jeudi, juin 30, 2011

La régression intellectuelle de la France (P. Nemo)

Ce livre, qui devait s'intituler Le suicide intellectuel de la France, est très bien expliqué ailleurs sur le web et je vous ai déjà parlé de la conférence de Philippe Nemo.

La particularité de Philippe Nemo est de démontrer en termes limpides, ouvrage après ouvrage, en quoi le gauchisme est une religion. C'est pourquoi en cadeau et pour vous inciter à lire ce livre, je vous offre le passage sur la religion de gauche.

mercredi, juin 29, 2011

Confusion entre libéralisme et mondialisme

J'étais surpris d'entendre des gens dire de bonne foi que la France était victime du libéralisme.

Pour moi, avec 57 % du PIB en dépenses publiques, la France pouvait être victime de beaucoup de choses, mais certainement pas du libéralisme.

Puis, j'ai fini par comprendre que ces gens appelaient libéralisme en réalité le mondialisme, cette utopie décrite par Flora Montcorbier dans Le communisme de marché.

Le mondialisme réduit l'homme à sa dimension de producteur-consommateur, aux désirs sans cesse exacerbés par les publicitaires. Ainsi, les conditions sont réunies pour consommer du Coca-Cola et des iPhones d'un bout à l'autre de la planète.

La différence avec le libéralisme ? C'est simple, le libéralisme n'est pas une utopie, il prend les hommes tels qu'ils sont, il n'essaie de faire émerger un homme nouveau. Il ne déracine pas l'homme, ne nie pas ses particularités. Le libéral croit qu'un certain nombre de droits fondamentaux sont partagés par tous les hommes mais qu'en dehors de ces droits assez restreints, il n'a pas légitimité à intervenir.

En vertu de cette méfiance vis-à-vis de la raison raisonnante, grâce à laquelle les puissants cerveaux des ingénieurs sociaux veulent refaire le monde, le libéralisme a de puissantes affinités avec le conservatisme. Dans son célèbre article Pourquoi je ne suis pas conservateur, FA Hayek dégage malgré tout ces axes de rapprochement avec les conservateurs.

Le mondialisme réduit l'homme à sa dimension marchande, ce que n'a jamais fait le libéralisme (sauf dans les caricatures de ses ennemis, qui sont souvent devenus ... mondialistes!).

Prenons l'exemple du «mariage» homosexuel, puisqu'il est à la mode. Le libéral considérera que la mariage est le fruit des traditions et que l'Etat ne l'a pas inventé. L'Etat n'a donc pas légitimité à intervenir suivant les humeurs du moment pour le modifier.

Au contraitre, le mondialiste considérant l'homme comme uniquement un porteur de pulsions et de désirs immédiats, visant à uniformiser les hommes, sera évidemment favorable au «mariage» homosexuel puisque tout ce qui est rites et traditions l'irrite.

Autre exemple : l'Euro. Tout bon libéral a cette construction technocratique en horreur. Tout mondialiste l'exalte et nous décrit l'horreur de l'abandonner.

C'est bien parce qu'il y a grande parenté entre mondialisme et socialisme (ou communisme, pour reprendre le titre de Flora Montcorbier) que des socialistes français comme DSK, Pascal Lamy ou Christine Lagarde (1) sont aussi à l'aise dans la mondialisation.

Je vous laisse méditer sur ce billet très succinct, je pense que vous comprenez la distinction que j'ai à l'esprit.

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(1) : la politique qu'elle a mise en oeuvre en tant que ministre ma la fait classer vommesocialiste.

mardi, juin 28, 2011

La réalité est raciste ? Pas de problème, l'INSEE est là pour vous aider à nier la réalité

Claude Guéant, vous connaissez ?

Cloclo, c'est l'ex-Fuhrer de l'Elysée et l'actuel Conducator de la place Beau Veau. Comme il est énarque, il se croit multi-compétent. Il lui suffit de regarder la couverture d'un dossier pour connaître par coeur ce qu'il y a dedans. Rien qu'à regarder une machine à laver, il sait mieux comment ça marche que la mère Denis. Enfin ... c'est ce que croient tous les énarques et qui fait rire les crétins (tous les autres, en langage énarque).

Bref, gonflé de sa présomption de muti-compétence, le Cloclo, il nous a amplement démontré sa multi-incompétence : infoutu de vendre un Rafale, infoutu de commencer à débuter l'entame de la réduction de l'immigration, infoutu d'empêcher les déficits de grimper jusqu'au ciel, infoutu d'empêcher les ministres d'être cons etc. Bref, chez Pedro Sanchez, plombier en bas de ma rue, ça fait longtemps que le Cloclo il aurait été lourdé. Heureusement, notre classe politique est bonne fille : on peut y être nul, il suffit juste de ne pas l'être beaucoup plus que les copains, pardon, les complices.

