lundi, mai 06, 2013
Deux hommes dans la ville (DVD)
Ce film de 1973 est le témoin d'une époque, d'une ambiance. celle où la culture de l'excuse était lancée à pleine vapeur, dans l'éclat de sa jeunesse, où elle n'était pas encore devenue cette vielle défraîchie, tyrannique et acariâtre, que nous connaissons.
Réalisation José Giovanni, condamné à mort gracié.
Un braqueur sortant de prison (Alain Delon) tombe les nanas et se réinsère avec l'aide d'un éducateur hyper-sympa, humain, compréhensif et tout le saint frusquin (Jean Gabin). Mais un policier vicieux et méchant (Michel Bouquet) fait une fixette sur le héros, qui finit par le zigouiller, parce que le harcèlement de la maison poulaga, ça met ses petits nerfs en pelote.
Suite logique, notre héros se fait raccourcir par la machine du docteur Guillotin (après avoir refusé les secours de la religion, pour que le tableau bien-pensant soit complet).
Je dois être handicapé du sentiment : j'ai toujours du mal à prendre le parti du voleur ou de l'assassin. Déjà, en lisant les Misérables, j'étais plutôt du coté de Javert.
On répète jusqu'à plus soif que mieux vaut libérer un coupable qu'emprisonner un innocent. A pratiquer systématiquement cette maxime, on a fini par mettre tellement de coupables en liberté que les innocents s'en prennent plein la gueule.
Il ne vient pas à l'esprit de nos doctes «humanistes» que mieux vaut emprisonner un coupable que libérer un coupable. Et qu'à force de mettre le bordel dans la société, ils nous ont amenés au stade où les particuliers entreprennent de se protéger eux-mêmes parce qu'ils ne font plus confiance à l'appareil judiciaire auquel ils avaient bien légèrement délégué leur protection.
Quand l'Etat manque à ses missions fondamentales, police, justice, défense, pourquoi continuer à le respecter et à payer ses impôts ?
2 HOMMES DANS LA VILLE TRAILER GABIN DELON... par kirivalse
vendredi, mai 03, 2013
La réaction aristocratique des hauts fonctionnaires
Eric Verhaege, d'Atlantico, argue souvent que la France est victime de la réaction aristocratique des énarques.
Cette réaction se caractérise par la défense des pouvoirs et des privilèges des hauts fonctionnaires, l'entre-soi, la cooptation, l'esprit de caste, le mépris de classe, l'obscurité complice, les cercles restreints, la vénération des diplômes et des classements, la crainte de tout changement, la détestation de la concurrence, la fuite du risque, l'horreur d'être jugé sur le résultat, la vanité sans limite, la cupidité effrénée d'argent public, la confiscation du pouvoir par une coterie.
C'est pourquoi ces gens portent une haine viscérale aux entrepreneurs (et aux entreprises qu'ils n'ont fréquenté vaguement qu'à travers des grands groupes qui sont des quasi-administrations. Martine Aubry croyant connaitre l'entreprise parce qu'elle a pantouflé quelques mois à Péchiney est un exemple).
Car les entrepreneurs sont tout le contraire des hauts fonctionnaires : ils affrontent le marché au grand jour, ils prennent des risques et leur réussite ne dépend ni de leurs diplômes ni de leurs relations.
Les qualités de l'entrepreneur ridiculisent l'énarque réseautant. Insupportable. Crime de lèse-majesté.
Bien entendu, l'apothéose de cette réaction aristocratique des hauts fonctionnaires est l'arrivée au pouvoir de François Hollande (il est haut fonctionnaire et il n'est que cela. Pour le reste, il est l'homme sans qualités (1)). L'ascension concomitante de la promotion Voltaire confirme cette analyse.
On peut faire un parallèle éclairant.
Fait peu connu parce qu'il ne cadre pas avec l'enseignement «républicain» d'une histoire linéaire conduisant mécaniquement à l'heureuse révolution (vous savez, celle de la guillotine pour tous) : les années 1750-1770 furent troublées par la réaction féodale.
Les parlementaires (c'est-à-dire les gens de robe, les magistrats) avaient été ennoblis sous Louis XIV. Ennoblissement consolidé par des mariages et des alliances. Leurs intérêts sociaux, fiscaux et politiques se sont donc mis à coïncider avec ceux de la noblesse d'épée, alors qu'auparavant ils étaient liés à l'administration royale.
Les robins ont commencé à tenir des discours complètement fumeux (une habitude qui perdure) les présentant comme les gardiens de la vieille tradition franque, face à un pouvoir royal usurpé. Tout cela pour justifier le rétablissement à leur profit de droits féodaux archaïques, oubliés depuis des siècles.
Et ils n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère : ils se sont montrés rebelles et maillotiniers, ils ont excité le public contre l'ordre, ils ont trainé la Cour dans la boue, ils ont financé des libelles injurieux.
Leur prétention fut extrêmement grave parce qu'elle délégitimait le pouvoir royal, garant de l'unité du royaume. Autrement dit, les magistrats ont trahi leur mission de gardiens de l'ordre et mis en péril l'unité du pays pour pousser leur idéologie de demi-intellectuels et leurs petits intérêts corporatistes (si cela vous rappelle l'actualité, ce n'est pas un hasard).
L'esprit des lois, de Montesquieu, a été écrit pour justifier cette réaction féodale. Alors, on ferait mieux d'y réfléchir à deux fois avant d'ériger en dogme absolu la séparation des pouvoirs mise à la mode par le baron de La Brède.
Finalement, Louis XV rétablit l'ordre par un coup de force (qu'on nomme, belle expression, un coup de majesté) quatre ans avant sa mort et on peut regretter, même si l'on comprend son scrupule, qu'il n'ait pas, à cette occasion, fait pendre quelques juges séditieux qui le méritaient bien. (2)
Les magistrats français ne sont pas des «traitres génétiques», mais ils se trouvent dans une situation où ils ont plus de pouvoir que de responsabilité, état propice au développement de tous les vices. La théorie de la séparation des pouvoirs justifie cette impunité, c'est pourquoi il faut s'en méfier comme de la peste. Dans les pays anglo-saxons, on a essayé d'instaurer des mécanismes pour éviter l'impunité des magistrats et les obliger à répondre de leurs actes.
En tous les cas, le bordel avait été tel que les intellectuels, y compris les très surfaites Lumières, se rallièrent à la théorie de la monarchie héréditaire comme meilleur système pour garantir la paix civile (3). Rousseau renia même son Contrat social, expliquant qu'il était adapté à de très petits pays, comme la Suisse, mais pas à de grandes nations.
Pourtant, le pouvoir royal avait été ébranlé, avec les conséquences funestes que l'on vit vingt ans plus tard.
La leçon pour aujourd'hui n'incite pas à l'optimisme.
Le pouvoir n'est pas seulement un hochet pour ambitieux, il a une utilité sociale. Quand les ambitieux amoindrissent ou sapent le pouvoir pour atteindre leurs buts, ils mettent le pays en danger (4).
Cette leçon concerne beaucoup de monde : les juges, les journalistes, les enseignants, et les politiciens eux-mêmes.
De bidouillage constitutionnel en tripatouillage législatif, on n'a cessé d'amoindrir l'autorité suprême au point que le pouvoir est désormais confisqué par de minables hauts fonctionnaires.
«Levez vous, orages tant désirés» ?
**************
(1) : j'avoue que je me demande encore comment certains esprits égarés ont pu trouver des qualités à François Hollande. Qu'on vote Hollande par haine de Sarkozy, je le comprends mais qu'on trouve des qualités, autres que petites et mesquines, à Hollande, cela me dépasse.
Ce sont quelquefois les jugements des siens qui sont les plus terribles. A un journaliste lui demandant si son fils pouvait sortir la France de l'ornière, M. Hollande père répondit : «Il a beaucoup de diplômes». On a connu compliment paternel plus enthousiaste !
Autre anecdote. Quelqu'un que M. Hollande complimentait sur la réussite de son fils, colonel dans l'armée française, lui répondit : «Et vous ? Votre fils, président de la république». M. Hollande haussa les épaules.
(2) : le roi pouvait ramener les parlementaires rebelles à la raison par un «lit de justice». Deux sont restés célèbres, celui d'Henri IV au parlement de Toulouse pour les obliger à enregistrer l'Edit de Nantes. Il leur parla «avec les grosses dents». Celui où Louis XIV, rentrant de la chasse, se présenta avec un fouet à la main, symbole dépourvu d'ambiguité. Les parlementaires, courageux mais pas téméraires, se soumirent.
