dimanche, mai 10, 2020

Quelques videos.

Pas de grandes révélations si vous me suivez régulièrement mais, dans l'océan de conneries que nous vivons, ça fait du bien d'écouter des gens intelligents. 
 






Miracle du COVID : je suis d'accord avec Libé ! (Si j'étais président ...)


Cesser d’exister pour rester en vie ?

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Par conséquent, je veux bien croire que chacun a fait de son mieux, et que tout a été fait « pour le bien commun ». Mais j’observe alors que, quand les hommes sont égarés comme nous le sommes, les meilleures intentions se retournent contre eux. En l’occurrence, avec toute notre intelligence, notre science, nos technologies, etc. nous avons réagi à la crise de façon tellement déshumanisée et déshumanisante, tellement irrationnelle derrière les apparences de la plus grande rationalité, que cela signe sans appel la fausseté parfaite de notre vision du monde, de notre mode de pensée, du sens que nous avons, ou prétendons avoir, de notre humanité même. 

Nous avons pourtant tous lu 1984 de George Orwell ou le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley… déjà ces auteurs que nous admirons – de façon visiblement aveugle – décrivaient exactement ce monde de l’avenir dont les maîtres et les masses pensent qu’ils en font chaque jour un peu plus un paradis, alors qu’il devient lentement mais sûrement une absurde prison. Je ressens la même chose actuellement en entendant les uns et les autres répercuter en boucle, appliqué à notre situation, tout le vocabulaire « idéal » : protection, sécurité, santé publique, responsabilité, solidarité, intérêt général. Mais comment retrouver dorénavant la moindre confiance en toute cette rhétorique, et, au-delà des mots, une confiance en nous-mêmes, en ce que nous sommes, en ce qui fonde notre existence personnelle et collective, en notre trajet de civilisation, alors que nous avons failli à ce point ? Comment nous relever désormais de cette faillite… que d’aucuns ne manqueront pas demain de célébrer, pour le vendre à leur profit, comme « une grande victoire de l’humanité unie » contre le mal d’un maudit virus ? 
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Ceux qui ont encore un cerveau en état de marche, pas prisonnier de la psychose, savent que le confinement généralisé a été depuis le début une mesure stupide et même criminelle, prise par des gouvernements de panique (pourquoi y a-t-il eu tant de gouvernements saisis de panique ? Parce que nous vivons dans un monde littéralement fou). C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle ne se trouve dans aucun plan sanitaire anticipant une épidémie.

On peut me dire « La critique est facile, que ferais-tu si tu étais président ? ». Simple et de bons sens (hélas, la simplicité et le bons sens, les deux qualités qui manquent le plus à nos dirigeants qui confondent complexité et intelligence) :

1) Déconfinement généralisé. Recommandation aux plus de 60 ans de faire attention.

2) Masques obligatoires (plus pour des raisons psychologiques que sanitaires).

3) Liberté de prescription des médecins de ville. Recommandation de bon sens : diagnostiquer, isoler, soigner.

Voilà, pas de noeuds au cerveau, pas de fascicule inapplicable de 68 pages. de la simplicité, de l'intelligence.

samedi, mai 09, 2020

Les branques qui nous gouvernent auront vraiment tout foiré (et c'est un médecin qui le dit).


Discovery : ces enfoireux qui nous gouvernent.

Nous avons de sérieuses questions à nous poser sur nos élites.

Comment des imbéciles (1) immoraux (2) comme Macron et Philippe parviennent-ils aux plus hautes fonctions ?

J'ai discuté avec des électeurs macronistes de second tour (le seul qui compte vraiment, quoiqu'on en dise) et je suis affligé du niveau d'analyse de ces gens capables de bon sens dans d'autres domaines.

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(1) : en considérant l'intelligence comme la capacité à agir en fonction des réalités proches et lointaines.

(2) : en considérant la morale comme le souci du bien commun.


Hydroxychlorquine : fin de partie (« Un très fort déclin des élites qui est très dangereux »).


En avant-première : une photo exclusive du déconfinement à la française.

Jean-Dominique Michel : Anatomie d'un désastre, partie 2.