Mais voilà, le Cloclo, il fouette sévère : c'est confortable les palais d'aristocrates rupins avec serviteurs, cuistots, chauffeurs, motards, bectance de luxe, moquette épaisse et impôts allégés. Alors, il aimerait pas se prendre un coup de tatane dans les valseuses un certain dimanche de fin avril 2012.

La peur n'évite pas le danger mais peut redonner un soupçon d'intelligence aux imbéciles. On appelle ça l'instinct de conservation dans les milieux distingués, la chiasse dans les autres milieux.

Le Cloclo, il a pas inventé la lune, mais il a tout de même fini par comprendre que les Français commençaient à marner grave du ciboulot d'être un peu envahis sur les bords de chances-pour-la-France style pub Couscous Garbit ou Y a bon Banania. Et qu'en fait de chances-pour -la - France, les franchouilles, ces infâmes racisses c'est bien connu, ils commencent à trouver que c'est surtout une chance pour les trafiquants de kalachs et de beu. Le mollah Omar sur sa mobylette ça fait rire à 12 000 km. A 12 m, à la mosquée d'en face, et en plus financé par les Allocs et la Sécu, ça fait beaucoup moins rire.

Bref, le Cloclo, qui n'a jamais rien fait de sérieux pour s'attaquer à ces problèmes, sort la grosse artillerie, et vlan ! Voilà-t-y pas qu'il nous balance que deux tiers des enfants d'immigrés sont en échec scolaire. Peu importe que le Haut Conseil de l'Intégration dise plutôt 38 %. 38 %, deux tiers, c'est presque pareil, on va pas pinailler pour un chiffre du simple au double.

Puis, de toute façon, maintenant, échec scolaire, c'est vague. Aujourd'hui, quand à 12 ans tu sais écrire ton nom sans fautes et que t'as pas tabassé ton prof dans les trois derniers mois, t'es pas en échec scolaire. Si tu poignardes ton prof mais que ton père bat ta mère, t'es pas en échec scolaire. Par contre, si, après avoir lu tous les livres, tu dis que les arabes faisaient du trafic d'esclaves, t'es en échec scolaire.

Et puis y a l'INSEE, qui nous explique que tout ça, c'est sociâââl. Ben voyons. Ceux là, ils vivent avec nos impôts mais ils nous prennent vraiment pour des tanches. J'ai remarqué que c'était souvent le cas chez les cancrelats qui vivaient de nos impôts : on devrait arrêter de raquer pour leur montrer qu'on est pas si con.

C'est tellement sociâââl l'échec scolaire qu'on se demande bien comment les niaqwés s'en sortent, on se demande bien comment la paysannerie franchouille s'est sorti de l'analphabétisme. Mais, bon, hein, si en plus faut répondre à ce genre de questions vaseuses, on est pas arrivé.

J'suis pas Nostradamus. Mais j'peux vous prédire un truc : la panique aidant, le Cloclo, il a pas fini de déconner à pleins tubes. Hélas, il est pas le seul : la fête de la musique, question cacophonie, elle va être dépassée, atomisée, ridiculisée, à coté de la campagne de 2012. Quand vous croirez être au bout, que vous vous direz «plus con, on peut pas faire», paf ! Vous aurez droit à une connerie de niveau mondial, interplanétaire, galactique et le sourire coincé de l'énarque tenu par les couilles à cause de mauvais sondages, la lueur dans les yeux du Cloclo, vous diront «Tu vois, pôv'e pomme, que plus con, on peut faire».

lundi, juin 27, 2011

Nous n'avons pas les mêmes valeurs

Lu sur Atlantico.

L'horreur monte d'un cran en Afghanistan, où une petite fille de huit ans a été instrumentalisée par des talibans pour mener une attaque suicide. Ils lui ont remis un paquet explosif, avec pour mission de le remettre aux occupants d'une voiture de police. D'après les autorités locales, l'enfant n'aurait pas été au courant du contenu du paquet. C'est ce qu'a expliqué un communiqué du ministre afghan de l'Intérieur :

"L'enfant, de bon coeur et en toute bonne foi, a pris le sac et s'est dirigée vers le véhicule de police. Alors qu'elle s'approchait, l'ennemi a déclenché l'explosion à distance, tuant la petite fille innocente."

Samedi, déjà, une autre attaque suicide avait fait au moins 38 morts à l'est du pays.

dimanche, juin 26, 2011

L'art de l'automobile - collection Ralph lauren

Ralph Lauren n'est pas une véritable amoureux de l'automobile : il aime les voitures bien propres, nettes, qui brillent. Mortes. A l'évidence, il ne se délecte pas de l'odeur de l'huile et du pneu.

Cependant, sa collection est exceptionnelle. Je vous conseille d'y aller : vous n'aurez probablement jamais dans votre vie l'occasion de revoir de tels chefs d'oeuvre.



