Le ministre Jérome Cahuzac a menti sur ses comptes en Suisse et à Singapour.
C'est mal, je vous l'accorde. Surtout venant de gens qui ne cessent de nous faire la morale. Surtout une fraude fiscale venant de gens qui ne cessent de nous présenter l'impôt comme le sommet de la justice et de la solidarité.
Mais je suis encore plus gêné par les réactions outrancières de ses «amis».
François Hollande parle de «faute morale impardonnable». Une faute je veux bien, mais pourquoi «morale» ? La faute est-elle seulement en esprit ? Allons, il n'a pas commis une«faute morale» mais un délit (petit, d'ailleurs (1)). Pourquoi toujours raisonner en (mauvais) moraliste ?
Et «impardonnable» ? Y a -t-il jamais rien d'impardonnable en politique ?
Enfin, qui l'a nommé et soutenu, Cahuzac ? N'est-ce pas un certain François Hollande ? Cynisme ou naïveté ? Faute partagée, faute à moitié pardonnée ?
Tout cela sent le sauve-qui-peut et le «courage, fuyons». Pas très reluisant.
Cahuzac doit se sentir très seul. Non pas que je le plaigne, mais enfin, les fameuses qualités morales de ses amis de gauche ne volent pas haut et elles s'évaporent dans la tempête.
Il aurait été réconfortant qu'un vrai ami de Cahuzac le défende. On aurait crié à la complicité entre coquins, mais cela aurait eu de la gueule qu'il se trouve au moins un socialiste pour risquer sa carrière et sa réputation pour un ami. Cela aurait été moral, pour le coup.
Même si les circonstances sont différentes, la défense de Sarkozy par Guaino, cela a plus d'allure.
Mais voilà : la gauche est très bonne pour les grandes leçons de morale. Pourtant, en privé et en public, c'est l'immoralisme le plus sordide qui y règne. D'ailleurs, la grandiloquence du discours est probablement une compensation pour la petitesse des actes. L'affaire Strauss-Kahn aurait du solder définitivement la prétention morale de la gauche.
C'est là qu'intervient la technique du bouc-émissaire : ses «amis» traitent Cahuzac de brebis galeuse. Mais n'est-ce pas pour dissimuler que la vérité est exactement à l'inverse ?
Bien loin d'être le mouton noir, il est très représentatif du troupeau. De quel ministre du fraudeur de l'ISF François Hollande pourrait-on dire «celui-là, il est honnête et droit, il n'aurait pas réagi comme Cahuzac» ?
Non, la singularité de Cahuzac était ailleurs : il venait du privé et n'était pas totalement un frein à la baisse de la dépense publique. Un hasard que ce soit lui qui disparaisse ?
**************
(1) : j'avoue que le tintamarre autour de cette affaire me semble disproportionné. Il est vrai qu'elle touche la gauche qui nous en a fait des tonnes sur sa haine des riches et de l'argent.
mercredi, avril 03, 2013
mardi, avril 02, 2013
Qu'ils partent tous !
Robert Ménard est en forme :
Il faut les chasser tous, tout de suite !
Si vous avez aimé Jean-Pierre Petit en version longue, le voici en version courte :
Entretien JP Petit 29 mars 2013
Et Jean-Marc Daniel.
Bref, vous avez compris mon opinion : certes, si nous les chassons tous, c'est le saut dans l'inconnu. Mais si nous les gardons, c'est à coup sûr la décadence qui continue.
Je préfère l'inconnu à la décadence certaine.
Il faut les chasser tous, tout de suite !
Si vous avez aimé Jean-Pierre Petit en version longue, le voici en version courte :
Entretien JP Petit 29 mars 2013
Et Jean-Marc Daniel.
Bref, vous avez compris mon opinion : certes, si nous les chassons tous, c'est le saut dans l'inconnu. Mais si nous les gardons, c'est à coup sûr la décadence qui continue.
Je préfère l'inconnu à la décadence certaine.
Libellés :
Jacquerie de la france bien élevée,
Jean-Pierre Petit,
La lie
Il se fout vraiment de notre gueule, celui-là ...
Jérome Cahuzac :
«J'ai été pris dans une spirale du mensonge et m'y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords. Penser que je pourrais éviter d'affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J'affronterai désormais cette réalité en toute transparence.»
Il se paye vraiment notre tête : si son mensonge était passé, il n'aurait pas été «dévasté par le remords» de rester ministre.
Il ferait mieux de la fermer. Souvent, le silence est un signe de décence. Mais, évidemment, socialiste et décence ...
«J'ai été pris dans une spirale du mensonge et m'y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords. Penser que je pourrais éviter d'affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J'affronterai désormais cette réalité en toute transparence.»
Il se paye vraiment notre tête : si son mensonge était passé, il n'aurait pas été «dévasté par le remords» de rester ministre.
Il ferait mieux de la fermer. Souvent, le silence est un signe de décence. Mais, évidemment, socialiste et décence ...
Libellés :
Cahuzac,
Foutage de gueule gauchiste
lundi, avril 01, 2013
Les deux problèmes du moment : les institutions et le chef
Dans cette émission, Jean-Pierre Petit dresse un tableau très noir de la situation française, qu'il qualifie de décadence, avec les symptômes que mes fidèles lecteurs connaissent bien : démagogie, social-clientélisme, nominalisme, etc.
Un des intervenants, patron (2), lui répond qu'il y a des gens très bien en France.
Jen-Pierre Petit réplique que ce n'est pas le problème, qu'il y a aussi des gens très bien en Argentine, mais que ce qui fait la différence entre les pays, c'est la «gouvernance» et que la qualité du personnel politique français ne cesse de décliner depuis trente ans.
