jeudi, décembre 31, 2009

Pourquoi tant de scientifiques réchauffistes ?

Le réchauffisme (1) ne fait pas consensus et le débat n'est pas clos, il en est même très loin, contrairement aux affirmations des réchauffistes.

Cependant, il faut bien constater qu'un nombre important de scientifiques se disent réchauffistes.

Etant donné le caractère douteux du réchauffisme selon des critères scientifiques (2), cette affluence m'intrigue.

Tout d'abord, les scientifiques sont des hommes comme les autres. Ils ne sont pas moins (peut-être le sont-ils plus) sensibles que les autres aux séductions totalitaires et pseudo-religieuses du réchauffisme.

Mais, ça me chiffonnait, ça me paraissait insuffisant pour expliquer que cette population, qui devrait être moins touchée que d'autres par le millénarisme réchauffiste, le soit autant, voire plus.

Puis, j'ai lu l'explication de George Suffert du gauchisme des journalistes. Je me demande si les scientifiques ne seraient pas victimes du même effet de position sociale incertaine.

Depuis quelques décennies, la position sociale des scientifiques a régressé : perte de prestige, méfiance vis-à-vis de la science et de la technique.

Le réchauffisme ne serait-il pas un moyen pour eux, en se montrant soucieux du bien public, que dis-je, du bien de l'humanité, de la planète, de reconquérir une position sociale érodée, au prix d'un abandon de la rigueur scientifique ?

On pourrait alors mieux comprendre pourquoi les sceptiques du réchauffisme se recrutent dans les rangs de scientifiques qui n'ont plus rien à prouver, qui n'attendent plus de reconnaissance et se suffisent à eux-mêmes comme Burt Rutan ou Vincent Courtillot, ou même Claude Allègre.

Ce n'est qu'une hypothèse, je n'ai pas les éléments pour la mettre à l'épreuve. Peut-être que certains de vous, lecteurs, en avez ?

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(1) : j'appelle réchauffisme la doctrine qui consiste à croire l'ensemble des affirmations suivantes : la notion de climat global a un sens, ce climat global se réchauffe, ce réchauffement est catastrophique, il est du à l'homme par l'intermédiaire du gaz carbonique, il est possible et nécessaire d'y remédier.

(2) : ce caractère douteux fait l'objet de nombreux billets sur ce blog, sous la rubrique Réchauffisme et Agonie du réchauffisme.

A propos de l'accueil des handicapés mentaux dans les écoles normales

La mode est à l'accueil des handicapés mentaux dans les écoles normales sous le prétexte qui sert à justifier toutes les démissions et toutes les trahisons, «l'ouverture».

Soyons sérieux cinq minutes. Cette mode est en fait une double escroquerie et une lâcheté :

> escroquerie qui consiste à faire croire que les écoles sont capables de cet accueil. En réalité, il n'en est rien. Il y faudrait un effort financier et humain, pour quel intérêt ? En quoi est-ce une priorité ?

> escroquerie qui laisse supposer aux parents que leurs pauvres enfants seraient presque normaux. Le vrai profit est là : rassurer les parents dans leurs angoisses. Mais les enfants ? Je doute que l'ambiance parfois cruelle et agitée d'une cour d'école leur soit meilleure que des éducateurs et un milieu spécialisés.

> lâcheté de ne pas reconnaître que tout cela retarde les classes dans leur enseignement avec un profit minime.

Mais quoi ? C'est une mode bien-pensante et, comme telle, lâche, molle, évitant à tout prix d'appeler un chat un chat et de regarder la réalité en face.

Que l'intégration d'handicapés mentaux dans des écoles puisse être au cas par cas bénéfique, pourquoi pas ? Mais à mon sens, cela concerne un effectif très restreint.

Alors, en faire une mode ...

On veut faire quelque chose pour les handicapés mentaux ? Louable intention. Qu'on commence donc par financer correctement ce qui existe avant de se lancer dans l'achat de bonne conscience.

Cracks

Pensionnat de jeunes filles, professeur populaire, un rien bizarre (Eva Green). Ambiance renfermée, adolescence, désir.

De la facilité à manipuler des jeunes. De l'instinct grégaire. De l'ouverture, de la fermeture, du courage.

Un film étrange que je vous conseille.