Exposition L’Art de l’automobile... par LesArtsDecoratifs

La dernière de Zemmour chez Ruquier

Juste pour fêter ça. Parce que c'était vraiment trop facile se payer cette c...asse d'Isabelle Alonso. C'est facile, certes, mais on ne peut pas laisser tous ces abrutis de la bien-pensance déblatérer leurs poncifs sous prétexte qu'ils sont vraiment trop cons et que ça ne vaut même pas la peine de leur répondre.


Clash Alonso Vs Zemmour & Naulleau [Lité] Onpc... par peanutsie

La solution française pour la Grèce

La solution française pour la Grèce consiste à ce que les politiciens français donnent aux politiciens grecs les sous des contribuables français en faisant bien attention de ne pas demander l'avis des légitimes propriétaires de cet argent. Bien sûr, comme c'est maquillé derrière une indécrottable complexité, ça va passer comme une lettre à la poste. Pourquoi se gêner ?

C'est super hyoer génial ! Encore, encore ! Bis ! Bis !

samedi, juin 25, 2011

La décadence, l'imposture et la tragédie (A. Argoud)

Antoine Argoud est un des putschistes d'Alger et dirigeant de l'OAS.

Le cynique qui profite de la décadence, c'est De Gaulle. L'imposteur, c'est De Gaulle. Et le salaud qui fait la tragédie, c'est De Gaulle.

La haine anti-gaullliste d'Argoud est si forte qu'on est un peu étonné qu'il n'écrive pas que le premier vagissement gaullien était destiné à tromper sa nourrice.

A notre époque où tout le monde se dit gaulliste, il n'est pas sans intérêt de lire ce pamphlet, d'autant plus qu'Argoud, avec ses excès, n'est pas un médiocre.

Sur la période que je connais le mieux, la seconde guerre mondiale, Argoud reprend l'habituel refrain de l'armistice qui sauve les meubles et pousse Hitler à l'erreur fatale qui consiste à ne pas envahir l'Afrique du Nord, future base d'attaque contre lui. Il nous rejoue le coup de de Gaulle ambitieux sans scrupules qui fait carrière comme diviseur-épurateur de la malheureuse France vaincue.

Ces arguments se heurtent aux objections suivantes : Hitler avait-il en 1940 l'intention d'envahir l'Afrique du Nord ? Non. En avait-il les moyens ? Non. Les signataires français de l'armistice avaient-ils conscience de faire commettre une faute (éventuelle) à Hitler ? Non. Est-ce que l'armistice a empêché Hitler de faire débarquer Rommel en Afrique quand il en a eu envie ? Non.

Argoud s'appuie sur certaines déclarations de Churchill en omettant de les mettre en perspective.

Il passe directement à la guerre d'Algérie. Saut étrange car la formation à la guerre contre-insurrectionnelle s'est faite en Indochine pour la plupart des officiers, il est vrai qu'Argoud n'y a pas participé. On ne comprend pas la guerre d'Algérie si l'on n'a pas en tête l'exemple indochinois.

Argoud est très clair : le but de la guerre contre-insurrectionnelle est la conquête de la population, afin que les terroristes s'y sentent étrangers. Pour lui, cela passe par le triptyque protéger, encadrer, contrôler. Protéger signifie contrer le chantage sur la population pratiqué par les terroristes. Pour Argoud, cela implique nécessairement à un moment ou à un autre l'usage de la torture pour extraire des renseignements sur les terroristes cachés dans la population (voir la video ci-dessous) :


Yacef Saadi vs Colonel Roger Trinquier 1970 par Ali_La_Pointe

Argoud était contre la «corvée de bois», l'exécution au cours d'une fausse évasion. Lui était pour la justice sommaire mais publique, qui s'assume, qui a valeur démonstrative.

Argoud différencie la morale publique, collective, de la morale privée, individuelle. Il comprend qu'un homme puisse avoir des scrupules à torturer, pas un pays (Jean Dutourd fait exactement la même distinction, l'humour en plus, dans Les taxis de la Marne). Pour lui, le refus collectif de la torture, qui fait passer la morale individuelle avant la morale collective, est une lâcheté qui révèle la décadence du pays (1). Il oppose aux dénonciateurs de la torture le même genre d'argument qu'on oppose habituellement aux pacifistes : ceux-ci sont irresponsables en préférant sacrifier l'avenir à leur confort d'âme immédiat.

Ne pas s'engager, ne pas se battre, ne pas torturer, c'est douillet. Mais, face à des ennemis qui n'ont pas ces scrupules (et l'homme étant ce qu'il est, il y a toujours des ennemis qui n'ont pas ces scrupules), cette attitude conduit à la perte de la société dans laquelle on vit et cette perte est à terme bien plus lourde de malheurs que les mesures violentes, refusées par les belles âmes. Si l'on fait dans la comptabilité macabre, que pèsent les quelques milliers de torturés par l'armée française face aux dizaines de milliers de harkis assassinés dans des conditions atroces par le FLN, certains ébouillantés vifs ?