Il trace ainsi en quelques mots le problème.
La «gouvernance», j'appelle cela les institutions.
Nostalgiques des poisons et délices de la IVème République, les apparatchiks de la fausse droite et de la vraie gauche se sont entendus comme larrons en foire pour dénaturer complètement, à coups de réformes constitutionnelles magouillées entre eux, les institutions de la Vème République.
Ils ont réussi l'exploit de ne garder de la constitution gaullienne que les défauts.
Suivant l'adage qu'il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problème pour les résoudre, nous ne pouvons compter ni sur la vraie gauche ni sur la fausse droite pour une réforme radicale de nos institutions.
Il reste donc la vraie droite, telle qu'on la voit apparaître dans les Manifs pour Tous. Cette vraie droite a besoin, pour se fédérer, d'un vrai chef. Sinon, nous pouvons nous attendre au même naufrage que les Tea Parties américaines.
De ce point de vue, Frigide Barjot est une catastrophe (voir l'article de Roman Bernard).
Or -on en revient à Jean-Pierre Petit- la qualité du personnel politique a décliné à ce point qu'on ne voit aucune institution d'où pourrait venir une personnalité à la fois forte et compétente (il faut les deux caractéristiques).
Les Français de 2013 étant ce qu'ils sont, c'est-à-dire amollis par une société de confort, je ne pense pas qu'ils feront émerger le chef radical et exigeant qui leur manque.
La suite de la jacquerie de la France bien élevée est donc écrite : l'extinction progressive avec quelques groupes radicaux trainant par ci par là et qui serviront de noyaux au prochain mouvement.
Et pendant ce temps, la France continuera de s'africaniser (3), de se «bantoustaniser».
Si l'analyse rationnelle conduit à ce noir pessimisme, il ne faut pas oublier que l'histoire est le domaine de l'imprévu et il ne faut pas perdre la foi.
*************
(1) : il fait une différence entre décadence et déclin. Le déclin est passager. La décadence est auto-entretenue.
(2) : au passage, cela montre que les patrons peuvent être très bons en micro-économie et très nuls en macro.
(3) : je n'entends pas seulement cette africanisation en termes raciaux. Nicolas Sarkozy essayant de caser son fils à l'EPAD ou François Hollande se dépatouillant de ses multiples pseudo-épouses, ce sont des bouts d'africanisation.
Un des intervenants, patron (2), lui répond qu'il y a des gens très bien en France.
Jen-Pierre Petit réplique que ce n'est pas le problème, qu'il y a aussi des gens très bien en Argentine, mais que ce qui fait la différence entre les pays, c'est la «gouvernance» et que la qualité du personnel politique français ne cesse de décliner depuis trente ans.
Il trace ainsi en quelques mots le problème.
La «gouvernance», j'appelle cela les institutions.
Nostalgiques des poisons et délices de la IVème République, les apparatchiks de la fausse droite et de la vraie gauche se sont entendus comme larrons en foire pour dénaturer complètement, à coups de réformes constitutionnelles magouillées entre eux, les institutions de la Vème République.
Ils ont réussi l'exploit de ne garder de la constitution gaullienne que les défauts.
Suivant l'adage qu'il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problème pour les résoudre, nous ne pouvons compter ni sur la vraie gauche ni sur la fausse droite pour une réforme radicale de nos institutions.
Il reste donc la vraie droite, telle qu'on la voit apparaître dans les Manifs pour Tous. Cette vraie droite a besoin, pour se fédérer, d'un vrai chef. Sinon, nous pouvons nous attendre au même naufrage que les Tea Parties américaines.
De ce point de vue, Frigide Barjot est une catastrophe (voir l'article de Roman Bernard).
Or -on en revient à Jean-Pierre Petit- la qualité du personnel politique a décliné à ce point qu'on ne voit aucune institution d'où pourrait venir une personnalité à la fois forte et compétente (il faut les deux caractéristiques).
Les Français de 2013 étant ce qu'ils sont, c'est-à-dire amollis par une société de confort, je ne pense pas qu'ils feront émerger le chef radical et exigeant qui leur manque.
La suite de la jacquerie de la France bien élevée est donc écrite : l'extinction progressive avec quelques groupes radicaux trainant par ci par là et qui serviront de noyaux au prochain mouvement.
Et pendant ce temps, la France continuera de s'africaniser (3), de se «bantoustaniser».
Si l'analyse rationnelle conduit à ce noir pessimisme, il ne faut pas oublier que l'histoire est le domaine de l'imprévu et il ne faut pas perdre la foi.
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(1) : il fait une différence entre décadence et déclin. Le déclin est passager. La décadence est auto-entretenue.
(2) : au passage, cela montre que les patrons peuvent être très bons en micro-économie et très nuls en macro.
(3) : je n'entends pas seulement cette africanisation en termes raciaux. Nicolas Sarkozy essayant de caser son fils à l'EPAD ou François Hollande se dépatouillant de ses multiples pseudo-épouses, ce sont des bouts d'africanisation.
samedi, mars 30, 2013
Le nerf de la guerre : excellente idée de la Manif Pour Tous
Je considère les impôts, au niveau où ils sont en France et compte-tenu de l'utilisation qui en est faite, comme une forme de tyrannie.
J'avais agité l'idée d'une grève des impôts. Certains m'ont fait remarquer que cet appel est illégal. Dont acte.
La Manif Pour Tous a une idée légale :
> déclarer ses revenus sur papier et non par internet.
> dénoncer son contrat de mensualisation.
> verser 2€ de plus que la somme due.
Ces mesures simples, répétées plusieurs centaines de milliers de fois, peuvent avoir un effet dévastateur.
