Décidément, dans notre beau pays, la réalité est devenue une insupportable provocation.
Jean-Marie Le Pen a déclaré que les attentats d'Oslo était un accident et que la police norvégienne, en manquant à protéger ses citoyens, avait pêché par naïveté. Simple constat qui ne mérite guère de commentaires ? Que nenni, mes chers compatriotes. Pour notre classe jacassante, c'est une insupportable provocation, à condamner dans les termes les plus vifs.
Je me demande si je dois en rire ou en pleurer.
dimanche, juillet 31, 2011
samedi, juillet 30, 2011
AF 447 : ça fait mal à tous les étages
Le rapport de l'Accident AF447 est sorti, disponible sur le site du BEA. Fidèle son habitude de soumission aux puissants, le BEA insiste sur les fautes des pilotes. Cependant, ce rapport ne remet pas en cause mon analyse ni ma critique de la philosophie Airbus, qui est, à quelques nuances près, devenue aussi celle de Boeing.
Pour qui lit le rapport avec détachement, tout le monde en prend pour son grade.
Il faudrait tout de même revenir sur la formation des pilotes. Car si l'équipage d'AF était au standard, comment se fait-il qu'il se soit planté à ce point ?
Mais on ne reviendra pas sur la formation des pilotes, ou seulement à la marge, pour des raisons à la fois économiques et de mentalité. Comme je l'expliquais dans ce billet, la formation d'un pilote de ligne moderne se traduit par des petites croix dans des cases, c'est confortable pour tout le monde, les compagnies, les élèves, les formateurs et, surtout, pour l'administration. Mais cela n'a qu'un rapport platonique avec la réalité.
Toute cette affaire se conclura par un patch logiciel Airbus (c'est l'action la moins couteuse) et par quelques croix de plus dans les cases, mais le principe des croix dans les cases persistera.
Pour qui lit le rapport avec détachement, tout le monde en prend pour son grade.
Il faudrait tout de même revenir sur la formation des pilotes. Car si l'équipage d'AF était au standard, comment se fait-il qu'il se soit planté à ce point ?
Mais on ne reviendra pas sur la formation des pilotes, ou seulement à la marge, pour des raisons à la fois économiques et de mentalité. Comme je l'expliquais dans ce billet, la formation d'un pilote de ligne moderne se traduit par des petites croix dans des cases, c'est confortable pour tout le monde, les compagnies, les élèves, les formateurs et, surtout, pour l'administration. Mais cela n'a qu'un rapport platonique avec la réalité.
Toute cette affaire se conclura par un patch logiciel Airbus (c'est l'action la moins couteuse) et par quelques croix de plus dans les cases, mais le principe des croix dans les cases persistera.
Somalie : merci, mais nous avons déjà amplement donné…
Somalie : merci, mais nous avons déjà amplement donné…
Comme d'habitude, Bernard Lugan renvoie le politiquement correct à la niche.
Comme d'habitude, Bernard Lugan renvoie le politiquement correct à la niche.
lundi, juillet 25, 2011
L'Etat dans l'ADN de la France ?
Marine Le Pen a déclaré, pour justifier son programme socialiste, que l'Etat est dans l'ADN de la France. Cette image suppose que l'étatisme était un ferment de la France dès les origines.
L'affirmation est spécieuse : il n'est guère possible de comparer l'Etat monarchique et l'Etat actuel.
Quoi de commun entre l'Etat de Louis XIV dont en pleine guerre les dépenses représentaient 15 % du PIB et l'Etat actuel qui, avec 57 % du PIB, n'arrive plus à maintenir une justice, une police et une armée dignes de ce nom ? Quoi de commun entre l'Etat de Colbert, qui comptait autant de fonctionnaires qu'une de nos régions de 2011, et l'Etat actuel qui emploie un quart de la population active ?
Et je suis remonté à Louis XIV pour être gentil, il passe pour le plus étatiste de nos rois. On peut venir plus près de nous : en 1872, les dépenses publiques représentaient 11 % du PIB.
De plus, on peut retourner l'image : avec le même ADN, on peut faire un beau corps bien développé ou une tumeur cancéreuse.
Et puisqu'on parle de l'histoire de France, on notera avec intérêt que les périodes les plus prospères ne furent pas nécessairement les plus interventionnistes, que l'on songe au début du 18ème siècle ou au Second Empire.
Que l'Etat ait été important dans le développement de la France ne signifie en rien que son expansion sans frein soit à coup sûr une bonne chose, que la situation actuelle soit incontestablement enviable.
