dimanche, juin 30, 2013

«Les Français pensent ceci», «Les Français pensent cela» ...

Ma colère est provoquée par ce sondage :

Exil/Depardieu: 63% des Français contre

Mais elle l'aurait pu l'être par n'importe quel autre sondage. C'est le principe même du sondage publié qui est mauvais, car le sondage, qui est complètement creux, entaché de biais gigantesques (1), génère par mimétisme une démocratie d'opinion totalement biaisée.

A mes yeux, les deux seuls «sondages» qui valent sont :

> les décisions personnelles des gens : ceux qui quittent la France montrent qu'ils ne sont pas heureux en France. Ceux qui fuient les quartiers immigrés montrent qu'à leurs yeux, la diversité n'est pas une chance.

> les référendums.

Le reste, c'est du bourrage de crâne, de la manipulation d'opinion.

Même les sondages donnant Hollande à zéro en cote de popularité : ça me fait plaisir, mais c'est creux. Si demain il y avait une campagne présidentielle, qui pourrait sérieusement soutenir que le résultat aurait quelque rapport avec ces sondages de popularité ?

J'accomplirais ma vocation de dictateur, j'interdirais les sondages et je ferais voter souvent.

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(1) : qui connaît exactement exactement la situation patrimoniale et fiscale de Gérard Depardieu ? Qui y a réfléchi ?

vendredi, juin 28, 2013

Préparons le terrain avant le décès de Mandela

Si Mandela ne fait pas aux medias la vilaine cachotterie de survivre, nous devrions avoir droit dans quelques jours au déferlement unanimiste de rigueur (mortuaire, bien entendu !).

Le déferlement unanimiste signera, comme d'habitude, la désinformation. Les saints que se fabrique notre époque ayant la curieuse coutume de ne pas être des saints.

Pour vous préparer, voici le point de vue de l'Amiral :

Le saint, le noir et le terroriste

Pendant qu'on y est, j'ose poser la question sacrilège, la question qu'il ne faut pas poser (donc une question intéressante) : vivait-on mieux en Afrique du Sud, même noir, avant ou après l'abolition de l'apartheid ?

Mais il est vrai que les bien-pensants n'ont que foutre de la réalité et des conséquences de leurs actions idéologiques sur les hommes de chair et d'os.

J'en profite pour rappeler que les blancs, notamment des protestants français, sont arrivés en Afrique du Sud sur une terre inhabitée. Les noirs sont venus après. Il ne s'agit donc pas d'une affreuse colonisation (les colonisations ne sont affreuses que lorsqu'elles sont le fait de blancs. Les colonisations par les noirs, par les arabes ou par les Aztèques ne sont pas affreuses).


Ce que j'ai compris de l'affaire Tapie

Je ne voudrais pas faire une batteuse de l'affaire Tapie parce que c'est encore un enfumage gauchiste pour détourner des vrais sujets.

> dans une affaire compliquée, le Crédit Lyonnais a escroqué Bernard Tapie de 2 milliards d'euros au minimum en empochant par un montage la plus-value que la banque devait à Tapie. Qu'il reçoive une indemnité de 400 millions n'a donc rien d'outrageant.

> on peut éventuellement contester les 45 millions de préjudice moral, ça fait cher la larme.

Bref, globalement, pas de quoi en faire une batteuse, à 45 M€ près.

En tout cas, ceux qui agitent, pour exciter le populo, l'idée de 400 M€ volés à l'Etat sont d'une parfaite mauvaise foi.

Bien sûr, Bernard Tapie devait Adidas à ses relations politiques, donc, qu'il soit victime d'une vengeance politique, c'est l'arroseur arrosé.

En revanche, je suis inquiet du coté chasse à l'opposant (passé ou à venir, supposé ou avéré)  que prend notre gouvernement prétendument démocratique.

jeudi, juin 27, 2013

Les vieilles idées de nos socialistes et la jeune science

Eric Zemmour et d'autres ont fait remarquer que le mariage homosexuel, loin d'être une «avancée» futuriste, était une vieille idée poussiéreuse de 68tards attardés (tout comme l'européisme est une idée de barbons du XIXème siècle (1)).

Or, nos socialistes ont des prétentions scientifiques : ils nous ont raconté que la science prouvait que les enfants élevés par des homosexuels n'avaient pas plus de problèmes que les autres, que la science validait la théorie du genre, que la science prouvait l'inexistence des races humaines, que le débat était clos sur le réchauffement anthropique et patati et patata. Ils ont même des prétentions scientifiques en économie (alors qu'ils appliquent des recettes dont l'échec est avéré - voir La connaissance inutile, de JF Revel).