2009 : l'année où la bien-pensance a avancé à reculons

Débat sur l'identité nationale, échec du sommet de Copenhague, rejet par le conseil constitutionnel de la taxe carbone : on pourrait croire que 2009 marque un recul de la pensée conforme totalitaire.

C'est une illusion.

Lisez les attendus du conseil constitutionnel : la taxe carbone est rejetée non pas parce qu'elle est mauvaise par principe, mais parce qu'il y a trop d'exemptions, qu'elle ne va pas assez loin.

Et que croyez vous qu'il sortira du débat sur l'identité nationale ? Evidemment, qu'il faut plus «d'ouverture», que la France est «plurielle» et patati et patata. Tous les poncifs habituels de l'immigrationnisme, sauf que ce coup-ci, ils auront reçu la légitimité de l'hyper-démocratie, du «débat», et qu'on pourra aller «plus loin» (c'est-à-dire plus loin dans l'assassinat de la France).

Et Copenhague ? Vous croyez vraiment qu'on va en rester là ?

La bien-pensance et son cortège d'auto-mutilations progressent.

Les Chinois, gens intelligents, s'en foutent de Copenhague et de la taxe carbone et semblent très peu persuadés que «la diversité est une richesse».

Pensez vous que je ferais mieux de me mettre en 2010 au mandarin ou au cantonais ? J'hésite entre les deux.

Sarkozy et le poison écologiste

Yves Thréard sur son blog :

Sarkozy et le poison écologiste


Par Yves Thréard le 30 décembre 2009 18h27 | Lien permanent | Commentaires (33)

L'annulation de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel est présentée comme une nouvelle catastrophe par nombre de médias qui, dès qu'il s'agit d'écologie, sombrent dans un panurgisme inquiétant. Tous avaient également décrété, comme un seul homme, que le sommet de Copenhague avait été un échec. Comme si mettre d'accord plus de 190 nations ayant des intérêts divergents sur des résolutions détaillées et chiffrées était possible !

Je ne reviendrai pas sur les motifs invoqués par le Conseil constitutionnel. Selon la lecture de sa décision, on peut y trouver des intentions politiques, pour mettre ainsi des bâtons dans les roues du chef de l'Etat ; ou de vrais arguments juridiques montrant que certaines règles fondamentales de droit (principe de proportionnalité entre l'objectif d'une loi et les moyens mis en oeuvre ; égalité des Français devant l'impôt) ne sont pas respectées. Sans doute y a-t-il d'ailleurs un peu des deux ici.

Non, le plus dérangeant, c'est le matraquage politico-médiatique permanent pour faire de l'écologie une question de vie ou de mort, la priorité des priorités politiques. Et dire qu'en France, on en est arrivé là par la faute de quelques bateleurs, prophètes du malheur planétaire. On a perdu la tête. Voir les candidats à la présidentielle de 2007 se prosterner devant Nicolas Hulot était consternant.

Le gourou en chef de l'écologisme a tellement séduit ou convaincu Nicolas Sarkozy qu'il l'a comme hypnotisé. Depuis, les OGM sont mis au rencart et des "taxes carbone en veux-tu en voilà" tombent du ciel. Ecologiquement, rien de cela n'est justifié ; économiquement, tout cela est tragique ; internationalement, tout cela fait bien rire les autres pays.

Et si, comme le montre l'histoire du climat, l'activité humaine n'était pas responsable du réchauffement climatique ? Les seuls voix qui osent le dire sont vite rabrouées, promises à l'échafaud. Donc, tout le monde marche du même pas dans une imposture devenue vérité officielle. Un lavage de cerveau dictatorial.

Que les premiers politiques ayant fait de l'écologie leur fonds de commerce (Cohn-Bendit, Voynet, Mamère...) soient intransigeants sur leurs bases, je veux bien. Mais que les autres acceptent de se faire inoculer le poison pour quelques voix de plus - peut-être beaucoup d'ailleurs -, c'est regrettable.

Il n'est pas question d'être contre l'écologie - qui peut l'être ! - mais contre son usage abusif. Ainsi plutôt qu'une écologie pénalisante, négative, à l'image de la taxe carbone, il serait préférable de mettre le paquet, d'investir massivement dans une écologie créatrice, positive. Le retard pris par les gouvernements, par exemple, pour encourager les constructeurs à développer des voitures électriques fiables et peu chères est coupable.