Bref, Marine Le Pen a décidément presque tout faux en économie. Le seul point avec lequel je m'accorde, c'est la sortie de l'Euro.
...
L'affirmation est spécieuse : il n'est guère possible de comparer l'Etat monarchique et l'Etat actuel.
Quoi de commun entre l'Etat de Louis XIV dont en pleine guerre les dépenses représentaient 15 % du PIB et l'Etat actuel qui, avec 57 % du PIB, n'arrive plus à maintenir une justice, une police et une armée dignes de ce nom ? Quoi de commun entre l'Etat de Colbert, qui comptait autant de fonctionnaires qu'une de nos régions de 2011, et l'Etat actuel qui emploie un quart de la population active ?
Et je suis remonté à Louis XIV pour être gentil, il passe pour le plus étatiste de nos rois. On peut venir plus près de nous : en 1872, les dépenses publiques représentaient 11 % du PIB.
De plus, on peut retourner l'image : avec le même ADN, on peut faire un beau corps bien développé ou une tumeur cancéreuse.
Et puisqu'on parle de l'histoire de France, on notera avec intérêt que les périodes les plus prospères ne furent pas nécessairement les plus interventionnistes, que l'on songe au début du 18ème siècle ou au Second Empire.
Que l'Etat ait été important dans le développement de la France ne signifie en rien que son expansion sans frein soit à coup sûr une bonne chose, que la situation actuelle soit incontestablement enviable.
Bref, Marine Le Pen a décidément presque tout faux en économie. Le seul point avec lequel je m'accorde, c'est la sortie de l'Euro.
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dimanche, juillet 24, 2011
La Grande-Bretagne, la nouvelle Suisse ?
A euro crisis... but also an opportunity for Britain
Daniel Hannan propose une stratégie qui, si j'étais grand-breton, m'intéresserait fort :
> la Grande-Bretagne a une vocation naturelle à être le refuge de ceux qui fuient la crise de l'Euro. Or, cette place est prise par la Suisse. Pourquoi ? Parce que la Grande-Bretagne est corsetée par trop de traités européens.
> les mécanismes mis en place pour sauver l'Euro sont illégaux au regard des traités existants.
> la Grande-Bretagne se sert de cette illégalité pour obtenir la levée des contraintes qui la gênent : «OK, je ferme les yeux sur vos magouilles mais, en contrepartie, vous me déliez de telle, telle et telle obligation».
Le problème de cette idée, pas mauvaise du point de vue britannique, c'est qu'une fois qu'on a mis sur la table l'argument de l'illégalité du sauvetage de l'Euro, même comme simple menace, on ouvre la boite de Pandore.
Il est vrai que le problème pourrait être définitivement réglé par les Allemands : si, comme il n'est pas impossible, la cour constitutionnelle de Kralsruhe déclare le sauvetage de l'Euro illégal, tout l'édifice européiste s'écroule.
Daniel Hannan propose une stratégie qui, si j'étais grand-breton, m'intéresserait fort :
> la Grande-Bretagne a une vocation naturelle à être le refuge de ceux qui fuient la crise de l'Euro. Or, cette place est prise par la Suisse. Pourquoi ? Parce que la Grande-Bretagne est corsetée par trop de traités européens.
> les mécanismes mis en place pour sauver l'Euro sont illégaux au regard des traités existants.
> la Grande-Bretagne se sert de cette illégalité pour obtenir la levée des contraintes qui la gênent : «OK, je ferme les yeux sur vos magouilles mais, en contrepartie, vous me déliez de telle, telle et telle obligation».
Le problème de cette idée, pas mauvaise du point de vue britannique, c'est qu'une fois qu'on a mis sur la table l'argument de l'illégalité du sauvetage de l'Euro, même comme simple menace, on ouvre la boite de Pandore.
Il est vrai que le problème pourrait être définitivement réglé par les Allemands : si, comme il n'est pas impossible, la cour constitutionnelle de Kralsruhe déclare le sauvetage de l'Euro illégal, tout l'édifice européiste s'écroule.
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Suisse
« L’Europe ne fait même plus semblant d’agir dans la légalité »
« L’Europe ne fait même plus semblant d’agir dans la légalité »
On trouve ici une confirmation dans les faits que sauvetage de l'Euro et démocratie sont incompatibles et que l'oligarchie a décidé de sauver l'Euro en sacrifiant la démocratie.
On trouve ici une confirmation dans les faits que sauvetage de l'Euro et démocratie sont incompatibles et que l'oligarchie a décidé de sauver l'Euro en sacrifiant la démocratie.
