mardi, avril 08, 2014

Souveraineté

Radars, limitation de vitesse à 80 : pourquoi les Français disent stop

Mes fidèles lecteurs auront compris que Combaz prend le prétexte des limitations de vitesse pour pointer le problème de la perte de souveraineté des Français sur leur propre vie.

Visiblement, c'est trop subtil pour la plupart des commentateurs du Figaro, qui discutent pour ou contre la limitation à 80, sans comprendre que le problème de Combaz est qu'on ne leur demande pas leur avis. Quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt.

Ils confirment donc à leur insu le propos de Combaz.

Les Français sont quelquefois désespérants.

lundi, avril 07, 2014

Banqueroute, sortie de l'Euro et libéralisation : le cocktail magique (que, hélas, nous ne boirons pas)

Voici un article sur la banqueroute :

La banqueroute ou la mort ?

Je pense que le trio magique est :

● Banqueroute : liquidation des erreurs du passé et punition des créanciers qui ont encouragé le surendettement.

● Libéralisation : préparation de l'avenir et non-répétition des erreurs du passé (1).

●  Sortie de l'Euro : retour de la souveraineté monétaire.

Cette politique forme pourtant un tout cohérent (je ne détaille pas les arguments : en général, les commentateurs le font mieux que moi !).

La tentation est évidemment grande de sortir de l'Euro et de faire banqueroute pour éviter la libéralisation. C'est alors la recette sûre pour suivre la route de l'Espagne, de l'Argentine et de la Grèce vers la banqueroute à répétition.

Mais, comme sus-mentionné, mon programme est cohérent : la France se jette dans la mondialisation non pas comme un veau à l'abattoir mais comme un pirate le couteau entre les dents.

Cependant, je sais bien que cela n'arrivera pas : il n'y a pas de cojones et de matière grise pour cette politique. Et puis, elle suppose un goût de la vérité, sur notre «modèle social», sur l'Euro, qui est totalement inimaginable chez des politiciens qui considèrent que leur métier, c'est de mentir bien, avec aplomb.

Même si le surendettement et l'assistanat entretiennent la veulerie et la bassesse, il ne faut pas inverser les causes : le naufrage moral, la fuite devant l'effort, viennent d'abord, le surendettement n'est qu'une conséquence.


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(1) : la diminution très forte de l'immigration, qui est un boulet économique et social, et une menace pour notre civilisation, fait partie du programme de non-répétition des erreurs passées.

dimanche, avril 06, 2014

Assistanat politique et pauvreté du discours

Les articles de mon camarade H16 souffrent souvent de son goût pour les calembours douteux (même si ce sont les meilleurs) et pour l'ironie facile. Ils en perdent de leur percutance (si vous me permettez ce néologisme).

Cependant, il vient de publier un billet fondamental :

Assistanat politique et pauvreté du discours

J'ai déjà écrit plusieurs fois que le fait que les politiciens n'écrivent plus leurs discours eux-mêmes mais se contentent d'amender des discours écrits par d'autres était l'équivalent d'une guerre perdue, ou pas loin.

En effet, quiconque a déjà tenté d'écrire un discours sait l'abime qui sépare l'auteur du correcteur. La différence de réflexion, de méditation, de sueur et de larmes.

Quand on a vu une page raturée de Charles De Gaulle, on comprend que la rédaction du discours est aussi un moyen d'affiner sa pensée.

Il paraît que ce changement d'habitude vient du manque de temps : on se fout de notre gueule.

Croyez vous vraiment que Nicolas Sarkozy ou François Hollande aient la capacité d'écrire eux-mêmes un discours ? De qui se moque-t-on ? Pour cela, il faudrait qu'ils aient des pensées personnelles au lieu de se contenter d'arbitrer entre les avis qui volent dans les réunions.

Gouverner c'est frimer

«Gouverner, c'est frimer».

J'aime bien cette formule de Maxime Tandonnet : elle résume à merveille l'étendue de notre naufrage.

Mémoire et identité

J'apprends par le Salon Beige que le titre du testament de Jean-Paul II est Mémoire et identité.