Enfin, dernière mesure, qui est une véritable bombe atomique financière :
> retrait des livrets A tous à la même date (n'oubliez pas que le livret A sert à financer le logement «social» et les collectivités locales. S'attaquer au livret A, c'est frapper au coeur le social-clientélisme).
Je suis étonné par le succès des Manifs pour Tous.
Je commence à croire que la France bien élevée, qui subit sans broncher depuis des lustres les extorsions destinées à financer les conneries de la France mal élevée, a vraiment la moutarde qui lui monte au nez.
Il se pourrait bien qu'elle ait envie de rappeler qu'on peut l'insulter, la traiter de ringarde, d'homophobe, de réactionnaire, de raciste, de franchouillarde et patati et patata mais que sans elle, sans son travail, sans son argent, la France s'arrête.
Je trouve les consignes ci-dessus géniales car elles vont à l'essentiel.
Une fois qu'on dépouille les grands discours et les effets de de manche, que sommes nous pour un Hollande, une Taubira, un Moscovici, une NKM, un Copé, un Jean-Pierre Michel ?
Les vaches à lait qui financent un train de vie fastueux, digne des plus grands aristocrates d'Ancien Régime (d'ailleurs, ils vivent dans leurs hôtels particuliers - on ne retrouve cela dans aucun autre pays d'Europe du nord), et qui financent aussi l'achat de voix permettant de se maintenir au pouvoir et de continuer à profiter de tout ce luxe gratuit (gratuit pour eux, pas pour nous).
Nous sommes vos vaches à lait ? Hé bien, soit. Les vaches se révoltent un tout petit peu. Elles continuent à payer, mais de manière plus pénible.
La chose me plaît par son élégance, on dirait un mouvement d'aïkido. Les finances publiques sont déséquilibrées à cause des folies du social-clientélisme ? On donne la pichenette qui fait basculer l'ennemi.
Ils veulent du rapport de forces ? Ils vont être servis.
Il ne faut pas s'attendre à une réaction douce, lénifiante. Derrière les belles paroles sur l'égalité, ce qui obsède les socialistes, c'est le fric, celui qu'ils peuvent nous prendre pour vivre à l'aise, eux. Alors, croyez bien qu'ils seront violents, que tous les coups sont permis.
J'avais agité l'idée d'une grève des impôts. Certains m'ont fait remarquer que cet appel est illégal. Dont acte.
La Manif Pour Tous a une idée légale :
> déclarer ses revenus sur papier et non par internet.
> dénoncer son contrat de mensualisation.
> verser 2€ de plus que la somme due.
Ces mesures simples, répétées plusieurs centaines de milliers de fois, peuvent avoir un effet dévastateur.
Enfin, dernière mesure, qui est une véritable bombe atomique financière :
> retrait des livrets A tous à la même date (n'oubliez pas que le livret A sert à financer le logement «social» et les collectivités locales. S'attaquer au livret A, c'est frapper au coeur le social-clientélisme).
Je suis étonné par le succès des Manifs pour Tous.
Je commence à croire que la France bien élevée, qui subit sans broncher depuis des lustres les extorsions destinées à financer les conneries de la France mal élevée, a vraiment la moutarde qui lui monte au nez.
Il se pourrait bien qu'elle ait envie de rappeler qu'on peut l'insulter, la traiter de ringarde, d'homophobe, de réactionnaire, de raciste, de franchouillarde et patati et patata mais que sans elle, sans son travail, sans son argent, la France s'arrête.
Je trouve les consignes ci-dessus géniales car elles vont à l'essentiel.
Une fois qu'on dépouille les grands discours et les effets de de manche, que sommes nous pour un Hollande, une Taubira, un Moscovici, une NKM, un Copé, un Jean-Pierre Michel ?
Les vaches à lait qui financent un train de vie fastueux, digne des plus grands aristocrates d'Ancien Régime (d'ailleurs, ils vivent dans leurs hôtels particuliers - on ne retrouve cela dans aucun autre pays d'Europe du nord), et qui financent aussi l'achat de voix permettant de se maintenir au pouvoir et de continuer à profiter de tout ce luxe gratuit (gratuit pour eux, pas pour nous).
Nous sommes vos vaches à lait ? Hé bien, soit. Les vaches se révoltent un tout petit peu. Elles continuent à payer, mais de manière plus pénible.
La chose me plaît par son élégance, on dirait un mouvement d'aïkido. Les finances publiques sont déséquilibrées à cause des folies du social-clientélisme ? On donne la pichenette qui fait basculer l'ennemi.
Ils veulent du rapport de forces ? Ils vont être servis.
Il ne faut pas s'attendre à une réaction douce, lénifiante. Derrière les belles paroles sur l'égalité, ce qui obsède les socialistes, c'est le fric, celui qu'ils peuvent nous prendre pour vivre à l'aise, eux. Alors, croyez bien qu'ils seront violents, que tous les coups sont permis.
Jean-Pierre Petit sur la décadence et Chypre
Les Experts BFM 29 mars 2013
Sur la décadence, à partir de la 19ème minute et la réponse de Jean-Pierre Petit.
Sur Chypre et l'Europe, à partir de la 27ème minute jusqu'à la fin.
Je souscris entièrement à ces propos.
Sur la décadence, à partir de la 19ème minute et la réponse de Jean-Pierre Petit.
Sur Chypre et l'Europe, à partir de la 27ème minute jusqu'à la fin.
Je souscris entièrement à ces propos.
vendredi, mars 29, 2013
Vers un printemps français ?
Certains commencent à imaginer un printemps français, c'est-à-dire une réaction anti-progressiste et anti-socialiste de la société française qui dépasserait le stade de l'irritation temporaire pour prendre l'allure d'une vraie révolte politique.