On trouve sur internet une critique par Pierre Viansson-Ponté des méthodes d'Argoud. Cette critique manque d'élévation et d'intelligence : elle me paraît digne d'un adolescent point trop finaud … Ou d'un intellectuel germanopratin. En effet, le raisonnement «il a torturé donc c'est un salaud. Ouh là là, c'est mal la torture» évacue le problème avant même qu'il ne soit posé. Aucun de ceux qui ont approché Argoud ne l'a décrit comme un minable (2), et pourtant, après une réflexion et une analyse dont il s'explique clairement dans son livre, il a décidé de torturer et de pratiquer la justice sommaire publique. La posture purement moralisatrice passe à coté des difficultés de la vraie vie, celle où un homme de devoir est obligé de choisir entre trahir sa mission et torturer. Cette attitude de père-la-morale est d'autant plus ridicule que c'est dans ce même milieu des moralisateurs gauchistes qu'il s'est trouvé des «porteurs de valises» pour aider le FLN à préparer des attentats qui n'épargnaient ni les femmes ni les enfants (3).

Je comprends les arguments d'Argoud. Utiliser la morale individuelle pour juger la pertinence d'une politique est plus qu'une erreur, c'est un péril mortel. Je me félicite de ne pas être devant le choix de torturer ou de trahir. Pourtant, il se peut que notre génération ou la suivante ait à choisir le niveau de violence acceptable au cours de la guerre raciale qui s'annonce (4).

La force rétrospective de ce livre vient aussi que l'argument gaullien «Colombey les deux mosquées» (5) a perdu beaucoup de sa valeur : nous avons abandonné l'Algérie et cela à peine retardé la contre-colonisation de dix ans. Alors quoi ? Nous avons abandonné le pétrole et le gaz algériens mais nous sommes envahis comme si l'Algérie était encore française. Les défenseurs des limes retrouvent de la pertinence.

Pour l'anecdote, Argoud s'est reconverti dans la graphologie. Il a été expert dans l'affaire du petit Gregory avant d'être rapidement mis sur la touche. On ne s'étonnera pas que son analyse de l'écriture de De Gaulle révèle un caractère trompeur. La conclusion d'Argoud est terrible :







Vous pourrez aussi trouver un passionnant entretien avec Argoud par Jacques Chancel en 1974 (je note au passage que c'est un exemple que l'expression était plus libre à l'époque. On n'ose imaginer en 2011 une telle émission sur une radio publique. On entend déjà les Fouquier-Tinville du «dérapage» appeler au licenciement de l'animateur) :

Argoud - Radioscopie

A la fin, il y a un passage sur les intellectuels absolument savoureux encore aujourd'hui. Le passage sur les généraux est également très actuel : les généraux français sont promus en proportion de leur servilité. Ce sont des roseaux, éventuellement peints en fer, ce qui qui aggrave le problème. Cette souplesse d'échine des officiers supérieurs est une plaie de l'armée française, moins visible mais aussi dommageable que la proportion de maghrébins mal intégrés.

Alors ? Vous avez compris que je suis opposé à Argoud sur son analyse du pétainisme. Je suis plus proche de lui sur son analyse de la guerre d'Algérie. Cependant, c'est un bonheur d'être confronté avec un homme si droit en notre monde de mollusques.

Si je pense que la France est en pleine décadence, je ne suis pas désespéré. Je crois qu'il est dans l'essence de certains hommes d'être droits envers et contre tout, y compris contre leur époque. Je ne prends pas plaisir à ce que 99 % des Français soient des lavettes et je n'ai pas la réponse à la question «serais-je capable de me sacrifier ?», mais je sais qu'il y aura toujours quelques hommes dont la droiture et l'esprit de sacrifice rachèteront bien des crimes, des fautes et des lâchetés.

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(1) : remarquons qu'on peut lire presque tous nos problèmes à la lueur de cette confusion funeste. Q'un individu veuille accueillir un immigré à ses frais et sous sa responsabilité, pourquoi pas ? Mais qu'il en tire que la société doive l'imiter est une folie. Qu'un individu veuille se montrer solidaire avec les pauvres et leur donner de l'argent, pourquoi pas ? Mais qu'il oblige la société à faire de même, erreur fatale. Etc.

(2) : ce qui n'est pas le cas d'Aussaresses par exemple.

(3) : c'est ce genre de propos, à la Le Monde, qui me conforte dans l'idée que la posture moralisatrice est la facilitée des idiots.

(4) : parmi les déclarations du maire écologiste de Sevran qui ont fait sensation, on note : «D'ici quatre ou cinq ans, si le manque d'effectif policier persiste, les forces armées seront envoyées dans les banlieues.» Pour ma part, je crois que cela sera le cas quels que soient les effectifs policiers

(5) «C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !»