(3) : cette théorie dit que le roi est la seule personne du royaume dont l'intérêt personnel et l'intérêt public ne peuvent être séparés. Le roi est par nature incorruptible, puisque tout ce qui porte atteinte au royaume l'atteint en sa personne.
(4) : c'était précisément le but que s'était fixé le KGB que de mettre les pays occidentaux en danger en les sapant de l'intérieur, quand il a répandu dans les milieux intellectuels les idées anti-autorité qui sont encore si courantes.
Cette réaction se caractérise par la défense des pouvoirs et des privilèges des hauts fonctionnaires, l'entre-soi, la cooptation, l'esprit de caste, le mépris de classe, l'obscurité complice, les cercles restreints, la vénération des diplômes et des classements, la crainte de tout changement, la détestation de la concurrence, la fuite du risque, l'horreur d'être jugé sur le résultat, la vanité sans limite, la cupidité effrénée d'argent public, la confiscation du pouvoir par une coterie.
C'est pourquoi ces gens portent une haine viscérale aux entrepreneurs (et aux entreprises qu'ils n'ont fréquenté vaguement qu'à travers des grands groupes qui sont des quasi-administrations. Martine Aubry croyant connaitre l'entreprise parce qu'elle a pantouflé quelques mois à Péchiney est un exemple).
Car les entrepreneurs sont tout le contraire des hauts fonctionnaires : ils affrontent le marché au grand jour, ils prennent des risques et leur réussite ne dépend ni de leurs diplômes ni de leurs relations.
Les qualités de l'entrepreneur ridiculisent l'énarque réseautant. Insupportable. Crime de lèse-majesté.
Bien entendu, l'apothéose de cette réaction aristocratique des hauts fonctionnaires est l'arrivée au pouvoir de François Hollande (il est haut fonctionnaire et il n'est que cela. Pour le reste, il est l'homme sans qualités (1)). L'ascension concomitante de la promotion Voltaire confirme cette analyse.
On peut faire un parallèle éclairant.
Fait peu connu parce qu'il ne cadre pas avec l'enseignement «républicain» d'une histoire linéaire conduisant mécaniquement à l'heureuse révolution (vous savez, celle de la guillotine pour tous) : les années 1750-1770 furent troublées par la réaction féodale.
Les parlementaires (c'est-à-dire les gens de robe, les magistrats) avaient été ennoblis sous Louis XIV. Ennoblissement consolidé par des mariages et des alliances. Leurs intérêts sociaux, fiscaux et politiques se sont donc mis à coïncider avec ceux de la noblesse d'épée, alors qu'auparavant ils étaient liés à l'administration royale.
Les robins ont commencé à tenir des discours complètement fumeux (une habitude qui perdure) les présentant comme les gardiens de la vieille tradition franque, face à un pouvoir royal usurpé. Tout cela pour justifier le rétablissement à leur profit de droits féodaux archaïques, oubliés depuis des siècles.
Et ils n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère : ils se sont montrés rebelles et maillotiniers, ils ont excité le public contre l'ordre, ils ont trainé la Cour dans la boue, ils ont financé des libelles injurieux.
Leur prétention fut extrêmement grave parce qu'elle délégitimait le pouvoir royal, garant de l'unité du royaume. Autrement dit, les magistrats ont trahi leur mission de gardiens de l'ordre et mis en péril l'unité du pays pour pousser leur idéologie de demi-intellectuels et leurs petits intérêts corporatistes (si cela vous rappelle l'actualité, ce n'est pas un hasard).
L'esprit des lois, de Montesquieu, a été écrit pour justifier cette réaction féodale. Alors, on ferait mieux d'y réfléchir à deux fois avant d'ériger en dogme absolu la séparation des pouvoirs mise à la mode par le baron de La Brède.
Finalement, Louis XV rétablit l'ordre par un coup de force (qu'on nomme, belle expression, un coup de majesté) quatre ans avant sa mort et on peut regretter, même si l'on comprend son scrupule, qu'il n'ait pas, à cette occasion, fait pendre quelques juges séditieux qui le méritaient bien. (2)
Les magistrats français ne sont pas des «traitres génétiques», mais ils se trouvent dans une situation où ils ont plus de pouvoir que de responsabilité, état propice au développement de tous les vices. La théorie de la séparation des pouvoirs justifie cette impunité, c'est pourquoi il faut s'en méfier comme de la peste. Dans les pays anglo-saxons, on a essayé d'instaurer des mécanismes pour éviter l'impunité des magistrats et les obliger à répondre de leurs actes.
En tous les cas, le bordel avait été tel que les intellectuels, y compris les très surfaites Lumières, se rallièrent à la théorie de la monarchie héréditaire comme meilleur système pour garantir la paix civile (3). Rousseau renia même son Contrat social, expliquant qu'il était adapté à de très petits pays, comme la Suisse, mais pas à de grandes nations.
Pourtant, le pouvoir royal avait été ébranlé, avec les conséquences funestes que l'on vit vingt ans plus tard.
La leçon pour aujourd'hui n'incite pas à l'optimisme.
Le pouvoir n'est pas seulement un hochet pour ambitieux, il a une utilité sociale. Quand les ambitieux amoindrissent ou sapent le pouvoir pour atteindre leurs buts, ils mettent le pays en danger (4).
Cette leçon concerne beaucoup de monde : les juges, les journalistes, les enseignants, et les politiciens eux-mêmes.
De bidouillage constitutionnel en tripatouillage législatif, on n'a cessé d'amoindrir l'autorité suprême au point que le pouvoir est désormais confisqué par de minables hauts fonctionnaires.
«Levez vous, orages tant désirés» ?
**************
(1) : j'avoue que je me demande encore comment certains esprits égarés ont pu trouver des qualités à François Hollande. Qu'on vote Hollande par haine de Sarkozy, je le comprends mais qu'on trouve des qualités, autres que petites et mesquines, à Hollande, cela me dépasse.
Ce sont quelquefois les jugements des siens qui sont les plus terribles. A un journaliste lui demandant si son fils pouvait sortir la France de l'ornière, M. Hollande père répondit : «Il a beaucoup de diplômes». On a connu compliment paternel plus enthousiaste !
Autre anecdote. Quelqu'un que M. Hollande complimentait sur la réussite de son fils, colonel dans l'armée française, lui répondit : «Et vous ? Votre fils, président de la république». M. Hollande haussa les épaules.
(2) : le roi pouvait ramener les parlementaires rebelles à la raison par un «lit de justice». Deux sont restés célèbres, celui d'Henri IV au parlement de Toulouse pour les obliger à enregistrer l'Edit de Nantes. Il leur parla «avec les grosses dents». Celui où Louis XIV, rentrant de la chasse, se présenta avec un fouet à la main, symbole dépourvu d'ambiguité. Les parlementaires, courageux mais pas téméraires, se soumirent.
(3) : cette théorie dit que le roi est la seule personne du royaume dont l'intérêt personnel et l'intérêt public ne peuvent être séparés. Le roi est par nature incorruptible, puisque tout ce qui porte atteinte au royaume l'atteint en sa personne.
(4) : c'était précisément le but que s'était fixé le KGB que de mettre les pays occidentaux en danger en les sapant de l'intérieur, quand il a répandu dans les milieux intellectuels les idées anti-autorité qui sont encore si courantes.
«Halte au Hollande bashing» qu'il dit
Après Jean-François Copé, Jean-Pierre Chevènement donne son avis sur François Hollande. «Halte au Hollande bashing» qu'il dit.
Chevènement, il aura vraiment tout raté dans sa vie politique, d'analyses fausses en grossières erreurs en passant par les idées folles.
Seul problème, il a foutu la vérole à la politique française avec ses métastases, les Guaino, Philippot, Zemmour, etc.
Je sais, il y a de prétendus conservateurs qui vont me hurler dessus parce que Chevènement s'est un jour opposé aux Américains et que, chez certains simples d'esprit, cela suffit à faire de vous un intouchable.
N'avez toujours pas compris que Chevènement et ses affidés sont des socialistes ?
J'en ai marre de ces politiciens du XXème siècle avec des idées du XIXème. Ne serait-il pas temps de faire entrer la France dans le XXIème siècle ? Identité, subsidiarité, agilité.
Chevènement, il aura vraiment tout raté dans sa vie politique, d'analyses fausses en grossières erreurs en passant par les idées folles.