Nicolas Sarkozy a affirmé que la taxe carbone serait pour lui ce que la peine de mort fut pour Mitterrand : il irait jusqu'au bout, même si la résistance est forte. Soit ! Espérons que la comparaison ne lui soit pas fatale un jour.

lundi, décembre 28, 2009

Aguichage des lecteurs : du «nouveau» sur Pie XII

Je dis juste ça pour vous appâter.

J'étais bien décidé à ne pas avoir d'avis sur Pie XII.

Mais voilà que l'on m'a offert pour Noël un livre sur la seconde guerre mondiale vue à travers les archives du Quai d'Orsay.

Il y est fait mention du Vatican.

Je suis en train de le lire. Je vous en dirais plus quand j'aurais fini, et compris.

vendredi, décembre 25, 2009

Réflexions de Luc Ferry dans le Figaro sur internet et la morale

Pas grand chose à ajouter, je suis globalement d'accord. Tout juste puis-je préciser que si internet prend une telle liberté, c'est que les élites se sont complètement coupées du peuple.

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Comme la colonne d'une tornade, le tourbillon médiatique poursuit maintenant son chemin aveugle vers d'autres victimes. À qui le tour ?

Voici venu le temps des humoristes, l'époque où Stéphane Guillon remplacera définitivement Raymond Aron. Ainsi le veut la folie médiatique qui déploie chaque semaine sa démentielle cohorte de faux débats qui appellent la dérision.

Jugez-en par vous-mêmes : en quelques mois, il nous a fallu, séance tenante, nous prononcer sur des sujets aussi divers que les montres de Julien Dray, l'Hadopi d'Albanel, le travail du dimanche, le financement des cancres, l'avenir de Polanski, le passé de Mitterrand, la main de Thierry Henry, la castration chimique, le Goncourt de Raoult, les Auvergnats d'Hortefeux, la nation de Besson, le Corrézien de Chirac, les minarets de Suisse, la terminale de Chatel, le clip de l'UMP, les musulmans de Morano, le drame européen de Rachida, les médecins de Johnny, le pseudo-traité de Copenhague, le grand emprunt de Sarkozy, la burqa de ces dames, la béatification de Pie XII, j'en passe et peut-être même de meilleures ! Comme disait Coluche : jusqu'où s'arrêtera-t-on ? Le plus grotesque, c'est que dans tous les cas de figures, nous sommes sommés d'avoir de toute urgence une opinion ferme et définitive, de prendre parti, si possible avec la plus grande véhémence, afin de hurler notre indignation, fût-ce dans la méconnaissance la plus complète des «affaires» qui défilent devant nos yeux ébahis. Le sommet fut sans doute atteint avec l'ignoble lynchage, d'abord médiatique puis bel et bien physique, du médecin de Johnny, Stéphane Delajoux. Trop charmant et talentueux pour être honnête aux yeux de procureurs jaloux, il fut jugé, condamné et exécuté dans l'ignorance la plus totale du dossier médical auquel nul n'aura eu si peu que ce soit accès. Répugnant. Peu importent les faits, peu importent ses proches, il fallait à tout prix apaiser la foule, trouver un bouc émissaire face au calvaire du vieillard qui fut naguère encore l'idole des jeunes. Comme la colonne d'une tornade, le tourbillon médiatique poursuit maintenant son chemin aveugle vers d'autres victimes. À qui le tour ?

Face à ces déchaînements aussi féroces qu'insensés, quatre leçons s'imposent. La première, c'est qu'à défaut d'avoir le temps d'analyser au fond chacun de ces dossiers - lesquels, au demeurant, sont loin, très loin d'en valoir tous la peine - c'est bien la dérision qui prévaut. Comme ce personnage de Proust, si stupide qu'il doit sans cesse épier les autres avant de décider s'il faut rire ou pleurer pour être comme tout le monde, nous affichons en permanence un brin d'ironie : elle confère aux plus niais un air averti sans engager pour autant à rien. D'où la prééminence, désormais irréversible, des humoristes sur les experts dans le paysage médiatique.

