jeudi, juin 14, 2012

Invitus invitam dimisit

Stéphane Denis nous rappelle que, dans la littérature classique, il y a tout, y compris Hollande-Titus et Trierweiller-Bérénice. Sauf, bien entendu, des familles homoparentales polygames zoophiles recomposées.

Elisabeth Lévy insiste sur la distance très courte entre femme de caractère et emmerdeuse de compétition.

Ma contribution sera musicale :

Montebourg moi le mou

Cabinet Montebourg : sur 15 personnes, 3 ont une réelle expérience du privé. Le redressement productif, on y croit un peu plus chaque jour.

Une vision géopolitique trompeuse

Les journalistes sont des cons. Individuellement, il peut y avoir de brillantes exceptions, mais collectivement, il n'y a aucun doute. Il n'y a pas plus efficace usine à conneries qu'une rédaction, à part une salle des profs.

En matière économico-sociale, on rit. Mais en géopolitique, on pleure.

Et comme les polytocards qui nous dirigent se soumettent aux journalistes, on recommence toujours les mêmes conneries.

Rien ne correspond moins au seul schéma que connaissent les journalistes, les bons contre les méchants, que la politique étrangère. D'où la facilité avec laquelle la presse est manipulée et intoxiquée sur ces sujets. Et aucune claque ne sert jamais de leçon : les journalistes sont trop vaniteux et trop superficiels pour apprendre de leurs erreurs. Les politiciens étrangers savent profiter de cette crédulité. De faux massacre en faux massacre, ce sont toujours les mêmes grosses ficelles, et ces couillons de journalistes qui se prennent pour des baroudeurs courent.

Thomas Friedman raconte comment, dans les années 80, les milices druzes coupaient la tête des cadavres puis invitaient les journalistes à constater la barbarie de leurs adversaires qui décapitaient de pauvres innocents. C'était, paraît-il, du plus bel effet médiatique.

Rappelons quelques vérités cruelles pour prendre un peu de distance avec les foutaises médiatiques :

> une dictature peut être moralement condamnable (pas toujours : il arrive qu'elle soit le meilleur garant de la paix) mais politiquement utile.

> on sait ce qu'on perd, on ne sait pas ce qu'on gagne. Une situation existante a toujours de mauvais cotés, mais est-on assuré, si on la bouscule, que la suite sera meilleure ?

> pour les gens intelligents, en politique étrangère, les arguments moraux ne sont que des prétextes pour avancer ses intérêts. Il faut toujours chercher derrière les élans du coeur les calculs de la raison. Quand une ONG fait un rapport scandalisé, ma première question est : par qui est-elle financée ? Quels sont ses intérêts ? Qui la manipule et la fait mousser ?

> c'est une des faiblesses de la démocratie qu'on tienne compte sur ces sujets de l'opinion de gens qui n'y comprennent rien.

> tout cela n'empêche pas qu'on use quelquefois de valeurs morales pour juger une politique, mais avec la plus grande circonspection. Au contraire, toute prudence oubliée, le jugement moral est utilisé en permanence en politique étrangère, on en fait des tonnes, parce que c'est tout ce que peuvent comprendront les imbéciles : les bons contre les méchants.

Récemment, il y a eu la Libye. Et, comme si on n'avait pas fait assez de conneries comme cela, voilà qu'on nous remet le couvert avec la Syrie.

Dans la grande lutte entre chiites et sunnites, je comprends bien l'intérêt de certains pays, y compris, peut-être, les Etats-Unis à dessouder Assad. Mais, l'intérêt des pays européens, en particulier la France et la Grande-Bretagne, je le vois dans le statu quo.

Finalement, j'en viens à me demander si la monarchie (la vraie, pas à l'anglaise), avec ses amateurs éclairés qui n'avaient pas besoin de se faire élire, n'était pas mieux, pour la politique étrangère, que notre système actuel.

mercredi, juin 13, 2012

Obama, Hollande, les nouveaux fascistes ?

Socialist or Fascist ?

Excellent article de Thomas Sowell comme d'habitude.

Ils ne sont pas opposés à la propriété privée.

Mais ils se méfient tellement des capitalistes qu'ils les entourent de contraintes paralysantes qui, de fait, font perdre leur liberté aux capitaines d'industrie.