Nos socialistes en sont restés à une science très datée, et complètement dépassée.

La même question s'est posée en Norvège suite à la série de reportages de 2010 que voici (chacun fait une quarantaine de minutes) :

Brainwashing in Norway part I Gender equality

Brainwashing in Norway part II 'The Parental Effect'

Brainwashing in Norway part III 'Gay/Straight'

Brainwashing in Norway part IV Violence

Brainwashing in Norway part V 'Sex'

Brainwashing in Norway part VI 'Race'

Brainwashing in Norway part VII 'Nature Vs Nurture'

C'est en anglais, mais très clair et didactique. Ce n'est pas une controverse scientifique, c'est une oeuvre journalistique orientée. Cela reste instructif.

L'intéressant de l'histoire est qu'un débat intense a suivi ces émissions et que le gouvernement norvégien a fermé le Nordic Gender Institute.

Autrement dit, nos socialistes adoptent la théorie du genre -même s'ils s'en défendent, les hypocrites- trois ans après qu'un de ces pays nordiques si souvent cités en exemple, eux si «avancés» et nous si «en retard», ait abandonné cette théorie comme erronée.

On pourrait faire le même constat sur chacun de ces domaines privilégiées de la bien pensance dans sa fuite de la réalité: race, éducation, criminalité ...

En Norvège, on est arrivé à se remettre en cause. En France, nous n'y arriverons pas avant que nous nous soyons pris le mur de la réalité dans la gueule et, même alors, nos sachant gauchistes résisteront toujours à cette irruption impolie de la réalité dans leurs fantasmes idéologiques.

Car, le mur de la réalité dans la gueule, nous nous le sommes déjà pris en matière de décomposition de la famille, d'immigration, d'éducation et d'économie, excusez du peu, et les bien-pensants nous expliquent que, si on en est là, c'est que l'on n'a pas fait encore assez d'«avancées» et qu'il faut faire plus de «pédagogie» (comprenez : de bourrage de crâne).

Comme tous les idéologues démentis par la réalité, ils pensent que c'est la réalité qui a tort. Mais la réalité se venge. Hélas, sans faire beaucoup de discrimination chez ses victimes.

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(1) : on peut accuser les conservateurs d'avoir les idées d'Edmund Burke du XVIIIème siècle. Certes, mais nous ne croyons pas au progrès humain, alors ce n'est pas infamant à nos yeux. Le problème de nos socialistes, c'est que leurs idées sont vieilles et ont été démenties, tandis que les idées de Burke sont vieilles et toujours valides.

Une tendance à la remontée des dépenses publiques : nous boirons le calice jusqu'à la lie


Comme prévu, nous irons jusqu'à la banqueroute, à cause du clientélisme.

Bien loin de profiter du répit donné par les taux bas pour réformer, le gouvernement en profite pour continuer à creuser les déficits pour acheter des clientèles en vue des élections municipales de 2014. Et le peu d'efforts qui sont imposés le sont au privé, déjà sur-imposés.

Plus que jamais les hommes de l'Etat se comportent comme des parasites qui tuent leur hôte à force de le saigner.

Comme dit Jean-Pierre Petit, il y a que trois régulateurs du gouvernement : les marchés, l'Allemagne, la rue et, pour l'instant, aucun de ces trois régulateurs n'empêche le gouvernement de dépenser.

Les experts BFM 26 juin 2013

Je suis, hélas, en plein accord avec Jean-Pierre Petit sur le fait que la spirale de la décadence est toujours aussi active et que la piscine de la connerie n'a pas de fond. Ce n'est pas parce que la situation va empirer que, soudain, nous allons prendre par miracle les bonnes décisions, non il se peut que nous prenions des décisions plus désastreuses encore. Comme disait Montaigne, un bien ne succède pas forcément à un mal, un mal pire encore peut succéder à un mal.



mercredi, juin 26, 2013

Je m'adonne à des plaisirs élitistes, onéreux et polluants (et j'emmerde les curés de la bien-pensance)

Comme, de toute façon, au rythme où vont les choses, je finirai, au mieux, dépouillé par le fisc de tout moyen de m'adonner à ce genre de plaisirs ou, plus vraisemblablement, au Camp de Rééducation à l'Autre Vallaud-Belkacem, autant en profiter quand il en est encore temps.