Ouf, l’extrême droite existe !
Ouf, l’extrême droite existe !
Les commentaires des journaleux français sur cette tragédie sont tellement orientés que j'en viens à rire. Présenter comme un «chrétien fondamentaliste» un type dont la photo en tablier franc-maçon est publique, il faut le faire. Tous crétins qui bandent d'avoir trouvé enfin, après tant d'années d'attente, un exemplaire de ce fameux danger d'extrême-droite qui met en péril notre belle démocratie sont gerbants. Là, pas de «attention aux amalgames», pas de «soyons prudents, attendons les résultats de l'enquête», pas de «Individu déséquilibré non-représentatif de sa communauté» ...
Comme de bien entendu, le summum est atteint par Patrick Lozès : il établit un lien entre l'attentat norvégien et les apéros saucisson-pinard français ! Les cons, ça ose vraiment tout.
Rien de nouveau : la classe jacassante conserve plus que jamais son monopole de la parole publique. Le vrai débat est impossible, nous n'avons que de faux débats entre rose pâle et rouge vif. Le déclin intellectuel continue.
Les commentaires des journaleux français sur cette tragédie sont tellement orientés que j'en viens à rire. Présenter comme un «chrétien fondamentaliste» un type dont la photo en tablier franc-maçon est publique, il faut le faire. Tous crétins qui bandent d'avoir trouvé enfin, après tant d'années d'attente, un exemplaire de ce fameux danger d'extrême-droite qui met en péril notre belle démocratie sont gerbants. Là, pas de «attention aux amalgames», pas de «soyons prudents, attendons les résultats de l'enquête», pas de «Individu déséquilibré non-représentatif de sa communauté» ...
Comme de bien entendu, le summum est atteint par Patrick Lozès : il établit un lien entre l'attentat norvégien et les apéros saucisson-pinard français ! Les cons, ça ose vraiment tout.
Rien de nouveau : la classe jacassante conserve plus que jamais son monopole de la parole publique. Le vrai débat est impossible, nous n'avons que de faux débats entre rose pâle et rouge vif. Le déclin intellectuel continue.
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samedi, juillet 23, 2011
Le conservatisme à la mode chez les intellos ?
Fatigue du sens, de Richard Millet, Eloge des frontières, de Régis Debray, L'âge du renoncement, de Chantal Delsol : ces derniers temps, des essais marqués par le conservatisme ne sont plus passés sous silence par les medias de la Propaganda Staffel du Bien.
On peut l'interpréter de de deux manières. La pessimiste : le Camp du Bien a tellement éradiqué toute possibilité d'enracinement qu'il peut désormais laisser les conservateurs pérorer dans le vide. L'optimiste : le progressisme a fait de tels ravages qu'il est bien obligé de reconnaître, au moins partiellement, la pertinence du conservatisme.
On peut l'interpréter de de deux manières. La pessimiste : le Camp du Bien a tellement éradiqué toute possibilité d'enracinement qu'il peut désormais laisser les conservateurs pérorer dans le vide. L'optimiste : le progressisme a fait de tels ravages qu'il est bien obligé de reconnaître, au moins partiellement, la pertinence du conservatisme.
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conservatisme à la française
Fatigue du sens (R. Millet)
La fatigue du sens est celle de la verticalité. Les occidentaux, et notamment les Français, sont fatigués de tout ce qui donne un sens à la vie, de ce qui permet de se tenir droit : racines, histoire, race, patrie, famille, travail, langue, paysage et religion.
Richard Millet déteste encore plus les Français dénationalisés, nivelés, que les immigrés.
Richard Millet déteste encore plus les Français dénationalisés, nivelés, que les immigrés.
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conservatisme à la française,
France
vendredi, juillet 22, 2011
Zone Euro : rien n'est réglé mais les européistes gagnent du temps
En organisant un défaut de la Grèce, les européistes gagnent du temps.
Mais rien n'est fondamentalement réglé. En effet, le vice fondamental de la zone Euro persiste, il est de prétendre que les Grecs sont des Allemands, juste un peu moins blonds.
C'est une manière imagée de dire que faire monnaie unique dans une association entre pays aux compétitivités très différentes, sans transferts financiers ni humains, est vouée à l'échec. C'est un non-sens Èconomique, et aussi, dans ce cas précis, politique.