Le résultat est que les capitalistes prennent le blâme quand cela échoue et les hommes de l'Etat prennent les louanges quand cela fonctionne.

Qui sont-ils ? Ce sont les fascistes.

Mais cela peut aussi être Barack Obama et François Hollande.

Vous méditerez Raymond Aron :


« Il me semble que les cinq éléments principaux sont les suivants :
  1. Le phénomène totalitaire intervient dans un régime qui accorde à un parti le monopole de l'activité politique.
  2. Le parti monopolistique est animé ou armé d'une idéologie à laquelle il confère une autorité absolue et qui, par suite, devient la vérité officielle de l'État.
  1. Pour répandre cette vérité officielle, l'État se réserve à son tour un double monopole, le monopole des moyens de force et celui des moyens de persuasion. L'ensemble des moyens de communication, radio, télévision, presse, est dirigé, commandé par l'État et ceux qui le représentent.
  2. La plupart des activités économiques et professionnelles sont soumises à l'État et deviennent, d'une certaine façon, partie de l'État lui-même. Comme l'État est inséparable de son idéologie, la plupart des activités économiques et professionnelles sont colorées par la vérité officielle.
  3. Tout étant désormais activité d'État et toute activité étant soumise à l'idéologie, une faute commise dans une activité économique ou professionnelle est simultanément une faute idéologique. D'où, au point d'arrivée, une politisation, une transfiguration idéologique de toutes les fautes possibles des individus et, en conclusion, une terreur à la fois policière et idéologique. (…) Le phénomène est parfait lorsque tous ces éléments sont réunis et pleinement accomplis. »

Tous les éléments du totalitarisme ne sont pas encore présents, mais on s'en approche petit à petit.

Pour en finir avec l'affaire Tweetweiler

Que Hollande fasse taire sa compagne !

L'affaire Trierweiler est risible et lamentable

Mon dernier mot à moi : les socialistes ont mené une campagne acharnée contre Nicolas Sarkozy sur le thème des valeurs et du comportement. Or, Valérie Trierweiler est une adulte responsable, on peut donc juger que le célèbre tweet témoigne d'une sale mentalité, de valeurs vicieuses et d'un comportement critiquable. Je pense que le coté «famille moderne» joue beaucoup dans cette immoralité.

Le plus grave : si François Hollande n'a aucune autorité sur ... sa quoi ? Compagne ? Concubine ? Petite amie ? Maitresse ?, comment peut-il en avoir pour le reste, c'est-à-dire, sur nous ?


mardi, juin 12, 2012

Chroniques de la Cour Normale : rien ne sert de pleurer sur le tweet renversé

Ce matin, Sa Majesté Normale était fort contrariée. Sa séance de flagellation par Son Altesse Normale ne lui avait pas procuré le plaisir attendu. Elle se mit au travail en bougonnant.

Entourée de son cercle intime des trente plus proches conseillers, Sa Majesté Normale était sur le point de prendre une décision. On le sentait à son air encore plus lunaire que d'habitude. Vous imaginez la fébrilité qui régnait dans l'entourage devant cette situation inhabituelle. On attendait une sorte d'oracle.

On se murmurait des pronostics, on s'échangeait des supputations, on glissait dans la conversation, mine rien, des hypothèses. Mais on prenait garde de ne point trop le faire sentir à Sa Majesté Normale de peur qu'un souffle n'interrompe ce processus rare et fragile, quasi-miraculeux : Sa Majesté Normale décide.

L'effervescence est montée toute la matinée. Au déjeuner, pris dans l'intimité de ses cinquante serviteurs et de son Altesse Normale la Première Concubine, Sa Majesté Normale demeura étrangement silencieuse, ne distillant aucun de Ses bons mots et de Ses traits d'humour qu'on se répète à la Cour Normale comme autant de paroles historiques. Sa Majesté Normale méditait.

Au Palais, ce n'était plus un secret pour personne, même le commis aux cuisines en était conscient, Sa Majesté Normale murissait une décision. Ainsi finit le déjeuner : dans un silence que l'attente tendait.

Le travail repris l'après-midi. L'annonce était imminente.

Puis, soudain, la catastrophe survint. Le Premier Ministre, le marquis Jean-Marc des Seychelles, en visite au Palais, entra dans le bureau Normal avec sa mine des mauvais jours :

«PM : _ Sire, je viens d'apprendre une bien fâcheuse nouvelle.

