mardi, octobre 11, 2016

Le naufrage de la politique étrangère française

On ne peut pas dire que la dame noie nos politiciens sous les compliments :

Caroline Galactéros : « La décision de Vladimir Poutine humilie la diplomatie française »

Ce juste constat est si accablant qu'il est difficile à commenter. Inutile d'en rajouter.

Je peux seulement dire mon sentiment : la honte. J'ai honte de notre gouvernement, de notre diplomatie.







RTL et Zemmour : la honte et le déshonneur

Ecoutez la déclaration liminaire d'Yves Calvi :



J'hésite entre le dégoût et le mépris.

Car, de deux choses l'une, soit Eric Zemmour n'est pas libre de sa parole et RTL doit le licencier quand il dit quelque chose qui lui déplaît, même en dehors de ses antennes, soit Eric Zemmour est libre de sa parole et il n'y a pas à commenter ses propos, surtout prononcés en dehors d'RTL.

Mais cette manière hypocrite d'exposer sa belle âme en faisant la leçon à Zemmour tout en gardant les auditeurs qu'il attire (cela ne m'étonne pas de ce faux-jeton de Calvi), cette façon de le tenir en laisse, sous surveillance, est veule et lâche.

Eric Zemmour a un seul tort, c'est de s'être laissé morigéner comme un gamin turbulent, pourquoi ne s'est-il pas levé sur un sonore « Je vous laisse entre vous, messieurs les censeurs ! ». Il y a un point où le compromis devient compromission, où la patience est excessive et coupable.

Ambition extime

Très bon article d'Eric Verhaeghe :

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Peopolisation de la politique…

Comme tous les bons gros snobs parisiens, j’ai, en regardant des extraits de cette émission, commencé par mobiliser toute la doxa inculquée par les meilleurs lycées de la capitale sur la majesté de l’art politique. Bien sûr, il ne faut pas transformer la politique en théâtre, ni en spectacle. Bien sûr, l’homme politique n’existe pas pour ce qu’il est mais pour les idées qu’il porte. Etc.
On connaît tous cette petite musique qui court les beaux quartiers, et qui soutient que la politique est forcément une chose très sérieuse et surtout pas une affaire de people où l’on met sa vie privée ou son surmoi profond en scène.

… ou tiers-étatisation de l’aristocratie?

Mais pourquoi les Français préfèrent-ils regarder leurs politicien(ne)s parler de leur chat que de leur programme ou de leurs idées? Certains souligneront que le spectacle des idées qui habitent nos élus peut donner le vertige, tant il expose au vide. Et ce n’est pas complètement faux.
Mais le problème n’est probablement pas là. L’intérêt de l’émission de Karine Le Marchand se révèle, à l’usage des Français, majeur par des temps de réaction nobiliaire. La présentatrice a eu la bonne idée de briser les étiquettes protocolaires et de rendre humains les élus désincarnés, déshumanisés, que la mise en scène médiatique a l’habitude de magnifier, de placer dans une sorte de constellation supérieure qui semble inaccessible aux Français.
Avec Karine Le Marchand, tous nos aristocrates de la République paraissent subitement conformes à leurs origines: ils ne sont guère que des roturiers, avec leurs petits malheurs et leurs petits bonheurs quotidiens. C’est cette humanisation-là que les Français veulent voir.

L’émission très française de Karine Le Marchand

D’ailleurs, il n’y a qu’en France (et dans quelques pays anglo-saxons) que l’émission de Karine Le Marchand peut avoir du succès. Pour que le concept fonctionne et fasse de l’audience, il faut en effet que les téléspectateurs aient l’impression d’une distance infranchissable entre eux et leurs élus (propre d’un système qui n’est pas démocratique).
Dans un pays germanique ou nordique, la proximité entre les élus et la population viderait l’émission de tout son intérêt. Là où les élus vivent au milieu de la population, prennent les transports en commun, boivent un verre à la terrasse des cafés populaires, n’ont pas de garde du corps et ne se sentent pas obligés de vivre entre eux, les téléspectateurs n’ont pas besoin d’allumer leur poste de télévision pour savoir quelle vie vivent leurs élus.