Affaire Méric, affaire Nicolas : ce totalitarisme mou et sa propagande dure qui finissent de s'installer progressivement

Nous sommes au bout de quelques décennies d'évolution où les Occidentaux ont appris à vendre aux hommes de l'Etat leur liberté et leur responsabilité contre la promesse (pas toujours tenue) d'un peu de confort et de sécurité.

Christian Vanneste avec un titre parlant :

Marianne a une gueule de dictature hypocrite et durable

Comme d'habitude, un bon texte de Dalrymple :

Erdogan : la dictature de la majorité, chez nous aussi

Sur l'affaire Méric :

Les preuves qui dérangent

D. Jamet sur l'affaire Méric

Enfin, l'amiral Woland déchainé contre les petits cons qui sont députés :

La culture baise les institutions

Les flics ne sont pas nos amis (le problème des institutions)


Je trouvais le «CRS avec nous !» des premières Manifs Pour Tous naïf et grotesque. Les manifestants ont vite été détrompés, à coups de matraques, de gaz lacrymos, de gardes à vue abusives et de tabassages discrets. Ils sont maintenant beaucoup moins naïfs, ils ont appris à la dure.

Le syllogisme «la France bien élevée est pour l'ordre donc les forces de l'ordre sont avec nous» repose sur l'expression trompeuse «les forces de l'ordre». En effet, la police, ce sont les forces du pouvoir, pas de l'ordre. Si le pouvoir est pour le désordre, comme en banlieue, la police obéit et laisse le désordre s'installer (en banlieue, c'est plutôt un pouvoir alternatif, narco-islamique, qui s'installe).

La police obéit toujours au pouvoir en place : ce n'est pas avant la 19 aout 1944 que la police parisenne a vraiment retourné sa veste. La police sera pour la France bien élevée le jour où celle-ci aura pris le pouvoir.

Cela n'empêche bien entendu pas les sympathies policières à titre individuel, mais, là encore, il ne faut pas se faire d'illusion : les syndicats de gauche ou d'extrême-gauche sont majoritaires dans la police et certains policiers semblent s'en donner à coeur joie dans le tabassage de Versaillais, ils n'ont pas besoin d'encouragements.

En tant qu'institution, la police illustre le problème de la France : les institutions sont particulièrement à l'aise dans un système oligarchique socialiste qui favorise à outrance les insiders, les bien connectés, les abrités, les fonctionnaires, les du bon coté du manche.

C'est pourquoi toutes les institutions se sont montrées ou tièdes ou carrément hostiles, y compris le clergé et les partis dits d'opposition (sauf peut-être l'armée), vis-à-vis de la jacquerie de la France bien élevée.

Quelques exemples d'absurdités policières ici et .

C'est un combat de longue haleine, la France bien élevée restera encore longtemps sans appuis institutionnels. Mais les hommes qui peuplent les institutions sont, par nature, soumis au plus fort. A nous de montrer que nous sommes les plus forts.

Le premier pouvoir, presque le seul, en tout cas celui qu'il faut prendre en priorité, est le pouvoir médiatique. Je pense que cela se fera à l'usure : il n'y a pas plus moutonnier que le journaliste. Si, petit à petit, nous le persuadons que le sens de l'histoire est nôtre (car, le journaliste étant de gauche, il croit au sens de l'histoire), il retournera sa veste.

La principale manoeuvre de défense du Système est l'enfumage, c'est-à-dire l'évitement du débat à la loyale et la diversion par des affaires accessoires (lire les journaux de ces dernières semaines). Et cela tombe bien pour le Système, il y a à l'Elysée un enfumeur de classe mondiale. Mais cela ne suffira pas.

Ma perspective est la suivante : la France va faire banqueroute. Comme disait Margaret, le socialisme vit de l'argent des autres, il s'arrête quand les autres n'ont plus d'argent (en tout cas, plus d'argent à nous prêter, et ce moment approche). Quand cette catastrophe arrivera, il sera primordial d'avoir des anti-Système qui sont restés fermes sur leurs convictions et dont la crédibilité n'a pas été entamée. C'est d'eux que viendra le renouvellement.