Pour que l'Euro n'explose pas, il faudrait que les Allemands donnent (non pas prêtent) de l'argent aux Grecs tous les ans et que, en contrepartie, l'Allemagne exerce un contrôle sur la Grèce, comme la France fait avec les Antilles.
Or, pour qu'un tel transfert soit politiquement acceptable des deux cotés, il faudrait que les peuples grecs et allemands se sentent une solidarité supra-nationale. Cette solidarité existe au niveau des élites, pas au niveau des peuples.
C'est pourquoi, pour sauver l'Euro, les élites doivent contrarier les peuples. Autrement dit, le dilemme de l'Europe est clair : on peut sauver ou l'Euro ou la démocratie, pas les deux à la fois.
Les zélites ont choisi depuis longtemps : le fonctionnement des institutions européennes prouve qu'elles sacrifient la démocratie à la construction européiste.
Mais les peuples supporteront-ils encore longtemps la souffrance qu'on leur inflige au nom de l'idéologie européiste ? Pour l'instant, on leur bourre le mou en leur jurant que la sortie de l'Euro serait une catastrophe mais que se passra-t-il quand ils se diront que rester dans l'Euro est aussi une catastrophe ?
Sauront-ils jeter leurs zélites à la mer avec leur idéologie européiste ? J'en suis persuadé : en 1970, personne n'aurait parié un kopek sur le retournement libéral des années 80. Les vents politiques tournent plus vite qu'on croit.
Mais rien n'est fondamentalement réglé. En effet, le vice fondamental de la zone Euro persiste, il est de prétendre que les Grecs sont des Allemands, juste un peu moins blonds.
C'est une manière imagée de dire que faire monnaie unique dans une association entre pays aux compétitivités très différentes, sans transferts financiers ni humains, est vouée à l'échec. C'est un non-sens Èconomique, et aussi, dans ce cas précis, politique.
Pour que l'Euro n'explose pas, il faudrait que les Allemands donnent (non pas prêtent) de l'argent aux Grecs tous les ans et que, en contrepartie, l'Allemagne exerce un contrôle sur la Grèce, comme la France fait avec les Antilles.
Or, pour qu'un tel transfert soit politiquement acceptable des deux cotés, il faudrait que les peuples grecs et allemands se sentent une solidarité supra-nationale. Cette solidarité existe au niveau des élites, pas au niveau des peuples.
C'est pourquoi, pour sauver l'Euro, les élites doivent contrarier les peuples. Autrement dit, le dilemme de l'Europe est clair : on peut sauver ou l'Euro ou la démocratie, pas les deux à la fois.
Les zélites ont choisi depuis longtemps : le fonctionnement des institutions européennes prouve qu'elles sacrifient la démocratie à la construction européiste.
Mais les peuples supporteront-ils encore longtemps la souffrance qu'on leur inflige au nom de l'idéologie européiste ? Pour l'instant, on leur bourre le mou en leur jurant que la sortie de l'Euro serait une catastrophe mais que se passra-t-il quand ils se diront que rester dans l'Euro est aussi une catastrophe ?
Sauront-ils jeter leurs zélites à la mer avec leur idéologie européiste ? J'en suis persuadé : en 1970, personne n'aurait parié un kopek sur le retournement libéral des années 80. Les vents politiques tournent plus vite qu'on croit.
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mercredi, juillet 20, 2011
Contre les tongs
Quand je vois dans la rue un individu en tongs, j'ai envie de sortir mon calibre 12 et de tirer dans le tas. Les tortures que j'imagine alors peuvent en remontrer aux célèbres supplices chinois. Si, en plus, l'individu en question est une jolie fille, c'est l'abomination de la désolation.
En effet, les tongs sont un ustensile de plage, disgracieux et vulgaire, dont le «chlick-click» témoigne d'un mauvais goût et d'un laisser-aller condamnables, dont le prétendu coté «cool» n'est que la preuve d'un avachissement intellectuel et moral. Il ne peuvent provenir que d'un cerveau et d'un mode de vie débraillés et laids.
Mais on peut toutefois les tolérer, par mansuétude, sur une plage, admettant que les vacances sont une période de relâchement propice aux errements.
En revanche, arborer ces horribles machins dans la rue appelle les sanctions les plus sévères.
En effet, le port des tongs révèle :
> une abolition du discernement (seul un socialiste peut être assez con pour confondre une rue avec une plage, surtout quand il est maire de grande ville).
> un mépris de ses concitoyens. Quand on est avec les autres, on fait l'effort d'être présentable. Cela s'appelle l'éducation. Le porteur de tongs se comporte en public comme si il était dans son privé. Il nous ignore. Il nous dit «Je vous emmerde».