Les chiens de garde de l’establishment sont en colère

Sans surprise, la matinale de France Inter a donc tiré à boulets rouges sur ce concept qui remet en cause l’éloignement des élus, l’aristocratisation de la République, dont ils sont les grands admirateurs et les plus grands bénéficiaires. Comment ce repère de chiens de garde en bonne et due forme de l’establishment pourrait-il survivre à une constitution vraiment démocratique en France? Telle est la question majeure qui explique pourquoi France Inter, comme d’autres médias publics ou subventionnés, doivent forcément saper cette émission à rebours du style habituel.
Dès lors que la politique n’est plus une mise en scène rassemblant quelques grands de la Cour occupés à se disputer le pouvoir, dès lors que l’élu est descendu de son piédestal pour apparaître humain (trop humain?), ceux dont la profession se résume à une glose sur l’élite sont en danger.

Karine Le Marchand, prêtresse de la subversion

Avec ses airs de chatte sortie d’un film de Disney, Karine Le Marchand a au fond fait beaucoup plus pour la démocratie et l’implosion de la réaction nobiliaire que n’importe quel autre journaliste avant elle. Elle a prouvé aux Français que, même dans l’élite, on met ses pieds sur la table basse du salon et on se raconte des babioles insignifiantes, comme dans n’importe quelle famille. Les Français en ont assez des élus « anormaux »: Karine Le Marchand leur a fait toucher du doigt l’extrême normalité des personnages pour qui ils sont appelés à voter.
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dimanche, octobre 09, 2016

L'axe du loup (S. Tesson)

Sylvain Tesson marche sur les traces des évadés du goulag. Cela confirme ce que j'ai pensé en lisant Berezina : ce type est complètement fou, mais du genre de folie dont nous manquons cruellement.


Nota : puisque c'est un sujet d'actualité, recopions les quelques mots de Sylvain Tesson sur l'islam :

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Je juge reposant pour l'âme de voyager parfois hors de certains univers islamiques, c'est-à-dire loin des terres plantées de minarets où l'homme a créé l'enfer autour de lui. Loin des gourbis, loin des ânes battus, loin des femmes haïes et de la la loi naturelle bafouée et loin  de cette odeur de pisse chaude de chèvre qui flotte toujours au-dessus de la maison du Prophète.
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 Il partage cette répulsion avec un autre grand voyageur ouvert aux cultures étrangères : Claude Lévi-Strauss.

Rompre le front ? Novembre 1914-mars 1918 (R. Porte)

Livre tout à fait remarquable qui bouscule bien des idées reçues.

D'abord un peu d'auto-satisfaction. Est pleinement confirmée mon intuition de ce billet (c'est un des billets dont je suis le plus fier) :

Les généraux français de la première guerre mondiale étaient-ils des idiots sanguinaires ?

Que dit Rémy Porte ?

♘ Le désir d'offensive était partagé du bas en haut de l'échelle hiérarchique (étude des correspondances de soldats) et à l'avant comme à l'arrière. Car chacun comprenait, mieux que nous ne le faisons aujourd'hui, que l'offensive était le seul moyen de la victoire et donc de la paix.

Autant pour la légende noire, très « lutte des classes », des généraux sanguinaires envoyant à l'abattoir des poilus contraints et résignés.

♘ On note l'échec complet des stratégies de débordement, qu'elles soient militaires (Dardanelles) ou diplomatiques (entrée en guerre de de la Grèce, de la Roumanie).

♘ Il y avait dans l'armée française un bouillonnement intellectuel, qui allait jusqu'à créer du désordre, du bas en haut de l'échelle. Les leçons de chaque offensive étaient tirées rapidement, quelquefois trop.

♘ Le problème était l'échelle de temps : on a espéré la victoire en quelques semaines, puis en quelques mois. Il a fallu attendre 1917 pour que l'Etat-Major français fasse une planification à deux ans.