Bien sûr, les anti-dénaturation du mariage ne sont pas d'accord entre eux sur les deux sujets essentiels que sont l'Europe et l'économie. C'est un problème, je ne sais s'il sera surmonté, et comment. Si je devais faire des paris, je dirais que les européistes seront marginalisés par la banqueroute. Pour les étatistes, c'est moins clair.

mardi, juin 25, 2013

Le jour le plus meurtrier de l'histoire de France

J'apprends que le jour le plus meurtrier de l'histoire de France est le 22 aout 1914, avec 27 000 morts. Je l'aurais situé correctement à deux ou trois jours près

Aucune journée n'a eu autant de morts militaires. Et les grandes épidémies ne faisaient pas tant de morts en une seule journée.

C'est «mieux» que la journée la plus meurtrière de l'histoire des Etats-Unis, la bataille d'Antietam, le 17 septembre 1862, avec 22 000 morts, disparus ou blessés, mais les Américains trichaient puisqu'ils jouaient dans les deux camps.

La journée la plus meurtrière de l'histoire britannique est le 1er juillet 1916, avec 20 000 morts et 40 000 blessés, dont la plupart dans les six premières minutes (sic) de la bataille.

Dans ce jeu macabre, quelqu'un connaît-il la journée la plus meurtrière de l'histoire allemande ? Sûrement en 1918 ou 1945.

La stratégie de la tension pour sauver le Système ?

La stratégie de la tension pour sauver le Système ?

Cet article est intéressant car, je serais à l'UMPS, c'est exactement ce que je ferais.

Ne pouvant me prévaloir d'aucun résultat positif (c'est le moins que l'on puisse dire !), j'organiserais le boxon en sous-main pour utiliser l'argument, toujours puissant, du saut dans l'inconnu : «Certes, je suis nul et incompétent, mais, sans moi, c'est le chaos».

Je soupçonne quelque chose de ce genre dans l'acharnement hollandiste à propos de la dénaturation du mariage.

J'ai hésité sur la question de la violence dans la jacquerie de la France bien élevée. Je dois reconnaître que le choix de la non-violence est judicieux.

Les violents finissent toujours par se mettre dans un mauvais cas médiatique, comme on le voit encore une fois avec l'affaire Méric.

Cette stratégie de la tension de l'UMPS a-t-elle une chance de réussir ? Je n'y crois guère : la petite peur italienne, qui a sauvé la démocratie chrétienne corrompue jusqu'à la moelle, avait pour toile de fond la grande peur de la guerre froide. Rien de tel aujourd'hui.

En revanche, ces manoeuvres destinées à empêcher le débat politique  de se poser sereinement pourrissent la vie de la cité. Or, plus que jamais, nous avons besoin de lucidité et d'informations claires.

Ce pays est foutu (comme dirait l'autre).

On les regarde et on attend

On les regarde et on attend

A vrai dire, on connaît déjà le résultat : soit, s'ils sont un peu rusés, un simulacre de sévérité pour les socialement proches, qui ne fera pas illusion face au penchant quotidien des juges et des lois en leur faveur, soit, carrément, un beau foutage de gueule, qui aurait un certain panache.

lundi, juin 24, 2013

Rappel : économie française, tout est simple


Pour régler les problèmes de l'économie française, la solution est simple : privatiser tout, y compris les assurances sociales et l'éducation, à part les fonctions régaliennes (police, justice, défense, diplomatie, et rien d'autre), supprimer des postes de fonctionnaires et assimilés par millions, supprimer des couches administratives et politiques, supprimer les subventions de toutes sortes (notamment à la presse et aux associations), sortir de l'Euro. Et, pour couronner le tout, une baisse des impots et des déficits, qui, étant gage sur des réductions de dépenses publiques, serait pérenne.

Le problème n'est pas économique, il est politique. Il n'y a aucun parti politique qui propose cette stratégie. Nous sommes foutus.

Pour info :

Bertez 23 juin 2013

Je n'aime pas le style de Bruno Bertez, que je trouve un peu fumeux, mais, sur beaucoup de points, je suis d'accord avec lui.

dimanche, juin 23, 2013

Poisson, comment couper la tête ?

On dit que le poisson pourrit par la tête, comment la couper ?

En dehors de la classe jacassante, l'idée se cristallise que le principal obstacle au redressement de la France, ce sont ses prétendues élites (à mes yeux, les véritables élites françaises sont de plus en plus hors de France, avec ses jeunes diplomés, ou non, qui fuient la Ripoublique Socialiste, Fiscale et Bureaucratique du Frankistan).

La question «comment se débarrasser des fausses élites ?» devient la question politique capitale.