SMN : _ L'impératrice Angela refuse de payer ?

PM : _ Pire, Sire. Son Altesse Normale la Première Concubine ...

SMN : _ Dites, enfin ! Ne me faites pas languir !

PM : _ Voilà : Son Altesse Normale la Première Concubine a posté un tweet assassin pour la Mère Normale des Enfants Normaux.»

Que s'était-il passé ? Son Altesse Normale la Première Concubine se rongeait les sangs de n'avoir pas procuré à Sa Majesté Normale le plaisir attendu. Croyant bien faire, Elle se dit qu'un petit coup de fouet, par Twitter interposé, serait de nature à réveiller les vigueurs endormies de Sa Majesté Normale. «Et comme ça, il saura qui c'est le chef !» lança-t-elle à ses dames d'atour. Elle ne mesura pas bien les conséquences.

Effondrée à l'annonce de ce cataclysme, Sa Majesté Normale, après un moment d'hébétude, passa des heures au téléphone avec Laurent, Martine, Ségolène, Jean-François pour essayer de limiter les dégâts.

Ce soir, harassée, Sa Majesté Normale se retira de sombre humeur  dans Ses appartements et lâcha : «Cette affaire arrive à un bien mauvais moment. J'allais vous annoncer ma décision concernant concernant la couleur du papier de la chambre Présidentielle Normale».

Tout est normal au pays du relativisme

Je sais, c'est de l'affreux copiage, mais je résiste pas à vous recopier l'excellent billet d'Amiral Woland à propos du dérapage tweetesque de la Première Concubine.

Tout est normal au pays du relativisme

Dieu que c’est amusant.
Reprenons depuis le début comme pourrait le dire DSK à une fille de petite vertu qui aurait raté une étape après avoir déroulé pendant plus de deux heures un fantasme particulièrement original d’icelui.
On met au pouvoir un président « normal », type qui a fait une ribambelle de mômes à une première femme et qui désormais vit à la colle avec une autre sans jamais s’être marié. Déjà, faudra me dire en quoi cette situation est « normale ». Ce qui est normal c’est de se marier puis d’avoir des enfants. Tout le reste revient à convoler en juste noces avec une chèvre au pays de la compagnie des lapins bleus.
Ensuite, le président « normal » a apparemment un goût très prononcé pour les bonnes femmes qui écrasent leurs mégots de clopes sur ses roustons avec le talon de leur escarpin. Pas franchement « normal » non plus sauf si on passe trop de temps sur internet pour des « recherches scientifiques » bien entendu.

Ensuite toujours, la maîtresse en place crache sur le décorum nécessaire à la fonction de son concubin. On est dans le presque anormal là non ? Parce que moi j’ai bien suivi hein, et on m’a expliqué en long en large et en travers (le titre du prochain film porno de Virginie Despentes ?) que Sarkozy avait laissé la fonction dégradée comme Justine dans la forêt de Bondy.
Et maintenant, la favorite du moment s’immisce dans une campagne électorale pour aller à l’encontre de la ligne prônée par le parti du président auto-proclamé des bisous pour le simple plaisir de poursuivre de son ire l’ex qui ne lui a pourtant rien demandé a priori et sans doute pas de se faire cocufier dans les coins. Si ça c’est encore normal je veux bien manger mon tricorne assaisonné à l’harissa.
Vous allez me dire qu’on s’en tape, et en surface c’est parfaitement exact. Cependant, je reste persuadé que morale privée et morale publique sont intimement liées, que les gens qui se comportent comme des fifrelins ne valent pas plus et que tout ce petit monde abject serait avantageusement remplacé par des koalas myxomateux qui au moins me voleraient moins de mes sous durement gagnés pour subvenir aux besoins et aux plaisirs de ma famille.

La vengeance d'une blonde


Tweet tout à fait incongru, et mesquin, de Valérie Trierweiller.

Cela prouve deux choses dont on se doutait déjà :

> la position ambigue de la Première Concubine est intenable. Elle n'est rien, juridiquement et politiquement, et ne sait pas s'y résigner. Elle ne veut pas "faire la potiche", il y a là une vanité tout à fait déplacée. Anormale, pour tout dire.