♘ Il est faux de dire que les sanglantes offensives alliées de 1915 à 1917 ont été inutiles. L'armée allemande s'y est épuisée et les alliés s'y sont perfectionnés. Certes, les alliés s'y sont aussi épuisés, ce qui explique les refus d'obéissance de 1917, mais le bilan n'est pas aussi négatif qu'on l'écrit aujourd'hui.

♘ L'armée française arrive à maturation matérielle et humaine, tactique et stratégique, en 1918, face à une armée allemande au bord de la rupture. Le moral du soldat de 1918 n'a plus rien à voir avec celui des mutineries de 1917. Il est mieux formé et mieux équipé, des vagues d'avions et de chars l'accompagnent (par exemple : l'industrie française a produit plus d'avions en 1918 que de 1914 à 1917), les communications par radio font qu'il n'est plus isolé, l'artillerie motorisée le suit au plus près.

L'offensive de la victoire n'a pas été la balade de santé parfois décrite, il n'en reste pas moins, que la stratégie (une succession d'offensives coordonnées sur des parties différentes du front) et la tactique furent remarquables.

Une réflexion personnelle : dans la mémoire nationale, l'année 1918 est totalement occultée, à part le 11 novembre. Combien de Français savent qu'il y a une offensive allemande au printemps et une contre-offensive alliée à l'été ? Cette occultation mérite une étude. Survalorisation du statut de victime ? Refus d'endosser le statut de vainqueur ? Je ne sais pas.


samedi, octobre 08, 2016

Cette guerre civile qui vient

Essonne : deux policiers «sérieusement blessés» par des cocktails Molotov

Quelqu'un qui a vécu les événements du Kosovo m'a dit : « A partir du moment où les policiers se sentent menacés, dans leur personne, dans leur famille, ils choisissent leur camp. Après, tout le monde choisit son camp, on tue le voisin qu'on connaît depuis des années parce qu'on a peur qu'il nous tue et c'est la guerre civile. Il faut beaucoup de temps pour construire la civilisation, beaucoup  de temps pour la saper, mais l'écroulement ne prend que quelque jours ».

Rappelons le malheureux épilogue : le Kosovo, ce berceau de la Serbie (comme l'Ukraine est le berceau de la Russie et l'Ile de France le berceau de la France) est devenue musulmane et n'a plus de serbe que les malheurs. Tout cela grâce aux Etats-Unis, à l'OTAN et à « l'Europe ».

Vladimir Volkoff craignait que, si la France devait un jour décider de se battre pour son identité et sa survie en expulsant les musulmans, elle en soit empêchée par ses « alliés » américains et otaniens. Qui pourrait jurer aujourd'hui que cette crainte est infondée ?

Mais il nous reste l'arme atomique. Cela fait tout de même hésiter les interventionnistes qui voudraient nous dicter notre conduite. Il ne faut pas écouter tous les renonciateurs qui ont toujours d' « excellentes » raisons d'abdiquer.

Digression : je suis d'ailleurs peiné que nous ne fassions pas plus sentir le fait que nous sommes la seule puissance militaire continentale, à part la Russie (hé oui, les Etats-Unis ne font pas partie de notre continent). Quelques manoeuvres militaires, à titre de distraction, sur la frontière allemande ou belge ne me dérangeraient pas.

Addendum :

Viry-Chatillon, ou la vraie vie des Français

vendredi, octobre 07, 2016

Les musulmans doivent choisir : excellent article d'Eric Zemmour

Bon article parce que l'inteviewer essaie de contrer Zemmour sans idioties :

Zemmour: “Entre la France et l’islam, les musulmans doivent choisir”

Je ne vois pas un mot à en changer. C'est clair, net, sans détours. Et juste.

Pour ma part, je laisserais très peu de choix aux musulmans, mais c'est probablement une divergence d'expression plus que de fond. D'ailleurs, les musulmans doivent choisir, mais, surtout, les Français doivent aussi choisir. Choisir leur politique vis-à-vis des musulmans.