Je l'espère mais je n'y crois pas. Comme Eric Zemmour l'a exprimé plusieurs fois cette semaine dans les médias, je suis d'un grand pessimisme sur l'évolution de la société française.
Dans sa décadence, la société a tant accepté ces dernières décennies qu'elle a sapé les bases d'une morale commune. Alors, au nom de quelle exigence morale pourrait-elle refuser que «chacun fait ce qui lui plaît et ils n'ont qu'à se marier si ça leur chante ?».
Quand on a accepté sans broncher l'avortement, le divorce facile, l'égalité des droits entre bâtards et enfants légitimes, la forclusion du père, l'avachissement général, comment se redresse-t-on ?
Certains individus ont le bagage intellectuel et moral qui leur permet de résister à la pente progressiste, nihiliste et socialiste, mais la société, certainement pas.
Un miracle est toujours possible, mais le problème des miracles, c'est qu'il ne faut pas trop compter dessus.
Je l'espère mais je n'y crois pas. Comme Eric Zemmour l'a exprimé plusieurs fois cette semaine dans les médias, je suis d'un grand pessimisme sur l'évolution de la société française.
Dans sa décadence, la société a tant accepté ces dernières décennies qu'elle a sapé les bases d'une morale commune. Alors, au nom de quelle exigence morale pourrait-elle refuser que «chacun fait ce qui lui plaît et ils n'ont qu'à se marier si ça leur chante ?».
Quand on a accepté sans broncher l'avortement, le divorce facile, l'égalité des droits entre bâtards et enfants légitimes, la forclusion du père, l'avachissement général, comment se redresse-t-on ?
Certains individus ont le bagage intellectuel et moral qui leur permet de résister à la pente progressiste, nihiliste et socialiste, mais la société, certainement pas.
Un miracle est toujours possible, mais le problème des miracles, c'est qu'il ne faut pas trop compter dessus.
Libellés :
Jacquerie de la france bien élevée,
la décadence
Le vrai choc de simplification
Paraît-il que François Hollande a parlé d'un choc de simplification. Excellente idée en soi. La France souffre encore plus de la complexité administrative que des impots. Pompidou disait déjà : «Cessez d'emmerder les Français».
Chaque Français a déjà vécu cette aventure d'être soumis à une directive idiote et de subir le harcèlement des fonctionnaires chargés d'en vérifier l'application.
Un mien collègue a fait l'erreur de déposer un dossier pour installer un Velux. Dossier refusé parce que le Velux était trop haut, en référence à un règlement X. Son second dossier est en passe d'être refusé parce que le Velux est trop bas, par rapport à un règlement Y. Que va-t-il faire ? Il va attendre six mois que les choses se tassent et installer son velux en toute illégalité.
Et l'interdiction des feux de cheminée ? Et l'interdiction de fumer en voiture ?
Ces maires qui se plaignent ? Albaret-Sainte Marie croule sous normes absurdes.
On n'arrête pas de pourrir la vie des Français, avec, comme de juste, les meilleures intentions du monde. On a toujours une bonne raison d'inventer un nouveau règlement, qui viendra s'ajouter à un entassement qui rend la France invivable.
Mes amis pilotes connaissent bien l'inflation bureaucratique de la DGAC, au nom de la sécurité, sans que la sécurité ne soit améliorée.
Bref, le choc de simplification de François Hollande s'impose. Pourtant, il est mort-né, il n'a aucune chance. C'est mécanique.
Georges Pompidou disait aussi : «Prenez un fonctionnaire, posez le sur une chaise. Une heure plus tard, il a trouvé un papier et un crayon. Deux heures plus tard, il a écrit une circulaire, un règlement, un décret ...»
On peut dire la même chose des ministres et des députés vis-à-vis des lois et des dépenses. L'inflation législative est un mal bien connu. Quant à l'inflation des dépenses, mieux vaut ne pas en parler. Un ministre ou un député existent quand ils votent soit une dépense, soit une loi.
La seule manière d'obtenir une simplification administrative pérenne est de diminuer le nombre de ceux dont la justification de l'emploi se trouvent
Sans compter qu'il faudrait aussi supprimer le «principe de précaution», qui donne une base constitutionnelle à cette hystérie réglementaire. Vous imaginez le tableau ? Hollande affrontant les zozos verts ?
C'est donc foutu d'avance.
Comme d'habitude, François Hollande fait des promesses pour la galerie, sans avoir analysé le moyen de les tenir. Peut-être n'a-t-il même jamais eu l'intention de les tenir.
Lawrence Auster est décédé
Je n'avais découvert son blog que depuis quelques semaines.
Sa dignité dans la maladie était impressionnante. Sa rectitude intellectuelle aussi. On manque d'hommes si droits.
Qu'il repose en paix.
Sa dignité dans la maladie était impressionnante. Sa rectitude intellectuelle aussi. On manque d'hommes si droits.
Qu'il repose en paix.
jeudi, mars 28, 2013
Ame, Hollande et Hollande
En réaction au nihilisme ambiant :
Dieu, la roi, la France ... et moi
Analyse de Hollande similaire à la mienne :
Hollande, un mou sectaire
Analyse de la politique de Hollande :
Hollande l'empêché
On notera :
François Hollande est dans la position inconfortable de Daladier : il est à la tête d'une république décadente, accaparée par une élite qui ressemble à la Cour de Versailles en 1788. Les décideurs français sont obnubilés par la sauvegarde de leurs privilèges et n'ont plus aucune vision pour ce pays. Difficile d'imposer quoi que ce soit dans ce marasme.