Conversation entre De Gaulle et Alain Peyrefitte le 5 mars 1959 suite aux événements d'Algérie
C’était de Gaulle, tome 1, Alain Peyrefitte, éd. éditions de Fallois/Fayard, 1994 (ISBN 9782213028323), p. 52

Le mariage homosexuel autorisé par l'Etat de NY : une avancée ...

Le mariage homosexuel autorisé par l'Etat de NY : une avancée ... vers le précipice de la décadence et de la folie.

Allez, trêve de plaisanterie, ce qui m'irrite le plus dans ses histoires de «mariage» homosexuel, c'est cet appétit de destruction de toute intelligence, de tout ordre, de tout discernement.

Une société qui est conne au point de légaliser le mariage homosexuel est vouée à la disparition. Mon drame, c'est que cette société, c'est celle dans laquelle je vis.


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Publié sur Valeurs Actuelles

Anne-Marie Le Pourhiet : “Une abolition du discernement”

Entretien par Laurent Dandrieu le jeudi, 23/06/2011


Pour le professeur de droit public, la question du mariage homosexuel est un non-sens.

La gauche et une partie de la droite se sont déclarées pour le “mariage homosexuel” : quʼen pensez-vous ?

Leur position nʼa tout simplement pas de sens : un jugement rationnel ne peut pas être “pour” une contradiction logique. Le mariage se définit comme lʼunion dʼun homme et dʼune femme, et la finalité de son institution juridique est de garantir la stabilité du couple et la protection de sa descendance. Cʼest ce que consacre lʼarticle 12 de la Convention européenne des droits de lʼhomme : « À partir de lʼâge nubile, lʼhomme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille selon les lois nationales régissant lʼexercice de ce droit. » La revendication du lobby gay tend donc à dénaturer la définition du mariage pour lui faire perdre son sens et sa fonction. Cʼest comme si lʼon disait que la marche est discriminatoire parce quʼelle consiste à se déplacer en mettant un pied devant lʼautre et que ceci nʼest pas accessible aux unijambistes ni aux nourrissons. Pour le coup, on marche vraiment sur la tête et le code civil va devenir “folle”.

Que répond la juriste à ceux qui justifient ce “mariage” par une sorte de “droit à lʼamour” ?

Lʼamour nʼa rien à faire dans le code civil. Bien au contraire, lʼinstitution du mariage tend à stabiliser une union et les obligations qui en découlent au-delà du sentiment amoureux, toujours plus ou moins éphémère. Cʼest dʼailleurs la raison pour laquelle la génération actuelle de “zappeurs” boude le mariage au profit des unions “jetables” comme le Pacs.
Cet argument de lʼamour est stupide mais aussi dangereux car il peut être opposé à toutes les normes qui régissent le mariage. Si un homme aime trois femmes qui lʼaiment aussi, on va arguer que lʼinterdiction de la polygamie est discriminatoire ; si un frère et une sœur sʼaiment, il faudra lever lʼinterdiction des mariages entre parents ; si des adolescents de 14 ans sʼaiment, il faudra supprimer la condition dʼâge nubile...

Tous les grands totems et tabous qui structurent nos sociétés sont susceptibles dʼêtre torpillés au nom de lʼamour et par lʼidéologie du gender qui prône lʼindifférenciation généralisée et le relativisme absolu. On le voit avec le mouvement de lʼécologie profonde (deep ecology) qui prône lʼindistinction entre lʼhomme et lʼanimal et qualifie de “spécisme” (discrimination à raison de lʼespèce) le fait de refuser des droits aux animaux. Le Conseil constitutionnel rappelle régulièrement que le principe dʼégalité nʼimpose pas de traiter de la même façon des situations différentes, mais la rhétorique du gender consiste à alléguer quʼil nʼy a pas de différence entre hétérosexualité et homosexualité puisquʼil nʼy a pas de différence entre hommes et femmes... CQFD.

Y a-t-il un fondement idéologique commun derrière ces revendications multiples


Une partie de la droite ne semble pas du tout apercevoir le caractère néomarxiste de ces doctrines où lʼon a remplacé la dictature du prolétariat par celle des minorités ethniques, sexuelles ou autres et où lʼon propose de réaliser au forceps une égalité de fait en employant les mêmes procédés liberticides que dans les régimes totalitaires.

Philippe Muray avait bien perçu quʼentre le communisme et le communautarisme, il nʼy a que quelques lettres de différence : les méthodes des “Khmers roses” nʼont rien à envier à celles de leurs cousins rouges, à commencer par le fait dʼinterdire toute expression dʼune dissidence intellectuelle, immédiatement qualifiée de “phobie”, cʼest-à-dire de maladie mentale à éradiquer par un traitement psychiatrique adéquat. Il convient aussi dʼinculquer la doxa à la jeunesse en rendant son enseignement obligatoire dans les écoles : dʼoù lʼintroduction à lʼécole des cours dʼ“identité de genre”... Tout un programme que la droite serait cependant bien inspirée dʼabandonner à la gauche.