Seul problème, il a foutu la vérole à la politique française avec ses métastases, les Guaino, Philippot, Zemmour, etc.
Je sais, il y a de prétendus conservateurs qui vont me hurler dessus parce que Chevènement s'est un jour opposé aux Américains et que, chez certains simples d'esprit, cela suffit à faire de vous un intouchable.
N'avez toujours pas compris que Chevènement et ses affidés sont des socialistes ?
J'en ai marre de ces politiciens du XXème siècle avec des idées du XIXème. Ne serait-il pas temps de faire entrer la France dans le XXIème siècle ? Identité, subsidiarité, agilité.
Classe jacassante : opération réussie, malade décédé.
Je pense à la vieille blague de chirurgien : «opération réussie, malade décédé».
On s'interroge doctement sur la réforme de la classe jacassante. Mais il ne faut pas la réformer, il faut la faire disparaître.
Pour sa composante journalistique, c'est pratiquement fait : seules les subventions maintiennent les zombies en activité et une subvention, avec un bon gouvernement, ça se débranche.
Pour sa composante politique : référendum d'initiative populaire sans contrôle de constitutionnalité (1), non-renouvellement des mandats, démission des fonctionnaires se présentant aux élections.
Comment mettre tout cela en place (car la classe jacassante tient le manche et n'a pas l'intention de se laisser chasser sans réagir) ?
**********
(1) : ce point a fait l'objet d'un débat sous un autre billet.
On s'interroge doctement sur la réforme de la classe jacassante. Mais il ne faut pas la réformer, il faut la faire disparaître.
Pour sa composante journalistique, c'est pratiquement fait : seules les subventions maintiennent les zombies en activité et une subvention, avec un bon gouvernement, ça se débranche.
Pour sa composante politique : référendum d'initiative populaire sans contrôle de constitutionnalité (1), non-renouvellement des mandats, démission des fonctionnaires se présentant aux élections.
Comment mettre tout cela en place (car la classe jacassante tient le manche et n'a pas l'intention de se laisser chasser sans réagir) ?
**********
(1) : ce point a fait l'objet d'un débat sous un autre billet.
jeudi, mai 02, 2013
«Hollande : sans cap, sans autorité, sans compétence» qu'il dit
Jean-François Copé déclare dans Valeurs Actuelles : «Hollande : sans cap, sans autorité, sans compétence».
Je souscris à ce diagnostic. Mais, dites-moi, M. Copé, qui a élu ce Hollande si catastrophique ? Qui a savonné la planche de son adversaire en espérant recueillir la place en 2017 ? Avez vous vraiment lutté de toutes vos forces pour épargner à la France la catastrophe Hollande ?
Alors, oui François hollande est nul, il nous fait honte, mais vous, M. Copé, êtes vous sûr d'être moins nul ? Y a-t-il une seule action, une seule initiative, dans votre parcours politique qui pourrait nous laisser imaginer que vous êtes meilleur que lui ?
Ou, au contraire, y a-t-il beaucoup de rapprochements qui montrent que vous êtes un apparatchik du même acabit, plus ou moins par hasard dans un autre parti ?
Pourquoi auriez vous, plus que François Hollande, un cap, une autorité, une compétence ?
Je souscris à ce diagnostic. Mais, dites-moi, M. Copé, qui a élu ce Hollande si catastrophique ? Qui a savonné la planche de son adversaire en espérant recueillir la place en 2017 ? Avez vous vraiment lutté de toutes vos forces pour épargner à la France la catastrophe Hollande ?
Alors, oui François hollande est nul, il nous fait honte, mais vous, M. Copé, êtes vous sûr d'être moins nul ? Y a-t-il une seule action, une seule initiative, dans votre parcours politique qui pourrait nous laisser imaginer que vous êtes meilleur que lui ?
Ou, au contraire, y a-t-il beaucoup de rapprochements qui montrent que vous êtes un apparatchik du même acabit, plus ou moins par hasard dans un autre parti ?
Pourquoi auriez vous, plus que François Hollande, un cap, une autorité, une compétence ?
Libellés :
Copé,
droite la plus bête du monde
mercredi, mai 01, 2013
1919-1939 : l'aviation américaine conquiert le monde (Fana de l'Aviation)
Ce hors-série du Fana de l'Aviation est passionnant.
Si le mot n'était pas devenu, à cause de la suprématie des cons, tabou dans notre cher et vieux pays, je dirais que c'est en vraie grandeur un plaidoyer pour le libéralisme économique.
En Europe, la politique aéronautique d'après-guerre était menée par les Etats, avec tout ce que cela suppose de décisions politicardes, de corruption et mauvais critères de décision. En France, nous vécumes la désastreuse politique des records.
Un des problèmes les plus graves d'une politique industrielle étatiste est qu'un Etat ne sait pas laisser mourir un industriel bien connecté. La politique industrielle, c'est toujours la défense des calèches contre les automobiles. Cette problématique a des échos très contemporains, «royalistes» et «montebourgeois».
Or, dans une industrie naissante et en expansion, le darwinisme est une nécessité pour que l'innovation puisse s'épanouir. Si on maintient en survie les mauvaises herbes par des subventions, on étouffe les bonnes (il n'y a que dans l'esprit des imbéciles que les moyens financiers sont infinis et que l'on peut garder les mauvaises herbes sans étouffer les bonnes).
Le résultat : une industrie éparpillée avec des moyens saupoudrés et un retard croissant.
De l'autre coté de l'Atlantique, la politique était très différente.
Les Américains possédaient un terrain idéal pour le développement de l'aviation commerciale : un vaste espace sans frontières et une météo assez clémente, mais pas trop. Ils surent exploiter ces avantages à fond.
L'Etat aidait, certes, l'aviation, mais pas les industriels de l'aviation. La NACA, ancêtre de la NASA, prenait en charge la recherche (qui manquait cruellement chez nous). En revanche, l'Etat n'entreprenait pas de sauver tel ou tel industriel en difficultés.
Les industriels ont donc été forcés de se regrouper et de penser rentabilité, au lieu de penser subventions. Ils furent bien obligés d'innover judicieusement, sous peine de mourir. C'était le règne du pragmatisme, tout le contraire d'une industrie sous influence étatique.
En vingt ans, le résultat fut époustouflant. Les deux Lockheed Orion, capables de transporter six passagers, achetés par la Swissair, provoquèrent un drame dans les ministères de l'air européens : ils volaient plus vite que tous les chasseurs de ce coté-ci de l'Atlantique.
Si le mot n'était pas devenu, à cause de la suprématie des cons, tabou dans notre cher et vieux pays, je dirais que c'est en vraie grandeur un plaidoyer pour le libéralisme économique.
En Europe, la politique aéronautique d'après-guerre était menée par les Etats, avec tout ce que cela suppose de décisions politicardes, de corruption et mauvais critères de décision. En France, nous vécumes la désastreuse politique des records.
Un des problèmes les plus graves d'une politique industrielle étatiste est qu'un Etat ne sait pas laisser mourir un industriel bien connecté. La politique industrielle, c'est toujours la défense des calèches contre les automobiles. Cette problématique a des échos très contemporains, «royalistes» et «montebourgeois».
Or, dans une industrie naissante et en expansion, le darwinisme est une nécessité pour que l'innovation puisse s'épanouir. Si on maintient en survie les mauvaises herbes par des subventions, on étouffe les bonnes (il n'y a que dans l'esprit des imbéciles que les moyens financiers sont infinis et que l'on peut garder les mauvaises herbes sans étouffer les bonnes).
Le résultat : une industrie éparpillée avec des moyens saupoudrés et un retard croissant.
De l'autre coté de l'Atlantique, la politique était très différente.
Les Américains possédaient un terrain idéal pour le développement de l'aviation commerciale : un vaste espace sans frontières et une météo assez clémente, mais pas trop. Ils surent exploiter ces avantages à fond.
L'Etat aidait, certes, l'aviation, mais pas les industriels de l'aviation. La NACA, ancêtre de la NASA, prenait en charge la recherche (qui manquait cruellement chez nous). En revanche, l'Etat n'entreprenait pas de sauver tel ou tel industriel en difficultés.
Les industriels ont donc été forcés de se regrouper et de penser rentabilité, au lieu de penser subventions. Ils furent bien obligés d'innover judicieusement, sous peine de mourir. C'était le règne du pragmatisme, tout le contraire d'une industrie sous influence étatique.