>un mépris de soi-même. Il faut se faire une bien piètre idée de soi pour porter cet attirail qui ravale l'homme au rang du mollusque sans que la honte vous monte au front. Les tongs s'oppose à tout ce qui se tient droit. Il faut vraiment manquer de dignité pour s'adonner aux tongs urbaines.
> un écoeurant manque de personnalité. Nul doute que si la mode était de manger de la merde, ceux qui portent des tongs feraient la queue à la sortie de mes lieux d'aisance pour que je les nourrisse.
Pourquoi, me direz vous, le port de tongs est-il encore plus condamnable chez une jolie fille ? La beauté porte en elle une étincelle de divin, elle invite à prendre de la hauteur, elle donne le goût de la pureté. Les tongs sont le contraire de tout cela.
Mettre des tongs à une jolie fille est aussi navrant qu'apprendre soudain que Jeanne d'Arc faisait le tapin à Domrémy. Vous imaginez la Vénus de Botticelli en tongs ?
Nous vivons décidément une époque bien laide.
En effet, les tongs sont un ustensile de plage, disgracieux et vulgaire, dont le «chlick-click» témoigne d'un mauvais goût et d'un laisser-aller condamnables, dont le prétendu coté «cool» n'est que la preuve d'un avachissement intellectuel et moral. Il ne peuvent provenir que d'un cerveau et d'un mode de vie débraillés et laids.
Mais on peut toutefois les tolérer, par mansuétude, sur une plage, admettant que les vacances sont une période de relâchement propice aux errements.
En revanche, arborer ces horribles machins dans la rue appelle les sanctions les plus sévères.
En effet, le port des tongs révèle :
> une abolition du discernement (seul un socialiste peut être assez con pour confondre une rue avec une plage, surtout quand il est maire de grande ville).
> un mépris de ses concitoyens. Quand on est avec les autres, on fait l'effort d'être présentable. Cela s'appelle l'éducation. Le porteur de tongs se comporte en public comme si il était dans son privé. Il nous ignore. Il nous dit «Je vous emmerde».
>un mépris de soi-même. Il faut se faire une bien piètre idée de soi pour porter cet attirail qui ravale l'homme au rang du mollusque sans que la honte vous monte au front. Les tongs s'oppose à tout ce qui se tient droit. Il faut vraiment manquer de dignité pour s'adonner aux tongs urbaines.
> un écoeurant manque de personnalité. Nul doute que si la mode était de manger de la merde, ceux qui portent des tongs feraient la queue à la sortie de mes lieux d'aisance pour que je les nourrisse.
Pourquoi, me direz vous, le port de tongs est-il encore plus condamnable chez une jolie fille ? La beauté porte en elle une étincelle de divin, elle invite à prendre de la hauteur, elle donne le goût de la pureté. Les tongs sont le contraire de tout cela.
Mettre des tongs à une jolie fille est aussi navrant qu'apprendre soudain que Jeanne d'Arc faisait le tapin à Domrémy. Vous imaginez la Vénus de Botticelli en tongs ?
Nous vivons décidément une époque bien laide.
dimanche, juillet 17, 2011
Un État fort, régalien, nationaliste et désendetté
Notre État actuel, mou, envahissant dans le privé mais fuyant ses fonctions régaliennes, mondialiste et endetté auprès de l'étranger est le principal facteur de troubles de notre société. C'est lui qui essaie de faire advenir l'homme nouveau, déraciné, cosmopolite, sans engagements d'aucune sorte, tout entier dans le présent, libre de se choisir (même son sexe), réduit à sa fonction de producteur-consommateur.
C'est donc un projet politique à part entière que le retour d'un État régalien, ne s'occupant que de police, justice, défense (1), diplomatie, mais s'en occupant bien (ainsi serait rétablie la saine séparation entre publics et privé), désendetté (l'endetté est esclave de ses créanciers (2)), nationaliste et fort dans les domaines où il est légitime.
Bien sûr, une partie des Français, les néo-néo comme les appelait Philippe Muray, déjà transformés en zombies par le mondialisme, seront les farouches opposants de cette politique qui met en cause leur existence.
Cependant, la Chine, l'Inde et la Russie ne renoncent pas à faire de la politique à l'ancienne, nationaliste, puissance contre puissance. Si nous voulons survivre en tant que nation, il faudra bien que l'Etat abandonne les conneries genre "mariage" homosexuel pour revenir à des préoccupations et des missions moins clownesques (mais très sérieuses dans leur clownerie : tous les moyens sont bons pour faire advenir l'abruti mondialisé).