Comment expliquer quʼil y ait à droite une perméabilité intellectuelle à ces dérives ? Il y a une part de clientélisme électoral, une part aussi de sensiblerie victimaire ; il y a aussi une grande faiblesse intellectuelle, qui transforme certains élus en perroquets des lobbies. Dʼautant que ceux-ci savent provoquer la trouille, par des tactiques terroristes maccarthystes. Ce qui fait quʼaujourdʼhui le Parlement devient de plus en plus une Chambre dʼenregistrement des souhaits des minorités. Or celles-ci veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Lʼimpératif de non-discrimination est en train de devenir une abolition du discernement.

vendredi, juin 24, 2011

L'Euro durera-t-il plus longtemps que le Franc sarrois ?

Le franc sarrois

«Un jeune qui passe immédiatement devant un tribunal ne cherchera pas à s'améliorer» : les commentaires des lecteurs.

«Un jeune qui passe immédiatement devant un tribunal ne cherchera pas à s'améliorer» : les commentaires des lecteurs.

Je suis épaté par les commentaires des lecteurs du Monde : très peu de commentaires Bisounours, lénifiants et laxistes. Si même les abonnés du Monde se mettent à avoir du bon sens (certes, un peu tard), il y a encore de l'espoir.

Un exemple d'oligarchie

Certains me demandent ce qu'est l'oligarchie. En voici un exemple dans une video que je vous ai déjà présentée.

Marc de Scitvaux profère quelques évidences économiques incontestables, sur la Grèce, sur l'Euro. Or que voit-on ? Le journaliste Jean-Marc Sylvestre paraît en plein désarroi, signe qu'il n'est pas un arbitre neutre dans un débat, mais le porteur d'une idéologie, qu'il partage avec la représentante de Goldman Sachs, qui se trouve soudain contestée, à sa grande surprise.

C'est cela l'oligarchie : des gens qui se trouvent défendre la même vision du monde alors qu'ils font semblant de nous jouer la comédie de la séparation des pouvoirs.

Débat Fourest, Joffrin, Le Pen

Débat Le Pen

Ah si, les journalistes pouvaient être le dixième aussi pugnaces avec les membres de l'oligarchie qu'ils le sont avec Marine Le Pen ...

Ceci dit, je trouve que Marine Le Pen a été nulle : elle est prise dans ses contradictions. A force de vouloir donné des gages au progressisme, elle perd sa cohérence et ne peut plus se défendre. Par exemple, sur la question des maghrébins dans l'armée, elle aurait du assumer.

Elle a lâché la proie pour l'ombre : pour se débarrasser de l'image sulfureuse de son père, elle a mis le doigt dans l'engrenage des concessions aux valeurs gauchistes. Elle ne tiendra pas la distance.

Plus que jamais, je suis persuadé que le prochain président s'appellera Sarkozy.

France, armée et immigration

France, armée et immigration

La régression intellectuelle de la France (conférence institut Turgot)

Philippe Nemo soutient que les lois Pleven, Gayssot et Taubira, en créant un délit d'opinion même (et surtout) pour des vérités (1) entraînent une régression intellectuelle qui nous ramène au haut Moyen-Age, avant que la scholastique n'établisse la distinction entre le pêché, qui relève de Dieu seul, et le crime, qui relève de la justice humaine.

Or, une parole n'est pas un acte, une parole ne peut être un crime (2), c'est un pêché. En rétablissant le délit d'opinion, la France subit un terrible retour en arrière et verse dans la pensée magique : certaines paroles entraineraient mécaniquement certains actes, comme le sorcier qui diit la prière de la pluie fait tomber la pluie. Du temps de l'inquisition, au moins la doctrine était connue et donc l'hérésie aussi, il n'y avait pas d'insécurité juridique, on savait facilement de quel coté de la ligne on était. Avec la moderne police de la pensée, il n'y a même pas cette élémentaire sécurité : tout est laissé à l'appréciation très subjective des juges.

Pour Nemo, internet est impuissant à contrer cette régression intellectuelle car ce qui compte, c'est la parole publique, le fait que, non seulement, tout le monde entende, mais que tout le monde sache que tout le monde a entendu, ce qui n'est pas le cas sur internet.

Les conséquences ? Les mêmes que l'inquisition en Espagne. Même s'il reste de brillantes individualités (réfugiées sur internet), le fait que certains sujets soient tabous dans le débat public provoque une arriération par rapport aux pays qui ne sont pas si cons.