En vingt ans, le résultat fut époustouflant. Les deux Lockheed Orion, capables de transporter six passagers, achetés par la Swissair, provoquèrent un drame dans les ministères de l'air européens : ils volaient plus vite que tous les chasseurs de ce coté-ci de l'Atlantique.
Louis Renault, conscient du retard des motoristes français, proposa de construire des moteurs américains sous licence, excellente occasion d'apprendre : refusé ! Nous volerons français, monsieur ! Evidemment, vous devinez la suite : le retard n'était toujours pas rattrapé en 1940 et nous avons acheté dans la panique des avions américains.
Les Anglais, en bons pragmatiques, ont su se remettre en cause in extremis, cela a donné le Merlin, le Spitfire et le radar.
Mais nous, Français, sommes nous condamnés à l'esprit de système, au comportement de caste, au mépris des Cassandre, à l'aveuglement face aux signes précurseurs du désastre ? Tout cela payé au prix du sang, généralement de ceux qui n'y sont pour rien ?
La décadence sur BFM
Les Experts 29 avril 2013
Les Experts 30 avril 2013
C'est Jean-Pierre Petit qui définit le problème : inverser les anticpations. En français courant : redonner l'espoir (et non le rêve, comme le prétendait un minable élu il y a un an à je ne sais plus quel poste).
Qu'on soit pour la thèse du déclin (faiblesse passagère) ou pour celle de la décadence (spirale auto-entretenue), tous ceux qui s'intéressent encore à la France, Français comme étrangers, s'attendent à ce que notre pays soit demain plus bas qu'aujourd'hui, et ce, dans tous les domaines.
Ces anticipations négatives donnent lieu à des décisions multiformes : par exemple, ces parents d'un enfant au collège qui se demandent déjà comment ils vont organiser ses études supérieures à l'étranger et qui épargnent en conséquence.
Pour que la France retrouve une partie de sa grandeur, il faudrait effectivement inverser les anticipations.
Un des problèmes de nos politiciens, qui sont des bavasseurs invétérés qui se payent de mots à longueur de journées, est de croire qu'il s'agit d'un problème de communication. Mais non. C'est un problème d'action.
Le capitaine du Titanic n'a pas fait naufrage parce qu'il n'a pas assez communiqué, il a fait naufrage parce qu'il n'a pas eu la bonne action au bon moment.
Ce problème étant posé, reste à le résoudre.
Je sais déjà ce que sont les fausses solutions : l'union nationale et le consensus.
Charles De Gaulle ou Magaret Thatcher n'ont pas réformé en cherchant un introuvable consensus.
Mais pour le reste ...
Les Experts 30 avril 2013
C'est Jean-Pierre Petit qui définit le problème : inverser les anticpations. En français courant : redonner l'espoir (et non le rêve, comme le prétendait un minable élu il y a un an à je ne sais plus quel poste).
Qu'on soit pour la thèse du déclin (faiblesse passagère) ou pour celle de la décadence (spirale auto-entretenue), tous ceux qui s'intéressent encore à la France, Français comme étrangers, s'attendent à ce que notre pays soit demain plus bas qu'aujourd'hui, et ce, dans tous les domaines.
Ces anticipations négatives donnent lieu à des décisions multiformes : par exemple, ces parents d'un enfant au collège qui se demandent déjà comment ils vont organiser ses études supérieures à l'étranger et qui épargnent en conséquence.
Pour que la France retrouve une partie de sa grandeur, il faudrait effectivement inverser les anticipations.
Un des problèmes de nos politiciens, qui sont des bavasseurs invétérés qui se payent de mots à longueur de journées, est de croire qu'il s'agit d'un problème de communication. Mais non. C'est un problème d'action.
Le capitaine du Titanic n'a pas fait naufrage parce qu'il n'a pas assez communiqué, il a fait naufrage parce qu'il n'a pas eu la bonne action au bon moment.
Ce problème étant posé, reste à le résoudre.
Je sais déjà ce que sont les fausses solutions : l'union nationale et le consensus.
Charles De Gaulle ou Magaret Thatcher n'ont pas réformé en cherchant un introuvable consensus.
Mais pour le reste ...
Libellés :
BFM,
Jean-Pierre Petit,
la France qui coule
lundi, avril 29, 2013
Le PS déclare la guerre à l'Allemagne (2)
Le PS déclare la guerre à l'Allemagne
Visiblement, je ne suis pas le seul à la trouver saumâtre :
Hollande est mauvais
Visiblement, je ne suis pas le seul à la trouver saumâtre :
Hollande est mauvais
Le Mur des cons : un formidable détecteur de cons ... de gauche !
Les commentateurs compulsifs Curmudgeon et Bob Marchenoir ont fait un excellent travail sous ces deux billets :
Le mur des cons des cons du SM
Quand l'affaire du Mur des Cons devient un scandale journalistique ...
Le problème des gauchistes est que leur insupportable vanité les conduit à vivre dans la conscience, jamais assaillie par le doute, de leur supériorité morale (autoproclamée et qu'aucun fait ne justifie).
Ils sont tellement imbus d'eux-mêmes qu'ils en viennent à perdre de vue les réalité les plus élémentaires quand ils sont mis en cause.
N'importe quel être sensé, après l'affaire du Mur des Cons, aurait fait profil bas.
En effet, on peut attendre d'un magistrat, en plus de connaître le droit, qu'il soit digne, impartial et capable d'humanité voire de jugeote. Or, le Mur des Cons prouve, précisément, que les membres du Syndicat de la Magistrature qui passaient devant ce panneau sans réagir sont dépourvus de ces qualités.
Donc on baisse la tête et on laisse passer l'orage. Eventuellement, on exclut quelques membres pour signifier qu'on a compris la faute.
Hé bien, pas du tout ! Ils contre-attaquent, ces cons-là ! Toujours juchés sur leur sentiment fallacieux de supériorité, ils recommencent à faire la leçon à tout le monde.
Seulement voilà : ça ne prend plus. Plus personne ne les écoute. Ils ont beau avoir les journalistes de leur coté, tout le monde se fout de leurs anathèmes. Trop servis pour un oui pour un non, trop usés par des causes douteuses. Les mots qui tuent ont perdu leurs pouvoirs magiques.
Maintenant, les gens rigolent des mots qui faisaient peur . «Fasciste» ? Mais bien sûr ! «Raciste» ? Vous m'en remettrez deux kilos. «Populiste» ? J'en suis fier !
Ils n'ont pas compris que les manifestations contre la dénaturation du mariage étaient passées par là : c'est la gauche qui gazait, qui appelait les CRS à la rescousse, qui gardait à vue des jeunes non-violents. Comment après cela écouter leurs graves leçons de morale sans être pris de fou rire ?
Ils creusent leur tombe : mauvais dirigeants pour la France, ils croyaient qu'il leur restait au moins la fulmination qui provoque la mort sociale. Perdu ! Il ne leur reste plus que le cuisant ridicule d'être socialiste dans un monde qui se passe très bien du socialisme.
Le mur des cons des cons du SM
Quand l'affaire du Mur des Cons devient un scandale journalistique ...
Le problème des gauchistes est que leur insupportable vanité les conduit à vivre dans la conscience, jamais assaillie par le doute, de leur supériorité morale (autoproclamée et qu'aucun fait ne justifie).
Ils sont tellement imbus d'eux-mêmes qu'ils en viennent à perdre de vue les réalité les plus élémentaires quand ils sont mis en cause.
N'importe quel être sensé, après l'affaire du Mur des Cons, aurait fait profil bas.
En effet, on peut attendre d'un magistrat, en plus de connaître le droit, qu'il soit digne, impartial et capable d'humanité voire de jugeote. Or, le Mur des Cons prouve, précisément, que les membres du Syndicat de la Magistrature qui passaient devant ce panneau sans réagir sont dépourvus de ces qualités.
Donc on baisse la tête et on laisse passer l'orage. Eventuellement, on exclut quelques membres pour signifier qu'on a compris la faute.
Hé bien, pas du tout ! Ils contre-attaquent, ces cons-là ! Toujours juchés sur leur sentiment fallacieux de supériorité, ils recommencent à faire la leçon à tout le monde.
Seulement voilà : ça ne prend plus. Plus personne ne les écoute. Ils ont beau avoir les journalistes de leur coté, tout le monde se fout de leurs anathèmes. Trop servis pour un oui pour un non, trop usés par des causes douteuses. Les mots qui tuent ont perdu leurs pouvoirs magiques.