Toujours aussi clair :

vendredi, mai 08, 2020

Et le bunker était vide (F. Bouthillon)



L'argument est simple : Fabrice Bouthillon prend au sérieux le testament d'Hitler (le vrai, celui du 29 avril 1945, pas le recueil de propos qui porte ce titre trompeur) négligé par les historiens. Ce livre a été publié au moment de la sortie du film La chute pour en contester l'image d'un Hitler perdu dans ses rêves.

Que dit-il ? Qu'Hitler meurt volontairement, puisqu'il se suicide, mais qu'il transmet le flambeau du nazisme en nommant des successeurs. Il est toujours dans la stratégie de division des Alliés, qu'il mène depuis -au moins- 1942 (et que la plupart des historiens ne comprennent toujours pas). Hitler admet que sa personne fait obstacle, qu'il unit les Alliés contre lui, et fait place nette en se suicidant. C'est pourquoi il nomme Dönitz pour négocier avec l'ouest et Himmler avec l'est (les raisons du « suicide » d'Himmler par les Anglais restent mystérieuses, mais elles sont sans doute liées à cette politique). L'intuition de De Gaulle était juste : Hitler a bien jusqu'au bout gardé le contrôle de lui-même et s'est comporté en stratège machiavélique.

La réalité de ce mouvement de bascule hitlérien entre l'ouest et l'est est incontestable. Les soviétiques n'ont cessé d'être en contact avec les nazis par l'intermédiaire de Stockholm, notamment en 1943. Même De Gaulle (il le raconte dans ses mémoires) a été contacté par Himmler. Il doit probablement à cela la survie de sa nièce, Geneviève Anthonioz, déportée à Ravensbrück. Peut-être le plus machiavélique est l'idée, qui sent à plein la patte hitlérienne, de promettre, par l'intermédiaire du Vatican, que les juifs de Hongrie seraient épargnés si les Américains livraient des camions dont les nazis promettaient qu'ils ne seraient utilisés que contre les Soviétiques.

Bouthillon fait une remarque fort intéressante pour aujourd'hui, et qui explique selon lui l'aisance des nazis dans ce jeu de bascule : le nazisme est un centrisme puisqu'il rassemble le national (droite) et le socialisme (gauche).

Il y a donc deux sortes de centrismes : le centrisme qui allie les extrêmes et le centrisme qui refuse les extrêmes. On a longtemps cru (c'est moi qui commente) que le centrisme français à la Giscard-Bayrou-Macron était du second type. Mais le centrisme actuel montre un tel fanatisme nihiliste qu'il pourrait bien être, comme le nazisme, du premier type. Bien sûr, on ne le reconnaît pas comme tel parce qu'il manque la composante anti-juive, mais l'empressement avide avec lequel notre gouvernement a profité du COVID pour étendre l'avortement et pour ordonner (circulaire du 19 mars) de tuer les vieux malades aurait été applaudi par les nazis.

Autres points communs fondamentaux entre le nazisme et le macronisme : le culte du chef, le scientisme, l'anti-catholicisme, l'idée qu'il y a des êtres supérieurs (« les premiers de cordée »), l'obsession raciale (inversée par rapport à Hitler), l'hygiénisme, l'écologie, l'européisme, la primauté de l'Allemagne. Avec le confinement généralisé  et la surveillance panoptique du COVID, nous avons encore franchi une étape du rapprochement avec le nazisme. Ca commence à faire beaucoup plus que de fâcheuses coïncidences (bien sûr, il y a des différences, mais je ne suis pas sûr qu'elles soient très significatives). Et c'est très simple à expliquer, pas besoin de se faire de noeuds au cerveau : tous les auteurs du XXème siècle traitant du sujet (de Chesterton à Pie XI en passant par Huxley, et puis, tout simplement, Hitler lui-même dans Mein Kampf) avaient prévu, les uns pour le souhaiter, les autres pour le déplorer, que le recul du christianisme, spécialement sous sa forme catholique, amènerait ce type de sociétés.