Nemo est très pessimiste : le titre initial de son livre était «Le suicide intellectuel de la France». Moi non plus, je ne suis pas optimiste. Je pense que, par exemple, si Marine Le Pen arrivait au pouvoir, par pure hypothèse, même elle n'abolirait les lois de délits d'opinion : elle reculerait devant l'oligarchie et se servirait de cette absence d'abolition comme d'un gage de son progressisme. Quant aux autres, ce sont eux qui ont fait ces lois suicidaires.

Il faut en prendre son parti : les gauchistes ont écrasé leurs adversaires et gagné la bataille politique, ils ont réussi à verrouiller le système de manière à ce qu'on ne puisse plus exprimer que leurs idées et en plus, ils se payent le luxe d'organiser de faux débats et de fausses polémiques pour entretenir l'illusion que la liberté de pensée existe toujours.

La vraie liberté existera quand on pourra débattre sans auto-censure et publiquement de la race, de la religion, du sexe.

En attendant ce jour béni, que faire ? Passer le témoin. Les idées ne vivent pas dans l'éther, elles sont portées par des hommes. La génération des soixante-huitards est en train enfin de laisser la place qu'elle occupe depuis trop longtemps pour tout le peu de bien qu'elle y a fait. Sachons être prêts.

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(1) : les propos qui ont fait condamner Eric Zemmour et Christian Vanneste sont incontestables. D'ailleurs, ils n'ont pas été contestés : on a reproché aux condamnés de les avoir tenus publiquement, non d'avoir soutenus des propositions fausses.

(2) : sauf une diffamation ou une injure contre une personne précise : là, on peut tenter d'analyser objectivement les conséquences. Ca n'a rien à voir avec une assertion générale comme «tous les hommes prénommés François sont des traitres».

mercredi, juin 22, 2011

L'Euro sauvé par la Chine ? (Ce n'est pas une contrepèterie)

Certains me tiennent le raisonnement suivant : les Chinois n'ont pas intérêt à ce que les pays européens, gros clients, fassent banqueroute. Ils vont donc acheter la dette des Etats européens.

Cela ne me paraît pas idiot mais appelle quelques remarques :

> il me semble que c'est déjà le processus en cours depuis quelques années et que nous en atteignons le bout.

> à mesure que la consommation intérieure chinoise prend le relais de la consommation européenne, cette manoeuvre perd de son intérêt pour les Chinois.

> les Chinois demandent des contreparties dont je ne suis pas sûr qu'elles sont politiquement acceptables pour les européens.

> certes, les Chinois acceptent des risques de pertes sur la dette américaine et sur la dette européenne pour accroitre leur pouvoir politique, c'est la technique du noeud coulant. Mais ils ne peuvent à eux seuls financer ces deux zones économiques.

> Enfin, l'aide chinoise éventuelle ne règle pas le problème majeur du différentiel de compétitivité entre membres de la zone Euro.

Sans nier que cette analyse explique la possible prolongation du foutoir sur les dettes européennes, je pense qu'elle éclaire plus le passé que l'avenir : la complaisance chinoise explique pourquoi la crise de dettes a été si longue à se déclencher, pas comment elle va se résoudre. Il est illusoire de croire que l'épargne mondiale va continuer à s'investir dans les pays occidentaux juste par pure bonté, pour empêcher notre niveau de vie de nantis de baisser. Chine ou pas Chine, on n'a jamais vu une dette monter jusqu'au ciel, tout a une fin.

Bref, je reste convaincu qu'un ou plusieurs Etats européens vont faire défaut (d'une certaine manière, la Grèce fait déjà défaut, puisque ses dettes sont payées par d'autres) et que l'Euro se réduira jusqu'à n'être plus que la monnaie d'une nouvelle ligue hanséatique. Et cela ne sera pas la fin du monde.

Je pense que les banquiers qui disent à leurs clients que l'Euro n'est pas agonisant sont de mauvais banquiers ou des banquiers menteurs (ou les deux à la fois : les performances des banquiers auxquels j'ai eu à faire ne m'incitent pas à une grande estime pour la profession).

Il me semble que, pour être banquier, il faut le même genre de qualités que pour être politicien, ce qui, sous ma plume, est tout sauf un compliment. D'ailleurs, les gens qui ne savent rien faire, comme Daniel Bouton ou Jean-Marie Messier, finissent banquiers. Ils semblent meilleurs en lobbying auprès des Etats pour se faire sauver avec l'argent du contribuable que dans leur métier de base de banquiers, puisque, en cas de banqueroutes de plusieurs Etats européens, hypothèse tout à fait prévisible, pour ne pas dire prévue (par Milton Friedman il y a dix ans, par exemple), les grosses banques seraient en faillite.

