de notre histoire: un réformateur à l'intérieur et le vainqueur, sur terre et sur mer, de la Guerre d'Amérique. A l'époque, les Français étaient trois fois moins imposés que les Anglais; le roi demande à ses soutiens naturels de donner une contribution financière au pays; ils refusent puis ils jouent la carte de la radicalisation politique, contre le roi, vers la gauche (les évêques, le duc d'Orléans) ou vers l'extrême-droite (les émigrés). Cela a très mal tourné pour la droite de l'époque. Fillon n'a ni la hauteur de vue ni l'intégrité des plus grands de nos chefs d'Etat mais il y aurait dû y avoir, malgré tout, un réflexe de survie du parti, un goût élémentaire du pouvoir. Et bien non! On a préféré faire battre le candidat issu, comme vous le rappelez très justement, d'un vote massif lors des primaires de la droite et du centre.
Le but de la manœuvre est bien évidemment double, D'un côté le but est d'analyser ce qui a pu conduire à l’échec. Le deuxième est de faire en sorte que la campagne pour la présidence du parti se fasse sur la base d'un débat d'idées et pas d'une compétition de personnes. Mais est-ce une méthode utile selon vous ? Est-ce vraiment ce qui va permettre au parti de se "reconsolider" ?
Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'Etat-major des Républicains s'y prend mal. Il y a un vrai débat à avoir, sur les idées: qu'est-ce que les Républicains peuvent incarner aujourd'hui, comme alternative au parti du Président. Ce n'est pas si évident au moment où des responsables importants du parti sont entrés dans le gouvernement d'Emmanuel Macron; et où ont émergé les "constructifs" à l'Assemblée. A vrai dire, l'Etat-major des Républicains a certainement très peur de déclencher un véritable débat sur le fond: l'électorat des primaires a poussé François Fillon parce qu'il avait l'air d'assumer un positionnement de droite et qu'il parlait un langage d'effort pour le pays. Imaginons qu'au lieu de centrer les questions sur les raisons de l'échec de Fillon on le fasse sur les valeurs que doit incarner la droite de gouvernement. Il est probable que les réponses iraient dans le sens du vote de la primaire. Non seulement beaucoup des responsables des Républicains ont peur du glissement à droite de leur électorat - Alain Juppé l'a avoué lorsqu'i!l a renoncé à déstabiliser Fillon au lendemain de la manifestation du Trocadéro. Mais il est probable que nombreux sont ceux qui redoutent la prise du partie par Wauquiez: il assumera, tactiquement, la droitisation de l'électorat du parti - même si ce doit être une pure instrumentalisation, Wauquiez n'ayant montré, depuis son lancement en politique par Jacques Barrot, aucune conviction politique durable.
Plusieurs réponses sont proposées : La faute à un projet qui "ne répondait pas suffisamment aux attentes", la faute au "climat des affaires", à un "manque d'union", ou encore à une "image pas assez moderne". Est-ce que ce questionnaire ne vise pas à faire de François Fillon un bouc émissaire afin de tourner définitivement la page de la défaite ?
Laissons de côté le "climat des affaires". Sauf pour souligner qu'on aura rarement vu dans l'histoire de la droite autant de lâcheté et de bêtise cumulées. Le cas de Richard Ferrand ou les déboires du Modem nous ont montré, a posteriori, comme le camp d'en face était vulnérable, lui aussi, au soupçon. Le parti aurait dû serrer les rangs, défendre son chef et rendre coup pour coup. "Le manque d'union" est un euphémisme: Fillon n'a pas été seulement mis en cause par des adversaires politiques, avec la complicité des médias; mais il a été aussi poignardé dans son propre parti. Quant à "l'image pas assez moderne", elle nous donne la garantie qu'Emmanuel Macron n'a pas grand chose à craindre, pour l'instant du principal parti d'opposition à l'Assemblée. Les Républicains demandent à leurs sympathisants s'ils auraient dû, en quelque soirte, être....plus macroniens. La droite vit en permanence dans le regard de la gauche: on y a peur d'apparaître comme "ringard". Alors que l'on devrait au contraire amorcer une vraie ringardisation de l'adversaire: se présenter comme un parti de la "gouvernance horizontale" et "en réseau" face au côté "top down" d'En Marche; s'affirmer comme un parti proche de la "France périphérique" quand Macron est l'élu de la "France d'en haut"; reconquérir ce qui devrait être une part naturelle de l'électorat des Républicains: les entrepreneurs. Se faire le porte-étendard d'un nouvel humanisme européen face au transhumanisme qui fascine tant les jeunes loups d' En Marche etc.... Et puis si l'on voulait se référer à la dernière aventure personnelle réussie d'un candidat de droite, la trajectoire de Sarkozy entre 2002 et 2007, il faudrait poser aux militants et aux sympathisants la question de savoir comment on répète le hold up de Nicolas Sarkozy, qui avait transformé la droite en "parti du mouvement" et ringardisé la gauche. "En Marche" ayant permis de ramener le mouvement au centre et à gauche, il faut s'emparer d'un autre monopole abusif de l'adversaire: la droite pourrait se faire le défenseur des couches sociales les plus fragilisées. Evidemment, cela veut dire développer ujne vision. Alternative de l'Europe et de la mondialisation. Cela fait beaucoup [pour un parti de crétins arrivistes].