Je soupçonne que cela a une autre gueule que la bouillie politiquement correcte des évêques français.

Dans le film Le Parrain (on a les références qu'on peut !), Michael Corleone distingue les consiglieri de guerre des consiglieri de paix.

Or, depuis deux siècles, la «raie publique» française est en guerre contre le catholicisme. Une guerre explicite, assumée, déclarée. L'hostilité et l'agressivité ne sont en rien dissimulées, même s'il y a des manoeuvres souterraines.

Cette guerre est presque perdue pour le catholicisme : à part quelques bastions scolaires et quelques centaines de milliers de fous qui continuent à ouïr messe régulièrement, c'est foutu. Mais «presque», cela signifie qu'il y a encore de l'espoir. La «raie publique» n'est elle-même pas très en forme.

Les catholiques français ont plus que jamais besoin de consiglieri de guerre, et qu'est-ce qu'on a ? Des mollassons qu'il a fallu pousser à coups de fourches dans le cul pour qu'ils participent aux manifestations contre la dénaturation du mariage.

Alors, les seuls qui se retrouvent à réellement défendre l'identité française, inséparable du catholicisme, ce sont  des juifs, Finkielkraut, Zemmour et compagnie. Ca la fout mal pour les cathos.

samedi, avril 05, 2014

Je ne supporte pas les centristes (Dieu vomit les tièdes)

Dans un article du Figaro, je trouve cette déclaration de Jean-Claude Casanova, à propos de François Hollande : «J'ai voté pour lui, comme d'autres centristes, mais je suis interrogatif». Ha oui, tu peux t'interroger, Ducon !

Bref, il a voté Hollande comme François Bayrou, comme Philippe Bilger.

Ces centristes bêlants m'insupportent : «Sarkozy était méchant méchant, bouh, le pas gentil».

Alors que voter pour un édredon sectaire, haineux et enfumeur, c'est bien, parce que l'essentiel, c'est que ça soit un édredon, qu'il n'ait pas un mot plus haut que l'autre, peu importe qu'il mène la politique la plus divisive et la plus mortifère qu'ait connue la France depuis très longtemps.

Ces centristes mollassons qui privilégient la forme sur le fond, la bonne impression (1) sur la bonne politique, qui se laissent enfumer par le premier louvoyeur professionnel venu, ils ont l'air con, mais con ...

Heureusement, j'ai une consolation : plus personne ne vote pour eux.

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(1) : des gens sur qui Hollande fait bonne impression doivent être un peu concons, mais c'est justement de la connerie des centristes dont on parle.

Trahison des élites : les évêques aussi

Déclaration de la COMECE en vue des élections européennes 2014

Il y a déjà beau temps que les évêques français trahissent leurs ouailles et versent dans un politiquement correct à la fois ridicule et odieux. Sans comprendre, tellement ils sont bêtes, que le politiquement correct est l'ennemi mortel du catholicisme.

Notamment, ils sont les champions de l'immigrationnisme, pour la même raison que les socialistes : les Français de souche ne sont plus assez pauvres, ils ont besoin d'un peuple de substitution pour avoir des pauvres sur lesquels s'apitoyer.

Heureusement, certains catholiques ne se taisent pas :

Ca suffit !

vendredi, avril 04, 2014

La république bananière française telle qu'elle va

L'improbable rencontre entre Hollande et Mélenchon 

Question : que fait un président de la république au pot de départ d'un chef de service d'une agence de presse ?

jeudi, avril 03, 2014

Pourquoi veut-on nous faire croire que la déflation est le mal absolu ?

Je n'ai pas d'avis précis sur l'article de Philippe Herlin, je n'ai pas assez réfléchi au sujet de la déflation, mais il est dans la tonalité générale de ce que je pense. Quand j'entends la classe jacassante communier dans l'horreur de la déflation, je me pose des questions. Elle est une boussole qui indique le sud.

Pourquoi veut-on nous faire croire que la déflation est le mal absolu ?