La deuxième leçon figurait déjà dans Pascal : la vraie morale se moque de la morale. Elle est aux antipodes de cette «moraline» aussi facile que funeste dont le tourbillon est désormais le lieu privilégié. Pourquoi ? Parce que l'exigence éthique, la vraie, s'applique d'abord à soi, pas aux autres. Ne nous y trompons pas, l'indignation, si chère à nos nouveaux Tartuffe et si prisée dans l'univers intellectuel, est une passion plutôt médiocre. D'abord parce qu'elle est par essence réservée à autrui, ensuite parce qu'elle traduit bien davantage le désir de faire l'intéressant que le souci réel du bien commun. La troisième leçon, nous la connaissons tous, nous qui œuvrons à des degrés divers dans les médias : c'est que le but ultime de tout ce tapage est bel et bien de vendre du papier ou de l'image, le monde dût-il en crever.

En veut-on un indice ? Voyez la pétition lancée contre la prétendue suppression de l'histoire en terminale S. Étrangement - et sauf erreur, c'est une première ou peu s'en faut - elle émane, non d'une poignée d'universitaires, mais d'un journal qui a compris tout le profit qu'il pouvait en tirer. Ajoutons pour finir le fait que la fabrication d'un maelström serait impossible sans l'Internet, ce formidable accélérateur de particules. Il faut toute la parano de l'antisarkozysme actuel pour ne pas voir qu'il est bien davantage un lieu de conformisme qu'un espace de liberté. Certains prétendent que notre président contrôle la presse et qu'il n'est plus de liberté que sur le Net. Quelle blague ! Jamais président ne fut aussi critiqué. Quant à l'Internet, il fonctionne comme les bancs de poissons dans un film de Cousteau, sans chef d'orchestre aucun pour régler le ballet des rumeurs. Et c'est bien cela, justement, qui le rend inquiétant. Rien là, à vrai dire, qui prête vraiment à rire...

«Pandémie» H1N1 : comme d'habitude, on se fout de notre gueule

Deux articles sur Rue 89 :

La pandémie H1N1, signe du crépuscule de notre civilisation


Grippe H1N1, mais où est passée la pandémie ?


J'ai décidé, grâce aux informations disponibles il y a quelques semaines, de ne pas me faire vacciner.

En faisant le tri dans le brouillard d'hystérie, il était assez facile de comprendre que la vaccination contre la grippe, n'importe laquelle, est peu efficace.

Le deuxième point, sur lequel il m'a été plus difficile de faire la lumière, est : cette grippe est-elle plus virulente que les autres ? J'ai fini par comprendre (merci internet) que non.

Je taxe souvent ce gouvernement d'incompétence, en voici une preuve éclatante.

Sarkozy peut bien nous sortir ces faux-fuyants habituels («J'vois pas pourquoi ...» et «Qui peut me dire que si je n'avais pas agi ..»), il se trouve tout de même que, sur la base de l'information disponible, j'ai été capable de décider sereinement que la vaccination était inutile et un gouvernement cerné d'experts s'en montre incapable ?

A moins, bien entendu, que les experts et la façon dont on les consulte soient justement le problème. A moins encore, que le gouvernement ne cherche pas tant à prendre la bonne décision que la décision qui plaira au prochain «vingt heures».

Les ministres roulent avec chauffeurs, vivent dans des palais de marbre, nous écrasent de leur morgue, mais quand il s'agit de les voir à l'œuvre, ils sont moins farauds.

Ministres, ça ne serait pas une variété d'escrocs ?

jeudi, décembre 24, 2009

Cette bonne vieille diabolisation ... Et pendant ce temps, le bateau coule

Voilà que les «amis» d'Eric Besson au PS le traitent de Déat. Bonjour l'ambiance.

C'est évidemment ridicule : il n'y a pas de meilleurs gardiens de la pensée conforme que Sarkozy et Besson. Chaque fois qu'ils nous font cent grammes de vérité, ils font dix tonnes de politiquement correct pour se faire pardonner par l'intelligentsia et que ça y va, «l'immigration chance pour la France» et autres conneries multiculs.

Tout cela, ce sont des batailles d'opérette avec des sabres de bois dans le bac à sable de la boboïtude.

La vérité, que ne disent pas plus Sarkozy et Besson que leurs «amis» du PS, est que l'immigration, telle qu'elle est pratiquée, est un péril mortel pour la France, que l'on peut et que l'on doit l'arrêter immédiatement, que cela suppose quelques violences, certes regrettables, mais beaucoup moins que la disparition de la France.