Évidemment, comme à chaque fois que nous attendons d'être bousculés par l'extérieur plutôt que de nous réformer nous-mêmes, il y aura beaucoup de larmes versées.
Mais, je ne doute pas, à la lueur des précédents historiques, qu'une élite du cœur et de la tête surgira du désastre.
************
(1) : défense de la France, de son territoire et de ses intérêts, pas de valeurs universelles à la con, pas de charte internationale au sein d'organismes supra-nationaux.
(2) : voyez le mépris soigneusement calibré avec lequel la Chine traite les USA.
C'est donc un projet politique à part entière que le retour d'un État régalien, ne s'occupant que de police, justice, défense (1), diplomatie, mais s'en occupant bien (ainsi serait rétablie la saine séparation entre publics et privé), désendetté (l'endetté est esclave de ses créanciers (2)), nationaliste et fort dans les domaines où il est légitime.
Bien sûr, une partie des Français, les néo-néo comme les appelait Philippe Muray, déjà transformés en zombies par le mondialisme, seront les farouches opposants de cette politique qui met en cause leur existence.
Cependant, la Chine, l'Inde et la Russie ne renoncent pas à faire de la politique à l'ancienne, nationaliste, puissance contre puissance. Si nous voulons survivre en tant que nation, il faudra bien que l'Etat abandonne les conneries genre "mariage" homosexuel pour revenir à des préoccupations et des missions moins clownesques (mais très sérieuses dans leur clownerie : tous les moyens sont bons pour faire advenir l'abruti mondialisé).
Évidemment, comme à chaque fois que nous attendons d'être bousculés par l'extérieur plutôt que de nous réformer nous-mêmes, il y aura beaucoup de larmes versées.
Mais, je ne doute pas, à la lueur des précédents historiques, qu'une élite du cœur et de la tête surgira du désastre.
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(1) : défense de la France, de son territoire et de ses intérêts, pas de valeurs universelles à la con, pas de charte internationale au sein d'organismes supra-nationaux.
(2) : voyez le mépris soigneusement calibré avec lequel la Chine traite les USA.
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politique
samedi, juillet 16, 2011
La grande tambouille des idées
Un des plus extraordinaires moyens de régner qu'a trouvé l'oligarchie est de pervertir le vocabulaire au point que, ne pouvant plus poser les problèmes engendrés par la classe jacassante, on ne peut plus contester son pouvoir.
Ainsi, le "néo-libéralisme" n'a rien à voir avec le libéralisme. La base du libéralisme est la distinction entre sphère publique et sphère privée. Or, le "néo-libéralisme" est fondamentalement l'embrouillement des deux sphères.
L'Etat se dessaisit de ses fonctions publiques au profit du marché (guerre, relations internationales, ...) pour se mêler comme jamais de notre vie privée. L'intrusion permanente de l'Etat actuel dans notre vie privée (pour notre plus grand bien, évidemment) stupéfierait le plus fanatique des staliniens.
Dans les épreuves qui s'annoncent, nous aurons l'occasion de remettre les choses à l'endroit. Saurons nous en profiter ? Je ne sais.
Ainsi, le "néo-libéralisme" n'a rien à voir avec le libéralisme. La base du libéralisme est la distinction entre sphère publique et sphère privée. Or, le "néo-libéralisme" est fondamentalement l'embrouillement des deux sphères.
L'Etat se dessaisit de ses fonctions publiques au profit du marché (guerre, relations internationales, ...) pour se mêler comme jamais de notre vie privée. L'intrusion permanente de l'Etat actuel dans notre vie privée (pour notre plus grand bien, évidemment) stupéfierait le plus fanatique des staliniens.
Dans les épreuves qui s'annoncent, nous aurons l'occasion de remettre les choses à l'endroit. Saurons nous en profiter ? Je ne sais.
Joly-Fillon : la gauche la plus bête du monde ?
Tout le jeu de la droite pour 2012 va être de présenter le PS comme le parti des bobos super riches dénationalisés, dépensiers avec l'argent des autres et irresponsables.
Hé bien, à chaque polémique, les Degôches valident leur caricature par la droite.
Bien entendu, il y a des Français moins français que d'autres, un bout de papier ne suffit pas à faire un Français, puisqu'être français n'est pas seulement un statut juridique. Qu'on tolère un candidat à double nationalité en dit long sur le niveau de veulerie où nous sommes tombés.