L'inversion de l'idéologie hitlérienne (racisme anti-blancs et anti-national) nous cache que nous vivons dans un monde qui ressemble très fort aux uchronies imaginant qu'Hitler a gagné la guerre et qu'il est mort de vieillesse dans son lit. Il y a un texte très dérangeant de Jacques Ellul, en août 1945, où il explique qu'Hitler a certes perdu militairement la guerre mais qu'il l'a gagnée politiquement puisque cette guerre qu'il a voulue et provoquée a contraint les démocraties à adopter sa vision des rapports de l'homme et de l'Etat pour la mener.

Le macronisme (qui, bien sûr, a porté un autre nom et en trouvera un autre quand Macron sera passé) est politique au sens le plus élevé, c'est une vision du monde et de l'homme. C'est une vision qui me fait horreur, déshumanisante, criminelle, pour dire le mot juste, satanique. Voter Macron, c'est voter pour un Hitler mou (et anti-blancs au lieu d'être anti-juifs). Cette mollesse n'est pas anecdotique : elle pèse son poids d'horreurs et de morts en moins, mais elle n'annule pas les convergences. L'autre vraie différence, c'est que Macron n'est qu'une marionnette alors qu'Hitler était un politicien exceptionnel.

Bien sûr, les imbéciles qui ont voté Macron au premier ou au second tour (1) sont très loin de cette analyse. Et pourtant ...

C'est pourquoi je dis souvent (je ne suis guère compris mais tant pis ... à temps et à contretemps) : « Vous n'aimez pas Hollande ? Vous n'aimez pas Macron ? Remplissez les églises le dimanche. L'Eglise est au Christ, pas au pape François ». La réponse est, en général, quand il y en a une « Je peux pas, j'ai piscine ». Bon, alors de quoi vous plaignez vous ? Continuez à voter Macron. Nous vivons à une époque d'âmes molles. Les âmes ardentes, pas en stock.

Et nous en revenons à Fabrice Bouthillon et à Hitler. Il pense que l'Adolf se vivait en Anti-Christ : le titre de son livre est un rappel du « Et le tombeau était vide » du matin de Pâques. Il faut hélas reconnaitre que, de ce point de vue aussi, Jacques Ellul a raison : Hitler a gagné.

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(1) : au premier ou second tour, peu importe. Il y a une différence de degré dans ces votes, non de nature.

Terreur

Chez Yves Daoudal :
 
 

Et maintenant, une page de publicité.


Les bénédictins de Randol ont 300kg de fromage à écouler

Fête de Jeanne d'Arc, une sainte qui avait de couilles (révérence gardée).

Je suis très impressionné par la personnalité de Jeanne d'Arc. Je l'aurais en face de moi, je n'en mènerais pas large.



Notre syndrome de Stockholm

Publié dans le Quotidien du médecin du 7 mai :

Un traitement efficace contre Covid-19 existe ! Deux études vont clore la polémique Raoult, estime un microbiologiste.



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À rebours de l'inquiétude ambiante, le Dr Claude Escarguel, microbiologiste, ancien collaborateur de Didier Raoult, qui fut responsable du laboratoire de l'Institut de pédiatrie de Marseille annonce « un déconfinement "sécurisé" ». Il tire cet optimisme des résultats de deux récentes études — chinoises et dans le Grand Est — sur l'association azithromycine-hydroxychloroquine et insiste sur l'intérêt de la première molécule pour prévenir les complications.
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Raoult le dit depuis le 22 février : on a donc perdu 3 mois sur une épidémie qui a duré ... 3 mois. Si nous en sommes là, c'est uniquement parce que l'Etat a aboli de fait la liberté de prescription et s'est efforcé d'empêcher la diffusion d'un médicament anodin. Mais bon, continuons à payer des impôts.

Une faillite de l'Etat à ses missions les plus élémentaires tellement monstrueuse qu'il ne va rien se passer.

En effet, plus c'est gros, plus ça passe. Comme l'expliquait Josef Goebbels (même si cette citation est apocryphe, elle me paraît adaptée) : « Si je vous dis que cette table blanche est gris clair, on peut discuter. Si je vous dis qu'elle est noire, la discussion est close ».