Dieu, la roi, la France ... et moi
Analyse de Hollande similaire à la mienne :
Hollande, un mou sectaire
Analyse de la politique de Hollande :
Hollande l'empêché
On notera :
François Hollande est dans la position inconfortable de Daladier : il est à la tête d'une république décadente, accaparée par une élite qui ressemble à la Cour de Versailles en 1788. Les décideurs français sont obnubilés par la sauvegarde de leurs privilèges et n'ont plus aucune vision pour ce pays. Difficile d'imposer quoi que ce soit dans ce marasme.
mercredi, mars 27, 2013
Henri Hude à propos de la Manif pour Tous
Henri Hude à propos de la Manif pour Tous
Je le rejoins dans son analyse : le problème posé est celui du totalitarisme mou et du nihilisme gouvernemental.
Je le rejoins dans son analyse : le problème posé est celui du totalitarisme mou et du nihilisme gouvernemental.
Libellés :
dictature du Bien,
Jacquerie de la france bien élevée
A propos du "sauvetage" de Chypre" (2)
Le billet précédent ayant suscité des commentaires, je vais essayer d'éclaircir mon point de vue en schématisant les actions de l'UERSS à propos de Chypre :
1) Laisser entrer Chypre dans l'Euro Très mauvais
2) Laisser grossir les banques chypriotes et fermer les yeux sur l'argent sale Très mauvais
3) Ensuite, faire les étonnés Mauvais
4) Piétiner la souveraineté de Chypre et lui imposer une solution par le chantage Très très mauvais
5) Mettre les banques en faillite et partager les pertes entre actionnaires et créanciers (dont les déposants) Bon
6) Utiliser l'arbitraire (voire le caprice) pour mettre en place le 5) Mauvais (1)
7) Garder Chypre dans l'Euro Très mauvais
*************
(1) : la solution, c'est la faillite bancaire «pré-packagée».
Au lieu de répéter comme des cons «une banque ne doit pas faire faillite» (sûrement les mêmes cons qui nous répétaient il y a peu «un Etat ne peut pas faire faillite», on a vu ce que cela a donné), on vote dans le calme et la sérénité une loi définissant à l'avance les modalités spécifiques d'une faillite bancaire et le jour où il faut l'appliquer, tout est déjà prêt.
C'est une des raisons qui expliquent que les 500 faillites de banques américaines en quatre ans n'aient pas été un cataclysme. L'autre raison est la taille raisonnable de ces banques.
1) Laisser entrer Chypre dans l'Euro Très mauvais
2) Laisser grossir les banques chypriotes et fermer les yeux sur l'argent sale Très mauvais
3) Ensuite, faire les étonnés Mauvais
4) Piétiner la souveraineté de Chypre et lui imposer une solution par le chantage Très très mauvais
5) Mettre les banques en faillite et partager les pertes entre actionnaires et créanciers (dont les déposants) Bon
6) Utiliser l'arbitraire (voire le caprice) pour mettre en place le 5) Mauvais (1)
7) Garder Chypre dans l'Euro Très mauvais
*************
(1) : la solution, c'est la faillite bancaire «pré-packagée».
Au lieu de répéter comme des cons «une banque ne doit pas faire faillite» (sûrement les mêmes cons qui nous répétaient il y a peu «un Etat ne peut pas faire faillite», on a vu ce que cela a donné), on vote dans le calme et la sérénité une loi définissant à l'avance les modalités spécifiques d'une faillite bancaire et le jour où il faut l'appliquer, tout est déjà prêt.
C'est une des raisons qui expliquent que les 500 faillites de banques américaines en quatre ans n'aient pas été un cataclysme. L'autre raison est la taille raisonnable de ces banques.
A propos du "sauvetage" de Chypre
À Chypre, on a appliqué, mais très mal, c'est-à-dire à la manière européiste, brouillonne et dictatoriale, la moitié de la solution que je préconise : la mise en faillite des banques zombies.
Les déposants et les actionnaires morflent, c'est juste.
Hélas, la rigueur et la rapidité nécessaires pour éviter la panique ont manqué : avec des gens compétents, les banques chypriotes auraient rouvert hier matin.
En revanche, on n'a pas appliqué la deuxième moitié de ma préconisation, la sortie de l'Euro. Cela enlève beaucoup d'intérêt à la manœuvre en cours.
Les déposants et les actionnaires morflent, c'est juste.
Hélas, la rigueur et la rapidité nécessaires pour éviter la panique ont manqué : avec des gens compétents, les banques chypriotes auraient rouvert hier matin.
En revanche, on n'a pas appliqué la deuxième moitié de ma préconisation, la sortie de l'Euro. Cela enlève beaucoup d'intérêt à la manœuvre en cours.
mardi, mars 26, 2013
Quelques réflexions sur la Manif pour Tous (le retour de la vengeance du fils maudit)
> Des articles acerbes sur Frigide Barjot à laquelle on reproche, en gros, de rester politiquement correct et, ce faisant, de ne pas utiliser le pouvoir qui lui est délégué par les manifestants. Je suis entièrement d'accord. Dimanche, une occasion en or a été ratée. Une marche sur les Champs-Elysées, voire le Palais de l'Elysée, cela aurait eu de la gueule. A l'époque où les Français n'étaient pas encore escouillés, nous nous serions amusés.
Mais si Frigide Barjot n'avait pas commencé par prendre la bien-pensance à son propre jeu, ces manifs n'auraient pas vu le jour. Maintenant il faut passer à autre chose. Mais je ne vois pas avec qui.
> Comme à la première, les manifestants étaient des «de souche».
Certains crétins avaient prédit «une sainte alliance des religions» contre le mariage des invertis. Ce sont des bisounours imprégnés de l'irénisme des imbéciles heureux (1) soixante-huitards et duo-vaticaniens.