Les socialauds se sont encore ridiculisés (aux yeux du Français de base, qui vote aux presidentielles, pas du journaleux) par leur défense de l'indéfendable Savonarole de la verditude.
Sarkozy a été nul comme président, mais il ne pouvait rêver d'avoir des adversaires aussi mauvais, qui tombent dans tous les pièges. Sa réélection n'est pas assurée mais elle n'est pas trop mal engagée.
Hé bien, à chaque polémique, les Degôches valident leur caricature par la droite.
Bien entendu, il y a des Français moins français que d'autres, un bout de papier ne suffit pas à faire un Français, puisqu'être français n'est pas seulement un statut juridique. Qu'on tolère un candidat à double nationalité en dit long sur le niveau de veulerie où nous sommes tombés.
Les socialauds se sont encore ridiculisés (aux yeux du Français de base, qui vote aux presidentielles, pas du journaleux) par leur défense de l'indéfendable Savonarole de la verditude.
Sarkozy a été nul comme président, mais il ne pouvait rêver d'avoir des adversaires aussi mauvais, qui tombent dans tous les pièges. Sa réélection n'est pas assurée mais elle n'est pas trop mal engagée.
vendredi, juillet 15, 2011
L'Euro, comment s'en débarrasser ? (JJ Rosa)
Je suis d'accord avec JJ Rosa sur son analyse de la montée vers l'Euro.
Les raisons que ses partisans ont martelées n'en sont pas les raisons véritables. En effet, les coûts de change au sein de la future zone Euro étaient négligeables par rapport aux autres coûts de transaction. Les supprimer grâce à l'Euro n'avait donc pas grand intérêt.
En revanche, l'Euro permet la cartellisation des gros débiteurs de la zone Euro : États, banques, multinationales. Le fameux pacte de stabilité n'est pas autre chose qu'un cartel d'Etats émetteurs de dettes. Et comme dans tout cartel, chaque membre a intérêt à tricher, ce qu'a fait la Grèce. Cependant, la monnaie unique favorise la surveillance des membres du cartel (Etats, banques, multinationales) entre eux.
Les mammouths ont toujours une préférence pour le cartel et la rente. Il n'y a rien de moins libéral dans les faits qu'un grand patron.
De plus, les lobbies et les technocrates y trouvent leur compte : leur pouvoir est multiplié par le nombre de membres de la zone.
Autrement dit, ceux qui qualifient l'Euro de "néolibéral" se trompent d'analyse : l'Euro est patronal tendance CAC40.
Je suis encore d'accord avec JJ Rosa pour dire que les bienfaits de la sortie de l'Euro sont sciemment sous-évalués et les méfaits hystériquement sur-évalués par la classe jacassante. Il voit à la sortie de l'Euro une période de rattrapage digne des trente glorieuses.
Cependant, je diverge sur sa méthode de sortie de l'Euro : saisir l'occasion d'une dépréciaton de l'Euro. C'est en théorie économique excellent, mais c'est politiquement douteux. En effet, quand l'Euro est bas, la pression pour l'abandonner diminue, on peut temporiser et Dieu sait que les partisans de l'Euro sont passés maitres en procrastination.
La sortie de l'Euro se fera dans une certaine douleur (moins qu'on dit). C'est un drame supplémentaire en France que la sortie de l'euro soit défendue par Marine Le Pen, qui a des conceptions économiques suicidaires.
Les raisons que ses partisans ont martelées n'en sont pas les raisons véritables. En effet, les coûts de change au sein de la future zone Euro étaient négligeables par rapport aux autres coûts de transaction. Les supprimer grâce à l'Euro n'avait donc pas grand intérêt.
En revanche, l'Euro permet la cartellisation des gros débiteurs de la zone Euro : États, banques, multinationales. Le fameux pacte de stabilité n'est pas autre chose qu'un cartel d'Etats émetteurs de dettes. Et comme dans tout cartel, chaque membre a intérêt à tricher, ce qu'a fait la Grèce. Cependant, la monnaie unique favorise la surveillance des membres du cartel (Etats, banques, multinationales) entre eux.
Les mammouths ont toujours une préférence pour le cartel et la rente. Il n'y a rien de moins libéral dans les faits qu'un grand patron.
De plus, les lobbies et les technocrates y trouvent leur compte : leur pouvoir est multiplié par le nombre de membres de la zone.
Autrement dit, ceux qui qualifient l'Euro de "néolibéral" se trompent d'analyse : l'Euro est patronal tendance CAC40.