> visiblement, le "couple élu" a du mal à s'adapter à la dignité de la fonction. N'était-ce pas, précisément, le reproche fait à Nicolas Sarkozy ? On attend avec impatience le titre vengeur de Libé, l'éditorial assassin de JFK, la mine courroucée de Joffrin.

Bien sûr, si François Hollande avait des couilles, cela se réglerait par une bonne engueulade et on passerait à autre chose. Mais, vous savez comment il est : il change de femme, mais c'est toujours elle qui porte la culotte.

Quand je vous le dis, qu'elle ressemble à Hélène de Portes.

En attendant, François, il est bien content : il a le bouton de l'arme atomique pour lui tout seul.

Le président «normal» et le sapeur Camember

Le président «normal» et le sapeur Camember

lundi, juin 11, 2012

L'histoire se répète ?

Dans le Point de cette semaine, des chroniqueurs font le parallèle entre 1940 et 2012. J'éprouve la même angoisse. Comparaison n'est pas raison, mais on peut s'efforcer d'apprendre, de ne pas répéter toujours les mêmes erreurs.

Bien sûr, nous n'avons pas, heureusement, un ennemi extérieur du type Hitler, mais notre état intérieur est étrangement similaire :

> des institutions inefficaces et paralysées. La constitution de Vème était faite pour éviter cela en assommant les partis et en instituant un exécutif fort. C'était doublement insupportable pour les hommes d'appareils, privés des poisons et délices des jeux de partis, qui sont leur drogue. Ils ont patiemment défait cette constitution. Le faux gaulliste mais vrai apparatchik Jacques Chirac a posé le dernier clou du cercueil, le quinquennat.

C'est ainsi, couronnement de ce crime, que François Hollande, un magouilleur de bas étage, un manoeuvrier de partis, un assidu des couloirs, a été élu.

> un personne politique infâme. On ignore ce qui l'emporte : la bassesse, la médiocrité ou la cupidité ?

> une presse qui ne provoque que deux sentiments : la honte et la colère. Encore que la presse de 1940, elle, écrivait en français, et non pas en franglish avec fautes d'orthographe et de syntaxe toutes les trois lignes.

> des Français qui se réfugient dans des débats dérisoires pour éviter d'affronter l'essentiel. Hier, sauver la «la petite Finlande». Aujourd'hui, la tranche d'impôts à 75 %. Hier, pour éviter la seule vraie question, comment attaquer l'Allemagne ? Aujourd'hui, pour ne pas débattre de l'unique problème : comment baisser les dépenses publiques ?

> des Français qui plongent la tête la première dans les futilités mais n'arrivent à dissimuler leur malaise.

> comme en 1940, une poignée de fous isolés tentent de faire entendre leur poignante inquiétude, leurs analyses et leurs solutions. Sans succès.


dimanche, juin 10, 2012

Le biais gauchiste de la presse (2)

Titre des Echos :

La gauche en tête à l’issue du premier tour des législatives

Dans le texte de l'article :

Selon les premiers sondages, la gauche obtiendrait 46,3 % des voix au niveau national, la droite atteindrait 37,4 %, le Front national 13,7 %.

On peut considérer que le Front National n'est ni de droite ni de gauche, ou un peu des deux. Mais, dans ce cas, il faut être cohérent et ne pas le baptiser extrême-droite.

Le texte de l'article des Echos appelle donc l'un des titres suivants :

La gauche minoritaire à l’issue du premier tour des législatives

La droite majoritaire mais divisée

Soit le contraire de ce qui est écrit. C'est à se demander si les journalistes ont un cerveau.



samedi, juin 09, 2012

Zemmour : timbrage politiquement correct de Baldelli

Timbrer une chaudière : faire monter la pression au-delà de la normale afin de vérifier les marges de sécurité.

La décision de virer ou non Eric Zemmour de RTL que prendra Christophe Baldelli cette semaine est une expérience de timbrage politiquement correct qui a le mérite de la pureté. RTL peut-elle résister à la pression politiquement correcte du parisianisme bobo ?

En effet, le politiquement correct est la seule raison de virer Zemmour. Car il fait de l'audience, a le soutien des auditeurs, a du style et n'est pas vulgaire. Dans un pays libre, une radio commerciale n'aurait aucune raison de le virer.