J'ai diverses pistes historiques, plus ou moins violentes, mais pas de réponse très nette encore.

vendredi, juin 21, 2013

L'isolement du pouvoir trouillard est suicidaire

On lit des récits proprement hallucinants de visites de ministres, premier ministre et président où les CRS sont plus nombreux que les invités ou les manifestants.

Dans la droite ligne de mon billet précédent, je ne peux que m'interroger sur l'erreur fondamentale d'analyse qu'un tel comportement révèle.

Au contraire, le gouvernement devrait aller vers les manifestants, de quelque bord qu'ils soient, pour jouer les rois thaumaturges, «le roi te touche, Dieu te guérisse». Et s'il faut passer trois heures à discuter, cela fait partie de la mission. Pas de la «com» à deux balles à la Sérillon, mais un vrai boulot qui montre que le gouvernement ne s'en fout pas du peuple et fait face.

Mais c'est justement le fond du problème : le gouvernement s'en fout du peuple et fuit les difficultés.

Je rappelle que De Gaulle, au plus fort de la guerre d'Algérie, n'avait que quatre gardes du corps.

Montaigne, maire de Bordeaux, raconte qu'on lui avait déconseillé d'apparaitre lors d'une parade à cause d'un risque d'attentat. Il y était allé bravement, estimant de son devoir de ne pas montrer sa peur.

Que penser d'un gouvernement qui montre chaque jour qu'il a peur du peuple ? Où est sa légitimité ? Et, agissant comme s'il était illégitime, où est sa force ?

Valls, Taubira et Hollande devraient se méfier : les chrétiens ont le goût du martyre !

J'ai souvent écrit que l'arme principale de la jacquerie de la France bien élevée est la Foi. Je complète en ajoutant les autres vertus théologales : Espérance et Charité.

La particularité de la Manif Pour Tous tient à ce qu'elle est un combat culturel et spirituel, très éloigné des luttes catégorielles habituelles. Les manifestants n'attendent aucun gain matériel de leurs protestations.

Or, le gouvernement Hollande ne l'a pas compris : il s'est cru, comme d'habitude, dans un rapport de forces (cela est juste) et dans une revendication catégorielle (cela est faux). Ce gouvernement d'ignares et d'imbéciles, très satisfaits d'eux-mêmes, est évidemment inapte à comprendre quoi que ce soit d'un peu élevé. Il ne croit qu'aux magouilles de bas étage entre corrompus.

A partir de cette analyse fausse, on comprend la répression politique : si les manifestations étaient alimentées par un calcul avantages/inconvénients, il y aurait quelque logique de la part du pouvoir à augmenter les inconvénients de manifester.

Bien au contraire, dans un mouvement qui n'est pas inconnu en période troublée, la répression prouve aux opposants qu'ils ont raison de penser qu'ils combattent le Mal (1). Et les motive davantage. Le cycle répression / contestation est classique et, quand les oppositions sont aussi fondamentales, il est bien difficile à désamorcer une fois enclenché.

Il y a chez les chrétiens le goût du martyre (2). Le gouvernement s'acharne à le cultiver. Ca m'étonnerait que cela lui porte chance !

Qu'aurais-je fait à la place de Hollande ? J'aurais joué l'ouverture : aller systématiquement discuter avec les opposants, réduire la présence policière, etc. De façon à faire passer les opposants pour les méchants et moi pour le gentil.

Pour cela, il faut un courage physique et intellectuel et l'on retombe sur le problème de la médiocrité  intellectuelle et morale de nos gouvernants. De gens qui n'ont pas eu la sagesse de retirer la loi à temps, on ne peut guère espérer de réactions subtiles et courageuses.

En tous les cas, ce n'est pas mon problème : la vie et l'avenir de ces gens me sont complètement indifférents.

En revanche, j'aimerais que la jacquerie de la France bien élevée ait de fortes conséquences politiques et, pour l'instant, de ce coté, c'est le brouillard.

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(1) : ce que je pense. Je suis convaincu que le nihilisme socialiste est la forme moderne du Mal.

(2) : très différent du martyre musulman. Heureusement.


jeudi, juin 20, 2013

Manif Pour Tous : les raisons de la répression politique

Manif Pour Tous : les raisons de la répression politique

La première faute politique est bien sûr la loi Taubira.

Ensuite, l'autisme hollandiste a fait le reste.