Maintenant, les gens rigolent des mots qui faisaient peur . «Fasciste» ? Mais bien sûr ! «Raciste» ? Vous m'en remettrez deux kilos. «Populiste» ? J'en suis fier !
Ils n'ont pas compris que les manifestations contre la dénaturation du mariage étaient passées par là : c'est la gauche qui gazait, qui appelait les CRS à la rescousse, qui gardait à vue des jeunes non-violents. Comment après cela écouter leurs graves leçons de morale sans être pris de fou rire ?
Ils creusent leur tombe : mauvais dirigeants pour la France, ils croyaient qu'il leur restait au moins la fulmination qui provoque la mort sociale. Perdu ! Il ne leur reste plus que le cuisant ridicule d'être socialiste dans un monde qui se passe très bien du socialisme.
dimanche, avril 28, 2013
Ce qui manque au Printemps français ? L'intelligence !
J'admets que le titre de ce billet est provocateur, mais vous allez comprendre où je veux en venir.
Quand j'entends par exemple Eric Zemmour, un socialiste étatiste et nationaliste, nous expliquer que le Printemps français est sympathique mais qu'il lui reste à comprendre qu'il doit aussi lutter contre le libéralisme, je me dis qu'on est dans le brouillard et la confusion les plus complets.
Rappelons que Mai 68 a été suivi (il ne s'agit pas d'une corrélation par coïncidence mais d'une causalité) d'une expansion sans précédent de l'Etat-mamma en même temps que de la promotion du libre-échangisme mondialisé. Cela n'est en rien contradictoire, c'est ce qu'on appelle le communisme de marché.
Dans l'esprit de Mai 68, licence des moeurs, dissolution des nations, immigrationnisme et communisme de marché marchent de concert. Autrement dit, Mai 68 est l'ennemi du libéralisme, avec sa gênante responsabilité individuelle qui empêche de jouir sans entraves (pas étonnant que la crise économique actuelle, issue du communisme de marché, soit aussi une crise morale).
Il est donc incohérent de reprocher au Printemps français de ne pas s'attaquer au libéralisme en attaquant Mai 68. C'est comme reprocher à Napoléon de ne pas attaquer Murat quand il attaque Koutousov.
Je me suis amusé à vous dessiner un petit tableau de correspondance :
JUSTIFIE
Ce tableau se lit horizontalement.
Par exemple : La licence morale justifie l'Etat-mamma : L'Etat se mêle de tout pour pacifier les relations entre individus immoraux.
Si ce tableau vous paraît trop emmerdant, une image simple : l'archétype du communisme de marché, c'est la Chine. La Chine est-elle libérale ?
Je pourrais faire le tableau opposé avec comme rubriques : valeurs morales, Etat minimal, patriotisme et liberté.
Or, je ne vois pas dans le Printemps français une réflexion profonde sur tous ces enjeux. Ce n'est pas de Benoist et ses lubies néo-païennes qui vont nous sortir le cul des ronces.
On peut raconter ce qu'on veut sur Mai 68, mais il fut précédé d'une éclosion de travaux intellectuels et d'un bouillonnement d'idées (totalement folles, mais ce n'est pas le sujet).
Je n'aperçois rien de semblable à l'horizon. La seule chose qui pourrait en tenir lieu, c'est la doctrine de l'Eglise, mais elle est très perméable à l'air du temps, notamment sur les sujets économiques.
Je ne vois nulle part ce corpus intellectuel articulé qui constitue le fond de sauce d'une bonne tambouille politique.
C'est pourquoi je ne suis pas très optimiste pour la suite du Printemps français, mais je ne demande qu'à être surpris.
Quand j'entends par exemple Eric Zemmour, un socialiste étatiste et nationaliste, nous expliquer que le Printemps français est sympathique mais qu'il lui reste à comprendre qu'il doit aussi lutter contre le libéralisme, je me dis qu'on est dans le brouillard et la confusion les plus complets.
Rappelons que Mai 68 a été suivi (il ne s'agit pas d'une corrélation par coïncidence mais d'une causalité) d'une expansion sans précédent de l'Etat-mamma en même temps que de la promotion du libre-échangisme mondialisé. Cela n'est en rien contradictoire, c'est ce qu'on appelle le communisme de marché.
Dans l'esprit de Mai 68, licence des moeurs, dissolution des nations, immigrationnisme et communisme de marché marchent de concert. Autrement dit, Mai 68 est l'ennemi du libéralisme, avec sa gênante responsabilité individuelle qui empêche de jouir sans entraves (pas étonnant que la crise économique actuelle, issue du communisme de marché, soit aussi une crise morale).
Il est donc incohérent de reprocher au Printemps français de ne pas s'attaquer au libéralisme en attaquant Mai 68. C'est comme reprocher à Napoléon de ne pas attaquer Murat quand il attaque Koutousov.
Je me suis amusé à vous dessiner un petit tableau de correspondance :
JUSTIFIE
Licence morale
|
Etat-mamma
|
Immigrationnisme
|
Libre échangisme
échangisme |
|
Licence morale
|
L'Etat se mêle de tout pour pacifier les relations entre individus immoraux.
|
l'immigration de masse est jutifiée puisque toutes les valeurs et toutes les culture se valent.
|
Les biens matériels sont les seules valeurs et donc rien ne doit faire obstacle au libre-échange.
|
|
Etat-mamma
|
Les indivdus ne se réfèrent à aucune valeur ni autorité en dehors de l'Etat.
|
L'Etat seul définit les individus, ils sont interchangeables, leur histoire et leur culture ne comptent pas.
|
Le libre-échangisme à base non de responsabilité des individus mais d'accords entre Etats justifie l'Etat intrusif et omnipotent.
|
|
Immigrationnisme
|
Pour éviter les conflits entre hommes de culture différente, il ne faut pas imposer des valeurs morales.
|
L'assitanat étatique s'étend sans arrêt pour venir au secours du nouveau prolétariat immigré.
|
Si les individus circulent librement, il ne peut y avaoir aucun obstacle à la circulation des biens et des capitaux.
|
|
Libre-échangisme
|
La seule régulation est celle des biens matériels et la moralep ersonnelle est accesssoire.
|
Le libre-échangisme à base non de responsabilité des individus mais d'accords entre Etats justifie l'Etat intrusif et omnipotent.
|
Pour baisser les coûts, la concurrence des immigrés est nécessaire.
|
Ce tableau se lit horizontalement.
Par exemple : La licence morale justifie l'Etat-mamma : L'Etat se mêle de tout pour pacifier les relations entre individus immoraux.
Si ce tableau vous paraît trop emmerdant, une image simple : l'archétype du communisme de marché, c'est la Chine. La Chine est-elle libérale ?
Je pourrais faire le tableau opposé avec comme rubriques : valeurs morales, Etat minimal, patriotisme et liberté.
Or, je ne vois pas dans le Printemps français une réflexion profonde sur tous ces enjeux. Ce n'est pas de Benoist et ses lubies néo-païennes qui vont nous sortir le cul des ronces.
On peut raconter ce qu'on veut sur Mai 68, mais il fut précédé d'une éclosion de travaux intellectuels et d'un bouillonnement d'idées (totalement folles, mais ce n'est pas le sujet).
Je n'aperçois rien de semblable à l'horizon. La seule chose qui pourrait en tenir lieu, c'est la doctrine de l'Eglise, mais elle est très perméable à l'air du temps, notamment sur les sujets économiques.
Je ne vois nulle part ce corpus intellectuel articulé qui constitue le fond de sauce d'une bonne tambouille politique.
C'est pourquoi je ne suis pas très optimiste pour la suite du Printemps français, mais je ne demande qu'à être surpris.
Libellés :
Jacquerie de la france bien élevée,
printemps français
Un gouvernement d'union nationale ? Les cons !
D'après le Figaro, 78 % des Français sont pour un gouvernement d'union nationale.
Toujours ce désir imbécile de nier la politique, de nier les conflits existants au sein de la population française. Cet appel au consensus mène tout droit à la dictature molle, où l'on ne fait rien de cohérent.
Ni Ronald Reagan, ni Margaret Thatcher n'ont réussi leurs réformes en cherchant le consensus (M. THatcher : «Il me semble qu'on appelle consensus le procédé par lequel on abandonne nos principes, nos idées, nos valeurs»).
Je ne reproche pas à François Hollande d'être un diviseur, je lui reproche de mener une mauvaise politique.