Un manquement ordinaire de l'Etat, une négligence, on peut en débattre, c'est le cas des masques. Mais un crime de l'Etat, empêcher sciemment les médecins de soigner, ça paraît si inconcevable à des gens habitués (à tort) à considérer l'Etat comme protecteur, qu'on n'en discute même pas. Il y a eu des débats pour ou contre Raoult (se fixer sur la personne est une technique de désinformation), pour ou contre la choloroquine, mais le point essentiel a été totalement négligé : la légitimité de l'Etat à empêcher la diffusion d'un médicament que certains malades réclament et que certains médecins veulent prescrire. La situation est d'autant plus claire que l'Etat n'a aucune excuse, le médicament en question est, quoiqu'en dise la désinformation, banal.

On est donc en présence d'un pur vandalisme d'Etat, et mortel. Et pourtant, ça passe comme une lettre à la poste.

Syndrome de Stockholm.







jeudi, mai 07, 2020

« La science » a toujours raison.





Bon, et si on parlait climat, fin du monde, Greta, tout ça ?


L'Etat bureaucratique soviétique contre les Français (qui se démerdent comme ils peuvent dans ce pays de fous).


Traitement du Covid : le bal des hypocrites.


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Manifestement les médecins font leur devoir et traitent, avec ce qu’ils peuvent [c'est-à-dire qu'ils se démerdent pour prescrire Plaquénil et Aythromycine contre le COVID bien que ça soit illégal, les pharmaciens sont complices et la Sécu rembourse. Un pays de fous !] . Il faut y ajouter nombre d’autres antibiotiques et antipaludéens, les médecins utilisant les molécules dont ils ont l’habitude et maîtrisent les effets secondaires. Ils n’arrivent pas, pour la plupart à se résoudre à ne pas donner une petite chance à leurs patients. Ne me dites pas non plus qu’il n’en est rien et que tout ceci a été donné par les pharmaciens sans ordonnances (et remboursé, puisque ce sont des données de remboursement). Ces chiffres sont impressionnants, bien qu’apparemment personne ne soit impressionné vu le peu d’écho. Si la source n’était pas hyper fiable, je dirais que c’est un fake, et personne ne me contredirait. Maintenant nombre de boîtes ou nombre de prescriptions ? Cela n’est pas précisé et peut diviser par 2 ou 3 le nombre de traités. L’étude parle toutefois de personnes. 

[…]

Ce statu quo concernant le traitement du Covid-19 
[illégal mais prescrit et remboursé si vous connaissez le bon médecin et le bon pharmacien] semble arranger tout le monde, mais il serait bon, au nom de l’égalité d’accès aux soins, que tout le monde puisse en profiter en redonnant la liberté et la responsabilité de prescription aux traitants, comme cela se fait dans le monde entier. Ceci d’autant plus que cette étude fait remarquer que « la population ayant acquis sur ordonnance de l’hydroxychloroquine, sans traitement antérieur pour notamment lupus ou polyarthrite rhumatoïde, est socialement nettement plus favorisée ». Je me demande à ce sujet si c’est une opinion politique des rédacteurs, ou si la Sécu croise les fichiers médicaux avec les avis d’imposition ! Je suis perplexe quant à cette remarque.
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Le professeur Michael Levitt, lauréat du prix Nobel de chimie et biophysicien de Stanford, affirme dans cette interview qu’il n’y a pas de preuve évidente que le Covid-19 provoque des pertes massives de vies humaines. Et que les personnes qui décèdent de cette maladie sont celles qui étaient de toute façon en danger de mort même sans le virus. Selon lui nous serions victimes d’une « panique du Covid-19 ».

« …La grippe a été presque totalement absente l’hiver dernier et, d’une certaine manière, les décès de covid-19 compensent cette absence… Comme il n’y a pas eu de saison de grippe sérieuse cette année, beaucoup de personnes fragiles sont encore en vie et elles sont évidemment la première cible du coronavirus. »

« Il va être très intéressant de revenir sur ces six mois dans un an et nous demanderons probablement comment avons-nous pu être dupés à ce point. Parce qu’il y a eu beaucoup de reportages très très irresponsables, même dans des journaux dits de haute qualité comme le New York Times.[…]la question clé sera … […] quel est le nombre total de décès dans le monde au cours de cette période. Est-il sensiblement plus élevé que celui des années précédentes? Je ne le sais pas, mais je ne serais pas surpris si l’excès était très très faible.»