Deux articles dévastateurs sur le «nouveau» gouvernement

Celui-ci est vraiment au karcher :

Remaniement : on prend les mêmes et on recommence

Ca, c'est du Rioufol plus classique :

Hollande désavoué choisit la fuite en avant

Décès de Jean-François Mattéi

Décès de Jean-François Mattéi

Il paraît que la France a un nouveau gouvernement

Il paraît que la France a un nouveau gouvernement. Tant qu'elle n'a pas un nouveau président et, surtout, une nouvelle politique, cela n'a aucune espèce d'importance.

Voici qu'en pense le Figaro (en gros, Hollande a fait du Hollande. Surprenance et stupéfactionnement !) :

Incohérence et fragilité

Quant à Maxime Tandonnet, il pense que la France vient de rater le dernier métro :

Mauvais augure

Mais le France en a déjà tant ratés depuis quarante ans, des derniers métros ...

Le dernier vrai dernier métro, c'était en 2007. C'était un type nommé Sarkozy, le président. On dit qu'il va revenir. Il a échoué comme sauveur une fois, il veut échouer une deuxième fois ?

Il y en a eu aussi un vrai, un gros, un authentique, en 1995, un dernier métro. Celui-là, il a été raté dans les grandes largeurs. Je me souviens : c'était un certain Juppé, le premier ministre qui a tout foiré. Ca serait-il pas celui qu'on nous présente comme sauveur (encore un) de la droite en 2017 ? Je n'ose y croire.


mercredi, avril 02, 2014

Les quarante ans de la mort de Georges Pompidou

Pompidou vu par un royaliste

Pompidou était un personnage fort attachant, vivant à une époque dont on peut avoir légitimement la nostalgie (1).

On est libre de préférer l'époque de la DS et du Concorde à l'époque de la Prius et de l'A380.

Et, puis comment ne pas regretter un homme qui disait qu'il fallait cesser «d'emmerder les Français» et qui était capable d'écrire la célèbre lettre sur les arbres de bord de route (2) ?


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(1) : je sais, parce que j'écris cela, il y a aussitôt des abrutis qui vont me dresser la liste de tout ce qui est mieux en 2014. Si cela leur fait plaisir, je ne vais pas les contrarier. A quoi bon discuter avec des sots (sots non pas de ne pas partager ma nostalgie, mais de croire que la question se résout avec des listes) ?

(2) :

Lettre de Georges Pompidou, 
Président de la République Française
à Jacques Chaban Delmas, 
Premier Ministre, en date du 17 juillet 1970

Mon cher Premier Ministre,

J'ai eu, par le plus grand des hasards, communication d'une circulaire du Ministre de l'Equipement -Direction des routes et de la circulation routière- dont je vous fais parvenir photocopie. Cette circulaire, présentée comme un projet, a en fait déjà été communiquée à de nombreux fonctionnaires chargés de son application, puisque c'est par l'un d'eux que j'en ai appris l'existence. 

Elle appelle de ma part deux réflexions : La première, c'est qu'alors que le Conseil des Ministres est parfois saisi de questions mineures telles que l'augmentation d'une indemnité versée à quelques fonctionnaires, des décisions importantes sont prises par les services centraux d'un ministère en dehors de tout contrôle gouvernemental ; la seconde, c'est que, bien que j'ai plusieurs fois exprimé en Conseil des Ministres ma volonté de sauvegarder "partout" les arbres, cette circulaire témoigne de la plus profonde indifférence à l'égard des souhaits du Président de la République. 

Il en ressort, en effet, que l'abattage des arbres le long des routes deviendra systématique sous prétexte de sécurité. Il est à noter par contre que l'on n'envisage qu'avec beaucoup de prudence et à titre de simple étude, le déplacement des poteaux électriques ou télégraphiques. 

C'est que là, il y a des administrations pour se défendre. Les arbres, eux, n'ont, semble-t-il, d'autres défenseurs que moi-même et il apparaît que cela ne compte pas. La France n'est pas faite uniquement pour permettre aux Français de circuler en voiture, et, quelle que soit l'importance des problèmes de sécurité routière, cela ne doit pas aboutir à défigurer son paysage. 