De toute façon, la recherche du consensus est à l'avantage des socialistes, puisque nous vivons dans un système socialiste et que le consensus favorise l'immobilisme.
Il n'y a pas mieux que la recherche du consensus pour figer les «avantages acquis».
Non. La politique est conflictuelle, il faut l'assumer, c'est pourquoi je reproche à l'UMP son couille-mollisme.
Or, catastrophe supplémentaire, les électeurs de droite sont encore plus favorable à l'idée idiote de gouvernement d'union nationale que les électeurs de gauche. Ils méritent vraiment les malheurs qui leur tombent sur la tête.
Toujours ce désir imbécile de nier la politique, de nier les conflits existants au sein de la population française. Cet appel au consensus mène tout droit à la dictature molle, où l'on ne fait rien de cohérent.
Ni Ronald Reagan, ni Margaret Thatcher n'ont réussi leurs réformes en cherchant le consensus (M. THatcher : «Il me semble qu'on appelle consensus le procédé par lequel on abandonne nos principes, nos idées, nos valeurs»).
Je ne reproche pas à François Hollande d'être un diviseur, je lui reproche de mener une mauvaise politique.
De toute façon, la recherche du consensus est à l'avantage des socialistes, puisque nous vivons dans un système socialiste et que le consensus favorise l'immobilisme.
Il n'y a pas mieux que la recherche du consensus pour figer les «avantages acquis».
Non. La politique est conflictuelle, il faut l'assumer, c'est pourquoi je reproche à l'UMP son couille-mollisme.
Or, catastrophe supplémentaire, les électeurs de droite sont encore plus favorable à l'idée idiote de gouvernement d'union nationale que les électeurs de gauche. Ils méritent vraiment les malheurs qui leur tombent sur la tête.
Libellés :
politique,
Sanscouillisme
samedi, avril 27, 2013
Quand l'affaire du Mur des Cons devient un scandale journalistique ...
Le mur des cons est en train de devenir un scandale journalistique, comme l'expose bien notre serial-commentateur Bob Marchenoir :
****************
Robert Marchenoir Curmudgeon • il y a 9 heures
Contacté par Libération, l’intéressé nie : « Il y a une rumeur stupide et malveillante qui circule sur mon compte, que j’ai démentie. C’est tout. Je suis totalement étranger à cette affaire. » « Il dit que ce n’est pas lui, témoigne un journaliste de la chaîne publique, mais il s’est décomposé quand on l’a confronté. » Et plusieurs éléments le confondent.
Les journalistes du sévice public s'organisent en police politique pour dénoncer leurs confrères qui ne pensent pas dans les clous, et les soumettent à des interrogatoires serrés.
Je suppose qu'ils ont lieu dans le local syndical, en dessous du "mur des cons" de la rédaction. La déontologie des journalistes de FR 3, c'est deconfondre leurs confrères pas assez à gauche.
Rapidement alertée par des syndicats, la direction de France 3 décide alors de retirer le sujet de l’antenne.
Les syndicats exercent une censure politique de gauche et la direction est à leur botte.
Quand on sort un sujet gênant pour la gauche, c'est de la manipulation politique. Quand on sort un sujet gênant pour la droite, c'est de l'information.
L’éditorialiste en question est déjà « déontologiquement problématique » au sein de la rédaction, décrit-on. Il est notamment controversé pour avoir « mené la campagne contre Charles Enderlin », correspondant de France 2 à Jérusalem, qu’il accuse d’avoir truqué les images d’un sujet sur la mort d’un enfant palestinien en 2000.
Déontologiquement problématique = pas de gauche.
Robert Marchenoir Curmudgeon • il y a 2 heures
Donc ils les insultent en privé, et nous sommes priés de considérer que ce n'est pas grave.
Voilà. Les journalistes n'ont pas à être dans les lieux non approuvés par les syndicats de gauche. C'est la gauche qui décide où les journalistes doivent aller. Comme ça, c'est plus clair.
Nous, on ne va pas voir ce qu'il y a dans les locaux de l'UMP et on ne va pas voir ce qu'il y a dans les rédactions des journaux.
Non, ce n'est pas la peine. Ils ont les syndicats de journalistes pour cela, qui convoquent, interrogent et "confrontent" les journalistes qui n'écrivent pas dans les trous.
Si cette histoire est susceptible de remettre en cause le syndicalisme dans la magistrature, c'est extrêmement navrant.
Robert Marchenoir • il y a 2 heures
Dans une rédaction du "service public", on ouvre une enquête sur le journaliste qui a révélé l'information.
****************
Le sage montre le mur, les syndicats de journalistes enquêtent sur le doigt.
Finalement, ce qui perdra les gauchistes, c'est leur vanité, leur absolu besoin de faire parler d'eux. Ils ne savent pas faire profil bas, la boucler en attendant que la tempête passe.
C'est plus fort qu'eux : en toutes circonstances, 'faut qu'ils ouvrent leurs gueules, qu'ils fassent la morale et dénoncent les mal-pensants.
Ca finit par lasser tout le monde et c'est ce qui causera leur perte.
Le plus étonnant dans les histoires de manifs anti-dénaturation du mariage, c'est que personne (à part Frigide Barjot et les couilles molles de l'UMP) n'en avait rien à foutre d'être traité de fasciste et d'homophobe. Les vieux trucs culpabilisateurs de la gauche, les mots qui tuent, ont perdu leurs pouvoirs magiques, démonétisés, trop usés, trop servis à tort et à travers. Plus personne n'y croit.
****************
Selon Françoise Martres, présidente du Syndicat de la magistrature, qui apparaît au début de la séquence filmée, « les éléments qui ont pu être décortiqués [au sein de la vidéo] amènent à penser qu’il s’agit d’une équipe d’une chaîne de télévision nationale ».Ce que nous ont confirmé deux représentants syndicaux de la rédaction nationale de France 3, agitée depuis plusieurs jours par cette affaire : des « faits convergents » pointent un journaliste de la chaîne, éditorialiste en charge de la justice.
A FR 3, les syndicats sont chargés de fliquer les journalistes, pour qu'ils ne dévient pas de la ligne Degauche. C'est la fameuse indépendance des journalistes.
Contacté par Libération, l’intéressé nie : « Il y a une rumeur stupide et malveillante qui circule sur mon compte, que j’ai démentie. C’est tout. Je suis totalement étranger à cette affaire. » « Il dit que ce n’est pas lui, témoigne un journaliste de la chaîne publique, mais il s’est décomposé quand on l’a confronté. » Et plusieurs éléments le confondent.
Les journalistes du sévice public s'organisent en police politique pour dénoncer leurs confrères qui ne pensent pas dans les clous, et les soumettent à des interrogatoires serrés.
Je suppose qu'ils ont lieu dans le local syndical, en dessous du "mur des cons" de la rédaction. La déontologie des journalistes de FR 3, c'est deconfondre leurs confrères pas assez à gauche.
Rapidement alertée par des syndicats, la direction de France 3 décide alors de retirer le sujet de l’antenne.
Les syndicats exercent une censure politique de gauche et la direction est à leur botte.
« Le JRI a l’impression d’avoir été complètement manipulé », raconte encore un confrère. Pour un autre, la manœuvre est claire : « C’est une manipulation politique », de la part d’un journaliste « engagé à droite de manière assez affichée. »
Quand on sort un sujet gênant pour la gauche, c'est de la manipulation politique. Quand on sort un sujet gênant pour la droite, c'est de l'information.
L’éditorialiste en question est déjà « déontologiquement problématique » au sein de la rédaction, décrit-on. Il est notamment controversé pour avoir « mené la campagne contre Charles Enderlin », correspondant de France 2 à Jérusalem, qu’il accuse d’avoir truqué les images d’un sujet sur la mort d’un enfant palestinien en 2000.
Déontologiquement problématique = pas de gauche.
"On n'insulte pas les gens publiquement", réagit le Syndicat de la magistrature.
Donc ils les insultent en privé, et nous sommes priés de considérer que ce n'est pas grave.
Ce local est un lieu où l'on ne reçoit pas de journalistes. Il s'avère qu'au moment de l'affaire Gentil, il y en avait beaucoup et qu'ils ont été amenés à se trouver dans des endroits où ils ne doivent pas être.
Voilà. Les journalistes n'ont pas à être dans les lieux non approuvés par les syndicats de gauche. C'est la gauche qui décide où les journalistes doivent aller. Comme ça, c'est plus clair.