Certes, les musulmans sont contre le mariage des invertis. En revanche, ils n'en ont rien à foutre de la France, des institutions françaises et des lois françaises. D'ailleurs, ils sont nombreux à se marier religieusement en totale illégalité, sans passer au préalable devant le maire (ça permet aussi de toucher l'allocation «parent isolé»).
Ils n'ont donc aucune raison de manifester pour que les lois françaises soient ceci ou cela. Au contraire, le mariage des invertis est une preuve supplémentaire à leurs yeux que nous sommes décadents et que, donc, ils ont une culture et des valeurs supérieures.
C'est pourquoi, avant même de parler de religions, il faut considérer qu'il n'y a dans les manifs que des gens qui se sentent concernés par la France et son avenir. C'est dire que les seuls gens colorés qu'on risque d'y croiser viennent des départements d'outre-mer (2).
> Le rôle de la police (au sens large, cela inclut l'appareil judiciaire et les lois qui orientent son action) n'est plus de protéger la société et le pouvoir, son rôle traditionnel. Il est devenu uniquement un rôle de protection du pouvoir. La protection de la société est totalement négligée : tant que les racailles de banlieue ne marchent pas sur l'Elysée (ce qu'elles ne feront jamais car elles se contrebalancent de la politique), il n'y a aucune raison de les emmerder.
Comme le pouvoir est de plus en plus remis en cause par la «France bien élevée», c'est elle l'ennemie. Cela explique l'hystérie de répression routière, qui touche majoritairement cette population de gens sans histoires. C'est pour cette raison également que l'auto-défense est très sévèrement punie : que la police ne fasse pas son boulot de protection de la société ne dérange pas ces messieurs. En revanche, que l'on se substitue à la police est une attaque directe contre leur pouvoir et mérite d'être réprimé.
D'une manière générale, tout comportement adulte, responsable et indépendant, qui par son existence montre l'inutilité de l'Etat-mamma, mérite d'être réprimé.
Nota : une bonne partie de ce billet m'a été inspiré par Roman. Qui est un homme qu'on gagne à connaître (comme dit Frédérik Lemaître de Lacenaire dans les Enfants du Paradis).
**************
(1) : ce sont les mêmes abrutis qui emploient l'expression «religions du Livre» sans se rendre compte que celle-ci est une manifestation du complexe de supériorité islamique. En effet, si les trois «religions du Livre» sont apparentées, c'est la dernière dans l'ordre chronologique, c'est-à-dire la musulmane, qui les accomplit toutes.
Non, pour un chrétien, il y a la Vérité, qui est dans la Bible, toute autre Révélation est mensonge et manoeuvre du Malin. Point barre.
Et par la même occasion, il est couillon et suicidaire d'oublier que l'Islam s'est en grande partie construite contre les chrétiens et les juifs.
(2) : l'opposition ultramarine au mariage des invertis est assez impressionnante et cela montre à quel point Christiane Taubira est détachée de certaines réalités qu'elle est bien placée pour connaître.
Libellés :
Jacquerie de la france bien élevée
lundi, mars 25, 2013
La pétaudière du MEDEF
Je résume les épisodes précédents.
Laurence Parisot est présidente du MEDEF. Son mandat arrive à échéance. Elle voudrait se présenter à nouveau mais ne peut pas, because les statuts. Qu'à cela ne tienne, changeons les statuts.
Ce comportement d'autocrate ottoman aurait été accueilli, dans tout pays civilisé d'hommes libres, d'un grand éclat de rire, la Parisot aurait été instantanément discréditée et balayée en moins de temps qu'il n'en faut pour rédiger, sous l'influence des grosses ficelles de communicante d'Anne Méaux, une dépêche AFP bourrée de fautes de français.
Seulement voilà, il y a longtemps que la France n'est plus un pays civilisé. Les hommes s'y couchent très facilement.
Et les patrons n'ont pas plus de couilles que les autres.
Nous avons donc droit à une grotesque pantalonnade. On se croirait à L'Amicale Bouliste de Trifouillis les Calbutes, dont le président ne veut pas céder la place. C'est pas sérieux du tout, et même pas drôle.
Je me fous de l'avenir du MEDEF comme de l'an quarante. Depuis déjà, cette organisation verse dans la bouffonnerie.
Pourtant cette comédie patronale participe du naufrage ambiant, de cette impression de vivre en inaptocratie, d'être dirigés par des incompétents vicieux et avides : partout où l'on se tourne, on n'aperçoit que des élites françaises, syndicales, patronales, politiques, médiatiques, intellectuelles, inférieures à leurs devoirs mais dont la cupidité et le narcissisme ne connaissent aucune limite.
Comme je l'ai dit, je me fous du MEDEF. En revanche, il serait bon qu'on voie apparaitre un petit bout de couille -et pourquoi pas ?- espoir insensé, un résidu de sens commun et de probité.
Laurence Parisot est présidente du MEDEF. Son mandat arrive à échéance. Elle voudrait se présenter à nouveau mais ne peut pas, because les statuts. Qu'à cela ne tienne, changeons les statuts.
Ce comportement d'autocrate ottoman aurait été accueilli, dans tout pays civilisé d'hommes libres, d'un grand éclat de rire, la Parisot aurait été instantanément discréditée et balayée en moins de temps qu'il n'en faut pour rédiger, sous l'influence des grosses ficelles de communicante d'Anne Méaux, une dépêche AFP bourrée de fautes de français.
Seulement voilà, il y a longtemps que la France n'est plus un pays civilisé. Les hommes s'y couchent très facilement.