dimanche, juillet 30, 2017
Destined for war. Thucydides' trap (G. Allison)
C'est le livre le plus ambitieux que j'ai lu depuis longtemps puisqu'il vise, tout simplement, à poser dans le débat public, et notamment vis-à-vis des décideurs, la question de la stratégie américaine face à la Chine au XXIème siècle.
Écrit (même s'il cite une trentaine de collaborateurs !) par un ponte d'Harvard, plusieurs fois conseiller présidentiel, c'est un livre à la mode dans le monde politico-médiatique américain.
Il est significatif qu'un livre au statut équivalent en France, celui de Christophe Guilluy sur la France périphérique, ne traite pas de stratégie mais de social. La France n'a plus de stratégie puisqu'elle a renoncé, de fait, à son indépendance.
Il fera date et Allison l'a écrit pour cela.
Mon résumé sera très bref, je vous conseille plutôt de le lire.
Vous serez déçus : il y est question de l'Europe mais uniquement celle du passé. Pour aujourd'hui, nous n'existons plus.
Le piège de Thucidyde est le suivant. La peur que provoque la puissance montante (Athènes, Chine) chez la puissance établie (Sparte, USA) rend la guerre entre eux quasi-inévitable, malgré la bonne volonté des acteurs.
Tout l'objet du livre est de saisir par les cheveux le "quasi".
Allison commence par insister sur le fait qu'une guerre entre les Etats-Unis et la Chine est beaucoup plus probable que le pense le grand public. Cette guerre est dans la force des choses, c'est la pente naturelle.
Ces deux puissances sont sur une route de collision et éviter cette guerre qui vient nécessite des changements radicaux des deux côtés.
Dans les 13 cas similaires recensés, 10 ont abouti à une guerre, dont la première guerre mondiale. Il n'y a donc aucune raison de se laisser aller à un excès d'optimisme.
Péricles, signataire de la Paix de Trente Ans, était parfaitement conscient des dangers d'une guerre entre Athènes et Sparte. Le roi de Sparte a prédit, avec justesse, que cette guerre serait la fin des deux cités. Et pourtant, ils n'ont pu l'empêcher.
Allison évoque, pas assez à mon goût, les facteurs internes à chaque pays.
Il remarque (ça s'applique fort bien à la France) que, lorsqu'un pays fait une politique manifestement contraire à ses intérêts vus par un observateur extérieur (cas du Japon en 1941), c'est le résultat de graves dysfonctionnements internes (dont les autres acteurs n'ont pas forcément conscience, ce qui est très dangereux puisqu'un acteur peut alors pousser sans le vouloir l'acteur dysfonctionnant à des décisions folles) ayant pour conséquence une vision tronquée, des compromis bancales et des décisions absurdes.
Allison fait de longs développements sur la spécificité de notre époque qui empêche de complètes analogies historiques : l'arme atomique.
Il craint notamment qu'une réduction des arsenaux nucléaires, partant d'un bon sentiment et d'une intelligence défaillante (le sentimentalisme sirupeux et vicieux caractérise notre époque), diminue la dissuasion et rende la guerre plus probable. Mao a un jour dit que la Chine millénaire peut se permettre une guerre à 300 millions de morts.