Et à la fin qui sera coupable ? Ceux qui ont travaillé pendant des décennies à créer une situation explosive, ou ceux qui veulent jeter les barils de poudre par dessus bord pour éviter l'explosion ?

mardi, décembre 22, 2009

Connaissez vous le Dragon Wagon ?

Le Dragon Wagon était un tracteur de chars conçu par les Américains pour secourir les chars au combat. il était blindé.

Le monstre avait un moteur de six cylindres en ligne de 18 litres de cylindrée qui consommait 150 l aux 100 km !


Une video sur le site de collectionneurs-restaurateurs


Quand vraiment le préchi-précha mortifiant et sacrificiel des écolos me fatigue, je pense à lui et ça me fait un bien fou !

Sarkozy aussi

Rama, Nathalie, Valérie, Anne, Aurélie, Rachida et les autres

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais il y a un certain nombre de femmes en politique, tant dans le gouvernement que dans l'opposition, qui ont le même profil : assez jeunes, pas mal foutues, grandes gueules, arrivistes sans scrupule, des dents qui rayent le parquet et des compétences assez difficiles à saisir, pour ne pas dire inexistantes. Bien entendu, je classe Ségolène Royal dans la même catégorie, avec une génération de décalage.

Mon collègue philosophe (et donc un peu cynique) a résumé la situation : «Elles voulaient y arriver à tout prix, elles ont couché avec qui il fallait, elles sont ministres et le peuple trouve ça très bien. De quoi tu te plains ?»

Evidemment, de quoi je me plains ?

Je sais, c'est mal : il me reste encore des illusions. Quelquefois, par inadvertance, je regrette que les ministres ne soient pas choisis sur leur compétence, leur droiture, leur caractère, bref sur de vraies qualités.

Mais c'est pur égarement de ma part.

Nos politiciens sont dans un système qui sélectionne les plus tordus, les plus vicieux, ceux qui sont francs comme des ânes qui reculent (c'est méchant pour les ânes), les plus traîtres.

Un ministre honnête à la table du conseil ? Autant chercher une pucelle dans un congrès de hardeuses.

Il se trouve juste que dans le cas des jeunes politiciennes que je considère, le mépris de toute élévation, de toute intelligence, de tout respect pour la politique et pour le peuple, est encore plus patent, même pas dissimulé. C'en est presque une provocation.

Galigula avait envisagé de faire son cheval consul, car tel était son caprice, juste pour montrer son pouvoir, mais, pour autant qu'on sache, il ne l'a pas fait. Nos gouvernants, eux, n'ont pas de ces hésitations : ils font leurs pouliches ministres.

Juger le passé

L'introduction de Jacques à Le Moyen-Age, une imposture.

Introduction (Le Moyen-Age, une imposture)

lundi, décembre 21, 2009

Approuvez vous le souhait de Benoit de XVI de béatifier Pie XII ?

«Approuvez vous le souhait de Benoit de XVI de béatifier Pie XII ?»

Quand j'ai lu cette question que le Figaro pose à ses lecteurs, j'ai marqué un temps d'arrêt.

Bien sûr, je suis habitué à la prétentieuse bêtise de notre monde, mais il arrive encore qu'elle me surprenne.

En quoi les lecteurs du Figaro peuvent-ils avoir la moindre lumière sur cette question ? Qu'il y en ait un sur dix mille qui puisse s'exprimer en connaissance de cause, ça serait déjà bien.

Evidemment, des questions aussi stupides, déplacées, inappropriées, les sondages en posent toutes les semaines par centaines.

Pour ma part, je commence à émettre un avis après avoir lu quelques livres sur le sujet, au moins cinq. Et je sais bien, parce que cela m'est déjà arrivé, qu'il peut toujours advenir que je découvre une analyse qui me fasse changer d'avis du tout au tout.

Après, on dira que je radote. Mais je suis bien obligé, mon domaine de compétences est fort limité.

Au fait, s'agissant de la question posée par Le Figaro, je ne me prononce pas. Tout juste ai-je compris que cette question est trop complexe pour renter dans les schémas manichéens de ces abrutis de journalistes. Par exemple, Serge Klarsfeld, peu suspect d'être un nostalgique du nazisme, tendait plutôt à défendre Pie XII.

La logique de l'imprévisible (P. Chaunu)

Réflexion d'un historien sur C. Colomb et la Conquista.