Et les patrons n'ont pas plus de couilles que les autres.
Nous avons donc droit à une grotesque pantalonnade. On se croirait à L'Amicale Bouliste de Trifouillis les Calbutes, dont le président ne veut pas céder la place. C'est pas sérieux du tout, et même pas drôle.
Je me fous de l'avenir du MEDEF comme de l'an quarante. Depuis déjà, cette organisation verse dans la bouffonnerie.
Pourtant cette comédie patronale participe du naufrage ambiant, de cette impression de vivre en inaptocratie, d'être dirigés par des incompétents vicieux et avides : partout où l'on se tourne, on n'aperçoit que des élites françaises, syndicales, patronales, politiques, médiatiques, intellectuelles, inférieures à leurs devoirs mais dont la cupidité et le narcissisme ne connaissent aucune limite.
Comme je l'ai dit, je me fous du MEDEF. En revanche, il serait bon qu'on voie apparaitre un petit bout de couille -et pourquoi pas ?- espoir insensé, un résidu de sens commun et de probité.
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Commentaires sur la manif de la France bien élevée
Pourquoi François Hollande a tout à craindre du vote de la loi Taubira
Je trouve cet article trop optimiste mais il y a un point sur lequel je le rejoins : l'inculture crasse des membres de l'actuel gouvernement (à part, probablement, Laurent Fabius) est un facteur très important pour expliquer leur comportement.
Que veut Frigide Barjot ?
Je trouve le ton un peu sévère, mais sur le fond, j'acquiesce : la politique, c'est le rapport de force. Quand on déplace des centaines de milliers de personnes, on ne rentre pas sagement chez soi : on accentue la pression.
Par exemple, un gigantesque sit-in, façon SDF, sur l'avenue de la Grande Armée, qui dure des jours et des jours, avec grèves de la faim et prières publiques et journaux de 20 h.
Je trouve cet article trop optimiste mais il y a un point sur lequel je le rejoins : l'inculture crasse des membres de l'actuel gouvernement (à part, probablement, Laurent Fabius) est un facteur très important pour expliquer leur comportement.
Que veut Frigide Barjot ?
Je trouve le ton un peu sévère, mais sur le fond, j'acquiesce : la politique, c'est le rapport de force. Quand on déplace des centaines de milliers de personnes, on ne rentre pas sagement chez soi : on accentue la pression.
Par exemple, un gigantesque sit-in, façon SDF, sur l'avenue de la Grande Armée, qui dure des jours et des jours, avec grèves de la faim et prières publiques et journaux de 20 h.
Halte au gouvernement des juges !
Décapitons la racaille judiciaire !
On a le droit de critiquer le juge Gentil
Quelques précisions :
> Je ne peux guère être accusé d'esprit partisan : je tiens en égal mépris Nicolas Sarkozy et Jérome Cahuzac. Pourtant, leurs deux mises en examen me révoltent.
> Je ne suis pas un fervent démocrate mais nous sommes dans le pire des systèmes : une oligarchie, mais qui fait semblant de jouer le jeu démocratique pour exiger le pouvoir absolu censé aller de pair avec la souveraineté populaire.
Je me sentirais beaucoup plus à l'aise dans un système de référendums fréquents, de mandats non renouvelables à indemnités plafonnées et de juges élus.
On a le droit de critiquer le juge Gentil
Quelques précisions :
> Je ne peux guère être accusé d'esprit partisan : je tiens en égal mépris Nicolas Sarkozy et Jérome Cahuzac. Pourtant, leurs deux mises en examen me révoltent.
> Je ne suis pas un fervent démocrate mais nous sommes dans le pire des systèmes : une oligarchie, mais qui fait semblant de jouer le jeu démocratique pour exiger le pouvoir absolu censé aller de pair avec la souveraineté populaire.
Je me sentirais beaucoup plus à l'aise dans un système de référendums fréquents, de mandats non renouvelables à indemnités plafonnées et de juges élus.
dimanche, mars 24, 2013
Quel avenir politique pour la «France bien élevée» ?
Gabrielle Cluzel, de Boulevard Voltaire, a baptisé, avec beaucoup d'à propos, la «Manif pour tous» «la manif de la France bien élevée».
On comprend bien ce qu'elle veut dire : la France qui ne casse pas, qui ne fait pas grève, qui ne passe pas son temps à geindre et à quémander, dont les enfants sont couchés avant minuit et ne trafiquent pas de drogue, qui travaille et qui paye des impôts (dont une bonne partie fait vivre la France mal élevée).
Quel est l'avenir politique de cette France bien élevée ? C'est simple : il est nul.
Renverser les institutions ?
Impossible : elles sont solides, peut-être trop, elles sont conçues pour cela. Si Charles De Gaulle avait voulu aller jusqu'au terme de son mandat, il aurait pu. Personne n'envisage François Hollande démissionnant ou provoquant un référendum suicidaire. D'autre part, on imagine assez peu Jacques-Henri et Marie-Chantal organisant un coup d'Etat avec leurs cinq enfants et leur Scenic.
Bousculer les partis politiques ?
Excellente idée. Mais où trouver, dans la France bien élevée, tout l'esprit de vice, de tromperie et de mensonge nécessaire pour le cursus honorum moderne ?
Conquérir les médias ?
C'est sans doute la voie la plus intéressante, mais je n'en vois pas le moyen : les médias sont passionnés par les voyous, les gens sans histoire n'existent pas à leurs yeux.
Cet après-midi a eu lieu la deuxième «Manif pour tous». Les CRS ont lancé des grenades lacrymogènes sur une foule où il y avait quelques enfants. On imagine bien tout le parti qu'en aurait tiré une organisation de gauche, avec son exhibitionnisme, sa pulsion victimaire et geignarde, son pathos à deux balles. Là, rien.