Pour prouver qu'ils ont tort à ceux (fort peu nombreux, hélas) qui douteraient que nous fussions cernés par les cons, signalons que cet article fait l'objet d'une plainte pour ... apologie du terrorisme !

C'est tellment idiot qu'on hésite à perdre son temps à argumenter, mais c'est toujours ainsi que les imbéciles finissent par vaincre : en usant ceux qui ne le sont pas.

On peut féliciter Zemmour, de Villiers et quelques autres d'avoir enfin mis sur la place publique une évidence pour beaucoup de ceux qui se sont penchés sur la question : la distinction entre islam et islamisme est infondée et fallacieuse.

Si Zemmour continue à ce rythme, il va finir président de la république sans même avoir besoin de se présenter.


jeudi, octobre 06, 2016

Un grand coup de bazooka dans le Sarkozy (et un petit coup de pied dans le Juppé)

Il y avait longtemps qu'Eric Zemmour n'avait pas écrit un texte aussi réjouissant. Si les Français savaient lire, Nicolas Sarkozy ne s'en relèverait pas :

Éric Zemmour: «La grande illusion»

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Sarkozy apparaît bien une nouvelle fois en clone de Louis de Funès, par ses tics, mimiques et grimaces dignes de La Folie des grandeurs (« Je veux mourir riche. Blair me dit qu'il se fait payer 240.000 dollars par conférence. Je dois pouvoir faire mieux »)  ou ses flèches acérées contre ses ministres tous transformés en Bourvil dansLe Corniaud. De Funès était un tyran qui devenait tout miel aussitôt que sa «biche» apparaissait. Buisson nous décrit ainsi les entrées de Carla Bruni au cours des réunions de cabinet, lui passant la main dans les cheveux ou l'arrachant à ses devoirs en épouse impérieuse: « La République je m'en fous, la politique je m'en fous, l'Élysée, je m'en fous. Ce que je fais, c'est pour toi et pour toi uniquement parce que franchement, on a de l'argent, on a tout ce qu'il faut pour être heureux, pourquoi donc aller se faire déchiqueter par ces hyènes ? ». Celui que Buisson appelle cruellement «l'époux de Mme Bruni» se révèle alors tel qu'en lui-même: « Le chef né pour “cheffer” était en réalité un fragile séducteur subjugué par ses conquêtes, un faux dur submergé par un état permanent de dépendance affective, une âme malheureuse qu'habitait non pas le dur désir de durer, mais celui d'être aimé. Ce mâle dominant vivait sous l'empire des femmes ». Ce n'était pas Bonaparte, mais le général Boulanger. Ce n'était pas du voyeurisme, mais de la politique.
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Mon mépris des politiciens français est sans limites. Mais, tant qu'ils sont prétexte à des articles de cette qualité, on peut encore en rire.


À quoi ressemblerait la présidence Juppé ?


En faisant un détour par la Grande-Bretagne, voici ce qu'Yves Roucaute pense des politiciens français :

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Je constate seulement que le parti conservateur britannique essaye de tenir compte de l'avis de la population en étant armé idéologiquement avec une claire vision de ce qu’ils veulent et qui ira, à mon avis, vers une solution type omelette norvégienne ou fondue suisse.

En France, nous n'avons tellement pas l'habitude que nos représentants politiques tiennent compte de l'avis populaire que des centaines d'articles, de tribunes et des milliers de propos de salon expliquaient que les britanniques ne quitteraient finalement pas l'UE.

Qu'une solution serait trouvée in fine avec un parti conservateur qui trahirait les électeurs.

Theresa May n'était pas favorable au Brexit, certes. Elle le mène tout de même, parce que c'est le choix de son peuple. Et parce que c’est une vraie stratège, une vraie politique, qui ne demande pas au conseil d’Etat ce qui peut être fait mais qui part de ce qui est pour aller vers ce qui se doit, quitte à casser le carcan du droit, comme elle est en train de le faire face au carcan européen et aux juridictions comme la CEDH.