« Il ne m’est pas évident qu’un confinement total soit nécessaire ou même souhaitable. On cause … d’énormes dommages psychologiques aux enfants,… les crises de panique sont maintenant très fréquentes, … puis il y a bien sûr le coût économique. »

« Les estimations des [premières] modélisations sont incroyablement fausses. Regardez ce qui s’est passé en Angleterre et aux États-Unis. Le groupe de modélisation de l’Imperial College a déclaré très clairement qu’il prévoyait 2 millions de décès aux États-Unis et 500 000 au Royaume-Uni. Quelques semaines plus tard, ils sont revenus sur ces chiffres: Oh non non non, nous voulions dire 20 000. [Donc] chaque année, pendant la saison de la grippe, vous allez devoir en confinement. … Pensez-vous que ce soit une bonne idée ? »
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Face au réel, nous sommes devenus de pauvres petites choses fragiles (et ce n'est pas un accident).

De pauvres petites choses fragiles :


Et ce n'est pas un accident :


On nous pousse à nous comporter face au réel comme de pauvres petites choses fragiles (comme l'article de la République du Centre ci-dessus) car cela renforce le pouvoir de ceux qui font profession de bavasser et de ne pas affronter le réel. La psychologisation de la vie qui fait de nous des geignards, au lieu de l'ancienne éthique de la force d'âme face aux épreuves (encore faut-il avoir une âme), n'est pas innocente : elle construit le onsentement à un pouvoir tutélaire maternel et étouffant.

C'est le fond de la polémique Raoult : avec le protocole Raoult, on isole les contaminés et les autres continuent à vivre leur vie comme des hommes libres. Le confinement généralisé fait au contraire de nous des soumis jusque dans les libertés les plus fondamentales.

« Un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups. » Agatha Christie.

mercredi, mai 06, 2020

L'Etat bureaucratique soviétique contre les Français.


Philippe Juvin: "Si la France s’en sort aujourd’hui, c’est uniquement grâce aux Français, pas à l’État"

Le médecin, la chloroquine et le bureaucrate : une fable (bien) française

Covid-19 : La fin des droits de l’Homme en leur nom?L’humanisme déréglé.



L'Eglise ne tient pas sa liberté de culte de l'Etat.



Je ne voulais vous citer qu'un extrait de cet article, mais il est tellement juste que je me suis laissé aller à mettre l'intégralité.



L’ÉGLISE NE TIENT PAS SA LIBERTÉ DE CULTE DE L’ÉTAT DE BENOIT DUMOULIN

4 MAI 2020

Alors que les évêques de France réfléchissent à la manière de réagir à l’injonction gouvernementale de ne pas reprendre les cérémonies publiques avant le 2 juin, les autres religions ne sont pas solidaires de la position catholique. Une singularité qui devrait pousser les évêques à décréter unilatéralement la réouverture du culte public. Manière de montrer qu’ils ne quémandent pas ce droit à l’Etat.

Lors des discussions avec l’État pour la reprise des cultes, l’Église s’est retrouvée isolée par rapport aux autres religions qui lui ont reproché de ne pas vouloir respecter le calendrier gouvernemental en attendant jusqu’au 2 juin. « Il y a eu des mots très étonnants chez certains catholiques, quand j’entends “untel est anticlérical”. C’est probablement la détresse de ne pas pouvoir prier dans les lieux de culte qui leur fait dire cela », souligne ainsi Haïm Korsia cité par La Croix (2 mai). « Mais nous sommes tous dans la même situation, et rêvons de pouvoir reprendre. Or cela voudrait dire pouvoir en assurer les conditions sanitaires, ce qui n’est pas encore le cas » poursuit le grand rabbin de France.