Je suis encore d'accord avec JJ Rosa pour dire que les bienfaits de la sortie de l'Euro sont sciemment sous-évalués et les méfaits hystériquement sur-évalués par la classe jacassante. Il voit à la sortie de l'Euro une période de rattrapage digne des trente glorieuses.
Cependant, je diverge sur sa méthode de sortie de l'Euro : saisir l'occasion d'une dépréciaton de l'Euro. C'est en théorie économique excellent, mais c'est politiquement douteux. En effet, quand l'Euro est bas, la pression pour l'abandonner diminue, on peut temporiser et Dieu sait que les partisans de l'Euro sont passés maitres en procrastination.
La sortie de l'Euro se fera dans une certaine douleur (moins qu'on dit). C'est un drame supplémentaire en France que la sortie de l'euro soit défendue par Marine Le Pen, qui a des conceptions économiques suicidaires.
jeudi, juillet 14, 2011
La France et le grand large
En ce jour de fête nationale, pensons à l'avenir de la France.
Je fais le pari, chaque jour renforcé par l'actualité, que, dans les cinq ans qui viennent, l'Euro disparaîtra, c'est-à-dire que, au mieux, il restera la monnaie des pays nordiques.
L'Euro reposait (j'en parle déjà au passé) sur l'idée, fausse, héritée du XIXème siècle mais appliquée de manière inapproprié aux XXème et XXIème siècles, que les nationalismes causaient les guerres et qu'il était donc nécessaire de dissoudre les nations pour assurer la paix perpétuelle. C'est cette idée également qui explique l'acharnement des technocrates à assassiner nos vieilles nations à l'aide d'un flux énorme et continu d'immigrés peu ou pas assimilables, une colonisation à rebours.
L'erreur de cette idée est élémentaire : il existe d'autres types de guerre que les guerre entre nations, les guerres civiles, religieuses, raciales, tout aussi meurtrières que les guerres nationales, comme l'exemple du Rwanda le prouve largement. Or, les nations sont un excellent rempart contre ces autres guerres.
Une nation «bien dans ses baskets» n'est nullement un facteur de guerre, comme la longue période de paix européenne entre 1815 et 1870.
On s'étonne que les créateurs de l'Europe à la bruxelloise, hommes de culture classique, aient pu commettre une telle erreur d'analyse. Cette erreur étonne moins de la part des incultes qui leur ont succédé.
Je pense que la faillite de l'idée cosmopolite des européistes, dont la traduction matérielle sera la dissolution de l'Euro, aboutisse à un regain de nationalisme. On voit déjà ces mécanismes à l'oeuvre en Grèce, où il ne fait pas bon être un touriste allemand.
L'Euro reposait (j'en parle déjà au passé) sur l'idée, fausse, héritée du XIXème siècle mais appliquée de manière inapproprié aux XXème et XXIème siècles, que les nationalismes causaient les guerres et qu'il était donc nécessaire de dissoudre les nations pour assurer la paix perpétuelle. C'est cette idée également qui explique l'acharnement des technocrates à assassiner nos vieilles nations à l'aide d'un flux énorme et continu d'immigrés peu ou pas assimilables, une colonisation à rebours.
L'erreur de cette idée est élémentaire : il existe d'autres types de guerre que les guerre entre nations, les guerres civiles, religieuses, raciales, tout aussi meurtrières que les guerres nationales, comme l'exemple du Rwanda le prouve largement. Or, les nations sont un excellent rempart contre ces autres guerres.
Une nation «bien dans ses baskets» n'est nullement un facteur de guerre, comme la longue période de paix européenne entre 1815 et 1870.
On s'étonne que les créateurs de l'Europe à la bruxelloise, hommes de culture classique, aient pu commettre une telle erreur d'analyse. Cette erreur étonne moins de la part des incultes qui leur ont succédé.
Je pense que la faillite de l'idée cosmopolite des européistes, dont la traduction matérielle sera la dissolution de l'Euro, aboutisse à un regain de nationalisme. On voit déjà ces mécanismes à l'oeuvre en Grèce, où il ne fait pas bon être un touriste allemand.
Il est donc temps de penser à la France, autrement qu'intégrée dans une «Europe-puissance». Je pense que les territoires d'outremer pourraient redevenir autre chose que des aspirateurs à subventions et à immigrés arriérés.
Je n'ai pas encore d'idées très précises sur la question. Mais si vous avez des suggestions ...
En attendant, du cinéma français comme on l'aime :
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