En France, il y a quelque chose de pitoyable de voir les politiques demander à des juges qui regardent dans leur rétroviseur pour savoir ce qu’il peuvent faire. L’esprit du Général de Gaulle est tué par ceux-là même qui, parfois, s’en réclament. Eux n’auraient pas osé briser la IV ème République, ils n’auraient pas osé aller contre le Conseil Constitutionnel pour faire un référendum sur l’élection du Président au suffrage universel. Ils ont peur d’une décision du conseil d’Etat, d’un froncement de sourcil de ces bureaucrates auxquels Charles de Gaulle n’accordait pas même le statut de « pouvoir » puisqu'il avait refusé qu’il y ait un « pouvoir judiciaire » dans la Constitution. Et ils prétendent faire de la politique ! Ils sont plus adaptés à diriger une administration publique sous les ordres d’un politique que de diriger une nation.
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Vers toujours plus de tyrannie

Au parlement, une loi partisane, retirant la protection de la loi de 1881 aux mal-pensants et aggravant les peines, est en discussion.

Elle passe dans le silence de la pseudo-opposition, suivant la logique qui veut que les lois anecdotiques soient l'objet d'une mascarade de débat féroce et que les lois essentielles passent comme une lettre à la poste, c'est normal puisque le parlement, c'est du théâtre pour amuser les imbéciles : gouvernement et opposition sont d'accord sur tout ce qui compte et mettent en scène de prétendus désaccords sur des points de détail.

Les barreaux de notre prison sont en caoutchouc mais se sont bel et bien des barreaux qui nous empêchent de sortir et même de respirer et la cellule rétrécit.



mercredi, octobre 05, 2016

L'islam de France s'envole

Tout va plus que bien, dormez tranquilles dans l'avion :


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05/10/2016 - 12:35
Avaries mystérieuses, piratage des consignes de vol, tags "Allah Akbar" sur les trappes de kérosène... : la compagnie est en alerte.
"La chasse aux barbus est ouverte à Air France" titre le Canard enchainé dans son édition du 5 octobre. Il faut dire que les révélations du journal sont plus qu'inquiétantes. Les incidents se multiplient chez Air France, entre blagues douteuses et réelles menaces. Ainsi, un des employés, converti à l'islam, s'est enfui au Yémen lorsque la direction a constaté des avaries régulières dans le moteur "relais" de certains avions. Des avaries heureusement détectées et corrigées avant chaque vol. Deux de ses amis sont soupçonnés d'avoir trafiqué plusieurs toboggans d'évacuation. "Faute de preuves, ils n'ont pas été virés" relate le journal. "Juste été déplacés par la direction." De la même façon, des tags "Allah Akbar" ont été découverts sur les trappes de kérosène d'une quarantaine d'avions. L'un d'entre eux a même été évacué par mesure de précaution.
Et cela ne s'arrête pas là. Un vol a vu sa vidéo de consignes de sécurité traduite automatiquement en arabe tandis que la carte de vol destinée aux passagers voyait Israël être remplacé par la bande de Gaza. L'enquête a mené vers le salarié d'un prestataire… Le Canard conclu par une affaire frôlant l'absurdité : "A Roissy, un agent de piste a refusé de guider un avion d'Air France qui venait d'atterrir, au motif que le commandant de bord… était une femme." 

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mardi, octobre 04, 2016

Le libéralisme pour sauver la France de la malédiction argentine

La France se dirige vers un destin argentin. Une décadence à cliquet : chaque descente sert de référence pour la descente d'après. Jamais de mouvement vers le haut.

Pour l’éviter, une seule solution : le libéralisme.

Ai-je viré ma cuti ? Cessé-je d’être conservateur ?