Or, c’est justement là que le bât blesse. Les catholiques ne sont pas dans la même situation que les autres religions qui ne vivent pas de réalité sacramentelle. Pour les protestants ou les juifs, les réunions au temple ou à la synagogue sont des assemblées de prière. Pour les catholiques, la messe est une réalité vitale où l’on vient se nourrir au corps du Christ mort et ressuscité et s’abreuver à son sang qui nous lave du péché. Dire cela n’est pas revendiquer un privilège mais simplement constater une réalité ecclésiologique. Que nos gouvernants, qui vivent de plus en plus dans l’ignorance de la foi catholique – comme Christophe Castaner vient encore de le démontrer hier soir – ne voient pas cette réalité sacramentelle de l’Église est déjà grave. Mais que les autres religions, par ignorance ou faiblesse coupable, ne puissent concevoir ce qu’est la messe pour les catholiques, montre que le dialogue interreligieux a encore beaucoup de chemin à parcourir.

Les catholiques ne sont pas dans la même situation que les autres religions qui ne vivent pas de réalité sacramentelle. Pour les catholiques, la messe est une réalité vitale où l’on vient se nourrir au corps du Christ mort et ressuscité et s’abreuver à son sang qui nous lave du péché.

Même ignorance de la part du pasteur François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France (FPF) et du Conseil des Responsables de Culte en France (CRCF) dont les propos sont rapportés par La Croix : « Nous ne partageons pas, nous les autres cultes – musulman, juif, protestant, bouddhiste… – cette idée que ce serait aux cultes de revendiquer une date, nous soumettons nos recommandations aux autorités, et cette décision leur revient ensuite. Nous devons jouer le jeu, les religions ne sont pas en surplomb de la société?». Non, monsieur Clavairoly, la liberté de culte n’est pas un droit octroyé par l’État mais un droit naturel que l’État ne peut que reconnaître.

Il est très significatif que cette allégeance inconditionnelle à l’égard des autorités civiles provienne d’un pasteur protestant. N’est-ce pas Luther qui prônait l’obéissance inconditionnelle aux seigneurs lors du soulèvement des paysans allemands de 1525 ? L’Église catholique a toujours joué le rôle de contrepoids face aux excès du pouvoir temporel, en Europe mais aussi aux Amériques où elle s’opposait, parfois très fermement, aux abus des colons. Elle le pouvait justement parce qu’elle ne tenait pas son pouvoir de l’État. Dans les pays d’Europe du nord où la réforme protestante a triomphé, on a commencé par confisquer les biens ecclésiastiques appartenant à l’Église pour les donner à des princes protestants faisant allégeance à l’État. C’est ainsi que le duché de Prusse est né en 1525 de la sécularisation des terres des chevaliers teutoniques au profit d’Albert de Brandebourg passé au protestantisme.

Dès lors, plus rien ne s’oppose aux ambitions démesurées de l’État moderne qui va devenir de plus en plus absolu car il ne trouvera plus face à lui une autorité indépendante sur les plans spirituels, hiérarchiques et patrimoniaux : la hiérarchie protestante est structurellement inféodée à l’État quand elle ne se confond pas avec lui, ce qui est le cas encore aujourd’hui de l’anglicanisme, et son assise est strictement nationale là où l’Église catholique dispose d’une hiérarchie internationale qui lui permet de mieux résister aux abus de l’État moderne. De plus, elle a conservé une structure dogmatique là où les protestants se sont engagés sur les sables mouvants du relativisme, au nom de la sola scriptura.

La hiérarchie protestante est structurellement inféodée à l’État quand elle ne se confond pas avec lui et son assise est strictement nationale là où l’Église catholique dispose d’une hiérarchie internationale.

La suite de cette histoire se lit sous nos yeux. Les églises protestantes ont très largement accompagné les dérives de l’État moderne dont elles sont la caution religieuse quand l’Église catholique continue de résister, notamment dans le domaine des mœurs. Pas étonnant, du coup, que les protestants se soumettent à l’État en matière de liberté de culte.

L’Église catholique, qui n’est pas « en surplomb de la société » comme l’accuse le pasteur Clavairoly mais tient simplement son pouvoir de Dieu et non des hommes, serait tout à fait fondée à déclarer unilatéralement une date de réouverture du culte public, en appliquant les mesures de sécurité qui s’imposent, en vertu du pouvoir de police dont les curés disposent au sein de leur église. Au-delà de la joie de pouvoir communier, ce serait aussi l’occasion de rappeler que l’Église ne tient pas sa liberté de culte du bon vouloir de l’État !