Plus que tout, Allison craint les dysfonctionnements d'une démocratie américaine décadente (ce sont ses mots) et d'une direction chinoise sclérosée. L'interaction de ces deux décadences peut mener à la catastrophe.
Il étudie plusieurs scénarios menant à la guerre et plusieurs stratégies pour préserver la paix.
Des imbéciles soutiennent que la Guerre Froide fut un montage de la propagande américaine, que la guerre avec l'URSS n'a jamais été un risque crédible. Ce genre de sophisme est aisé quand on connaît la fin de l'histoire. C'est se donner à bon compte une image de non-conformisme intellectuel.
Les vrais sages savent que la guerre est toujours plus près qu'on croit et qu'il est louable de l'éviter, mais pas à n'importe quel prix. On ne doit pas mener une politique si mauvaise qu'on finit par ne plus avoir le choix qu'entre la guerre et la servitude.
Bien sûr, ce livre est aussi une manière de former l'opinion, mais c'est au lecteur d'être intelligent.
Libellés :
Amérique,
Chine,
le piège de Thucidyde,
pilier,
stratégie
vendredi, juillet 28, 2017
Un christianisme de combat
Jacques Hamel, un christianisme de combat ?
J'en ai marre de tous ces gnan-gnans sans couilles qui, pour justifier leur lâcheté morale, intellectuelle et physique, transforme le christianisme en masochisme.
Je connais aussi les prétentions des imbéciles : le masochisme serait dans la nature du christianisme. Quelle étrange nature qui se serait dissimulé pendant les deux mille ans où le christianisme a conquis le monde et se révélerait juste depuis quarante ans. On se fout de nous.
J'en ai marre de tous ces gnan-gnans sans couilles qui, pour justifier leur lâcheté morale, intellectuelle et physique, transforme le christianisme en masochisme.
Je connais aussi les prétentions des imbéciles : le masochisme serait dans la nature du christianisme. Quelle étrange nature qui se serait dissimulé pendant les deux mille ans où le christianisme a conquis le monde et se révélerait juste depuis quarante ans. On se fout de nous.
jeudi, juillet 27, 2017
Pour cinq balles, t'as plus rien
Cette polémique autour des APL est grotesque :
T'as pas cinq balles ?
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Certes, la politique d’aide au logement est dispendieuse et assez largement inefficace. Mais désolée, quand j’entends la gauche et la droite, les syndicats et les médias éructer, quand de bons esprits font semblant de croire que la perte de 5 euros va changer la vie de millions de gens, je me demande comment le bel esprit français a pu se muer en cette mauvaise foi boutiquière. Les invectives qui se sont abattues sur Claire O’Petit, députée LREM, coupable d’avoir dit : « Si à 18,19,20,24 ans, vous commencez à pleurer parce qu’on vous enlève 5 euros, qu’est ce que vous allez faire de votre vie !« , révèlent, en plus d’un conformisme braillard et d’un désolant esprit de meute, une mauvaise foi généralisée : car enfin, qui ne partage pas ce bon sens ?
On pourrait discuter la validité de ce dogme des 3 % qui nous impose peut-être de jouer contre la croissance, mais cette discussion-là, justement, n’a pas lieu. On pourrait surtout s’inquiéter de la prétention dingue à vouloir interdire aux députés les emplois familiaux, ce qui, au moment où le président alloue un budget à son épouse, est assez rigolo, mais justement, on ne rigole pas. En effet, le véritable scandale, cette semaine, n’est pas la micro-baisse de l’APL mais l’entreprise d’infantilisation des élus menée sous couvert de moralisation. On aimerait que le peuple s’insurge et qu’il exige d’être représenté par des adultes, pas par des bons élèves menacés de piquet pour un oui ou pour un non.
Et pourtant cela va passer comme une lettre à la poste dans l’opinion, car on dirait que l’essentiel, pour nombre d’entre nous, c’est de regarder dans l’assiette du voisin – pour constater bien sûr que lui a trop et moi pas assez. Il y a dix ans, on se demandait ce qu’il pouvait advenir d’un pays où des lycéens manifestaient pour leur retraite. Aujourd’hui, on a la réponse. Accepterons-nous longtemps encore que la France soit un pays où on pleurniche pour 5 euros d’argent public ?
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Macron a raison : il faut sortir de l'assistanat. C'est ce qui transforme les citoyens en enfants quémandeurs et tue notre démocratie.