Pas du tout : nous vivons aujourd’hui dans une société licencieuse, où nous pouvons faire toutes les conneries infantilisantes que nous voulons sous la tutelle d’un Etat tutélaire envahissant. Nous vivons le cauchemar de Toccqueville. La liberté, c’est le contraire. Et elle fait partie de nos traditions. Roger Scruton est fort clair sur le sujet.

C’est très simple à comprendre : la liberté n’existe que conjointe avec la responsabilité et que fortifiée par la coutume. On est libre quand on répond de ses actes dans un cadre culturel (ce qui justifie les frontières).

Est-ce que je m’éloigne des histoires d’islam et d’identité ? Non. Je vous l’ai dit : islam signifie soumission et la France a ses racines dans la liberté franque. Bien sûr, dans une société libre, la liberté ne s’applique aux étrangers que dans la mesure où ce ne sont pas des envahisseurs (là encore, c’est la différence entre liberté et licence). L’islam ne peut s’implanter dans une société libre (par exemple, si les employeurs ou les logeurs étaient libres de discriminer … Par exemple, si on demandait leur avis aux Français …). C’est pourquoi étatisme et islamisation vont de pair, ce qu’aurait intérêt à comprendre le parti marino-philippotiste.

Croire qu’il faut accroître l’intervention étatique, comme si l’Etat n’était pas déjà envahissant, pour arrêter l’islamisation est un contresens. C’est l’Etat qui organise de fait l’islamisation (voir en ce moment la répartition des immigrés clandestins par petits paquets). Socialisme et islam ont de profondes affinités.



lundi, octobre 03, 2016

SOS mots croisés (2)

Peut passer de 80 à 280 kilomètres avec une seule lettre en plus : AA.

Islam français, islam allemand : le discours de la lâcheté officielle

Permettez moi d'abord de reproduire des commentaires de Curmudgeon :

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Curmudgeon :

Le discours officiel sur l'islam se caractérise souvent par une profonde incohérence, qui signale un malaise taraudant, une angoisse que les gouvernants et leurs intellectuels de cour refusent d'assumer publiquement.

Alors, en Allemagne aussi, ce qui se dit dans ce qu'on appelait autrefois les hautes sphères, c'est deux choses en même temps : (1) l'islam "est parfaitement compatible avec", est parfaitement "intégré", etc., et (2) ça serait vachement bien si c'était vrai, alors on va "promouvoir le développement d'un islam allemand".

Il s'agit donc de faciliter l'apparition de ce qui... est censé exister déjà, et même depuis longtemps.
Voici un exemple :

Wolfgang Schäuble en 2006 :

"L'islam fait partie intégrante de l'Allemagne et fait partie intégrante de l'Europe. L'islam fait partie intégrante de notre présent et fait partie intégrante de notre futur. Les musulmans sont les bienvenus en Allemagne."

Wolfgang Schäuble en 2016 :

"Ce que nous voulions et voulons toujours, en particulier compte tenu de ces origines diverses des musulmans en Allemagne, c'est promouvoir le développement d'un islam allemand, le développement de l'estime de soi chez les musulmans qui vivent en tant que musulmans en Allemagne, à l'intérieur d'un ordre social [Ordnung] libre, ouvert, pluraliste et tolérant [...]".




Curmudgeon :

Chez nous, c'est tout frais, ça vient de sortir :

"L’Institut Montaigne est convaincu que construire un islam français est possible."


On est "convaincu" de chez convaincu (méthode Coué). L'islam "français", ça devrait exister. Mais, zut alors, il n'existe pas encore tout à fait : il faut le "construire". Et ça, c'est "possible".

On y croit tous très très fort.

Ça rappelle un sketch comique.
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Redisons-le pour que les choses soient claires : l'islam (pas « l'islamisme », pas le « fondamentalisme », pas le « djihadisme » - termes inventés pour biaiser la réalité), l'islam est incompatible avec l'Europe, particulièrement avec la France.

Nous avons donc un choix simple : expulser les musulmans ou accepter d'être colonisés par eux.