D'ailleurs, une diminution durable des accidents de la circulation ne pourra résulter que de l'éducation des conducteurs, de l'instauration des règles simples et adaptées à la configuration de la route, alors que complication est recherchée comme à plaisir dans la signalisation sous toutes ses formes. Elle résultera également des règles moins lâches en matière d'alcoolémie, et je regrette à cet égard que le gouvernement se soit écarté de la position initialement retenue. 

La sauvegarde des arbres plantés au bord des routes -et je pense en particulier aux magnifiques routes du Midi bordées de platanes- est essentielle pour la beauté de notre pays, pour la protection de la nature, pour la sauvegarde d'un milieu humain. 

Je vous demande donc de faire rapporter la circulaire des Ponts et Chaussées et de donner des instructions précises au Ministre de l'Equipement pour que, sous divers prétextes (vieillissement des arbres, demandes de municipalités circonvenues et fermées à tout souci d'esthétique, problèmes financiers que posent l'entretien des arbres et l'abattage des branches mortes), on ne poursuive pas dans la pratique ce qui n'aurait été abandonné que dans le principe et pour me donner satisfaction d'apparence. 

La vie moderne dans son cadre de béton, de bitume et de néon créera de plus en plus chez tous un besoin d'évasion, de nature et de beauté. L'autoroute sera utilisée pour les transports qui n'ont d'autre objet que la rapidité. La route, elle, doit redevenir pour l'automobiliste de la fin du vingtième siècle ce qu'était le chemin pour le piéton ou le cavalier : un itinéraire que l'on emprunte sans se hâter, en en profitant pour voir la France. Que l'on se garde donc de détruire systématiquement ce qui en fait la beauté !

Georges Pompidou

Jacques Sapir et la religion européiste de Hollande

Jacques Sapir : Manuel Valls, erreur de casting et faute politique

Je suis d'accord avec Jacques Sapir sur deux points essentiels :

1) Sortir de l'Euro ou rester dans l'Euro est la question centrale de la politique française.

2) Les beaux parleurs de la classe jacassante, François Hollande en particulier,  ne sont pas rationnels sur cette question.

La question de l'Euro est au coeur de la crise démocratique et identitaire française (1).

Il ne faut pas oublier que c'est sur cette question que la classe jacassante a signifié, de la manière la plus explicite, au peuple français qu'il n'était plus souverain, avec le «re-vote» du traité de Lisbonne, sans ambiguïté contraire au référendum de 2005. Ce n'est évidemment pas un hasard si la manifestation la plus éclatante d'anti-démocratie se fait au sujet de l'Europe.

La classe jacassante essaie de nous faire croire que «le débat est clos» en refusant de le poser publiquement. Il n'empêche : le débat existe, la question travaille toute la société française. D'ailleurs, c'est vrai d'un certain point de vue que le débat est clos : le référendum de 2005 a tranché. C'est la classe jacassante qui joue les prolongations.

Eric Zemmour dit souvent que, pour les européistes, l'appartenance à l'Euro n'est pas susceptible de débat parce qu'elle a pris la force d'un dogme religieux.

Rémi Brague tient que «l'Europe» est une perversion de la chrétienté. Il raconte l'histoire suivante.

Un ami lui parle d'un président de la république qu'il a connu : «C'est un salaud : il ne croit en rien». Cet ami ajoute, pensant atténuer son jugement : «Il croit en l'Europe». Rémi Brague se demande si cela atténue vraiment le jugement, si croire en une Europe anhistorique, anti-démocratique et déculturée n'est pas au contraire la forme ultime du nihilisme politique.

Il est sur la même ligne que Zemmour : «l'Europe» est l'ultime croyance de ceux qui ne croient plus en rien. C'est pourquoi ils s'y accrochent si fort, au rebours de toute rationalité.

Bien sûr, je diverge avec Jacques Sapir sur la suite à donner à la sortie de l'Euro : il est étatiste, je suis libéral. Mais sur le fait qu'il faut que la France sorte le plus vite possible de l'Euro, nous sommes d'accord.