Pris la main (pas que la main) dans le sac.





Et encore, vous ne savez pas tout sur la maitresse : universitaire, vegan, eco-warrior, militante pro-immigrés … Et c’est une vraie gauchiste : maison de 1.9 m£. Le boulet ultime.

Bref, le type, s’il te donne un conseil et que tu as une once de bon sens, tu fais le contraire. Cette soumission des gouvernants à « la science » et à ces saloperies de modèles numériques me met hors de moi.

C’est du fétichisme scientiste sans aucune base dans la réalité (1). C’est de la connerie pure et simple, une preuve de décadence intellectuelle.

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(1) : les cons traitent Raoult de gourou et exigent des preuves. Mais les gourous sans preuves sont les modélisateurs numériques et d’eux on exige rien, on les croit aveuglément sur parole.

Il y a des raisons théoriques très fortes pour penser que la valeurs prédictives des modèles numériques est nulle, quelles que soient la finesse des modèles et la puissance de calcul, dans tout un tas de domaines, dont le climat (c'est pareil en épidémiologie, d'après ce que dit Raoult, et c'est assez facile de comprendre pourquoi : les modèles sont déterministes, ce qui suppose de maitriser l'exhaustivité des interactions, ça n'est possible ni en biologie ni en climatologie).

mardi, mai 05, 2020

1940 : L’étrange victoire allemande – Entretien avec Jacques Sapir

Les grands esprits se rencontrent !

J'ai écrit ce billet :

En lisant Shirer, début juin 40

sans avoir lu cet entretien, qui soutient la même idée, à savoir une faillite de notre classe dirigeante, notamment de Paul Reynaud :

1940 : L’étrange victoire allemande – Entretien avec Jacques Sapir

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Royaliste : Fallait-il signer l’armistice ?

Jacques Sapir : Cet armistice fut une erreur tragique de la part des gouvernants français. A l’inverse, il apparaît pour Hitler comme une divine surprise [je pense au contraire qu'Hitler a machiavéliquement bien calculé son coup]. Quel que soit le mépris qu’il avait pour la France et les Français, Hitler n’en espérait pas tant ! C’est la raison pour laquelle il empêche Mussolini de présenter des exigences importantes car il craint que le gouvernement français renonce à signer l’armistice.

Cet armistice est pour le Führer une occasion inespérée parce que le commandement de la Wehrmacht l’a prévenu que l’offensive allemande était sur le point de s’arrêter. Du 20 au 25 juin, les unités allemandes sont arrivées au bout de leurs capacités logistiques : le système ferroviaire français est détruit et l’armée allemande a moins de camions que l’armée française et elle ne peut fournir immédiatement aux troupes le carburant et les munitions nécessaires. Si l’armistice n’avait pas été signé, l’opération allemande se serait arrêtée pendant quinze jours ou trois semaines.

Tels sont les éléments qui contredisent une partie de l’historiographie française, qui présente l’armistice comme la meilleure solution. Tel n’est pas le cas sur le plan militaire. Mais il y a eu un retournement du gouvernement français au sein duquel les partisans de l’arrêt des combats, minoritaires en mai, l’ont emporté. En juin, la population française continuait d’accepter la guerre. Quand Paul Reynaud est reconnu par une foule de réfugiés sur la route de l’exode, il est acclamé ! Malgré les défaites militaires et la fuite sur les routes, la population française continuait de faire corps avec le gouvernement. Paul Reynaud a manqué de courage. Quand il démissionne pour céder la place à Pétain, il le fait sans raisons valables.

Propos recueillis par Bertrand Renouvin
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Pourquoi l'Etat français fonctionne-t-il si mal (des fonctionnaires qui fonctionnent mal !) face à l'épidémie ?

LA FRANCE INRÉFORMABLE OU… MAL RÉFORMÉE ? Coronavirus : pourquoi nous payons aujourd’hui les innombrables réformes de l’Etat des 30 dernières années. Roland Hureaux décrypte l'impact de la crise du Covid-19 en France et revient sur les failles révélées par la crise au sein de l'administration et suite aux réformes de ces dernières années.