D'ailleurs,  RTL serait implantée au fin fond de l'Auvergne, loin des miasmes méphitiques de l'atmosphère parisienne, la question ne se poserait même pas.

Bref, la pression politiquement correcte est-elle suffisamment puissante pour faire aller un dirigeant contre l'intérêt de son entreprise ?

Pour ma part, je pense que oui. Et c'est terrifiant. Réponse prochainement.

vendredi, juin 08, 2012

J'ai peur d'une UE sans UK


J'ai des tendances anglophobes, mais je suis terrifié à l'idée d'une Union Européenne sans Grande-Bretagne. C'est la porte ouverte au technocratisme et à l'étatisme débridés. La tradition libérale des Britanniques nous protégeait des pires errements étatistes.

Nous risquons de nous retrouver avec des grands pays qui ont tous eu à un moment ou un autre de leur histoire un culte pathologique de l'Etat et qui ont une tradition de liberté sous surveillance.

Le biais gauchiste de la presse

Le biais gauchiste est d'autant plus efficace qu'il est subtil. Dans un roman de Volkoff, l'agent d'influence demande juste à l'auteur d'un livre sur les goulags de remplacer "léniniste" par "stalinien", parce que mettre en cause Staline est moins problématique que d'accuser Lénine, fondateur du bolchevisme.

Les Echos d'aujourd'hui titre : «Europe : la contre-attaque de Merkel face à Paris». Ce titre est déséquilibré . On avait le choix entre «Europe : la contre-attaque de Berlin face à Paris» et «Europe : la contre-attaque de Merkel face à Hollande».

Mais le tire choisi «Europe : la contre-attaque de Merkel face à Paris» laisse entendre que Merkel serait isolé alors que Hollande ne le serait pas. De plus, il évite de mettre Hollande et ses forfanteries en première ligne.

C'est un biais de rien du tout, insigifiant. Mais des milliers de ces micro-biais, répétés mille fois par jour, pendant des décennies, sont plus efficaces que tous les discours de propagande.


Modération de blog : le choix de l'arbitraire


Philippe Bilger a fait le choix de l'absence de censure (à part sur le vocabulaire, où il est quelquefois un peu bégueule).

Je pense que cette décision est mortelle pour un blog : de même que la mauvaise monnaie chasse la bonne, les mauvais commentateurs chassent les bons. Rien de tel qu'une suite de commentaires interminables, insultants, verbeux, narcissiques ou idiots -quand ils ne sont pas tout cela à la fois- pour décourager les bonnes volontés qui voudraient débattre loyalement et de bonne foi.

Or, un blog bien géré s'enrichit de ses commentateurs.

Après avoir tergiversé, j'ai choisi de censurer de  manière arbitraire. Mais arbitraire ne signifie pas sans raison. Simplement, je ne peux pas définir de critères a priori.

Je pourrais censurer toutes les insultes, mais il en est qui sont comiques ou qui, par contraste, mettent en valeur les autres commentateurs. J'ai tendance à montrer de l'impatience vis-à-vis des commentaires trop longs mais il y en a d'excellents. Je laisse passer des commentaires que je trouve franchement idiots mais qui me paraissent résulter d'une honnête réflexion.

Finalement, je marque le plus d'hostilité aux commentaires rédigés en petit-nègre.

Je pratique deux niveaux de censure :

> soit je juge le commentateur irrécupérable et je l'exclus définitivement sans explication.

> soit j'avertis le commentateur des raisons pour lesquelles je l'ai censuré et je lui donne une ou deux chances avant de l'exclure.

L'expérience montre que le commentateur honnête fait un effort. Personne n'aime voir ses commentaires jetés à la poubelle.

Comment justifiai-je cet arbitraire ?

1) Je suis chez moi, je fais ce que je veux.

2) C'est une politesse vis-à-vis des commentateurs que j'estime : je dois leur laisser espace de discussion aussi propre que possible, libres de trolls et de malotrus.

Le méchant et le gentil

On dirait parfois, à lire les commentaires de presse et à écouter les médias, qu'il n'y a plus que les apparences et les anecdotes qui comptent. Hier, nous avions le président de "casse toi pov'con" et aujourd'hui, le "président des bisous" (voir actualité du jour) Hier le méchant, aujourd'hui le gentil. Et pour qui nous prennent-ils? Jusqu'où va-t-on aller dans l'infantilisation et la semi débilité ? [Les journalistes auraient tort de se gêner : ils ont monté une baraque gigantesque et une majorité d'imbéciles est tombée dans le panneau. Si la campagne présidentielle de 2012 a prouvé quelque chose, c'est que prendre les gens pour des cons, les bourrer de fadaises sans queue ni tête, permet d'être élu.]