Je vais même un cran plus loin : je pense que l'Euro est une construction tellement monstrueuse qu'il finira par éclater. La question est de savoir si la France subira passivement cet éclatement, en victime ou, au contraire, l'organisera pour s'en tirer au mieux.

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(1) : avec la colonisation migratoire. Mais ces questions sont liées : croyance en «l'Europe» et négation des vieux peuples européens, c'est la même crèmerie intellectuelle.


La France telle qu'elle ne va pas : la gare Saint Lazare

La France telle qu'elle ne va pas : la gare Saint Lazare

mardi, avril 01, 2014

Manuel Valls n'est pas la solution, c'est le problème (comme tous les socialistes)

Si les journalistes ne sont pas de parfaits crétins, c'est rudement bien imité.

Le coup du remaniement pour faire oublier la claque électorale, on nous l'a déjà fait cent fois. Et les journalistes, moitié abrutis moitié complices, sautent dedans à pieds joints. Et Valls par ci, et Valls par là, et Valls qui becquote sa greluche, et Valls qui se gratte l'oreille, et Valls qui sort son chien ...

Soyons clairs :

1) Je n'aime pas Manuel Valls. Je ne l'aime pas pour ses oeuvres en général, et pour une saillie sur «je ne sais quelle France» en particulier.

J'en discutais avec un collègue (dont les parents n'étaient pas français, d'ailleurs) : nous étions tous les deux choqués qu'un naturalisé à vingt ans devienne premier ministre (1).

Qu'un naturalisé fasse sa vie en France, très bien. Qu'il la dirige, non.

Lino Ventura disait : «Je ne suis pas d'ici, alors je ferme gueule et je bosse».

De nos jours, certains métèques ont inversé la proposition, qui est devenue :

«Je ne suis pas d'ici, j'assomme tout le monde de ma "différence", je ne fais rien d'utile, je vis au crochet du contribuable français et je n'arrête pas de l'insulter en lui donnant des leçons de "vraie France" et de "valeurs républicaines"».

Insupportable.

Je me souviens d'une émission de Jean-Pierre Elkabbach sur la France où Alain Finkielkraut s'était dit dérangé par le fait qu'il n'y ait pas un seul Français de souche autour de la table invité pour parler de la France. Il était bien le seul que ça gênait.

Les cons, ça ose tout ...

Je suis équitable, j'avais fait la même réflexion sur le gouvernement Sarkozy.

2) Manuel Valls est socialiste. C'est tout, point barre.

Le socialisme est le problème de la France depuis quarante ans, qu'il vienne de la droite, de la gauche ou des extrêmes. Maintenant quatre décennies qu'on considère que les citoyens sont des enfants et les hommes de l'Etat les adultes.

Mon seul souhait, c'est d'en revenir au bons sens pompidolien : «Arrêtez d'emmerder les Français !».

Autrement dit, ce n'est pas de premier ministre qu'il fallait changer, mais de politique.

Consigny : les socialistes doivent-ils renoncer au socialisme ?

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(1) : et qu'on ne me cite pas Mazarin. Le contexte était trop différent.

Frantanplan

Trouvé dans l'Opinion :




lundi, mars 31, 2014

La soirée électorale à la télé, vue par le Figaro

Je trouve cet article très bien (certains commentateurs du Figaro n'ont pas compris que les anglicismes "manageriaux" étaient ironiques. Heureux les pauvres d'esprit !) :

Municipales : pourquoi les politiques parlent comme des consultants

Soirée électorale : le "The Voice" de la politique

Les trois quarts de la politique française étant décidés à Bruxelles ou ligotés par des traités internationaux (1)et les politiciens français étant d'accord pour ne pas remettre en cause ces entraves qu'ils chérissent, il est bien compréhensible qu'ils en soient réduits à discuter de la couleur du papier peint de la chambre à coucher, enrobant le tout d'un jargon destiné à cacher leur vacuité au profane (Cela fonctionne-t-il encore ? J'en doute, j'ai comme l'impression que le profane-électeur-contribuable a enfin compris qu'il se l'était fait mettre profond).