Avec son sens de la formule Eric Zemmour a synthétisé la problématique en une phrase : « Islam signifie "soumission", France a pour racine "franc", c'est-à-dire "libre". Aucune compatibilité n'est possible ».

Aujourd'hui, la passivité de nos autorités, y compris chrétiennes, envoie un message sans équivoque, compris par les musulmans et par nombre de Français : elles acceptent d'être colonisées.

Notre problème est politique : il ne s'agit de prendre conscience, même si beaucoup de Français en ont besoin, il s'agit de trouver des élus portant ce programme simple : faire que la France reste la France, persiste dans son être et, pourquoi pas ?, s'améliore.



dimanche, octobre 02, 2016

L'impasse politique française



C'est clair et net.

Légitime auto-défense

« La loyauté des sujets vis-à-vis du souverain est censée durer aussi longtemps, mais pas davantage, que dure le pouvoir au moyen duquel il est à même de les protéger. Car le droit naturel qu’ont les hommes de se protéger eux-mêmes, quand personne d’autre ne le peut, ne saurait être levé par aucune convention. »

Thomas Hobbes

Addendum :

L’amour envers soi-même demeure un principe fondamental de la moralité. Il est donc légitime de faire respecter son propre droit à la vie. Qui défend sa vie n’est pas coupable d’homicide même s’il est contraint de porter à son agresseur un coup mortel :

Si pour se défendre on exerce une violence plus grande qu’il ne faut, ce sera illicite. Mais si l’on repousse la violence de façon mesurée, ce sera licite... Et il n’est pas nécessaire au salut que l’on omette cet acte de protection mesurée pour éviter de tuer l’autre ; car on est davantage tenu de veiller à sa propre vie qu’à celle d’autrui (S. Thomas d’A., s. th. 2-2, 64, 7).

En plus d’un droit, la légitime défense peut être un devoir grave, pour qui est responsable de la vie d’autrui. La défense du bien commun exige que l’on mette l’injuste agresseur hors d’état de nuire. A ce titre, les détenteurs légitimes de l’autorité ont le droit de recourir même aux armes pour repousser les agresseurs de la communauté civile confiée à leur responsabilité.

Catéchisme de l'Eglise catholique


samedi, octobre 01, 2016

SOS mots croisés

Deux définitions que je ne comprends pas :

La fin d'un roi : MAT

Renversé par un coup de canne ? : EET

vendredi, septembre 30, 2016

Voiture électrique : objectif 1000 kilomètres

Je souhaite le succès des voitures sans pétrole pour des raisons politiques : renvoyer les bédouins au cul des dromadaires et donner par la même un grand coup d'arrêt à l'islamisation de l'Europe.

Parmi ces voitures sans pétrole, les voitures électriques vont probablement rester un marché de niche et non de masse, à cause des contraintes qu'elles feraient peser sur le réseau électrique si elles se généralisaient.

Neanmoins, il semble qu'elles se rapprochent à petits pas du seuil où elles sont pratiques : 1000 kilomètres d'autonomie annoncée. En effet, il faut cela pour faire 600 km réels, à cause de l'optimisme des mesures, du vieillissement des batteries et de la marge de sécurité que prend un conducteur de bon sens. Or, 600 km d'autonomie avec recharge dans la nuit couvre 999 pour mille des cas d'utilisation des voitures particulières.

Nous n'y sommes pas encore mais un cercle vertueux se dessine : ventes-retours d'expérience-améliorations.

Le pire d'entre nous


Le danger Juppé

Je déteste Alain Juppé. J'ai pour tous nos politiciens un profond mépris, qu'ils méritent amplement, mais une détestation particulière pour Alain Juppé.

Pour une question de style : comme tous les politocards contemporains, il veut être aimé et s'il y a deux choses obscènes chez les vieillards, c'est l'avarice et l'amour.

Pour une raison politique : Juppé, c'est Pétain. Le patriarche rassurant qui couvre de son ombre, protège et encourage toutes les lâchetés et toutes les compromissions. Il sera dur aux Français et tendre aux arabes et aux Allemands. Un traître.