La seule chose qui compte c'est de savoir qu'elle sera la politique de l'emploi, de lutte contre la dette et les déficits, de réduction de l'insécurité et de maîtrise de l'immigration, la place de la France dans le monde. C'est tout ce qui importe. Le reste, on s'en fout parce que nous sommes un peuple intelligent. D'ailleurs, bien souvent "qui veut faire l'ange fait la bête" disait Pascal. J'use et j'abuse de cette citation, je sais, mais elle est si vraie...  Comme j'aimerais que les Français réagissent dans les urnes, surtout pas en votant aux extrêmes ni en s'abstenant, mais en lançant un petit message clair et net, bien senti, inattendu, surprise du peuple,  signifiant: on est pas dupe et on vous tient à l'oeil... [Aucune chance : l'UMP est trop conne.]

Maxime TANDONNET

La même chose en images (vous apprécierez la conclusion !) :

jeudi, juin 07, 2012

La première Bobo de France

Ca tape dur mais juste.

Le premier drame de France

François Hollande, politicard normal

Dans Causeur, à propos de l'Afghanistan :

Sans doute celui qui faisait croire qu’il allait imposer un nouveau rapport de force à Angela Merkel et annoncer à ses alliés un changement dans l’engagement militaire français en Afghanistan a découvert l’écart entre l’omnipotence de la parole et les contraintes du réel. N’empêche, ses derniers gestes diplomatiques démontrent que seul compte le message adressé à sa base électorale. Elle qui voit dans l’action extérieure de la France autant de missions inutiles que de pertes superflues.


Ce tour de passe-passe qui confine à la politique-spectacle, si vivement critiquée au cours de la présidence précédente, est symptomatique du double langage de Hollande. Sa méthode consiste à envoyer des messages ambigus de façon à ne jamais dire la vérité sans pour autant mentir formellement. Tiraillé entre une opinion publique hostile au conflit afghan et les engagements de la France vis-à-vis de ses alliés, Hollande a choisi une des « synthèses » dont il a le secret depuis ses années à Solferino. En n’ayant jamais montré qu’un visage lisse, sans clarifier aucune de ses positions, il ne peut être pris en défaut que par ceux qui ne lui ont pas accordé leur confiance. C’est une arme politique redoutable que ce style présidentiel… jusqu’au moment où, à force d’essayer de contenter les uns et les autres, Hollande finira par décevoir tout le monde.


Guy Sorman aussi découvre le hollandisme :


En augmentant le SMIC , Hollande réduit les chances des jeunes les moins qualifiés de trouver un emploi; il dissuade aussi les PME de recruter. En restaurant la retraite à 60 ans, il accroît les charges sociales sur les entreprises et réduit leurs perspectives de croissance , voire de survie.


Mais les chômeurs votent peu , les patrons penchent à droite tandis que les bénéficiaires de ces mesures un peu démagogiques et totalement anti- économiques, remercieront le gouvernment pour ces petits cadeaux qui déplacent des voix.


Il est normal qu'un politicien fasse de l'électoralisme, mais je crains qu'il sache faire que cela. C'est en tout cas la seule chose qu'il a faite jusqu'à maintenant. Se découvre-t-on des talents d'homme d'Etat à 57 ans ?





Lenglet sur les retraites

Comme d"'habitude, François Lenglet est limpide.

A défaut de passer à la retraite par capitalisation, qui est de loin le meilleur système (je rappelle aux utopistes qu'il n'il n'y a pas de système parfait), on pourrait passer à la retraite par points, qui s'en rapproche dans l'esprit, même s'il garde beaucoup des inconvénients du système actuel, puisque la retraite par points reste un système par répartition.

Lenglet sur les retraites

Rien de tel qu'un Anglais (2)

Décidément, j'aime bien Peter Hitchens :

What is so Good about Democracy? What’s wrong with ‘Libertarianism’? And who has the right to review what? Sur les conseils lumineux de certain d'entre vous, je lis Bochenski.