La thèse de Chaunu est que l'aventure de Colomb était un événement singulier, contingent, qu'il aurait très bien pu ne pas advenir.

Vingt ans plus tôt, les techniques nautiques n'étaient pas mûres ; dix ans plus tard, les connaissances géographiques étaient trop répandues pour que l'idée de rejoindre les Indes par l'ouest fût crédible. Il aurait très bien pu s'écouler des décennies avant que quelqu'un trouve un intérêt à aller vers l'ouest et, surtout, à y rester.

Chaunu insiste sur les qualités de marin de Colomb, certains disent le plus grand. Chaque fois qu'il a eu à prendre une décision de navigation, il a pris la bonne, alors que les autres options menaient à la mort.

Autre imprévisible : l'odyssée de Cortes. Qui pouvait prévoir que deux mille conquistadores allaient soumettre vingt-cinq millions d'hommes ? Quelques remarques :

> les conquistadores étaient lettrés : alors qu'environ 10 % des occidentaux savaient lire et écrire, on estime cette proportion à 60 % chez les conquistadores, d'où un grand nombre de mémoires et de récits, qui ont popularisé la conquista.

> la moyenne d'âge des conquistadores était assez élevée : beaucoup, arrivés jeunes, blanchirent sous le harnois. Cette accumulation d'expérience a joué un rôle dans l'aventure de Cortes.

> on remarque aussi la même proportion que l'armée américaine moderne : un combattant pour dix personnes à la base arrière.

> les sacrifices humains épuisaient l'empire aztèque, certains ont vu en Cortes un libérateur. Il a bien su en jouer (la repentance, battre sa coulpe sur la poitrine de ses ancêtres, l'émeute contre les morts, ce n'est pas la tasse de thé de Chaunu). Les peuples sud-américains ont subi le choc psychologique de l'invasion a un moment où ils étaient déjà fragilisés. Victimes des maladies importées, ils se sont par ailleurs laissés mourir, comme en témoigne un effondrement dramatique de la natalité.

> comme Colomb, Cortes a fait très peu d'erreurs. Il a pris les bonnes décisions aux moments cruciaux.

Le parcours de Chaunu est intéressant : pape de l'histoire quantitative si il en fut, il a écrit un de ses derniers livres sur deux personnages, dont il arrive à expliquer logiquement qu'ils aient surgi à ce moment-là, mais qui demeurent imprévisibles dans leur singularité.

Mythes et polémiques de l'histoire

Dans la même veine que Historiquement incorrect de Jean Sévilla ou L'histoire assassinée de Jacques Heers.

Je n'ai donc pas appris grand'chose. Par contre, il est fait différemment des précédents, il est plus structuré. Juste quelques pages sur chaque sujet : le mythe, l'état des recherches historiques, et une conclusion.

Comme les livres précédents, il vise à démonter les mythes de la pensée conforme et non à redresser des erreurs historiques en tant que telles. Par exemple, il ne rectifie pas les images populaires de Louis XI ou d'Hitler (je choisis au hasard), pourtant fausses, parce que leur charge de «correction politique» est faible (quoique dans le cas d'Hitler, ça se discute).

Comment considérer ce livre ?

> soit vous êtes au début de votre mise en cause de la pensée conforme. Ce livre est une bonne introduction au doute sur un éventail étendu de sujets, à charge pour vous de creuser vos points d'intérêts.

> soit vous êtes déjà compris de quoi la pensée conforme retournait et ce livre vous sera un utile aide-mémoire.

dimanche, décembre 20, 2009

Ceux qui pieusement ...

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.
Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;
Et, comme ferait une mère,
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bienvenue,
Que le haut Panthéon élève dans la nue,
Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours,
La reine de nos Tyrs et de nos Babylones,
Cette couronne de colonnes
Que le soleil levant redore tous les jours !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
À ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,
En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,
Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;
Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,
La gloire, aube toujours nouvelle,
Fait luire leur mémoire et redore leurs noms !

Gloire à notre France éternelle !
Gloire à ceux qui sont morts pour elle !
Aux martyrs ! aux vaillants ! aux forts !
A ceux qu'enflamme leur exemple,
Qui veulent place dans le temple,
Et qui mourront comme ils sont morts !


Il me semblait qu'en ces temps de débat sur l'identité dite nationale (à mes yeux, il s'agit d'identité française), il m'a semblé opportun de rappeler que l'identité se forge aussi à travers des héros partagés.