Le quinquennat à venir sera un cauchemar avec n'importe qui. Mais, avec Juppé, nous risquons de ne jamais nous réveiller.

mardi, septembre 27, 2016

Trump a-t-il perdu le premier débat ?

Je n'ai pas vu le premier débat Trump-Clinton et je m'en fous : contrairement à ce que les gens de la télévision croient, parce que ce sont des narcissiques, l'influence des débats télévisés sur le résultat d'une élection est quasi-nulle.

En revanche, j'ai lu les compte-rendus des uns et des autres et je suis parvenu à me faire une idée : Trump a perdu le débat tactiquement et l'a gagné stratégiquement. Et c'est exactement ce que publie Scott Adams ce soir !

I Score the First Debate

Puisque Scott est féru de biais cognitifs, disons que Scott et moi sommes peut-être victimes d'un biais de confirmation (nous ne prenons en considération que les éléments qui confirment notre vision).

Mais il se peut aussi que nous ayons raison.

Scott Adams croit que Trump a déjà gagné, ce qui me paraît très excessif. Mais je donnerais aujourd'hui un léger avantage à Trump.

La campagne de Trump nous raconte une histoire attachante : le type en qui personne ne croyait qui finit par gagner en battant tous ses adversaires les uns après les autres. Hollywood en fera un film grand public.

La campagne Clinton nous raconte une histoire à mourir d'ennui : la nana qui va gagner à l'usure, parce qu'elle a suffisamment attendu et que maintenant c'est son tour.

Et puis j'ai en tête les événements des dernières années : le référendum français de 2005, celui sur le Brexit. A chaque fois, l'outsider a surpris le Système.

Il n'y aurait donc que les gens du Système, ils n'apprennent jamais rien, qui seraient surpris par une victoire de Trump.

dimanche, septembre 25, 2016

Un avocat parle droit

Ca fait du bien un avocat de lire un avocat qui ne saute comme un cabri en gueulant « Etat de droit ! Etat de droit ! » pour justifier son penchant en faveur de la racaille musulmane :

État de droit, état du droit et état de guerre

Pourtant, c'est Chantal Delsol que je vais citer à l'appui de cet article :

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L’État de droit ne peut être la finalité ultime d’un gouvernement. Le but dernier d’un gouvernant est de protéger une société afin qu’elle survive, autrement dit, qu’elle se prolonge dans le temps. Cicéron l’avait exprimé avec beaucoup de lucidité : un homme, disait-il, peut mourir pour une idée ou pour la vertu, il peut se suicider, parce que de toute façon il est mortel et seul responsable de lui-même ; mais une société ne voit pas de terme à sa vie, tout se passe comme si elle était immortelle, et elle n’a pas le droit de se sacrifier à une vertu ou à une idée : elle doit d’abord franchir le temps, parce qu’elle est responsable non seulement du présent, mais aussi du passé et du futur.
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Et maintenant, je peux citer Jean-Yves Borgne :

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Je rêve, comme beaucoup, d'un monde pacifié où les rapports des hommes seraient sereins et fraternels, où les lois d'exception seraient inutiles, où les libertés les plus larges bénéficieraient à tous. Ce temps reviendra, j'en suis sûr, mais il serait irresponsable de faire comme si cette ère heureuse était déjà la nôtre. Certains slogans ne sont qu'incantation et démagogie. Le devoir d'un homme politique n'est pas d'enfermer le peuple dans un mensonge rassurant, mais de parler vrai et de faire face. L'humanisme est une valeur fondatrice de notre société, et nul ne songe à rompre avec ce qu'il commande. Pour autant, la protection des Français ne peut être tenue pour un sujet secondaire. L'arbitrage entre les libertés et la sécurité relève de l'art de gouverner. L'équilibre entre les deux exigences est si difficile qu'on ne peut le confier qu'à des responsables d'exception, capables de maintenir l'État de droit en affrontant l'état de guerre.
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