Macron a tort : il ne fait pas une politique de puissance dans laquelle cette mesure responsabilisante s'inscrirait avec bonheur. Il fait une politique de trahison pour laquelle le peuple français doit morfler pour donner des gages de bon élève au maître allemand.
T'as pas cinq balles ?
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Certes, la politique d’aide au logement est dispendieuse et assez largement inefficace. Mais désolée, quand j’entends la gauche et la droite, les syndicats et les médias éructer, quand de bons esprits font semblant de croire que la perte de 5 euros va changer la vie de millions de gens, je me demande comment le bel esprit français a pu se muer en cette mauvaise foi boutiquière. Les invectives qui se sont abattues sur Claire O’Petit, députée LREM, coupable d’avoir dit : « Si à 18,19,20,24 ans, vous commencez à pleurer parce qu’on vous enlève 5 euros, qu’est ce que vous allez faire de votre vie !« , révèlent, en plus d’un conformisme braillard et d’un désolant esprit de meute, une mauvaise foi généralisée : car enfin, qui ne partage pas ce bon sens ?
On pourrait discuter la validité de ce dogme des 3 % qui nous impose peut-être de jouer contre la croissance, mais cette discussion-là, justement, n’a pas lieu. On pourrait surtout s’inquiéter de la prétention dingue à vouloir interdire aux députés les emplois familiaux, ce qui, au moment où le président alloue un budget à son épouse, est assez rigolo, mais justement, on ne rigole pas. En effet, le véritable scandale, cette semaine, n’est pas la micro-baisse de l’APL mais l’entreprise d’infantilisation des élus menée sous couvert de moralisation. On aimerait que le peuple s’insurge et qu’il exige d’être représenté par des adultes, pas par des bons élèves menacés de piquet pour un oui ou pour un non.
Et pourtant cela va passer comme une lettre à la poste dans l’opinion, car on dirait que l’essentiel, pour nombre d’entre nous, c’est de regarder dans l’assiette du voisin – pour constater bien sûr que lui a trop et moi pas assez. Il y a dix ans, on se demandait ce qu’il pouvait advenir d’un pays où des lycéens manifestaient pour leur retraite. Aujourd’hui, on a la réponse. Accepterons-nous longtemps encore que la France soit un pays où on pleurniche pour 5 euros d’argent public ?
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Macron a raison : il faut sortir de l'assistanat. C'est ce qui transforme les citoyens en enfants quémandeurs et tue notre démocratie.
Macron a tort : il ne fait pas une politique de puissance dans laquelle cette mesure responsabilisante s'inscrirait avec bonheur. Il fait une politique de trahison pour laquelle le peuple français doit morfler pour donner des gages de bon élève au maître allemand.
lundi, juillet 24, 2017
Quelquefois, même en tapant très fort sur la tête, ça ne rentre pas
Les enjeux d’une chute de popularité
Encore un article de Jacques Sapir sur l'union des souverainistes de gauche et de droite.
Il devrait arrêter de jouer avec ses cornues et de se tripoter le schmilblick et il s'apercevrait que cette idée n'a aucune substance.
Moi aussi, j'ai joué avec cette idée. Jusqu'à ce que je m'aperçoive que ce n'était qu'un plan sur la comète sans aucune base solide, ni humaine, ni historique, ni doctrinale.
Ce qui marcherait, c'est une union des droites ou, plutôt, une extension de la droite souverainiste, qui unisse populo et bourgeois (au moins une fraction). Façon Sarkozy 2007.
Mais, comme Sapir est un bolchévique, il ne veut pas envisager cette solution, pourtant la seule viable.
Encore un article de Jacques Sapir sur l'union des souverainistes de gauche et de droite.
Il devrait arrêter de jouer avec ses cornues et de se tripoter le schmilblick et il s'apercevrait que cette idée n'a aucune substance.
Moi aussi, j'ai joué avec cette idée. Jusqu'à ce que je m'aperçoive que ce n'était qu'un plan sur la comète sans aucune base solide, ni humaine, ni historique, ni doctrinale.
Ce qui marcherait, c'est une union des droites ou, plutôt, une extension de la droite souverainiste, qui unisse populo et bourgeois (au moins une fraction). Façon Sarkozy 2007.
Mais, comme Sapir est un bolchévique, il ne veut pas envisager cette solution, pourtant la seule viable.