Je ne crois guère à une révolution en France, mais il faut avouer que le gouvernement Hollande, par incompréhension, par incompétence ou par inconscience, fait ce qu'il faut pour chauffer ses opposants.

Massacre place de la République

La place de la République défigurée

Cet article illustre nos modernes socialistes : ce sont des cuistres. Ils méprisent le peuple, ils se prennent pour des amis de la Kulture, mais en réalité, ce sont des minables incultes, sans aucun sens de l'histoire, dont ils ne connaissent que des vignettes pour enfants de cinq ans.

Fidèles à leur fond nihiliste, ils excellent à détruire mais ne savent pas construire.

A propos d'un emprisonnement

Un homme de 23 ans a été condamné à de la prison ferme suite aux Manifs Pour Tous.

C'est contradictoire avec le discours officiel («la prison ne résout rien» gna gna gna ...) et disproportionnée avec les peines de sursis pour les attaquants du RER ou avec l'absence de condamnation des récents casseurs «antifas».

C'est  le deux poids-deux mesures habituel de la gauche. Simplement, en l'occurrence, il est pratiqué par la justice, qui, par là même, cesse d'être juste.

Rien qui ne doive surprendre mes lecteurs habituels. Mais il semble que cela surprenne encore certains Bisounours de droite.

Soyons clairs : en France, la presse, l'école et la justice sont politiques et de gauche. La presse, l'école et la justice sont nos ennemies et elles ne nous font pas de quartier. Pourquoi leur en ferions-nous ?

Pas  de pitié : pas de journaux (à part Valeurs Actuelles), que la presse crève. Toute occasion de militer pour la suppression  des subventions à la presse est bonne à prendre. Couper la télé comme en Grèce ? Très bien.

Pas de pitié pour l'école : dans le privé et, si possible, hors contrat.

Pas de pitié pour l'appareil judiciaire, l'emmerder jusqu'au trognon, à pied, à cheval, en voiture. Retourner les armes procédurales contre lui. Ne rien lâcher. Zemmour a eu tort en son temps de ne pas faire appel de sa condamnation.

mercredi, juin 19, 2013

1932-1939 : la décadence (JB Duroselle)

Ce livre, presqu'une monographie, traite de la diplomatie française entre 1932 et 1939. Le titre dit assez quel jugement porte l'auteur.

Cette lecture est passionnante, je vous la conseille, car Duroselle écrit bien et ne se laisse pas aller à la facilité de la sagesse rétrospective. Il prend toujours soin de signaler les opinions divergentes qui auraient permis une autre décision ou, au contraire, la quasi-unanimité qui rend la décision, même funeste, inévitable.

Il rentre dans le détail des mécanismes gouvernementaux, nous permettant ainsi de comprendre comment une mécanique politique complexe peut étouffer le bon sens. Comment une collectivité peut prendre une décision absurde alors que chacun des individus qui la compose est de bonne foi.

Trois points ressortent fortement :

> l'épuisement de la France

> la grande médiocrité de la morale et du caractère du personnel politique de l'époque. Il y des échos très contemporains (voir l'extrait ci-dessous).

> le rôle moteur de la Grande-Bretagne dans l'avénement de la seconde guerre mondiale. Au nom d'un équilibre continental dépassé, elle a étouffé dans l'oeuf le peu de velléités françaises de s'opposer au militarisme allemand quand il était encore temps. A cette lumière, on comprend mieux l'anglophobie de certains dirigeants français de 1940. De Gaulle lui-même a du forcer son anglophobie. Rien n'est simple.

Tout cela aboutit au paradoxe mortel d'une double politique de sécurité : une politique militaire, qui est de se retrancher derrière la ligne Maginot, une politique diplomatique d'alliances tous azimuths, qui nous garantit que nous devrons un jour passer à l'offensive.

Quelques extraits :

Extrait Duroselle

mardi, juin 18, 2013

Pour célébrer l'appel du 18 juin

Le général De Gaulle sous-secrétaire d'Etat

Rappelons que, dans sa carrière politique, Charles De Gaulle n'a occupé que trois fonctions (à faire pâlir d'envie les multi-cumulards multi-récidivistes) : sous-secrétaire d'Etat à la Guerre et à la Défense Nationale, Président du Conseil, Président de la république.

Il est intéressant de réfléchir à ses quelques jours dramatiques de fonction politique en 1940 qui l'ont amené à sortir de «toutes les séries».

On y trouve, hélas, des parallèles avec notre époque.