Contrairement à ce que nous racontent les bien-pensants (y croient-ils vraiment ?), une carte d'identité ne suffit pas à faire un Français. Le jour où les sauvages de banlieue auront d'autres héros que des rappeurs américains et des footballeurs apatrides, nous en reparlerons.

En attendant, le poème que je cite est un d'un infâme réactionnaire.

samedi, décembre 19, 2009

La petite guerre d'Algérie qui se prépare en France

La petite guerre d'Algérie qui se prépare en France

Je ne saurais mieux dire.

Copenhague : elles en ont plein le dos, les générations futures !

Copenhague a échoué (heureusement) et voilà déjà les millénaristes réchauffistes qui essaient de relancer la machine à peurs. Ils sont en plein exercice de fureur apocalyptique : «Les gouvernants ont failli, la colère de Dame Nature est sur nos têtes, le jour du Jugement approche.»

On nous ressort les fameuses «générations futures». Faire parler les pas-encore-nés, c'est comme faire parler les morts, un exercice de haute escroquerie.

On sort aussi «nos enfants nous jugeront».

C'est vraiment une idée très post-moderne.

Rappelons que les enfants n'ont aucune légitimité à juger les parents pour quoi que ce soit (les croisades, la colonisation, le nazisme, le climat, le divorce, etc .), autant dans les familles que dans les générations.

Les parents font ce qu'ils peuvent et, à leur tour, les enfants feront ce qu'ils pourront.

Les parents jugés par les enfants ? Ceux qui répètent de telles idioties ont-ils réfléchi à ce qu'ils disent ?

Il y a dans ce «nos enfants nous jugeront» une inversion carnavalesque qui prêterait rire si le sujet n'était si grave. Hélas, on la retrouve dans bien des domaines et, notamment, de façon ravageuse, dans l'éducation. Les enfants n'ont aucune espèce de compétences ou de légitimité à donner leur avis sur la manière dont ils sont éduqués. Les parents ont donc tort de les séduire ou de leur demander leur avis, au risque de les mettre dans une situation fausse préjudiciable.

Les générations futures ?

Faisons leur confiance, elles se débrouilleront, comme nous et nos ancêtres avant elles.

Non pas que j'encourage l'irresponsabilité. Le «à long terme, nous serons tous morts» de Keynes me révulse. Mais, dans l'exercice de nos responsabilités, il s'agit d'être bien tempérés : les générations futures, pourquoi pas. Mais d'abord les générations actuelles.

Il est d'ailleurs ironique de constater que ceux qui invoquent les générations futures sont les post-modernes hédonistes, libertaires et égocentriques, sans passé ni futur, passagers d'un présent festif perpétuel, qui ne savent pas plus transmettre qu'hériter.

Copenhague : ouf !

Comme prévu dès le mois d'août, comme espéré, le sommet de Copenhague a échoué.

Il accouche d'un objectif «ambitieux» et de mesures «non contraignantes», c'est donc un Kyoto bis, qui aura le même succès (c'est-à-dire que seuls ces crétins d'Européens se laisseront entraver).

Après un tel échec, les hystériques du réchauffisme vont en rajouter une couche pour essayer de relancer la machine à faire peur(Scoop : les éditoriaux qui nous attendent).

Cependant (peut-être prends-je mes désirs pour des réalités), il me semble que cela va devenir difficile :

> comme je l'ai déjà écrit à plusieurs reprises, le temps joue contre les réchauffistes.

Cela fait maintenant vingt ans qu'ils nous bassinent avec leurs conneries, il va devenir de plus en plus difficile d'argumenter «puisque nous ne sommes pas sûrs, il faut absolument faire quelque chose d'énorme». Cet argument va peu à peu devenir «Vous nous avez prévu des catastrophes qui n'arrivent pas, nous commençons à être sûrs qu'il faut se méfier de vous et de vos recommandations».

> l'hystérie est lassante. On se mithridatise. A part pour des grouspuscules dont je m'honore de faire partie, il n'y avait pas ou près peu d'échappatoire. Mais, effet positif (au moins un)du sommet de Copenhague, les vrais scientifiques ont eu la parole à l'occasion du Climategate. Le public qui daigne se renseigner a maintenant une alternative au réchauffisme (en réalité, il l'a toujours eu, mais bien cachée).