Deutchlande ubère alleusses
Automobile : les Allemands s'entendent pour niquer le reste du monde, en particulier leurs « partenaires » européens (« partenaires » comme la nana qui se fait violer l'est de ses violeurs ou comme le mec qui se fait tabasser l'est de ses bourreaux).
La commission Européenne examine un possible cartel automobile allemand
Cette affaire n'est qu'un symptôme. Elle montre que Macron et, je crois, les Français (ou une bonne partie d'entre eux) s'égarent complètement.
Il n'y a qu'en France où « l'Europe » est une mystique à laquelle il faudrait faire des sacrifices. Pour les autres, c'est juste un « machin », dont il faut tirer le maximum d'avantages.
Tout simplement parce qu'il n'y a qu'en France que les élites méprisent à ce point et depuis si longtemps leur pays. Dans les autres pays, il y a certes une hyper-classe mondiale, mais elle voit plutôt le mondialisme comme un moyen d'extension de leur pays (notamment aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne) et non comme, en France, un moyen de suicide d'un pays qui ne mérite plus de vivre (la doctrine hollando-macronienne qui considère la France comme une idée flottant dans les airs, qui n'a besoin d'aucune incarnation nationale, est une variante de cette pulsion suicidaire).
C'est pourquoi l'européisme sera fini quand même la France n'y croira plus.
La commission Européenne examine un possible cartel automobile allemand
Cette affaire n'est qu'un symptôme. Elle montre que Macron et, je crois, les Français (ou une bonne partie d'entre eux) s'égarent complètement.
Il n'y a qu'en France où « l'Europe » est une mystique à laquelle il faudrait faire des sacrifices. Pour les autres, c'est juste un « machin », dont il faut tirer le maximum d'avantages.
Tout simplement parce qu'il n'y a qu'en France que les élites méprisent à ce point et depuis si longtemps leur pays. Dans les autres pays, il y a certes une hyper-classe mondiale, mais elle voit plutôt le mondialisme comme un moyen d'extension de leur pays (notamment aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne) et non comme, en France, un moyen de suicide d'un pays qui ne mérite plus de vivre (la doctrine hollando-macronienne qui considère la France comme une idée flottant dans les airs, qui n'a besoin d'aucune incarnation nationale, est une variante de cette pulsion suicidaire).
C'est pourquoi l'européisme sera fini quand même la France n'y croira plus.
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Europe allemande,
trahison de la classe dirigeante
Robotisation ? Travailleurs intellectuels, attention !
On peut dire que presque tous les travailleurs manuels qui pouvaient être remplacés par des robots l'ont été. Ou, en tout cas, ce mouvement est bien avancé.
Aujourd'hui, les travailleurs manuels qui restent sont beaucoup moins menacés. Il va falloir très longtemps avant qu'un robot vienne chez vous réparer la plomberie.
En revanche, ce sont désormais les métiers intellectuels qui sont menacés. Ceux qui nécessitent le recours à un gros historique et à beaucoup de documentation, comptable, juriste, médecin, peuvent de plus en plus être remplacés par des systèmes-experts.
La fameuse destruction créatrice, que ces gens-là appréciaient lorsqu'elle touchait l'OS de chez Renault, se rapproche de ceux qui donnent le ton du débat public, les intellectuels et les demi-intellectuels.
Cette peur diffuse explique peut-être pourquoi la démondialisation n'est plus si anathème. Mais il est trop tard. Quand les robots vous feront concurrence chez vous et non en Chine, il ne servira à rien de plaider la démondialisation. C'est fermer la porte de l'écurie après que le cheval se soit échappé.
Aujourd'hui, les travailleurs manuels qui restent sont beaucoup moins menacés. Il va falloir très longtemps avant qu'un robot vienne chez vous réparer la plomberie.
En revanche, ce sont désormais les métiers intellectuels qui sont menacés. Ceux qui nécessitent le recours à un gros historique et à beaucoup de documentation, comptable, juriste, médecin, peuvent de plus en plus être remplacés par des systèmes-experts.
La fameuse destruction créatrice, que ces gens-là appréciaient lorsqu'elle touchait l'OS de chez Renault, se rapproche de ceux qui donnent le ton du débat public, les intellectuels et les demi-intellectuels.