Nous, on ne va pas voir ce qu'il y a dans les locaux de l'UMP et on ne va pas voir ce qu'il y a dans les rédactions des journaux.
Non, ce n'est pas la peine. Ils ont les syndicats de journalistes pour cela, qui convoquent, interrogent et "confrontent" les journalistes qui n'écrivent pas dans les trous.
Si cette histoire est susceptible de remettre en cause le syndicalisme dans la magistrature, c'est extrêmement navrant.
Tiens, mais voilà une excellente idée...
La direction de France 3 a décidé d’ouvrir une enquête interne à propos de la vidéo montrant le »Mur des cons » dans les locaux du syndicat de la magistrature. En effet, selon Libération, c’est un journaliste de France 3 qui aurait tourné la vidéo montrant le mur qui affiche le visage d’un certain nombre de personnalités, et qui a déclenché cette semaine une violente polémique. Cette vidéo a été mise en ligne sur le site Atlantico mercredi dernier.
Dans une rédaction normale, quand un syndicat de juges affiche, au sein même du ministère de la Justice, un "mur de cons" composé d'hommes politiques, on ouvre une une enquête sur le syndicat.
Dans une rédaction du "service public", on ouvre une enquête sur le journaliste qui a révélé l'information.
****************
Le sage montre le mur, les syndicats de journalistes enquêtent sur le doigt.
Finalement, ce qui perdra les gauchistes, c'est leur vanité, leur absolu besoin de faire parler d'eux. Ils ne savent pas faire profil bas, la boucler en attendant que la tempête passe.
C'est plus fort qu'eux : en toutes circonstances, 'faut qu'ils ouvrent leurs gueules, qu'ils fassent la morale et dénoncent les mal-pensants.
Ca finit par lasser tout le monde et c'est ce qui causera leur perte.
Le plus étonnant dans les histoires de manifs anti-dénaturation du mariage, c'est que personne (à part Frigide Barjot et les couilles molles de l'UMP) n'en avait rien à foutre d'être traité de fasciste et d'homophobe. Les vieux trucs culpabilisateurs de la gauche, les mots qui tuent, ont perdu leurs pouvoirs magiques, démonétisés, trop usés, trop servis à tort et à travers. Plus personne n'y croit.
Libellés :
classe jacassante,
connerie socialiste
Le PS déclare la guerre à l'Allemagne
Le PS déclare la guerre à l'Allemagne
Gilles Carrez explique très bien les raisons de cette guerre du PS à l'Allemagne : la recherche par les socialistes d'un bouc-émissaire à leur incompétence et à leur pusillanimité.
Ces gens n'ont pas retenu les les leçons de 1914 et 1940 : une guerre contre l'Allemagne n'est jamais fraiche et joyeuse et il arrive qu'on la perde, surtout quand l'Allemagne est mieux équipée et que sa pensée est plus adaptée aux circonstances.
Cette initiative est suicidaire : les taux français sont bas uniquement parce que M. Lémarchés pense (à tort, mais pourquoi le détromper quand cette erreur nous profite ?) que l'Allemagne est solidaire de la France.
Au lieu d'utiliser de ce dernier métro, les taux bas, pour réformer, nos socialistes, en instillant le doute sur la solidarité franco-allemande, s'apprêtent à saboter le seul atout économique qui nous reste.
Une fois le désastre enclenché, rien n'arrêtera la hausse des taux et l'issue est écrite : la sortie de l'Euro dans les pires conditions, sous la pression et dans l'improvisation.
Certes, je souhaite la sortie de l'Euro. Mais j'ai toujours dit que le résultat dépendrait de la manière et des circonstances. Nous allons, sous de futiles prétextes électoralistes, choisir la pire solution : la sortie non-anticipée et non-maitrisée.
Ah, les cons !
**********
Nota : ceux qui nous parlent des méfaits insupportables de l'austérité (sous-entendu, publique) sont des rigolos.
Comme l'a rappelé François Hollande lui-même, les dépenses publiques, le nombre de fonctionnaires et les salaires des fonctionnaires ont augmenté : il n'y a pas le début d'un commencement d'austérité publique. En revanche, de l'austérité privée, plus que jamais.
Le naufrage auquel nous assistons n'est pas la conséquence d'une austérité publique excessive, diagnostic faux, mais, au contraire, la suite logique d'une pression fiscale sur le privé insupportable, destinée à compenser le laisser-aller de l'Etat.
Une fois de plus, l'économie française meurt que le privé soit obligé de financer un Etat obèse et on nous raconte des crasses pour dissimuler cette vérité flagrante.
Gilles Carrez explique très bien les raisons de cette guerre du PS à l'Allemagne : la recherche par les socialistes d'un bouc-émissaire à leur incompétence et à leur pusillanimité.
Ces gens n'ont pas retenu les les leçons de 1914 et 1940 : une guerre contre l'Allemagne n'est jamais fraiche et joyeuse et il arrive qu'on la perde, surtout quand l'Allemagne est mieux équipée et que sa pensée est plus adaptée aux circonstances.
Cette initiative est suicidaire : les taux français sont bas uniquement parce que M. Lémarchés pense (à tort, mais pourquoi le détromper quand cette erreur nous profite ?) que l'Allemagne est solidaire de la France.
Au lieu d'utiliser de ce dernier métro, les taux bas, pour réformer, nos socialistes, en instillant le doute sur la solidarité franco-allemande, s'apprêtent à saboter le seul atout économique qui nous reste.
Une fois le désastre enclenché, rien n'arrêtera la hausse des taux et l'issue est écrite : la sortie de l'Euro dans les pires conditions, sous la pression et dans l'improvisation.
Certes, je souhaite la sortie de l'Euro. Mais j'ai toujours dit que le résultat dépendrait de la manière et des circonstances. Nous allons, sous de futiles prétextes électoralistes, choisir la pire solution : la sortie non-anticipée et non-maitrisée.
Ah, les cons !
**********
Nota : ceux qui nous parlent des méfaits insupportables de l'austérité (sous-entendu, publique) sont des rigolos.
Comme l'a rappelé François Hollande lui-même, les dépenses publiques, le nombre de fonctionnaires et les salaires des fonctionnaires ont augmenté : il n'y a pas le début d'un commencement d'austérité publique. En revanche, de l'austérité privée, plus que jamais.
Le naufrage auquel nous assistons n'est pas la conséquence d'une austérité publique excessive, diagnostic faux, mais, au contraire, la suite logique d'une pression fiscale sur le privé insupportable, destinée à compenser le laisser-aller de l'Etat.
Une fois de plus, l'économie française meurt que le privé soit obligé de financer un Etat obèse et on nous raconte des crasses pour dissimuler cette vérité flagrante.
jeudi, avril 25, 2013
La bonne idée des Veilleurs
Depuis quelques temps, je m'interroge sur la suite à donner au Printemps français.
Je trouvais que la grève du Livret A était bonne idée mais elle semble avoir fait long feu. Je penchais aussi pour une action plus violente, j'avais tort.
Les Veilleurs ont une autre idée. Même si la référence à Gandhi est mal venue, l'initiative d'une résistance passive et silencieuse mobilisant la police, qui devient, par les missions qu'on lui assigne, politique (1), est bonne.
En effet, elle est économe en moyens, d'un excellent rapport d'image et elle donne peu de prise à la réplique. Comment, sans prendre le mauvais rôle, traiter de nazis des jeunes qui chantent assis par terre ?
C'est même génial : nous sommes à l'époque de l'immédiateté, ils prennent leur temps. Nous sommes à l'époque du bruit, ils chantent ou font silence. Nous sommes à l'époque de la violence, ils sont pacifiques.
La police essaie d'attaquer les Veilleurs individuellement après la dispersion (2), mais cela n'a pas l'air de prendre.
C'est pourquoi le danger qui guette les Veilleurs est le boycott médiatique et, par la suite, la lassitude et le découragement.
Mais ils semblent avoir la Foi. Comme ils sont confrontés à des gens qui ne croient plus à rien (sauf à «pique dans la caisse tant que tu peux»), la suite pourrait être intéressante.
Paraît-il que la Foi soulève les montagnes. On n'en demande pas tant : un petit écroulement du palais de l'Elysée le jour du conseil des sinistres suffirait.
************
(1) : j'ai entendu «les CRS avec nous». Ridicule de naïveté. La flicaille est toujours du coté du pouvoir.