Le droit de faillite est l'essence du capitalisme : c'est parce que l'échec n'est pas un saut dans l'inconnu mais une situation régie par le droit qu'il est possible de prendre des risques. Autrement dit, je préfère une mise en faillite de la BNP ou de la Société Générale, et les quelques mois (et non les quelques années, comme prétendent les banksters pour nous bourrer le mou et nous forcer à les sauver de leurs mauvaises décisions) de chaos qui s'en suivraient à la prolongation, aux frais du contribuable, envers et contre tout, de banques mal gérées. En effet, ces quelques mois de chaos seraient payés par un assainissement de la situation financière pour un demi-siècle.



Ce billet est dédié à Florence L.

Gérer les faillites bancaires

Cet article de Vincent Bénard est fondamental. Nos gouvernants soutiennent la Grèce à bout de bras avec nos sous par cynisme et incompétence. Cynisme : ils ne veulent pas avouer que le jeu qu'ils nous ont imposé, l'Euro, était un jeu de dupes. Incompétence : ils sont terrifiés à l'idée d'une série de faillites de grandes banques. Or, il existe des moyens de mettre les grandes banques en faillite sans que le reste de l'économie souffre trop.

Gérer les faillites bancaires

mardi, juin 21, 2011

La Grèce va-t-elle sortir de l'Euro ?

Pour moi, c'est une évidence.

Ceux qui disent que le PIB de la Grèce ne représente que 2% du PIB dela zone Euro et qu'en conséquence les problèmes de dette grecques sont faciles à régler ont raison sur ce point. Mais ils posent mal le problème.

Le problème de dette de la Grèce n'est que le symptôme de son manque de compétitivité : les Grecs ne peuvent pas être compétitifs avec la monnaie allemande et les taux d'intérêts allemands. De la même façon, les Antilles ne sont pas compétitives avec la monnaie française, c'est pourquoi la métropole envoie un flux régulier d'argent vers les Antilles.

La solution aux problèmes grecs est donc économiquement simple : des transfert continus de l'Allemagne vers la Grèce. C'est l'objet des fonds europÈens.

Le problème n'est pas économique, il est politique. Les Allemands veulent-ils payer pour les Grecs ?

Jusqu'à maintenant, on biaisait : les Allemands payaient pour les Grecs sans le savoir. On se débrouillait entre technocrates à Bruxelles pour faire des tours de passe-passe incompréhensibles pour l'homme de la rue. Les Allemand Ètaient biaisés par les technocrates bruxellois.

Cela va-t-il continuer ? Mon pronostic est que non : le dentrifice est sorti du tube où il était enfermé et s'est répandu dans tous les medias. D'autant plus qu'après la Grèce, viendront le Portugal, l'Espagne, l'Italie et la France.

Je vois mal les Allemands ne pas rechigner. Et vous, Français ? Si on vous disait que la Grèce vous a déjà couté 535 € chacun, voudriez-vous continuer ?

lundi, juin 20, 2011

Euro : toute sortie est définitive. Les tickets ne sont pas remboursés

Les européistes sont dans leur genre des poètes, et de grands menteurs (peut-être que les plus atteints croient à leurs mensonges).

Voici le conte de fée qu'ils commencent à nous raconter : la Grèce sort de l'Euro provisoirement, règle ses problèmes de dettes en dévaluant massivement, puis réintègre l'Euro au bout d'un nombre indéterminé d'années. Et embrassons nous Folleville.

En réalité, dans ce schéma, la Grèce réintègrera l'Euro quand il gèlera en enfer.

En effet, imaginons que la Grèce réintègre l'Euro après avoir épongé sa dette. Nous retombons sur le problème fondamental de l'Euro : un même taux d'intérêt et une même monnaie pour des économies radicalement différentes, à la compétitivité dibvergente, sans transferts ni de richesses ni d'hommes, puisque le problème fondamental n'est pas réglé : les Grecs ne sont pas des Allemands. Il n'existe ni peuple européen ni nation européenne. Tant que les européistes n'auront pas compris ce vice fondamental de l'Euro, ils persisteront dans l'erreur.

Mais la Grèce ne réintégrera pas l'Euro une fois qu'elle en sera sortie : les peuples sont moins cons que des technocrates aveuglés par leur idéologie. Les souffrances de l'entrée dans l'Euro et les souffrances de la sortie de l'Euro seront un vaccin dont l'efficacité durera plusieurs décennies.

Bref, toute sortie de l'Euro est définitive. Et c'est tant mieux.

Le droit de vote à 16 ans ? Et pourquoi pas à 8 ans ?

Des démagogues nous proposent le droit de vote à 16 ans. Encore une poussée de jeunisme chez les vieux.

Tout recule : l'âge du mariage, l'âge du premier enfant, l'âge du premier emploi, l'âge de la fin des études. De plus, certains érigent le non-éducation et l'immaturité en idéal de vie. Relever l'âge du droit de vote paraît plus cohérent avec les évolutions de nos sociétés. Et il faudrait l'avancer ? De qui se moque-t-on ?

Soyons logiques : 8 ans me paraît excellent, c'est l'âge où on se fait une joie de lire les bulletins de vote.