D'après ce qu'on m'a dit, seul Henri Guaino (2) a tenté de parler de politique (la France, la nation, la souveraineté, les frontières ... Que des gros mots). Il a eu l'air aussi déplacé qu'un pet sonore pendant une audience de la reine d'Angleterre. D'ailleurs, les autres invités ont pris la tronche horrifiée de circonstance.


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(1) : Dois-je en faire la liste ? Immigration, défense, commerce, monnaie ...

(2) : je rappelle toujours que la première fois de ma vie où j'ai entendu parler d'Henri Guaino, c'est comme signataire d'un article dans Les Echos où il expliquait que l'endettement de l'Etat français n'était pas grave puisque les Français, eux, n'étaient pas endettés. Sous-entendu, bien évidemment : l'Etat pourra piquer le fric des Français en cas de nécessité.

C'est le genre d'article qui, à mes yeux, entache une réputation de manière définitive et irréparable.

Le signataire d'un tel article et moi ne pouvons avoir les mêmes idées.

Ca ne m'empêche pas d'avoir de la l'estime pour la personne, à défaut d'en avoir pour ses idées.






dimanche, mars 30, 2014

Les vraies causes de l'abstention aux municipales

On évoque souvent des causes nationales pour expliquer l'abstention aux municipales.

C'est moins sacrilège que de dire que, dans nos jolis petits villages de France gérés par des élus de proximité si dévoués, il pourrait y avoir des raisons locales de ne pas voter.

Deux articles du Figaro pointent pourtant ces raisons locales de l'abstention :

1) La corruption endémique. Quiconque s'intéresse à la vie d'une ville française connaît des histoires de beau-frère ou d'ami du maire qui a fait une opération immobilière particulièrement juteuse. Jack-pot gagné grâce son seul flair, bien entendu, puisque personne, même pas le préfet, n'a porté plainte.

Vous me direz qu'il en a toujours été ainsi, Topaze, de Pagnol, ne date pas d'hier.

Oui, mais ... d'une part, avec les progrès du cynisme et, d'autre part, avec les progrès du champ d'intervention de l'administration, le phénomène a pris des proportions fabuleuses, pharaonique, interplanétaire, cosmique.

2) Le scrutin de listes. Encore ce problème des institutions qui me turlupine tant. Le scrutin de listes dépossède les habitants de leur liberté de choix et remet le pouvoir aux partis. Il faut avouer que cela n'incite pas à aller voter.

D'autant que le scrutin de listes joue main dans la main avec la corruption : tout ce petit monde se tient par la barbichette.

Et voilà pourquoi votre électeur est muet.

samedi, mars 29, 2014

La cuisine de l'Elysée est-elle dégueulasse ?

Nicole Bricq, ministre, a été captée disant à Jean-Marc Ayrault que le déjeuner à l'Elysée avec Xi Jinping était «dégueulasse». Elle a présenté ses excuses.

Cette anecdote appelle de ma part plusieurs remarques :

1) Je suis terrifié par ce monde où les conversations privées deviennent de plus en plus difficiles. Ceci s'ajoute aux affaires Buisson et Sarkozy.

A ceux qui s'offusquent de ce que N. Sarkozy ou N. Bricq disent en privé, je réponds que c'est le propre des conversations privées que de pouvoir s'y lâcher.

En privé, on doit pouvoir parler sans retenue, dire sans crainte «les juges de Bordeaux sont des bâtards», «la cuisine de l'Elysée est dégueulasse», «Machin est un gros con», «Mort aux juifs», «Mort aux Français» ...

Les choqués ont une solution simple pour ne plus être choqués : ne plus écouter aux portes.

C'est pourquoi je ne suis pas sûr que le ministre ait eu raison de présenter ses excuses.

2) Il est tout à fait possible que, vu comme les ministres socialistes ont mauvais goût en matière d'habillement et d'art subventionné, Nicole Bricq ait un goût de chiotte en matière de gastronomie.

3) Il se peut que, tout simplement, la cuisine de l'Elysée soit dégueulasse. Le prix ne fait pas toujours la qualité.