C'est ce rapport de force politico-médiatique défavorable que sent très bien François Hollande.
On comprend bien ce qu'elle veut dire : la France qui ne casse pas, qui ne fait pas grève, qui ne passe pas son temps à geindre et à quémander, dont les enfants sont couchés avant minuit et ne trafiquent pas de drogue, qui travaille et qui paye des impôts (dont une bonne partie fait vivre la France mal élevée).
Quel est l'avenir politique de cette France bien élevée ? C'est simple : il est nul.
Renverser les institutions ?
Impossible : elles sont solides, peut-être trop, elles sont conçues pour cela. Si Charles De Gaulle avait voulu aller jusqu'au terme de son mandat, il aurait pu. Personne n'envisage François Hollande démissionnant ou provoquant un référendum suicidaire. D'autre part, on imagine assez peu Jacques-Henri et Marie-Chantal organisant un coup d'Etat avec leurs cinq enfants et leur Scenic.
Bousculer les partis politiques ?
Excellente idée. Mais où trouver, dans la France bien élevée, tout l'esprit de vice, de tromperie et de mensonge nécessaire pour le cursus honorum moderne ?
Conquérir les médias ?
C'est sans doute la voie la plus intéressante, mais je n'en vois pas le moyen : les médias sont passionnés par les voyous, les gens sans histoire n'existent pas à leurs yeux.
Cet après-midi a eu lieu la deuxième «Manif pour tous». Les CRS ont lancé des grenades lacrymogènes sur une foule où il y avait quelques enfants. On imagine bien tout le parti qu'en aurait tiré une organisation de gauche, avec son exhibitionnisme, sa pulsion victimaire et geignarde, son pathos à deux balles. Là, rien.
C'est ce rapport de force politico-médiatique défavorable que sent très bien François Hollande.
Bref, la France bien élevée n'a aucun avenir politique dans le système actuel par le fait même qu'elle est bien élevée : dans la France d'aujourd'hui, il ne faut pas être bien élevé pour accéder au pouvoir.
C'est si vrai que la réaction de la France bien élevée est la fuite de sa jeunesse : je suis stupéfait du nombre de mes collègues, cadres moyens ou supérieurs, me disant qu'un, deux ou trois de leurs enfants ne comptent pas faire leur avenir en France.
Est-ce à dire que tout est perdu ?
Non, pas tout à fait : ce qui ne peut se faire dans le système pourrait se faire hors du système. Mais pour cela, il faudrait un meneur, qui apprenne à la France bien élevée à être (un peu) mal élevée, un homme providentiel et donc, faire confiance à la Providence. Il y faut la Foi.
Addendum :
Ce billet peut paraître, pessimiste. Il est réaliste.
Ne pas perdre espoir : jusqu'à maintenant, la France a toujours trouvé son homme providentiel. Cela étonnait d'ailleurs Churchill. Bien sûr, cela ne peut être Frigide Barjot : ce qu'elle a fait est digne d'admiration mais elle manque d'envergure politique.
Addendum :
Ce billet peut paraître, pessimiste. Il est réaliste.
Ne pas perdre espoir : jusqu'à maintenant, la France a toujours trouvé son homme providentiel. Cela étonnait d'ailleurs Churchill. Bien sûr, cela ne peut être Frigide Barjot : ce qu'elle a fait est digne d'admiration mais elle manque d'envergure politique.
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vendredi, mars 22, 2013
Vers un effondrement collectif
Comme d'habitude, hélas, ce texte de Charles Gave néglige complètement la forme et l'orthographe, ce que je ne puis m'empêcher de ressentir comme un mépris du lecteur.
Dommage, car il est limpide :
Schumpeter et Tocqueville
Le deuxième texte est important à mes yeux, car il lie effondrement du langage et effondrement de la société (c'est une thèse de Philippe Muray si je me rappelle bien ? Un lecteur pourrait-il confirmer ?).
Malheureusement, ce texte sur la langue est écrit avec les pieds.
Babel
Dommage, car il est limpide :
Schumpeter et Tocqueville
Le deuxième texte est important à mes yeux, car il lie effondrement du langage et effondrement de la société (c'est une thèse de Philippe Muray si je me rappelle bien ? Un lecteur pourrait-il confirmer ?).
Malheureusement, ce texte sur la langue est écrit avec les pieds.
Babel
mercredi, mars 20, 2013
Deux dessins veulent mieux que ...
Deux graphiques très parlants :
Les trois premières barres représentent les missions régaliennes de l'Etat, les seules qui sont légitimes. On voit qu'elles sont négligées. En revanche, les autres barres, qui représentent le social-clientélisme, notamment les trois dernières, sont favorisées.
Quand les hommes politiques favorisent ce qu'il devrait négliger et négligent ce qu'ils devraient favoriser, il n'y a pas lieu de s'étonner que le pays aille mal.
Je ne peux que rappeler le point de vue gaullien : la défense est la mission fondamentale de l'Etat. La négliger, c'est remettre en cause l'existence même de l'Etat.
Les trois premières barres représentent les missions régaliennes de l'Etat, les seules qui sont légitimes. On voit qu'elles sont négligées. En revanche, les autres barres, qui représentent le social-clientélisme, notamment les trois dernières, sont favorisées.
Quand les hommes politiques favorisent ce qu'il devrait négliger et négligent ce qu'ils devraient favoriser, il n'y a pas lieu de s'étonner que le pays aille mal.
Je ne peux que rappeler le point de vue gaullien : la défense est la mission fondamentale de l'Etat. La négliger, c'est remettre en cause l'existence même de l'Etat.
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