(2) : comportement typique d'une police politique : après la dispersion, une police dont le seul objectif est le maintien de l'ordre rentre se coucher.
«Apaisez vous» qu'il dit
Maintenant que la loi dénaturant le mariage est votée, François Hollande demande aux opposants de s'apaiser.
Il est gonflé : il fout un maxi-boxon, il énerve tout le monde et ensuite il fait l'étonné et demande aux gens de se clamer.
C'est le comportement typique de l'embrouilleur de banlieue vers qui va tout l'amour présidentiel (en tout cas, celui dont Valérie lui laisse la libre disposition) : le Suédois escagasse quelqu'un, en général un bronzé, puis, quand le quelqu'un commence à en avoir ras-le-bol et s'énerve, le Suédois le traite de raciste et lui casse la gueule.
Il est gonflé : il fout un maxi-boxon, il énerve tout le monde et ensuite il fait l'étonné et demande aux gens de se clamer.
C'est le comportement typique de l'embrouilleur de banlieue vers qui va tout l'amour présidentiel (en tout cas, celui dont Valérie lui laisse la libre disposition) : le Suédois escagasse quelqu'un, en général un bronzé, puis, quand le quelqu'un commence à en avoir ras-le-bol et s'énerve, le Suédois le traite de raciste et lui casse la gueule.
Libellés :
Les conneries de Hollande,
printemps français
mercredi, avril 24, 2013
Le mur des cons des cons du SM
Le mur de la honte
Cette histoire permet de vérifier ce que nous savions déjà : une partie des magistrats sont d'odieux connards gauchistes au cerveau mangé par l'idéologie (1).
Il est d'usage de déclarer «je fais confiance à la justice de mon pays». Pas moi. Si un jour, à Dieu ne plaise, je suis la proie de l'appareil judiciaire français, j'aurai pleinement conscience d'avoir à faire à un tribunal politique.
Certains paraissent attendre avec curiosité la réaction de Mme le garde des sceaux. Allons, il n'y a aucun suspense : elle va couvrir sous prétexte que c'est anecdotique (2). Ce syndicat devrait être dissous, il ne le sera pas.
En tous les cas, la déroute morale de la gauche donneuse de leçons continue : après l'affaire Cahuzac, après la dénaturation du mariage, cela commence à faire beaucoup.
A propos, quand la magistrature a-t-elle fait honneur à notre pays ? Sous l'Ancien régime ? Sous la Terreur ? Lors de l'affaire Dreyfus ? Sous l'Occupation ? A la Libération ? Aujourd'hui ?
On me dit aussi que des pratiques voisines peuvent advenir en salles des profs.
Moi, dans le privé, je n'ai jamais vu cela. Mais, bien sûr, le privé, ça pue, c'est cra-cra. En revanche, le public, ça sent la rose.
**************
(1) : au-delà du parti-pris politique déjà inadmissible, le fait que figurent dans ce «mur des cons» deux pères de victimes de meurtre suffit à justifier le mépris et l'indignation.
(2) : on nous parle d'«humour de potaches». La justice en France serait donc rendue par des potaches ? On en frémit.
Cette histoire permet de vérifier ce que nous savions déjà : une partie des magistrats sont d'odieux connards gauchistes au cerveau mangé par l'idéologie (1).
Il est d'usage de déclarer «je fais confiance à la justice de mon pays». Pas moi. Si un jour, à Dieu ne plaise, je suis la proie de l'appareil judiciaire français, j'aurai pleinement conscience d'avoir à faire à un tribunal politique.
Certains paraissent attendre avec curiosité la réaction de Mme le garde des sceaux. Allons, il n'y a aucun suspense : elle va couvrir sous prétexte que c'est anecdotique (2). Ce syndicat devrait être dissous, il ne le sera pas.
En tous les cas, la déroute morale de la gauche donneuse de leçons continue : après l'affaire Cahuzac, après la dénaturation du mariage, cela commence à faire beaucoup.
A propos, quand la magistrature a-t-elle fait honneur à notre pays ? Sous l'Ancien régime ? Sous la Terreur ? Lors de l'affaire Dreyfus ? Sous l'Occupation ? A la Libération ? Aujourd'hui ?
On me dit aussi que des pratiques voisines peuvent advenir en salles des profs.
Moi, dans le privé, je n'ai jamais vu cela. Mais, bien sûr, le privé, ça pue, c'est cra-cra. En revanche, le public, ça sent la rose.
**************
(1) : au-delà du parti-pris politique déjà inadmissible, le fait que figurent dans ce «mur des cons» deux pères de victimes de meurtre suffit à justifier le mépris et l'indignation.
(2) : on nous parle d'«humour de potaches». La justice en France serait donc rendue par des potaches ? On en frémit.
mardi, avril 23, 2013
Yes Mate
Yes Mate
Sous je ne sais plus quel billet (Manuel Valls parle bien de «je ne sais quelle France», c'est plus grave), un commentateur soutenait que mate n'était pas vulgaire. Vous connaissez ma patience vis-à-vis de ce genre de prétentions. Je crois que l'article de Dalrymple met un point final à ce débat.
Sous je ne sais plus quel billet (Manuel Valls parle bien de «je ne sais quelle France», c'est plus grave), un commentateur soutenait que mate n'était pas vulgaire. Vous connaissez ma patience vis-à-vis de ce genre de prétentions. Je crois que l'article de Dalrymple met un point final à ce débat.
Conférence Marc de Scitivaux
Hier, nous sommes allés à une conférence de Marc de Scitivaux intitulée "Les crises de la régulation", j'attends la mise en ligne de la video pour vous la relayer.
Je cite de mémoire (et approximativement) les deux citations qui lui ont servi d'introduction :
Proust :
Nos illusions ne naissent pas des faits et ne peuvent donc pas être abolies par les faits. Leur démenti constant par les faits ne les empêche pas de continuer à exister.
Tocqueville :
Une idée simple, précise et fausse vaincra toujours dans l'esprit du public une idée vraie et complexe.
Son analyse de la crise européenne est très noire, même si il l'a faite avec beaucoup d'humour. Dans la tonalité de ce que vous pouvez lire ici et entendre sur BFM de Jean-Pierre Petit et de Marc de Scitivaux lui-même.
A cause de l'éviction des lions par les renards, il ne voit pas de sortie de crise.
Et il a conclu par Junger :
A la trahison de la vie par l'esprit, répond la trahison de l'esprit par l'esprit.
Manière de dire qu'une fois qu'on a commencé à se mentir sur les faits (la faute à la dérégulation, la faute aux spéculateurs, la faute à la méchante finance, la faute à Thatcher, ...), on est prêt à toutes les aventures et à toutes les folies (nazisme, fascisme, communisme, etc.)
Et pour bien enfoncer le clou, il a terminé sur les photos de Beppe Grillo, M. Le Pen et JL Mélenchon.
Je cite de mémoire (et approximativement) les deux citations qui lui ont servi d'introduction :
Proust :
Nos illusions ne naissent pas des faits et ne peuvent donc pas être abolies par les faits. Leur démenti constant par les faits ne les empêche pas de continuer à exister.
Tocqueville :
Une idée simple, précise et fausse vaincra toujours dans l'esprit du public une idée vraie et complexe.
Son analyse de la crise européenne est très noire, même si il l'a faite avec beaucoup d'humour. Dans la tonalité de ce que vous pouvez lire ici et entendre sur BFM de Jean-Pierre Petit et de Marc de Scitivaux lui-même.
A cause de l'éviction des lions par les renards, il ne voit pas de sortie de crise.
Et il a conclu par Junger :
A la trahison de la vie par l'esprit, répond la trahison de l'esprit par l'esprit.
Manière de dire qu'une fois qu'on a commencé à se mentir sur les faits (la faute à la dérégulation, la faute aux spéculateurs, la faute à la méchante finance, la faute à Thatcher, ...), on est prêt à toutes les aventures et à toutes les folies (nazisme, fascisme, communisme, etc.)
Et pour bien enfoncer le clou, il a terminé sur les photos de Beppe Grillo, M. Le Pen et JL Mélenchon.
samedi, avril 20, 2013
Mariage pour n'importe qui : la gauche a perdu
Les conservateurs n'ont pas encore gagné car le processus d'adoption de la loi sur le mariage pour n'importe qui continue. Mais la gauche a déjà perdu : même si la loi passe, sa prétention à être dans le sens de l'histoire à été battue en brèche par la jeunesse de France.
Inscription à :
Articles (Atom)