Cette peur diffuse explique peut-être pourquoi la démondialisation n'est plus si anathème. Mais il est trop tard. Quand les robots vous feront concurrence chez vous et non en Chine, il ne servira à rien de plaider la démondialisation. C'est fermer la porte de l'écurie après que le cheval se soit échappé.
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La cote de popularité de Macron baisse, et alors ?
Des connards de droite se réjouissent que la cote de popularité de Macron baisse. C'est ridicule.
L'autre abruti vient de nous mettre la branlée du siècle, il a tous les pouvoirs pour cinq ans (1), il va nous la mettre profond et on dit « Nananère, t'as perdu 9,6754 % dans les sondages ! ».
C'est pas sérieux. J'ai honte.
***********
(1) : il n'y a aucun doute là-dessus, le précédent Hollande le prouve.
L'autre abruti vient de nous mettre la branlée du siècle, il a tous les pouvoirs pour cinq ans (1), il va nous la mettre profond et on dit « Nananère, t'as perdu 9,6754 % dans les sondages ! ».
C'est pas sérieux. J'ai honte.
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(1) : il n'y a aucun doute là-dessus, le précédent Hollande le prouve.
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droite la plus bête du monde
dimanche, juillet 23, 2017
Politiciens français : bêtise et lâcheté. Les nôtres ?
A la recherche du courage en politique
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La maladie dont souffre notre démocratie porte un nom : l’absence de courage. Si tous les dangers ne sont pas de même nature, intervenir avant qu’il ne soit trop tard suppose chez le responsable politique, quel que soit le danger, une fermeté d’âme que bien souvent il n’a plus.
**********
Prenons comme étalon ma phrase fétiche, d'Hélie de Saint Marc : « L'autorité est fille du courage sous toutes ses formes, morale, intellectuelle et physique ».
Nos politiciens n'ont aucun courage intellectuel (ils sont bêtes) et aucun courage moral (ils sont grégaires). Quant au courage physique, nous n'en savons rien, mais je préfère éviter le test. La dernière fournée électorale, les Marcheurs, nous a encore fait descendre d'une bonne marche.
A ceux qui me trouveraient excessivement sévère, je peux citer Montaigne :
« A ceux pareillement, qui nous régissent et commandent, qui tiennent le monde en leur main, ce n'est pas assez d'avoir un entendement commun : de pouvoir ce que nous pouvons. Ils sont bien loing au dessoubs de nous, s'ils ne sont bien loing au dessus. Comme ils promettent plus, ils doivent aussi plus. »
Mais la médiocrité de nos politiciens, n'est-ce pas aussi la nôtre ? Nous les tolérons et même, quelquefois, nous votons pour eux. Ils sont pathologiquement narcissiques mais les Français, qui passent leur temps à faire des selfies, ne le sont-ils pas aussi ? Et ainsi du reste ...
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La maladie dont souffre notre démocratie porte un nom : l’absence de courage. Si tous les dangers ne sont pas de même nature, intervenir avant qu’il ne soit trop tard suppose chez le responsable politique, quel que soit le danger, une fermeté d’âme que bien souvent il n’a plus.
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Prenons comme étalon ma phrase fétiche, d'Hélie de Saint Marc : « L'autorité est fille du courage sous toutes ses formes, morale, intellectuelle et physique ».
Nos politiciens n'ont aucun courage intellectuel (ils sont bêtes) et aucun courage moral (ils sont grégaires). Quant au courage physique, nous n'en savons rien, mais je préfère éviter le test. La dernière fournée électorale, les Marcheurs, nous a encore fait descendre d'une bonne marche.
A ceux qui me trouveraient excessivement sévère, je peux citer Montaigne :
« A ceux pareillement, qui nous régissent et commandent, qui tiennent le monde en leur main, ce n'est pas assez d'avoir un entendement commun : de pouvoir ce que nous pouvons. Ils sont bien loing au dessoubs de nous, s'ils ne sont bien loing au dessus. Comme ils promettent plus, ils doivent aussi plus. »
Mais la médiocrité de nos politiciens, n'est-ce pas aussi la nôtre ? Nous les tolérons et même, quelquefois, nous votons pour eux. Ils sont pathologiquement narcissiques mais les Français, qui passent leur temps à faire des selfies, ne le sont-ils pas aussi ? Et ainsi du reste ...
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