Comment notre Etat s’est fait hara-kiri. Coronavirus, un mort : l’administration « managériale ».


En lisant Shirer, début juin 40

Bon, le duo d’ordures Pétain-Weygand est occupé, avec la sournoiserie qui convient, à rendre la défaite de la France la plus inéluctable possible (1). Il est bien secondé par des ordures de moindre importance comme Paul Baudouin (qui fut condamné à la Libération).

Mais le plus frappant, c’est la faiblesse de Paul Reynaud, dont j’ai déjà dit la ressemblance avec Nicolas Sarkozy. Énergique en apparence, il se révèle incapable de renverser le mauvais destin quand vient l’épreuve, dont on pouvait croire qu’il l’avait préparée toute sa vie.

C’est tout le contraire d’un Churchill ou d’un De Gaulle.

Alors, certes, Hitler est un embrouilleur de première. Mais quand même.

Paul Reynaud gémit d’être tellement fatigué, assailli de partout, qu’il n’a plus les idées claires. On n’imagine pas un Clemenceau se laissant aller à une telle plainte. Les parlementaires notent en juillet 1940 que Reynaud paraît ragaillardi d'être déchargé des responsabilités du pouvoir.

Prisonnier de sa stratégie d'usure « nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts », il est incapable d'en imaginer une autre, faute de l'avoir méditée, quand l'ennemi la réduit à néant par son offensive éclair. Il lui manque le ressort du grand chef.

Quel sens cela a-t-il  de nommer De Gaulle au gouvernement en conservant le colonel de Villelume, un archi-défaitiste (2) comme conseiller ?

On devine, bien que ça ne soit jamais clairement dit, l'idée de fond de Paul Reynaud. Il comprend la moitié de la situation (c'est déjà mieux que les défaitistes à la Pétain-Weygand-Baudouin). Il sait que, si la France est occupée par l'Allemagne alors que la Grande-Bretagne continue la guerre, la position française sera catastrophique, cumulant les inconvénients de la défaite et ceux de la continuation de la guerre.

Mais il ne lui vient pas à l'idée d'utiliser l'alliance anglaise pour continuer le combat. Il veut juste arrêter la guerre dans un rapport de forces pas trop défavorable.

C'est pourquoi il ne rompt pas l'alliance britannique : il espère entrainer la Grande-Bretagne  dans une négociation de paix conjointe avec l'Allemagne, en bénéficiant, pourquoi pas ?, de la médiation de l'Italie ou des Etats-Unis.

L'obstination de Churchill le gêne, le Premier Ministre multiplie très habilement les signes de non-rupture de l'alliance, comme l'envoi d'escadrilles en France (que ses militaires, pas plus futés que les militaires français, ne comprennent pas). Ces signes sont à usage interne et externe.

Même Mandel renonce à résister (parce qu'il est juif et qu'il a peur qu'on lui reproche de fuir).



Les dirigeants français sont en-dessous de tout, mauvais comme des cochons, trimballés par Hitler. J'en veux à ces hommes morts depuis longtemps car je pense qu'ils ont une lourde responsabilité dans le malaise français actuel.

Tout le monde occidental est touché par le masochisme collectif, mais la France plus que les autres.





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(1) : les Belges ont tranché en 1950 une question assez similaire en refusant de remettre sur le trône le roi qui avait capitulé en espérant que les Allemands lui en seraient reconnaissants.

(2) : l'armée française de 1940 est la plus étrange du monde : jamais dans l'histoire, je pense, un pays n'a eu un tel réservoir de défaitistes chez ses officiers supérieurs. Etre défaitiste pour un militaire, c'est comme être athée pour un curé (assurément, on peut s'attendre à tout avec les curés modernes). Je constate la haine de certains anti-gaullistes, mais je ne comprends pas que cette haine les amène à défendre ces officiers de merde, qui étaient plus d'onctueux chanoines que de terribles guerriers.  Les haines d'après-guerre ont dénaturé tous les jugements, mais les Gamelin, Weygand, Georges, Blanchard et compagnie ont été lamentables.

La campagne de France de 1940 enseigne le mépris des officiers supérieurs.